Présentation du plan pour protéger le patrimoine et les biens communs des Parisiens
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Sopia ChikirouChiffre
« Emmanuel Grégoire promet de vendre entre 400 et 500 millions d'euros de patrimoine des Parisiens par an »
- 10:00Cédric PanisiPromesse
« il faut généraliser à l'ensemble de Paris le droit de préemption commercial »
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Bonjour, je suis Sopia Chikirou. Je suis candidate à la mairie de Paris pour les élections municipales de mars 2026. Elles auront lieu les 15 et 22 mars.
Ce matin, je vais vous parler de notre plan pour lutter contre l'appropriation du patrimoine des Parisiens par des milliardaires, des multimillionnaires et des fonds d'investissement. J'ai à mes côtés Ludovic Ezzel qui est candidat à la mairie du 5e arrondissement et Cédric Panisi qui est candidat pour la mairie de Paris Centre. Alors, vous savez bien que Paris est une ville magnifique.
C'est une ville vraiment très belle, une ville lumière et évidemment elle attire et les regards de personnes qui ont beaucoup beaucoup d'argent. Et donc derrière cet éclat de notre ville se cache finalement une volonté et des stratégies de prédation pour s'approprier ce qui est beau et ce qui appartient au Parisiens. Et finalement, on assiste depuis quelques années à des stratégies pour contrôler l'espace urbain parisien et ce sont des stratégies qui profitent à quelques ultra riches.
Dans son ouvrage Paris n'est plus une fête assè Belmous montre comment les lobby de l'immobilier avec la complicité parfois de certains adjoints à la mairie de Paris ont progressivement développé cette stratégie de prédation de la capitale. C'est ainsi qu'un groupe dont je ne citerai pas le nom mais que vous pourrez retrouver sur notre site internet un groupe a acquis le centre commercial des Halles. Rappelez-vous, c'était en 2011 et ils ont pu acheter ce centre commercial pour la maudique somme de 1420 € du mètre carré, soit 142 millions au total pour acquérir cet espace stratégique du centre de Paris.
La Cour régionale des comptes s'en était étonnée et elle avait lancé une alerte en disant "Mais finalement, vous cédez pour vraiment pas cher un patrimoine qui a beaucoup plus de valeur que cela. D'ailleurs aujourd'hui si ce groupe venait à revendre ce patrimoine qui était au parisien, n'est-ce pas, il réaliserait une plusvalue de plus de 748 millions d'euros. Voilà le cadeau qui a été fait aux intérêts privés.
Ce même rapport de la Cour des comptes va plus loin parce qu'il dénonce finalement euh disons une stratégie de la majorité municipale sortante, une vision en tout cas qui faisait que pour pouvoir vendre du patrimoine des Parisiens, la ville laissait se dégrader euh des quartiers entiers, des rues entières pour faire baisser le prix au mètre carré. C'est ainsi que la Cour des comptes régionale elle-même donc avait pointé que quand Paris renonce à faire la réflection de rue ou de quartier, qu'elle sacrifie l'aménagement d'intérêt public, elle sert en fait des intérêts privés derrière qui n'attendent euh qu'une seule chose, c'est que les prix baissent pour acquérir au prix le plus bas et ensuite bénéficier des politiques publiques parce que souvent le rachat par un groupe d'investisseurs ou par un milliardaire se se poursuit par des travaux d'intérêt général finalement que la ville est prête à faire après. Et donc finalement, on assiste à quoi ?
On assiste à une espèce de connivance entre des intérêts privés majeurs d'ultra riche et des élus une politique municipale. Cette connivance permet d'utiliser les leviers de la ville pour favoriser la prédation par ces quelques milliardaires dont on connaît à peu près tous les noms. Et par exemple, pour en citer un autre, c'est celui de Bernard Arnaud.
