Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 décembre 2013 29 min

24h Sénat - Invités : Christian Cambon, Jean-Pierre Sueur, Valérie Létard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir à tous et merci de nous retrouver pour une nouvelle édition de 24 heures sénat voici les titres la courbe du chômage s'inverse enfin françois hollande est il en passe de tenir sa promesse le nombre de demandeurs d'emplois a chuté de 20 mille cinq cent en octobre le droit d'asile un système qui craque de partout et qu'il faut réformer pour éviter de nouvelles affaires leonarda la sénatrice valérie létard a remis un rapport un manuel valls ce matin elle est notre invité après le rejet du projet de loi de finances et du budget de la sécurité sociale par le sénat le président jean pierre bel appel à rénover la procédure budgétaire la haute assemblée est elle en perte de vitesse débat à suivre dans ce journal cette fois pas de bug de sfr la baisse du chômage a bien été confirmée par le ministre du travail michel sapin l'inversion de la courbe du chômage et entamer at il déclaré louis sybille en octobre le nombre de chômeurs de catégorie à a baissé de 0,6 pour cent soit vingt mille cinq cents demandeurs d'emploi en moins toutefois ce chiffre doit être contrebalancé le nombre d'inscrits à pôle emploi exerçant une activité réduite a lui fortement augmenté de 3,9 1600 personnes de quoi redonner quand même un peu d'espoir pour inverser durablement la courbe du chômage la mesure phare de françois hollande car c'est le second bons résultats du cac hainard août dernier aussi avait été positif en tout le nombre de chômeurs toutes catégories confondues s'élève à 4 88 millions il faut malgré tout rester prudent selon l' ocde le taux de chômage ne baissera pas véritablement avant 2015 car comme l'a déjà reconnu le premier ministre la semaine dernière pour résoudre le chômage il faut que la croissance revienne le gouvernement table sur seulement 0,1 pour cent de croissance en 2013 or pour les économistes il faut au moins un bien que 5% de croissance pour résoudre le chômage autre possible faiblesse plus recours aux emplois aidés cent mille emplois d'avenir devrait être signé d'ici la fin de l'année pour l'opposition cette mesure gonfle artificiellement les chiffres le président de la république françois hollande a réagi pour lui ces chiffres confirment que la bataille pour l'emploi peut-être gagner ce matin il avait estimé que la bataille contre le chômage se fera mois par mois et qu'elle prendra tout le temps qui est nécessaire nos invités ce soir jean pierre sueur bonsoir merci d'être avec nous vous êtes le président socialiste de la commission des lois ici au sénat face à vous et bien christian cambon sénateur ump au duel demain on va parler avec vous et bien du sénat qui rejettent les textes les uns après les autres mais je voudrais d'abord vous faire réagir à ces chiffres du chômage jean pierre sueur le gouvernement c'est sa politique qui en train de payer françois hollande est il en train de remporter son pari écoutez ça va dans le bon sens soyons réalistes c'est difficile mais je crois que les mesures qui ont été prises qui n'ont pas été faciles vont porter leurs fruits on a un premier signe je pense qu'il y en aura d'autres c'est encore une réaction à cette première inversion de la courbe du chômage -0 6% c'est quand même significatif bien sûr c'est un bon signe et ça peut aller dans le bon sens si le chômage baisse est évidemment un élément sur le plan social et économiques tout à fait positives pour notre pays malheureusement nous pensons que la méthode pour faire baisser le chômage est une méthode statistique et le fait de faire disparaître un certain nombre de demandeurs d'emplois notamment dans les catégories b et c qui progresse au demeurant car seule la catégorie à des demandeurs d'emplois a diminué nous pensons que l'effet statistique la multiplication des contrats d'avenir qui ne débouchent aucune formation qualificative je pense que ceci est un habillage d'une statistique car les bonnes mesures ne sont pas prises de notre point de vue jean-pierre soeur tous les gouvernements ont fait des emplois jeunes ou des emplois pour les jeunes ou des emplois