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Conférence de presseSorbonne Paris Nord - Colloques et conférences· 6 juin 2025 85 minFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Table ronde "La diffusion du livre numérique, des modèles en construction"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 87 %Attaque 5 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les grands leviers pour rendre visible un catalogue numérique sans recourir aux promotions ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment travaillez-vous sur le fond du catalogue pour éviter une visibilité uniquement ponctuelle ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les métadonnées sont-elles le cœur de la visibilité pour un libraire en ligne ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Comment démultiplier les points d'entrée dans un catalogue numérique ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Les bornes en magasin sont-elles un outil efficace pour promouvoir le numérique ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    La standardisation des flux est-elle un frein ou un levier pour le marché ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:00Adrien GardeurFait
    « Les métadonnées, c'est la visibilité dans un catalogue. Passe simplement sur la recherche. »
  • 12:00Adrien GardeurFait
    « La qualité des métadonnées reste faible. En général, on a peu d'information. »
  • 2:00Fait
    « ils essaient de donner la perception qui sont moins chères et cette perception passe beaucoup effectivement par la mise en avant des petits prix dans leur catalogue »
  • 4:00Fait
    « il y a aussi des éditeurs sur lequel il y a des contrats d'agence où ça bloque »
  • 8:00Fait
    « quand un livre est disponible en poche, il puisse rester à un prix brocheur numérique »
  • 14:00Chiffre
    « le chiffre qu'on retient habituellement c'est 3 % pour la France »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bienvenue, merci d'être venu nombreux pour cette table ronde de rentrée de Spédit. Au nom de toute l'équipe, un grand merci au labo de l'édition qui nous accueille ce soir pour la troisème fois. Avant de laisser la parole à Christophe Paillet qui vous présentera nos invités et animera cette table ronde, quelques mots surit.

Euh beaucoup d'entre vous connaissent déjà cette association, mais pour les quelques-uns qui ne la connaissent pas encore, euh Supédit est l'association des anciens et actuels étudiants des formations à l'édition de Paris 13, donc les masters commercialisation du livre et politique éditoriale. Euh Supédit est donc une association étudiante mais à vocation professionnelle et qui organise comme ce soir des tables rondes sur l'actualité du monde du livre. C'est aussi supédite un groupe de professionnels sur LinkedIn, un groupe de partage sur Facebook et sur Twitter.

Euh c'est aussi euh d'une certaine façon une amicale qui organise des soirées, des rencontres pour créer des liens entre les différentes promotion. Euh c'est aussi des soirées, des rencontres plus professionnelles avec d'anciens diplômés pour favoriser le retour d'expérience au au aux jeunes professionnels. Supédit l'an dernier a organisé au printemps un déplacement pour ses étudiants à Londres à l'occasion de la foire du livre qui s'y tient chaque année.

Monsieur PDI, c'est aussi pour ses adhérents un service de consultation juridique gratuit euh par Bruno Anatella du cabinet BS Partners qui prend la forme d'un d'une permanence téléphonique hebdomadaire sur les droits d'auteur, droits à l'image, droits de la presse et droits des TIC. Donc si vous avez des questions, si vous êtes intéressé par ce service, n'hésitez pas à venir nous poser quelques questions à l'issue ou à vous renseigner sur notre site supédit.fr.

FR. Et puisque je vous parle d'adhérants, rapidement deux mots sur les adhésions à à supédit. Euh l'adhésion est de 5 € pour les étudiants de Paris 13 à l'année, euh 10 € pour les professionnels et nous vous proposons aussi euh pour les diplômés un forfait de 15 € qui vous permet euh d'être informé de façon définitive de notre actualité et avoir accès à nos services.

Donc je m'arrête sur les bulletins d'adhésion mais simplement il se trouve juste sur le comptoir à l'entrée. N'hésitez pas à les remplir. C'est ce qui nous permet de tourner et ce qui nous permettra peut-être cette année encore d'être présent au salon du livre pour présenter nos formations et nouveaux actions en tant qu'association.

Euh juste encore deux petites choses. Euh cette table ronde sera donc rediffusée sur France Culture Plus qui est la plateforme euh étudiante de France Culture. Euh et à l'issue, nous vous proposons si vous le souhaitez de prolonger le débat avec nous au buffet juste derrière autour de Modestes Agapes.

Voilà, je vous remercie de votre attention. Bonne soirée. Euh donc bonsoir à tous.