Bernard Arnaud, c'est quelqu'un qui a pu bénéficier pour organiser une opération en réalité totalement fiscale, hein, d'optimisation fiscale. La fondation, alors c'est la fondation Bernard Arnaud, la fondation Vitton, il a pu ainsi bénéficier de l'argent du contribuable. Tenez-vous bien, tenez-vous bien, 610 millions d'euros d'argent public dont il a bénéficié pour cette fondation privée sur un total de 800 800 millions d'euros.
Voilà, c'est donc avec notre argent public que nous avons financé ce bâtiment, cette fondation Vuitton qui ne profite qu'à une seule personne. Et bien, vous voyez la privatisation de Paris, nous voulons absolument y mettre fin. D'abord parce qu'elle ne concerne pas que le foncier, les espaces commerciaux ou le logement, mais elle touche aussi la culture.
Et quand on voit ce genre de personne euh certes très importante, hein, il s'agit pas de dire que ce n'est pas quelqu'un de très très très important, euh beaucoup de gens vont nous expliquer mais il crée des emplois et cetera. Certes, mais quand on voit ce genre de personne s'appuyer à la fois sur disons une législation qui est plutôt favorable, la loi dite Égayon non Aigaton, oh là là, j'arrive pas à prononcer Ayon, merci beaucoup de ton aide Cédric. Et donc cette législation qui lui est qui est favorable, il s'appuie aussi sur finalement des liens comme un un que je peux vous citer parce qu'il est de notoriété publique hein.
Le groupe LVAM compte un secrétaire général du groupe qui s'appelle Marc-Antoine Jamet. Et ce Marc-Antoine Jamet, si vous allez sur internet et que vous cherchez à savoir qui il est et ce qu'il fait, et ben il est très très proche du Parti socialiste. Et donc ceci explique peut-être cela sur la façon dont la majorité socialiste sortante est assez complaisante et tolérante avec ces opération qui s'appuie à la fois sur de la spéculation immobilière d'un côté et puis sur un lobbing qui est très puissant et qui permet comme ça à ces milliardaires d'avoir mis la main sur pour ce qui est de Bernard Arnaud plus de 200 adresses dans Paris et ça continue et ça ne va pas s'arrêter sauf si c'est nous qui gagnons l'élection au mois de mars.
Bah oui, parce que nous sommes les seuls dans cette campagne municipale à dire que nous refusons la vente du patrimoine des Parisiens parce que la vente du patrimoine des Parisiens, c'est exactement ce qui constitue la valeur fondamentale de Paris. C'est grâce à ce patrimoine que Paris peut emprunter, peut investir, peut préparer l'avenir. Sans ce patrimoine, Paris risquerait de se retrouver une ville pauvre.
Et quand vous voyez que Emmanuel Grégoire promet de vendre entre 400 et 500 millions d'euros de patrimoine des Parisiens par an, ce qui représente plusieurs milliards sur la mandature que vous voyez. Alors Bournaal, lui c'est pire, il veut tout vendre, hein. Il a dit les 20000 logements sociaux qui sont en dehors de Paris, il veut faire 4,5 milliards de vente.
Son idée c'est one shot. One shot, ça veut dire je vends une fois pour financer. Donc on vivra ici à Paris au jour le jour, un peu comme les gens qui vont mettre un peu de de enfin qui vont mettre vendre un bijou pour financer une voiture.
Voilà, c'est un peu son idée à Bournael. Les deux autres, si vous regardez Rachid Adati ou Sarah Knafo et vous les avez peut-être écouté lors du débat sur France 3, Île-de-Fance, enfin Rachid Adati était pas là au passage s'est fait représenter. Emmanuel Grégoire non plus n'était pas là.
Ils se sont fait représenter, ils n'ont pas voulu débattre avec les autres candidats. Mais en tout cas, quand vous les écoutez ces deux candidates, c'est tout ce qu'elle propose. Elle propose de vendre des logements sociaux, de vendre des bâtiments publics et donc de priver les Parisiens de ce qui leur appartient, de ce qui fait la richesse de Paris.
