Valérie Pécresse : « Tout le monde s'en fiche » de l'enseignement supérieur
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Quel projet pour les lycéens franciliens vous rend le plus fier ?
- 1:31OuverteRéponse directe
Parmi les 10 dispositifs, lequel vous semble le plus important ?
- 2:52OuverteRéponse partielle
Quels sont les dispositifs écologiques mis en place ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Pouvez-vous parler de l'outil Oriane et de son rôle dans l'orientation ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Quelles sont les nouveautés autour des stages pour les jeunes ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Le zéro téléphone portable au lycée a été testé en Île-de-France. Quels résultats ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31Chiffre
« On a dégagé 1 million d'euros d'enveloppe pour faire un plan d'urgence canicule. »
- 2:09Chiffre
« On a déjà financé plus de 1000 équipements. »
- 8:35Fait
« En 15 ans, il y a eu beaucoup de regroupements universitaires que moi j'appelais de mes vœux. »
- 9:11Fait
« Le lien aussi entre le monde économique et l'université s'est renforcé. »
Temps de parole
- ?100 %
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Valérie Plcrè, bonjour. Bonjour. Merci de nous accueillir au sein de vos bureaux de la région et de France. Aujourd'hui, c'était votre conférence de presse de rentrée. Vous avez notamment fait un bilan de tout ce que la région a fait pour les lycéens et les collégiens franciliens. Quel de quel projet vous êtes le plus fier ? Ah ben c'est l'avancement du plan du planuréannuel de construction des lycées parce que on a on n'arrête pas d'ouvrir des nouvelles classes, des nouveaux locaux et qui sont magnifiques et aujourd'hui cette année, on a notamment le lycée de Sartrouville qui était le plus pourri de toute l'Île-de-Fance, enfin l'un des plus pourris et qui est fait complètement Samu et et ça va être magnifique. Alors il y a pas de srouville, il y en a des
dizaines qui vont avoir des gros travaux en cette rentrée. Donc ça je suis très fier de ça parce que ce plan d'urgence pour les lycées, c'est signar 6 d'euros. C'est le plus grand plan d'investissement public après le Grand Paris Express et c'est le seul qui est porté à 100 % par une collectivité pour faire réussir ses élèves. Donc ça c'est quand même une de mes grosses fierté. Et puis un deuxième, c'est les nouveaux ordinateurs qu'on va donner au lycéens avec beaucoup de ressources pédagogiques dessus et qui vont leur permettre à eux et à leurs professeurs, j'espère, de réussir. Alors, vous avez notamment évoqué 10 dispositifs essentiels. Pareil, je sais que c'est pas facile de choisir, mais lequel outre les nouveaux ordinateurs, lequel vous plaît le plus
ou vous paraît le plus important ? Je pense que c'est le plan d'adaptation canicule parce que on a vécu quand même un mois de juin très très compliqué. Alors les lycées, c'est un petit peu particulier parce que au mois de juin les élèves de seconde sont en stage et les élèves de première et de terminale passent le bac. Donc en réalité on n pas besoin de toutes les salles de classe mais on a besoin que les examens se passent dans des bonnes conditions. Donc nous on a dégagé 1 million d'euros d'enveloppe pour faire un plan d'urgence canicule avec des équipements modulaires pour pour permettre de sécuriser des examens. Donc, on va avoir le retour de ce plan. On a déjà financé plus de 1000 équipements. On va regarder euh on va regarder comment ça se passe et comment
est-ce qu'on peut se prémunir contre un risque de de problème euh au mois de juin de l'année prochaine. Voilà, donc ça aussi ça ça me paraître l'urgence. Sinon, il y a quand même quelques dispositifs écologiques qui nous plaisent beaucoup. par exemple le zéro plastique dans les cantines qui ont complètement généralisé ou bien ou bien les l'alternative végétarienne dans chaque repas mais avec de la protéine végétale, c'est-à-dire vraiment avec des repas très équilibrés, de genre de de mesures qui qui s'intéressent à la santé des jeunes qui sont importantes. On aura aussi une campagne sur le papilloma virus puisque vous savez que les jeunes normalement sont vaccinés au collège mais nous on aimerait bien que ceux qui
