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interviewBFM Business· 19 mai 2026 21 min

"Il faut nettoyer les quartiers des narcotraficants" (Vincent Jeanbrun, Ministre de la Ville)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Le 1819 d'Edv Chevrillon. Vous êtes bien dans le 18 19. Mon premier invité, c'est Vincent Jeanbrin, ministre de la ville et du logement. Bonsoir Vincent Jambrin. Merci d'être là. J'ai l'honneur de recevoir donc le 8e ministre du logement, d'Emmanuel Macron. Vous nous direz si vous pensez faire mieux que vos prédécessaires. Mais j'ai beaucoup de questions plus sérieusement à vous poser. Tout d'abord, vous avez entendu, j'imagine évidemment vous étiez au banc Sébastien Lecnu qui disait tout à l'heure "Ne mentons pas au français, la situation va durer." Euh quand il dit ça, c'est quand même on s'y attend mais c'est le fait que ça vient du premier ministre. Surtout, c'est la question qu'on peut se poser, c'est les

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conséquences sur votre responsabilité. le logement lorsqu'on voit les chiffres et on en parlera dans un instant, mauvais chiffre notamment sur les sur le logement neuf. Euh est-ce que pour vous bah vous mentez pas au français, vous allez dire ça va être de plus en plus dur pour se loger ? Bah c'est déjà extrêmement dur pour se loger aujourd'hui pour les Français et j'ai souvent dit je suis moins le ministre du logement que le ministre de la crise du logement. Donc c'est déjà très dur. Maintenant parmi tout ce qu'on a besoin de mobiliser pour relancer le logement en France, il y a notamment le fait de relancer l'investissement. Et pour relancer l'investissement, c'est c'est pas ici que je vais vous l'apprendre. Les investisseurs, ils ont besoin de stabilité, ils ont besoin de

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vision long terme. Et évidemment, ce qui se passe aujourd'hui à l'échelle mondiale et particulièrement dans le D3 d'Ormous crée de l'instabilité, crée de l'imprévisibilité et donc ça vient rendre encore plus compliqué la relance du logement. C'est vrai. Pour autant, c'est pas parce que c'est plus compliqué qu'il faut rien faire. Au contraire, je envie de dire, c'est parce que c'est compliqué qu'il faut se surmobiliser pour que ça on sorte de la crise. Et c'est pour ça que vous êtes là pour nous expliquer qu'est-ce que vous allez faire ou peut-être améliorer notamment le fameux dispositif jambrin. On appelle ça qui a succédé au Pinel. Bon, on voit bien qu'il faut peut-être le modifier mais on en dira un dans un instant. Juste là, qu'est-ce qui vous qu'est-ce

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que vous redoutez le plus ? Parce qu'il y a deux facteurs de cette crise qui peuvent impacter évidemment la crise de logement. C'est un hausse potentiel des taux d'intérêt et puis de la l'inflation sur les coûts de construction. On voit déjà on voit déjà que ça a un impact partout. Vous avez raison, il y a même un troisème facteur, c'est l'attentisme hein. C'est cette inst qui qui est important où visement il y a des gens qui se disent on va attendre un petit peu que la stabilité revienne sur l'évolution des des coûts des matériaux. C'est un vrai sujet. Maintenant, la production de logement neuf notamment, c'est un temps long et donc ça ça sous-entend que la crise, on l'espère, sera résolu aussi d'ici là et donc ça fait un pic aujourd'hui et puis on peut

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espérer que ça redescende quand même. Donc il va falloir qu'on on soit très attentif à ça. Mais euh le vrai sujet aussi pour nous, c'est de distinguer la hausse justifiée de la hausse pas justifiée. Vous avez alors on travaille avec notamment la Fédération française du bâtiment mais aussi les artisans avec la CAPEB et d'autres partenaires pour créer un observatoire des coûts de la construction et notamment des matériaux pour être capable d'analyser qu'est-ce qui vraiment se justifie en terme d'augmentation des prix et là où il y a des effets d'oben parce que il y en a et vous avez des matériaux qui sont absolument pas dépendants du D3 d'ormous et qui ont déjà pris 37 % dans les premières semaines alors que on voit bien que c'était plutôt un effet de Ben. Donc ça là-dessus,