Nous refusons cette logique. Nous refusons euh de sacrifier Paris euh parce que cela signifie finalement appauvrir Paris et les Parisiens. Et finalement euh poursuivre, nous allons décréter donc un moratoire sur la vente de tous les biens euh parisiens, de tout ce qui appartient et de tout le patrimoine parisien parce qu'on n'accepte pas l'idée que Paris soit un monopoly grandeur nature hein de d'une certaine façon pour des milliardaires. et on veut rendre la ville à ceux à qui elle appartient fondamentalement.
Je vais vous présenter deux premières mesures. Donc ce moratoire et puis aussi rendre public un registre du patrimoine municipal. Alors là, c'est assez incroyable mais figurez-vous que la ville de Paris n'est pas capable de lister tout ce qu'elle possède, que ce soit à Paris, en Île-de-France ou ailleurs dans le pays parce que Paris a des possessions dans d'autres régions de que l'Île-de-Fance.
Et donc et puis surtout il y a aucune transparence sur ce que possède Paris. C'est une anomalie incroyable. Pourquoi cette absence de transparence ?
Pourquoi cette absence de registre qui permettrait de savoir exactement ce que possède la ville ? Ça paraît complètement fou qu'on ait laissé faire une telle situation depuis 25 ans. Donc nous allons créer un registre public du patrimoine municipal qui va recenser l'ensemble des biens de la ville, leur affectation, leur mode de gestion, les revenus qu'ils génèrent car beaucoup de patrimoine génère des revenus et puis chaque parisien aura un droit de regard sur tout cela.
Voilà ce que je vous propose. Je vais maintenant passer la parole à l'un de mes colistiers. Alors lequel dans l'ordre ?
Cédric Panisi. Cédric Panizi, il va vous présenter nos mesures pour lutter contre la marchandisation de l'espace public et du patrimoine culturel. Il est militant depuis de très nombreuses années à Paris Centre où il vit.
Euh, il dénonce d'ailleurs la politique euh que prône et que promeut Ariel Veille puisque Ariel Veille, moi je l'ai entendu dans une interview dire très clairement : "Paris est riche, on peut tout vendre, on peut vendre du patrimoine des Parisiens pour financer euh quelques mesurettes dans leur programme." Nous ne sommes pas d'accord avec ces logiques là et Cédric Panési va vous en parler. Merci Sopia.
Bonjour à tous et à toutes. Effectivement, on a très bien entendu àel prétendre que les Parisiens s'étaient enrichis, ce qui est complètement fou. Nous allons lutter contre la marchandisation de l'espace public et le patrimoine culturel.
Et pour ça, nous allons nous accéder autour de trois grandes manières de faire. Il faut mettre fin à la main mise d'acteur privé sur le patrimoine culturel. On le voit bien, notamment des acteurs comme LVMH qui ont littéralement privatisé tout le domaine public, tout le secteur public.
Euh, il faut lutter contre ça et refuser exalement le renommage d'équipement sportifs. Il n'est pas normal qu'un stade, une piscine, un bien municipal soit un espace de publicité pour un acteur privé. Enfin, nous allons refonder la politique de redevance des conventions d'occupation du domaine public euh surtout à des fins commerciales parce que notamment dans des événements comme la Fashion Week ou certains popup store, il faut la rendre progressive.
Il n'est pas normal qu'un immense acteur privé paye une redevance qui soit minimale et que ce soit exactement le même mode de fonctionnement pour des petits acteurs. En faisant euh en adoptant plutôt une manière de faire qui soit progressive, on rendra cela beaucoup plus juste et on pourra de ce fait éviter cette privatisation nouvelle de l'espace public. On le voit notamment avec des empêchements de passer sur certaines voies publiques, des acheminements de piéton qui sont bloqués ou d'autres.
Il nous faut également protéger le tissu local commercial face au grand groupes. Euh la privatisation des espaces publics dont nous parlions à l'instant mène aussi parfois au fait de bloquer le développement de la vie locale et de la vie des Parisiens dans leur quotidien. Il faut généraliser à l'ensemble de Paris le droit de préemption commercial.
