Municipales 2026 : les leçons du premier tour
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 14 %Attaque 23 %Défensif 56 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:49OuverteRéponse directe
Quel est pour vous le principal enseignement de ce scrutin ?
- 7:41OuverteRéponse directe
Quel est pour vous le principal enseignement de ce scrutin ?
- 9:57OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des alliances possibles à Marseille ?
- 13:01OuverteRéponse partielle
Est-ce que Martine Vassal va se maintenir ou se retirer ?
- 20:02OuverteRéponse directe
Quelle est la leçon à tirer du premier tour à Paris ?
- 22:22RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'Emmanuel Grégoire ne va pas se retrouver confronté à un problème de réserve de voix ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50InvitéFait
« Les sondages le donnaient favori, et c'est confirmé pour Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste, qui arrive en tête à Paris devant la candidate de droite, Rachida Dati. »
- 1:00InvitéFait
« Sont qualifiés aussi les candidats de LFI, Horizon et Reconquête, qui dépassent les 10%. »
- 1:42InvitéFait
« Malgré les polémiques, la France Insoumise réalise une percée dans ce scrutin et remporte dès le premier tour la ville de Saint-Denis dans le 93 avec Bali Bagayoko. »
- 2:05PrésentateurChiffre
« Plus de 90% des communes ont choisi leur maire dès ce premier tour. »
- 3:48InvitéChiffre
« Nos résultats, d'ores et déjà publiés, voient les listes présentées par la France insoumise doublées, triplées ou même parfois quadruplées leur score par rapport à l'élection municipale de 2020. »
- 4:24InvitéFait
« Il faut faire barrage à LFI. Ne faisons pas la politique du pire au bénéfice de la pire des gauches, celle des insoumis. »
- 4:38InvitéFait
« Pour ce qui est de renaissance, nous sommes et resterons d'une clarté absolue. Nous ne participerons à aucune alliance directe ou indirecte, ni avec l'extrême gauche de la France insoumise, ni avec l'extrême droite du Rassemblement national de reconquête ou de l'UDR. »
- 5:53PrésentateurFait
« La percée de LFI, la gauche qui résiste. »
- 6:06InvitéFait
« Je vois surtout le faible taux de participation, en fait. Je pense que c'est une très mauvaise nouvelle. »
- 9:16InvitéChiffre
« Sa liste de gauche du printemps marseillais a récolté 36,7% des voix. Juste devant, la liste du Rassemblement National, emmenée par Franck Alizio, à 35% des suffrages. »
- 10:18InvitéFait
« Cette main-là, elle m'a donné des coups de poing pendant des mois et des mois. Et au soir de se partager les postes, elle deviendrait tendue. Ce n'est pas ma conception de la politique. »
- 20:15InvitéChiffre
« Plus de 13 points d'avance. Voilà le chiffre-clé du premier tour. Ici à Paris, l'écart entre le socialiste Emmanuel Grégoire, 38% et Rachida Dati pour la droite, 25,4%. »
- 37:18PrésentateurChiffre
« 33,83% »
- 37:20PrésentateurFait
« à Pau »
- 37:32PrésentateurChiffre
« 49,48% »
- 39:57PrésentateurChiffre
« 43,4% »
- 40:07PrésentateurChiffre
« 30,9% »
- 46:45InvitéChiffre
« 42% des voix »
- 46:50InvitéChiffre
« 29% »
- 49:33PrésentateurChiffre
« 50,21% des voix »
- 49:41PrésentateurChiffre
« 36,5% des voix »
- 50:13InvitéFait
« juste au-dessus de la barre des 50% »
- 52:31InvitéChiffre
« 37,36% des voix »
- 52:33InvitéChiffre
« 36,78% »
- 1:00:33PrésentateurChiffre
« 27,04 »
- 1:00:35PrésentateurChiffre
« 26,33 »
- 1:02:59Locuteur 10Chiffre
« plus de 46% des voix »
- 1:07:27PrésentateurChiffre
« Jean-Luc Mélenchon il fait 22% au plan national »
- 1:10:16PrésentateurChiffre
« Saint-Denis c'est quand même une ville de 150 000 habitants »
- 1:11:24PrésentateurFait
« c'est le cas à Perpignan, c'est le cas à Hénin-Beaumont, c'est le cas à Fréjus »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Présentateur 214 %
- Invité5 %
- Invité 23 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
- Locuteur 103 %
- Invité 52 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Elisabeth Martichoux, bonjour, merci d'être là. Yves Tréard, également avec nous, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Stéphane Vernet de Ouest-France est avec nous, et Mathieu Souquier, également. Merci à tous les quatre d'être là. On va analyser tous ces résultats. Voilà pour le programme. C'est parti, on est ensemble pendant deux heures. Bonjour Chez Vous spéciale, municipale, c'est tout de suite. Et avant l'analyse, on va revenir sur les principaux résultats de cette élection. Des élus au premier tour, des surprises, ils sont résumés par Marion Lompage.
Les sondages le donnaient favori, et c'est confirmé pour Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste, qui arrive en tête à Paris devant la candidate de droite, Rachida Dati. Sont qualifiés aussi les candidats de LFI, Horizon et Reconquête, qui dépassent les 10%. A Marseille, deux visions de la ville s'opposent au vu des résultats. Arrivée en tête, l'Union de la Gauche, menée par le sortant Benoît Payan, talonnée par le Rassemblement national de Franck Alizio. Les candidats d'hiver droite et LFI sont eux aussi qualifiés pour le deuxième tour.
Performance décevante à Lyon pour l'ancien président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, donnée ultra-favorie durant la campagne, et qui arrive en deuxième position, derrière Grégory Doucet de l'Union de la Gauche. La candidate LFI est aussi qualifiée pour le vote de dimanche prochain. Malgré les polémiques, la France Insoumise réalise une percée dans ce scrutin et remporte dès le premier tour la ville de Saint-Denis dans le 93 avec Bali Bagayoko, se place en tête à Roubaix avec David Guiraud, et Lauria Hadouch arrivant deuxième position à Lille à trois points du Parti Socialiste qui tient la ville depuis plusieurs décennies.
Horizon, le parti d'Edouard Philippe qui a fondé son mouvement sur les élus locaux joue gros. Le chef du parti arrive en tête au Havre avec dix points d'avance sur son concurrent du PCF, Maisanis, Christian Estrosi est deuxième derrière Éric Ciotti de l'UDR. L'UDR, tout comme le RN, qui font eux aussi une percée dans cette élection. Éric Ciotti arrive donc en tête dans la capitale de la Côte d'Azur. À Perpignan, c'est Louis Alliot du Rassemblement National qui est réélu dès le premier tour.
Et plus de 90% des communes ont choisi leur maire dès ce premier tour. Et parmi ces villes, il y a Lens, le bastion socialiste qu'on disait menacé par le RN, le maire sortant, le socialiste. Sylvain Robert est donc réélu dès le premier tour. Des maires sortants sont également reconduits. Louis Alliot, réélu dès le premier tour à Perpignan. Robert Ménard, réélu également à Béziers. Et à droite, Natacha Bouchard est-elle réélu à Calais. Jean-François Copé est réélu à Maud. David Lysnard à Cannes avec plus de 80% des voix. À noter également la réélection de Fabien Roussel. On est dans le nord, à Saint-Amand-les-Eaux.
Et puis dans les Outre-mer, Érica Barreitz, l'ancienne ministre socialiste, est-elle réélu maire de Saint-Denis de la Réunion. Alors, c'est un scrutin local, évidemment, mais avec des enjeux nationaux. Et les principaux chefs de parti ont réagi dès hier soir. On voit ça avec Gaspard Bunel. À peine les premières estimations tombées hier soir, la campagne du second tour s'est lancée. Un enchaînement de prises de parole très scrutées tout au long de la nuit, notamment celle de la France insoumise, satisfaites de leur percée inattendue dans de nombreuses grandes villes de France.
Nos résultats, d'ores et déjà publiés, voient les listes présentées par la France insoumise doublées, triplées ou même parfois quadruplées leur score par rapport à l'élection municipale de 2020.
Le Rassemblement national, lui, consolide ses bastions historiques. Jordan Bardella espère compter sur l'union des droites pour le second tour.
Partout où le contexte local le permet, le Rassemblement national tend la main aux listes de droite sincères, aux listes indépendances et à tous ceux qui refusent à la fois le désordre de l'extrême gauche et la dilution dans le macronisme.
Face à ces résultats, les oppositions s'organisent. Pour le patron des Républicains, la consigne est donnée.
Il faut faire barrage à LFI. Ne faisons pas la politique du pire au bénéfice de la pire des gauches, celle des insoumis. La seule consigne ce soir que je donne, c'est aucune voix pour LFI. De son côté, Gabriel Attal lui appelle à un front républicain plus large. Pour ce qui est de renaissance, nous sommes et resterons d'une clarté absolue. Nous ne participerons à aucune alliance directe ou indirecte, ni avec l'extrême gauche de la France insoumise, ni avec l'extrême droite du Rassemblement national de reconquête ou de l'UDR.
La percée insoumise déstabilise également le parti socialiste, même si les accords avec le parti de Jean-Luc Mélenchon semblent parfois indispensables pour s'imposer dimanche prochain. Olivier Faure tente de garder ses distances. À gauche, la stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites. En conséquence, au premier comme au second tour, il n'y aura pas d'accord national entre le parti socialiste et la France insoumise.
Les partis ne disposent que de quelques heures pour négocier de possibles alliances locales, avant le dépôt officiel des listes, demain à 18h.
Et on va commencer l'analyse de ces résultats. Un mot sur la participation. On est sur la plus faible participation hors élection précédente qui était sous Covid. C'est en Corse qu'on a le plus voté. Et c'est dans les départements franciliens et en Côte d'Or que l'on sait le moins déplacé. On va commencer par un premier tour de table. Elisabeth, quel est pour vous le principal enseignement de ce scrutin ? La percée de LFI, la gauche qui résiste. PLM, elle a son bagot, Paris-Lyon-Marseille. Et l'ERN qui est en dynamique, mais qui connaît encore une forme de plafond de verre. Stéphane Vernais. Moi, je vois surtout le faible taux de participation, en fait.
