L'édito de Thomas Bonnet : «Un discours de J. D. Vance censuré en Belgique»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Fait
« un média vient d'être sanctionné par l'autorité de régulation belge »
- Fait
« le conseil de déontologie journalistique vient de prononcer une sanction contre ce média »
- Fait
« Il est reproché au site d'information de ne pas avoir mis en perspective les déclarations de Jay Van »
- Fait
« la publication du discours d'un haut responsable américain peut vous contraindre à devoir rendre des comptes »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est une nouvelle atteinte majeure à la liberté d'expression dont on voulait vous parler ce matin qui nous surprend. Ça s'est passé en Belgique Thomas. Selon les révélation du point du journal Le Point, un média vient d'être sanctionné par l'autorité de régulation belge.
Pourquoi ? Parce qu'il a publié un discours du vice-président américain Jay Evens. Racontez-nous cette affaire à peine croyable.
Alors c'était il y a un peu plus d'un an. Jans se prononçait un discours qui a secoué tout le continent. Depuis Munich, le vice-président américain avait parlé des menaces qui pèsent sur l'Europe à commencer par l'immigration de masse.
Il avait aussi beaucoup été question des atteintte à la liberté d'expression et il ne pensait sûrement pas que l'avenir lui donnerait raison à ce point. À l'époque, le discours retient tellement l'attention et génère tellement de débats que le média belge 21 News décide de le publier en intégralité sur son site. Notez qu'en France, des médias comme le Figaro par exemple avaient fait le même choix sans que ça ne génère aucune polémique.
Mais voilà qu'en Belgique, le conseil de déontologie journalistique vient de prononcer une sanction contre ce média. Il est reproché au site d'information de ne pas avoir mis en perspective les déclarations de Jay Van, ce qui à leurs yeux constitue un risque, je cite, de rendre le public hostile au fonctionnement des démocraties européennes ou d'inciter au racisme, à la discrimination, à la haine ou la violence envers les migrants, rien que ça. C'est le le fameux cordon sanitaire médiatique qui est à l'œuvre en Belgique.
Le même cordon sanitaire en effet qui avait conduit euh les médias belges à ne pas diffuser en direct le discours d'investiture de Donald Trump à Washington. Depuis les années 90, le paysage médiatique belge obéit à cette règle drastique qui consiste à sélectionner ce qui peut être diffusé ou non. En clair, tout ce qui échappe au politiquement correct est banni.
Tout ce qui n'entre pas dans le périmètre de la parole autorisée est interdit. Officiellement, il s'agit de faire barrage aux idées qualifiées d'extrême droite. On voit vite les limites que pose ce cordon sanitaire puisque la définition de ces idées est volontairement flou, tout comme le double standard des sanctions quand des idées racialistes voire relevant du racisme antiblanc véhiculé sur les antennes.
Aucune condamnation de ce même conseil de déontologie. En revanche, donc la publication du discours d'un haut responsable américain peut vous contraindre à devoir rendre des comptes. Notez que ce cordon sanitaire, certains en France aimeraient l'instaurer également.
Ça ça pose plus largement effectivement la question de la liberté d'expression en Europe. Oui, absolument. Et c'est d'ailleurs toute l'ironie de la situation.
Jans avait tout dit dans ce fameux discours de Muni qu' avait alerté sur le recul de la liberté d'expression de ses dirigeants qui ont peur de leur peuple, de leur vote aussi. Et pour aussi désagréable que puisse sonner ce sermon venu d'un Américain, il nous faut affronter cette lucidité venue de l'extérieur. Nous avons un problème de liberté d'expression en Europe.
Non pas qu'il nous soit totalement interdit d'exprimer des idées, du moins pas encore, mais de manière insidieuse, par petite touche, certaines libertés sont attaquées. C'est par exemple l'arrcom qui sanctionne ceux qui osent s'écarter du récit officiel sur certaines affaires, voir qui ferme une chaîne de télévision. C'est une élection en Roumanie annulée pour des soupçons d'ingérence et puis surtout c'est ce dispositif qui est en train d'être lancé par Bruxelles pour réguler les réseaux sociaux et dont la France s'est rapidement emparé.
Notre ministre des affaires étrangères menace en même, je le cite, de mettre au pas les plateformes. Tout cela, c'est la conséquence de la fébrilité qui est en train de gagner un grand nombre de dirigeants en Europe, qui voi bien que les peuples du vieux continent sont en train de s'émanciper de leur doxa et comme ils ne peuvent plus les convaincre, la tentation est forte d'interdire les voies dissidentes. Un vent de censure se lève donc en Europe et c'est un vent tellement froid qui on aurait presque l'impression d'être de retour sous la PRD de l'Union soviétique.