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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 10 juin 2025 8 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSécuritéSolidarités & famille

Aleksandar Nikolic : "LFI se vautre une fois de plus dans l’indignité la plus totale !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 75 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous inspire ces images et ce que vient de dire Jean-Luc Mélenchon ?

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    C'est aussi qu'un pour appuyer sur le problème humanitaire que connaît Gaza aussi, pour expliquer qu'il y a un problème humanitaire qui faut résoudre.

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Vous voyez que le rassemblement commence. C'est pour savoir s'il y a vraiment du monde, si c'est un rassemblement important actuellement, Place de la République.

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Madame Junté, une réaction justement sur... Vous qui avez été ministre de l'éducation nationale, il y a beaucoup de jeunes dans ce rassemblement.

  • 3:23ComplaisanteRéponse directe

    C'est assez mou pour le moment.

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Christophe Barbier, néanmoins, grâce à ça, Jean-Luc Mélenchon remobilise les troupes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:08Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Mélenchon, il essaie de surfer sur un anti-israélisme qui fait partie aujourd'hui de son électorat, »
  • 0:16Invité politiqueFait
    « qui vire de plus en plus à l'antisionisme, voire à l'antisémitisme, cette partie de son électorat justement. »
  • 0:21Invité politiqueFait
    « Et donc tout ce qu'il peut faire pour taper sur Israël, il peut le dire, c'était ce qu'on pouvait entendre là. »
  • 0:26Invité politiqueFait
    « Il dit que c'est donneur de sandwich, on connaît leur agressivité. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « qui les avait attaquées le 7 octobre en violent des femmes, en tuant même des enfants. »
  • 2:51InvitéFait
    « Évidemment, maintenant, la réaction de M. Mélenchon est tout à fait caricaturale, comme toujours, »
  • 3:09InvitéFait
    « Rappelons-y que ce bateau savait dès le départ que son opération a été vouée à l'échec »
  • 4:10InvitéFait
    « Quand on veut briser un blocus, on envoie un cuirassé, pas un voilier. »
  • 4:38InvitéFait
    « c'est que ça se soit, pour l'instant, très bien passé du côté de la raisonnement. »
  • 4:44InvitéFait
    « Quelques minutes avant, il annonçait que les tueurs de Netanyahou étaient en route. »
  • 5:20InvitéFait
    « Quand elle déclare, très peu de temps après le 7 octobre, que l'action du Hamas était légitime. »
  • 5:33InvitéFait
    « Elle avait été mise en septième position. C'est-à-dire une place non éligible si la France insoumise avait le même score que cinq ans plus tôt. »
  • 6:47InvitéChiffre
    « Il lui manquait 600 000 voix la dernière fois pour être au second tour. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Aleksandar Nikolic27 %
  • Invité 212 %
  • Invité 310 %
  • Présentateur10 %
  • Présentateur 27 %

6,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Alexandre Nicolique, c'est député européen, porte-parole du Rassemblement national. Qu'est-ce que vous inspire ces images et ce que vient de dire Jean-Luc Mélenchon ?

0:08
Aleksandar Nikolic

Jean-Luc Mélenchon, il essaie de surfer sur un anti-israélisme qui fait partie aujourd'hui de son électorat, qui vire de plus en plus à l'antisionisme, voire à l'antisémitisme, cette partie de son électorat justement. Et donc tout ce qu'il peut faire pour taper sur Israël, il peut le dire, c'était ce qu'on pouvait entendre là. Il dit que c'est donneur de sandwich, on connaît leur agressivité.

Et là, ce qu'on a vu, c'est juste des gens qui ont donné des sandwiches à des personnes qui, sans autorisation, sont venues à côté d'un territoire qui aujourd'hui est en guerre parce qu'Israël essaie de s'en prendre à une organisation terroriste qui les avait attaquées le 7 octobre en violent des femmes, en tuant même des enfants.

0:44
Présentateur

C'est aussi qu'un pour appuyer sur le problème humanitaire que connaît Gaza aussi, pour expliquer qu'il y a un problème humanitaire qui faut résoudre.

0:48
Aleksandar Nikolic

Bien sûr, mais sauf qu'il y a une opération qui est en cours. Et donc s'il n'y a pas d'autorisation aujourd'hui, évidemment que c'est un instrument qui peut perturber, enfin une opération qui peut perturber des opérations en cours. Évidemment, il faut défendre tous les civils et on peut déplorer quand il y a des civils morts. Mais évidemment, essayer de faire un parallèle entre des gens qui sont en otage et qui sont parfois violentés et des gens qui sont reçus et qui n'ont pas à être là et à qui on donne des sandwiches et qu'on va vraisemblablement renvoyer dans leur pays et qui ne sont absolument pas en danger, évidemment que ça n'a rien à voir.