Je pense que c'est une très mauvaise nouvelle. J'y vois aussi la marque que le désamour pour les politiques à l'échelon national est en train de contaminer le local. Et ça, ce n'est pas du tout bon signe. Il va. Oui, c'est vrai que l'abstention, moi, je trouve qu'elle est quand même très, très forte. Ça, c'est la première chose. Deuxième chose, effectivement, c'est la poussée des extrêmes. Alors, la France insoumise, qui était quasiment inexistante en 2020, ils n'avaient pas fait une campagne très, très présente. Et là, on sent que la stratégie de conflictualisation, contrairement à ce que peut dire Olivier Faure, de Jean-Luc Mélenchon n'a pas été complètement perdante.
Au contraire, je dirais qu'elle a marqué des points. Et c'est assez intéressant de le voir. Pour le Rassemblement national, je dirais que le Rassemblement national, à mon avis, bénéficie. Il faudrait voir localement, bénéficie beaucoup de l'arrivée d'Éric Ciotti à ses côtés, qui n'est pas considéré, l'UDR, dans toutes les têtes, comme un parti qui est englobé dans le Rassemblement national, qui est une nouvelle droite, d'une certaine façon, avec un autre discours. Et d'ailleurs, son discours n'est pas tout à fait le même. Il faut bien écouter. Et donc, ça, c'est intéressant également.
Et puis, évidemment, le suspense qui est total dans les trois grandes villes, le PLM, Paris, Lyon, Marseille, où personne ne peut dire qui va gagner. Et on va se rendre dans ces trois grandes villes dans quelques instants. Mais d'abord, Mathieu, quel est pour vous le principal enseignement de ce scrutin ? Il y avait quelque chose de ridicule hier soir en entendant, en fait, tous les représentants de tous les camps politiques se targuer d'une forme de victoire pour leur parti. C'était un peu ridicule. Et pour une fois, ce n'était pas totalement faux. C'est-à-dire qu'en réalité, effectivement, il y a un enracinement du RN, avec un plafond de verre incontestablement.
Mais il y a un enracinement et une extension du RN. Il y a une implantation, pour la première fois, de LFI. Et puis, il y a la gauche qui, à ce stade, en tout cas, semble préserver ses bases dans les grandes villes, dans les très grandes villes. Et la droite qui fait un peu la même chose dans les villes moyennes. Donc, à la fin, tout le monde semble s'y retrouver, ou à peu près. Je dirais même que le camp macroniste, qui n'existait pas dans ce scrutin, s'en sort honorablement, puisque son leader implicite, Édouard Philippe, ne sort pas du jeu avec une potentielle défaite au Havre. On verra, le deuxième tour n'est pas passé. Enfin, a priori, il a sauvé sa peau.
Et puis, il y a des villes, Nevers, Annecy, effectivement, où les macronistes font des résultats. À Bordeaux, peut-être, on va voir où Thomas Cazenave arrive en seconde position. On commence, justement, notre tour des villes. On va aller sur le Vieux-Port, à Marseille. Bonjour, Alexandre Poussard. Merci beaucoup d'être là, Alex, dans cette belle ville. Au Marseille, évidemment, c'était un résultat très attendu. Quadrangulaire, avec gauche et RN au coude à coude.
Eh oui, Ariane, et c'est le choc à Marseille. Et comme le titre, le journal La Provence, aujourd'hui, jamais le Rassemblement National n'avait réalisé un tel score dans la cité fosséenne. Il est au coude à coude, avec le maire sortant, le socialiste Benoît Payan. Sa liste de gauche du printemps marseillais a récolté 36,7% des voix. Juste devant, la liste du Rassemblement National, emmenée par Franck Alizio, à 35% des suffrages. Deux autres listes sont également qualifiées pour le second tour. à celle de Martine Vassal, pour la droite et le centre, avec 12,4% des voix.
Une énorme déception pour la présidente de la métropole d'Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône, qui avait pour ambition de conquérir la cité fosséenne. La liste de la France insoumise de Sébastien Delegue est également qualifiée pour le second tour, avec 11,9% des voix, ce qui ne fait pas les affaires de Benoît Payan.
Alors justement, Alexandre, on attend évidemment avec impatience cet entre-deux-tours, ce second tour. Est-ce qu'il y a des alliances possibles ?
Eh bien, en tout cas, très vite, hier soir, l'insoumis Sébastien Delegue a appelé à une fusion, à une alliance avec la liste du printemps marseillais du maire sortant Benoît Payan. Mais une fusion, c'est hors de question, a dit le maire de Marseille, qui rejette la main tendue de la France insoumise. Je le cite, cette main-là, elle m'a donné des coups de poing pendant des mois et des mois. Et au soir de se partager les postes, elle deviendrait tendue. Ce n'est pas ma conception de la politique, a réagi tardivement dans la soirée Benoît Payan. On va écouter sur ce point la sénatrice socialiste Marie-Arlette Carlotti sur ce refus de s'allier à la France insoumise.
Elle était hier soir à mon micro et sur les images de Vincent Even. Avec eux, c'est difficile. Ils ont franchi quelques bornes, vous le savez. Tant sur le fond, avec des propos qui frôlent l'antisémitisme pour ne pas dire plus, avec l'hystérisation de la vie politique, c'est inacceptable. Et là, ils nous proposent donc maintenant une espèce de rassemblement dans lequel, tenez-vous bien, ils viendraient sur nos listes, mais ils ne participeraient pas à la gouvernance de la mairie.
C'est-à-dire qu'ils arriveraient à l'hôtel de ville, non pas pour gérer en commun avec nous, mais uniquement pour faire exactement la même chose qu'ils font à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire bloquer les institutions. Ça n'est pas possible. Et face à ce refus de Bois-Demois Payan de s'allier avec la France insoumise, Sébastien Delogu a réagi hier soir en estimant que cette position était irresponsable face au score du Rassemblement national. Mais en même temps, pour l'instant, Sébastien Delogu n'a pas annoncé se désister au second tour.
Effectivement, un second tour qui va être passionnant à suivre, Alexandre. On vous retrouve tout à l'heure. Elisabeth, c'était évidemment très attendu, la ville de Marseille. Et on se retrouve avec une configuration où on a deux listes très en avance, la gauche de Benoît Payan, le RN de Franck Alizio, et deux listes qui talonnent presque les 10%, celle de la droite et celle de la France insoumise. Avec une question concernant Martine Vassal. C'est un peu elle l'arbitre, celle dont on attend évidemment la décision. Est-ce qu'elle se maintient ? Alors rappelons qu'elle était soutenue par Renaissance et LR. Est-ce qu'elle se maintient ?
En réalité, c'est intéressant, c'est même assez passionnant, parce qu'on ne sait pas très bien quel est l'intérêt de Benoît Payan, qu'elle se maintienne ou qu'elle se retire. La configuration est compliquée pour le maire, qui avait une avance plus conséquente au début de la soirée, puis finalement, vous avez vu comme ça se resserre, un petit peu plus d'un point. Mais Franck Alizio, on verra. Mais par exemple, si elle se retirait, Martine Vassal, c'est une des questions quand même qui concernent beaucoup de villes. Que vont faire les électeurs, après tout ? Les électeurs n'appartiennent pas aux partis. Il va y avoir des consignes, on va voir qu'il va y avoir des stratégies d'alliance.
Ça va être passionnant avec ces triangulaires, quadrangulaires, quinquangulaires parfois, qui sont potentielles. Que vont faire les électeurs ? Est-ce qu'ils vont suivre les consignes des partis ? Ça, ça va être évidemment une des leçons du second tour. Yves, Elisabeth, posez la question du maintien ou non de Martine Vassal. Il y a la ville de Marseille, mais il y a aussi la métropole qui se joue. Si Martine Vassal se retire dans l'entre-deux-tours, est-ce qu'elle ne risque pas de tout perdre ? Oui, et puis il y a quelqu'un qu'on n'a pas cité et qui est très important à Marseille. À mon avis, c'est lui. Alors effectivement, Elisabeth a raison, ce sont les électeurs qui décident.
Mais s'il y a des consignes de vote, c'est lui qui la donnera. À mon avis, c'est Renaud Muselier. – Et je ne vois pas Renaud Muselier. – Qui est le président de la région ? – Qui est le président de la région PACA ? Et Renaud Muselier, compte tenu de son histoire familiale, compte tenu de son passé, compte tenu des raisons et des circonstances de son élection à la présidence du Conseil régional, je le vois assez mal, si vous voulez, donner une consigne de vote en faveur du Rassemblement national. – Il avait été élu au bénéfice d'un fonds républicain. – Bah oui, donc ça sera très intéressant. Mais encore une fois, il y a un réservoir…
– Mais donc vous voyez un maintien ou un retrait de Martine Vasselle ? – J'en sais rien, pour dire, je n'ai pas d'information. Mais c'est vrai que c'est cornelien pour eux, parce que… – Et pardon, mais avec le nouveau scrutin Paris-Lyon-Marseille, le troisième tour dans ces villes-là a son importance. Est-ce que l'élection peut se jouer au troisième tour ? – Elle peut se jouer au troisième tour, bien sûr. Ça va être très intéressant. Et Marseille est probablement la ville où la situation du report de madame… Je dis Marseille, mais c'est pareil à Paris, en fait. Du report des électeurs de madame Vasselle va être tout à fait déterminant, je dirais. Et ça, c'est très intéressant.
