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interviewSud Radio (sur YouTube)· 31 juillet 2025 140 min

Débats de l'été : Factures d'énergies en hausse - Polémique Darmanin - Restaurants en crise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo. Bonjour à toutes, bonjour à tous.

Ravi de vous retrouver pour 3h de direct, d'information, d'échange, de décryptage et vous aussi auditeur 0826 300, vous connaissez le réflexe, vous connaissez le numéro. Appelez-nous pour réagir, pour nous interpeller et puis bien sûr pour faire avancer les différents sujets de débat qu'on va aborder ce matin. Mais laissez-moi tout d'abord évidemment vous présenter le programme de votre matinée à 12h30.

L'invité du jour avec cette question : "La gastronomie française doit-elle être une exception culturelle Plus de 60 grands chefs français demandent que cette gastronomie française soit reconnue comme exceptionnelle face aux menaces fiscales, face aux menaces économique, face aux menaces réglementaires. Alors qu'aujourd'hui, c'est en moyenne, écoutez bien, 25 restaurants qui ferment par jour. Notre invité, le chef Thierry Marx également président de l'UMIC et l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie quitte son tablier et sa toque pour s'installer avec nous à l'heure du déjeuner.

Et puis à 1215, le fait du jour la difficile la difficile insertion des personnes handicapées en 2023, c'était 3 millions de français âgés de 15 à 64 ans qui étaient reconnus comme handicapés et moins de la moitié sont actives. Une tribune signée et encouragée par Yanis Bacha, directeur de la communication de la GFIP, nous dira que faire de l'affichage, c'est bien, mais dans ce cas-là, il faut nous présenter au cœur de la vie active si on veut vraiment aider les personnes handicapées. Et puis dans une grosse demi-heure, vos grands débats de l'été 0826 300300, l'application bien sûr Sud Radio ainsi que les réseaux sociaux Twitter et Facebook notamment avec ces questions.

Emmanuel Macron, la France peut-elle encore inspirer la crainte ? C'est ce qu'il a notamment sous-entendu hier en conseil des ministres après la signature disons déprimante de l'accord entre les États-Unis et le l'Union européenne. Et puis le ministre de la justice, Gérald Arrmanin, refusé de serrer la main.

Liberté d'expression ou manque de respect. C'est en tout cas ce qui s'est passé lorsqu'il est venu présenter sa nouvelle loi, sa nouvelle réforme de la justice au tribunal de Nanterre. Forcément, il y a eu quelques altercations.

Une avocate alors qu'elle voulait débattre avec le ministre a refusé de lui célérer la main. Alors qu'est-ce que c'est que ce pays ? ou juste pour un désaccord, nous ne serrons plus la main de nos représentants politiques.

Là aussi, j'attends vos témoignages, vos réactions. 0826 300 300 et puis vous êtes peut-être en vacances chez vous, vous avez un budget très serré. Est-ce que il est serré au point de ne plus laisser passer un restaurant de temps en temps parmi vos petits plaisirs ?

Est-ce que les restos sont devenus un luxe inaccessible ? C'est la question qu'on se posera notamment à partir de 11h30. Et là aussi, j'attends vos témoignages, vos commentaires réseaux sociaux, applications Sud Radio.

Mais tout d'abord, vous connaissez le programme juste après 10h, c'est le chiffre du jour. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu.

Programme chargé mais passionnant notamment avec cette question et ce chiffre le premier. Pourquoi le chiffre premier ? Parce que le 1er août, la TVA sur le prix de l'abonnement des factures d'énergie va augmenter de 0,6 % à 5,6 % en moyenne.

Bonjour Sylvain Lefaler. Est-ce que vous êtes avec nous mon cher Sylvain ? Vous êtes un interlocuteur de choix normalement en plus.

Vous êtes le cfondateur d'Elow Wat et pendant que les équipes qui sont en régie que sont l'ami Jamel et l'ami Manu pour essayer de vous récupérer, on va essayer d'expliquer ce qui va se passer avec la hausse de la pr du prix de l'électricité. Vous savez que c'est récurrent mais là ça peut être un peu plus compliqué. Est-ce que Sylvain Lefaleur ?

Bonjour, est-ce que vous êtes avec nous ? Oui, on vous entend. Ah, bonjour.

Merci beaucoup d'être d'être avec nous ce matin. Vous êtes le condateur des LWAT et je le disais, s'il y a un chiffre à retenir aujourd'hui, c'est le 1er août. Le 1er août, c'est demain.

Et la TVA sur le prix de l'abonnement des factures d'énergie va augmenter sensiblement. Est-ce qu'on sait pourquoi déjà ? Oui, tout à fait.

Donc la TVA sur les factures d'énergie en fait aujourd'hui elle a 20 % sur la consommation et c'est une spécif une spécificité française, c'est à 5,5 % sur l'abonnement. Donc l'abonnement, c'est la partie du tarif. Et en fait la cette TVA 55 va donc passer à 20 % pour l'abonnement également pour une question de conformité avec les réglementations européennes.

Alors c'est ça qui est qui est un peu déstabilisant quand on essaie de se renseigner, c'est uniquement pour se conformer en réalité aux réglementations européennes qui ne permet pas qu'il y ait de double taxation sur un certain nombre de produits. D'où l'électricité. Mais dans ce cas-là, pour faire un alignement d'une certaine manière, pourquoi ne pas s'aligner sur la taxe française qui est à la TVA baisser à 55 et pourquoi dans ce cas-là s'aligner sur la taxe à 20 %.

Ben, si on alignait toute la TVA sur 5,5 %, alors ce serait une bonne nouvelle pour nos factures d'électricité et de gaz à tous, mais ça représenterait une baisse de l'ordre selon les consommations de de 10 à 15 % de toutes les factures d'énergie. Donc ce serait en terme de financement ce qu'il faut pour faire ça, c'est l'équivalent du bouclier tarifaire qu'on avait pendant la crise de l'énergie. H c'est-à-dire que l'État la main à la poche pour justement ne pas voir cette perte d'entrée d'argent dans les caisses.

C'est ça en fait aujourd'hui souvent l'abonnement hein donc la part fixe du tarif ça va c'est souvent entre 10 et 20 % de sa facture d'énergie. Donc c'est uniquement cette partie-là effectivement que la TVA va passer de de 5 à 20 %. Et le point de départ, c'est aussi une bah un peu une spécificité française.

C'est assez rare d'avoir des taux différents sur un même produit, c'estàdire sur sa facture d'énergie, deux taux de TVA différents. Ça c'est quelque chose qui était assez assez peu classique et un peu étonnant. Oui, ça c'est sûr.

Un peu étonnant, c'est le moins qu'on puisse dire. De ce que je comprends aussi sur ce sujet, c'est qu'en réalité pour éviter que la hausse ne soit trop significative et arrêtez arrêtez-moi Sylvain Le Faleur si je me trompe, c'est que l'État français lui va baisser. Bon, c'est c'est là qu'on voit qu'on est en France he quand même.

Va baisser d'autres taxes qui sont déjà en vigueur sur l'électricité. C'est correct aussi ça ? Oui, tout à fait.

En fait, ce qu' a voulu faire le gouvernement, c'est effectivement de baisser d'autres taxes afin qu'en moyenne, il y ait pas de hausse de facture pour les particuliers. H sauf qu'en fait, on augmente le prix de l'abonnement et du coup, ce qui baisse, c'est les taxes sur le prix du kilow, sur la part variable. Oui.

Donc, en pratique, il y a quand même des gagnants et des perdants. Hm. Sylvin Lefer, vous êtes le confondateur d'OWAT et euh vous êtes extraordinaire parce que vous vous essayez de nous trouver justement des biais pour euh réduire à tout prix notre facture d'électricité qu'on essaie quand même de comprendre et qu'on s'arrête un instant sur cette histoire de taxe.

C'est quand même lunaire quand on se penche dessus. Il y a la taxe qui est la turbe. C'est ça parmi les taxes que vont vont essayer de baisser l'État qui est la taxe sur le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité.

Qu'est-ce que c'est que ça ? Oui. Alors ça c'est pas vraiment une taxe hein, mais effectivement c'est comme un c'est un des frais qu'on paye tous sur nos factures d'énergie et ça ça vient payer le réseau.

Donc ça vient payer donc c'est une taxe pour l'entretien du réseau électrique. Bah sur l'entretien sur son développement on continue aussi à à tirer des câbles ou à installer des compteurs communiquants. Ça vient effectivement payer l'ensemble de ces prestations.

Et il y a une autre taxe aussi que l'État va essayer de baisser pour que cette augmentation de la TVA puisse passer sans trop de douleur au niveau du porte-monnaie. C'est la taxe qui s'appelle l'assise. Oui.

Qu'est-ce que c'est que ça aussi ? Parce que pardon, ce qui est un peu déprimant à chaque fois qu'on essaie de se plonger dans des sujets, c'est qu'on découvre des taxes, on découvre des acroniques, on sait pas ce que ça fait mais on sait qu'on le paye. Donc qu'est-ce que c'est que l'assise ?

Tout à fait. Laisse donc c'est une une taxe effectivement sur électricité qui vient permettre différentes choses mais notamment de financer le développement des renouvelables ou la péréquation tarifaire. C'est-à-dire que en France, qu'on soit dans les DOMTOM ou en France, tout le monde paye le même prix pour son électricité, même si les coûts de production sont très différent.

En fait, ce qui se passe c'est déjà une taxe que le gouvernement avait avait modifié notamment pour faire le bouclier tarifaire, hein, donc en ramenant cette taxe à un niveau très faible afin de de réduire l'impact pour les particuliers des des hausses de prix. Hm. Donc là, c'est un petit peu le même le même équilibrage.

Euh le gouvernement voulait pas qu'il y ait de mouvement à récre important en milieu d'année et donc il équilibre un peu avec cet outil là. H et dans les justement dans cette hausse, est-ce qu'on a une idée en chiffre un peu concret si on prend le budget moyen qu'on les Français pour l'électricité à leur domicile, l'augmentation théorique qu'on est en train d'évoquer, ça va augmenter en euros concrètement de combien sur la facture à la fin du mois ? Ouais.

Alors, ça va vraiment dépendre des des typologies de consommation, hein. En fait, on a le prix du kilow qui baisse et le prix de l'abonnement qui augmente. Donc, ceux qui verront leur facture augmenté euh c'est en fait paradoxalement les petits consommateurs qui peuvent voir leur facture augmenté de quelques dizaines d'euros sur l'année.

Et les gros consommateurs, eux, ils vont aussi bah en fait là leur facture plutôt baisser parce que eux, ils sont très sensibles à l'évolution du prix du kilwater. aussi les de grandur c'est pour certaines personnes, c'est neutre et pour les petits ou gros consommateurs, on est sur l'ordre de quelques dizaines d'euros. Donc je résume cette augmentation de TVA, je suis j'ai un petit appartement, je fais très attention, j'ai peut-être même des heures alternées pour le chauffage, pour le gaz, pour l'électricité, pour tout ça.

Admettons, je fais fonctionner, je fais attention à tout. J'ai un petit abonnement électricité. Je vais payer plus cher même si ma consommation ne bouge pas parce que la TVA augmente mais j'ai prenons le cliché totalement un immense appartement où j'ai pas de mal à me considérer à Versailles.

Là en revanche ça pourrait même baisser parce que le prix du kilw c'est qu'il y aura sensiblement que la TVA qui aura augmenté. C'est ça ? Oui, c'est ça.

Tout à fait. Donc donc c'est c'est un fonctionnement qui est totalement injuste. C'est les les personnes qui verront leur leur facture augmenté.

C'est une augmentation hein de de quelques euros quelques dizaines d'euros. Euh c'est une augmentation en pourcentage euh qui peut aller de 1 2 3 jusqu'à 5 % en gros. Mais c'est une augmentation qui est sur une facture d'électricité qui est très faible au départ.

Mais est-ce que il y a moyen potentiellement pour des pour des consommateurs à ce moment-là ? Je m'adresse à vous le cofondateur des Low Wats Sylvain Lefalur. Comment on fait potentiellement si vraiment les quelques dizaines d'euros sur une facture d'électricité ce n'est pas jouable ?

On voit à quel point les fins de mois sont difficiles partout. Vous parliez de quelques euros en plus, quelques euros en plus uniquement pour pouvoir vivre avec de l'électricité. C'est considérable ?

Est-ce qu'il y a des moyens d'interpeller l'État ou de retarder ce mécanisme ? Bon, d'interpeller l'État, oui, on peut. Je sais pas qu' entr le succès.

Mais par contre, il y a des vraies choses qu'on peut faire quand on a un particulier pour réduire ses factures d'énergie. La première, c'est que là déjà aujourd'hui ce qui augmente c'est l'abonnement. L'abonnement en électricité, il dépend de la puissance souscrite.

Nous, ce qu'on peut voir euh chez Lowat, c'est qu'on a énormément de particuliers en France qui ont pas la bonne puissance souscrite, qui ont souvent une puissance qui est purimensionnée. Donc la conséquence de ça qui est trop élevé. Et donc pour savoir si sa puissance est trop élevée, d'ailleurs on peut le voir directement par exemple dans l'application Elowat, une application gratuite qui permet de suivre et de comprendre sa consommation d'énergie, savoir comment la résoudre et on voit pas mal de clients qui en fait vont avoir par exemple une puissance de 12 KVA alors que 6 KVA suffirait pour leur logement.

Donc il payent un abonnement beaucoup trop important pour la consommation qui est la leure au quotidien. Et en plus la TVA était à 55 sur cet abonnement et là elle passe à 20 % donc il payait déjà beaucoup trop cher et là ça va s'accentuer. Donc ça c'est la première chose qu'on peut faire.

Vérifier qu'on a la bonne puissance souscrite. La deuxième chose qu'on peut faire bah c'est tout simplement de faire jouer la concurrence. Aujourd'hui il y a beaucoup d'autres fournisseurs qui proposent des prix plus intéressants que les tarifs réglementés.

Euh et donc il y a euh des offres jusqu'à - 15 % sur le prix du kilateur d'électricité par exemple. Hm. Ou euh nous aussi par exemple ce qu'on a pu organiser et c'est une opération qui a eu un succès qu'on a prolongé jusqu'au fin août, c'est un achat groupé.

C'est-à-dire qu'on a mis en concurrence tous les fournisseurs d'énergie du marché en rassemblement beaucoup en rassemblant beaucoup de consommateurs. D'accord. Et là aujourd'hui l'offre qui est disponible par exemple, c'est une offre à - 18 % qui est bah la meilleure offre du marché et qui permet vraiment de bénéficier au maximum finalement de des effets de la concurrence h concurrence des différents fournisseurs.

Bon ben dans ce cas-là, on sait où aller sur l'application des wat. Merci beaucoup. Vous êtes vous en êtes le fondateur d'ailleurs he Sylvain Lefaleur.

Merci beaucoup de nous avoir alerté, nous avoir expliqué en effet les mécanismes d'augmentation du prix peut-être dans les prochaine semaines en effet considérable de votre facture d'électricité ou de gaz. Dans un instant cette question, est-ce que la France est une grande nation de sport ? C'est ce que va essayer de nous dire Benjamin Dirx, le député renaissance de Sonéloire.

C'est lui qui vient de publier un rapport sur les 40 recommandations pour faire du sport. Je cite une priorité nationale. Ça c'est du programme mesdames messieurs.

Il est 10h15 et vous êtes bien sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud-Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo. Très heureux de passer une partie de la la matinée, même de la journée puisque on est ensemble jusqu'à 13h avec vous.

Et cette question : est-ce que la France est prête à devenir une grande nation de sport ? Bonjour Benjamin Dirk. Bonjour.

Vous êtes le député renaissance de Sonéloire et vous venez de rendre un rapport précisément à Amélie de Monchalin sur cette question. Les 40 recommandations pour faire du sport, une priorité nationale avant qu'on rentre dans le détail de ce rapport. Le but était d'aborder la future politique sportive de la France et on va dire établir une vision stratégique d'un point de vue territorial et d'un point de vue on va dire très concret.

Est-ce quelles sont, on va dire, les grandes lignes très simplement que euh vous avez pu tirer sur ce sujet essentiel, notamment quand on voit à quel point la France est nostalgique de ces Jeux Olympiques ? Ouais, vous avez tout à fait raison, une une véritable nostalgie et qui qui se fait encore plus entendre 1 an après 1 an après les jeux. Ça fait 7 ans que je suis rapporteur spécial de de ce budget à l'Assemblée nationale.

Ce que l'on a pu voir dans cette mission qui nous a été confiée par le premier ministre et donc sous l'ég d'Améline Manchain et de la ministre des sports Marie Berzac, nous avons fait plus de 80 auditions, 300 personnes auditionnées. L'important, je crois, c'est la confiance qu'il doit y avoir entre le monde sportif et les acteurs politiques aujourd'hui. Et ce qui est attendu pour cette confiance, il me semble que c'est un budget pluriéannuel.

Savoir dire sur plusieurs années jusqu'au jeu 2030 par exemple, et ben on est capable de vous dire voilà quel sera l'investissement de l'État, voilà quelles politiques publiques seront se seront conduites. Euh et ça ça doit se faire cette transparence et de la confiance. Oui, bien sûr.

Et et de la stabilité et de la visibilité. Vous savez, même si on devait avoir une légère baisse, une une baisse de budget mesurée comme on peut l'avoir sur l'ensemble l'ensemble des budgets, on connaît tous la la situation budgétaire du pays. Il y a des voilà, il y a des choses qu'on peut absorber quand on a de la lisibilité sur du temps.

Ce qui est plus compliqué, c'est quand on coupe une politique publique tout de suite quand on a mis des choses en place. Donc je crois qu'il faut cette lisibilité à travers, je disais la plurinalité peut-être à travers alors c'est un peu technique soit une loi de programmation, une proposition de résolution dans lequel le gouvernement, les parlementaires s'engageraient vraiment euh en réalité une loi où c'est c'est une loi de programmation un peu comme ce qu'on voit dans le domaine militaire, c'est-à-dire que c'est comme un plan. Vous avez des objectifs qu'on que vous devez remplir sur un certain nombre d'années et cocher des cases au fur et à mesure.

On peut essayer de le résumer comme ça. Moin dire que ça vous va ? C'est pas très bien résumé.

C'est exact, c'est exactement ça. C'est exactement ça. Pour que ce soit clair pour tout le monde.

Une question quand même qui est soulevée par ce rapport parce que vous essayez aussi de diagnostiquer l'état du sport dans l'État. Vous constatez que s'il y a eu une augmentation des licenciés depuis 2024, donc l'effet JO en effet, on on on observe et on comprend quand même à la lecture de ce rapport que il y a des inégalités qui sont habissales, notamment territoriales. Et encore quelque chose d'important qui est que le sport aujourd'hui en France repose fortement sur quoi ? sur le tissu associatif et bénévole.

Dans votre rapport, je crois que vous donnez le le chiffre de 3600 associations qui gèrent aujourd'hui le sport en France. Est-ce qu'on peut à la fois avoir l'ambition d'être une nation de sport et laisser ça ? Mais elle si elles font un travail absolument formidable et fabuleux uniquement aux associations ?

Euh alors, on a un tissu associatif d'ailleurs pas que dans le sport. Euh on l'avait vu euh et au moment du Covid, heureusement qu'on avait des associations qui étaient présentes. Euh euh le alors le le tissu des associations dans le sport, oui, c'est c'est c'est 160000, on a 330000 équipements sportifs.