1:22
Présentateur

Madame Geneté, on vous donne la parole dans un instant, mais l'un de nos journalistes est sur place, Place de la République. Vous voyez que le rassemblement commence. Et justement, c'est pour savoir s'il y a vraiment du monde, si c'est un rassemblement important actuellement, Place de la République.

1:40
Invité

Oui, la manifestation vient de commencer. Il y a déjà, comme vous pouvez le voir, des milliers et des milliers de personnes qui sont là, beaucoup de pancartes. On peut lire silence USA-Israël, boycott Israël, beaucoup de banderoles, beaucoup de drapeaux également. Tout le monde chante depuis tout à l'heure. Nous sommes tous les enfants de Gaza. C'est ce qu'on entend depuis que nous sommes arrivés ce soir. On sent que les gens sont tendus. Ils sont là. Ils souhaitent militer, se faire entendre, se positionnent contre ce fameux blocus et contre l'arrestation de ce voilier Madeleine qui a été affrétée, vous l'avez dit, par l'organisation Freedom, flottie à coalition.

Mais on sent évidemment que cet événement, que cette manifestation ce soir, s'inscrit dans un contexte qui est déjà très tendu.

2:27
Présentateur

Voilà, notre journaliste en direct de la Place de la République pour BFM TV avec Israël Assassin, ce que l'on entend aussi en train d'être scandé. Madame Junté, une réaction justement sur... Vous qui avez été ministre de l'éducation nationale, il y a beaucoup de jeunes dans ce rassemblement. D'ailleurs, ce sont les jeunes qu'on voit souvent dans ces manifestations pro-palestiniennes à Paris ou ailleurs.

2:46
Invité

Je pense qu'au-delà des jeunes, l'indignité de ce qui se passe actuellement à Gaza doit tous nous préoccuper. Évidemment, maintenant, la réaction de M. Mélenchon est tout à fait caricaturale, comme toujours, il espère le chaos, il essaie de se victimiser. Acte de piratrie, c'est ce qu'il dit. Il en fait toujours des mots extravagants, tout à fait extrêmes, à croire qu'il aurait souhaité que le bateau ait un accident et qu'il y ait des blessés, voire des décès. Rappelons-y que ce bateau savait dès le départ que son opération a été vouée à l'échec et que c'était vraiment une opération de communication qui, au bout du compte, n'a rien apporté au Gazaoui, absolument rien.

Moi, je crois beaucoup plus utile l'initiative actuelle du président de la République.

3:21
Présentateur

C'est assez mou pour le moment.

3:23
Invité

Alors, pour le moment, il faut souligner cette initiative qu'il essaie de prendre pour essayer de conduire à la reconnaissance du double État et à cette reconnaissance que pourraient faire certains pays arabes de même l'État d'Israël en reconnaissance d'un État palestinien. Donc là, il y a une initiative diplomatique qui, elle, portera ses fruits de manière beaucoup plus certaine à long terme. Et c'est ça qu'il faut saluer. C'est ça qui me semble efficace au service des Gazaouis, plutôt que de faire cette opération de com'.

3:44
Présentateur

Christophe Barbier, néanmoins, grâce à ça, Jean-Luc Mélenchon remobilise les troupes.

3:49
Invité

Oui, c'est une manière, sur ce lundi férié, d'exister aussi dans le débat politique. C'est un dossier sur lequel, depuis le 7 octobre 2023, il a beaucoup investi politiquement, parfois en boycottant des manifestations, comme celle du 12 novembre 2023, en solidarité avec les victimes du pogrom mené par le Hamas, et puis parfois en participant ou en organisant de telles manifestations. Il a fait allusion à l'événement de 2010. Quand on veut briser un blocus, on envoie un cuirassé, pas un voilier. Et quand on veut porter de l'aide humanitaire, on envoie, et c'était le cas en 2010, huit cargos remplis de matériaux de construction, de chaises roulantes, de matériaux humanitaires.

4:22
Présentateur

Mais vous, ce n'était pas vraiment une flotte humanitaire ?

4:23
Invité

Non, c'était une flotte médiatique, c'était une opération médiatique. Ce qui peut, dans une stratégie géopolitique ou de solidarité, avoir son intérêt. Donc le but est atteint de cette flotte médiatique. De ce côté-là, le but est atteint, avec peut-être, en effet, pour Jean-Luc Mélenchon, un seul regret, c'est que ça se soit, pour l'instant, très bien passé du côté de la raisonnement.