– Il faut dire que dans une ville qui a été dirigée pendant 25 ans par la droite, par Jean-Claude Vaudin, on ne s'attendait peut-être pas à un score aussi bas du camp LR macroniste, Stéphane ? – Alors, il y a le score du camp LR macroniste qui est bas, mais qui est lié aussi, à mon avis, à un contexte national. Il y a un rejet, en fait, des gens qui sont en exercice du pouvoir depuis plusieurs années, donc voilà. Et après, il y a un niveau de la gauche combinée qui est très élevé. Ce qui est intéressant, et ça, on va le voir dans toutes sortes de villes, c'est toute la mécanique des alliances, des retraits, conditionnés ou pas.
Tout ça se joue dans les 48 heures, puisque c'est jusqu'à demain, mardi, 18 heures, que chacun peut déposer en préfecture ses éventuelles fusions de listes. Ce que je trouve intéressant à Marseille et qu'on retrouve ailleurs, c'est la dialectique qui existe entre le PS et le Parti Socialiste et la France Insoumise. À Marseille, vous avez les socialistes qui disent, en fait, il faut que Sébastien Delogou se retire pour empêcher le RN de prendre la ville. Et vous avez un Sébastien Delogou qui dit, il faut absolument qu'il y ait un accord entre nous pour empêcher le RN de gagner la ville.
Et en fait, les deux parties, dans plusieurs villes, vont se rejeter la notion de responsabilité autour de ces questions. On voit deux formations politiques qui ne s'écoutent plus. Et avec la stratégie d'Alafide de rentrer massivement dans les conseils municipaux. Du coup, est-ce que Sébastien Delogou peut se retirer son contrepartie ? Ce qui est sûr, c'est que la France Insoumise a adopté pendant la campagne une stratégie qui aboutit à ce que, du coup, la fusion, les alliances qu'elle réclame au deuxième tour paraissent totalement incongrues. En tout cas, elle a contribué à rendre absolument impossible l'alliance qu'aujourd'hui, elle semble défendre.
À Marseille, il y a quand même un effet vote utile, en réalité. C'est-à-dire que la gauche a voté pour Payan massivement, Delogou est loin derrière. Et la droite ou l'extrême droite a voté massivement pour Alizio, qui vient de la droite, rappelons-le. Et effectivement, Vassal s'effondre. Ça, c'est quand même rude. Parce que j'avoue que Vassal, aussi bas, même les premiers sondages, il y a quelques mois, ne la donnaient pas du tout à ce niveau-là. C'est ce qui fait aussi que, quand même, faire campagne, ou faire une bonne campagne, ou faire une mauvaise campagne, ça a un impact.
Je ne sais pas si mes camarades et voisins journalistes, en fait, ont en tête les débats qui ont pu avoir lieu lors des dernières municipales. Je ne suis pas sûr qu'on ait eu des débats télévisés, à Lyon, en particulier, et à Marseille. En tout état de cause, on a vu que l'effondrement de Vassal et l'effondrement relatif d'Aulas ont quand même aussi tenu au débat catastrophique qu'ils ont fait face à leurs adversaires à la télévision. Donc, on a vu ça. Avec Martine Vassal, qui, on le rappelle, travail, famille, patrie, ce sont mes valeurs. C'est ce qu'elle a dit pendant le débat. Voilà, exactement.
Mais ça, c'est intéressant, parce qu'effectivement, la campagne a joué son rôle à plein, à Lyon, en particulier. Martine Vassal, elle n'a pas arrangé les bidons, pardon pour sa candidature avec, effectivement, son triptyque, mais elle était quand même en difficulté face à la puissance du RN et du PS. Juste un petit mot, parce que vous disiez, chers confrères, que LFI et le PS ne s'écoutaient plus. Ils vont s'écouter dans certaines villes. Il va falloir regarder à Lyon, par exemple, ce qui se passe entre l'écologiste Doucet, LFI.
On va voir ce qui se passe à Lille, la ville de Pierre Moroy et de Martine Aubry, où LFI est en deuxième position et le successeur de Martine Aubry, avec une légère avance. Donc, il va y avoir des ententes ça et là, effectivement, entre le PS et LFI. Les ponts ne sont pas complètement coupés localement. Et on va en reparler, ça va se jouer à Toulouse, à Avignon, à Lille même. On va y revenir. Un dernier mot, avant d'aller à Paris. Ce qui arrive à Marseille ne m'étonne pas du tout. Ce n'est pas du tout une ville de droite. Jean-Claude Godin était un profil très particulier. Et un profil tellement particulier qu'il était apprécié par un grand nombre d'électeurs de gauche.
C'est une ville de gauche, Marseille. Depuis tout le temps. Ça a toujours été une ville de gauche. C'est la ville la plus pauvre des grandes villes françaises. Et donc, il y a un terreau populaire qui est très, très... Et c'est pour ça, d'ailleurs, que le Rassemblement National a toujours fait des bons scores à Marseille. Parce que c'est une ville très particulière qui n'a rien à voir avec Lyon, qui n'a rien à voir avec Paris. Ce n'est pas une ville de bobos, d'ailleurs. Pas du tout. Paris est une ville de gauche. Elle est même un terreau révolutionnaire. Oui, mais Marseille, ce n'est pas la même chose. C'est une ville complètement différente.
Et Jean-Claude Godin, d'ailleurs, qui était, si vous me permettez l'expression, cul et chemise avec le président du Conseil général, le précédent, M. Guérini, qui était socialiste, qui était sénateur, d'ailleurs. Donc, c'est une ville très, très, très spéciale. Et ça va être intéressant de voir. Moi, ça ne m'étonne pas du tout. Le score de Mme Vassal, elle n'a jamais réussi à percer en dépit de sa présence à la tête de M. Trompol. Au début de la campagne. Oui, dans les sondages. C'est une mauvaise campagne ? Dans les sondages. Mais elle a fait une campagne difficile. Je ne suis pas sûr que... Un autre candidat n'aurait pas fait mieux pour vous ? Le travail de Patrice a lui porté préjudice.
Je n'en sais rien. Parce que si c'était le cas, je pense qu'elle serait encore plus bas. Quant à M. Olaas à Lyon, M. Olaas à Lyon, il flottait. C'est-à-dire qu'il n'a jamais rien dit. C'était compliqué. Et promis, on parle de Lyon. On parle de Lyon dans quelques instants. Mais d'abord, on va à Paris, la capitale, évidemment, Outreville très attendue. Thibaut Henoch, vous êtes à l'hôtel de ville de Paris. Qu'est-ce qu'on peut retenir de ce premier tour ? Quelle est la leçon à tirer ?
Un chiffre, Auréane. Plus de 13 points d'avance. Voilà le chiffre-clé du premier tour. Ici à Paris, l'écart entre le socialiste Emmanuel Grégoire, 38% et Rachida Dati pour la droite, 25,4% et plus net que ne le prédisaient les sondages. Alors la mairie de Paris qui se trouve derrière moi, va-t-elle rester à gauche dimanche prochain pour la cinquième fois consécutive ? Rien n'est fait, a prévenu Emmanuel Grégoire hier soir. La droite et l'extrême droite peuvent encore gagner, a-t-il déclaré. Un avertissement sur le score cumulé possible de Rachida Dati, de Pierre-Yves Bournazel, 11% et Sarah Knafo, 10%. Les prochaines heures pourraient ainsi être décisives.
Sans attendre ce matin, Rachida Dati a ainsi appelé Pierre-Yves Bournazel, le candidat horizon, pour lui proposer une fusion. L'intéressé réserve pour leur sa réponse. Plutôt partisan du maintien, il est sous pression d'Edouard Philippe, le chef de son parti, qui milite lui pour un rapprochement.
Alors le second tour évidemment s'annonce très incertain. Thibault, il est sous pression des extrêmes ?
Oui, fait inédit, le score des extrêmes ici à Paris, Sofia Chikirou pour LFI, 11,7% et Sarah Knafo pour Reconquête, 10,4%, un score très haut et qui va donc jouer un rôle important pour le second tour. Alors lors de sa prise de parole hier soir, Sofia Chikirou a dit attendre un appel d'Emmanuel Grégoire pour bâtir, je cite, un front antifasciste. Sans quoi a-t-elle menacé ? Elle déposera sa liste dès ce soir. L'appel attendu n'a pas eu lieu et ne devrait pas avoir lieu. Emmanuel Grégoire ayant dit qu'il refuserait une alliance quelles que soient les circonstances.
Sauf surprise, ce devrait être la même chose à la droite de la droite où Sarah Knafo appelle à l'Union pour le second tour mais où Rachida Dati a jusqu'ici exclu ce scénario. En tout cas, vous le voyez, le suspense va demeurer jusqu'à demain soir. Elle déposait des listes. Rappelons que celle qui arrivera en tête dimanche prochain aura une prime majoritaire de 25%.
Effectivement. Et là aussi, le troisième tour pourrait être très important, Thibaut. Alors Stéphane, on voit Emmanuel Grégoire qui creuse l'écart au premier tour. Mais est-ce qu'il ne va pas se retrouver confronté à un problème de réserve de voix pour le second ? Si, tout dépend aussi de la capacité à faire alliance ou pas et qui fait alliance et avec qui. On pourrait très bien avoir une grande alliance à droite entre Rachida Dati, Pierre-Yves Bournazel qui est sous pression comme vous l'avez très bien dit, à la fois l'Éloire Philippe qui a les propositions de Rachida Dati mais il faut voir comment Sarah Knafo peut se positionner aussi. On peut très bien avoir un...