Euh on on a regardé ce qui se passait dans d'autres pays, on a regardé le modèle anglo-saxon, c'est c'est pas du tout notre modèle. On est attaché à notre modèle associatif, à notre système de bénévoles de gens qui viennent s'engager qui trouvent d'autres choses. C'est beaucoup ça.

Mais vous avez raison dans le foot mais pas que. Foot, on a tous les bénévoles que ce soit les arbitres, que ce soi les entraîneurs, que ce soi ceux qui accompagnent les enfants le weekend au match et cetera, on sait que c'est un tissu de bénévole très précieux. Tout à fait.

Et ce qui devient même pour certaines personnes, j'ai envie de dire presque une une raison d'être, une raison de vivre. Voilà, on aime ça, on le partage et nous euh acteurs public, c'est de savoir comment prendre ça en compte, c'est plus le lien, voyez, des choses qu'on a pas forcément réussi à faire aujourd'hui. Le lien entre ces acteurs importants pour le sport et de professeurs de PS qui font une autre forme de pratique.

Mais ce lienl est très important. Nous, on doit appuyer là-dessus notamment sur la gestion des équipements qui sont dans les dans les enceintes scolaires qui sont pas qui sont pas assez utilisés. Donc il faut s'appuyer dessus, avoir euh les les les soutiens nécessaires mais avec les les bonnes politique publique en face.

Vous pourquoi ça marche pas ? Benjamin pardon je per Non mais vous disiez à l'instant en effet on a du mal à créer le lien à raccorder les les bouts de tissu ici et là entre les actions les pourquoi ça ne marche pas parce que personne se parle ou parce qu'on a tellement de structures vous dans votre rapport vous parlez de l'ANS qui est l'Agence nationale du sport est-ce que c'est pas en créant ce genre d'outil que vous critiquez un peu en disant que quand même la réponse apportée par cette autorité était une réponse incomplète peut-être efficace pour le haut niveau mais beaucoup moins pertinente pour l'objectif de votre rapport qui est le sport pour tous, est-ce qu'on ne souffre pas justement de ces de ces gadgets, de ces agences ou on sait un peu leur titre, on sait jamais vraiment ce qu'elles font ? Ouais.

Alors, pour la pour l'Agence nationale du sport, je pense qu'on peut pas parler de gadget. Je crois qu'on a eu raison de le faire quand on l'a fait. C'était au moment où on allait aborder les jeux et d'ailleurs, si on a une augmentation du nombre de licenciers, c'est aussi dû à toute la politique sportive volontariste qui qu'on a depuis 2017.

Euh le passeport, c'est quand même mais sur aujourd'hui, on critique certaines choses, c'est quand même bien nous qui l'avions créé. le plan des équipements, les 5000 puis le deè plan, ça fait 10000 équipements qui ont été créés, l'insertion par le sport, beaucoup de choses ont été faites les maisons sport santé sur la NS aujourd'hui puisque vous m'interrogez dessus, moi ce qu'on a relevé sur les auditions, c'est que toute la partie de très haut niveau avait très bien fonctionné et que celle-ci fallait la conserver. Mais c'est toujours le cas, c'est pour ça que je peux faire le mon gadget.

C'estàd que le sport de haut niveau, il y a jamais de problème. C'est ceux qui ont vu de faire du sport à une échelle locale, à peut-être une échelle beaucoup plus débutante. C'est là où ça pêche toujours.

Voilà. Donc donc là-dessus, il faut améliorer les choses. La NS devait apporter des fonds privés que aujourd'hui elle n'a pas apporté.

Donc il faut voir de quelle manière il y a pas d'autres acteurs qui sont capables de le de le prendre de le prendre en compte. Et le reste des politiques publiques doivent être portées par le ministère, par les par les préfets, les corps déconcentré les corps déconcentré de l'État et avec une optimisation de la dépense publique. Ça veut pas dire moins.

C'est ça veut dire ça veut dire ça veut pas dire moins. Ça veut dire mieux. Ça veut dire mieux.

Et on peut le faire. On on l'a fait pour pour les équipements sportifs, on le dit, c'est les collectivités territoriales qui investissent le plus pour les équipements sportifs. Donc il faut les soutenir mais de la bonne manière, pas avec des aides qui sont à plusieurs endroits de de subvention avec une multitude d'appels à projet, les choses à un seul endroit vers les préfets et avec des ratios d'équipement par habitant.

Et tout simplement quand on est quand on n pas assez d'équipement et que la collectivité veut construire et ben on va venir l'aider et on a pas de questions à se poser. On y va parce qu'on pense qu'il faut le faire et il faut aider. Vous parliez de des associations, effectivement le sport fédéré mais il faut pas oublier qu'en France on a 34 millions de sportifs 17 millions qui le font en club et 17 millions qui le font en dehors des clubs.

Vous allez voir des trails et oui c'est considérable, c'est la moitié. Il faut répondre à ces personnes qui vont faire euh de la course à pied, qui vont faire du vélo, qui vont faire d'autres sports, mais qui ont besoin d'équipement aussi, de de sentier pédestre, de de de de voilà de de de chemin territoire, peu importe qu'on le fasse en club ou en solitaire. En réalité, tout à fait.

Donc le recensement est très important et on a un outil qu'on avait demandé depuis le 2018 qui devient performant et je tiens à le dire à tous vos auditeurs, aller voir la plateforme Data ES. Alors aujourd'hui, c'est pas très très ergonomique comme nom Data ES. Dessus vous avez voilà l'ensemble des équipements. 330000 équipements recensés.

Vous les avez sur votre bassin de vie. Vous pouvez tous les trouver et et suivant vous choisissez le sport et vous pouvez après aller pratiquer où vous le désirez. Deux questions encore Benjamin Dir chiffre éloquent malheureusement dans votre rapport, c'est qu'en 2025 vous dites que 87 % des cadres font du sport contre 57 % seulement des ouvriers.

Comment on fait justement pour casser cette inégalité d'accès peut-être au sport ou de prix tout simplement parfois quand on veut aller en faire en salle ou autre comment on fait en sorte que ceux qui travaillent qui auraient besoin de faire du sport qui ont besoin de temps libre et de faire autre chose que travailler souvent on le sait pour un salaire qui ne qui ne paye pas assez comment on fait pour les diriger vers une activité sportive régulière agréable conforme tout à fait raison alors on a commencé le le bon le problème c'est qu'on avait pas le temps de tout de de d'aller dans au fond du fond de tout. Mais par contre, on a lancé une piste là-dessus par rapport au caution familial. Être capable de travailler par rapport à ça avec les deux ministères du sport et de l'économie, mais également avec la CAF.

Vous avez vous avez des aides qui sont là pour pour nos enfants, pour le des publics qui qui qui ont des besoins et pas forcément de lien avec le sport. Hm. Et je vais vous dire pour gérer tout ça, on a une mesure qui moi est par-dessus tout importante, c'est de créer un comité interministériel du sport.

Et ça c'est un machin. Alors c'est ce que j'allais vous dire, on est sûr que ce ne soit pas de l'ordre du gadget. On est sûr parce que les comités interministériel, je peux vous en citer un certain nombre.

J'attends encore de voir les résultats dans lequel on a que les ministres. Que les ministres. Et je vais vous dire pourquoi.

Parce que le sport a une situation qui est en fait remarquable par rapport aux autres, c'est que le budget du sport en comptant les taxes affectées, c'est 840 millions d'euros. Mais le l'investissement de l'État dans le sport, c'est 8 milliards d'euros parce que les autres ministères ont plus de fond pour le sport que n'en a pas le ministère des sports. H alors bien sûr que là-dedans on comprend les professeurs de PS, mais n'empêche que l'intégralité c'est plus de 8 milliards d'euros d'investissement.

Et donc il faut à un moment donné qu'on se retrouve que ces les ministres se retrouvent autour de la table sous l'autorité du premier ministre pour dire ben on a un souci euh on narrive pas à mettre en place ce que l'on veut entre le sport hors établissement scolaire et l'éducation nationale. Et ben à ce moment-là ce sera acté lors de ces réunions. Euh je parlais tout à l'heure d'insertion par le sport. on a mis des choses en place comme le euh des process comme du stade vers l'emploi, c'est des espèces de job dating euh en lien avec le sport qui marche, 80 % de réussite.

Et ben ça ce sont des choses qui sont à acter entre le ministre du travail et le ministre des sports. On attend bien dernière question encore parce qu'il nous reste peu de temps. Benjamin je rappelle que vous êtes le député à l'origine de ce rapport pour faire du sport, une priorité nationale.

Dans vos idées de financement, dans vos recommandations à la fin notamment, il y a la l'idée d'élargir l'assiette des taxes aux activités de streaming et de sponsoring. Vous me confirmez ? H et l'idée de rebudgétiser les taxes sur paris sportifs et la taxe buffette, c'est ça ?

Tout à fait. On la remet au budget de l'État mais dans le cadre à condition d'avoir bien la pluriannualité et c'est un package en fait, j'ai envie de vous dire. Est-ce que est-ce qu'on peut faire quelque chose en France et vous savez et avoir des budgets sans taxer de façon supplémentaire ?

Bien sûr. Mais ce que je ce qui est proposé là, c'est très Non, non, ce qui Si si si. Tout à fait.

Moi j'aurais dit on remet au budget de l'État. Pourquoi ? On a une taxe buffet qui diminue parce que la ligue de foot aujourd'hui va diffuser en direct ses enfin elle a un diffuseur mais elle crée sa propre chaîne.

Aujourd'hui la taxe buffet c'est 8 % du budget du foot. Est-ce que notre budget le budget du sport doit être dépendant finalement d'une relation entre des acteurs que va être bah là pour le coup c'est enfin la ligue de foot et des diffuseurs de chaîne. C'est pas normal.

Et de l'autre côté est-ce que l'on doit être ultra dépendant au paris sportifs ? Il faut que les paris sportifs anticipent de la bonne manière mais voilà mais on peut pas être complètement vous savez on a auditionné les les associations d'addictologie quand vous quand il vous donne les chiffres il vous explique ce qu'il en est que vous avez entre 20 et 40 % de personnes qui deviennent addicte du jeune et notamment voilà et et de et de milieu défavorisé à des endroits. Euh moi c'est pas quelque chose qui est entendable quand on défend le sport pour l'éthique.

Pour ça que je dis que ça peut être budgétisé mais on peut quand même élargir les assiettes. Et quand je dis le streaming c'est quoi ? On continue avec la loi des sénateurs qui va arriver à l'assemblée à lutter contre le piratage.

Et la deuxième chose, c'est qu'aujourd'hui vous avez des sociétés et notamment celle de paris sportif mais pas que, qui ont des contrats avec des organisateurs mais qui ne payent pas la taxe que les autres diffuseurs payent. C'est juste une question d'équité en fait. On augmente pas les taxes.

Voilà. Et on a bien compris. Merci beaucoup Benjamin Dir d'avoir été avec nous en direct sur Sud Radio député Renaissance de Son et Loire.

Merci beaucoup. Et je constate aussi la puissance de Sud Radio parce que j'ai j'ai un cousin Kevin que j'embrasse qui nous capte depuis l'Alsace. C'est pour vous dire Sud Radio est absolument partout et ça c'est merveilleux.

Dans un instant, dans un instant, vos grands débats de l'été en plateau. Paul Azibé, Frédéric Vardon, Jade Doucelin, Maurice Brûet avec cette question : refuser de serrer la main d'un ministre. Liberté d'expression ou manque de respect ? 0826 300 les réseaux sociaux et ça concerné Gérald Darmanin ministre de la justice.

À vos micros, à vos téléphones, on vous attend ici c'est votre radio. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.

Maxime Liedo, vos grands débats de l'été, débat autour de l'actualité. J'attends vos commentaires, vos réactions. 0826 300 300 réseaux sociaux de Sud Radio ainsi que l'application On vous entend et on vous attend surtout et surtout vous le savez c'est ici votre radio.

Vous êtes absolument chez vous ici notamment pour participer au débat qu'on va aborder et à l'actualité qu'on va essayer de décortiquer ensemble autour de la table avec cette question. Parmi les petits plaisirs de la ville, il y a évidemment les restaurants mais les départs en vacances étant beaucoup plus compliqués, les budgets se réduisant. Les restaurants aujourd'hui sont-ils devenus un luxe 0826 300 300 parfois de la nourriture qui n'est pas de bonne qualité, des prix exorbitant, des restaurateurs qui ne sont pas, je le dis bien parfois des plus sympathiques.

Non seulement s'animera la conversation dans nos débats, mais à partir de 1230, on en discutera avec Thierry Marx qui n'est plus évidemment à présenter et on balayera tous ces UGs ensemble. Et puis euh vous le savez, il y a eu l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne sur les fameux droits de douane, 15 %, et puis on attendait une seule réaction, une seule, celle du président de la République Emmanuel Macron, qui a dit hier en conseil des ministres, déjà une mine contrariée, on s'en doute, mais qu' l'a dit, il l'a dit quoi ? Bah, en réalité, la France n'est n'est plus respectée parce qu'elle ne parle plus suffisamment le langage de la puissance et aujourd'hui pour être libre, il faut être craint.

Est-ce que la France aujourd'hui peut-être inspirée ? peut-elle inspirer la crainte quand on regarde peut-être notre économie, quand on regarde le poids de la France à l'international, c'est en tout cas la question qu'on vous pose là aussi, un numéro 0826 300. Mais la question qu'on va se poser tout de suite, c'est refuser de serrer la main d'un ministre, est-ce de la liberté d'expression ou un manque de respect ?

Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedo, autant vous dire que je compte sur vos 0826 300. Parce que c'est une image vous qui vous choque le fait qu'un habitant ou là en l'occurrence une avocate refuse de serrer la main d'un ministre et pas n'importe lequel son ministre de tutelle. C'est en tout cas ce qui s'est passé hier du côté de Nanterre.

Gérald Armanin, ministre de la justice était en visite au tribunal notamment pour dévoiler son nouveau projet de loi, sa réforme pour faire une révolution pénale. Vous me direz tous les ministres ont essayé certes, mais il y avait des avocates, des avocats qui attendaient le ministre de pieds ferme notamment pour protester parce qu'il demande plus de moyens. une un meilleur fonctionnement forcément dans la justice actuelle des crédits en hausse et au moment où Gérald Armanin va euh en quelque sorte les confronter, il y a une avocate qui refuse de lui serrer la main.

Ça forcément ça a fait un tout petit peu polémique et réagir. 0826 300 300 mais surtout écouter un peu l'échange entre les deux protagonistes. Bonjour madame.

Non je vous serve pas. Non mais par contre j'ai des questions à vous poser. Non mais par contre j'ai des questions à vous poser.

On on est fairpl. On est fairpl mais pas parce qu'on s'appelle la démocra quand on commence sur les qui existent déjà vous les prononcer maître avec tout le respect que je dois quand on sert pas la main des gens ça commence dans l'irres respect et c'est dommage pour votre profession je suis pas là pour serrer des mains et pour valider vos réformes qui vont mettre encore plus des difficultés dans nos professions. Bon voilà, échange échange un peu délicat, un peu brouillon et vous avez vu un ministre qui est quand même dans une situation délicate enant si vous ne me serrez pas la main, ça va être compliqué de parler euh par la suite.

Paul Aziber, directeur général de Vortigan est autour de LATA. Bonjour. Bonjour Maximo.

Frédéric Vardon, chef cuisinier. Bonjour. Merci d'être avec nous.

Vous êtes le propriétaire du café Max et du 39 du 395. Jadelin avocato au barreau de Paris. Votre regard sera précieux ce matin.

Merci d'être avec nous et Amoribre les rédacteurs en chef à valeurs actuelles. Je me tourne d'abord vers l'avocate que vous êtes Jade Doucelin. Est-ce que c'est une liberté d'expression ou c'est un véritable manque de respect notamment quand un ministre est là vient défendre une réforme avec laquelle on est en profond désaccord ?

J'ai envie de vous dire que le manque de respect peut-être une liberté d'expression déjà pour commencer et que effectivement la question qui se pose c'est est-ce que ce geste aura été utile ou pas utile ? Je parle Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedo 0826 300300 toujours autour de la table avec Paul Aziber, Frédéric Vardon, Jade Doucelin Amor Brûet avec cette question en effet est-ce que franchement quand on voit le niveau de colère en France refuser de serrer la main à un ministre, est-ce que ça ça mérite au joie, au rage, au désespoir et toutes les réactions qu'on connaît sur c'est la fin de la République 0826 300. Bonjour Raphaël.

Bonjour Maxim. Bonjour à tous. Merci beaucoup.

Merci beaucoup de nous appeler en direct sur Sud Radio pour participer à ce débat. Comment vous observez ce geste d'une avocate à Gérald Armin pour pr pour protester quand même sur un dossier de fond qui est la réforme que veut imposer le ministre ? Comment vous le regardez vous Raphaël ?

Ben écoutez, je trouve assez dévant pour une personne qui porte la robe effectivement qui représente une profession de qualité. Décevant. Oui, lorsqu'on est les content, je pense qu'il est plus logique bah de serrer la main au ministre et ensuite dire "Écoutez, on expose point parfois les éléments de contradiction en désaccord et on éventuellement on saisit son barreau.

Il y a quand même les avocats ont comme d'autres trouvé sur libéral des assistances représentatives ou du moins un ordre pour effectivement que le sujet soit étudié dans ce dans ce cadre. Euh voilà, je trouve c'est une séquence médiatique un peu dommageable à la fois pour l'image d'une profession judiciaire qui est effectivement très éprouvé euh qui depuis comme les magistrats d'ailleurs depuis de nombreuses années bah fait un peu la justice du pauvre. Il y a pas vraiment de voilà justement Raphaël, est-ce que quand on est à un tel niveau au bout d'un moment peut-être de désespoir, de désarrois, de détresse aussi parce que derrière les dossier il y a des gens, il y a des situations, il y a il y a des il y a des évidemment des éléments à régler.

Est-ce que ne pas serrer la main, c'est évidemment pas le somum de l'élégance. On est tous d'accord, papa maman nous ont éduqué autrement. D'accord.

Mais pour manifester une colère franche face à un ministre, est-ce que c'est pas tout ce qui nous reste aujourd'hui ? Non, je pense pas. Je pense qu'il y a d'autres éléments plus enfin de fond pour permettre de de d'expliciter euh le mécontentement, de de trouver des solutions concrètes he parce que souvent les gens opposent mais il y a pas de solution concrètes opérationnelle finançable euh qui sont mis euh pour contrecarrer les décisions des uns et des autres et j'ai pas entendu jusqu'à présent de la part à la fois des des avocats ou des des des magistrats judiciaires des propositions concrètement opérationnelles pour justement résoudre l'au et améliorer le voilà et pour dialoguer véritablement engager une discussion de fond peut-être avec le ministre.

Merci beaucoup Raphaël de nous avoir appelé 0826 300 300 Jade Doucelin vous êtes avocate c'est forcément vers vous que je me tourne. Vous entendez le camerade Raphaël qui dit "Mais en réalité les avocats, vous êtes gentils, vous avez des vous avez des trucs en interne, saisissez-les pour faire remonter votre mécontentement au ministre." Non mais bien sûr, je comprends quand on est extérieur, on se dit il y a peut-être d'autres solutions que ce coup d'éclat et cetera.