Christophe Paillet, journaliste à France Culture. Alors avant de lancer la discussion, je vais faire une petite parenthèse pour faire écho à la dernière table ronde de Supédit qui était sur les mou et autres revues qui fleurissent en librairie puisque nous recevions David Servenet qui nous a présenté le très beau projet de la revue dessinée. Et donc c'est juste pour préciser que cette revue vient juste de sortir voilà la semaine dernière et que c'est très beau, très bien fait du très beau reportage en bande dessinée en librairie.

également à signaler que euh Adrien Boss qui était invité sur cette table ronde et que le numéro 9 de la revue Feuilleton va sortir aussi dans les jours qui arrivent. Et pour finir la page publicitaire, euh je voulais juste vous signaler que le numéro du mois d'octobre du magazine Books est en plein dans notre sujet de ce soir puisqu'il parle du livre et d'Amazon. Voilà donc Supédit a choisi d'intituler cette table ronde sur la diffusion numérique des modèles en construction et de fait la nouvelle chaîne du livre est à construire et on est en plein dans une phase d'expérimentation.

Le numérique a bien sûr bouleversé, c'est presque imponsif de le dire, les modes traditionnels de commercialisation du livre. Et pourtant l'enjeu reste toujours le même. Il faut les vendre ces livres et pour les vendre il faut qu'ils soient visible.

Alors quelle stratégie de visibilité adopté ? Comment faire travailler au mieux ? Éditeur, diffuseur, libraire traditionnel, libraire en ligne.

Les stratégies, les modèles se se cherchent. On a des offres promotionnelles, un travail sur le catalogue de fonds, une mise en avant des nouveautés, une utilisation de la recommandation sociale, on va en parler et on va essayer d'explorer toutes ces nouvelles pratiques. Donc avec nos invités à commencer par Mélanie Dulé qui est responsable marketing digital pour la place des éditeurs, un rassemblement de 12 éditeurs au sein du groupe Editis.

Ensuite, nous avons François Millier de la librairie La Martine dans le 16e arrondissement de Paris, directeur de la logistique chez la Martine. Ensuite, Adrien Gardeer, fondateur de la librairie en ligne Fitbooks. Et enfin, Jean-Philippe Pastor qui lui est directeur de Fun Reader, une autre librairie en ligne avec un fonctionnement complètement différent.

Donc euh la première question sera pour vous Mélanie Dulé puisque en tant que responsable marketing digital, c'est votre métier de rendre visible en ligne les livres de la place des éditeurs. Alors euh bien sûr, on se doute que vous défendez un catalogue très hétérogène puisque vous défendez 12 éditeurs différents que il y a donc pas de recette unique ni miracle, mais tout de même il y a des grands leviers sur lesquels vous pouvez jouer. Et une des questions délicates pour vous, on imagine, c'est de travailler sur le fond de son catalogue, de ne pas avoir qu'une visibilité ponctuelle, promotionnel comme c'est souvent le cas sur internet.

Donc quelles sont les stratégies, les leviers que vous pouvez mettre en place ? Alors déjà, bonsoir à tous. Pour situer un peu le contexte, en effet, on a 12 marques chez Place d' Éditeur qui sont extrêmement variées puisqu'on a de la littérature française, on a de la littérature étrangère, donc avec des marques comme Belfond, presse de la cité, omnibus, on a également du tourisme avec l'On Planè, on a du pratique, de l'illustré et on a même de la jeunesse.

Donc déjà pour dire qu'en effet quand moi je fais du marketing digital avec aussi les directions commerciales et avec notre diffuseur interforum. On fait pas du marketing digital pour rarement déjà pour un éditeur, on le fait plus précisément pour un auteur ou pour un titre ou pour une collection sauf quelques cas comme l'Only Planet qui est une marque vraiment qui se vend en elle-même et qui a sa son image de marque très claire et qu'on vend donc comme tel, qu'on pousse comme tel. Donc quand on parle marketing digital, déjà c'est très large.

Donc en ce qui me concerne, je m'occupe vraiment de réfléchir à comment mieux positionner, mieux faire nos catalogues numériques, comment les commercialiser et comment faire en sorte qu'il soit visible sur les sites libraires et les revendeurs de manière générale. Il y a plusieurs leviers. C'est vrai qu'une question centrale, c'est le fond parce que par exemple nous on a Arlan Coben, c'est assez simple, on a une nouveauté et on sait qu'elle va un petit peu marcher toute seule et on sait que les revendeurs seront assez preneurs du titre et on verra la couverture un peu partout.