Mais là à gauche, vous voyez une alliance parce qu'Emmanuel Grégoire avait l'air très clair sur ma liste du premier tour sera ma liste du second tour. C'est la même problématique. C'est là qu'on a une divergence de vue. C'est-à-dire moi je pense qu'en fait il y a vraiment quelque chose de cassé entre le Parti Socialiste et la France Insoumise. Vous avez le PS qui ne dit pas d'alliance nationale. Vous pouvez avoir des cas dans certaines villes, etc.
où effectivement très localement il peut y avoir des tentatives ou des tentations de rapprochement mais en même temps s'il y a des rapprochements entre la France Insoumise et le Parti Socialiste en ce premier et deuxième tour ils vont se compter sur les doigts d'une main. Ce sera extrêmement limité. Et en fait chacun chacun campe sur ses positions en disant c'est ta faute à toi de ne pas faire un pas vers moi et c'est à cause de toi parce que tu ne veux pas faire un pas vers moi qu'on perdra la ville. Et en fait à Paris je ne vois pas comment est-ce qu'il peut y avoir une entente entre Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou à ce stade.
Ça veut dire que Rachida Dati a potentiellement plus de réserve de voix qu'Emmanuel Grégoire Elisabeth ou ça peut se jouer au niveau des électeurs et ça ne veut rien dire. Non c'était un peu effectivement la leçon d'hier soir c'est-à-dire qu'elle a un score décevant Rachida Dati par rapport à ce qu'on lui a prêté au début de la campagne alors il va y avoir un débat. Normalement il va y avoir un débat de ce qu'on tour elle s'est engagée sur le papier à le faire. On va voir mais enfin un débat à Paris entre les deux premiers ou les trois ou les quatre on verra. Mais ce sera intéressant.
Ce que je veux dire c'est qu'elle a un score quand même décevant mais elle n'a pas complètement perdu la partie.
Alors vous avez raison à Paris Emmanuel Grégoire ne fera pas alliance avec Sofia Chikirou la campagne a été très dure entre le PS et LFI dans la capitale et puis Sofia Chikirou si vous voulez ça n'est pas n'importe qui à la France insoumise elle ne se vendra pas elle ne se vendra pas du tout et Grégoire ne passera pas le coup de fil qu'il n'a toujours pas passé et qu'elle attend donc on le saura aujourd'hui mais la vérité des prix on l'aura dimanche est-ce que Rachida Dati au final peut bénéficier d'un possible retraite de Bournazel et du maintien de Sofia Chikirou qui est quand même le gros caillou dans la chaussure d'Emmanuel Grégoire il y a un gros suspense voilà et suspense Yves autour effectivement Elisabeth le disait du maintien au nom de Pierre-Yves Bournazel Pierre-Yves Bournazel on le rappelle il est soutenu par Gabriel Attal par Édouard Philippe contre Rachida Dati au premier tour sauf que là est-ce qu'il va avoir d'autres choix que de la rallier ?
On ne voit pas tellement qu'il ait d'autres choix je pense que Édouard Philippe ne peut pas se permettre de voir Pierre-Yves Bournazel continuer à faire la course en solitaire parce que il en serait comptable et comme il est candidat à la présidentielle je ne vois pas qu'il puisse se présenter à cette présidentielle en ayant l'étiquette du diviseur du centre et de la droite je crois que ça c'est très ça doit être vraiment un cas de conscience très compliqué et moi je ne vois pas Pierre-Yves Bournazel au bout du compte se maintenir parce que je pense que ça serait alors là il serait son camp en tous les cas serait tenu pour responsable de la division à droite à Paris et ils ne peuvent pas se le permettre surtout pas en ce moment et puis il y a Sarah Knafou alors c'est vrai que le suspense a duré parce que Sarah Knafou toute la soirée elle a tangenté la barre des 10% maintien pas maintien finalement à l'heure où on se parle elle semble clairement en capacité de se maintenir c'est une bonne nouvelle ou ce n'est pas une bonne nouvelle pour Achida Dati ?
Ensuite elle n'a pas dit ce qu'elle allait faire la vraie surprise de ce scrutin c'est l'avance considérable en fait d'Emmanuel Grégoire et je dirais que c'est une avance considérable une forme d'exploit parce que le désir d'alternance on peut comprendre qu'il existe après 25 ans de gauche à Paris la figure d'Anne Hidalgo était assez clivante pas consensuelle et Emmanuel Grégoire avait été son premier adjoint c'était pas si évident que ça que de se distinguer et donc de fait les 13 points ou 14 points d'avance qu'il a sur Achida Dati constituent une surprise y compris par rapport à tous les sondages qu'on avait vus et donc je dirais que la seule configuration pour de vrai Achida Dati pourrait redevenir au deuxième tour dangereuse ce serait si elle parvenait à rallier et Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo en tout état de cause leurs électeurs en réalité ça exploserait si elle tentait en fait cette grande alliance ça ne peut pas fonctionner et je dirais même que du côté de Pierre-Yves Bournazel de toute façon compte tenu de la composition de sa liste ça va tanguer aussi qu'il se maintienne ou qu'il se désiste de tout qu'il se désiste et qu'il fasse alliance avec Achida Dati de toute façon ça va tanguer dans les soutiens qui sont les siens ça va tanguer un parce que Achida Dati est de droite et qu'on voit bien que le parti présidentiel en réalité a rallié la droite absolument partout et parce que le profil de Achida Dati n'est pas seulement clivant dans le style qui est le sien il est dangereux parce qu'elle a un certain nombre de casseroles qui aujourd'hui pénalisent de toute façon son avenir politique Juste à l'instant il y a 10 minutes Sarah Knafo a tweeté en s'adressant directement à Madame Dati dans un tweet en disant voilà ce que je veux pour Paris donc vous voyez avant de poser sa liste ce soir elle pousse elle pousse il y a 10 minutes et c'est vrai que Achida Dati elle était un peu ambiguë hier soir elle n'a pas fermé la porte complètement Sarah Knafo elle a changé de ton parce qu'elle ne fait pas un score extraordinaire et elle a complètement changé de ton elle s'est montrée souriante plutôt ouverte je dirais pour ces deux ces deux réserves de voix qui sont à la fois Knafo et et mais attention attention chacune des têtes de liste n'est pas propriétaire de ces voix et je suis assez curieux de voir quels sont les résultats localement de Madame Knafo qui à mon avis fait de continuer à avoir de bons résultats entre guillemets dans les quartiers ouest de Paris et cet électorat là est-ce qu'il ne peut pas ne pas voter Dati au deuxième tour c'est la question et surtout est-ce qu'il n'y a pas une équation même si Madame Knafo se maintient et est-ce qu'il n'y a pas une équation un peu insoluble est-ce qu'on peut rassembler Knafo et Bournazel Gabriel Attal et Edouard Philippe ils sont très clairs sur le pas d'alliance avec les extrêmes comment elle fait du coup Rachida Dati pour rassembler tout ça et bien ce qu'elle a fait hier c'est-à-dire appelé au rassemblement Arro sur la division effectivement on gomme les aspérités et on essaye de faire en sorte que l'alternance ait lieu malgré le fait que les encore une fois je suis d'accord avec vous les parisiens ont montré un attachement au parti socialiste à l'hôtel de ville c'est une des leçons à Lyon à Marseille et à Paris le PS garde son magot il essaye en tout cas il n'est pas mort c'est intéressant il fait 4,75% à présidentielle ça reste un parti fort c'était un des enjeux de ces municipales est-ce que le PS va conserver ses baronis donc effectivement Rachida Dati elle va dire si vous voulez l'alternance mais vous votez utile si on peut dire au deuxième tour vous votez pour moi le vote utile ça n'a pas complètement marché pour Dati au premier tour elle a raté ça mauvaise campagne il faut reconnaître et puis encore une fois une sociologie qui ne lui était pas favorable maintenant on va voir un moment tu as prend paroisse dans les grandes villes il y a une sociologie électorale qui désormais est très favorable à la gauche la gauche plurielle la gauche de gouvernement peu importe et il y avait sans aucun doute quand même un problème de profil avec Rachida Dati certes c'est une figure politique nationale connue, reconnue etc mais je pense quand même que l'électorat parisien est assez exigeant une campagne où on refuse le débat une campagne d'invective et quand même j'ajoute je pense qu'une partie de la droite parisienne a été très triste que la fin des années Chirac et en particulier les années Tibérie se solde par une forme de situation de corruption morale avancée et je pense que ce que la gauche a permis quand même de faire à Paris avec l'élection de Bertrand Delano il y a 25 ans c'est de remettre un peu de probité dans les affaires publiques parisiennes je ne suis pas sûr que Rachida Dati incarnait cela pour que l'alternance en faveur de la droite se reproduise s'il y a bien une ville où ces municipales avaient un enjeu national c'est la ville du Havre où était candidat Edouard Philippe le maire sortant candidat à sa réélection son score était évidemment très attendu bonjour Baptiste Loro merci d'être avec nous depuis le Havre vous êtes rédacteur en chef à Paris-Normandie Edouard Philippe qui sort donc de ce premier tour largement en tête oui tout à fait le coup de tonnerre annoncé par un sondage réalisé mi-février le donnant au coude à coude avec le candidat communiste finalement ce sondage se révèle en tous les cas inexact Edouard Philippe passe ce premier tour largement en tête avec 43% des voix un peu plus presque 44 suivi en fait de Jean-Paul Lecoq le candidat communiste et le RN Franck Keller qui arrive à faire 15% c'est une belle percée électorale dans ce bastion communiste qui a été repris par la droite en 95 en 2020 il faisait 7% là nous sommes à 15% voilà c'est une percée hier soir il flottait un parfum quand même de victoire au QG d'Edouard Philippe il faut être clair même si les équipes se montrent prudentes le terme qui ressort c'est concentré voilà mais Edouard Philippe semble en bonne posture pour ce deuxième tour dimanche prochain alors justement le second tour est-ce qu'on se dirige vers une triangulaire a priori et oui Baptiste Edouard Philippe il peut perdre sa ville non Edouard Philippe ne perdra pas sa ville selon toute vraisemblance triangulaire en effet Franck Keller le candidat UDRN l'a rappelé