Sauf que la réalité, c'est que vous voyez bien que ce coup d'éclat, il a quand même permis une chose, c'est qu'on en discute ce matin et que au-delà du coup d'éclat, on parle évidemment de la paupérisation de la profession d'avocat et de celle de magistrat. Il faut se dire une chose, c'est que il a raison Raphaël, sauf que ça a été fait. La conférence des bâtonniers a plusieurs fois demandé à être reçu par le garde des sauts sur ce sujet extrêmement important parce que on parle de la réforme qui va arriver au courant de l'automne, mais sachez qu'il y en a déjà deux qui sont actuellement en cours d'examen, notamment par le Conseil d'État et qui n'ont pas encore été mises à l'application.

Je pense notamment à la réforme Atale euh qui a été euh qui a été euh qui a été promulguée en mai et qui prévoit notamment les comparition immédiate pour les mineurs. C'est donc c'est une grande révolution sur la justice des mineurs en grande partie censurée quand même par le conseil constitution partie censurée. Donc ce que je veux vous dire c'est qu'on a déjà des lois qui sont aujourd'hui on le voit bien faites trop rapidement probablement mal faites puisque elles ont beaucoup de mal à passer les filtres des conseils d'état.

On a la seconde loi sur le narcotrafic qui vient aussi modifier un certain nombre de choses, qui n'a pas du tout été encore digéré, qui n'est pas encore passé sous le filtre total, qui est même frappé, il me semble, d'une plainte à la Cour de justice de la République contre Gérald Armanin par un avocat, Philippe Oyot, me semble-t-il. Et vous avez une une éème réforme qui est en train d'arriver à la suite, on le sait, des violences urbaines après notamment les matchs du PSG. Euh vous avez aujourd'hui toutes ces réformes qui arrivent sans jamais réflexion de fond sur les moyens et cetera.

Et bien sûr que si et les magistrats et la qui ont des défauts tous. Mais en tout cas ce qui est sûr c'est que le changement de ministre régulier, les effets d'annonce les effets d'annonce pourront très bien préparer des échéances politiques qui ne sont pas celles du bien-être judiciaire mais celui du plus haut de l'État font qu'effectivement il n'y a pas de concertation. Il n'y a pas de concertation sur ces lois.

Ça n'existe pas. à Maoribis réagir. Oui, moi j'entends les difficultés de la profession d'avocat mais enfin il y a d'autres professions qui sont aussi au bout du rôle et plus encore les agriculteurs, les policiers restaurateurs maintenant et les restaurateurs.

Je pense que les agriculteurs ont fait plus que pas serrer la main Emmanuel Macron par les avocats et puis les avocats sont une autorité morale. Ils sont censés donner l'exemple. On est là à longueur de journée à commenter le cette cette jeunesse ensauvagée, ces comportements totalement délirants que l'on voit se multiplier dans certains quartiers de notre pays avec des jeunes qui euh qui commettent des violences euh contre les personnes qui vandalisent, qui pillent.

On va pas rappeler l'épisode le funeste épisode des émeutes il y a 2 ans. Tout le monde l'a encore en mémoire et aujourd'hui on a des avocats qui font partie encore de ces de ces rares autorités morales qui sont respectées et qui me donnent le mauvais exemple à la jeunesse. J'adelin l'autorité morale que vous êtes.

Oui. Alors je je Non mais je suis très heureuse tant mieux si on peut faire partie des autorités morales de ce pays. La réalité c'est que je je vous avez raison, il y a d'autres professions qui sont en désarroie.

D'ailleurs, je pense que dans les mobilisations qui ont pu avoir lieu, le le serrage de main n'était pas la seule mobilisation violente. Donc je pense qu'effectivement on est aussi dans une société de l'image et des coups d'éclat où si vous ne les faites pas, la réalité c'est qu'on a abandonné l'idée qu'on pouvait atteindre des niveaux de concertation notamment avec des représentants et que oui les avocats, vous avez raison, peuvent être une autorité morale et d'ailleurs ils le sont parce que aujourd'hui le rôle tampon des avocats entre une forme de délinquence notamment je pense à cette conseur, ce n'est pas exactement ce que je fais comme activité mais qui doit être une avocate ce que j'appelle du quotidien du terrain de l'urgence qui est probablement de 6h à 23h dans les tribunaux probablement très maltraité aussi par l'institution ou par les gens qu'elle défend. Cette femme-là, croyez-moi, qu'elle est évidemment un un tampon de une autorité morale et que comme tout le monde, on peut on peut fustiger l'individu, hein.

On peut toujours le faire. J'ai toujours tendance à regarder les institutions plutôt que les individus. Oui.

Oui. Non, mais d'accord. Mais dans les faits, c'est euh c'est un enfin on revient sur le débat de base en réalité.

Enfin, là, c'est un petit peu une montagne qui a couche d'une souris. C'est euh c'est un coup de com. J'ai un coup de com d'une avocate qui savait que elle voulait pas serrer la main, qu'elle voulait vous êtes le directeur général de Vortigon, vous savez ce qui est la com.

Si ça permet d'ailleurs comme on le fait là potentiellement et comme vient de le faire Jade Douselin de parler du fond, ça peut être réussi. Ça c'est pour ça que je serais incapable en fait de commenter sur le fond de la réforme même si je crois que il une nécessité quand même de mener les réformes et comme le disait Juslinelin aussi d'ailleurs le reconnaissait de mener les réformes jusqu'au bout. Si on remonte à des réformes qui étaient vraiment audacieuses, il y avait celle de la suppression parle du juge d'instruction à l'époque qui était même soufflé par le juge Van Runbec.

Donc c'est que qu'on peut pas soupçonner d'être un cryptofasciste. Bon le général de Gaul disait la passion d'agir s'accompagne évidemment de quelques rudesses dans les procédés. Je resterai là.

Frédéric Bardon. Euh je sais pas quoi dire franchement. Non mais franchement, moi je voilà si c'est si si la question c'était de savoir est-ce que la est-ce que la justice a n'a pas de moyens, la réponse elle est oui et dans le quotidien on s'en rend compte tous les jours.

Donc oui, arrêter des réformes, continuez enfin faites faites appliquer celles celles qui sont en cours. Oui. Maintenant, si le débat c'est de dire est-ce que est-ce que c'était bien de pas serrer la main à un ministre, la réponse est non, c'était pas bien, fallait faire autre chose.

Voilà. 0826 300 Bonjour Simone. Bonjour.

Merci beaucoup de nous appeler en direct sur sur Sud Radio. Comment vous regardez ce débat vous Simon ? Qu'est-ce qu'on fait ?

On sert la main ou on sert pas la main ? Oh on sert la main. La moindre des politesses.

Après on s'explique, on dit pollu, on ne devient pas grossier mais on sert la main et on s'asplique. Moi je c'est à ce niveau-là c'est une honte. C'est une honte parce que qu'est-ce que vous allez dire à aux enfants ?

Ah ben il vous plaît pas le professeur là, il vous prépare, vous tirez pas à la main. Non, il sert la main et on parle et on parle de manière sipose. C'est pas si possible, c'est obligatoire.

Mais d'abord la manque de respect, un manque de respect complet. Et alors à ce niveau-là, c'est vraiment affligant. Mais vous n'entendez pas non plus, Simone par exemple les les arguments qu'on a pu entendre et qui se sont développés autour de cette table à savoir en réalité peut-être que la colère et au bout d'un moment le désespoir parce qu'il faut le dire sur certaines professions, c'est du désespoir.

Est-ce qu'on aurait dit pareil si ça avait été une soignante à bout dans un hôpital désœuvré qui n'aurait pas serré la main Yannick Neder le ministre de la santé ? Est-ce qu'on ne peut pas comprendre que le niveau de ralbol et de souffrance aussi au travail soit arrivé à un tel niveau que ben ne pas serrer la main du ministre peut-être que c'est un électrochoc ? Écoutez, moi personnellement, je pense pas, je pense pas.

Il faut pas commencer si vous voulez si vous voulez vous expliquer avec quelqu'un, vous commencez pas par montrer votre mépris, hein. Voilà, poli et après vous vous expliquez. Ça n'empêche pas d'être au ferme et de dire ce qu'on a à dire.

Mais et non, écoutez quand à ce niveau-là, vous rendez compte les gosses alors qu'est-ce que vous allez leur dire ? Vous vous vous de ce que je comprends Simone, vous avez peur que ce genre d'exemple même s'ils sont symboliques et que ça sert un effet de communication et des effets un peu néfaste derrière. C'est minable.

Vous êtes pas d'accord et ben vous cognez, vous vous ferez par la main vous voilà, je veux dire tout est permis. Il faut d'abord être et on s'explique à ce niveaul hein que bon peut-être quand on parle des enfants qui se laissent un peu emballer aussi des enfants. Mais à ce niveau-là comme déjà on est des grands, on est des adultes, on discute.

Ah voilà. Non, ça c'est pour moi c'est minable à ce niveau c'est minable ça peut êtreusable en bas que des gens comme moi des fois on doit aller mais non pas eu pas eu franchement alors si se permettent tout qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait ou raison Simone vous savez ce que j'aime chez vous outre votre prénom je veux dire c'est que vous avez un bon sens et un vrai bon sens merci beaucoup de nous avoir appelé au 0826 300 300 c'est vrai qu'on a fait le tour de ce sujet le prochain débat concernera aussi ce qui se passe du côté de l'Élysée avec le prés président Emmanuel Macron qui a dit hier en conseil des ministres, c'était la réaction très attendue quand même après le le deal signé entre les États-Unis et l'Union européenne. Il a dit "Mais en réalité l'Europe ne joue pas assez.

La partition, je cite, de la puissance et pour être libre, il faut être crain et nous ne sommes pas assez craints. Alors la question qu'on vous pose, vous la voyez venir en réalité c'est aujourd'hui la France avec Emmanuel Macron peut-être être une nation qui inspire de la crainte. Vous connaissez le rituel 0826 300 300 et aussi les réseaux sociaux et l'application Sud Radio.

On revient dans un instant et vous êtes bien sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedu.

Vous êtes toujours en direct sur Sud Radio avec un seul numéro que vous connaissez désormais 0826 300. l'application Sud Radio bien sûr ainsi que les réseaux sociaux Twitter, Facebook notamment vous avez les les sondages pour réagir pour participer à la à la conversation. Nous sommes toujours en compagnie de Paul Aziber, directeur général de Vortigun, Frédéric Vardon, chef cuisinier, propriétaire du café Max et du 395, Jade Doucelin, avocate au barreau de Parouille et Amoribre et rédacteur en chef à valeurs actuelles, notamment pour réagir à cette petite phrase d'Emmanuel Macron.

Pour en réalité libre, il faut être craint et nous n'avons pas été assez craint. C'est la déclaration qu'il a tenu à faire en conseil des ministres cercle restreint après l'accord alors pas signé mais de principe et a poigné de main en tout cas entre Ursula Vanerleyen, présidente de la Commission européenne et Donald Trump présidente des États-Unis sur ses droits de douane. L'accord à 15 % sur tous les produits européens à destination des États-Unis.

Et on en a beaucoup parlé évidemment sur cette antenne. Les rédactions, les réactions ont plus du premier ministre qui parle d'un jour sombre et de soumission de l'opposition bien sûr qui va de son grain et même les ministres qui parlent d'accord déséquilibré et de choses qu'il va falloir revoir dans le détail. Est-ce que Emmanuel Macron a raison quand il dit que la France peut inspirer la crainte ?

Est-ce qu'on peut y arriver aujourd'hui quand on voit l'état de notre pays ? 0826 300 300 Paul Aziber Maxime Lied une guerre est juste quand elle est nécessaire. On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut.

Tout le mal de ce monde vient de ce qu'on n'est pas assez bon ou pas assez pervers. Un changement en prépare un autre. Sont que des citation de Maiavel comme celle du président de la République qui a fait son son mémoire de ma je ne fais pas un AVC.

Ce sont des citations de Maiavel et euh qui sont et et le président de la République tire complètement de toute façon son inspiration. Mais est-ce que la France peut devenir une puissance et une puissance crainte ? La la phrase du président était pour être libre dans ce monde, il faut être craint.

Pour être crain, il faut être puissant. C'est le 14 juillet, il recommence là. Ça fait partie des des petites marottes dont il a le le secret.

On avait les herbivores il y a quelques mois, on a maintenant la crainte. Euh en fait la question n'est même pas de savoir s'il faut être craint pour être puissant. À mon avis, c'est que et là je parle sur la partie de la communication, cette phrase, cette déclaration arrive beaucoup trop tard.

On arrive, elle a pas du tout l'effet à mon avis escompté. Elle n'aura pas, en tout cas, elle n'aura pas l'effet escomptter euh parce que on peut pas dire à quasiment un an et demi de d'une élection présidentielle en fin de mandat, il faut être craint pour être puissant. Et euh allez-y les gars, on va euh on va partir on va partir à la guerre.

Mais est-ce que sur le principe Non, mais est-ce que sur le principe il a pas tort ? Parce que sur le coup, on peut reprocher beaucoup de choses au président de la République, mais sur cette idée de l'Europe puissance, de la souveraineté européenne, de l'Europe doit se transformer quand même en mastodonte, alors peut-être que tout n'a pas été fait mais sa ligne a été reconnue à plusieurs reprises sans doute à postériori sur beaucoup d'enjeux, non ? À Maurice Brelet.

Oui, le problème de l'Europe c'est que c'est un géant économique mais c'est un na politique. Mais on l'a bien vu. Ça c'était la phrase de Valériel.

Je sais pas si c'est rassurant de citer Valérie hier dans votre bouche à Morou maquette. Oui pas d' VC non plus hein. Donc inquiétez tout le monde va bien autour de cette Non la la réalité c'est que l'Union européenne les pays européennes ont été profondément divisés à l'occasion de ces négociations avec les États-Unis.

Vous aviez d'un côté la France qui était partisane d'une ligne dure d'un rapport de force d'un bras de fer et puis vous aviez nos voisins direct l'Italie, l'Allemagne et les pays d'Europe de l'Est. qui était plutôt pour l'apaisement. Bah, on a bien vu King l'a emporté.

On a filé en réalité les clés du camion à Ursula Van Darlien qui a négocié en tête à tête avec de l'altraup et on a vu le résultat. On s'est couché. Hm.

On s'est couché mais est-ce qu' est-ce qu' est-ce qu'il fallait y aller seul comme on l'a vu avec le Royaume-Uni ou d'autres ? C'est peut-être la question qui va se poser dans les dans les mois qui viennent puisque il règle il restera à régler quand même les détails et le diable est dans les détails de cet accord et il est possible que certains pays d'Europe prennent l'initiative d'engager des négociations bilatérales avec les États-Unis. Je doute que le le président Macron le fasse.

Ce qui est sûr, c'est que la France aujourd'hui est une puissance moyenne déclassée. Ça fait 50 ans que ça dure. Notre influence diplomatique, économique et militaire n'est plus qu'elle était.

Nous sommes devenus une petite nation du monde. 0826 300 300. Est-ce que nous sommes devenus une petite nation du monde ?

Il faut souvenir aussi des mots de Kundera, je crois sur un texte dans l'Europe qui parlait d'une petite nation qui seme meurt et qui le sait qui explique peut-être le fait qu'on se renferme sur soi et que le mot puissant c'est peut-être un mot qui est devenu étranger. Est-ce que vous êtes d'accord vous auditeur 0826 300 sur cette notion ? Est-ce que la France peut encore être une on va dire une nation qui fait peur qui en impose en France à l'international et même sur le plan européen ?

Jouelin, comment vous observez ? Comment vous entendez les mots du président de la République ? Comme beaucoup de gens autour de cette table, je les je suis très dure envers ces mots parce qu'ils sont extrêmement tardifs et j'ai l'impression de quelqu'un qui reproche aux autres quelque chose qui n'a pas fait par lui-même.

C'est-à-dire que effectivement on ne pouvait pas aller à la négociation seul. En tout cas, il est difficile en en avec le PIB de la France et des super puissantes comme la Chine, comme les États-Unis, comme d'autres pays émergents de pouvoir être concurrentiel vu notre niveau de PIB. En revanche, ce qui est sûr, c'est qu'on avait un bras de fer qui pouvait être mené au niveau de la Commission européenne, ce que je rappelle quand même que les accords commerciaux sont des des compétences transférées à la commission.

Donc c'est dans ce cadre là que Emmanuel Macron pour le coup avait les moyens de mener un bras de fer qui n'a pas mené à mon sens. C'estd que c'est aujourd'hui un des présidents les plus anciennement installés dans les pays forts d'Europe. C'està-dire qu'on est quand même au deuxème mandat.

Donc il est quand même habitué du système européen. Il est quand même il fait partie des présidents qui a installé assez confortablement Vayon au poste où elle est. Donc il arrive 3 jours après.

Je me demande ce qui s'est passé pendant ces 72 heures entre les accords et maintenant. Il réfléchissait peut-être à cette intervention et j'ai l'impression d'un d'un enfant qui fait la morale à ses ministres qui leur fait un cours de sciences politiques sur en réalité un échec qui est le sien en partie. Et donc oui, la France aurait pu être un état fort.

D'ailleurs, je vois que sur les vins et les spiritueux, nous avons quand même mené la bataille et nous continuons à l'amener. Donc comme quoi, on est capable de la mener quand sur les vins et les spirit continu à mener combat. En tout cas, je vois que la France a a bien mené le combat et quand je regardais les titres depuis de jours, c'est quand même globalement le le le sujet qui intéresse.

Non, mais ce que je veux dire plus sérieusement, c'est qu'effectivement, on est énervé quand on entend ça. On ne peut être qu'énervé parce qu'il fait la leçon de morale à des ministres qui n'ont pas la main sur ce sujet. C'est lui qui l'avait, lui qui l'avait depuis 6 mois.

Il réagit 3 jours après un accord euh plus ou moins entériné. Donc il arrive trop tard et à mon avis en se lavant les mains de sa propre responsabilité. Emmanuel Macron, la France peut-elle encore inspirer la crainte ?

C'est en tout cas la question qu'on vous pose l'application de Sud Radio et les réseaux sociaux. Non. À 92 %.

Oui à 8 %. Peut-être que le 8 va se réhausser dans les prochaines minutes. Paysan 47 qui nous dit "Maccron est de toute façon un désastre et à partir du moment où on narrive déjà pas à inspirer la crainte à l'Algérie, c'est quand même beaucoup plus compliqué.

Politiquement, Macron devient en effet un danger sur la France. Malheureusement sur la scène internationale, il devient totalement inaudible. Et Joan par exemple qui nous dit il a poursuivi le travail de destruction à l'international que François Hollande avait pu entamer.

Frédéric Vardon, est-ce que vous êtes aussi sévère que les auditeurs qui nous qui nous envoient ces mots charmants ? Oui, mais je pense que les auditeurs qui envoient ces mots charmants sont des spécialistes de l'Europe et de la négociation. Donc certainement, ils ont ils ont ils ont certainement raison.

On peut pas reprocher à Emmanuel Macron de de d' pas de de pas avoir mis les deux pieds dans l'Europe. Maintenant, ce qu'on peut reprocher à l'Europe, c'est d'être un dinosaure. C'est-à-dire le temps que l'information passe du cerveau à la pâte arrière, il se passe tr siècles.

Enfin voilà, c'est un peu ça quoi. C'est c'est c'est un petit peu le sujet. Donc c'est un dinosaure qui est complètement nécrosé, névrosé, tout ce que vous voulez et qu'aujourd'hui euh bah on a quand même aussi un parlement chez nous bah qui est névrosé nécrosé donc qui ne fera rien jusqu'en 2027 s'il y a pas encore une dissolution.