En revanche, sur des fonds soit de du même auteur, soit de d'auteur un peu plus confidentiel, c'est un peu plus compliqué. Donc il va y avoir plusieurs choses. On a évidemment le dynamic pricing qui est un peu ce qui paraît le plus évident pour pouvoir poser un un catalogue.

Par ça, on entend soit des baisses de prix sur plusieurs semaines, sur un mois, sur un mois et demi selon soit une nouveauté qui sort et donc on en profite pour pousser la backlist correspondante soit une actualité. Le dynamic pricing, ça peut être aussi des opérations flash sur Amazon sur 24 heures à - 70 %. Donc c'est quelque chose qu'il faut évidemment vraiment bien réfléchir en amont.

On le fait pas pour tout le monde, on le fait rarement. Euh notre politique en tout cas, je parle pour place d'éditeur n'est pas de brader nos prix. Donc c'est quelque chose même pour une base de prix de manière générale, c'est quelque chose qui est vraiment réfléchi en fonction de ce qui se passe sur le marché, de ce que font évidemment les concurrents et puis en fonction de de l'évolution des ventes de de ce qu'on veut pousser.

Donc on a on a ça. Alors juste le levier pricing, donc faire des promotions, on peut se dire que ça peut être un coût simplement à court terme, mais en fait il y a des effets qui font que ça peut être aussi intéressant à long terme pour faire rentrer justement des lit dans les Exactement. C'est là tout l'enjeu de l'éditeur et de la réflexion commerciale qu'on va avoir à savoir avoir une opération qui va bien sûr avoir des bénéfices sur la durée et non pas retomber dès le lendemain comme une opération flash.

Ça peut malheureusement être le cas. où vous allez voir votre titre, vous allez vous exciter, vous allez voir dans le top 10, vous allez l'impression d'être leur du monde et le lendemain, on l'aura déjà oublié. Donc c'est évident qu'on a une réflexion sur nos opérations de baisse de prix, qu'on essaie de les mettre dans un contexte particulier, soit ce que je disais une nouveauté, soit une actualité où on sait que les revendeurs vont être plus propices à la mettre en avant et ne pas parce qu'une opération de baisse de prix toute seule qui passe inaperçue et qui n'est pas visible, vous vous connectez à un site de libraire ou à la Fnac ou un autre site de Vandibook.

Si votre opération n'est pas visible sur la homepage ou en tout cas sur des catégories importantes, autant vous dire qu'elle va quasiment passer inaperçu. Donc le le dynamic pricing, c'est quelque chose à prendre vraiment avec beaucoup de soin euh et qui n'est pas toujours justifié parce que je prends l'exemple de l'Only Planet qui sont des guides qui dans leur positionnement, dans la création de la marque depuis l'origine vendent d'une qualité, vendent du contenu extrêmement spécifique sur un marché qui est concurrentiel, hein. C'est pas c'est pas c'est pas un aspect qui rentre qui rentre en compte.

Et cependant la politique par exemple de l'un planète est de faire très peu de base de prix si ce n'est quasiment jamais parce qu'on estime que par rapport à la politique de concurrence et notre nos contenus pourrait ne pas bénéficier justement de ces opérationsl. Alors comment on fait pour se rendre visible sans faire des opérations promotionnelles sur le prix ? Alors donc on travaille nous en étroite relation avec notre diffuseur Interforum qui est le diffuseur de d'Édit 6is donc avec qui on présente nos catalogues, nos enjeux.

Donc euh ils sont au courant de ce qu'on sort et c'est leur rôle euh de vendre nos titres et euh ce qu'il faut mettre en avant. Donc et euh je veux dire la les baisses de prix, ça reste quelque chose qu'on fait de façon assez exceptionnelle. Donc la majeure partie de notre catalogue sort sans sans baisse de prix.

Donc ça c'est le rôle d'Interforum. Après évidemment nous on peut faire des choses pour l'appuyer. On essae on essae plusieurs choses.