d'avenir et moi je dis et qu'il est toujours préférable pour un jeune d'avoir le pied à l'étrier de faire quelque chose d'utile à la société plutôt que de se buter contre la vitre du chômage et d'être là à se sentir inutile dans la société alors je ne critique pas ces emplois d'avenir pas plus que ses contrats de génération parce que c'est bien faisant ça donne de l'activité de l'emploi à des jeunes alors maintenant j'ai remarqué une chose je le dis à christian campeau c'est qu'un jeune qui a commencé par un emploi jeune ou un emplois d'avenir a plus de chance après de trouver un emploi plus durable que s'il restait au chômage mais moi je crois en moi je crois qu'il y avait des bonnes solutions qui avaient été validées par les gouvernements de toutes tendances et ça s'appelait notamment l'apprentissage le pré apprentissage car ce sont des formations qui débouchent sur des qualifications sur des diplômes et dont les taux de placement sont de l'ordre de 90 à 100 % quand on prend des contrats d'avenir qui je le dis au passage ne sont réservées qu'à des services publics ou à des associations c'est à dire rien pour l'entreprise mais dans ce pays qui créent la richesse qui crée la plus value qui créent l'emploi ce sont les entrepôts et si on veut aider ces jeunes et d'une manière générale si on veut aider les demandeurs d'emploi forçons sur les qualifications et notamment sur l'apprentissage or les régions dans l'immense majorité sont tenus par nos collègues socialistes les régions sont en train de piller les fonds de l'apprentissage pour le mettre sur les fonds des contrats d'avenir mais ça ce n'est pas une bonne chose pour les jeunes merci messieurs vous restez vous savez tout à fait à l'apprentissage il faut il ne faut plus revenir à des débats anciens et je suis d'accord avec christian cambon sur le fait qu'il faut plusieurs moteurs vous savez il ya des emplois d'avenir etc mais l'essentiel c'est d'aider les entreprises à créer des emplois et d'aider à la création d'entreprise au développement des entreprises et vous savez le crédit d'impôt 20 milliards c'est quand même une sacrée bouffée d'oxygène ce qui nous intéresse c'est la suite des consultations deux jours marc ayrault sur la remise à plat de la fiscalité après les partenaires sociaux les parlementaires été reçu aujourd'hui à matignon par le premier ministre des parlementaires qui comptent peser sur les choix gouvernementaux aumônière souci matignon ouvre enfin le dialogue avec les parlementaires sur la question fiscale à l'ordre du jour posé le cadre de la future réforme et nous sommes en train de travailler sur la méthode et de préciser la fois le périmètre est d'écouter ce qu'il va y avoir plusieurs étapes dans cette réforme mais ça on s'en doutait bien la première étape très importante étant le budget 2015 donc là l'idée c'est que chacun fasse ses propositions les portes de bercy ne sont ouvertes les élus écologistes pourront y évoquer le sort de la fiscalité verte et de l'écotaxe tu toujours suspendu mais une réforme de la fiscalité ne se résume pas une suite d'impôts nouveaux et avant de penser aux recettes certains responsables insistent sur les économies à réaliser la prendre en compte le l'autre partie de la fiscalité à savoir le niveau de protection sociale l'intervention de dépenses publiques que nous avons un chantier d'envergure en perspective qui prendra du temps et qui aura besoin du soutien sans faille de la majorité nous avons plusieurs mois devant nous nous avons même un certain nombre de chantiers qui vont je le pense de aller jusqu'au terme du du quinquennat parce que de toute façon à l'issue de tout cela il faudrait bien que le parlement soit saisi et c'est au parlement que ces lois ces réformes seront votées les partenaires sociaux ont été les premiers à être reçue en début de semaine par jean marc ayrault après ces entretiens les parlementaires comptent bien réaffirmer qu'ils auront une place centrale dans cette grande mise à plat fiscale comment éviter une nouvelle affaire leonarda un rapport parlementaire propose des pistes pour réformer le système de droit d'asile un système qui est en train d'exploser selon manuel valls le ministre de l'intérieur aurélien romano des centres