Et donc ben en fin de compte non on va pas avancer quoi. Est-ce que est-ce qu'on a des capacités ? Vous travaillez quand même dans un secteur qui rayonne Frédéric Vardon vous avez des restaurant.

Il ne va rien se passer. So tranquille, il ne va rien se passer. Non mais s'il ne va rien se passer, est-ce qu'on a même des atouts déjà pour un moment rayonner à l'international être une puissance ça ?

Oui quand même on en a. Oui, on en a des entout, le vin, la crème, laou, la baguette et le beret les Jeux olympiques et la nostalgie. Les Jeux Olympiques, ça on est très très Non mais on est très nostalgique des Jeux Olympiques.

Non mais ce que je veux dire plus plus sérieusement, c'est que bah voilà, il y a une Europe, il y en a qui sont d'accord, il y en a qui sont pas d'accord mais personne n'est capable de point de point et puis tant pis. Bah c'est le rapport de force qu'on a qu'on a bien voulu laisser s'installer hein. 0826 300 300.

Est-ce que la France ou Emmanuel Macron peut devenir une puissance ? Est-ce qu'elle peut inspirer la crainte ? Vous avez l'application, les réseaux sociaux et le standard où le camarade Manu vous attend.

Bonjour Frédéric. Oui, bonjour à tous. Bonjour à toute l'équipe, aux auditeurs et donc oui, moi je suis d'accord avec ce que j'ai entendu mais je rajouterai quand même que on parle de la France mais la France le le je crois que le but c'est qu'elle n'existe plus dans une Europe qui moi je dirais n'existe pas puisque c'est c'est l'eur mondialisme qui qui veut tout gouverner.

Je préciser les nations seront seront dissoutes. C'est ça. Oh ben c'est le but un petit peu de tout ce qui est des ces gens-là qui ont qui sont passés par le forum de Davos. tous ces gens qui sont des young leaders globaux euh toute cette histoire parce que ce que moi ce qui m'amuse c'est que pour être un petit peu renseigné et pour se surtout revendiquer ne pas faire de politique parce qu'aujourd'hui je vois pas pour qui qu quel partie serait à même je parle dans l'icycle je parle pas des autres serait à même de de changer les choses donc on peut on peut toujours mettre quelqu'un d'autre à la place de Macron je sais pas ce que ça pourra vous c'est un problème beaucoup plus structurel que le président de la République si je vous entends Frédéric c'est le pays qui qui est réellement à la train Mais c'est pas le pays.

C'est-à-dire que le problème c'est que c'est comme aux États-Unis, il y a un état profond en France, même si demain quelqu'un arrive en disant on va faire des réformes. C'est comme l'histoire des 40 milliards qu'on narrive pas à trouver à part piquer chez les chez les guux alors et chez les retraités alors que les 40 milliards en vendant des économies par-ci par là, on va les trouver hein. On on se on se paye des déjà gens qu'on peut pas renvoyer chez eux qui sont des délinquants.

Je suis désolé là, il y a des économies à faire. Il y en a partout les communautaire. Il y a des à mon avis il y a plus de 100 milliards d'économies quand j'écoute des économistes qui parlent.

Oui. C'était le cas notamment de personnalités comme Marti ou Agnè Verdier Molinier qui était sur cette antenne régulièrement. 40 milliards c'est la base.

Cela entre autres. Cela entre autres. Ce que je voudis dire c'est que moi depuis j'en de dire ce que je discutais avec des gens sans faire de politique il y a 6 mois tout le monde me regardait en se demandant mais qui c'est de tu parles faut quand même elle préciser qu'elle est non élue que c'est quand même elle qui décide en partie parce que nous on lui a donné le mandat Frédéric c'est peut-être ça le problème on lui a donné le mandat de négocier pour nous tous on lui a donné le mandat mais nos chers députés européens je voulais quand même rappeler il y a un site du parlement européen tous les français peuvent aller voir pour qui votent nos députés européens qui sont quand Mais ça c'est trop déprimant Frédéric donc beaucoup ne le font pas.

Pardon ? Non non mais moi j'appelle les gens à le faire parce que quand vous voyez maintenant qui la préfonde fa quand même oublier que la France Tunise et d'autres et le PS et plein de gens plein de gens on s'imagin pas le nombre de partis politiques qui n'ont pas voté la motion de censure pour éjecter Sunderlen hein et également dans le même pourcentage vous avez des gens qui ont voté pour ne pas savoir quels étaient les fameux contrats de nos vaccins parce qu'il fallait pas entendre parler et cetera et cetera c'est-à-dire qu'un député européen avec un sourire de 15000 € par mois. Il fait quoi en fin de compte ?

Il fait obéir à un groupe. Il obéit à un groupe pour garder une place qui est dorée, qui espère peut-être même renouveler après. Ce sont souvent des gens qui sont mis en avant par des partis politiques.

Moi, j'appelle simplement les gens parce qu'après ces gens-là comme Emmanuel Macron, après ils vont vous faire les étonner aux journaux télévisés. Mais s'il vous plaît, je me dis mais quand même on n on nous prend pour qui ? Alors moi je suis retraité, je suis retraité pas trop mal.

Non, pas trop mal. Je suis pas je le plains pas bien que je me plain l'année prochaine parce que ils vont me mettre un abattement de 10 % ils vont le supprimer. Ah bah oui, ça c'est le grand débat.

En fait moi quand je pense à l'avenir de la France c'est surtout pour mes enfants et mes petits enfants. Bien sûr. Moi je me débrouille toujours.

On vous a bien on vous a bien entendu. Frédéric, merci de nous avoir appelé sur Sud Radio 0826 300. Je je lis les commentaires aussi que vous nous envoyez notamment sur l'application et les réseaux sociaux.

Stéphanie qui nous dit Stéphane pardon qui nous dit pour être craint en réalité soyez ridicule. C'est ça que nous dit Emmanuel Macron quand on est au pouvoir, il faut faire les choses, il ne faut pas commenter et c'est Vonderund Bidule truc, vayen qui dirige l'Europe nous dit François. C'est une manière de voir les choses.

Vous êtes bien sur Sud Radio, vous voulez participer à la conversation 0826 300. Et on revient dans un instant. À tout de suite.

Sud Radio. Sud Radio, parlons vrai. Parlons vrai.

Sud Radio, parlons vrai. Les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, vous êtes toujours sur Sud Radio et vous avez raison toujours en train de débattre dans vos grands débats de l'été en compagnie de Paul Aziber, Frédéric Vardon, Jacques Doucelin à Maibrelet. On se pose cette question, on attend vos commentaires, vos réactions. 0826 300 sur les réseaux sociaux.

Est-ce que à un moment la France peut inspirer la crainte ? C'était en tout cas le souhait d'Emmanuel Macron quand il a dit hier en conseil des ministres suite à l'accord à la poignée de main entre Ursula Vaneren, président de la Commission européenne et Donald Trump d'acter les 15 %. C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de réactions et dans ce flot de réaction, il y en a aussi qui ont dit "Oui, mais en réalité, vous êtes gentils." 15 % c'était quand même beaucoup mieux que 30 et on s'est pas battu, on s'est pas battu.

Mais quand bien même nous, peut-être aussi français, nous européens et les nations européennes n'avaient pas les moyens de résister à Maibrelet. Donc, on s'est peut-être couché mais c'était à moindre mal. Oh, c'est une cap une capitulation en race campagne en réité.

Et on a beaucoup aussi on paye ce prix-là parce qu'on a beaucoup pêché. Je dis on c'est les élites européenne à la fois par naïveté et par mépris. Enfin, ça fait des mois et même des années.

Mépris d'eux. Bah mépris de Donald Trump que l'on considère comme un bouffon, comme un type qui d'ailleurs n'a aucune légitimité et qui en réalité est prêt à tout pour défendre son pays, les intérêts de son pays et donc à engager un bras de fer et un rapport de force avec d'ailleurs tous les pays du monde entier pour défendre les intélis américains. Quant à Emmanuel Macron, comment voulez-vous qu'il puisse inspirer du respect lorsqu'il est même incapable de faire peur en France chez nous hm au racaill de 16 ans, aux narcotrafiquants et aux islamistes sans même parler euh du dictateur Teboun.

Enfin, depuis ça fait des années que Emmanuel Macron se couche face à la dictature algérienne, on est incapable de se faire respecter. Et on a encore deux compatriotes qui sont emprisonnés dans les jaules de la dictature, Bohem Sansal et Christopher Glaise et rien n'est fait. Donc même contre un dictateur algérien, je sais plus 74e ou 76e puissance mondiale alors qu'on est quand même au 7e rang mondial même ça on est incapable d'engager un bras de fer.

Mais est-ce que c'est et c'est est-ce que c'est ce qu'on a on a totalement perdu le langage, on a perdu ce réflexe parce qu'on va pas refaire le discours mais les dividendes de la paix, on était persuadé que tout le monde était des bisnounours que le commerce allait nous sauver, ce qu'on a longtemps appelé la mondialisation heureuse. Et on se retrouve à contrarier aujourd'hui avec des dirigeants qui plusaient Emmanuel Maon qui n'a quand même pas fait grand-chose pour élargir la puissance française pardon que ce soit sur des grands principes de souveraineté. On se rappelle du Calstov, on voit ce qui s'est passé dans certa coins de dans certains coins du monde.

On en parlait hier avec Pierre Lelouge qui rappelait comment on a déserté, on a été rejeté totalement du du continent africain. C'est vrai que cette réaction peut donner l'impression en réalité de d'aller à contre-courant de tout ce qu'il a pu déclarer et tout ce qu'il a pu faire ces dernières années. Paul Azibert.

Oui. Alors bon, pour terminer sur Emmanuel Macron en tant que tel parce que le président de la République, bon c'est pour la blague c'est effectivement c'est jamais rassurant d'avoir un président de la République à moins de 2 ans de des élections qui du Maiavel et et qui dit qu'il faut être craint. Moi, c'est ça me rassure jamais.

Mais au-delà de cela euh c'est pas que le Non, au-delà de cela, c'est même pas le le problème du président Emmanuel Macron, c'est effectivement la question en France de ce qu'on peut faire et peut-on être crain ? Et oui, mais doit-on être crain ? Veut-on être crain ?

En fait, c'est surtout la question qui doit être posée, c'est doit-on et et quand pourra-t-on enfin assumer le rapport de force ? Et quand pourra-t-on assumer que nous avons une guerre économique, que nous devons réarmer, réindustrialiser, que ça fait plus de 50 ans qu'on a pas un budget à l'équilibre, que on ne maîtrise pas les postes clés en Europe. Et la question est plutôt là.

Si on est étouffé, en réalité, on n pas étouffé par les États-Unis ou par la Chine ou par quiconque autre, on est étouffé au sein même de l'Union européenne par une succession de normes. Moi là, j'ai j'ai dernière fois, je regardais le l'omnibus européen. Donc c'est c'est un un une ensemble de textes, c'est un ensemble de textes, voilà, qui sont censés simplifier des textes qui ont déjà été pris, mais donc on va rajouter des normes sur des normes pour les simplifier.

Donc c'est-à-dire, c'est comme si on on votre votre enfant cassait un un objet puis vous faisez ensuite un PowerPoint avec des slides pour vous dire comment le réparer. Alors déjà, il pourrait être embauché chez Miné et et ensuite franchement ça servira à rien. Il faut assumer la la conclusion, il faut assumer le rapport de force.

C'est tr ça Frédéric Vardon sur le fait que la France soit d'une puissance. Vous travaillez dans un secteur où quand Paul Aziber parle des normes, elles sont nombreuses, elles sont partout et mine de rien dans des pays et dans des pays parce que c'est un peu partout dans l'Union européenne et la France ayant un talent pour en rajouter. Un pays qui est gavé par les normes par lesquelles on étouffe les gens, ceux qui bossent.

Là aussi peut-être pour être un argument de puissance, c'est compliqué parce qu'au premier rang de la puissance, il y a l'économie et là forcément c'est une phase délicate. Bah oui, moi je fais partie d'une d'une industrie où on a des normes très importantes, mais au-delà de ça, ça permet d'avoir des sécurités alimentaires et plein de choses. Mais je je suis le débat, mais j'ai j'ai quand même pas eu l'impression que cette annonce des 15 % et eu un retentissement sur les marchés que ça fait peur à tout le monde.

Non, ça les a plutôt rassuré. J'ai j'ai pas eu l'impression. J'ai même plôt l'impression c'est dit "Oh c'est 5 de plus bon allez ça va être un peu une année blanche.

Bon la bouteille de champagneudra 3 dollars de plus mais celui qui veut voir du champagne il la payera 3 dollars de plus." Enfin je je vois pas vous êtes dans le camp des pragmatiques en réalité. B je me dis non mais pragmatique bah parce que il y a un moment donné faut avancer c'est bien de dire faut faut qu'on soit plus fort mais comme on est déjà très faible essayons d'être déjà moins faible avant d'être déjà plus fort ça sera déjà pas mal.

Non, je je j'ai pas l'impression en lisant la presse que les marchés réagit d'une façon très forte et que plutôt ils disent arranger les marchés ça va nous arranger, c'est déjà plutôt pas mal. Avançons et ne nous noyons pas dans des déclarations et dans des normes et dans des textes qui vont être tellement longs à mettre en place. Allons-y, on y va.

Et d'ailleurs, je pense qu'il y a déjà pas mal de grands patrons français qui ont déjà réservé leur billet d'avion et qui vont de l'autre côté qui Donc là, c'est quoi la déclaration d'Emmanuel Macron ? C'est quoi ? Il bombe le torse parce qu'il voit bien quand même l'atmosphère ambiante autour de cet accord.

Je pense qu'il est dans son rôle parce que tout le monde s'affole et je pense que il est dans son rôle de dire faut qu'on soit fort parce que s'il avait dit le contraire bah ça irait peut-être pas mais il est il est il est dans son rôle de président de la République de dire maintenant est-ce qu'on trouve que son rôle il est un peu tardif il ça aurait pu être avant bon chacun il essaie un peu chacun fera son avis il essaie un peu de sauver la face parce que il voit bien les le torrent de critique qui lui tombe dessus depuis de jours et a raison puisqu'il a une responsabilité entière dans dans ce fiasco. Euh et que vous parliez de l'économie, en effet aujourd'hui l'économie dans cette mondialisation de concurrence acharnée devient devient un élément de puissance parmi les plus importants. Et quand on voit ce qu'il en a fait, je rappelle quand même qu'il a ajouté plus de 1100 milliards d'euros à la dette de la France en 8 ans.

C'est du jamais vu dans toute l'histoire de notre pays et aujourd'hui on est obligé d'aller emprunter à des taux délirants plus encore auudess de la Grèce exactement de nos voisins. D'ailleurs, je rappelle et je cite ici la une de valeurs actuelles où c'est Georgia Méloni Mamamia c'est ça Mamia Georgia c'est ça voilà donc une de valeur cette semaine mieux de suivre l'exemple italien tout à fait où un chiffre avait notamment là agité les marchés c'est le PIB par habitant qui est beaucoup plus important maintenant en Italie qu'en France et on sait à quel point surtout dans le monde brutal dans lequel nous vivons sur le terrain économique la force notamment d'un pays qui n'est plus surendetté qui a des cas des démarches on le voit encore avec les questions budgétaires en Allemagne en effet et absolument considérable Jet douelin sur le mot de la fin sur ce sujet concernant le la nécessité d'être crainte parce que vous vous êtes très crainte au barreau de Paris. énormément de plaintes mais bon apparemment ça amène la liberté donc c'est très bien euh non mais la réalité c'est que pour l'instant le seul qui est craint c'est c'est Donald Trump parce que pour le coup la violence et la violence économique dont il ferait preuve est extrêmement difficile.

Je pense qu'effectivement il y a il y a un sujet sur non pas la déclaration d'Emanuel Macron parce que les mots ne n'engagent que ceux qui les prononcent et ceux qui y croient et malheureusement je crois que la réalité de ce qu'on est en train de vivre ne transpire pas ça et que vous avez effectivement une mondialisation et avec l'avèement d'un homme comme Donald Trump avec des violences qui vont se qui vont se perpétrer sur les marchés économiques et sur le marché extérieur. Et vous avez aujourd'hui une France qui n'est pas prête à à être forte face à lui. Je pense notamment au droits drogier mais aussi sur la politique internationale sur d'autres sujets sur lesquels aujourd'hui on voit bien que quand ML Macron prend la parole ou que l'Europe prend la parole Trump dégage ça un peu du revers de la main.

Il est peut-être temps face à des dirigeants de plus en plus puissants et je pense de plus en plus violents dans leur façon d'exercer le pouvoir parce que c'est une forme de violence des droits de douane de cette façon-là. Une ré, on va dire un retour au pays une une reformalisation des frontières de façon aussi violente que celle qu'il est en train de faire. C'est une nouvelle donnée internationale dans laquelle on va devoir s'imposer, s'imposer fermement et je crains qu'on ait besoin d'une Europe forte parce que la France seule ne le pourra pas.

Hm. Un moment Oui, mais ça veut juste dire que ce que moi je suis d'accord avec ce que vous dites, ça veut juste dire que la France et les Français vont peut-être avoir besoin d'avoir envie de se faire mal et on n'est pas parti pour ça pour l'instant. Ça c'est sûr. 0826 300.

On ferme ce sujet pour aller à un sujet qui vous concerne tous les vacances. Si vous ne partez pas, vous allez peut-être avoir envie de faire des petits plaisirs. Parmi les petits plaisirs et je regarde attentivement le restaurateur autour de la table Frédéric Vardon.

Il y a évidemment les restaurants, les grands, les petits, les moyens, les bords de plage, sur les routes, peu importe sur les lieux de vacances. En tout cas, dans une période où les Français se serrent encore un peu plus la ceinture, c'est les restaurants qui empathissent. Mais je vous pose la question, auditeur de Sud Radio 08 126 300, est-ce que aujourd'hui dans le contexte actuel les restaurants sont devenus un luxe ?

Parlons franchement un luxe parce que les prix sont trop chers, parce que les produits ne sont pas d'une immense qualité, parce que l'accueil est peut-être à déplorer dans certains endroits. Est-ce que aujourd'hui ça vaut le coup d'aller toujours au restaurant ? Est-ce qu'on peut encore se le permettre ou c'est quelque chose que vous faisiez quoi régulièrement il y a encore de 3 mois alors qu'aujourd'hui on les compte sur les doigts d'une main dans l'année ?

Vous avez la parole et je compte sur vous. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud-Radio, parlons vrai Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, dernière ligne droite pour vos grands débats de l'été. Vous êtes peut-être en vacances et je vous le souhaite, mais vous avez quand même un numéro à composer, amis auditeur 0826 300 réseaux sociaux de Sud Radio ainsi que l'application bien sûr et le et le standard où le camarade Manu vous attend pour cette question qui vous concerne. Est-ce qu'aujourd'hui le restaurant le restaurant est-il devenu un luxe ?

On voit aujourd'hui une une profession qui s'inquiète forcément de la baisse des fréquentations de ces établissements. On voit aussi des prix sur les cartes qui grimpent énormément et de grands professionnels, de grandes tribunes par de grands chefs qui sont publiés, qui sont signés pour alerter. Mais vous aujourd'hui dans votre vie quotidienne, est-ce que vous allez autant au restaurant qu'avant ?

Est-ce que vous prenez encore du plaisir tout simplement à aller du restaurant ? C'est du concret, c'est votre vie. Vous avez le bon numéro et je le répète une dernière fois 0826 300 300.