On a travaillé on a travaillé avec le site de lecteur Babel par exemple pour faire gagner des ebooks et et afin de faire connaître nos titres. On peut travailler avec un site comme actualité ou des sites plus grands publics, des magazines pour faire connaître nos livres numériques. Ce que je trouve intéressant désormais, c'est peut-être essayer de toucher des sites auxquels on aurait pas ou des magazines, je pense pas, je parle de la presse ou des blogs ou des sites internet auquel on penserait pas forcément, mais le segment nous intéresse pour le type d'ouvrage qui que qui est touché par par l'enjeu qu'on veut qu'on veut mettre et éventuellement faire des opérations avec eux, soit par le biais de de leur revendeur, soit en faisant gagner des livres, soit simplement en communiquant.

Euh par exemple, on a un auteur qui nous tient qui nous tient à cœur dans la dans la marque Omnibus qui est Simenon qui est une marque à lui tout seul puisque c'est vraiment un auteur de polar renommé et que les gens cherchent et sont à de lire. Faut savoir qu'en plus en numérique, le polar est un genre qui marche particulièrement bien. J'ai vu qu'il était bien mis en avant par exemple sur votre site.

Euh et pour si non, on fait des opérations de base de prix mais accompagné de communiqués et d'autres d'autres opérations évidemment aussi sur nos sites d'éditeur. Après, il y a plein de leviers. Euh, il y a un levier moi qui me paraît particulièrement intéressant et qui peut être justement très adapté au polar, c'est finalement le le retour à une méthode très ancienne presque l'origine de la littérature, c'est de revenir au feuilleton, de découper.

Alors oui, alors ça c'est un autre moyen de mettre en avant, c'estàd qu'on a des produits qui sortent de façon homothétique vraiment similaire au papier et il y a des des des titres qui méritent une réflexion marketing en amont en se disant voilà nous on sort le livre papier, on a on a eu ces exemples l'année dernière, on a sorti un titre érotique un peu évidemment dans la veine qu'on connaît et euh et en fait chaque chapitre était était un fantasme et on s'est dit pourquoi pas jouer clairement je je vous intrigue à 19h Euh euh on s'est dit un chapitre un chapitre par par jour et on va essayer de lancer un feuilleton numérique en 2000 en 2012 à l'époque euh pour voir si ce genre ne peut pas être remis en actualité. Donc c'est aussi une façon de d'avoir des mises en avant. On a mis le premier chapitre le premier Ouais. le premier chapitre donc le premier jour de mise en ligne était gratuit et puis ensuite pendant une semaine on avait un chapitre mis en ligne et puis ensuite sortait le livre numérique complet et le livre papier.

C'estàdire que le donc le feuilleton était une exclusivité. Il y avait un côté en plus inédit. Donc ça ça a très bien marché.

En plus, on avait un titre d'appel. Donc le premier chapitre gratuit a été très bien relayé par les les sites de vente euh et a permis de faire connaître le titre et il ça a été une vraie réussite numérique. Donc comme quoi, il y a des choses à réfléchir.

Pareil pour l'annaissez sûrement nos guides papier complets qui peuvent être des pavés comme ça. Euh la réflexion marketing en amont a été de se dire pour mieux les vendre, est-ce qu'il il faut pas parceler ? et on a lancé ce qui s'appelle le peck and mix, à savoir la vente de chapitres afin que par exemple quelqu'un qui part en Australie et qui ne va qu'à Sydney ne puisse acheter uniquement son chapitre qui qui le qui le concerne.

Et pareil, ce qui nous permet d'être visible à la fois bon bah sur les rubriques de livres complets mais qui peut être aussi euh ce qui peut permettre d'être visible dans des rubriques de type petit prix ou titre gratuit et donc de multiplier les fenêtres de visibilité. Euh voilà, donc plusieurs plusieurs choses possibles. Donc là, on voit comment du point de vue de l'éditeur effectivement, on peut aller au-delà de l'offre spéciale pour travailler sur le fond du catalogue et sur le long terme.

Alors, Adrien Gardeur, vous vous avez justement créé la librairie en ligne Feedbooks et c'est un peu le la spécificité de votre ligne éditoriale que de travailler sur le fond du catalogue. Vous pouvez nous expliquer comment vous mettez ça en place ? Je dirais que plus que de travailler sur le le fond du catalogue, c'est travailler sur le catalogue tout court.

En fait, on pense que c'est très important. Euh il y a un point, on répète à chaque fois, je pense qu'on va le répéter encore pendant un certain nombre d'années qui est essentiel, c'est les métadonnées. Euh les métadonnées, c'est la visibilité dans un catalogue.

Passe simplement sur la recherche. Juste pour préciser en deux mots les métadonnées. Donc ce sont toutes les données associées autour toutes les données associées autour du livre.