hier il se maintient maintenant entre Edouard Philippe qui arrive à presque 44% et puis Jean-Paul Lecoq à 33% on a plus de 10 points d'écart ça semble difficile pour le candidat communiste de rattraper son retard donc le pari pour Edouard Philippe semble réussi Merci beaucoup merci Baptiste d'avoir été avec nous depuis le Havre on va écouter justement le candidat Edouard Philippe qui s'est exprimé hier soir Et je voudrais dire que je suis favorable au plus large rassemblement possible pour éviter le retour en arrière que représenterait au Havre une victoire du parti communiste et de ses alliés insoumis et que j'appelle au plus large rassemblement possible pour limiter le score d'un candidat du rassemblement national qui ne connaît ni le Havre ni les Havrets et qui n'a d'autres objectifs au Havre que de rendre service à ses maîtres parisiens Voilà la déclaration d'Edouard Philippe très claire il y avait aussi un enjeu pour le rassemblement national c'est un peu ce qui sous-entend Edouard Philippe de le faire tomber au municipal parce qu'il peut être un danger pour le RN en 2027 Ah oui c'est bien sûr puisqu'il avait adossé sa candidature à sa réussite il est possible que le mauvais sondage ait eu un effet cathartique qui a mobilisé son électorat c'est ce qui est arrivé de mieux peut-être à Edouard Philippe pendant la campagne c'est la perspective qu'il perde de sa ville oui le RN ne fera pas tomber Edouard Philippe on verra si c'est une bonne nouvelle pour le bloc central ou pas pour la présidentielle ça la vérité des prix on l'aura beaucoup plus tard là-dessus mais ouf Edouard Philippe va pouvoir sortir s'il gagne avec l'image de celui qui dans l'adversité a gagné ça va peut-être lui donner un élan dont certains observent qu'il lui manque un petit peu oui effectivement Paris gagnant pour Edouard Philippe qui semble quand même bien parti pour conserver sa ville le sondage est sans doute inespéré peut-être par la mobilisation effectivement que ça a permis d'avoir et derrière par effectivement l'image du gars qui est renforcée alors qu'objectivement des sondages l'auraient dès le départ donné tranquillement gagnant on aurait considéré que cette victoire a été non seulement acquise mais normale et même le minimum syndical pour prétendre effectivement à la fonction suprême on constate quand même que globalement dans ce scrutin en fait les têtes d'affiches ont été confortées les Béroux les Édouard Philippe les Jean-François Copé les Fabien Roussel etc en fait tout le monde David Lysnard avec plus de 80% on voit qu'effectivement il est fait 88 la dernière ouais mais les figures les grandes figures les grandes figures politiques en réalité ont été totalement totalement confortées donc je dirais que même traitement pour Édouard Philippe que pour la plupart des autres il n'y a pas eu de grosse surprise il n'y a pas eu de drame pour quelques têtes d'affiches que ce soit il y a une notion qu'on n'emploie plus du tout balotage favorable
oh bah regardez j'allais dire balotage favorable pour François Bayrou pour vous c'est un peu ancienne génération
Yves non ce qui est intéressant à Oavre oui avec trois candidats qui peuvent être qualifiés enfin qui sont qualifiés au troisième taux trois candidats qui d'ailleurs sont toujours de passage au Havre parce qu'aucun des trois ne vit au Havre c'est drôle
et ça c'est fait
voilà voilà assez drôle non non bah écoutez oui alors peut-être qu'il y a eu l'effet alors c'est le contraire de ce qui s'est passé à Lyon c'est-à-dire que le sondage en question a favorisé peut-être mobilisé en faveur de comment d'Édouard Philippe là où monsieur Hollas eh bien a peut-être été victime de ce sondage trop favorable non c'est une bonne augure en tous les cas c'est ce qu'on peut dire pour le moment c'est une bonne augure pour la campagne présidentielle d'Édouard Philippe parce qu'il est officiellement candidat donc là au moins mais c'est vrai David Lissnard n'est pas officiellement candidat mais il a un pas vers la présidentielle et il fait un score on n'était pas très inquiet ça dépend toujours un peu du festival de Cannes et on verra il y avait ceux qui n'étaient pas forcément sur des listes Sébastien Lecornu enfin qui était sur une liste mais pas tête de liste c'est Sébastien Lecornu à Vernon sa liste passe au premier tour Gérald Darmanin également qui est sur une liste son candidat qui frôle je crois la réélection au premier tour c'est vrai que c'est pas de chute de baron un mot juste François Bayrou on va le donner balotage favorable ça va vous faire plaisir ça Yves 33,83% à Pau il affrontera le socialiste et la candidate RN au second tour un mot sur une autre ville Horizon pour le coup c'est Angers où le maire sortant Christophe Béchut lui frôle la réélection au premier tour il a fait 49,48% des voix Stéphane finalement Edouard Philippe Horizon ils s'en sortent pas mal on va aller à Nice dans quelques instants ça va un peu casser l'ambiance pour Horizon ils s'en sortent très bien moi je vois autre chose je pense que vous savez en fait on verra à l'issue du deuxième tour il faudra compter mais cette élection c'est une élection municipale d'une manière générale c'est une élection d'une très grande stabilité vous avez les deux tiers des exécutifs qui sont renouvelés à chaque fois en fait c'est à dire il y a une grande continuité et ce qu'on appelle la prime au sortant au municipal ça marche à plein il y avait un doute cette année on voit la problématique du faible taux de participation les choses auraient pu tourner différemment mais je pense que c'est très paradoxal ce que je vais dire mais je pense que la guerre au Proche-Orient en fait dans la dernière ligne droite elle a escamoté éclipsé les campagnes en tout cas au niveau national la campagne des municipales a disparu des antennes et des ondes au niveau national mais en créant une angoisse internationale etc je pense que ça a pu redonner un petit coup de vigueur à la prime au sortant parce que quand vous avez la trouille quand vous vivez dans un contexte difficile vous avez besoin d'être rassuré et être rassuré en général c'est redonner votre voix ou chercher une stabilité une continuité au niveau du politique et ça je pense que ça a pu jouer ça peut être une des choses qui explique le décalage entre les sondages à un moment dans certaines villes et ce résultat de premier tour peut-être au Havre ça a été le cas je pense par exemple à Lyon aussi où Grégory Doucet a été donné nettement distancé par Jean-Michel Aulas et tourne en tête au premier tour ça ça fait partie des surprises et ça peut venir de ça aussi et je vous promets on va à Lyon dans quelques instants mais on va s'intéresser aux résultats du rassemblement national de leurs alliés de l'UDR et justement on va à Nice là c'est la soupe à la grimace pour Horizon on en parlait il y a quelques instants Stéphane Duguay vous êtes sur la promenade des Anglais à Nice on vous retrouve très beau soleil très belle vue dis donc Stéphane le duel fratricide a tourné à l'avantage d'Éric Ciotti Stéphane oui hier soir c'était un peu deux salles deux ambiances selon si vous étiez au QG d'Éric Ciotti ou au QG de Christian Estrosi parce que vous le voyez sur cette une de Nice matin Éric Ciotti fait la course en tête voilà le candidat député UDR soutenu par le rassemblement national est arrivé en tête avec 43,4% des voix loin devant Christian Estrosi le maire sortant son ancien mentor qui est deuxième avec 30,9% des suffrages pour Éric Ciotti c'est la preuve que les Niçois veulent tourner la page d'un système à bout de souffle a-t-il dit devant ses militants pour Christian Estrosi c'est un résultat qui est évidemment un tremblement de terre il n'a jamais terminé deuxième d'une élection municipale depuis qu'il s'y présente c'est-à-dire depuis sa première élection à l'hôtel de ville de Nice en 2008 hier soir Christian Estrosi a longuement pris la parole à son QG il a d'abord vanté son bilan 18 ans de mandat avant de tacler Éric Ciotti et de s'ériger en rempart il a rappelé que son ancien collaborateur était soutenu par le Rassemblement National et il a appelé à je cite un grand rassemblement de la résistance pour empêcher la victoire de l'extrême droite selon le maire sortant ce n'est pas qu'une bataille pour Nice c'est une bataille pour la France c'est ce qu'il a dit hier soir et pour espérer remporter cette bataille il fait du pied aux électeurs de gauche notamment ceux de la candidate écologiste PS-PCF Juliette Chenel-Leroux qui s'est aussi qualifiée pour le second tour avec 11,9% des suffrages jusqu'ici elle a catégoriquement refusé de se retirer pour faire barrage autre réserve de voix potentielle pour Christian Estrosi les 8% de la candidate soutenue par la France Insoumise sachant que du côté d'Éric Ciotti les réserves de voix sont assez maigres vu le faible score du candidat reconquête hier soir à Nice ces résultats viennent aussi conclure une campagne de premier tour très violente notamment marquée par l'affaire de la tête de port retrouvée devant chez Christian Estrosi à Nice comme ailleurs les candidats ont jusqu'à demain soir pour déposer leur liste de second tour et pour rentrer dans une campagne qui s'annonce ici à Nice pas moins violente que la première effectivement on vous retrouve dans quelques instants Stéphane un peu plus tard dans cette émission le duel fratricide qui a donc tourné à l'avantage d'Éric Ciotti alors là à Nice dans cet entre-deux-tours Elisabeth va se poser la question du front républicain Stéphane le disait Christian Estrosi appelle à faire barrage à l'extrême droite est-ce que ça peut marcher ?
En tout cas c'est une sacrée revanche pour Éric Ciotti qui était parti avec le goudon et les plumes de LR un épisode rocambolesque volvilesque une histoire de clé enfin se souvient c'était ça avait provoqué la risée évidemment largement dans les rédactions et au-delà et là c'est la revanche d'Éric Ciotti une belle revanche il a un score quand même très conséquent face à Christian Estrosi qui subit l'usure et avec un parfum d'affaires dans son sillage alors il s'est posé hier en rempart vivant face au risque de laisser les clés de la ville au RN c'est pas tout à fait le RN mais enfin c'est le parti UDR rallié au RN est-ce que ça peut marcher ?