Est-ce que le restaurant est un luxe aujourd'hui ? Fédric Vardon, vous qui êtes chef et propriétaire de deux établissements très différents, je le dis d'ailleurs, la bron brasserie et le restaurant plus chic. Moi, je vais pas dire que c'est un luxe.

Voilà, c'est un plaisir. Alors, je sais pas si le plaisir c'est un luxe. Moi, je vais pas dire c'est un luxe.

Maintenant, il faut bien se dire que on est une profession où il y a de tout, hein, comme dans toutes les professions, des bons, des moins bons. Mais ce que je voudrais dire, c'est que sur le prix, oui, c'est devenu on c'est c'est devenu plus cher, mais parce que aussi l'environnement économique dit que fait que tout le monde fait attention. H mais aussi, on a des produits qui deviennent chers.

Obligatoirement, je vais vous donner un petit exemple. En 2019, avant la COVID, mes restaurants payaient le beurre pour cuire votre entrecôte. Le beurre classique.

Le beurre classique, 82 % de matière grasse classique. Un beurre français, on le payait entre 3,20 € et 3,40 € le kilo. Qu'est-ce qui était un prix complètement acceptable.

En septembre 2024, on était monté jusqu'à 12,80 €. Moi je vous parle de beurre, je vous parle pas de homar, de caviar qui sont des produits auxquels on peut amener un prix et qui s'adresse qu'à une certaine catégorie de personnes. Moi je vous parle de ça.

Je vous parle du citron, je vous parle de la farine. Moi je je vous parle juste de produit des produits qu'on trouve en permanence sur une table. Exactement. et ben tout ça a énormément augmenté qui est du 1 bah avec aussi un un coût du travail qui est devenu très cher en France c'est évident mais aussi qui subit aussi parce que il faut quand même le lier des changements climatiques.

En ce moment il y a une épidémie en Savoie et haute Savoie où on tue des animaux. Très bien. OK.

Bon euh principe de précaution, faut surtout pas que ça se propage. Les départements limitrophes sont très très inquiets et ils ont bien raison parce que il va falloir arrêter les mouches et ça va pas être facile. Euh mais on oublie que on va détruire grosso modo peut-être 15 % 20 % peut-être je sais pas peut-être 25 % d'un cheptel.

Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le fromage va doubler de prix. Ça veut dire que le fromage pour la fondue top savoyard du bon fromage bah va doubler de prix.

Ça veut dire que le reblochon sera inachetable. Ça veut dire que ça veut dire plein de choses. Ça veut dire que aujourd'hui le restaurant subit la hausse des prix des matières premières, subit aussi la hausse de l'énergie hein.

Demander au boulanger nous on cuisine une partie au gaz dans mon bistro et l'autre on cuisine à à l'électricité. Bah tout ça a bien doublé. Et comment fait-on ?

La vraie question c'est comment fait-on ? Et je pense que le restaurant doit rester dans la notion d'artisanat. Et puis je rappelle une chose quand même que restaurant ça veut dire quoi ?

Ben aujourd'hui McDonald's est un restaurant et le café Max est un restaurant. Les Français n'ont pas de mal à mettre beaucoup d'argent dans les fast food et peut-être que de mettre la moitié du prix dans un restaurant plus traditionnel, ça pose un problème de budget. Un menu à 15 € dans un fast food est deux fois plus cher et nourrit deux fois moins bien qu'un qu'un plat à 15 balles dans un bistro.

Voilà. à Brelet, Paul Aziber, Jade Doucelin. Est-ce que vous déjà vous vous êtes régulièrement dans dans les restaurants ou est-ce que même vous vous avez dû ou vous avez pu constater quand même une baisse de la qualité, une augmentation des prix peut-être ?

Ah oui, alors augmentation des prix évidemment, baisse de la qualité aussi et à mon avis, il serait temps que la profession fasse le ménage au sein de ces restaurants parce que beaucoup abusent, abusent sur la qualité, abusent sur les prix. Euh il y a aussi la la question du service, la qualité du service notamment à Paris qui laisse désirer. D'ailleurs, les touristes étrangers sont les premiers à à le dire.

Mais oui, pour beaucoup de Français, malheureusement, le restaurant est devenu un un luxe. Euh euh alors il y a eu l'inflation ces dernières années qui a beaucoup euh grevé le budget euh des ménages, mais là, on le voit bien, elle est en baisse et ça n'empêche que beaucoup aujourd'hui font des arbitrages. C'est soit le cinéma, soit le restaurant.

Et il faudrait en effet, on en parlait la la dernière fois, l'une des solutions pour redonner un peu de pouvoir d'achat aux français, ça serait en effet de baisser les impôts qu'il payent beaucoup trop élevés et donc pour cela diminuer la dépense publique. On revient, on revient au budget de la guerre, on revient au budget de monsieur Bairou dont on sait qu'il est mauvais. H bien sûr, j' doucelin sur sur ça justement, je regardais pardon les auditeurs qui nous attendent au téléphone notamment Pierre notamment Pierre et Jean-Luc sur justement les les récents.

Est-ce que c'est devenu un luxe ? Oui, je pense que c'est devenu un luxe et on a la chance peut-être autour de cette table de pouvoir en bénéficier. Mais moi, je viens je viens pas notamment de de Paris et quand je vois en province notamment les gens qui étaient déshabitués à aller dans les petits bistros, c'était le lieu de réunion des gens, le lieu de discussion.

Euh c'est un lieu qui n'existe plus ou presque plus. C'est moi j'avais quand même j'ai une je viens d'une famille d'une région assez provinciale de la campagne où vraiment le le petit bistro de du village était très important. C'était euh et aujourd'hui effectivement dans les arbitrages qui doivent être fait, je pense pas que ce soit seulement une baisse de la qualité des restaurants.

Je pense d'ailleurs en tout cas dans les plus petites villes, je pense pas du tout que ce soit ça le sujet. Je pense que c'est vraiment dans un ménage français aujourd'hui, on est obligé de faire des arbitrages souvent très violents. Et d'ailleurs, on le voit dans les informations, vous êtes des gens qui vous expliquent le nombre de jours où ils peuvent manger de la viande sur leur semaine.

Donc effectivement, le restaurant, c'est devenu euh bah oui, du luxe, du luxe non pas par la qualité du restaurant, mais par la quantité de fois où on peut y aller. Il y a Denis qui nous dit "Moi, je ne vais de toute façon beaucoup plus au restaurant ou au cinéma et je n'y vais plus du tout précisément parce que c'est un moyen aussi de faire des économies paysan 47 aussi qui nous dit il faut chercher le bon rapport qualité- prix. Il y a beaucoup trop de restaurants qui servent des produits de mauvaise qualité.

Heureusement qu'il y a encore des endroits quand même où on peut trouver de très bons moments autour de très très bons produits." Et Dalida qui nous dit "Bah tiens, pourquoi pas d'Alida qui nous dit "Non en réalité, car depuis que j'ai acheté un peu d'équipement, un peu d'équipement chez moi, c'est meilleur de manger à la maison et ça évite des tables de nœud nœeneux avec des moufflets qui braillent à droite et à gauche. En réalité, la vraie liberté aujourd'hui, c'est chez soi et plus au restaurant Frédéric Vardon 0826 300 pour participer à la à la conversation et je viens vers vous en sud pour la Ziber.

Bonjour Pierre. Oui, bonjour. Merci beaucoup de nous appeler en direct sur Sud Radio 0826 300300.

Est-ce que vous vous avez encore la possibilité, le luxe peut-être aussi le temps d'aller au restaurant ou c'est quelque chose que vous reniegiez petit à petit ? Ah ben le luxe, on ne l'a plus ce luxe làin. D'abord, c'est trop cher, on peut pas se rapprocher et puis avec les petites retraites que nous avons hein, on peut pas non c'est pas possible.

H le moindre le moindre le moindre menu, il est à 40 € ou 35 €. Alors nous ce que nous faisons, nous amenons de temps en temps des petits enfants alors au McDonald's. Alors là, on s'en sort pour quatre personnes à 70 €.

Mais mais c'est tous les tous les de mois hein, c'est pas possible quoi. C'est pour leur faire plaisir. Même là, nous sommes obligés de renier.

Alors ce qu'il y a que je me suis aperçu que nos députés et nos sénateurs eux ils ont tous les frais tous ces frais là ça l'aurait remboursé. Voyez mais restez avec moi. Le chef en plateau vous répond.

Pardonnez-moi, je je comprends ce que vous dites et je comprends le côté économique, mais moi me dire qu'on emmène ses enfants au restaurant chez McDonald's, vous savez quoi ? Je viens d'avoir une attaque cardiaque et j'ai fait un AVC. Je suis mort là.

Je suis ça coûte quand même 70 € mais pour 4 c'est quand même 70 € pour 4 pour manger du steak de l'autre bout du monde congelé. Je sais pas Pierre. Pierre, allez-y.

Non, mais alors je je vais vous expliquer. Oui, nous les amenons là parce que eux ils préfèrent ça et c'est un plaisir qu'on leur donne. Alors, c'est vrai que quand on sort, on a un peu la boule au vente parce qu'on a payé enfin ou 60 ou 70 € mais pour leur faire plaisir et ben nous allons là parce que ça préfère ça parce que c'est il préfère ça parce que c'est une éducation de goût parce que on leur a dit vraiment ce qu'il mange écoutez le chef aussi est dialogué ensemble.

Pierre Pierre il préfère ça mais parce qu'on leur a expliqué vraiment ce qu'ils allaient manger. Donc il préfèrent ça à manger un même un bon steak à la maison. Enfin je je comprends pas le système mais nous nous le faisons nous le faisons pour parce que c'est un petit plaisir pour eux et nous ça nous enchante pas.

Moi quand je cuisine à la maison si vous enchante pas faire à la maison. H oui Pierre, merci beaucoup d'avoir été avec nous Pierre et d'avoir en effet parlé vrai sur Sud Radio sur le fait que parfois les restaurants étaient trop chers mais que il y a peut-être aussi c'est une autre culture Frédéric Vardon, il faut l'entendre que les petits enfants aujourd'hui préfèrent manger au McDo du coin à Maibrolet tout à l'heure. Je le comprends Pierre, je comprends.

Moi aussi j'ai été un petit enfant et moi aussi j'ai été emmené par mes grands-parents au McDo une fois par mois et c'était la sortie c'était la sortie du mois. J'ai eu cette chance de ne pas être emmené au McDo par mes grands-parents. Moi franchement j'ai eu cette chance.

Et d'ailleurs, McDo, il faut le dire, a fait d'énormes efforts sur la qualité de ses produits. Euh la viande est 100 % française. C'est déjà un effort qui n'était pas le cas.

Travaille des agricultures. Oui, enfin attendez, McDo est le premier client des agriculteurs, il faut le dire. Attendez, enfin attendez c'est c'est le répète, il faut vraiment que les restaurateurs fassent un effort qui propose des produits de qualité commence les restaurateurs que les restaurateurs commencent par proposer des produits de qualité qui ne soient pas des prix totalement prohib des des restaurateurs mais à Paris c'est du délire à Paris c'est du délire.

Donc à Paris vous considérez que tous les restaurants c'est de la merde c'est ça ? Non, pas tous les restaurants, mais vous allez dans les brasseries dans les restaurants, c'est délire journalist, vous avez des chiffres absolument ahurissant et aujourd'hui les gens n'ont même plus les moyens évidemment de se payer. Que ce soit une question de moyen, je peux le comprendre, c'est pas la même chose.

C'est une question de qualité aussi. Mais mais que vous disiez c'est la qualité. Non, il y a des restaurants qui font pas bien.

Oui, c'est vrai. Il y en a de plus en plus qui font pas bien. Je suis désolé.

C'est c'est Attendez, ben alors, faut les compter, faut les dénoncer, faut expliquer. C'est à vous, c'est à la profession de faire. Je sais pas, vous le dites, vous êtes consommateur.

Allez-y. Paul Azibert sur ce qui est spectateur pour l'instant de ce débat avec un petit sourire narkois, je tiens à le dire. Non mais naris absolument pas parce que non au contraire un sourire intéressé parce que les arguments sont bons, c'est vrai qu'il a ce qui a été intéressant c'est d'évoquer la nécessité de la baisse du coût du travail, la nécessité aussi de la baisse du coût des loyers et si on parle du prix en fait à Paris et de la qualité.

Alors oui, bien sûr, en fait, on a un certain nombre de restaurants et surtout à Paris, mais je pense que Paris euh autant en politique euh que dans l'industrie, que dans tous les domaines ne doit pas représenter la France. Euh moi je suis euh pas un central un grand centralisateur dans l'âme et euh et effectivement il y a beaucoup de restaurants qu'on va appeler les attrapes touristes mais euh parce que d'ailleurs parfois euh euh à tort hein euh mais parce que effectivement les prix sont élevés, ils vont avoir un grand nombre de personnes qui vont venir, ils vont euh euh et ça va être vraiment des restaurants de passage très vite. On va faire la formule, le café gourmand, le machin.

En revanche, le problème de base pour le restaurateur et si les prix montent si les prix montent chez tous les restaurateurs, c'est pas juste parce que ils veulent s'en mettre plein les poches, parce que c'est mieux et qui voit que les Français peuvent plus dépenser parce qu'au contraire, on a que 50 % des Français qui vont au restaurant une fois par mois. Sur le McDo, c'est pour les enfants mais voilà les Français vont vont de moins en moins restaurant et les agriculteurs sont les aussi les premiers les premiers impact. Parmi les petits plaisirs, est-ce que les restaurants sont devenus un luxe inaccessible ?

Vous nous dites oui à plus de 83 % sur les réseaux sociaux sud radio à l'instant Jean par exemple qui nous dit "Mais il faut être honnête de plus en plus la qualité on mange mieux à la maison 0826 300." Je vois que ça vous fait énormément réagir. Bonjour Jean-Luc.

Oui, bonjour. Vous nous appelez du côté de Bordeaux ville chè Paul Aziber qui qui connaît aussi bien la ville que les vins. C'est pour vous dire la grande dimension de ce monsieur restaurant.

Bonjour à tous et à toutes. Comment vous regardez ce débat ? Est-ce que vous les les restaurants sont un luxe ou vous arrivez encore peut-être à vous l'octroyer de temps en temps ?

Mon cher Jean-Luc ? Alors, je vais essayer de de pas m'éloigner du sujet. Le les restaurants aujourd'hui, je suis comme la majorité des Français.

J'ai du mal à à y aller aussi souvent qu'avant. J'y vais très peu aujourd'hui parce que ben je je suis comme tout le monde, je morfle et et le Qu'est-ce que vous faites dans la vie Jean-Luc ? C'est pas indiscret.

Alors moi je suis chanteur musicien et on m'a donc collé dans la case intermittent du spectacle. Ça c'est un statut fiscal, c'est pas un métier mais je suis chanteur musicien ce qui fait que je passe ma vie à entre les festivals et également à beaucoup travailler dans les les bars, les restaurants. Ah bien sûr.

Donc je les vois travailler, je les vois évoluer depuis pas mal d'années. Alors juste je voudrais préciser avant d'aller plus loin deux choses. C'est que moi j'ai eu beaucoup de chance.

D'abord, la première, c'est que j'ai grandi dans le GERS. Euh ce qui fait que comme on dit, chez nous, j'ai été élevé au grain. Oui.

Euh avec une maman qui beaucoup euh qui tué Vous avez eu Vous avez eu la bonne éducation euh en terme de goût, mon cher Jean-Luc. Exactement. Et puis ça s'arrête pas là.

Je suis le neveu d'un d'un chef étoilé. H euh voilà. Donc ce qui fait que on parlait des enfants tout à l'heure, prédécesseur parlait du fait qu'il amène les enfants chez McDo.

Ben moi, on m'a mené chez chez mon tonton pour les repas de Noël. C'était quand même assez sympa. Oui.

Euh donc j'ai j'ai gardé le le le goût le goût de la de de bonnes choses, de la de la cuisine bien faite, du bon produit. Mais là, vous constatez quoi ? Que ça baisse en gamme largement.

C'est ça. Pour reprendre un petit un petit peu le champ. Oui, parce que alors les restaurants étoilés, je suis désolé, j'ai pas les moyens d'y aller, j'aimerais bien sûr.

Euh mais mais moi je voulais parler des restaurants dans lesquels je j'interviens en tant que musicien, donc sont des restaurants alors qu'on qualifie parfois de pièges à touriste ou mais pas pas nécessairement en fait. Oui. Et qu'est-ce que vous observez justement dans dans dans ces restaurants qui sont des restaurants un peu familiaux, un peu classiques, dans lequel on mange un bout ?

Bah écoutez, c'est très simple. Il y a quelques années, je mangeais dans ces restaurants, tout allait bien. Aujourd'hui, je mange dans la plupart des restaurants.

Et ben, j'ai des brûlures d'estomac monstrueuses derrière parce que ben les sauces ne sont plus faites par les ne sont plus faites en cuisine par exemple, je pense la plupart du temps. Ce sont des poches, c'est c'est du tout près en fait. C'est du tout près.

Ce sont des Je sais ce sont des catalogues qui sont fournis au restaurateur souvent avec que de l'entrée au dessert avec des plats qui sont déjà déjà tout prêts. On a plus qu'à choisir à mettre ça au micro-ondes. Je je caricature mais oui.

Non mais ce que vous nous dites Jean-Luc, c'est vrai. Je vous remercie d'avoir appelé 0826 300300 pour nous dire c'est qu'en effet il y a beaucoup de restaurants. C'est un peu ce que nous disent aussi dans les commentaires certains auditeurs qui sont actuellement en train d'écouter le débat. savoir que beaucoup peut-être pas vous certainement Frédéric Vardon mais beaucoup c'est en réalité la petite sauce sous vide le petit plat qu'on réchauffe on apporte ça en nous faisant croire que c'est du fait maison mais parce que parce que aussi la profession et là je rejoins le début du débat c'est que la profession doit faire son ménage et qu'aujourd'hui la profession n'a pas su n'a absolument pas voulu et pas su se protéger et qu'aujourd'hui n'importe qui qui fait une bonne tarte citron le dimanche midi ouvrir un restaurant sauf qu'être restaurateur être cuisinier c'est un métier et que il y a un moment donné il faut que ouvant être obligatoirement qui n'êchera pas les gens de mal faire ça c'est sûr. 0826 300.

Mon cher Hervé, bonjour. Oui, bonjour. Ben, bonjour.

Merci beaucoup de nous appeler en direct sur Sud Radio et vous nous appelez depuis Biscaros, c'est ça ou c'est ça Biscaros. Par contre, c'est très très intéressant ce que vient de dire le monsieur, c'est qu'effectivement c'est un métier et que dans beaucoup de métiers, on on a voilà, on impose on impose donc de de d'avoir un diplôme et euh dans la restauration, ça devrait être obligatoire. ch ensuite mais vous est-ce que vous avez encore aujourd'hui le le luxe parce que c'est le test de notre débat d'y aller encore un peu encore une fois c'est pas du luxe c'est un plaisir et c'est une question de moyens euh on a les moyens bah c'est je suppose que beaucoup beaucoup de français aimeraient aller au restaurant plus souvent parce que c'est vrai que c'est toujours un plaisir c'est toujours festif voilà maintenant du luxe je suis pas sûr euh maintenant on n' pas toujours les moyens d'y aller mais bon nous nous on a la chance de d'avoir un petit peu de moyens et de pouvoir y aller de temps en temps.

Euh mais pour moi c'est c'est pas qu'est-ce que vous appelez de temps en temps si c'est pas indiscret ? Si c'est pas indiscret euh toutes les semaines. Non, on peut y aller une fois par semaine.