d'accueil débordé parfois insalubres des délais de réponse trop longs des demandeurs vivent comme des sdf le droit d'asile français est en panne c'est le constat fait par la sénatrice valérie létard et son homologue le député jean-louis touraine dans un rapport remis à manuel valls une des solutions mieux répartir les demandes sur le territoire français aujourd'hui nous avons des régions qui sont totalement saturés l'île de france bien sûr qui accueille 45 % des demandeurs d'asile mais vous avez aussi la lorraine l'alsace ronald vous avez des villes comme metz ou comme lyon qui connaissent des situations extrêmement difficiles l'année 2013 a marqué un nouveau record avec 68 mille demandes d'asile c'est deux fois plus qu'en 2007 parmi elles seule une sur cinq aboutira après des années de recours or comme le pointe le rapport parlementaire en raison de la lenteur des procédures les demandeurs ont souvent fonder une famille trouver une activité et scolariser leurs enfants autre solution évoquée simplifier les démarches en accordant automatiquement la juridictionnelle ou en créant en bout de course des centres où les déboutés serait assigné à résidence et notre invité ce soir valérie létard bonsoir vous êtes sénatrice eu des us et du nord et donc on l'a entendue dans ce reportage avec le député socialiste jean louis touraine vous avez remis aujourd'hui à manuel valls un rapport sur la réforme du droit d'asile manuel valls ce matin chez nos confrères de france inter 10 et le système est en train d'exploser vous partager ce constat complètement et plus nous avons cheminé dans le travail le vide les visites de terrain les auditions et plus cette évidence nous a frappés puisque effectivement ces chiffres nous avons pu les constater on est passé de 35 mille demandeurs d'asile en 2007 a pratiquement entre 68 et 70 milles là pour la fin de l'année donc on voit que c'est c'est vraiment 70 % d'augmentation c'est aussi des délais de procédure qui forcément augmente augmente augmente avec cette pression qui est récurrente car si dans le passé nous avons eu des périodes où il eu des pics souvenez-vous des conflits du kosovo est où là nous avons connu des pics à 70 mille demandeurs d'asile mais derrière il y avait des creux ça redescende et or là on voit qu'il ya une continuité dans cette progression annuelle qui fait qu' on a une embolisation totale du système et un deuxième phénomène en plus de ces allongement des délais cette augmentation qui est une répartition déséquilibrée sur le territoire avec plus de 40% des demandes en ile-de-france 1 16 juste votre rapport la saturation de certaines zones géologiques comment on fait alors pour alors que vous connaissez les régions fait déjà premier temps vous l'avez dit quel que soit ce qui arrive en fin de procédure que vous soyez bénéficiaires du statut ou dégoûté il est pas possible d'attendre deux ans voire trois ans avant de s'entendre dire vous allez enfin pouvoir vous insérez parce qu'il fait dépasser dans le cas de la famille de léonard da resté quatre ans ou plus france c'est vraiment le type des situations qu'on ne voudrait pas voir se reproduire voilà c'est dit je suis bénéficiaire du statut c'est pas possible d'attendre aussi longtemps pour pouvoir être intégré il faut vraiment que les procédures accélérées soient mises en place par exemple lorsqu'on doit accueillir des réfugiés syriens pour que très vite il puisse s'intégrer dans la société c'est notre obligation de protection de respect de la convention de genève et acomptes are you 80 % des demandeurs d'asile sont dégoûtés par ce qu'on se rend compte que de plus en plus de personnes en fait choisissent la voie du droit d'asile alors qu'ils l'enlèvent plutôt d'une immigration économique ou sanitaire qu'il ne faut pas ignorer mais qui ne relève pas de cette protection là et ces personnes déboutées elles doivent connaître avant ces deux trois ou quatre ans ce qui doit advenir d'elle et surtout s'il est si les le choix en tout cas du gouvernement sa région mais aussi des pénalités pour ceux qui refuseraient certains demandeurs d'asile qui refusaient de se plier à ce que ce que là ce que nous disons c'est effectivement il faut pas que la procédure plus dur plus de