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lesquels just par curiosité quoi par exemple, vous inviterzai les professionnels mais ils avaient quelques exemples assez trucants qui montrait que ça ne dans la fabrication, il y avait pas de de matière première liée à la pétrochimie par exemple et pour autant ça augmentait. Euh donc il y a cet enjeu-là, faire le tri. Et puis euh sur le le la partie taux d'intérêt, évidemment c'est un enjeu. Quand les taux d'intérêt euh euh s'envle, ça vient évidemment freiner la mobilisation, la solvabilité aussi de des concitoyens qui voudraient investir dans le logement. Pour autant, pour le moment, euh les taux ne s'envolent pas et il y a plutôt une stabilité des taux pour le moment et donc il faut justement en profiter. Et je dis aux Français euh c'est aussi dans

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les périodes un peu instables qu'il faut investir dans la pierre. Ça tombe bien. Euh c'est ce qu'on leur propose à travers le le plan de relance au logement. Oui. Alors euh est-ce que vous vous redoutez que si je veux dire ça se quand même ça ça soit de pire en pire là dans les Je je je veux pas alerter inutilement. Il s'agit pas de créer de sentiment de panique. Maintenant vous l'avez dit le premier ministre l'a dit au banc. là on aurait pu espérer une crise de quelques semaines. On voit bien qu'on est sur un temps plus long et donc il va falloir quand même se mobiliser de façon à bah encaisser ce cette instabilité mondiale et de fait à faire preuve de plus de résilience. Mais on fait aussi preuve de plus de résilience en justement en étant ambitieux et en

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lançant des réformes importantes. Le projet de loi de relance du logement, c'est un texte qui va permettre de changer les outils et justement d'essayer de de créer un choc de simplification par exemple. Or, quand vous simplifiez, que vous raccourcissez les délis, ça coûte moins cher. Donc c'est vrai, vous avez raison, si les taux augmentent, si les matériaux augmentent beaucoup, il y a un risque que l'équilibre économique soit menacé. Mais justement, c'est ce qui viendra d'autant plus justifier le fait de faire un choc de simplification qui permet d'accélérer les procédures et accélérer les délais et donc de gagner de l'argent. Tiens juste votre proposition euh de de loi sur le logement. Justement, ça doit être discuté quand ? Le projet de loi logement, il est porté

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euh actuellement dans toutes les organismes de concertation. Il sera présenté dans le courant du mois de juin euh au conseil des ministres et donc derrière il pourra être examiné, on l'espère, dans le courant du début du mois de juillet. Ça fait partie des choses fait court là. En plus le calendrier est assez chargé. Le calendrier était chargé mais comme vous l'avez dit la crise elle est là, elle est majeure. Enfin compris bien, on n'est pas là. Vous avez vu des assurances du premier ministre là-dessus ? Bah premier ministre a lui-même annoncé les mesures à Marseille. Euh c'est dire à quel point il tient à cœur à ce tient à cœur de d'apporter une réponse à la crise du logement. Faut faut quand même pour illustrer, imaginez que les Français là en une grosse dizaine d'années ont perdu

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25 m² de pouvoir d'achat. C'est c'est ça l'enjeu de la crise. On parle de crise du logement. Qu'est-ce que c'est ? C'est des gens qui arrivent pas à se loger du tout. Des gens qui se logent mais qui se logent mal ou qui se logent très très loin de leur centre d'activité ou de vie. Et 25 m², c'est des familles qui renoncent à faire des enfants. C'est des jeunes actifs. Moi, j'en ai connu sur ma circonscription qui juste dormaient dans leur voiture parce que ils venaient juste de commencer leur leur contrat de travail, il n'arrivaient même pas à se loger. Et donc c'est ça dont on est en train de parler. Donc effectivement, oui, un embouteillage législatif. Oui, c'est des sujets qui sont compliqués. Pour autant, il y a une telle nécessité, une telle urgence qu'on doit absolument

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mettre ça à l'agenda du parlement. Juste tiens à propos, il y a il y a une proposition euh DPT Liot qui propose qu'il y a qui qui fait un lien comme vous venez de le faire un lien très fort entre le logement, la la possibilité de se loger et la natalité. Elle propose qu'il y ait un prêt à taux zéro 200000 € pour les enfants, pour le premier enfant, pour le deuxème enfant et cetera. Est-ce que vous vous êtes favorable ou pas ? On en a parlé avec Constance de Pédichi euh cet après-midi même, c'est un sujet hyper intéressant. Euh je lui ai dit cet après-midi, on doit chiffrer parce que là on manque un peu d'argent public. Donc il est intéressant de rentrer dans dans le détail de ce qu'elle propose. Mais philosophiquement moi je je partage