Pardon. Ce droit de préemption existe mais il est bien trop insuffisant. Il est trop petit et il nous faut l'élargir pour créer des zones qui soient beaucoup plus grandes et beaucoup plus adaptées à ce droit de préemption commerciale.
Justement, il faut créer des périmètres de sauvegarde et de promotion du commerce et de l'artisanat. Vous avez dans des quartiers entiers des zones qui sont devenues des espaces de publicité pour des grands groupes privés et qui ne permettent pas le développement de cette ville locale pour des acteurs locaux, pour l'artisanat local, pour la vie de quartier et notamment pour les gens qui y habitent. Euh nous pouvons aussi créer des espaces festifs autogérer sur des friches ou dans des salles municipales afin d'offrir des alternatives peu cher si ce n'est gratu avec ses amis et ses proches.
Enfin, nous allons transformer Paris-Commerce en régie communale. Il faut passer de ce qui est actuellement de 40 à 50 acquisitions à près de 150 acquisitions par an d'ici 2032. Il faut généraliser ce droit de préemption et euh multiplier donc par 3 la capacité d'acquais de Paris-Commerce.
Il faut lutter contre la spéculation autour des locaux commerciaux en préampant massivement ces locaux vacants et proposer des rachats amiables aux propriétaires de locaus essentiel et intérêts publics. Enfin, il faut sanctualiser le foncier commercial municipal pour l'offre de commerce de proximité. Nous en parlions juste à l'instant.
Il faut renoncer à toute vente aux sessions de local municipal commercial de plus de 50 m² afin de rendre l'offre au commerce de proximité. Enfin, nous voulons créer un guécher unique proximité et artisanat spécifiquement dédié au commerce de proximité, aux artisans et aux entreprises donc de production afin de leur offrir un accompagnement personnalisé et adapté. Bien souvent, les petits commerces n'ont pas l'habitude de gérer tout ce qui est attrait euh aux démarches administratives, les PMR, l'hygiène, la bifocation écologique et nous proposons justement de les de leur dégager du temps sur ces aspects-là.
Euh je vais à présent passer la parole à Ludovic Etzel sur les lieux culturels et les acteurs de culture indépendante. Merci beaucoup. Merci Cédric.
Donc je suis candidat dans le 5e arrondissement. C'est la raison pour laquelle je suis particulièrement sensible à la question de la vente du bradage du patrimoine public. Et il est clair que si la droite passe et si Emmanuel Grégoire passe, il risque d'y avoir une aggravation d'un phénomène qui existe déjà.
Jusqu'à présent, l'État, la PHP ont déjà vendu des bâtiments publics aux groupes privé, à des multinationales. Et dans mon arrondissement, c'est le cas de deux grands bâtiments. l'un qui s'appelle l'hôtel Sipion qui est un hôtel de la Renaissance qui appartenait à la PHP depuis le 17e siècle, aux hôpitaux de Paris depuis le 17e siècle qui dans les dernières années logeait des personnels de ses hôpitaux et qui a été vendu par une décision de Martin Irche quand il était président de la PHP avec le soutien du gouvernement Macron puisque comme c'est un bien national ça fait il était évidemment classé il a fallu l'autorisation de Roseline Bach qui était à l'époque ministre de la culture pour que cette opération puisse être faite et ça a été vendu un conglomé à une multinationale qui en a fait une école privée d'enseignement supérieur de mode où il faut payer 10000 € l'entrée quand on veut y étudier.
Donc ça c'est un joyau de la renaissance du patrimoine national qui a été bradé au privés. Et deuxième exemple dans mon arrondissement, c'est le fameux Institut d'agronomie qui existait depuis le 19e siècle, un très beau bâtiment également. Et comme les gens qui étaient, c'est-à-dire les étudiants en agronomie ont déménagé à Paris Saclet dans les sonnes et bien ce local s'est retrouvé vide.