On est dans le sud-est il y a une porosité quand même de l'électorat il y a une lassitude face à cette guerre entre les deux frères et demi c'est pas sûr que ça fonctionne franchement je vous donne mon avis on verra Yves juste il y a la question du fonds républicain puis il y a aussi la question de est-ce que Éric Ciotti a réussi sa stratégie avec l'UDR il y a une autre ville qu'on regarde avec attention c'est Montauban dans le sud-ouest où là aussi c'est un candidat UDR qui arrive en tête qui suit l'électorat de Brigitte Barèche qui elle aussi était UMP puis qui finalement a basculé UDR est-ce que ça valide quand même la stratégie d'Éric Ciotti ?
Oui jusqu'à un certain point mais il faudrait aller dans le détail moi je pense oui que oui mais il faudrait que ça soit confirmé par le détail moi je pense que ce qui s'est joué à Nice je crois que et pour être allé animer le débat là-bas j'ai regardé un peu ce qui se passait à Nice il y a quand même un phénomène d'usure de la part de Christian Estrosi il y a aussi sa vie dans la ville de Nice avec sa nouvelle épouse tout ça je ne suis pas sûr que ça a été bien reçu sa nouvelle épouse il y a un bout de temps quand même oui non mais d'accord mais c'est à l'échec d'un mandat à l'échec d'un mandat ou deux et tout ça il y avait une volonté de renouvellement parce que sincèrement je vais vous dire entre Éric Ciotti et Christian Estrosi il n'y a pas grande différence de programme et justement dans le débat que vous avez co-animé non mais c'est surtout dans le débat que vous avez co-animé c'était à quelques jours du premier tour Christian Estrosi il a quand même joué la carte de on était proche on était dans le même parti est-ce que du coup ça ne rend pas compliqué maintenant d'appeler un barrage à l'extrême droite Oui bien sûr il y avait un côté sentimental dans cette enfin ça a été comme ça ça a été joué comme ça on va voir je crois que ça va être difficile parce qu'attendez Mme Damiano de la France Insoumise je ne la vois pas très bien appeler à voter pour M.
Estrosi alors évidemment ses électeurs on verra ça va être intéressant de voir si Mme Chenel se maintient mais enfin bon il me semble il me semble quand même que ça va être très très difficile pour Christian Estrosi de remonter la pente très très difficile Il peut marcher le front de public parce que dans ce même débat Juliette Chenel semblait dire qu'elle allait se maintenir en disant Christian Estrosi Eric Ciotti c'est kiff kiff Alors moi je pense que ça va être très très difficile l'avance d'Eric Ciotti est quand même majeure et ça va être très difficile de rattraper en une semaine ce différentiel surtout s'il y a une triangulaire à l'arrivée c'est clair Mathieu un dernier mot sur Nice un dernier mot sur Nice ça illustre même assez bien la médiocrité du débat dans les grandes villes du débat politique dans les grandes villes avec en plus l'affaire du cochon à Nice on a sombré effectivement dans le grotesque peut-être une manipulation en prime enfin vraiment tout ça est navrant c'est des têtes de porc qui a été retrouvé devant le domicile de Christian Estrosi et du coup l'enquête remonte il y avait peut-être des proximités c'est possible que Christian Estrosi lui-même soit vaguement impliqué dans l'atterrissage de la tête de cochon sur son paillasson bon mais l'enquête n'est pas en tout cas globalement on peut se dire que le débat à Nice n'a pas brillé en fait par sa qualité comme il n'a pas brillé par sa qualité à Paris à Lyon etc c'est un premier problème deuxième ça confirme que Nice n'est pas une ville de gauche et ça confirme qu'il s'agit d'une ville où la porosité comme le disait Elisabeth depuis très longtemps en fait entre la droite et l'extrême droite est marquée et ça confirme la fin du règne sans aucun doute de Christian Estrosi Autre ville où le Rassemblement National arrive en tête non loin de Nice c'est la ville de Toulon bonjour Clément Perrault vous êtes avec nous depuis Toulon Laure Lavalette qui est la candidate du Rassemblement National largement en tête au premier tour elle faisait face à une droite divisée
Oui et ce matin Toulon se réveille avec le Rassemblement National aux portes de sa mairie Laure Lavalette effectivement est arrivé nettement en tête hier avec 42% des voix derrière c'est José Massy la maire sortante sans étiquette qui fait 29% mais attention on se dirige Oriane sans doute vers un second tour qui sera très serré pourquoi ?
parce que José Massy a plus de réserve de voix sur le papier que Laure Lavalette en troisième position c'est le sénateur Les Républicains Michel Bonus il fait un peu plus de 15% il devrait se désister pour José Massy si on ajoute les voix de la gauche 8% pour les socialistes 4% pour les insoumis et bien ça pourrait permettre à José Massy de passer devant Laure Lavalette mais attention toujours au report de voix vous le savez en politique en matière de report de voix 2 plus 2 ne font pas toujours 4 ce sera vraiment tout l'enjeu pour ce second tour j'étais hier soir dans les QG des deux candidates qualifiés nulle part on a sabré le champagne nulle part on a crié victoire tout le monde sa corde sur un point ce sera très serré au deuxième tour ça va se jouer à quelques voix
Merci beaucoup merci Clément effectivement alors là on est dans une autre configuration c'est à dire que Laure Lavalette est en tête au premier tour mais Clément le disait il y avait deux listes de droite la droite arrivée seconde s'est retirée donc le second tour est loin d'être joué à Toulon Oui oui mais tout a été parfaitement dit par votre confrère Clément et c'est là où on parlait de plafond de verre tout à l'heure elle a peu de réserve de voix si elle échoue à Toulon ce sera quand même un enseignement intéressant on peut être puissant on peut conforter un ancrage et on peut buter sur des conquêtes de cet ordre là effectivement il y avait une configuration particulière avec une mère sortante et un dissident il s'est retiré hier comme il l'avait promis pendant la campagne d'ailleurs donc c'est assez républicain deux et deux ne font pas quatre que feront les électeurs sur le papier c'est pas gagné en tout cas pour Laure Lavalette dont on avait dit qu'elle bénéficiait d'une dynamique extravagante Est-ce qu'elle a fait un score suffisamment important au premier tour pour pouvoir l'emporter au second ?
Moi je n'y ai jamais cru ici même d'ailleurs avec Elisabeth j'avais dit que ça serait très serré parce que je voyais mal comment les deux listes derrière qui sont des listes de droite ne pourraient pas s'accorder pour faire face à Laure Lavalette alors c'est une ville qui a déjà connu le Rassemblement National Toulon donc c'est pas quand on dit le Rassemblement National est aux portes de la mairie ça s'est déjà produit elle est déjà rentrée dans la mairie ça s'est mal passé d'ailleurs mais c'est une partie très très difficile pour elle pour Madame Lavalette c'est loin d'être acquis On va regarder d'autres villes dans les Alpes-Maritimes où le RN l'emporte dès le premier tour c'est la ville de Cagnes-sur-Mer c'est la quatrième ville des Alpes-Maritimes et Brian Masson le maire sortant le LR Louis-Nègre il emporte avec 50,21% des voix autre ville des Alpes-Maritimes qui était scrutée c'est Menton là aussi la députée RN Alexandra Masson est largement tête 36,5% des voix et trois autres listes de droite au second tour dont celle de Louis Sarkozy qui est arrivé troisième dans le sud-ouest également dynamique du Rassemblement National la plus grosse ville actuellement détenue par le RN va le rester c'est Perpignan bonjour Pierre Mathis vous êtes le rédacteur en chef de l'Indépendant et le maire Louis Arlio est réélu dès le premier tour
oui bonjour Louis Arlio a réussi son pari parce que c'est ce qu'il avait annoncé c'est ce qu'il voulait être élu au premier tour il y arrive juste au-dessus de la barre des 50% mais il y arrive bien ce qu'on peut ce qu'on peut noter plusieurs choses c'est que ça a été une campagne relativement discrète et même d'une certaine manière qui n'a peut-être jamais vraiment commencé il a bénéficié du fait qu'en face de lui il y avait des listes notamment à gauche qui étaient très divisées on peut aussi noter que son pari gagnant c'est vraiment celui de la continuité voire d'aller encore même plus loin dans la notabilisation puisque sur sa liste il avait 11 personnes qui étaient dans la liste de Jean-Marc Pujol le maire qui l'avait battu en 2020 donc on est vraiment autant en 2020 Louis Alliot incarnait une forme de rupture par rapport à ce qui se passait à Perpignan autant aujourd'hui c'est lui qui incarne la continuité
Un mot sur une autre ville Pierre-Mathis c'est la ville de Carcassonne
Oui Carcassonne où là on se retrouve dans une situation où le Rassemblement National a réussi un bon premier tour avec 34-52% des voix pour Christophe Barthès là ce qui va être très important ça va être les tractations qui vont commencer puisque derrière il y a quand même on a un candidat au réseau à 25%
un candidat de gauche autour de 24% et un maire sortant qui à 12%
va certainement sortir du jeu donc là les tractations entre les listes qui sont encore en course théoriquement il peut y en avoir 4 vont être vraiment importantes vont se dérouler dans la semaine et puis ce qu'il faut voir c'est que tout ça va se dérouler sur le fond de changements de changements de tête de liste puisque pour le maire sortant Gérard Lara la messe est dite
Merci beaucoup merci Pierre Mathis rédacteur en chef du journal L'indépendant la réélection donc dès le premier tour de Louis Alliot vous en avez parlé on va y aller on va à Lyon maintenant alors Lyon c'est une des grosses surprises de ce premier tour Jean-Michel Eulat s'était donné largement favori jusqu'à ces derniers jours et finalement Stéphanie Depierre on vous retrouve depuis l'hôtel de ville à Lyon finalement Stéphanie c'est une énorme surprise à Lyon Jean-Michel Aulas est au coude à coude avec le maire sortant
Au coude à coude il n'y a pas d'autre mot entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas 37,36% des voix pour le maire écologiste sortant 36,78% pour l'ex-patron de l'Olympique lyonnais les résultats définitifs sont tombés vers 2h du matin un millier de voix séparent les deux adversaires un succès vous l'avez dit un score inattendu tant les sondages prédisaient la victoire de Jean-Michel Aulas déçu l'entrepreneur a payé probablement une fin de campagne difficile un débat télévisé assez catastrophique il faut noter la qualification d'une 3ème liste celle conduite par la députée insoumise Anaïs Belouassa Chérifi qui obtient 10,4% des voix et donc en théorie en position de se maintenir
second tour sera aussi serré que le premier