Donc les plus simples étant titre, auteur, genre, 4è de couverture, tout toutes ces chosesl. Et je pense que là-dessus, il y a encore beaucoup de travail à faire. C'est que ce qu'on voit, c'est que la qualité des métadonnées reste faible.

En général, on a peu d'information. C'est pas très il y a pas de cohérence. dans des grands groupes par exemple quand on renseigne la collection qui est quelque chose qu'on connaît bien en papier, c'est très rarement bien renseigné ou alors avec des collections inutiles, des 4è de couverture qui sont pas forcément très attractifs, des visuels pas forcément adaptés au au médias et voilà quand on parle de visibilité, je pense que la la base vraiment c'est le minimum, ça reste les métadonnées et que faire un travail constant d'amélioration de ces métadonnées d'un côté côté et l'autre aussi avoir des standards, des normes sur lesquelles on peut s'appuyer pour queon comprenne de quoi on parle quand on parle de métadonné.

Donc là, je vais pas rentrer dans les détails mais a plein de standards de normes techniques et de systèmes de référence qui permettent de donner plus de visibilité. Ça reste le le cœur du travail. Voilà, ça reste le cœur du travail à plusieurs niveaux.

Ça reste le cœur du travail, je pense déjà pour l'éditeur et le distributeur. Valoriser son fond, c'est aussi exprimer ce qu'il y a dans son fond. Donc avoir des des méthodonnées de qualité et on considère qu'en tant que que libraire numérique, c'est aussi une partie très importante de notre travail, pas simplement de renseigner et d'enrichir ses méthodes données par rapport à ce qu'on reçoit de la part de l'éditeur, mais aussi de quelque part mettre en scène le catalogue en fonction de ces métadonnées là.

Moi, il y a un point qui m'a qui m'a intéressé par exle dans ce que vous avez dit vers la fin, c'était de démultiplier les points d'entrée dans le catalogue. Ça, je pense que c'est quelque chose qui est absolument fondamental. Euh mais si on veut que les gens et une certaine curiosité découvrent des livres, je ne pense pas que simplement les petits prix, les promotions soient le seul point d'entrée qu'on peut avoir dans le catalogue. et par les métadonnées, par la qualification de l'ouvrage, par les mises en relation qu'on va faire, on peut justement pousser les le lecteur à découvrir d'autres ouvrages et on peut faire des choses très intéressantes avec simplement des métadonnées de bonne qualité et quelques choix éditoriaux sur un site libraire d'orienter le lecteur vers certaines métadonnées ou d'autres.

Alors, c'est-à-dire par exemple concrètement à quoi ça ressemble quand on va sur feedbox, on vous dites mettre en scène le catalogue concrètement le lecteur comment vous l'amenez ? Par exemple, un exemple tout simple de la mise en contexte sur la fiche d'un livre. On a fait un choix au lieu quand on est sur la fiche d'un livre de dire les gens, les lecteurs ont s'y acheté ces autres livres là ou les pointer vers les les meilleures ventes.

Quand on a des catégories très précises, on les pointe plutôt vers les nouveautés dans ces catégories là. Par exemple, si j'ai euh un roman noir en littérature nordique, euh donc déjà de 1, on l' on l'a classifié, on a rajouté une classification un peu plus fine que ce qu'on reçoit. Donc on on l'a mis dans les cases roman noir et littérature nordique.

Et qu'est-ce qu'on va mettre en contexte ? Quelles sont les fiches ? Quel quels sont les livres qu'on va remonter sur la la page de cet ouvrage là ?

C'est des choses qui sont justement dans cette dans cet univers là. Et on voit qu'il y a le livre est il y a des des milliers d'univers, il y a des milliers de niches et que en qualifiant ces niches en en guidant quelque part le lecteur dans ces différentes voieslà, on peut lui faire découvrir des choses qui l'intéressent et ouvrir voilà plein de plein de voies possibles dans le catalogue en dehors des meilleures ventes, des promotions, des nouveautés pure et dure. peut-être une réaction mais du sur les métadonnées puisqu'on a bien compris que c'était très important pour le libraire en ligne.

Mais est-ce que si c'est si simple que ça pour l'éditeur de fournir toutes ces informations ? Alors je peux moi je peux parler pour mon groupe à savoir on est une centaine de personnes réparties donc sur ces 12 maisons édition donc il y a plusieurs il y a plusieurs couches de métadonné entre le moment où on crée une fiche et le moment où les les renseignements vont se remplir selon le degré d'avancement du projet. Déjà, faut savoir que plusieurs personnes vont intervenir.