Et puis il y a restaurant et restaurant, on a un petit restaurant de midi où on peut aller, on mange pour 18,50 € on a une soupe, une entrée, un plein de résistance, un dessert et un quart de vin rouge. Ou là. Oui.

Alors alors qu'à Paris pour 18,50 € vous avez une grande bouteille de gazuse. Donc c'est il est là il est là le sujet. Il est là le sujet en fait des des restaurants.

Caros, on a la chance d'avoir un couple qui a un petit restaurant très sympa. Comment il s'appelle ? Qu'on en profite mon cher Hervé ?

Alors je sais jamais le nom. Ma femme vous le dirait. Soit vous doig il est avenue de la réplique.

Allez appelez votre femme tout de suite. Hervé on a besoin du nom du restaurant. Il est avenue avenue du 14 juillet pas très loin de la mairie à Biscaros.

Voilà. Je vous remercie de nous avoir appelé. Je vous donne une mission à 12h05 vous le savez dans cette émission les auditeurs nous appellent pour réagir à tout ce qu'ils ont entendu dans l'émission.

Je veux que vous appeliez votre femme mon cher Hervé et que vous lui demandiez le nom. Je veux l'entendre à l'antenne. Est-ce que vous pouvez faire ça ?

Avec plaisir et ben je vous dis à tout de suite et je vous rappellerai si jamais ce n'est pas le cas mon cher merci beaucoup de nous avoir appelé 0826 3003 chant Paul Aziber le mot de la fin sur ce sujet parce que vous voulez réagir à ce que dis Hervez sur 18,50 € pour un repas plus que complet. Je vais être très court parce que le mot de la fin je vais le laisser à Frédéric Vardon mais je pense qu'il y a eu une une moyennis effectivement de la restauration en France. Effectivement la procession doit faire doit faire son ménage.

Mais ce que disait très intéressant c'est que Paris n'est pas le reste de la France non plus. Il fait partie du quart des Français qui peuvent aller au restaurant toutes les semaines. Mais euh on devrait pouvoir avoir un McDo pour faire plaisir aux enfants et un vrai et une éducation goût et un vrai restaurant qu'on a pas les quelques mots de la fin sur ce sujet.

Alors juste les quelques mots de la fin. Le restaurant c'est un métier, c'est l'artisanat, c'est la culture française. Si un restaurant est mauvais et que vous et vous trouvez qu'il a été mauvais, ben n'y retournez pas mais ne pénalisez pas toute une profession artisanale.

Ça c'est le mot de la fin et c'est le parler vrai de Sud Radio. Nous sommes toujours en compagnie de Paul Aziber, Frédéric Vardon, Jaduselin, Maurice Brelet puis rester dans le thème du pour rester dans le thème du restaurant, espérons que pour avant l'heure du déjeuner, ils vont réussir à vous donner l'eau à la bouche parce que c'est les coups de cœur et les coups de gueule de chacun. Vous êtes bien sur Sud Radio, on revient dans quelques instants.

Sud Radio, c'est votre opinion qui compte. Sud Radio, les débat de l'été, 10h 13h. Maxime Liedo, dernière ligne droite pour vos grands débats de l'été avec les coups de cœur et les coups de gueule de chap de de chacun.

Paul Aziber, directeur général de Vortigon, Frédéric Vardon, chef cuisinier, propriétaire du café Max et du 395, Jaduselin, avocat au barreau de Paris et Amor Bret, rédacteur en chef à valeurs actuelles. Pour le premier coup de gueule, je me tourne vers vous Paul Aziber, c'est la montée en puissance de la pétition contre la loi du plomb. En effet, on a passé les plus des plus de 2 millions de signataires sur les derniers jours.

Oui. Et en réalité Maximedo, c'est c'est un coup de gueule que je n'ai pas envie de passer parce que je suis très content que les Français participent et participent à des pétitions et fassent des pétitions. En revanche, il faut se rappeler de quelque chose que c'est une pétition qui est un petit peu particulière.

C'est dans le cadre d'une loi qui a été votée. C'est 2 millions de personnes, mais en réalité du coup ça ne représente pas la majorité des personnes puisque on a une démocratie représentative. Dans ce cas, si on veut faire des pétitions qui peuvent remettre en cause, tous les processus n'ont pas été parfaitement respectés.

Bah, tous les processus n'ont pas été parfaitement respecté dans le cas d'une proposition de loi, je vois pas en quoi ils n'ont pas été respectés. On a si on parle des études d'impact, dans ce cas, il y a beaucoup d'autres propositions de loi dans lequel dans le cadre desquelles ça n'a pas été respecté. Mais c'est pas le problème.

Le problème c'est l'idée de que qu'on peut faire monter au sein du débat public que on va faire dès qu'il va y avoir une proposition de loi ou un projet de loi qui va passer une pétition tout de suite pour recréer du débat public. Et ça c'est quelque chose c'est un péché originel depuis quelques années, depuis au moins une dizaine d'années de dire bon mais c'est pas grave, on va redonner la parole, on va refaire des pétitions parce que on imagine que ça va recréer du débat public. En réalité ça crée une brèche dans le débat public. créer un fossé entre là aujourd'hui les agriculteurs, les industriels, les chefs d'entreprise et le reste des Français.

Et ça et en fait c'est le poids de l'information de la de l'émotion par rapport à l'information et la guerre de l'information c'est la base de la guerre économique. Et lorsqu'on lance ce genre de pétition et surtout qu'on leur donne trop d'importance et ben on ouvre la brèche à un clivage entre les Français. Et on le voit bien en effet à des arguments dans le débat public qui viennent pourrir en réalité la démocratie. a pris un coup de gueule, un coup de cœur.

Frédéric Vardon, c'est à vous, c'est une fleur qui mesure près de 6000 km. Oui, je trouvais ça assez extraordinaire. Il y a un monsieur.

Donc voilà, ma maladie d'Alzheimer peut-être commence à à me rattraper, je viens de complètement manger le nom. qui a fait 6000 km en vélo dans la sur la France, enfin dans la France et qui a dessiné une fleur parce que sa maman avait été atteinte à maladie d'Alzheimer. Je vais pas faire de comparaison entre les maladies parce que toutes les maladies on va pas essayer mais la maladie d'Alzheimer a cette particularité c'est que les deux sont malades.

C'està-dire celui qui voit l'autre partir dans une forme de démence de non souvenir de tout ce qui a été la vie des proches et celui qui est malade et qui ne peut même pas exprimer pourquoi il est malade. Et je trouve ça je trouve ça très beau dans ce monde de brut que quelqu'un il fait 6000 km en vélo en dessonnant une fleur pour pour avoir des dons pour combattre cette maladie qui est terrible et qui quand même augmente énormément et est un peu inquiétante. Voilà.

Et le nom de cette personne courageuse sur vous avez décidé de zoomer mon cher Frédéric s'appelle comme vous Frédéric de la nouvelle. Merci beaucoup. J'avais j'avais oublié le nom de famille.

Voil c'est c'est le camarade Jamel en régie qui me l'a délicatement souvenué parce qu'il est très attentif à tout ce qui se dit. en plateau un coup de gueule maintenant à Mori Brelet c'est sur l'affaire Nouratala c'est un affaire ce qui enflamme en ce moment le ministère de l'intérieur et le ministère du Kedorsé oui c'est une affaire totalement lunaire et qui illustre l'incompétence et l'irresponsabilité de l'État français et du gouvernement c'est du nom de Nouratala qui est qui est une jeune femme de 25 ans d'origine originaire de Gaza qui est arrivée en France début juillet et qui s'est inscrite à Science Paul et dont on a découvert il y a quelques jours qu'elle avait publié sur les réseaux sociaux sociaux notamment sur X des postes absolument ignominieux antisémites qui glorifient Adolph Hitler qui appelait au meurtre des juifs à l'assassinat des otages qui louait le Hamas et et les terroristes palestiniens. Alors on a appris depuis que c'est Jean-Noel Barreau et son ministère des affaires étrangères qui l'avait fait venir en France.

Euh voilà donc euh tout ferait payé et en plus elle elle bénéficie d'une bourse. Donc vous et moi euh contribuable payons euh pour cette pour cette jeune femme qui donc euh se vautre dans l'antisémitisme le plus crasse. Et euh ce qui est inquiétant c'est que évidemment les criblages normalement qui sont faits euh sur ces sur ce genre d'individus n'a pas n'ont pas été fait.

Donc c'est l'échec total, c'est un fiasco total de d'un point de jus sécuritaire. Le ministère de l'intérieur, le ministère des affaires étrangères n'ont pas fait leur travail. inquiétant aussi parce que aujourd'hui cette jeune femme est sur le sol français que nous avons accueilli depuis le début de l'année 300 gazaouis euh qu'une décision de justice qui a été rendue par la cour nationale du droit d'asile il y a peu euh ouvre la porte à une à une possible entrée de 400000 je dis bien 400000 gazaouis en France s'il demandait le statut s'il demandait l' en France.

Donc c'est absolument délirant quand on sait aujourd'hui que nos compatriotes juifs sont menacés à longueur de journée, que le nombre d'actes antisémites a explosé depuis le 7 octobre et l'ont fait venir des éléments à risque qui mettent en danger davantage encore la sécurité des Français et des juifs notamment. Et on verra si cette jeune femme est expulsée parce que c'est en tout cas, je crois la volonté du ministère de l'intérieur Bruno Rotaillot qui a demandé que dans des conditions comme ça mais en effet ce n'est pas gagné. On termine sur un coup de cœur quand même.

C'est vous Jade Doucelin l'avocat parce que si cette loi d'Armanin fait beaucoup parler, il y a quand même des choses à sauver dans cette loi. Oui, voilà. Je je me suis dit qu'il était peut-être temps de rendre quand même à César ce qui était à César et j'ai beaucoup critiqué le has d'Armanin.

Mais il y a une chose qui a été annoncée en juillet et qui me semble être important à souligner parce que autant je suis très vive pour critiquer mais je sais reconnaître quand les choses avancent. Euh 200 magistrats spécialisés et création de 200 postes de magistrats spécialisés dans les violences faites aux femmes euh violence sexuelle, violence intra euh familiale. Ces 200 magistrats ne seront notamment mobilisés dans des euh dans des euh ressorts clés euh où la la violence a explosé et effectivement je crois qu'il était temps que ce sujet soit pris à bras le corps et il faut reconnaître quand un gouvernement avance sur ces sujets. 200 magistrats, ce n'est peut-être pas suffisant, mais c'est un premier pas très important et on espère que ça permettra déjà d'éviter les 18 féministites qui ont déjà eu lieu dans notre pays cette année.

Et ben le coup de cœur est passé. Je vous remercie à tous d'avoir été avec moi en studio Frédéric Frédéric Bardon chef et propriétaire de deux restaurants le 39V le café Max Joucelin avocato au barreau de Paris à Moribre le rédacteur en chef à valeurs actuels ainsi que Paul Aziber directeur général de Vortigen. Amis auditeur vous restez en ma compagnie si vous le voulez bien pour l'heure du déjeuner parce que dans un instant bien sûr votre météo votre journal et à 12h30 dans ce studio.

Thierry Marx pour parler de l'état de la restauration de ce qu'est peut-être l'exception culturelle française en terme de gastronomie. Bref, vous l'avez compris, vous êtes sur la bonne radio. À tout de suite. 13h Maxime Liedo 0826 300 300, vous connaissez le numéro, vous en avez le réflexe et vous êtes bien sur Sud Radio.

Vous avez envie de réagir et de nous interpeller sur ce que vous avez pu entendre sur l'émission depuis 10h sur les nombreux thèmes de débat qu'on a eu, que ce soit La France, une nation de sport, que ce soit concernant Emmanuel Macron, le refus de serrer la main de Gérald Arrmanin. Tiens peut-être sur les restaurants. Et rappelez-vous, il y a quelques minutes, nous étions en ligne avec Hervé.

Rebonjour mon cher Hervé. Bonjour. Ah alors vous aviez une mission pour ceux potentiellement qui nous rejoignent sur Sud Radio RV.

Vous aviez une mission. Vous nous aviez dit nous à Biscaros avec ma femme, on peut de temps en temps aller un restaurant qui est super qui s'appelle qui s'appelle comment ? Bah il s'appelle l'imprévu le 14 juillet Biscaros.

On peut y aller le midi et c'est super sympa mais voilà c'est un petit budget et on y mange très bien. Vous disiez quoi ? 18,50 € sympa.

C'est ça. Voilà. Euh c'est euh un couple euh qui s'occupe de ce petit restaurant et vraiment c'est très sympa et je pense que de temps en temps, bon fruit là, on peut quand même se faire plaisir d'autant plus que il cuisine très très bien et c'est très sympa.

Voilà. Et et justement Hervé sur sur le fait qu'elle cuisine très très bien. Vous quand vous y allez, quel est le plat un peu un peu phare ?

Le plat un peu un peu favori ? Ah une petite entrecôte, chose comme ça ou alors un poulet bien cuisiné. Hm.

Bon après ça dépend du menu mais en plus on a un peu de choix donc c'est quand même intéressant. On a du poisson aussi vraiment c'est bien. Non franchement des petits restaurants comme ça je pense que ça on peut quand même encore se faire plaisir comme quoi.

Non mais comme quoi mon cher Arvé vous venez de le dire la recette du bonheur est simple un bon poisson un bon poulet une entrecôte et tout le monde est heureux finalement. Fait ouais tout à fait. Bon on est sur Biscarot on est pas mais on est sur Biscaros.

Merci beaucoup de nous avoir rappelé. Merci beaucoup d'avoir joué joué le jeu et donc on va à l'imprévu du côté de de Biscaros. Merci beaucoup de nous avoir appelé. 0826 300.

Bonjour Frédéric. Oui, bonjour. Bonjour l'équipe de radio et comment ça va ?

Ça va impeccable. Écoutez, je suis de retraité donc je profite. Mais bien bah oui ben alors faut faut profiter comme il faut.

Je crois que c'est la première fois dans une émission qu'on a autant de Frédéric. Donc je sais pas si c'est une confédération des Frédéric qui s'est réunie en secret pour rappeler le standard de C de radio. Un je trouve ça génial. de j'adore ce prénom.

Mais donc vous vouliez réagir sur quoi ? Sur le thème précisément aussi des restaurants. Oui, en fait des restaurants.

J'ai fait l'école hôtelière de Toulouse et puis j'ai passé ma carrière dans les restaurants en tant que client. Donc, j'étais serveur, cuisinier et après client. Et au fur, enfin depuis 35 ans que que j'ai traversé le Grand Sud-Ouest de Bordeaux jusqu'à Montpellier, j'ai vu une dégradation de la qualité.

Euh j'ai vu également des restaurateurs qui sont euh je dirais un peu acculés avec des taxes, les taxes de contrôle d'hygiène d'éclairage sur la sur tout ce qui est périphérique aux installations, l'assassine et cetera. H pas oblig dans tous les départements de France, Macron et Hollande, ils ont empilé les contrôleurs et c'est vrai que un artisan de nos jours qui soit restaurateur ou peut-être de notre métier a de plus en plus de contrôles des contrôles avec certainement des péages aussi derrière. Hm.

Donc je pense que la matière première allit-être qualitative mais on paye de plus en plus dans une note de restaurant des impôts bien sûr ou des taxes. Et après c'est une des rares profession où on peut s'installer du jour au lendemain quand on voit la multiplication de kebab où il y a pas d'hygiène ou des fois de restaurant à l'alle, il y a pas d'hygiène et personne ne dit rien. C'est étonnant que nos nos dirigeants qui sont souvent à Paris, les sénateurs, les députés et les ministres qui vont dans les meilleurs restaurants de de de France certainement ou la région parisienne payée par nos impôts, eux, ben en fait, ils se gavent entre guillemets mais c'est pas pour autant qu'ils vont aider à lesérer cette profession.

C'est vrai ce que ce que vous dites Frédéric, ce que nous disait l'autre Frédéric tout à l'heure en plateau, Frédéric Vardon, le chef étoilé, c'est ce qu'il disait en réalité. Aujourd'hui, il faut accessoirement se rappeler que être restaurateur c'est un métier déjà parce qu'il faut avoir accessoirement un esprit entrepreneurial. C'est les commandes, c'est la qualité comme vous le disiez.

Et là, ça ne concerne pas hein que euh en effet les les les restaurants à l'alle ou les restaurants euh cachè ou les kebabs, regardez le nombre malheureusement de grandes enseignes qui sont grillées avec des contrôles sanitaires. Mais c'est un métier en tout parce qu'il y a des équipes et c'est pas parce que vous savez très bien faire une tarte au citron que tout d'un coup vous pouvez ouvrir un restaurant. Voilà.

Donc il y a des contrôles de normes d'électricité, d'incendies, enfin restaurateur bien sûr. Il il a 5 si visite annuelle des départements ou des conseils régionaux ou des administrations nationales. Donc il y a trop d'administratif d'un côté, il y a une manque de qualification.

Beaucoup de restaurants parisiens ont une une des employés qui sont qui sont soit sans papiers, soit qui viennent d'Afrique, soit c'est pas des c'est pas connu pour être des terres de restauration. Enfin là pardon, je vais vous couper Frédéric. C'est surtout des gens qui veulent bosser en fait.

C'est des gens qui vont former. Il y a beaucoup de beaucou pas ça. Il faut quand même le dire.

On va payer un restaurant étoilé, un restaurant gastronomique à Paris dans les beaux quartiers et dans les cuisines. Qu'est-ce qu'on voit ? On voit des gens qui ne sont même pas de de de de de c'est c'est pas l'origine, qui n'ont pas l'essence de du du métier.

Je sais pas que vous voyez. Alors c'est c'est pas le régime que je critique, c'est la qualification. On voit que tous ces restaurateurs, ils ont soit des s papiers, soit des gens qui sont hm mais qui sont obligés de former parce qu'en réalité, il faut bien le dire, peut-être que c'est on on c'est si vous voulez parce que c'est c'est ce que vous semblez dire, le problème c'est que on a de plus en plus de mal à trouver des des Français pour aller au restaurant et des gens justement qui sont prêts à bosser dans des conditions difficiles, c'est-à-dire dans les cuisines et de faire les heures que ça demande.

Excusez-moi Frédéric et peut-être aussi ça aujourd'hui dans le dans les dans les restaurants, on peut accuser les chefs cuisiniers, on peut accorder tout ça. Mais il faut le dire, les premiers à monter au créneau en disant qu'ils sont quand même bien contents d'avoir une part d'immigration dans ce pays, c'est précisément aussi ces ces entrepreneurs parce que derrière ils savent que sinon leur restaurant tout simplement s'arrête de tourner. Et ça c'est quand même à saluer.

Je suis désolé Frédéric, je je suis désolé qui l'immigration mais c'est pas c'est pas la meilleure immigration qui arrive pour pour la restauration. Moi j'ai démarré comme pleur même si j'avais un bôier j'ai travaillé ans dans restauration je travaill en Suisse je connais le stress à l'époque on faisait 50 he par semaine on du patron cétait une réalité le problème c'est que maintenant il y a Non mais c'est vrai et vous avez raison sur sur parfois la la qualification mon cher Frédéric et vous avez raison mais il faut aussi dire à quel point aujourd'hui on parlait du métier d'avocat qui était compliqué mais il faut dire à quel point le métier de cuisinier vous parliez de la la formation on sera rejoint dans une dans dans une vingtaine de minutes par le chef Thierry Marx. Il nous en parlera.