ont échappé à la vaccination au collège et qui et qui n'ont pas eu la chance de l'avoir puissent le faire au lycée. Très bien. Il y a un point que vous n'avez pas évoqué en en conférence de presse, c'est l'actualité autour d'Orian. Bon, c'est un sujet important, c'est l'orientation. Studiama, nous c'est notre cœur de métier. Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu ? Alors, d'abord euh une grande fierté parce que Oriane multiplie les interventions de la lutte contre l'échec scolaire avec euh l'appel des décrocheurs jusqu'à euh l'orientation euh sur tous les métiers en pension de France. Donc vraiment, elle s'est installée comme un vrai euh bel outil pour aider les jeunes à faire leur choix d'orientation, mais aussi et c'est important euh dans cette période de
crise de connaître les filières qui vont bien et les filières qui vont moins bien. On a aujourd'hui en Îne-de-France des filières qui se portent très bien. On pourrait parler des résultats du tourisme. On pourrait parler aussi des métiers de l'aéronautique, de la défense. Donc on a quelques filières qui marchent très bien. On a des filières qui ont des gros besoins aussi, les métiers des services à la personne. Donc voilà, on a la tech et le logiciel, on est en en France 40 % des emplois du numérique sont en Île-de-France. Donc sur tous ces sujets-l Orian aide les jeunes qui ne sont pas initiés, dont les familles n'ont pas toutes les toutes les connaissances du monde du travail et de la situation économique à se frayer leur
chemin et je trouve ça très intéressant. Il y a une nouveauté autour des stages aussi pour favoriser les stages. C'est ça. Alors nous notre objectif c'est que on puisse avant de de de choisir un métier aussi parler avec un professionnel. Donc Oriane organise des rencontres avec les professionnels pour pouvoir vérifier qu'on a vraiment la vocation d'un métier ou pas. Et puis la question des stages est cruciale, mais on en reparlera aux assises de la jeunesse. Donc je ne vais pas tout dévoiler tout de suite sur ce que nous allons faire sur les stages, mais effectivement l'accès au stage est un problème en Île-de-Fance. C'est une bonne chose à la fois parce que ça veut dire que dans les formations mais marquons de plus en plus de stages mais
on a besoin aussi que et ben on offre des stages aux jeunes qui n'ont pas les relations pour en trouver. Et donc oui, bien sûr, c'est une de nos priorités de la de la rentrée. Un sujet qui va faire beaucoup parler des lycéens, c'est le zéro téléphone portable au lycée. La loi a été votée. Euh vous vous l'avez déjà vous avez déjà testé ce dispositif en Île-de-France, donc est-ce que ça a fonctionné et surtout qu'est-ce que vous en pensez du fait que ce soit passé maintenant dans la loi ? Alors, nous on a été pionnier effectivement euh à la sortie du Covid euh à la demande des enseignants euh sur une expérimentation du zéro portable en cours parce que les enseignants trouvaient que les élèves qui revenaient de de du confinement étaient euh très enfermés sur leur
téléphone et qu'ils avaient vraiment beaucoup de mal à se concentrer et qu'il les laissaient pas dans leur dans leur dans leur sac. Et donc, ils avaient ce besoin d'avoir une espèce de d'outil de médiation entre l'élève et eux. sa boîte à portable que les régions a financé. Donc on a financé plein de boîtes à portable pour mettre les portables au début des cours pour permettre d'avoir le zéro portable en cours et effectivement bien meilleure concentration des élèves, beaucoup plus de relation à l'autre et puis de la déconnexion qui est absolument indispensable pour bien apprendre. Donc oui oui, on a un milieu très positif. Alors nous, c'était une expérimentation du zéro porortable en cours en salle de classe. C'était pas une expérimentation du zéro portable euh à la récréation, à