neuf mois au bout de neuf mois et où vous êtes bénéficiaire ou vous devez être accompagnés vers le retour dans le pays d'origine maintenant nous disons il faut une organisation et une orientation directives des demandeurs d'asile aujourd'hui on voit que si on veut briser les filières de consentement fin le lait logique de filières où les concentrations sur les territoires il faut essayer d'organiser une offre plus équilibrée plus acceptable par les élus locaux mais aussi plus humaine parce que si vous répartissez l'effort et la charge vous pouvez mieux accompagner et avoir moins de délais il faut aussi que nous réduisions les délais de procédure on sait que sur des mesures simples d'amont en aval de la procédure on pourrait améliorer le temps par exemple aujourd'hui en ile de france il faut quatre mois pour être domicilié et pour pouvoir déposer un dossier à l'ofpra et à la préfecture il faut être domicilié donc on dit aujourd'hui on peut déposer un dossier d'inscription à la préfecture sans avoir de domiciliation en gagne quatre mois quand vous êtes arrivé en fin de procédure à l'ofpra fille et le service instructeur si vous êtes débouté c'est le cas d'une grande majorité vous pouvez faire un recours à la cour nationale du droit d'asile et il s'écoule souvent en moyenne 180 jours entre les deux parce qu'il faut monter un dossier d'aidé juridictionnelle parce qu'il ya beaucoup de choses de cette nature nous proposons qu'il n'est de juridictionnelle systématique on passerait de 180 à 45 jours donc et des mesures très concrètes à membres votre rapport d'arrivée qui demande doit nourrir un projet de loi ce que vous avez bon espoir qu'il soit examinée au parlement avant les municipales alors j'ai déjà entendu le ministre ce matin nous expliquer d'abord qu'il était très heureux de pouvoir s'inspirer et en tout cas prendre puiser dans toutes la concertation qu'il y a eu avec tous les acteurs de l'asile car nous n'étions pas deux il y avait toute une concertation autour de cela pour regarder effectivement déjà comment examiner tout cela et comment valider tout cela mais il nous a dit qu'une réforme de cette ampleur parce qu'il faut changer complètement le système d'amont en aval si on ne veut pas que l'asile ne fonctionne plus dans notre pays aujourd'hui il est menacé et il nous a dit clairement et j'en profite pour en parler à mes deux collègues sénateurs et je partage cette idée c'est pour ça que j'ai accepté de participer à ce travail c'est un sujet d'intérêt général de cohésion nationale ici on n'arrive pas sur ce sujet au delà des clivages politiques à trouver les voies et moyens d'avoir et je crois que c'est son souhait de consulter tous les groupes politiques pour essayer de trouver des points de convergence qui nous permettent de vraiment réformer l'asile c'est un vrai sujet de faux car si nous aujourd'hui on ne sait plus appliquer le droit de ses 9 ans mais on n'a pas encore de calendrier précis et on devrait être assez rapide il s'est engagé à consulter très rapidement les groupés derrière faire des propositions à mon avis avant la fin de l'année il aura quelque chose à nous proposer rssi beaucoup valérie létard d'adresser à l'invité de 24 heures sénat le ministre de l'écologie philippe martin refuse de valider le transfert à la mer à l'américain est soldes sept permis pétroliers situés dans le bassin parisien c'était une demande des élus et des associations hostiles à l'extraction du gaz de schiste naissance d'un nouveau parti politique il s'appelle nouvelle donne et rassemble autour du socialiste pierre larrouturou des artistes mais aussi des personnalités issues de la société civile ce parti orienté à gauche espère obtenir de meilleurs scores que le parti socialiste pour créer un choc julien chollet c'est peut-être la plus célèbre des personnalités présentes isabelle morère avait séché jean françois copé sur le plateau de france 2 elle se disait déçu de la politique la voilà vrp pour ce jeune parti nouvelle donne pas seulement parler et dire on va essayer on va faire ça sur 50 sur deux ans et on va voir là ils ont calculé déjà content qu'ils sont sûrs que si on partage le travail canal+ qu'elle a pour tout le monde à l'origine de ce parti le socialiste