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son analyse un qui a quand même un lien et que les familles vont pas forcément renoncer au premier enfant mais bien souvent elles renoncent au deuxè ou au trè parce qu'elles savent qu'elles ne pourront pas donner des bonnes conditions de logement à leurs enfants et donc au moment où on veut justement faire un réarmement démographique il faut qu'on prenne cette question là à brcorp. Donc moi je je suis plutôt favorable philosophiquement à la proposition. Après la proposition loi approprprend parler de Constance de Péich rentre dans le détail mais ça va passer en commission prochainement et ça passera à l'Assemblée nationale dans quelques jours et donc sera l'occasion de d'approfondir le débat avec elle et donc vous allez lui apporter votre soutien mais à condition qu'il y a un

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chiffrage quoi. C'est ça grosso modo. En tout cas je je dis qu'elle pose une très très bonne question et qu'il va falloir qu'on y apporte une réponse collectivement. Ouai, c'est c'est sûr. Lorsqu'on regarde les chiffres qui sont tombés sur le nombre de logements neuf réservé par des particuliers au 1er trimestre 2026, ça augmenté que de 4 % en comparaison des 3 mois précédents à 16502. C'est une très très maigre progression. les chiffres sont pas bons. Et lorsqu'on regarde ceux qui ont été utilisés, qui ont utilisé le fameux dispositif jambrin, le successur du Pinel, bah on voit que ça marche pas très bien. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que ça vous inspire ? Il y a plusieurs choses. Euh les chiffres que vous donnez, ils sont exacts. Les promoteurs immobiliers aujourd'hui euh ont du mal à

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faire rentrer les réservataires. Euh deux choses quand même. D'abord, le dispositif Jambrin, il a été lancé en février, donc c'est encore tout et euh la vérité pousse à dire que au moment où on le lance, il commence à faire faibrir euh les investisseurs et puis derrière crise au Moyen-Orient et tous les facteurs qu'on a évoqué en début d'émission, un peu d'attentisme et parfois 29 en Îlefance, pas beaucoup petite crainte. Euh mais pour le coup, c'est un dispositif qui est très généreux et je je veux le redire ici à l'antenne. C'est un dispositif qui permet si vous faites bien votre investissement de neutraliser vos revenus euh sur le foncier. Et si vous l'avez très bien fait votre investissement, vous pouvez même reporter une partie de ce déficit sur

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les revenus que vous avez à déclarer aux impôts et donc faire baisser même la tranche d'imposition dansquelle vous êtes. Autrement, si vous ciblez bien votre investissement, vous pouvez avoir au bout de 9 ans, puisque c'est la durée pendant laquelle il faut conserver le bien, un bien qui vous appartient et qui est sur lequel vous n'avez payé aucun impôt et dont le crédit a été remboursé normalement par le loyer. Bref, c'est un des dispositifs les plus généreux qui a été proposé. Comme il y a pas de zonage contrairement au Pinel, on est libre de faire cet investissement à côté de chez soi, pas forcément dans une zone concentrée. Donc on peut aussi être très subtile dans le l'invest. Oui, mais en même temps, on voit qu'à Paris, c'est compliqué. En Île-de-France, on voit les chiffres,

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c'est compliqué de le faire. J'y crois, j'y crois beaucoup. Maintenant, euh, on l'a toujours dit avec le premier ministre, la relance du logement, c'est pas juste un dispositif fiscal, c'est un plan complet. Il faut un choc de confiance, il faut un choc d'investissement, il faut un choc de simplification. Et donc c'est tout ça qu'on va proposer dans le texte qui va être présenté au Parlement de façon à accompagner le dispositif fiscal. Parce que le réservataire aujourd'hui, c'est ça dont on parle hein, les chiffres que vous donnez euh c'est un investisseur qui ce qui réserve. Je vais acheter sur plan. Oui. Super. Bien. Moi la rose quand j'étais maire de ma belle commune dans le Val de Marne, on a eu un projet dans le centre-ville, il y a eu 13 recours juridique contre le projet parce que