Enfin, ce gros bâtiment s'est retrouvé vide et cette fois, c'est l'État lui-même qui l'a vendu à nouveau un conglomérat d'enseignement supérieur privé euh dont les principaux actionnaires sont la famille Betancour et un fond de pension canadien. Euh et pour 100 millions d'euros, on a donc privatisé et bradé ce magnifique bâtiment. Euh ce qui n'a d'ailleurs pas empêché que le même état euh qui touchait 100 millions d'un côté dans cette vente et de l'autre main donner 130 millions à ce même conglomérat soi-disant pour subventionner l'enseignement supérieur.
Donc c'est-à-dire que l'État lui-même a perdu en fait euh dans cette affaire et en tout cas ces bâtiments ne sont plus publics. Donc le problème de la vente du patrimoine parisien par la mairie de Paris ce serait aggravé encore ce phénomène qui est déjà malheureusement bien entamé de ce que fait l'État depuis des années. Alors pour ce qui concerne la défense du de la culture puisque le patrimoine c'est aussi des lieux culturels, ce sont aussi des espaces de création artistique, ce sont des librairies indépendantes, ce sont des cinémas.
Nous devons aussi assurer une défense inconditionnelle de ces établissements et on veut pour cela créer un fond municipal de prévention qui pourra être utilisé dès que une de ces institutions culturelles sera menacée. C'est le cas, on les fait régulièrement parce que les bailleurs peuvent décider de mettre fin au bail où les propriétaires de ces lieux peuvent n'avoir plus les moyens de les entretenir. Et c'est ce qui s'est passé dans un cinéma de mon quartier qui s'appelle le cinéma La clé dont le propriétaire a voulu se débarrasser de l'institution du cinéma lui-même.
Il a fallu une lutte de 6 années de la part des personnes liées au milieu du cinéma qui voulaient continuer à exploiter cette salle qui donne une programmation indépendante, extrêmement diverse, internationale et très engagée. Il a fallu donc une lutte de 6 ans pour qu'enfin on obtienne la sauvegarde de ce cinéma avec l'aide des pouvoirs publics, la mairie de Paris, la région Île-de-France et la mairie du 5e. Mais beaucoup de trop d'années te sont écoulé et il s'en est fallu de très peu pour que cette culte soit victorieuse.
Avec un fond de subvention préalable en amont, on pourra intervenir immédiatement pour aider une institution de ce genre qui se péricliterait par exemple. Euh on doit euh tout faire pour euh lutter contre la spéculation immobilière qui est l'une des raisons pour lesquelles euh on peut se débarrasser des beau quand on est un propriétaire ou revendre pour essayer de gagner euh euh plus d'argent. Euh et euh ça peut aussi concerner les librairies indépendantes qui sont euh euh très nombreuses à Paris, en particulier dans le 5e, que nous considérons comme des commerces essentiels et pas accessoires euh et qu'il faut protéger à la fois contre la spéculation et bien sûr contre la concurrence des plateformes internationales.
Et beaucoup trop peu de mesures sont prises à cet égard. aussi bien au niveau de l'État qu'au niveau euh de la euh municipalité. Donc nous voulons pouvoir venir en aide à ces librairies par des subventions accrues et en même temps les protéger dans leur liberté d'expression car un certain nombre d'entelles sont victimes d'agression quand elles sont militantes sur des causes par exemple féministes ou pro palestiniennes.
Les cinémas indépendants pour y revenir pourraient être aussi défendu sous la forme de de de coopérative de SCIC voire de municipalisation dans certains cas. Donc il y a en fait plusieurs cartes en main si on veut défendre ces établissements. On peut soit aider les exploitants à les garder, soit même prendre la main pour les défendre, soit les aider à s'organiser pour qu'ils soient plus puissants avec des formes d'économie alternative.