pierre larrouturou le philosophe edgar morin ou encore l'ex auteur des guignols bruno gaccio venu porter des propositions selon lui ignoré par le parti socialiste ces idées nous aviez sont bonnes dr aucun moment elles sont mises en oeuvre donc on a deux solutions dans ces cas là soit on arrête on se dira bon bah c'est dommage soit on va les porter devant les citoyens principales propositions mettre à profit le fonds de réserve des retraites 34 milliards d'euros investis dans la construction de logements à la clé jusqu'à 300 mille emplois et 2 5 % de retours sur investissements à travers les loyers perçus nouvelles donnes promet aussi la création d'un impôt européen et propose de faciliter le recours au chômage partiel pour les entreprises en difficulté fait une entreprise car à des sureffectifs au lieu de licencier les gens elle va laisser le temps de travail en maintien 95300 du revenu grâce à l'unedic j'en ai fait la même chose en france depuis cinq ans on aurait un million de chômeurs en moins nouvelle donne devrait présenter ses propres listes aux élections européennes d'autres pourraient rejoindre le nouveau parti d'ici là certains noms circulent notamment guy bedos ou encore le syndicaliste cfdt edouard martin le parlement a donné son feu vert définitif par un vote de l'assemblée nationale à l'expérimentation des maisons de naissance ou des femmes pourront accoucher sans être hospitalisés les députés ont voté exactement dans les mêmes termes que les sénateurs en juin une proposition de loi centriste 24 heures sénat tout de suite le débat retraite budget de la sécurité sociale projet de loi de finances des textes qui n'ont pas passé le cap du sénat à force de rejet l'institution sénat pourrait être fragilisée jean pierre bel appel à rénover la procédure budgétaire jérôme rabin une fois de plus le sénat a rejeté un texte phare et plus personne ne semble s'en étonner ajoutez à cela le rejet du budget de la sécurité sociale ce matin et voilà que ressurgit la question de la place de la haute assemblée dans le processus législatif conscient du problème le président du sénat a réagi dès hier soir j'invite chaque je ferai moi-même des propositions à réfléchir à une rénovation de la procédure budgétaire dans la perspective d'une revalorisation du rôle du parlement dans l'élaboration d'une loi de finances publiques et sociales trop tard pour l'opposition qui juge que le manque d'écouté du gouvernement est la cause de tous les problèmes le président aurait dû s'en soucier depuis longtemps parce que c'est pas la première fois il ya un problème du sénat et le président du sénat pourrait être plus offensif vis-à-vis du gouvernement pour créer une écoute plus importante de l'institution que représente le sénat chacun y va désormais de sa petite idée philippe marini le président ump de la commission des finances propose de fusionner l'examen du budget général et de celui de la sécurité sociale en attendant il faut bricoler pour tenter de sauver quelques idées que le sénat avait développé mon rôle aujourd'hui c'est de convaincre les députés que dans les propositions utiles fait ici on a un certain nombre qui doivent être reprises par les députés c'est pas le circuit le plus facile le plus rapide plus efficace le plus pertinent mais aujourd'hui la configuration politique fait que c'est le seul cheminements possibles sans majorité le sénat continue d'examiner en amont tous les dossiers mais pour peser il doit désormais s'en remettre aux députés qui s'ils le désirent se saisiront des amendements qu'il juge dignes d'intérêt quelle place pour le sénat dans le processus législatif c'est donc le débat de ce 24 heures sénat avec nos invités ce soir jean pierre sueur vous êtes sénateur du loiret président socialiste de la commission des lois du sénat et christian cambon sénateur ump du val de marne alors jean-pierre sueur on a entendu dans ce sujet par exemple françois marquis dit que maintenant et bien il ne reste plus aux sénateurs qui a négocié avec les députés pour voir quelques amendements repris dans les discussions à l'assemblée qu'est ce que vous en pensez qu est ce que ça vous inspire je pense qu'il faut d'abord remettre ce débat en perspective voyez vous