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l'opposition locale s'amusait à faire des recours politiciens. Très bien. On a donc passé plus de 14 ans sans le projet. Vous imaginez bien que le réservataire du début euh chose dans sa vie quoi. Il est il est un peu échaudé. C'est quand on lui dit "Ah bah vous voulez pas investir sur plan Ah oui mais attendez s'il y a 13 recours, il y a un problème. D'où le fait qu'on apporte choc de simplification, j'en parlais pour aller plus vite ce que j'appelle les Jeux Olympiques du logement, mais aussi essayer de de raccourcir ces ces recours pour qu'en fait le recours c'est un droit constitutionnel, il faut pouvoir le maintenir mais on le fait une fois sur l'intégralité du projet et on s'amuse pas à encombrer les tribunaux sur chacun des projets. Ça c'est le choc

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de confiance. Ça redonne envie aux investisseurs de réserver dans les projets de nos immobiliers. Et puis juste parce que il y a les chiffres que vous dites mais il y a aussi enfin ce sont pas mes chiffres, ce sont les vôtres hein, pardonnez-moi. Oui, ce sont ceux des promoteurs immobiliers et des réservations. Mais il y a aussi une autre réalité, c'est celle des autorisations et des mises en chantier. Et là, une progression très nette. Progression très nette. Et c'est donc une très bonne nouvelle. Ça veut dire que un petit peu moins de 43 %. On est au mois de mars sur 33 % et une mise en chantier de + 19 %. 1er trimestre 2026 + 29 % pour les autorisations de chantiers et pour les mises en chantier opérationnel + 36 %. Voilà, c'est ça ne vous en qu'est-ce que vous en déduisez

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là-dedans ? Ça fait des chiffres, ça fait toujours beaucoup de chauff de chiffres pardon. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il faut voà pour les auditeurs et téléspectateurs et qu'est-ce qu'il faut retenir ? 1 que la production de logement en France, elle est repartie. Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que euh les dispositifs mis en place suffisent ? Non. Et c'est pour ça qu'on propose un projet de loi logement. Mais il faut pas tomber dans un fatalisme qui consisterait à dire "Ah là là, tout s'est arrêté." Non, tout ne s'est pas arrêté. Au contraire, il y a des mises en chantier, il y a des logements qui sont produits dans notre beau pays, des logements sociaux, des logements libres et on reproduit du logement dans notre pays. C'est comme ça que je je veux vous dire maintenant.

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Faut aller plus loin. D'où le projet de loi logement, d'où des outils pour redonner confiance aux investisseurs, des outils pour accélérer les délais et les procédures et des outils de manière générale pour donner envie au maire aussi d'accompagner cette production de logement. Alors juste parce qu'on on voyait ça longtemps en disant qu'il y a une petite déception sur votre dispositif. Vous êtes prêt à parce qu'il faut toujours regarder un peu lorsqu'on on regarde la réalité he le réel. Est-ce que vous êtes prêt un peu peut-être à simplifier là aussi le le dispositif euh sur le taux d'amortissement ? Est-ce que vous êtes prêt sur l'avoir fiscale à donner un peu d'autres modalités ? Vous voyez, d'abord, on vient de le lancer, il sera peut-être temps de lui donner un petit

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peu de vie quand même. Mais ça tombe bien puisque un dispositif fiscal de cette nature pour le corriger si tent qu'on on le souhaite, il faut attendre le projet de loi de finance qui prépara le budget 202. Oui, parce que lui inscrit dans le projet de loi de finance. enfin dans la loi de finance que qu'on a en ce moment quoi. Ce dispositif de toute façon, il attend la loi de finance. D'accord. Ensuite, il y a deux parties dans ce dispositif. L'investissement dans le neuf et l'investissement dans l'ancien. Et c'est la partie sur l'ancien qui est passée, vous le savez, au moment du budget par 493. Et sans rentrer dans un détail compliqué de la légistique française, mais en gros comme les textes avaient déjà été examinés, on était obligé dans le 493 de faire une espèce