Donc c'est vrai que l'unification est un enjeu important. On essaie d'y travailler régulièrement et c'est clairement pas forcément simple. Après ce qu'il faut savoir c'est que Feedbook entre guillemets est un bon élève mais nous on sait que par exemple on a souvent des métadonnées qui ne sont pas prises en compte par certains revendeurs.

Donc on travaille et c'est vrai qu'on on travaille des avec des mastodondes par l'intermédiaire dans l'interforum tel qu'Apple Amazon et il y a certaines métadonnées qui ne seront jamais visibles sur les sites d'un vendeur. Donc c'est dans les deux sens aussi que des fois on a des blocages. C'est nous c'est clairement un point stratégique qu'on a qu'on essaie de de fouiller et qui est bon plus les structures sont énorme aussi et plus c'est réparti sur pas mal de monde plus c'est différ difficile paradoxalement d'avoir une unification mais il a il a complètement raison au-delà de la bonne métadonnée c'est dire que finalement de la base est-ce que il faut pas aussi aller un petit peu plus loin et proposer un contenu enrichi autour du livre numérique pour attiser la curiosité du lecteur lui proposer des vidéos des interviews, je sais pas, on le fait on le fait sur deux choses.

C'estàd qu'il y a les contenus enrichis qui vont accompagner le le livre dans sa promotion et dans sa communication. Donc qui vont être attachés aux métadonnées et qu'on va mettre sur nos sites. Et puis il y a aussi les livres enrichis qu'on va concevoir comme tel avec des contenus à l'intérieur même du fichier.

C'est deux choses différentes. Les livres enrichis, on on en a fait. Ça peut toucher un peu ses limites.

Enfin, c'est pas forcément aussi ce que j'entendais surtout c'était sur du livre mothétique comment l'enrichir autour. sur le site sur la librairie en ligneer la curiosité. Ça c'est une réflexion à avoir en amont.

C'està-dire que notre but c'est de recueillir le maximum d'information sur un ouvrage et ensuite de les rendre disponibles sur le maximum de support. Donc à la fois du point de vue des revendeur mais aussi nous on a d'autres supports de de communication de notre titre comme les sites internet et puis plein d'autres choses. Donc c'est c'est quelque chose à voir en fait très très vite avant même souvent que le titre évidemment soit sorti et même des fois fini d'être écrit.

Adrien Gardeur sur cette question là. les les enrichissements, c'est pas forcément facile euh que qui qui soit repris après sur les différentes plateformes. Vous parlez des métadonnées pour les enrichissements, c'est encore beaucoup plus difficile euh selon la forme.

Donc je pense que les enrichissements ont beaucoup de sens, surtout euh dans des lieux de médiation autre catalogue. Ça peut être intéressant si on fait un site dédié sur un blog. Voilà, c'est c'est un quelque chose qui qui va à mon avis plus être autour du catalogue que dans le catalogue.

Donc on agit à deux niveaux on agit à deux niveaux différents au final. Euh voilà. Après, on peut en reprendre certaines on peut reprendre certains certains de ces éléments, mais par exemple, si on cherche à mettre en avant un titre et que l'utilisateur est sur un smartphone en mobilité, la vidéo c'est pas le média idéal par exemple pour lui pour la tirer vers vers du livre.

Mais c'est c'est une piste intéressante. C'est une piste intéressante. Je pense que c'est une piste qui après doit être assez coûteuse côté éditeur.

Je pense que c'est un investissement quand même assez important quand on commence à faire des interviews. Euh qu'on crée un contenu en plus. donc qui forcément se porte sur une partie du catalogue très identifié par par l'éditeur plutôt que généralisé sur l'ensemble du catalogue.

Après, pour revenir sur la sur la visibilité, euh il y a un point dont on parle jamais qui moi me me enfin ça me choque pas mais ça ça m'étonne. C'est simplement quel jour on sort ces livres dans la semaine. Il y a une vieille tradition de rester sur la sur le papier.

Donc on reçoit tout dans les flux le jeudi, sauf qu'on reçoit tout le monde dans le tout le monde le jeudi. Donc on reçoit 500 livres de voilà pas mal le grand groupe d'édit et le reste de la semaine rien. Euh ce qui fait qu'il y a des des éditeurs un peu plus petits qui ont bien compris le truc maintenant et et qui sortent certaines choses le lundi, le mardi, tout sauf le jeudi euh mais qui remettent une petite couche le vendredi, le samedi.