aujourd'hui on donne l'impression que le sénat ne vaut rien c'est faux tout simplement parce que depuis deux ans ou deux ans et demi il y à beaucoup plus de textes qui ont été votées par le sénat que de tests qui n'ont pas été votées il en est ainsi parce que il y a une majorité sénatoriale qui n'est pas la majorité gouvernementale il y a six voix de majorité si toute la gauche vote un texte or comme les communistes ont décidé de ne pas voter la première partie du budget et que les verts ce qui pose d'ailleurs un problème car ils sont membres du gouvernement ont décidé de s'abstenir eh bien il n'y a pas de majorité pour cette loi de finances mais attention à ne pas généraliser il y a beaucoup beaucoup de textes qui sont votées par le sénat regardez la loi de décentralisation la récente loi sur l'urbanisme beaucoup de lois sur regarder la loi sur le mariage pour les personnes de même sexe etc etc il y a donc une réalité politique que tout le monde connaît on n'a pas de majorité gouvernementale au sénat alors qu'il y en a une à l'assemblée moyennant quoi le sénat est très utile quand bon on a vu votre collègue philippe dominati qui pointe et peut-être un mot que d' écoute de la part du gouvernement au sénat ce qui expliquerait le rejet des textes je pense que tout d'abord je remercie jean pierre sueur d'avoir pointé ce point essentiel c'est le problème politique nous sommes à 18 mois des élections présidentielles passées et on peut constater que des formations qui ont soutenu le président de la république et la nouvelle majorité de l'assemblée nationale d'alors se défausse et s'absente dans les débats essentiels que sont notamment le budget la loi de financement de la sécurité sociale et c'est quand même un vrai problème politique le parti communiste qui est allié au parti socialiste dans de très nombreuses villes on va revoir ces ententes à la faveur des élections municipales prochaine les verts qui devait être le support de cette majorité dans cette assemblée eh bien tous ces gens là sont aux abonnés absents d'autres le problème est politique et j'observe même qu'un certain nombre de textes ne passe que par ce que l'opposition à aide au passage de ces textes au vote de ses textes j'en prends un exemple la loi de programmation militaire nous avons dû organiser quelques abstentions dans notre camp alors que majoritairement nos collègues l'ump était contre ce texte parce que nous pensions qu'il s'agissait d'un texte très important donc ces mêmes l'opposition qui dans le cas d'un esprit républicain vient parfois au secours de la majorité d'aucun problème politique et il ya un deuxième problème qui est l'affaiblissement du rôle du sénat parce que depuis le changement de la majorité les moyens ne sont pas donnés la défense de cette institution qui est essentiel car le bicaméralisme est une notion forte dans notre démocratie d'un autre histoire eh bien on n'a ni les moyens ni les initiatives politiques ni peut-être l'engagement d'un certain nombre de très hauts responsables de cette maison pour que le sénat brille de tous ses feux et joue l'influencent qui a été la sienne sous d'autres présidente car le sénat doit maintenant christian cambon l'a entendue dans ce sujet jean pierre bel a quand même bien saluer ton travail qui avait été fait en commission et il a dit que ce n'était pas perdu et il propose peut-être bien de rénover la procédure budgétaire quel est ce qu on pourrait réfléchir à quelque chose il ya quelque chose de très frustrant dans le dispositif actuel c'est que comme la première partie de la loi de finances n'est pas votée on ne peut pas discuter de la deuxième partie ce qui est assez logique s'il n'y a pas de recette c'est difficile on discute pas regarder la commission des lois on a fait 21 rapport au total je crois qu'on en a fait plus de 100 sur tous les aspects du budget on ne peut pas les présenter en séance publique et peut-être qu'on pourrait réfléchir à quelques réformes vous savez ça dépend du noir organique ça dépend pas de la constitution cela après tout s'ils ont voté à la fois les recettes et les dépenses à la fin la discussion ça permettrait de passer tous les budgets ce qui est très important parce qu'à chaque fois c'est un débat sur