oui probablement Grégory Doucet veut surfer sur la dynamique il a des réserves de voix sur sa gauche la France insoumise lui a proposé dès hier soir une fusion technique il n'a pour l'instant n'ont pas répondu mais avant le premier tour il n'avait pas fermé la porte aux insoumis le problème c'est qu'il conduit une liste d'union de la gauche avec des socialistes donc les discussions risquent de ne pas être tout à fait simples du côté de Jean-Michel Aulas pas beaucoup de réserve de voix il refuse une alliance avec l'extrême droite il l'a redit hier ici la liste du RN a fait 7% mais Jean-Michel Aulas dénonce déjà une alliance de la honte entre Jean-Luc Mélenchon et Grégory Doucet il a tenté de rester optimiste hier malgré la douche froide à son QG il a dit j'aime les matchs retour Lyon sera-t-elle l'une des villes symboles de la vague verte de 2020 à tomber la semaine prochaine les candidats ont une semaine pour faire la différence
merci beaucoup Stéphanie à tout à l'heure et on va les écouter justement Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet hier soir chez nos adversaires on voit que l'accord de la honte est en train de se mettre en place et je ne pense pas que les Lyonnais et les Lyonnais aient envie que Lyon soit à l'extrême gauche ce qui est certain ce soir c'est qu'à Lyon capitale de la résistance il n'y aura pas d'élus municipaux du rassemblement national nous devons nous alarmer des scores élevés de l'extrême droite à l'échelle de la métropole de Lyon plus que jamais la lutte contre les idées d'extrême droite nous oblige à la responsabilité le 22 mars prochain il vous faudra confirmer ce choix un choix clair net entre deux visions différentes pour notre ville et là on se retrouve face à une question qui va se poser aux écologistes et au PS faut-il faire alliance avec la France insoumise accord de la honte dit Jean-Michel Aulas laissant supposer qu'il y aura une entente entre Grégory Doucet et la candidate de la France insoumise alors Grégory Doucet est quand même sans aucun doute détendu et y compris détendu par rapport à cette question de l'alliance parce que tous les sondages quand même le donnaient 10 à 15 points derrière Jean-Michel Aulas alors moi-même je suis content parce que j'avais varié sur ce plateau aussi qu'il y aurait probablement un effondrement on est loin de l'effondrement mais un effondrement de Jean-Michel Aulas je pense que là encore une fois il y a trois facteurs il y a le fait qu'il y a une sociologie électorale qui était favorable en fait à Lyon comme dans les grandes villes au maire sortant au maire de gauche à la tête encore une fois d'une coalition de gauche il est certes écologiste mais en fait c'était toute la gauche plurielle qui était installée à Paris le fait qu'une politique écolo en fait c'est une politique d'aménagement urbain de réaménagement urbain qui crée des nuisances pour avoir été objet de critique très sévère très forte constante il avait été réélu dans un fauteuil et donc je prédisais d'une certaine façon en fait que Grégory Doucet à la fin s'en sortirait honorablement me semblait-il voilà donc je pense que c'est mal parti pour Aulas et c'est quand même une énorme surprise il y a encore quelques semaines quelques jours personne n'aurait prédit Jean-Michel Aulas derrière Grégory Doucet c'est un reversement de tendance qui marque évidemment le premier tour des municipales il n'a pas beaucoup de réserve de voix Jean-Michel Aulas donc il va jouer à fond la dénonciation d'un possible accord entre les verts et LFI pour essayer d'attirer à lui les électeurs modérés de Lyon et puis aussi peut-être les 7% d'électeurs d'extrême droite donc en brandissant évidemment l'épouvantail de LFI s'il y a un rapprochement Grégory Doucet n'a jamais fermé la porte il n'a jamais insulté l'avenir de ce point de vue-là pendant la campagne à un rapprochement avec LFI il en a besoin même s'il a une dynamique effectivement qui nous a tous surpris hier sur la question des alliances moi j'aimerais insister sur le fait que vous avez des positions radicalement différentes entre le parti socialiste et les écologistes je crois qu'on ne lit pas assez en fait le parti socialiste est très clair pas d'alliance avec la France insoumise les écologistes pas du tout et donc Grégory Doucet moi je pense qu'il va faire alliance avec il y aura une alliance technique avec la liste de la France insoumise qui peut lui permettre de rester en place mais vous avez hier soir ou cette nuit vous avez Marine Tondelier qui a fait ses courses en fait en disant si nous sommes intelligents et si on arrive à s'entendre notamment avec la France insoumise mais dans une logique de grande coalition à gauche elle a fait ses courses elle dit on peut gagner Lorient Villepinte Mulhouse Amiens Saint-Etienne Limoges Toulouse même Nîmes donc voilà le parti socialiste est dans une approche totalement différente ça va poser un gros problème dans certaines villes moi je pense notamment à Nantes Nantes vous avez la maire de Nantes qui est en on va regarder les résultats à Nantes favorable mais les réserves de voix elles sont à droite et sans alliance entre Johanna Roland et enfin le parti socialiste et la liste de la France insoumise qui fait plus de 10% à Nantes je pense qu'elle est en très grande difficulté le problème c'est qu'elle est numéro 2 du parti socialiste et ça la met en porte à faux dans une situation vraiment difficile et on va revenir justement sur ce dilemme qui se joue à gauche on va regarder allez-y sur Lyon sur Lyon à Lyon monsieur Dupalais qui n'est pas du tout rassemblement national qui se présente même il le dit lui-même quasiment le vieil RPR vous voyez donc attention attention Lyon en plus c'est une ville particulière il n'y a pas beaucoup d'extrêmes à Lyon même à gauche c'est une ville d'ailleurs qui a toujours élu des maires ratsoc quoi qui soit de droite ou de gauche c'est quand même très centriste un mot un mot sur la ville voisine c'est Grenoble alors là Grenoble c'est Alain Carignan qui est en tête Alain Carignan en tête du premier tour donc Alain Carignan pour la droite Grenoble c'était la première ville du coin à être tombée dans l'escarcelle des écologistes en 2014 et donc Alain Carignan est devant Laurence Truffin qui représentait du coup les écologistes et la gauche un petit mot peut-être Yves sur cet enseignement ça serait une revanche absolument incroyable parce que l'histoire de Carignan et de Grenoble est absolument folle Carignan a gagné la ville de Grenoble en 1983 alors que tous les bobos de Grenoble étaient partis skier à Champs-Rousse parce qu'il faisait un temps magnifique et c'était une ville emblématique de la gauche de la deuxième gauche ce qu'on a appelé la deuxième gauche la ville de monsieur Dubedou qui avait fait une ville absolument incroyable à la faveur d'ailleurs des Jeux Olympiques Carignan inconnu au bataillon qui était secrétaire général de la chambre de commerce qui gagne et qui s'est représenté il a perdu après parce qu'il a eu maille à partir avec la justice il s'est représenté à chaque élection municipale où il a fait des scores plutôt assez médiocres et alors là c'est quand même incroyable c'est non non non mais vraiment c'est quand même et puis il faut vraiment de la volonté pour il avait raison comme quoi en politique il faut toujours y croire bon c'est pas terminé c'est pas terminé c'est quoi les scores ?
alors Alain Carignan 27-04 et Laurence Ruffin 26,33 il y a 300 voix d'écart il y a 300 voix d'écart à peu près entre les deux et effectivement il y a un second tour qui va être intéressant à regarder on va parler du parti socialiste des villes socialistes c'est du côté de chez vous Stéphane Rennes Nantes Rennes ça semble plutôt bien parti pour la maire sortante Nathalie Aperet qui est effectivement l'otage favorable en tête au premier tour Nantes vous le disiez un petit peu ça semble plus compliqué pour Johanna Roland là aussi la maire sortante mais qui est talonnée par la droite oui il y a un candidat de droite d'union de la droite qui a fait une très bonne campagne et qui est très haut et qui est au coude à coude avec Johanna Roland mais en fait à Nantes il y a eu une grande union de la droite et du centre une grande liste d'union qui sort très haut mais on oublie qu'en fait vous avez en quatrième position arrivé un candidat qui était un candidat renaissance qui avait monté une liste dissidente et qui fait quand même plus de 8% des suffrages en fait s'il y avait eu une union totale au premier tour on peut se dire qu'en fait ce candidat de la droite et du centre aurait pu arriver devant Johanna Roland et lui il a cette réserve de voix alors que Johanna Roland elle le problème c'est qu'elle a une liste la France insoumise qui est en capacité de se maintenir au second tour parce qu'elle fait plus de 10% comme dans de très nombreuses grandes villes et que là la question de alliance pas alliance elle va se poser avec le risque de si Johanna Roland reste dans l'idée de si elle suit les consignes de son parti il n'y a aucune alliance avec la France insoumise elle risque de perdre sa ville ce qui sera un coup de tonnerre ce qui sera un coup de tonnerre pour Nantes un mot peut-être Yves sur une ville en revanche que pourrait regagner le parti socialiste c'est Strasbourg c'est Catherine Trottmann là aussi en retour qui arrive en tête à Strasbourg c'est assez serré avec la droite ça a l'air quand même assez serré il faut voir les reports de voix je n'ai pas regardé de façon très attentive mais effectivement c'est un retour aussi c'est un comeback spectaculaire pour Mme Trottmann mais il faut voir si ça tient pour le deuxième tour je ne sais pas L'un des enseignements de ce scrutin c'est la poussée de la France insoumise au municipal exemple à Roubaix où on retrouve Hélène Bonduelle bonjour Hélène merci beaucoup d'être avec nous Roubaix où le candidat de la France insoumise David Guiraud arrive largement en tête
largement en tête il a même frôlé l'élection dès le premier tour David Guiraud puisqu'il est arrivé avec plus de 46% des voix ici à Roubaix devant le maire sortant Sandi Vertroite Alexandre Garcin avec 20% des voix c'est vrai que ça fait plus d'un an et demi que David Guiraud l'insoumis est parti en campagne ici à Roubaix et je peux vous dire qu'hier l'ambiance était assez électrique dans le hall de l'hôtel de ville puisque la plupart des gens qui étaient là c'était des supporters de David Guiraud qui l'ont applaudi une salve d'applaudissement quand il est entré dans l'hôtel de ville même qu'entre le maire sortant et pourtant candidat Alexandre Garcin a proclamé les résultats et bien il y avait des huées pour lui les gens criaient David, David et puis David Guiraud l'insoumis est sorti il a pris le micro devant l'hôtel de ville il a harangué la foule en disant dans 7 jours dans une semaine on reprend on prend pardon les clés de l'hôtel de ville de Roubaix on rend l'hôtel de ville de Roubaix aux Roubaixiens mais tout cela ça dépendra évidemment de l'abstention
et ça dépendra aussi de ce que vont faire la droite et le parti socialiste est-ce qu'il peut y avoir un barrage anti-LFI ?