Euh et enfin, dernier type de lieux culturel que nous voulons euh défendre, ce sont les lieux de euh création artistique. Euh beaucoup euh d'artistes sont obligés de quitter Paris, comme de manière générale les gens des classes populaires et les jeunes euh parce que ils n'ont plus les moyens euh de payer euh des ateliers ou des grands espaces dans lesquels ils puissent développer leur création. Donc, nous voulons pouvoir là aussi mettre à disposition d'artistes des lieux vacants pour leur proposer des espaces de fabrique, de recherche, d'expérimentation. euh d'expression qui euh faciliteraient leur implantation dans Paris ou leur maintien euh dans Paris.
On peut penser par exemple aux boutiques fermées en pied d'immeuble de Paris Habitat euh qui sont souvent laissé à l'abandon parce que les loyers sont beaucoup trop cher pour les artistes ou de manière générale pour ceux qui voudraient y faire des commerces indépendants et cetera et on pourrait mettre à disposition de tous les gens qui en ont besoin ce genre de lieux ce qui par par par ailleurs permet de les entretenir et cetera et évite la dégradation de ces locaux. Euh la main mise des milliardaires, des capitalistes sur notre environnement, c'est donc directement la l'achat, la la prédation, mais c'est aussi une sorte de privatisation de l'espace public par la publicité et par l'incitation systématique à la consommation, à la consommation qui donne bien sûr à la fois des dégâts écologiques et une logique consumériste qui est une fuite en avant. Donc la défense des lieux culturels, ça va de paire avec la lutte contre la publicité.
Euh on veut libérer l'espace public de cette agression publicitaire permanente que nous subissons. Euh donc la mairie de Paris a le moyen euh de de réguler euh les panneaux publicitaires. Elle a un règlement local de publicité que nous reverrons dès le début de la mandature.
On commencera par prendre la décision d'interdire purement et simplement la publicité aux abords de certains lieux qui doivent être particulièrement protégés comme les écoles, les crèches, les espaces verts, les parcs parce que la pollution visuelle de ce genre de panneau ou d'enseigne sont autant de frein à ce que l'on puisse profiter de ces espaces. Euh on fera en sorte de ne pas renouveler les contrats urbains pour tout ce qui concerne le mobilier, le mobilier urbain. Euh et euh euh on pourra même euh essayer de les reprendre en régie publique.
C'est euh la meilleure garantie pour éviter qu'ils soient utilisés comme des supports de publicité euh agressive. Euh on pourra en priorité supprimer tous ces panneaux qui servent uniquement à la publicité commerciale. Et enfin, c'est les espaces publicitaires restants, on pourra les transformer en lieu en panneau de libre expression, en panneau d'affichage pour les associations, pour les organisations politiques, pour les artistes.
Et là, on a une situation à Paris qui est UBS puisque en réalité, il y a de la publicité partout, mais en revanche, il a quasiment aucun panneau d'affichage et ça, on en sait quelque chose en cette période de campagne électorale puisque il devrait y avoir à peu près selon le nombre d'habitants à Paris 500 panneaux d'affichage libre de libre expression des citoyens et il y en a seulement quelques dizaines, je crois dans 5, il y en a même qu'un. En tout cas, j'en ai repéré qu'un et pourtant j'ai sillonné tout le quartier. Donc c'est évidemment un espace qui doit être mis à disposition des citoyens pour que on puisse avoir une libre expression qui remplace la publicité dont j'ai parlé.
Et d'ailleurs, la mairie de Paris maintenant met même des amendes extrêmement élevées de 1500 € par affiche quand on veut utiliser les rares murs qui restent disponibles, par exemple des magasins des AVT et cetera. Euh on veut aussi réduire euh la taille des immenses bâches publicitaires qui euh sous prétexte de travaux souvent euh gâchent notre vue également en recouvrant euh des bâtiments entiers. Alors, une partie de ces bâches, c'est malheureusement la décision du ministère de la culture, mais on peut faire pression pour que elle soit enlevée.
Mais une autre partie, c'est la mairie de Paris qui a à la main et qui pourrait aussi apaiser l'espace public de cette façon en évitant cette agression visuelle et publicitaire permanente. Enfin, on veut réduire drastiquement les publicités lumineuses car non content de nous mettre des affiches partout, on nous met aussi des panneaux lumineux qui sont extrêmement énergivores. Et il faut pouvoir les éteindre enfin, il faut pouvoir éteindre les vitrines la nuit.
Ça c'est une loi qui existe qui mais qui est assez peu appliquée. Il faut étendre l'amplitude horaire pendant laquelle ces vitrines sont éteintes. Mais il faut surtout empêcher ces panneaux publicitaires et là c'est directement la mairie de Paris qui peut le faire de puler dans notre ville.
Donc euh dans le cadre de notre bifurcation écologique, ces mesures permettent à la fois euh d'avancer vers la sobriété et en même temps de contribuer à libérer l'espace public de cette prédation capitaliste qui prend de multiples formes mais qui, si c'est pas nous qui dirigeons euh la mairie de Paris demain, risque malheureusement de se poursuivre et de s'aggraver incessamment. Merci. Merci beaucoup à Ludovic et Cédric pour la présentation de notre plan.
Donc c'est un plan que vous pouvez retrouver sur notre site internet sofiourparis.fr. fr.
Euh vous avez compris que nous sommes les seuls dans cette campagne municipale à aborder ce sujet, à le prendre à bras lecor parce que on considère que le nouveau Paris populaire, c'est aussi la réappropriation par les Parisiens, les résidents, les gens qui vivent et qui font vivre cette ville, la réappropriation de l'espace public, du patrimoine commun et sa protection également parce qu'on peut pas continuer à laisser cette ville être vendue à la découpe de cette façon-là. Tous les autres candidats sont des menaces par rapport à notre patrimoine. Ils ont tous promis de s'en débarrasser par petit bout ou par bout entier.
On ne peut pas accepter cela. Il faut absolument que notre ville profite de ses élections des 15 et 22 mars pour dire notre choix est clair, ne vendez pas le patrimoine des Parisiens. Je vous donne rendez-vous maintenant lundi soir, lundi 9 mars à la Mutualité de Paris où nous allons tenir avec Jean-Luc Mélenchon notre dernier meeting de campagne avant le premier tour et ce sera l'occasion de faire à la fois ce qu'on fait habituellement une démonstration de force de nous retrouver pour nous donner de l'énergie de la force pour la dernière semaine de campagne électorale.
Vous savez que les militants de la France insoumise et des verres populaires et du comité vérité et justice pour Adama sont sur le terrain partout. On dénombre près de 300 actions rien que cette semaine. Je peux vous garantir que ce weekend nous serons très visibles un peu partout dans la ville.
Euh lundi, c'est la rentrée, la fin des vacances scolaires, c'est la rentrée. Il y aura donc ce meeting lundi soir. Il y a d'autres rendez-vous la semaine prochaine important et je ne peux pas terminer cette allocution sans faire référence à ce qui se passe euh concernant euh les débats publics télévisés euh pour la ville de Paris.
Vous avez certainement vu que d'autres villes et d'autres candidats ont pu bénéficier de débats public télévisés où ils ont pu confronter leur projet, s'interpeller, se contredire. publiquement pour que les électeurs puissent se faire une opinion et décider et évaluer les candidats. C'est comme ça que le candidat Holas pour Lyon s'est révélé à être un bien pêtre piètre pardon candidat et quelqu'un qui n'était pas très sûr de son programme et qui depuis est resté très absent de la campagne.
En tout cas nous on aurait aimé avoir ces débats. Moi, j'ai participé à celui qui a été organisé par France 3 Île-de-Fance mercredi dernier. Rachida Adati et Emmanuel Grégoire n'y ont pas participé.
Ils ont refusé de participer à ce premier débat organisé pourtant par le service public. Moi, j'ai tenu à y être. Alors, les conditions étaient pas forcément les les meilleures, hein.
Ben, le temps de parole était très limité. En 1 heure et il fallait traiter beaucoup de sujets. On était peut-être un peu mal installé.