4:41
Présentateur

À parler, qu'est-ce que vous dites ? Il aurait aimé le pire, Jean-Luc Mélenchon ?

4:44
Invité

Quelques minutes avant, il annonçait que les tueurs de Netanyahou étaient en route. Donc il y avait une volonté, au moins, de dramatiser. Je ne dis pas qu'il le souhaitait, mais l'impact médiatique devait aussi s'appuyer sur une certaine brutalité de la part des forces israéliennes. La contestation juridique sur qu'est-ce qui se passe dans des eaux internationales, ça, elle reste valable. Elle avait d'ailleurs, en 2010, valu des procès internationaux.

5:05
Présentateur

Mais Rima Hassan, c'est quand même le coup de com' permanent. C'est-à-dire que c'est une activiste qui sait aussi manier les réseaux sociaux. Bien sûr. Cette croisière... Bien sûr, provoquer, reculer.

5:15
Invité

C'est une nouvelle manière de mener des actions politiques ou autres. Quand elle déclare, très peu de temps après le 7 octobre, que l'action du Hamas était légitime. Puis après, elle revient sur ses propos. Elle mène la danse en termes médiatiques. D'ailleurs, sa seule présence sur la liste européenne, qui a fait un très bon score, il y a un an pile, le 9 juin 2024, était gérée de manière médiatique. Elle avait été mise en septième position. C'est-à-dire une place non éligible si la France insoumise avait le même score que cinq ans plus tôt. Donc c'était un instrument pour motiver les troupes électorales.

Et ça a marché, puisque la France insoumise a gagné un million de voix entre 2019 et 2024. C'est-à-dire a fait un énorme progrès. On a tous dit que c'était plutôt Glucksmann qui avait gagné les européennes. C'est faux. Il a récupéré le vote écolo qui s'est effondré. Il n'a pas vraiment gagné de nouveaux votes. C'est la France insoumise qui est allée chercher un électorat.

6:03
Présentateur

Donc ça paye, c'est-à-dire que cette stratégie...

6:05
Invité

Oui, ça paye, parce qu'on est au XXIe siècle.

6:07
Présentateur

Mais c'est-à-dire qu'importer le conflit serelo-palestinien, en faire un enjeu majeur en France, ça paye électoralement ?

6:13
Invité

Ça paye, ça paye parce que ça occupe le terrain médiatique, parce que c'est une cause qui crée beaucoup d'émotions et beaucoup de passion. Ça paye aussi parce que dans le calcul de la France insoumise, il y a un électorat disponible, qui est un électorat abstentionniste, qui est un électorat notamment des quartiers où la cause palestinienne, mais aussi globalement les thèmes menés par l'islam politique, font recette. Et la France insoumise, en devenant le héros à huter de ces causes-là, espère gagner beaucoup de voix. On l'a vu dans les élections européennes, on le voit au cœur de leur stratégie municipale toute l'année qui vient.

Et on le voit aussi dans le calcul de Mélenchon pour la présidentielle. Il lui manquait 600 000 voix la dernière fois pour être au second tour. Pour lui, elles sont là, elles sont dans ces trousses-là.

6:52
Présentateur

C'est un point que Nicolas soulignait qu'il y a plus d'une centaine de rassemblements prévus partout en France aujourd'hui.

6:56
Aleksandar Nikolic

Et je le disais tout à l'heure, il a eu une sœur pour essayer de convaincre et mobiliser une partie de cet électorat. Mais s'il y avait... Aujourd'hui, sincèrement, il y a une forme d'hypocrisie. Si vraiment, il défendait les civils palestiniens, mais il pouvait appeler, par exemple, à ce que le Hamas dépose les armes et distinguer les civils du Hamas, par exemple. Condamné, évidemment, quand des civils sont tués dans la bande de Gaza par l'armée israélienne, mais aussi appeler de manière très claire à ce que le Hamas dépose les armes. Aujourd'hui, ce n'est pas fait. Donc évidemment qu'il y a une opération de communication derrière ça.

Et on l'avait vu avec Jean-Luc Mélenchon qui avait dit que l'antisémitisme est résiduel, qui essaie d'anonymiser justement et de rendre insignifiant cet antisémitisme qui se développe pour plaire là encore à un électorat qui fait partie aujourd'hui vraiment de plus en plus de l'électorat mélenchoniste. Merci.

7:47
Locuteur

Merci.