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de d'assemblage avec les amendements qui avaient déjà été débattus. Donc dit autrement pour avoir le dispositif le mieux disant sur le 9, on a été obligé de prendre un dispositif qui était quand même plus compliqué sur l'ancien. Ça c'est on s'était engagé avec le premier ministre auprès de ce qu'on a appelé l'équipe de France du logement, c'estàdire tous les acteurs qui de prévu participent à la production de logement en France à corriger ce volet sur l'ancien et ça fait partie du projet de loi qui sera présenté au Parlement. Je juste un point est-ce qu'il faut vous dites à la Banque de France, il faut abaisser le taux d'usure sur sur la capacité du choc d'investissement. Moi je considère qu'il faut qu'on travaille avec le secteur bancaire pour effectivement donner un

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peu d'oxygène et de solvabilité à nos concitoyens. Je pense qu'on peut y travailler. On en a parlé avec le ministre de l'économie et on doit justement réunir le secteur bancaire pour essayer d'avancer avec eux euh plutôt possible. J'ai pas de date encore à vous annoncer mais c'est c'est vraiment très important que le secteur bancaire soit mobilisé à nos côtés. C'est aussi une des conditions de la relance du logement dans notre beau pays. Euh la rénovation énergétique, ça c'est un point important. Oui. Euh est-ce que vous êtes vous faites partie comme tout le gouvernement, vous voulez surtout pas baisser la fiscalité euh sur le les carburants notamment surtout pas toucher au au fameux CE parce que c'est ça qui finance l'électrification et notamment et la rénovation des des

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loyers des logements pardon. Mais il faut qu'on arrête dans ce pays de vouloir abîmer ce qui fonctionne. Bah oui, ça coûte 15 centimes par litre. Les fameux C2E, c'est un outil qui nous permet aujourd'hui de financer à la fois des aides, notamment ma prime Renove qui permet de financer la rénovation d'énormément de foyers français. Le bilan, il est il est extrêmement bon. Euh c'est long, c'est parfois un peu compliqué. Je sais que Oui, c'est d'accord. Mais vous sortez, vous voyez le prix à la pompe là. Bien sûr, mais attention, si si on si on dit d'un côté, on supprime euh des des quelque chose qui coûte mais y compris à à des Français qui ont encore les moyens de rouler euh et on va enlever des aides à des gens qui n'auraient pas les moyens de rénover leur logement et qui eux

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auront des factures de gaz ou des factures de fiou à la fin qui font qu'ils ne se pourront plus se chauffer du tout. Moi, je préfère la méthode qui est proposée par Sébastien Lecnu qui consiste à dire des aides ciblées pour ceux qui étant donné les finances. Exactement. qui qui sinon renoncerait à une activité. Il a pris tout à l'heure à l'Assemblée nationale l'exemple des pêcheurs en disant que les pêcheurs si on ne les aide pas pour le coup ce n'est plus rentable pour eux de sortir en mer. Donc l'infirmière l'infirmière qui se pose la question d'aller faire sa tourner parce que ça lui coûte plus cher que ce qu'elle gagne. Là, il faut évidemment qu'on aide et qu'on accompagne. Mais les C2E c'est la rénovation énergétique des bâtiments, c'est le leasing social pour

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les les voitures électriques, c'est le projet de leasing social pour les pompes à chaleur qui devrait arriver très prochainement. C'est un accompagnement long terme des Français. Attention à pas abîmer quelque chose qui aujourd'hui fonctionne. Le votre légitimité du ministère de logement euh que c'est en fait vous avez écrit un rapport sur le euh sur les logements notamment sur dans les zones difficiles, tendues. On se souvient de ce qui vous est arrivé lorsque vous étiez maire de la et rose. Lorsque vous voyez ce qui se passe actuellement avec tous les les narcotrafiquants, avec ce qui se passe dans des dans dans des dans des barm, qu'est-ce que vous vous dites ? Est-ce que vous dites qu'il faut absolument bah

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reloger les familles qui sont victimes justement de de tous ce de ces narcotrafiquants ? Il y a deux choses essentielles. D'abord, moi mon soit le plus profond, c'est de nettoyer ces quartiers. Oui, de ces narcotrafiquants et de tous ces trafics qui gangrrainent la vie de ces millions de Français. Il y a il y a 5 à 6 millions de Français qui habitent dans des quartiers dit prioritair et pour le coup, il faut qu'on les protège parce que rappelons-le quand même, le logement social, c'est quartier de logements sociaux, c'est la solidarité nationale qui les finance parce qu'on a considéré dans notre pays qu'il fallait protéger ces familles sinon elles n'auraient pas eu un toit d'essence sur leur tête. Et donc leur donner un toit mais laisser le haut de l'immeuble ou la cité aux mains