la sécurité sur la justice sur l'enseignement l'agriculture sur tous les sujets donc il ya sans doute des réformes à faire et nous y travaillons deuxièmement par rapport à ce qu'a dit christian cambon moi vous savez j'aime beaucoup le céda parce que c'est vrai qu'il y a des textes prenez le texte sur la décentralisation vous comprenez de créer michel mercier et gérard collomb ils ne sont pas du même bord politique à se lever ni tonnerre faire passer un texte sur lyon écoute et monsieur gaudin et un certain nombre de socialistes et d'autres voulaient trouver quelque chose pour marseille donc on a travaillé ensemble et on a réussi à faire des avancées mais vous avez tout à fait raison et moi je ne me cacherai pas derrière des arguments de circonstance le problème il est politique moi je soutiens la politique de françois hollande et de jean marc ayrault je pense que c'est une politique courageuse réaliste qui visent à sortir de la crise à remettre d'aplomb notre économie à diminuer la dette ou en décompte diminuer cette dette vous savez que le premier budget de l'état avant même le budget de l'éducation nationale c'est 50 milliards que nous payons tous les ans pour rembourser la tête alors s'il n'est pas très facile de perdre il faut mais moi je crois que c'est nécessaire et pour ma part je regrette et je leur ai dit clairement je le dis publiquement que aussi bien les communistes que sur certains aspects les verts ne soutiennent pas cette politique bien sûr il faut dialoguer et je ne prétends pas que nous avons la vérité absolue mais je crois qu'il ya une politique nécessaire je la soutiens et il ya un problème policiers comme en est lire cher président le président le président hans fehr qui est un très grand juriste met en avant un certain nombre de réformes et il ya sûrement des réformes dans la procédure car on n'a jamais marine propose personnellement que le problème politique il est dans l' écoute cette institution elle est particulière c c'est la seconde chambre la haute assemblée où généralement traditionnellement il y avait un véritable dialogue qui parfois transcendait beaucoup plus que maintenant les formations politiques je prends un exemple récent doigt sur les retraites et une réforme importante le parti socialiste considère ici est du reste sur le plan national que seul il a raison contre l'avis de tous mais c'est les fêtes imaginez l'image que nous avons donnée puisque la loi sur les retraites a fait zéro voix au sénat c'est à dire qu au prétexte que nous avions apporté des amendements à cette loi les socialistes se sont enfermés dans leurs certitudes et on dit eh bien nous allons nous aussi vous étaient comptés contre les socialistes sont capables d'en temps il y compris de la part des communistes y compris de la part des verts et puis de temps aux deux de l'opposition nationale car chez un président si on faisait une statistique du nombre d'amendements j'entends amendements essentiels par des amendements rédactionnels qu'ils étaient pris en compte et venant de la part de l'opposition on le voit dans le ton des ministres on le voit dans le ton de certains dont vous ne faites pas partie président on le voit dans une manière de véritablement opposé les blocs alors que le sénat a cette particularité par rapport à l'assemblée est ce que vous êtes en train dire qu'un mépris peut-être je sais là de la part du gouvernement jeudi il n'y a plus rien à travailler avec le sénat un des ministres l'ont dit récemment dédain ils ont tort ce chercheur ils ont tort et je suis mais vous avez vous regardé l'article 11 de la constitution il fallait faire une loi organique pour appliquer le référendum d'initiative partagée j'étais le rapporteur adoptés à l'unanimité en total dialogue prenez la loi de programmation militaire sur le renseignement est alors non je dirais encore une phrase une phrase c'est presse importante et rapide et donc moi j'étais député pendant dix-sept tena de françois mitterrand et à cette époque là je suis vous dire qu'il ya énormément de loi qui était ratiboiser par le sénat plus de manière systématique merci à tous les deux décident plus de diane avant 3h vous retrouverez sonia mabrouk est très bonne soirée et à bientôt merci à vous à