La difficulté aujourd'hui de former des jeunes, des jeunes qui sont prêts à bosser autant des jeunes qui sont ensuite prêts à respecter un niveau d'exigence, un niveau de travail, de bosser le nombre d'heures qu'il faut parfois pour que un restaurant tienne et tienne debout. Et vous ajoutez à cela quand même, pardon, souvent des salaires qui ne sont pas non plus absolument colossaux, considérables au point de mener la grande vie. Il y a peut-être, même si des émissions ont largement participé à véhiculer l'image de la cuisine cool derrière, il ne faut pas oublier que ce sont avant tout des entreprises qui doivent être rentables et en effet des restaurants qui se battent aujourd'hui pour pour essayer de de survivre en France.

Dans un instant, la difficile insertion des personnes handicapées. Plus de 3 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans sont reconnues handicapées en France en 2023 selon l'INC et parmi ell 45 % sont activés. Et à l'heure par exemple où on parlait encore il y a pas très longtemps de quoi ? la nostalgie des olympiques.

Mais où sont passés les sponsors pour les les sports paralympiques ? Où sont passés les grands engagements financiers ici et là ? Donc on va recevoir dans un instant Yanis Bacha, directeur de la communication d'AGFIP, l'association de gestion du fond pour insertion professionnelle des personnes handicapées, qui a signé une tribune il y a quelques temps qui nous dit "Mais au lieu de parlez-nous, affichez-nous, prenez-nous avec vous, arrêtez de faire comme si vous nous cachiez, nous pouvons faire le même travail que les autres et nous avons besoin d'aide des têtes d'affiches." C'était l'objet de sa tribune et nous y reviendrons dans quelques instants sur Radio avant d'accueillir Thierry Max à partir de 1230 pour un grand entretien.

À tout de suite. Sud Radio. Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, vous êtes bien sur Sud Radio et à 12h15, le fait du jour, la difficile insertion des personnes handicapées. Bonjour Yanis Bacha.

Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le directeur de la communication d'AGFIB et je disais c'est l'association de gestion du fond pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées.

Et si j'avais envie de vous inviter ce midi, c'est que hier on a eu les chiffres officiels de l'INC sur l'insertion des personnes handicapées et c'est un sujet qui est passionnant et auquel on doit absolument donner de la visibilité. Précisément parce qu'on a l'impression que le handicap c'est une cause que tout le monde porte. On entend les politiques, on entend les entreprises, on a entendu alors que on parlait ici de la nostalgie des Jeux Olympiques, la les handicap, bien sûr, on va donner de l'argent au sponsors pour les Jeux paralympiques, mais les chiffres sont beaucoup plus sévères.

Plus de 3 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans sont reconnues comme étant handicapé en France selon l'INC et parmi elles, 45 % sont actives comme près de 3/4 de l'ensemble de la population à cet âge. 39 ont un emploi. Donc c'est près de deux fois moins que la moyenne de la population.

Comment vous regardez ça ? Comment vous réagissez à ces chiffres Yanis Bachar ? Bah il y a il y a déjà un souci en fait pour moi d'autocensure c'est les personnes qui n'osent pas aussi qui n'osent pas aujourd'hui il y a plein de des dispositifs.

La GFIP en pense beaucoup hein. La GFIP com dit cet organisme qui permet de d'adapter les po de travail d' dans le maintien de l'emploi d'inciter aussi l'entreprise à mieux recruter à plus recruter de personnes en situation de handicap. C'est vrai le taux de chômage des personnes handicapées aujourd'hui reste le double de la moyenne nationale mais le sujet c'est pas le l'emploi c'est l'inclusion durable c'est comment on passe d'un coup d'éclat à quelque chose de durable qui dure qui dure et comment on on permet de de mieux inclure les personnes en situation de handicap pas forcément les inclure mais de mieux les inclure mais dans dans justement la volonté de les de les inclure de façon durable on en parle on a l'impression que c'est un sujet récurrent qu'est-ce qui manque est-ce que en réalité et vous les connaissez mieux que moi avec le poste que vous occupez est-ce Est-ce que les politiques, les associations, peut-être même les entreprises ont et font des discours de principes et que derrière ça ne suit pas ?

Et si ça ne suit pas, pourquoi ça ne suit pas ? Comme comme je vous dis, il y a il y a deux obstacles. Pour moi, il y a évidemment les entreprises qui ont besoin d'être rassuré, d'être rassuré sur la la capacité, sur la possibilité d'inclure les personnes en situation de handicap.

Encore une fois, on a les dispositifs en matière de d'aide au transport, euh d'adaptation du poste de travail. On a vu récemment une histoire formidable d'une personne qui a été d'un chauffeur routier qui a été qui est devenu paraplégique après un accident. Euh et on se dit que cette personne ne pourra plus jamais conduire un camion comme avant.

Et en fait la GFIP lui a installé un monte charge sur son véhicule qui lui a permis de peu à peu revenir un peu à la vie. Il a après une longue dépression suite à son accident, il pensait que sa vie professionnelle était terminée même été donc que la vie active était terminée. Il était reconnu inapte d'ailleurs.

Et en fait on lui a installé un monte charge qui lui permet de monter dans son véhicule. Aujourd'hui, il conduit son 3 ton5 au quotidien. Il fait ses livraisons comme d'habitude alors qu'il est paraplégique.

H Et l'auteur et c'est aussi pour ça que j'avais envie de de de vous inviter. Vous êtes auteur de d'une tribune qui a fait qui a fait beaucoup parler justement. Arrêtez de parler nous et plutôt associez-nous justement ne faites pas que nous afficher.

Associez-nous. C'était dans la tribune. Et vous dites en réalité que aujourd'hui les personnes handicapées notamment en France c'est quoi ?

C'est que de l'affichage pour la plupart du temps malheureusement c'est queils sont là pour remplir des quotas et que derrière il y a pas l'inclusion du rap dont vous parliez. C'est pas de l'affichage. Il y a eu un il y a eu un catalyseur formidable qui était les Jeux Olympiques et paralympiques.

Ça s'est très bien passé. Parce que vous dites dans votre tribune, un stop à la diversité de façade, à l'inclusion comestique, au cosmétique, pardon, au rôle secondaire réservé aux minorités. Ne nous affichez plus, associez-nous.

Bien sûr, c'était on veut pas corriger l'image, on veut on veut construire de rien et finalement le pays est à nous comme quiconque en fait. C'est c'est même c'est même pas une c'est même pas un du c'est pas une faveur, c'est un c'est un du qu'on voilà la diversité c'est pas un supplément d'able, c'est une transformation et le le collectif tête d'affiche et citoyens transpartisan avec une idée très simple que la diversité ne doit plus être décorative mais vraiment décisionnelle quoi. On peut plus être toléré, on veut on veut compter, on peut plus être à côté de la fiche mais sur l'affiche avec tout le monde sur la fiche et accessoirement avoir les conséquences qui vont avec quand l'affiche est partagée par beaucoup de mondialist même quand la lumière s'éteint.

Bien sûr. Exactement. Et justement le but de cette tribune était déjà de mettre la lumière sur quelque chose d'important que vous souhaitez mettre en place.

Et c'est là où vous faites appel à beaucoup de personnes, à beaucoup de personnalités, notamment à ceux qui nous écoutent, des maires des gens de la vie active pour mettre en place quoi ? Une charte, c'est ça ? Expliquez-nous le principe.

Absolument. une charte une charte de la diversité euh qu'on va mettre en place dès dès le mois de septembre prochain c'est demain oui c'est dans un mois dans le cadre des élections municipales de faire signer une charte de bonnes conduite entre guillemets de bonnes conduitees de la diversité auprès de tous les candidats aux élections municipales. Donc finalement, je fais un appel pour celles et ceux qui veulent la signer.

C'est important parce que en fait de cette charte là, je pense on va on va essayer à notre à notre à notre petite échelle et je remercie d'ailleurs toutes les associations d'égalité des chances qui nous ont rejoint dans ce beau combat. Cette charte, elle est importante pour plusieurs raisons. Elle est importante parce que demain euh les élections 2026 vont être un tournant majeur pour la diversité.

Aujourd'hui, on a cette volonté de différentes personnes, hein, dans toutes leur diversité les personnes veulent compter dans le débat, dans en démocratie. Et à force d'invisibiliser les gens, ces personnes-là ben trouvent leur écho aujourd'hui dans les partis extrémistes, que ce soit à l'extrême gauche, à l'extrême droite. Et je pense au que le pacte républicain, tel qu'il existe euh doit donner une place, doit crer une place à ces personnes, à nous finalement.

Et qu'est-ce qu'une charte comme celle que vous proposez peut changer ? Quels sont vos vos espoirs justement ? Parce qu'on peut se dire une charte, bon on a fait pareil avec la laïcité, on a une charte sur la laïcité, est-ce que la laïcité va mieux en France ?

Pas forcément. Quel est l'objectif ? et de faire prendre conscience peut-être à tous ceux qui partent à la conquête des mairies que le handicap doit justement faire vraiment partie du quotidien, que ça doit plus être une tête d'affiche comme vous dites bien.

Mais pas mais pas que le handicap, toutes les diversités c'est toutes les diversités que ce soit diversité de de couleur, diversité sociale, diversité physique, fait c'est la diversité au sens large du terme. Il y a évidemment une portée universaliste, mais aussi et surtout cette volonté de que dans le récit républicain, on a tous notre page à écrire. H Et dans ce dans justement dans cette volonté d'écrire le récit républicain, on sait que vous êtes proche de beaucoup de politiques, on vous voit régulièrement aussi avec le couple Macron.

Est-ce que vous trouvez vous que précisément la France prend conscience justement de son retard ? On le voit dans les transports, on l'a vu aussi une fois plus au moment des Jeux Olympiques, on le voit dans tellement de domaines de de la vie professionnelle, actif, privé. À quel point la France peut-être en retard sur ces domaines là, sur l'accès au transport par exemple, sur les infrastructures qui ne sont pas encore normées.

On a l'impression qu'aujourd'hui quand on se va, je sais pas, dans une entreprise, oui, bien sûr, elle doit être accessible pour beaucoup de personnes handicapées. Dominique Farouia qui s'en est fait aussi un porte-parole. Il le dit quand on est en fauteuil, quand on est aujourd'hui, la France est sous-équipée, c'est scandaleux.

Est-ce que vous avez l'occasion de leur dire et qu'est-ce qui vous répond ? Bien sûr, non, l'occasion de leur dire. Évidemment, la loi fait des choses mais les choses ne vont pas assez vite.

Il y a beaucoup encore de surcharges législatives de de de puid de gazelle et comme dirait l'autre qui nous empêche des pu de gazelle sur quoi encore ? Sur quoi ? Ah ou sur l'accessivité sur les normes bien sûr les normes sont très contraignantes aujourd'hui. dire que les normes sont très contraignantes parce que euh les un hôtelier, un restaurateur qui pourrait avec une rampe rendre un endroit accessible, les normes aujourd'hui sont tellement lourdes.

Puis le prix aussi, on a vu où les prix montent à une vitesse astronomique, même s'il y a des il y a des dispositifs de l'État qui ont été portés pour justement apporter cette aide au aux ERP, aux établissements recevant du public qui leur permettrait de rendre accessible leur établissement. Mais euh aujourd'hui les normes sont très contraignantes et ça décourage énormément de d'artisans de de restaurateurs, d'hôteliers de pouvoir rendre accessible. Peut-être que vous en parlerez avec K Marx juste après vu qu'il est euh print Luam hein, le syndicat des des hôteliers.

Mais euh ces normes sont très contraignantes et peuvent être euh justement euh décourageantes pour nombre de ces personnes qui ne qui ne peuvent plus aujourd'hui euh rendre accessible à l'établissement alors que parfois une rampe euh ou euh un menu en braille euh pourrait rendre cela accessible. H et où est-ce qu'on peut trouver alors où est-ce qu'on peut trouver t septembre cette charte pour la signer pour tous ceux qui nous écoutent comment on fait ? Il y a un site, ça sera mis sur le site sur vos réseaux sociaux tête d'affiche au pluriel.org org évidemment et puis Yanis Bacha sur mes réseaux si vous souhaite ce ça sera partagé grandement sur LinkedIn et sur tous les réseaux sociaux.

Yanis Bacha, merci beaucoup d'avoir été notre invité ici sur Sud Radio, directeur de la communication de d'AGFIP, l'association de gestion de fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées. Je rappelle aussi votre tribune qui avait fait beaucoup de bruit au moment de sa parution. Ne nous affichez plus, associous justement avec cette volonté de la charte où vous l'avez dit, tête d'affiche au pluriel.org Or, pour la trouver, pour la signer, pour l'encourager parce qu'en effet, il est temps que les personnes handicapées prennent part à toutes les décisions et qu'elle ne soit pas seulement une caution comme vous l'avez très bien dit.

Je vous remercie d'avoir été notre invité sur Sud Radio. Dans un instant, gastronomie française, une exception culturelle. Ah bon ?

Est-ce que c'est le bon moment pour lancer ce débat à l'heure où il y a une baisse certaine de fréquentation des établissements notamment les hôtels ? Les Français accordent de moins en moins de budget en tout cas au restaurant parce qu'il peut faire leur nier dessus. Puis il y a derrière évidemment, vous le savez auditeur de Sud Radio, toutes ces questions profondes qui entourent le métier de restaurateur et on en parlera avec Thierry Marx qui va faire le plaisir de quitter son tablier de chef pour être avec nous en studio à l'heure du déjeuner.

À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio Sud Radio. Parlons vrai, parlons vrai.

Sud-adio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo, il est bientôt il est 12h30 pile sur Sud Radio et un débat dans le thème puisque certains de vous qui nous écoutez êtes sûrement en train de préparer le déjeuner ou en train de préparer un casse-croû made in France bien sûr pour aller sur la plage et profiter de l'après-midi.

Bonjour Thierry Marx, c'est parfaitement le dent thème et avec vous on avait envie de vous recevoir d'abord bien sûr pour parler de tout ce qui se passe dans votre secteur qui est la restauration, quelle hôtellerie. Non seulement vous êtes chef, mais vous êtes aussi le président de l'Union des métiers et de l'industrie et de l'hôtellerie qu'on appelle l'UMI. Donc vous êtes un capteur enfin essentiel pour toutes ces problématiques-là.

Et puis aussi plus largement en France, est-ce que la gastronomie française doit être une une exception culturelle ? C'était en tout cas dans ce sens qu'elle est une tribune signée par vous et d'autres grands chefs et plus largement aussi le métier aujourd'hui de restaurateur. Qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce qu'un bon produit ? Est-ce que manger c'est voter ? On va voir tout cela ensemble durant les les 30 prochaines minutes.

Mais première question, c'est vrai qu'on est aujourd'hui dans un pays où les Français dans l'Union européenne sont ceux qui ont le plus petit budget de vacances et quand ils partent forcément les plaisirs sur lesquels il rognent petit à petit, c'est le restaurant. On a une baisse de 15 20 % c'est ça de la fréquentation des établissements. Et tout à l'heure sur cette antenne, on avait un débat qui était est-ce qu'aujourd'hui le restaurant est devenu un luxe ?

Qu'est-ce que vous répondez à cette interpellation ? Non non, le le restaurant est pas un luxe. On en a fait un luxe parce que on a laissé euh pendant des années s'oxcider le pouvoir d'achat, dénigrer euh le mot restaurant, c'estàd le mot restaurant est absolument pas protégé.

L'artisanat des métiers de bouche n'est absolument pas protégé. Aujourd'hui, tout le monde est est restaurateur. Donc, c'est une lente dégradation.

Et puis effectivement aujourd'hui, on a euh quand on parle de restauration de restaurant, on parle aussi du monde de l'alimentation et les arbitrages que font les gens aujourd'hui, c'est de dire et bien euh on n plus le pouvoir d'achat pour aller au restaurant. Et alors là où il y a méprise, c'est qu'on croit que d'amener ses enfants ou ou sa famille dans des restaurants qui n'en sont pas, finalement ce serait bien. Bah non, c'est pas bien parce que c'est quoi les restaurants qui n'en sont pas ou quand vous dites en fait on a dégradé le le mot restaurant.

C'est-à-dire que moi je vois aujourd'hui tout le monde est devenu restaurateur. Je passe en venant chez vous devant un supermarché, il a sorti une terrasse, vous réchauffez des plats au micro-ondes et vous êtes assis à table. Donc euh le mot restaurant n'est absolument pas protégé.

Pourquoi je me suis battu depuis 3 ans pour faire enfin une loi cadre sur le fait maison ? On garantisse au clients quand il rentrent dans un restaurant que ce soit du fait maison ou pas, mais au moins que ce soit indiqué, ça n'a pas été entendu. Mais on désespère pas de créer une loi cadre autour de cela parce que en ayant cette loi cadre, nous protégerons le mot restaurant, nous protégerons le mot artisanat et ça ça fait que aujourd'hui les gens savent où ils iront manger.

Moi j'ai pas de quand je vois un de mes restaurants où on fait un menu à 25 € finalement on va prendre des parts de marché à des gens qui font du fast food. ou des choses comme ça. Mais encore faut-il pouvoir tenir économiquement un restaurant si je ne fais pas 500 couverts dans ce restaurant, je suis mort.

Ça ça marche pas économiquement. Même quand en réalité on est un restaurateur et qu'on essaie de faire quelque chose d'accessible, en réalité peut-être que ça permet à des gens de venir manger dans un vrai restaurant mais derrière c'est aussi un danger économique. Bien sûr parce que restaurateur parce que c'est un risque.

Et c'est un risque parce que aujourd'hui quand un restaurateur qui faisait du qui fait du fait maison à 2 % de marge nette en fin en fin de bilan et celui qui ne fait pas du fait maison à 8 % de marge, celui qui fait du fait maison, il jette l'éponge très rapidement, très très rapidement. Donc aujourd'hui, on voit une lente dégradation mais elle elle est elle est pas récente hein, elle a près de 30 ans, une lente dégradation de notre restauration parce que justement on n'a pas su protéger euh le restaurateur et protéger aussi l'aider à maintenir d'avoir suffisamment d'argent pour pouvoir continuer son exploitation. Vous parliez de l'importance justement de protéger le fait maison.

Figurez-vous que la ministre Véronique Louvagi, ministre délégué donc au commerce, à l'artisanat, au PME et à l'économie sociale et solidaire, rien que ça, était à ce micro ce matin et on a évoqué un nom, un prénom. Thierry Marx, écoutez ce qu'elle a répondu. Je travaille actuellement avec les restaurateurs.

J'ai reçu Thierry Max Marx, président de l'Humile il y a quelques jours. Demande lui, vous l'avez entendu, une loi sur le fait maison dans la restauration. Et effectivement, j'ai échangé avec lui sur cette question.

J'ai créé des assises de la restauration et des métiers de bouche qui unit euh tous les professionnels et nous travaillons sur cet aspect comme d'autres aspects qui est l'attractivité des métiers, la modernisation aussi des des magasins, des ateliers et également toutes les situations économiques par rapport à l'énergie au coupe des matières premières avec toutes ces tous ces professionnels. Véronique Louvagie, ministre délégué au commerce qui était l'invité politique de Benjamin Glaise matin dans la matinale de Sud Radio. Qu'est-ce que vous lui répondiez ? que le dialogue c'est un vrai dialogue ou c'est un monologue de sa part ?