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des narcotrafiquants, c'est évidemment impossible. Et donc c'est pour ça qu'on va continuer à travailler et dès vendredi prochain, on travaillera autour du premier ministre avec tout un tas de ministres pour trouver des solutions encore plus offensives. Ensuite, mais ça veut dire vous savez c'est ce que demande Kessi qui a vu son frère aîné et puis après son frère Cadet se faire assassiner à Marseille. J'allais citer Amine que que j'ai eu euh le le que à plusieurs reprises l'occasion de de voir et sur on a beaucoup échangé ensemble. Il y a un sujet sur l'urgence absolue de reloger certaines familles. Euh c'est vrai évidemment des familles victimes, ça va de soi, mais aussi tout simplement parfois des des familles qui sont sous la menace contrainte de participer au narcotrafic. Vous habitez

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dans un logement social, on vient vous voir avec une arme à feu et on vous explique que vous allez garder le petit colis pendant un mois et demi sans vous arriver des bricoles. La plupart des gens se disent "Je pense à mes enfants, je pense à ma sécurité et sinon qui me protagera ?" Et malgré tout, vous avez parmi ces personnes des gens qui trouvent le courage d'appeler la police. Mais vous imaginez bien que si ce sont des des, j'allais dire des vigis des des gens capables d'informer la police qui qui permettent de résoudre des narcotrafic, il faut absolument qu'on les protège, qu'on les accompagne et donc on les aide à se reloger. Ça va de soi. Les préfets sont très vigilants sur ces sujets-là. Essayent autant que faire ce peu mais probablement qu'on peut rendre les choses encore plus

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réactives. Donc vous dites qu'il faut surtout pas supprimer. On sait qu'il faut faire des économies partout. Surtout pas supprimer l'en rue, même si certains disent que ça coûte cher. Euh parce que c'est ça, c'est ça qui avait créé Jean-Louis Borlot qui a fait qu'il a pu refaire complètement des certains quartiers. Merci de rappeler que Jean-Louis Borlot a eu cette idée brillante de créer une entité qui a permis de mobiliser des sous pour aller aider des communes qui ont pu rénover des quartiers entiers et sans la soutien de l'État, il n'aurait pas pu le faire. Mais je voudrais battre en prêche l'idée que ça coûte cher ou plutôt exactement à qui ça coûte parce que l'en rue ça il y a eu l'enue 1 donc la rénovation urbaine numéro 1 puis le 2 et on vient d'annoncer avec le premier

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ministre le volet 3 en moyenne ça a coûté 10 et 12 milliards d'euros investis au départ ça on a produit en terme de chantiers en terme d'emploi en terme de recette à chaque fois plus de 40 milliards même 45 milliards pour l'enrue 2 d'une part et deuxièmement C'est pas l'état qui abonde, c'est d'abord et avant tout les entreprises puisque vous vous souvenez de ce qu'on appelle une fois, c'est les entreprises qui prennent Oui. Mais elles le font de bon cœur parce que vous souvenez de ce qu'on appelait à l'époque le 1 % patronal. Aujourd'hui, c'est porté par une structure qui s'appelle Action Logement et Action Logement est le premier financeur de l'ENR rue et ils le font de bon cœur parce que ça permet de loger des salariés dans de bonnes conditions. Deuxème financeur sont les bailleurs

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sociaux eux-mêmes. Le troisème c'est la Caisse des dépôts. L'État arrive en dernier avec 10 % du financement. Donc les impôts des Français, c'est 10 % et sur 10 % de 10 milliards, on a 44 45 milliards d'investissement pour le pays. Objectivement, c'est rentable. C'est rentable. Heureusement qu'il y a les entreprises. Heureusement qu'il y a des entreprises. Évidemment, on aime les Merci. Merci beaucoup Vincent Jean d'avoir été avec nous. Donc le ministre du logement et la ville, c'est très important. Merci d'avoir été avec nous. Yeah.