Exactement ça dépendra de ça aussi alors je peux vous dire qu'hier soir David Guiraud n'y croyait pas du tout un maire sortant un élu de l'opposition qui se rassemble ce serait trahir les Roubaixiens nous a-t-il dit mais hier dans son allocution et bien Alexandre Garcin le maire sortant d'hiver droite a tendu la main à Karim Amrouni le candidat socialiste en disant je ne veux pas être le marche-pied d'un parti sous-entendu la France Insoumise il lui a tendu la main mais quand nous on s'est rendu au local du candidat socialiste hier soir et bien il n'acceptait pas du tout cette main tendue pour le moment il n'a absolument pas l'intention de retirer sa liste donc est-ce qu'il y aura un barrage contre LFI ou pas vous savez les candidats ont jusqu'à demain 18h pour déposer leur liste et pour l'instant à l'heure où je vous parle il y a toujours 4 listes en liste au second tour à Roubaix ici
et merci beaucoup Hélène Bonduel pour ce point très complet sur Roubaix alors on a beaucoup parlé durant cette campagne du cordon sanitaire anti-LFI est-ce que là Roubaix ça va être l'exemple pratique de savoir s'il y aura barrage ou pas à la France Insoumise en tout cas c'est un cas d'école elle vient de loin sa campagne il a fait une très bonne campagne il a fait oublier le sigle de LFI plus d'un an qu'il abour le terrain il n'a pas du tout du tout parlé de toutes les polémiques autour de Jean-Luc Mélenchon c'est des rapages ou relents pas du tout et donc c'est une ville très importante de plus de 100 000 habitants qui tombe dans l'escarcelle de LFI c'est une grosse prise quand même pour eux et il devrait sortir il a presque rêvé de passer au premier tour hier soir David Guiraud et ça pose la question au parti socialiste et aussi à la droite le parti socialiste est-ce qu'il faut favoriser l'élection de David Guiraud est-ce qu'il faut lui faire barrage là ça va être la question qui va se poser bon là je pense que de toute manière la paix c'est peut-être perdu de toute manière je dirais qu'il y a un réservoir résiduel de voix de gauche j'emploie à dessein le mot de voix de gauche du candidat socialiste qui va sans doute se porter directement sur David Guiraud donc je crois que là il n'y a pas tellement pour le parti socialiste se désister dans cette ville là ça n'a pas grande signification alors pour le coup je ne crois pas autre ville qui symbolise la percée de la France insoumise c'est la ville de Lille là aussi c'est une petite surprise Lille puisque le parti socialiste qui est à la tête de la mairie c'est la succession de Martine Aubry qui se joue à Lille le parti socialiste est au coude à coude avec la France insoumise là pour le coup c'est les écologistes qui ont la clé du scrutin mais à Lille le PS est devant le vrai sujet il est peut-être davantage à Toulouse ou à Limoges où LFI pour le coup est devant le PS et donc là se pose la question de l'alliance fondamentalement encore une fois le fait majeur avec LFI dans cette élection pour la première fois c'est le fait que LFI et le PS émargent électoralement de façon favorable dans les grandes métropoles et donc c'est dans les grandes métropoles que le PS pour garder ses bases doit se poser la question de discussions éventuelles ou pas avec LFI mais encore une fois la percée des LFI elle est réelle Roubaix va tomber Saint-Denis est déjà tombé il faut remettre ça en perspective la France insoumise dans les grandes métropoles ou dans les grandes villes elle faisait aux dernières élections législatives comme aux présidentielles des scores considérables Jean-Luc Mélenchon il fait 22% au plan national dans ces grandes villes il est à 30 aux législatives la France insoumise était entre 30 et 40 donc là on parle de villes où au mieux comme à Toulouse elle est autour de 20 et en réalité dans les grandes villes elle est autour de 10 12 mais à 10 12 encore une fois elle empêche le PS donc encore une fois ces grandes métropoles sont devenues le bastion en fait elle pose la question au PS de possibles alliances ou pas Et Olivier Faure qui a évidemment réagi hier soir la stratégie de conflictualisation de Jean-Luc Mélenchon a montré ses limites quand on voit les résultats est-ce qu'elle a vraiment montré ses limites cette stratégie de la France insoumise Elisabeth ?
Non il y a un désir de rupture dans l'électorat français à gauche la France est en colère donc elle vote RN elle ancre les candidats et effectivement elle vote LFI parce qu'elle ne croit plus en l'offre alternative à gauche le quinquennat de François Hollande continue de produire des effets délétères pour la gauche du gouvernement et promeut LFI malgré les polémiques parce que les candidats de LFI incarnent une rupture à laquelle ils aspirent c'est un peu ça la leçon aussi que va faire Il y a un vote contestataire dans les zones urbaines que ce soit moi ce qui se passe avec la France insoumise là me rappelle étrangement ce qui se passait il y a 30 ans avec le Rassemblement National Juste avant de faire réagir Stéphane que va faire que doivent faire les candidats du Parti Socialiste on va écouter ce qu'en pense François Hollande il était ce matin sur France Inter la France insoumise se maintient partout tout en prétextant qu'il y a un front antifasciste à faire c'est quand même assez paradoxal de dire le fascisme serait à nos portes mais nous on se maintient partout alors là où la France insoumise est arrivée en tête je comprends que ce soit difficile pour les socialistes mais l'avis que je peux formuler c'est dire là où nous ne sommes pas en capacité de l'emporter là où la France insoumise est en tête et bien la meilleure des solutions c'est soit le retrait soit le maintien voilà c'est des questions qui vont se poser à Toulouse à Limoges où là la France insoumise est devant le Parti Socialiste avec possibilité de faire basculer la ville à Toulouse il y a une conférence de presse là dans deux heures PS LFI voilà les deux ils ont discuté toute la nuit donc on voit à peu près sur quoi ça va déboucher question à Avignon aussi là c'est le Parti Socialiste qui est devant LFI d'une courte tête mais Olivier Faure répétait hier il n'y aura pas d'accord national mais localement les questions vont se poser Stéphane bien sûr que les questions vont se poser localement mais encore une fois moi je voudrais juste revenir sur le on parle beaucoup de la percée des extrêmes du Rassemblement National et de la France insoumise je pense qu'il faut relativiser tout ça il y a une performance de la France insoumise c'est vrai avec on l'a dit Saint-Denis c'est quand même une ville de 150 000 habitants c'est énorme ils sont premiers à Roubaix ils peuvent prendre Roubaix la Courneuve etc d'accord mais pour le reste si vous voulez en fait ce qui frappe les esprits c'est qu'ils sont présents dans la plupart des grandes villes parce qu'ils ont dépassé la barre des 10% mais en fait il faut se souvenir d'une chose c'est que les municipales les municipales précédentes en fait sont des élections que la France insoumise enjambait ou sur laquelle elle présentait des candidats mais en alliance avec le reste de la gauche pour la première fois en fait on a la France insoumise qui a changé de pied et qui a décidé de présenter des listes complètes dans la plupart des grandes villes partout ils ont énormément de candidats à leur couleur ils sont effectivement présents au deuxième tour dans la plupart des grandes villes ce qui pose problème au reste de la gauche c'est clair mais en fait avec des étiages qui dépassent 10% mais c'est pas foufou non plus vous l'avez très bien dit en fait ils sont en recul par rapport à ce qu'ils faisaient notamment lors des législatives donc quand on parle de percée je pense qu'il faut remettre les choses en place et pour le Rassemblement National le Rassemblement National confirme en fait en obtenant la réélection d'un certain nombre de maires au premier tour c'est le cas à Perpignan c'est le cas à Hénin-Beaumont c'est le cas à Fréjus ils prennent Cagnes etc.
d'accord mais en fait le Rassemblement National c'est pareil eux ils sont dans une logique de progression constante à ces élections locales depuis plusieurs dizaines d'années en fait et en fait ils confirment mais c'est pas non plus c'est pas non plus une déferlante des extrêmes que ce soit une déferlante du Rassemblement National ou une déferlante de la France Insoumise il faut remettre les choses il faut remettre les choses il faut remettre les choses il faut remettre les choses il faut remettre les choses il faut remettre les choses il faut remettre les choses Merci à tous les quatre merci d'avoir tiré les premiers enseignements des résultats de ce premier tour Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat