Qu'attendez-vous des vœux 2025 d'Emmanuel Macron ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:35OuverteÉludée
Qu'est-ce que vous en attendez de ces voeux 2025 d'Emmanuel Macron ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous souhaitez pour les agriculteurs ?
- 10:07OuverteRéponse directe
Quels sont vos besoins pour la nouvelle année ?
- 12:01OuverteÉludée
Est-ce qu'il est en mesure d'assumer une nouvelle stratégie politique ?
- 13:23OuverteRéponse partielle
Il faudrait des mesures fiscales ou des réformes impopulaires pour relancer l'économie ?
- 14:26OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a une vraie gouvernance française quand on sait que des lois sont imposées par l'UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:43InvitéFait
« Il va se vanter de l'organisation des JO et de la reconstruction de Notre-Dame, mais il va rappeler que la guerre frappe toujours aux portes de l'Europe. »
- 4:17PrésentateurFait
« On n'entend pas des engagements. »
- 10:23InvitéFait
« Pour le pays, il faut de la stabilité. »
- 12:20InvitéFait
« Son ambition aujourd'hui, s'est de demeurer jusqu'en 2027. »
- 17:50InvitéFait
« En France, on nous interdit de produire. Mais par contre, on nous autorise de manger ce qu'on nous interdit de produire. »
- 19:05InvitéChiffre
« On est le pays le plus imposé au monde. »
Temps de parole
- Présentateur25 %
- Invité21 %
- Présentateur 220 %
- Invité 219 %
- Invité 315 %
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Les vraies voix Sud Radio, le code projecteur des vraies voix. Alors pour la huitième fois consécutive, le président de la République prendra la parole ce 31 décembre lors de son allocution à 20h. Il y a un an, il évoquait une année de fierté, un millésime français pour 2024, marqué par le succès des JO et la reconstruction de Notre-Dame. Cependant, cette année a aussi été marquée par des revers, on le sait, tels que la défaite aux élections européennes, une dissolution gouvernementale, une côte de popularité en chute et une instabilité politique. Alors qu'est-ce qui nous réserve le président pour 2025 ? On vous pose la question.
Et on vous demande surtout qu'est-ce que vous en attendez de ces voeux 2025 d'Emmanuel Macron ? Alors un nouveau souffle, du réconfort ou rien du tout ? On l'a dit, vous dites, rien du tout à 98%, c'est assez clair, puisque vous êtes assez fâchés en général. Il y en a qui disent, alors je vous cite quelques commentaires, il y a le règne nous suffit, qu'il s'en aille, il y a qu'il démissionne, il n'y a rien du tout, mais vraiment pas du tout, etc. Vous êtes quand même tous assez remontés, vous les auditeurs de Sud Radio. Et bien maintenant on va demander à nos vrais voix ce qu'ils en pensent, Philippe Bilger.
Alors on annonce, paraît-il, un nouveau ton de la part d'Emmanuel Macron. C'est une promesse qu'il a assez souvent faite depuis 2017, et plus particulièrement depuis 2022. En fait, réconfort, je crois qu'il sera mal placé pour en proposer. Et puis, nouveau souffle, c'est encore plus délicat, parce que je pense qu'en 2025, même si j'espère que l'année sera meilleure que 2024, on continuera à payer sur le plan politique les effets de la calamiteuse dissolution.
Mais si j'étais Emmanuel Macron, paradoxalement, je lui conseillerais pour la première fois de sa vie politique une forme de contrition, de modestie, en disant tout simplement, j'ai commis de graves erreurs, et je suis persuadé qu'à partir de là, il ne regagnerait pas une majorité de Français dans l'estime, mais il pourrait reconstruire quelque chose pour l'emmener, non pas tranquillement, mais sûrement jusqu'en 2027.
Vous y croyez à la modestie du président Macron à Belbonne ?
Non, pas du tout, mais vous savez comment les politiques font pour reconnaître à demi-mot leurs erreurs. Ils disent évidemment que tout n'a pas été parfait, donc ils gardent le mot parfait dans la chose, mais ils ne disent jamais j'ai mal fait. C'est même assez facile de deviner ce qu'il va dire. Il va se vanter de l'organisation des JO et de la reconstruction de Notre-Dame, mais il va rappeler que la guerre frappe toujours aux portes de l'Europe. Un petit mot sur l'Ukraine, et puis un petit mot sur le fait que les Français doivent être forts, parce que 2025 a son lot de défis avec la casse sociale qu'il va y avoir, et il va expliquer qu'il a eu raison de faire la dissolution.
Moi, ce que j'attends de lui, c'est qu'il soit concis, et que ce qu'il peut dire en 5 minutes, il ne prenne pas 20 minutes pour le dire.
Alors, être concis, Philippe Oryaki, ça serait dire j'ai raison.
Ou, je vous prie de bien vouloir m'excuser. Comme je l'ai fait moi dans mes voeux. Bip, bip. Je me suis excusé auprès de mes amis des Orlisiens, parce que j'avais promis de reverser la moitié de mes indemnités après déduction des frais. Et en constatant et en regardant, je présente mes excuses aux auditeurs du Sud Radio, parce que je l'avais promis aussi, je reverse la totalité de mes indemnités. Donc des fois, c'est excusé, c'est pas mauvais.
Bon, allez, vous pouvez nous appeler, vous le savez, au 0826 300 300 pour réagir. On est avec notre invité, Jérôme Bell, qui est éleveur bovin et leader du mouvement des agriculteurs en Haute-Garonne. Bonsoir, Jérôme. Bonsoir. Alors Jérôme, je vais vous la poser la question à vous. Qu'est-ce que vous en attendez des voeux de 2025 d'Emmanuel Macron ? J'espère qu'ils seront meilleurs que les autres années, parce que je pense que pour notre profession et pour l'ensemble du citoyen français, ça a été 2024, une année très, très compliquée. Vous concrètement, qu'est-ce que vous attendez comme engagement de sa part pour les agriculteurs ? On n'entend pas des engagements.
Vous savez, maintenant, on y croit un peu moins, tous ces engagements, depuis quelques temps. On voit que le monde politique est l'avancée de la France. Il y a arrêt totalement. Vous avez l'air d'avoir baissé les bras, Jérôme. Ah non, du tout, du tout, du tout. Je ne baisse pas les bras, vous inquiétez pas. Mais vous me demandez ce que j'attends, moi. Vous n'attendez rien des voeux, quoi ? Des voeux, vous savez, on souhaite une bonne année à tout le monde, même si des fois on ne le pense pas. Donc, pour vous, en fait, ça ne sert à rien, quoi, ces voeux. C'est-à-dire que si vous deviez choisir entre un nouveau souffle, du réconfort ou rien du tout, vous ne diriez rien du tout.
Non, mais ce n'est pas ça qu'il faut dire. Les voeux, c'est une tradition, et c'est son rôle de président de la République de souhaiter les voeux aux Français. Et après, est-ce que les Français sont obligés de le croire ? Je ne suis pas sûr. Est-ce que c'est une question de confiance, tout ça, Philippe Bilger ?
Oui, il faut dire que c'est un peu le paradoxe d'Emmanuel Macron. On ne peut pas lui dénier une certaine intelligence, un total narcissisme. Et en même temps, je crois que ce président, de manière parfois injuste, fait l'objet d'une hostilité qui n'est même plus politique. C'est... Il y a quelque chose de... C'est épidermique.
Oui, quelque chose, aussi bien lors des Gilets jaunes, on avait l'impression que c'était le couple royal qui a été mis en cause, de la même manière que parfois, aujourd'hui, on a le sentiment que quoi qu'il fasse, Emmanuel Macron, même s'il faisait quelque chose de bien, pour retenir une blague qu'avait faite à l'époque Philippe Seguin, il ne remonterait pas dans les sondages. C'est ça le problème. Il y a quelque chose qui ne plaît pas au peuple français dans son être. Comment changer à partir de là ?
Oui, parce que d'aucuns disent que c'est un peu le roi soleil, Abel Boy, c'est-à-dire qu'il est bloqué dans sa tour d'ivoire.
C'est Jupiter, c'est le maître des horloges. Mais la désillusion du peuple est la hauteur de l'espoir qui a été mis en 2017. Il devait incarner le nouveau monde, il devait incarner la nouvelle manière de faire de la politique. Il était l'homme aussi qui devait faire baisser le vote pour le Rassemblement national. Donc on voit qu'il a été le président des riches au final, des super riches, c'est l'impression qui est donnée. Et vous avez la majorité de la population française qui souffre au quotidien et qui se sent surtout incompris dans sa souffrance. Parce que le politique peut ne pas avoir de solution au vu de la conjoncture internationale.
Mais le sentiment de rejet est d'autant plus fort lorsque vous avez l'impression que le politique ne vous considère pas, ne vous aime pas et ne prête pas attention à vos souffrances. Et ça, c'est le plus dangereux.
Philippe Boriaki, on s'est dit, il devrait s'en tenir, Emmanuel Macron, aux grands enjeux pour ses voeux, sans dicter de solution, comme il a pu le faire par le passé. Il ne se mouille pas trop quand même, au cas où.
Je le redis, le virage et la chute d'Emmanuel Macron, ça a été les gilets jaunes. L'arrogance dont il a fait preuve et la non-compassion a fait que l'ancrage pendant des semaines et des semaines, je crois que 80 ou 90 semaines, qu'est-ce que je raconte pendant 4 ans et c'est dans la rue. Donc excusez-moi, encore une fois. Donc je présente mes excuses parce que tout à l'heure, j'ai dit 5 religions monothéistes. Vous avez raison, vous avez 5 grosses religions, je voulais dire. Enfin, j'ai fait une contraction des deux.
C'est pas grave, tout va bien.
Non mais être capable de s'excuser. Restons dans le sujet. Et c'est pour ça, Macron, il devrait faire ce que je viens de faire. Être capable de s'excuser. Et je crois qu'aujourd'hui, beaucoup de Français attendent, et j'espère qu'il ne le fera pas en plus du coup, c'est une démission en disant, je me suis planté, j'ai merdé. Donc je suis le responsable, comme il l'a fait pour Benal. Je ne suis pas sûre que ça serait une très bonne chose pour le pays. Ah non, non, non, ça serait catastrophique. Là, actuellement, ça serait catastrophique. Donc il vaut mieux avoir ça qu'un scénario catastrophe, mais qui est déjà prononcé et annoncé.
Et ce virage des Gilets jaunes lui a fait perdre la notion, comme tu l'as bien dit tout à l'heure, cet espoir de 2017, du Nouveau Monde, de la faire de la politique autrement, d'être capable de dépasser l'équilibrage, ni droite, ni gauche, mais bien au-dessus de tout cela, a été complètement réduit en cendres. Et c'est vrai que pour beaucoup de mes copains, qui étaient plutôt au centre-gauche, ou d'autres au centre-endroit, m'ont dit, en fin de compte, nous, la classe moyenne, on a pris cher, mais de chez cher. Et ça a été vraiment le président des riches qui a permis à Bettencourt de ne plus payer l'ISF, alors qu'au même moment, tu augmentes de 5 euros, enfin, tu baisses de 5 euros l'APL.
Enfin, ça a été incompréhensible, ce qu'il a fait. Il n'a pas entendu le peuple, et je crois parce qu'en plus, et ça, c'est entièrement de sa responsabilité, il est très mal entouré par des gens qui sont déconnectés. Et c'est lui qui choisit son entourage. Vous n'allez pas me dire que l'entourage de Macron est imposé par d'autres personnes. Enfin, il est dans la continuité d'Hollande qui avait promis de mettre la finance à genoux et qui, lui, s'est bien ajouté. En même temps, je vous rejoins, Philippe. Il n'a pas compris les gilets jaunes quand il y avait, évidemment, ces semaines.
Mais quelques mois plus tard, il a fait, dans un autre cadre, l'analyse sans doute la plus profonde sur les raisons de l'apparition des gilets jaunes dans notre France. Et c'est toujours le problème. Chez lui, c'est toujours trop tard. Il fait de remarquables analyses, mais dans l'action elle-même, il n'accomplit pas ce qu'on attendait. Il avait même dit que le mouvement l'avait changé. Et ce qui est drôle, entre guillemets, c'est que quand même 15 jours avant le départ du mouvement, il disait à ses conseillers qu'il ne sentait pas la colère des Français monter. Et les gilets jaunes commençaient juste après. Et aller à la montagne au moment où ça pète partout en France, ça a été...
On va quand même redemander à Jérôme Bell, je rappelle que vous êtes éleveur bovin, que vous êtes leader du monde des agriculteurs en Haute-Garonne. Qu'est-ce que vous souhaitez, vous, pour 2025 concrètement ? Quels sont vos besoins, vos souhaits pour la nouvelle année qui vient ? Qu'est-ce qu'on veut pour notre métier ou pour tout simplement le pays ? Pour le pays, il faut de la stabilité. Il faut de la stabilité, comme ils ont dit tous les intervenants. D'un moment, on ne peut pas être un pays de construction quand tous les deux mois, il doit changer le gouvernement et qu'on va rechercher des briques qui ont déjà servi il y a quelques années.
Je pense qu'il faut repartir sur des bases solides autant pour le pays. Il faut savoir donner la chance aux gens et écouter le peuple, parce que le peuple, aujourd'hui, il en a marre. Il en a un peu simplement marre. Vous savez, que ce soit les voeux d'Emmanuel Macron ou de n'importe qui, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de Français qui vont les écouter, parce que ce n'est pas qu'ils ne croient plus à Emmanuel Macron, les Français. Ils ne croient tout simplement plus aux politiques en général. Et vous, vous y croyez ? J'y crois. Il faut qu'on y croire. Il faut toujours y croire. Mais de moins en moins, on va dire. On l'a vu avec la crise agricole.
Justement, pour les agriculteurs, qu'est-ce que vous souhaitez ? Tout simplement, qu'ils nous écoutent un peu plus. Je discute avec Anne-Genevart, mais ça bloque tout le temps plus loin. On nous dit toujours oui, oui, oui. Mais au final, il n'y a rien qui avance. On a eu des avancées avec Avril et Natal. Elle a été faite dès le début. C'est pour ça qu'on a enlevé le blocage de la farmone. Mais après, il y a eu quoi ? C'est tout dans un projet de loi qui a eu la dissolution de l'Assemblée. Après, il y a eu la censure. Et il va y avoir quoi dans quelques mois ? Mais du temps qu'ils s'amusent là-haut, nous, on crève en bas. Et ça, on ne va pas le supporter longtemps.
On entend votre mécontentement, effectivement. Philippe Bilger, est-ce qu'il est en mesure, ce président, d'assumer une nouvelle stratégie politique malgré tous ses revers électoraux et cet échec sur la politique sociale ?
Moi, je ne crois pas. Alors, j'ai l'impression que lui-même, malgré les apparences, s'assigne des ambitions plus modestes. Je dirais que, profondément, son ambition aujourd'hui, s'est de demeurer jusqu'en 2027. Et ça n'est pas gagné. Parce que, imaginons ce que je ne souhaite pas, que François Bayreau lui-même fasse aussi l'objet d'une motion de censure. Je vois mal qu'elle pourrait être la solution de rechange. Donc, le président veut rester jusqu'en 2027. Il nous annonce qu'il fera des choses, mais je crois qu'il va être condamné à une forme d'impuissance noble. Voilà. S'il reste jusqu'en 2027.
Abel Boyy, mais il faut quand même qu'il reste. Parce que, s'il s'en va, qu'est-ce qui se passe ? J'ai envie de dire, il y a des élections. Moi, je ne crois pas à la démission.
Parce que, Emmanuel Macron, c'est un joueur de poker qui est très têtu. Donc, il restera là jusqu'à la dernière seconde. Par contre, pour moi, son quinquennat, il est mort. 2025, ça va être une pseudo-année de transition. 2026, il y a les municipales. Tout le monde va se... Il va y avoir une guerre terrible pour les villes, notamment les cinq grandes villes de France. Et puis, juste derrière, la préparation pour l'élection présidentielle. Donc, le quinquennat, il est déjà fini. Et c'est trop tard pour Emmanuel Macron.
Philippe Boriaki, qu'est-ce qu'il faudrait ? Il faudrait des mesures fiscales ou des réformes impopulaires pour relancer l'économie ? Ou, par exemple, des initiatives pour apaiser les gens, tout simplement ? Qu'est-ce qu'il y a entre les deux ? Parce qu'on connaît la dette, on sait dans quelle situation on est.
Moins de bureaucratie. C'est quoi le chemin ?
Oui.
Moins de bureaucratie. Moins de technocrate. De la simplification. De l'accompagnement. Et puis, surtout, de la cohérence. Parce que, moi, je pense à nos éleveurs, nos agriculteurs, nos paysans. Vous leur mettez des normes incroyables. Ils sont obligés de faire des investissements de fous. Et en face, vous leur dites « Non, mais attendez, vous savez quoi ? On va prendre un petit peu de marchandises des pays voisins ? »
Oui, mais ça, ce n'est pas la France qui décide, a priori.
Attendez.
C'est bien le problème, en fait.
De toute façon, on met le pavillon français. Qu'on oublie notre drapeau et qu'on met un drapeau européen.
Le problème, c'est qu'il y a une loi européenne qui passe dans tous les pays. Et à un moment donné,
vous trouvez les forces nécessaires dans les autres pays. Et les autres pays sont impactés aussi sur d'autres mesures qui les concernent. Et je ne sais pas. Soit on est capable d'avoir une politique souveraine et nationale et de dire à un moment donné « Fuck Bruxelles ! » Soit on n'est pas capable. Il faut le dire clairement.
Philippe Bilger, est-ce que finalement, il y a une vraie gouvernance française quand on sait qu'effectivement, il y a des lois qui sont imposées par l'Union européenne auxquelles on ne peut pas résister ?
Alors, on est dans un système évidemment auquel on est obligé d'adhérer puisque le président, certains le disent, sa seule sincérité, ça a été l'Europe. Même si la France est tellement, pour l'instant, désarmée politiquement qu'elle n'a plus une grande influence non plus sur le plan européen. Mais on peut faire des choses dans le cadre national. C'est très clair. Et souvent, l'Europe sert de prétexte ou d'alibi pour justifier toutes nos impuissances politiques.
Bon, il y a un truc qui pointe à l'horizon aussi, on peut en parler, c'est que le monde va bientôt changer. À partir du 20 janvier, Donald Trump sera président des Etats-Unis. Est-ce que vous pensez que ça, ça va influer sur notre politique interne aussi, pas qu'international à Bellboy ?
Très honnêtement, pour le quotidien des Français, est-ce que ça va changer quelque chose ? Je ne pense pas. Donald Trump a déjà été président des Etats-Unis. Je n'ai pas vu que ça. Ceux qui étaient en galère étaient toujours dans la galère. Ceux qui étaient bien étaient toujours dans des positions confortables. Ça n'a rien changé.
Oui, mais là, on va pouvoir moins importer nos produits. Il va y avoir des grosses taxes.
Oui, mais je pense qu'il y a des discussions qui vont se faire pour qu'il n'y ait pas trop d'impact. Mais la situation du pays est dans une telle déliquée sens que qu'est-ce que ça changerait en réalité ? Parce qu'il y a ce que va dire le milieu politique, mais ce que monsieur et madame, tout le monde ressent au quotidien, ça ne changera rien du tout, malheureusement. Mais en parlant de Donald Trump et de son d'un de ses acolytes, Elon Musk, tout à l'heure, on parlait de Mayotte. Elon, pardon, Elon Musk. Les antennes qui sont à Mayotte pour permettre d'avoir de la télécommunication, c'est du Starlink.
Donc voilà, il faudrait réfléchir un petit peu sur la souveraineté française aussi dans ce domaine-là.
Bien sûr. Et finalement, Philippe Buryaki, ce qu'on entend, c'est qu'il y a une vraie dicotomie entre ce qu'on applique comme loi ou ce qu'on n'applique pas d'ailleurs et ce qui se passe dans le quotidien des Français.
Parce qu'on est faible, parce qu'on est isolé, parce qu'on est séparé, parce que vous avez la Pologne qui achète des F-16 au lieu d'acheter des Rafales. On est 550 millions d'Européens face à 350 millions d'Américains. On devrait être plus fort, sauf que les Etats-Unis, ce sont certes des fédérations, mais quand ils parlent, ils parlent d'une seule voix. Nous, on est des nations, on n'est pas un état fédéral, mais quand on parle, on parle de 27, 28, 30, même ceux qui sont d'extrême peuvent parler à notre place. Et donc, ce qui fait de nous des proies et des gens faibles.
Oui, mais c'est ce que vous disiez tout à l'heure, c'est-à-dire que soit on applique les lois européennes, à ce moment-là, on fait tomber le pavillon français, c'est ça ?
Oui, clairement.
Vous seriez pour faire tomber le pavillon français, vous ?
C'est soit on est un seul bloc, mais le seul bloc doit défendre les intérêts de tout l'heure. C'est quoi ?
C'est une Europe fédérée que vous pensez qu'il faudrait ?
Il faudrait... On a un système qui ne fonctionne pas. On peut essayer autre chose.
Non ? Oui. Je suis dubitative. Pour ma part, Jérôme Bell. Oui. Vous êtes toujours avec... Oui, bien sûr. Quand je vous écoute parler des surtranspositions de règles, nous, dans l'agriculture, on a de plein fouet. Parce que nous, en France, on en a. On en met plus que l'Europe. Là, ce n'est pas de la faute à l'Europe, c'est de la faute à la France. C'est pour ça qu'on gueule. Et quand on parle de concurrence déloyale, c'est à cause de ça. C'est qu'en France, on nous interdit de produire. Mais par contre, on nous autorise de manger ce qu'on nous interdit de produire. Ça, ce n'est pas normal. Et même en Europe, je vous le dis clairement.
Donc, l'Europe, pour nous, peut être bénéfique, mais pas à l'heure actuelle. Eh bien, c'est un handicap. Parce qu'en France, on veut faire toujours plus blanc que blanc. Et on voit où c'est qu'en est le pays. Oui. Et vous, ça vous impacte directement sur vos cheptels en tant qu'éleveur ? Mais sur le cheptel, sur la production, surtout. Dans les autres pays, ils n'ont pas les mêmes normes de production. Au niveau des céréales, on est le pays où c'est qu'on a le plus de produits phytosanitaires interdits. Alors, attention, je ne dis pas qu'il faut tous les autoriser. Mais par contre, nous, on nous interdit de les utiliser. Mais on interdit aux Français de manger.
Il faut manger français et acheter français, en fait. C'est ça, la solution. Il faut faire des... Oui, mais on ne pourra jamais lutter. On ne pourra jamais lutter. Aujourd'hui, le blé est vendu ou la céréale est vendue sur l'indexation du cours mondial. On est le pays le plus imposé au monde. On sait qu'on a le plus de chances de production. Qu'est-ce que vous voulez qu'on dute ? Voilà. Parce qu'en France, on doit faire toujours plus que les autres. Mais c'est un détriment de notre profession et de notre économie. Bien sûr.
Bon, pour terminer sur une petite note positive, quand même, il y a eu des choses sympas qui se sont passées cette année, notamment les Jeux olympiques, la réouverture de Notre-Dame-de-Paris.
C'est deux grands moments. Alors, j'allais dire... Et puis, quelque chose d'important, c'est le succès du cinéma français. En 2024, c'est colossal. Et avec deux grands films, enfin, il y en a eu d'autres, mais une remontée formidable.
Voilà. Alors, quelques petites choses positives pour terminer cette émission. Abel Bowie, qu'est-ce que vous avez de sympa de nous dire sur 2024 ?
Les Jeux olympiques, effectivement. Je vais répéter un peu ce que Philippe vient de dire, le cinéma. Le fait que les personnes qui arrivent au bout de l'année soient toujours en bonne santé, aussi, c'est des choses dont on oublie un peu dans tout ce marasme politico-économique, le fait d'avoir la santé. Et c'est quelque chose qu'il faut souhaiter à toutes et à tous pour 2025, tout simplement.
On vous souhaite à tous la santé. Et vous, Philippe Boriacki, alors ?
Que les nappes phréatiques sont au plus haut. C'est bien, quand même. Puis la deuxième, c'est de vous avoir rencontrée, Judith.
Je vais avoir mes vapeurs ! Allez, et vous, Jérôme, on vous souhaite une excellente année. On vous souhaite plein de bonheur et un très, très bon réveillon en famille, peut-être, ou avec vos amis, comme vous allez le passer. Merci d'être... Je suis de mariage, vous voyez, j'ai pris la parole. Je suis mariage, là. Ah ! Vous êtes top. Je vous souhaite tous mes voeux à vous aussi. Eh bien, pareillement. Et surtout, continuez à soutenir les agriculteurs français. Bien sûr. Parce qu'on en a besoin. Et vive l'Oran Campo de l'Ortho. Allez, on vous embrasse. Merci. Eh bien, on vous embrasse tous, chers auditrices, chers auditeurs.
On vous souhaite un merveillon, réveillon, un merveilleux réveillon 2024, évidemment, en famille, avec vos amis, comme vous avez souhaité le passer. Et puis, on vous embrasse. On vous retrouve demain, évidemment. et puis, on vous embrasse.