Non non, c'est un vrai dialogue. C'est vrai que la ministre nous a reçu, m'a reçu plusieurs fois, on a beaucoup évoqué avec différents ministres cette loi cadre, je j'insiste là-dessus, sur le fait maison parce que c'est le seul moyen de protéger l'attractivité de la gastronomie française. Aujourd'hui, cette dégradation, elle est liée à ça.

C'estàd que on est télescopé par des gens qui ne font pas du fait maison et qui s'appellent restaurant. Donc il faut vraiment mettre ça au sens large du terme. C'estàd que tous les métiers de bouche doivent être concernés.

Les boulangers ont besoin d'être protégés, les pâtissiers et cetera. Donc il faut euh on travaille avec euh avec la ministre bien sûr et je l'ai évoqué il y a moins de 48 heures avec elle mais en même temps en lui envoyant un signal fort de dire bah vous nous détournez les titres restaurants h euh c'est 600 millions d'euros d'envoyer à la grande distribution qui n'a pas besoin de nous pour faire des marges avec une TVA d'ailleurs qui est inférieure à la nôtre. Donc là, à un moment donné, où on cherche de l'argent, et bien c'est c'est un petit peu ambigu comme discours.

Nous, on a proposé, on n'est pas on n'est pas bloqué, on s'est dit rendez-nous nos titres restaurants pour les restaurateurs et notamment ceux qui font euh c'est un vrai restaurant pour compr un vrai restaurant, c'est quelqu'un qui fait 80 % de son activité en fait maison. Ça c'est quelqu'un qui a besoin d'un peu plus de personnel, d'un peu plus de coût matière de qualité. 80 % de l'activité dans son restaurant, c'est lui qui travaille sa matière, il la transforme, il la prépare.

Et aujourd'hui, quand vous leur détournez le titre restaurant, c'est pas vieux. Il y a il y a 72 heures, je dé jeunes nais dans un restaurant qui est pas loin, qui est rue d'enjou. C'est totalement du fait maison.

Il a un menu à 19 € quand on lui détourne le titre restaurant pour aller acheter dans des supermarchés des produits qui sont à des TA 55 d'ailleurs, des TFA euh plus inférieur à la nôtre, bah il comprend pas le il comprend pas qu'on lui détourne son revenu et qu'on envoie 600 millions d'euros à la grande distribution. Mais quand vous parlez de la restauration, c'est vrai que tous les Français aiment le restaurant, je crois en tout cas beaucoup. C'est vrai que certains n'ont plus forcément les les moyens d'y aller, mais vous le dites, beaucoup de restaurateurs s'investissent et vont sur ce retérer-là pour faire des menus accessibles.

Est-ce que aujourd'hui quand même, d'un point de vue, on va dire, de la coulisse des cuisines, c'est un métier qui attire encore ? Je je vous pose cette question parce que vous êtes battu pour ce pour la transmission en général et on le sent quand on vous écoute et vous avez récemment sauvé les cuisines mode d'emploi qui étaient qui étaient en réalité des des écoles un peu faites sur mesure pour apprendre le métier, mais ça a été quand même difficile de les sauver. Ça a été difficile de les sauver.

C'est c'est toujours difficile de de les maintenir. C'était pour attirer des personnes qui étaient éloignées d'un projet métier, voire des fois même très éloigné d'un projet métier avec des accidents de vie et de leur dire "Venez vers les métiers de l'hôtellerie restauration, vous allez voir, il y a des possibilités d'épanouissement." Donc on a sauvé effectivement ces écoles mais ça reste quand même très fragile.

Mais on a fait aussi quelque chose d'important à l'UMI au GNC, c'est d'augmenter le salaire de l'apprenti. Bien que ce soit contesté par certains syndicats. Pourquoi contesté ?

Bon, parce que certains syndicats disent "C'est encore le l'employeur qui va payer." Mais moi, je trouvais que c'était un bien pour nos apprentis et puis réformer un petit peu pas mal de choses et notamment la planification de nos métiers. Mais tout ça, nous y travaillons.

Et il faut quand même nous aider dans nos filières pour que ces filières soient attractives. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedo à l'heure du déjeuner sur Sud Radio, nous sommes en bonne compagnie avec Thierry Marx, président de l'Union des métiers des industries de l'hôtellerie et chef évidemment compte présent présente plus. On était on avait une petite conversation en coulis.

Je me permets de la la trahir Thierry Marx parce que bien sûr restaurateur vous nous avez expliqué pendant le premier quart d'heure de cet entretien à quel point bien sûr il fallait lever des obstacles. Évidemment ne pas taxer les pourboire évidemment ne pas pénaliser le chef d'entreprise parce que le restaurateur est un chef d'entreprise quand il construit des logements pour ses salariés. Évidemment que quand on est à cours de solutions comme celle-ci, on fait on fait appel à l'État.

Mais est-ce que on pourrait jusqu'à dire aujourd'hui le consommateur vis-à-vis des restaurants quand il trouve que c'est trop cher, est-ce qu'on a encore une, on va dire une éducation du goût ? Est-ce que le français a encore cette capacité bien sûr de savoir que bien oui quand le produit est de qualité que ça se rarifie, bien sûr qu'il faut le payer. Alors oui, on peut on peut le dire comme cela et en même temps il faut reconnaître encore une fois il y a une antériorité à tout ça.

Ça fait 40 ans que ça se dégrade. Aujourd'hui, on se dit oui, il y a un prix à payer. On oublie une chose, c'est qu'en France aujourd'hui, il y a des gens qui ont un reste à vivre suffisant et qui peuvent évidemment avoir une éducation au goût, qui s'offrent une éducation au goût, choisir des bons produits et de les reconnaître et même de faire attention à leur propre alimentation.

Et puis il y a ceux qui ont un reste à vivre insuffisant, qui le 10 du mois sont en galère et qui pour eux n'achètent plus une valeur mais achètent un prix. Et ça ça a continué sur cette fracture sociale à créer une alimentation à deux vitesses. Et c'est là où il faut rattraper un petit peu tout ça.

Un sur l'éducation au goût au travers de cours de gastronomie. Je j'entends j'entends peser mes mots. Un cours de gastronomie, c'est pas simplement un cours de cuisine, c'est un cours de géographie, un cours d'histoire, un cours l'origine des produits des produits, comment on les transforme.

Donc vous avez même un cours d'arithmétique si vous le voulez dedans et de le faire de plus en plus tôt pour refaire le mangeur de demain. Et ça, je reprends toujours les mots de Claude Fichler qui est un sociologue que j'aime beaucoup. Il dit faut refaire le mangeur parce que là on a que des consommateurs.

J'achète un prix ou une valeur et ça et puis encore une fois travaillons pour le développement du pouvoir d'achat pour que les les personnes puissent reprendre leur liberté et que de temps en temps on puisse leur donner une leçon, un conseil en disant vous devriez mieux manger. Mais oui, mais quand vous n'achetez qu'un prix et plus une valeur, c'est ça tout tout toute la problématique parce que et je cl là-dessus, on a trop longtemps laissé croire que la théorie du low cost était la meilleure. vous achetez pas cher, mais quand vous achetez pas cher, vous achetez quelque chose qui a beaucoup moins de valeur.

Le low cost est une une économie du renoncement. Vous renoncez à la qualité, on vous fait un petit prix. Et on a laissé croire à des quantités de de personnes, notamment la génération de mes parents, qu'ils avaient du pouvoir d'achat à cause de cela.

Et bien, il faut inverser ça. Il faut redonner du pouvoir d'achat aux citoyens pour qu'ils puissent acheter mieux. Et effectivement, je reprends votre propos.

À un moment donné, il faut accepter le prix d'un bon produit et d'être capable de mesurer ce qu'est un bon produit, son impact social, son impact environnemental et son impact nutritionnel avant de nous parler d'autres choses. Et aujourd'hui chez Blanqueur, c'est le label agricole dans lequel je suis et bien on mesure mais on mesure effectivement ça l'impact social, la rémunération de l'agric au sens large toutes les étables, la rémunération de l'agriculteur qui est en échange de quoi il fait cette transition environnementale dont on a besoin et l'impact nutritionnel au travers d'études cliniques qui définissent que un bon produit, un œuf par exemple est naturellement riche en oméga3 et en oméga 6 qui fait que vous avez un produit sain à manger. C'est 25 ans de de travail sur un label et aujourd'hui c'est 7000 agriculteurs.

C'est pas encore suffisant mais c'est 25 ans. Donc à un moment donné, il faut que on entende cela avant de dire c'est formidable de de de réagir et de signer une charte contre quelque chose comme la loi du plomb. Voilà, on on en parlera mais c'est c'est c'est un sujet de fond.

C'est pas un sujet cosmétique comme ça et de dire je manifeste on parle quand on parle d'agriculture quand on parle d'alimentation il faut parler beaucoup de sociologie. Quand vous quand vous on vous parlait à l'instant de la tendance low cost qui était une tendance pendant très longtemps et qui malheureusement perdure, il y a aussi des tendances qui s'installent pour tous les métiers de bouche dont vous faites partie Thierry Marc, c'est parfois le véganisme de plus en plus la naturalité, le fait de moins viande. Est-ce que aujourd'hui quand on est un restaurant, je crois que l'un de vos l'un de vos confrères arrêté dans un de ces célèbres restaurants d'arrêter totalement les les produits d'origine d'origine animale, est-ce qu'on est obligé aujourd'hui quand on est restaurateur de se fondre, on va dire dans cette tendance ou au contraire être restaurateur c'est aussi proposer des produits nobles et donc de faire parfois un peu de résistance face au courant qui semblent s'imposer ?

Moi je je je prends les les mots de Coco Chanel, le les modes passent, le style reste. Moi je suis là pour défendre une cuisine d'auteur. Même dans un bistro, même dans un bouillon, on peut avoir une cuisine d'auteur bien sûr.

Mais c'est ce qui fait l'attractivité française et sa diversité. Si quelqu'un choisit de faire une cuisine au travers du végan. Moi, ce qui compte c'est qu'il mettent des casseroles sur le fourneau et qui cuisinent vraiment.

Moi ce qui m'inquiète dans le véganisme des fois, c'est quand je regarde les contre étiquettes de produits industriels végan. Ça fait peur. Après, quand on est végétarien, je connais bien ce domaine du d'être végétarien, et bien euh quand on met des casseroles sur nous et qu'on se met à cuisiner euh c'est c'est ça peut être passionnant et ça crée un style.

Et puis on a des chefs qui se sont appliqués. Moi, je je pourrais citer l'Arpêche qui est un chef merveilleux et c'est c'est un grand cuisinier auteur. Donc il a fait une cuisine merveilleuse autour du végétal.

Mais on s'impose rien. C'est-à-dire qu'encore une fois, il faut défendre la cuisine d'auteur. Après, les courants, les courants de pensées.

D'ailleurs, j'ai j'ai pas beaucoup vu de restaurant végan tenir le coup économiquement. h aujourd'hui force de constater que c'est un courant qui n'y a pas une adhésion forte sur ce ce courant de pensée. Le végétarien ?

Oui, un peu plus mais en passant par le flexitarisme, c'est-à-dire 80 % végétal, 20 % protéin animal. Ce qui permet quand vous défendez la protéine animale de qualité d'aller vers des éleveurs français de grande qualité et des pêches responsables et d'aller une fois de plus vers le produit de qualité. Vous en parliez aussi et c'est une tendance visiblement même une mode aujourd'hui, c'est qui a signé ou qui n'a pas signé la fameuse pétition contre la loi du plomb ?

Dans quel camp êtes-vous, Thierry Marx, dans ceux qui disent comme les restaurateurs qui ont aussi signé cette tribune il y a pas si longtemps que ça en disant "Écoutez, en réalité on est là pour faire à manger, pas pour empoisonner. Vous faites partie du candi des plus pragmatiques peut-être en disant "Mais enfin écoutez, si vous voulez aussi sauver nos restaurateurs, il faut leur autoriser de temps en temps parce que c'est ainsi que c'est dit dans la loi avec enfin sous dérogation précise et à titre exceptionnel utiliser certains produits." Non, moi je fais partie des des contres cette loi du plomb.

Euh maintenant, c'est pas contre la loi. Euh finalement, quand vous regardez la loi, il y a huit points marquants euh qui concernent en gros euh 5 ou 10 exploitation en France sur la betterave, sur la noisette et euh et sur quelques produits protéines animales où on voudrait augmenter euh la capacité de production. Donc c'est pas mais c'est l'écho de de cette loi qui fait une mauvaise une mauvaise résonance.

C'est d'ailleurs qu'aujourd'hui vous pouvez pas considérer, moi qui défends depuis 20 ans un modèle agricole, qu'il faille faire entrer dans notre alimentation une molécule qui ne convient pas au genre humain, à notre constitution. Donc il faut dire "Oui, la loi du plomb, il faut revoir la copie. Pour moi, ça fonctionne pas." Mais en même temps, faut aussi arrêter d'être épidermique et de se dire "Bon, c'est pas beau, c'est pas bien.

Engagez-vous dans des labels agricoles, soutenez-les sur l'ID". Il suffit pas seulement de signer la pétition. Ah bon ?

On fait deux trois rhtoriques de plateau et on est pour ou on est contre. Ça suffit pas. Il faut s'engager.

Moi, ça fait 20 ans que j'ai découvrir le monde agricole. Sinon, avant j'étais comme tout le monde hein. Je levais le point en disant c'est pas beau, c'est pas bien, je veux que du bio, je veux que puis de jour où j'ai rencontré quelqu'un comme Pierre Veille, il m'a dit "Ben viens dans les exploitations et tu vas voir la transformation qu'on est en train de mettre en place. 25 ans de travail pour arriver à une vraie transformation." Donc évidemment, je suis contre la loi du plomb parce que c'est la loi en elle-même, elle est un peu creuse mais en même temps, c'est le message qu'elle envoie qui me paraît inopérant.

H dans les opérations et dans les combats à mener, il y en a un que vous menez actuellement en tête avec plein d'autres chefs. Je pense à Yanni Caleno, je pense à Alain Ducas et énormément d'autres. Vous êtes plus d'une soixantaine he de chefs à avoir signé cette tribune pour que la gastronomie française soit quoi ?

Une exception culturelle. Qu'est-ce que ça peut changer aujourd'hui quand on voit les euh tout ce que vous nous avez décrit sur la difficulté d'être aujourd'hui un restaurateur en France ? C'est un chiffre alarmant que je rappelle à l'antenne.

D'où l'importance parfois d'aller mettre un petit billet sur une table de restaurant. C'est 25 restaurants par jour qui ferment aujourd'hui en France et ça se fait quand même dans un silence de plomb. En quoi, on va dire étiqueter la gastronomie française comme exception de culturel est aujourd'hui indispensable ?

Thierry Marx, c'est indispensable parce que sinon elle va disparaître. C'estàd que je je pèse mes mots en distance là. Ça, si je prends les chefs auteurs, chef et chef eux, bien évidemment, on a euh 1500 2000 chefs qui représentent une identité de cuisine très très forte euh dans notre dans notre pays, dans notre hexagone.

Et puis il y a 175000 restaurants ou de de gens qui portent le mot restaurant. Ce qu'il faut défendre, c'est l'attractivité de la cuisine d'auteur, de la diversité de notre cuisine, donc de la diversité de nos terroirs pour que on garde cette attractivité touristique. On a eu un un conseil interministériel euh il y a quelques jours, hein, c'est moins de moins de 72h.

Et finalement, on nous disait la l'attractivité de la France est formidable, la tradition culinaire et cetera, tout ça à tire du monde. Mais hélas, on retrouve plus ça quand on est un touriste américain, on dit "Mais je vais aller manger en ruralité, bah j'ai plus rien." Donc aujourd'hui, je pense que fiscalement, il faut que on protège ces ces cuisines d'auteur.

Encore une fois, revenir à une loi cadre sur le fait maison parce que quand on parle d'une cuisine d'auteur, ça commence dans un bistro, dans la bistronomie, dans la brasserie, dans le cuisiner cuisinaire hauteur. Exactement. Mais on doit avoir une vraie chez le boulanger, il faut que tous ces gens fiscalement soient protégés.

Pourquoi ils le sont pas aujourd'hui ? C'est qu'ils sont tellement étouffé par les taxes qu'ils ne n'arrivent même plus à concevoir un peu de trésorerie. Donc ils jettent l'éponge par rapport à des gens qui ont industrialisé nos métiers.

Il nous reste une petite minute Thierry Marx et j'aimerais vous poser deux questions à à mon avis auxquelles il peut avoir des réponses courtes. Aujourd'hui, est-ce que le métier de cuisiner pourrait être à à ma modeste place un passionné de gastronomie de de cuisine ? Est-ce que c'est encore un métier dans lequel on arrive à transmettre ?

Bien sûr, c'est un métier on arrive encore à transmettre. Faut-il encore une fois et je cla mon propos là-dessus, mais protéger ce qu'est un mot restaurant. Quand vous donnez un CAP de cuisinier à quelqu'un qui s'est engagé pour apprendre ce métier et qu'il se retrouve à le faire dans de mauvaises conditions, son simple diplôme est dévalorisé.

Donc il faut continuer à valoriser nos métiers, sa transmission. Il y a des gens formidables aujourd'hui qui sont encore en en en capacissés à transmettre de façon merveilleuse notre métier qui grâce à Auguste Escofier est encore un repère mondial de savoir-faire et de formation professionnelle. N'oublions pas que la formation à la cuisine française est d'une des formations de base pour pouvoir travailler sur l'ensemble de la planète.

Et Marx, une dernière question. Qu'est-ce que vous diriez à quelqu'un qui nous écoute, qui est encore jeune et qui rêve d'être un bon cuisinier ? Qu'est-ce que vous lui dites ? viens, engage-toi.

Euh nos métiers, c'est simple, hein, c'est de la volonté, rigueur, engagement, régularité et euh et l'épanouissement est assez rapide. C'est la maîtrise du geste, du feu et du temps. On disait ça déjà au 6e siècle, c'est le moins de Dongen.

Mais ça permet aux gens, une fois qu'ils ont réussi à acquérir ces bases métiers, finalement de s'épanouir et puis d'avoir une résonance planétaire. Volonté, rigueur et engagement. Je retiens ça.

Est-ce qu'on peut dire encore un mot des engagements carigratifs que vous organisez ou que vous supervisez parfois Thierry Marx notamment parfois en honneur de l'armée ? Oui, on a euh le grand repas de nos blessés, hein, ceux qui veulent faire des dons euh euh en vin, en euh il y a une vente chaque année euh organisé euh aux invalides et un repas qui est organisé avec une équipe de France euh des chefs et euh un traiteur qui s'appelle Ttiteur et on fait en gros 200 à 250 couverts et une levée de fond pour aider nos blessés, les familles de nos blessés et les veuves, les enfants qui font des études de nos blessés, de gens qui s'engagent pour la France. Merci beaucoup Thierry Marx d'avoir été notre invité en direct sur Sud Radio qui plus à l'heure du déjeuner.

C'était un plaisir chef mais aussi président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie pour nous avoir éclairé pendant plus d'une demi-heure sur ce sujet complexe qui est la restauration, la cuisine et la gastronomie. Et n'oubliez pas, la gastronomie française doit être une exception culturelle. Je vous souhaite une très belle après-midi sur Sud Radio en compagnie de Jacques Pis et nous on se retrouve quand ?

Demain, même studio même heure 10h 13h pour vos grands débats de l'été. Très bel après-midi. Sud Radio.

Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.

Sud Radio.

Débats de l'été : Factures d'énergies en hausse - Polémique Darmanin - Restaurants en crise — Benjamin Dirx · Pourquijevote