la pause. Là, il y aura sans doute des petits problèmes de de comment dire euh des petits problèmes de de régulation euh des élèves parce que ce qu'il faut pas, c'est que les élèves aent passer leur récréation sur le trottoir à l'extérieur du lycée pour pouvoir téléphoner. il y aura un sujet, je pense un peu plus épineux à régler sur la question des des des périodes de pause. Vous comprenez donc la difficulté de mise en place évoquée par les professeurs, les syndats et cetera. Je pense que sur la période de pause, s'agissant d'élèves qui ont plus de 15 ans, je pense ce sera un petit peu plus difficile. Néanmoins, en tout cas, l'inspiration est bonne. Moi, je suis à fond pour l'interdiction des de l'acte réseaux sociaux pour les moins de 15 ans parce que on voit bien à
quel point les réseaux sociaux aujourd'hui sont quand même des vecteurs à la fois de désinformation, de cyberharcèlement et de déconcentration tout simplement. On a besoin de la puissance cénérébrale des jeunes et qu'elle soit disponible pour pouvoir étudier. On a besoin qu'ils puissent se concentrer et donc les déconnecter de leur téléphone est important. Euh et là aussi je voudrais vraiment revenir sur ordinateur versus téléphone portable. C'est le téléphone portable qui est un outil euh nocif pour la français. C'est pas l'ordinateur. L'ordinateur est un outil d'apprentissage qui est utilisé modérément avec modération par les jeunes. En revanche, au téléphone portable, faire ses devoirs téléphone allumé ou dormir téléphone allumé, c'est
extrêmement mauvais pour la santé et les apprentissages. Je voudrais revenir un petit peu sur alors pas votre carrière mais finalement votre avis. Vous avez été ministre de l'enseignement supérieur, vous avez participé notamment à la réforme des autonomies de l'autonomie des universités. Euh aujourd'hui, quel regard vous portez ? Parce que je sais que c'est quelque chose qui vous importe beaucoup. Quel regard vous portez sur l'enseignement supérieur, le paysage français de l'enseignement supérieur, son évolution ? Alors, il y a beaucoup de choses qui se sont faites grâce à l'autonomie. Il y a eu surtout la possibilité donner aux établissements, j'allais dire de de porter leur propre projet et ça je pense c'était une très bonne chose. Ce que je remarque aussi c'est qu'en 15 ans, il y
a eu beaucoup de regroupements universitaires que moi j'appelais de mes vœux parce que la bonne recherche, la bonne formation aujourd'hui, elle est pluridisciplinaire et avoir d'un côté une université de santé, de l'autre côté université d'économie et de droit et de d'un troisème université de lettrre ou université de sciences, c'était absurde. on a vraiment construit reconstruit des pôles universitaires, j'allais dire pluridisciplinaires. Ça c'est très bon pour les élèves parce que dedans, il y a des cursus aussi pluridisciplinaires qui sont très intéressants pour les élèves. Donc ça c'est des bonnes choses qui ont été faites. Je trouve que le lien aussi entre le monde économique et l'université s'est renforcé, c'est aussi une bonne chose parce que l'université
n'a pas seulement comme mission de former les élèves et de faire de la recherche. Elle a aussi une mission de leur donner une insertion professionnelle et tout ça va dans le bon sens. Maintenant, je pense que l'université a besoin aussi de de continuer sa réforme. Encore trop de jeunes viennent à l'université sans avoir les prérequis pour la formation dans laquelle ils s'inscrivaient. Et moi, autant je suis pour que les jeunes puissent tous avoir accès à une formation supérieure s'ils en ont les capacités, autant je suis totalement contre la libre inscription n'importe où parce que je pense que euh et puis il faut faire attention quand même. On voit bien qu'on a des jeunes qui sont souvent en situation de précarité. Certains peuvent s'inscrire à