Mais une chose est certaine, c'est qu'au moi, on a pu exposer nos points de vue, on a pu montrer nos personnalités lors de ce débat. Donc il a une véritable utilité et je le vois très bien puisque sur les réseaux sociaux tout le monde réagit à ce débat. Tout le monde s'y a intéressé, il y a un véritable intérêt citoyen pour le débat public.
Euh LCI avait proposé d'organiser un débat le dimanche 8 mars. Ils ont finalement annulé ce débat en nous expliquant que l'actualité internationale prima surtout. Soit mais c'est quand même un refus d'organiser un débat majeur pour lequel moi j'étais en tout cas disposé à me rendre.
Je sais que Rachid Adati refuse tous les débats. Ce n'est pas une bonne attitude quand on est candidate à la ville de Paris. On ne doit pas refuser le débat.
On doit s'y rendre et on doit y participer. Mais le pire dans tout ça, c'est que des chaînes de télévision refusent, renoncent à organiser le débat parce que Rachida Adati n'y sera pas mais qu'elle ne vienne pas, qu'on organise le débat sans elle, euh un pupitre vide éventuellement ou qu'elle se fasse représenter si vraiment on veut être sympa. Mais annuler le débat, c'est une faute.
BFM TV propose donc proposer un débat comme elle l'a fait pour d'autres villes pour le jeudi 11 mars. Je m'attendais, je me préparais à ce débat. Je trouve ça très important qu'on puisse se retrouver 4 5 6 candidats autour de la table et pouvoir s'interpeller et confronter nos programmes.
BFM a annoncé hier qu'il renonçait également à ce débat pour une seule raison. Rashid Adati refuse de s'y rendre. Donc BFM cède et renonce à organiser un débat et préfère à la place organiser un défilé de candidats pour présenter les idées et se faire interviewer par des journalistes.
Alors soit c'est mieux que rien mais c'est très insuffisant. Et puis le débat a un intérêt, c'est qu'il met tout le monde à égalité. Tous les candidats sont à égalité de temps de parole.
Ils sont à égalité dans la façon dont ils sont interpellés par les journalistes parce que les journalistes font très attention d'interpeller tout le monde de la même façon. tandis que se faire interviewer par des journalistes, c'est tout autre chose en tant que qu'insoumise et vous le savez très bien parce que vous regardez la télévision aussi et les réseaux sociaux, vous voyez bien comment se comportent les journalistes avec nous. Ils n'ont pas la même attitude quand vous êtes insoumis que lorsque vous êtes macroniste ou socialiste ou d'extrême droite.
Dans ces cas-là, souvent on peut même parler de certaines complais de de journalistes qui mènent des interviews plutôt sympathiques pour certains candidats et plutôt agressives pour d'autres. Nous en tout cas, on est habitué ces dernières semaines à subir la garde à vue médiatique. Donc moi, je trouve que les conditions du débat de jeudi prochain avec BFM TV doivent être très encadrées et BFM doit prendre des engagements puisqu'ils ont décidé de céder euh au chantage de Rachid Adati, ils doivent prendre des engagements pour être absolument impartiaux dans la façon dont les journalistes vont traiter les candidats.
Et moi, je ne vais pas à BFM pour subir une garde à vue médiatique par des journalistes de BFM. J'y vais pour présenter notre programme, nos idées, confronter, éventuellement critiquer le bilan des socialistes car il est très critiable. Critiquer euh le bilan de Rachid Adati qui a été ministre de la culture, ministre du gouvernement Macron, qui est une macroniste de droite qui soutient à peu près toutes les mesures antisociales, toutes les mesures sécuritaires, toute la politique d'Emmanuel Macron.
Il faut donc les critiquer, les confronter et bien on essaiera de le faire dans les meilleures conditions possibles. En tout cas, vous comptez sur moi pour le débat public, pour la démocratie. Vous savez quelle est notre culture politique à la France insoumise.
On n'a pas peur du débat. Bien au contraire. Merci et à très vite.
Sophia Chikirou