l'université uniquement pour avoir le repas à Eurocus he pour avoir accès à des logements étudiants ou au tarifs étudiants dans les transports en commun. Ça c'est pas des vrais étudiants. Donc il faut éviter ça. Il faut faire des vrais prérequis qui sont les gars de la réussite et non pas de la sélection par l'échec à la fin de l'année. Donc il faut des prérequis, il faut les appliquer. Et pour les jeunes qui n'auraient pas ces prérequis parce qu'il y en aura euh et bien il faut qu'on travaille à des années, on appelle ça propotique, c'est des années de préparation à l'entrée de l'université pour rattraper ce qui n'a pas été acquis au sein du lycée. Donc l'idée c'est pas de laisser sur le chemin le bord du chemin des des jeunes mais c'est de les faire réussir. Et on sait que l'échec en
distance c'est le drame de l'université française. Par ailleurs, il y aura évidemment la question qui se posera un jour des des frais d'inscription. Oui. Moi, je crois que on peut pas faire complètement l'impasse sur cette question par pour la bonne et simple raison que l'université française a besoin aussi de se financer. Euh et il faudrait il faudrait aussi que elle aille un peu plus sur la formation continue encore que qu'elle ne le fait parce que la formation continue elle est très rémunératrice puisqu'on peut la faire payer au prix c'est-à-dire à 10000 ou 15000 € l'année donc au prix vraiment de la formation. Donc on a intérêt aussi à mobiliser à mobiliser des moyens y compris venant des étudiants. Pourquoi je dis ça ? parce que c'est parce que
j'ai quand même aussi le sentiment vis-à-vis des jeunes que ce qui n'a pas de prix n'a pas de valeur. Euh et que c'est quand même un petit peu un petit peu dérangeant que finalement l'année universitaire va il va valement moins qu'une paire de chaussures de de basket voilà de de tennis. Donc c'est pas terrible pour moi en terme pédagogique. Ça me fait penser à un autre sujet la régulation de l'enseignement supérieur privé. Euh on en on en entend encore les contours mais c'est pareil. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ah ben il faut il faut de toute la façon. Moi j'avais lancé euh quand j'étais ministre la contractualisation et puis l'enseignement privé euh supérieur. À l'époque il s'agissait de l'ess euh ou euh de grandes écoles. Euh
mais je pense que c'est très important. C'est très important parce que cette prolifération d'un enseignement privé tous azimut dont on connaît pas la qualité des diplômes mais qui attire les parents parce que euh parce que les élèves sont plus encadrés ou ou tout simplement parce qu'ils ont pas réussi à trouver leur chemin sur parcours sup. Euh moi j'ai j'ai vraiment peur des escroqueries au diplôme et donc je pense vraiment qu'il faut qu'on ait une régulation de cet enseignement privé. J'ajoute que bah ceciement clé, il est très très cher. Donc il faut qu'on puisse aiguiller les familles. Dernière question. Alors les candidats sont en train de se déclarer mais euh j'ai l'impression qu'on parle pas beaucoup de l'enseignement supérieur. C'est pas un des sujets porteurs. Euh
tout le monde s'en fiche. Quel est votre supérieur ? Mais attendez, c'est il faut être clair. Moi, j'ai fait une campagne présidentielle en 2022, je crois que j'étais la seule candidate à avoir un projet pour l'enseignement supérieur. Ça n'a intéressé personne dans la campagne, je vous rassure. Mais effectivement, il faut aller à l'étape 2 de l'autonomie. L'étape 2 de l'autonomie, c'est quoi ? C'est encore plus d'ouverture de l'université au monde. Et ça ça doit se voir dans la gouvernance universitaire très clairement. Euh ça doit se voir aussi dans sa capacité à générer des financements. Voilà. Euh et il faut absolument que l'université et les moyens face à l'arrivée de l'IA, face, j'allais dire à la montée en compéten de de du monde entier, on a besoin que
l'université ait des moyens et ces moyens bah il va falloir les trouver avec tout le monde qui devra faire un effort. L'État mais aussi les financeurs privés mais aussi les les élèves. Merci Valérie Press. Yeah.
Valérie Pécresse