Et c'est le genre de chose qui paraît voilà bête mais dans des rubriques type nouveautés si celles-ci sont pas filtrées parce que certaines plateformes les filtrent totalement et laissent pas toutes les nouveautés. Quelque chose aussi bête que simplement ne pas rester sur le papier pour le moment dans la semaine où on sort ses titres. Ça peut permettre de donner plus de visibilité à la nouveauté.

Il y a le moment dans la semaine, mais il y a aussi le moment dans l'année parce qu'il y a un rythme spécifique au livre numérique. On sait que ça marche particulièrement bien en janvier après les fête de Noël, mais aussi en juillet, je crois. C'est ce que vous avez remarqué chez Ditis.

Et du coup, faut peut-être penser euh ses offres par rapport à ce calendrier. H c'est sûr que là-dessus, le ce qu'on ce qu'on a avec la rentrée littéraire par exle, ça correspond pas du tout au cycle de vie du numérique, quoi. Le septembre, c'est plutôt un mois qui est qui est un peu mou euh par rapport à l'été et par rapport à l'après-fête.

Donc c'est sûr que tout focaliser avec la rentrée littéraire en septembre euh non ça marche pas très fort. La rentrée l'autre rentrée la petite rentrée littéraire de du début d'année euh et un peu plus dans le tempo, on va dire du lire numérique. Alors là, on a vu la la mise en scène faite par Feedbooks du du catalogue, mais il y a des dizaines de façons de mettre en scène, de mettre en valeur un livre numérique en ligne.

Et donc là ce qui est intéressant c'est que vous Jean-Philippe Pasteur avec Fun Reader, vous avez une approche radicalement différente de la visibilité en ligne qui est basée sur la recommandation sociale. Donc expliquez-nous le concept de Fun Reader. Euh radicalement, je pense pas.

Je suis absolument d'accord avec Adrien Gardeur sur l'importance des des métadonnées, ne serait-ce que pour être très présent et bien travailler sur le référencement naturel, sur les liens organiques. C'est bon, je rappelle quand même, c'est quasiment 60 % du trafic pour les distributeurs et à forciori pour les idistributeurs, les i- diffuseurs, pardon. Euh d'autant que avec ces métadonnées, on n'est pas seulement présent, on n'est pas seulement web centrique, on peut être aussi présent sur des moteur de recherche diverses qu'on trouve quelquefois sur des applis mobiles.

Euh et sans métadonné, on ne peut pas agréger son catalogue sur des moteurs de recherche qui bon n'ont pas vocation à toujours faire de la visibilité sur les bestsellers et les gros titres. Nous euh chez Fund Reader, c'est vrai, on a pris un parti un peu différent euh qui consiste donc à présenter les titres les plus cités euh les plus mentionnés sur les réseaux sociaux sur notre page d'accueil. Voilà, c'estàd qu'on agrège une dizaine de de sites sociaux dont les plus connus évidemment Twitter, Facebook, Google Plus à travers leurs API pour retriver enfin récupérer le leur leur log.

Euh on en on en agrège d'autres, mais enfin ensuite on devient on devient très vite anglo-saxon dans la pratique. Si si on étend ça à des à des sites qui par exemple sont extrêmement importants en Angleterre ou aux États-Unis sur les réseaux sociaux que sont Pinterest aujourd'hui ou Stumble Upon qui sont pas très très connus en France mais qui chez les éditeurs et et les libraires, les libraires anglo-saxons sont devenus inour incontournables. Je dis ça parce queon est présent depuis 2007 surtout à Londres.

Donc, on a fait notre training euh dans les pays anglo-saxons pour revenir en France en fait depuis depuis 2 ans. Et euh bon ben on peut s'interroger sur l'utilité de d'avoir à présenter des des titres des nouveautés mais aussi bon des des titres du de fond du catalogue. Donc à présenter des titres qui figurent sur les réseaux sociaux.

Euh donc il faut bien voir une chose, c'est que déjà c'est la mise la mise au point d'un d'un service he d'un service qui est rendu. Le le problème en France est assez différent de celui qui se présente à Londres ou en Angleterre. En France pour avoir une une librairie, une librairie qui soit vraiment dynamique et active, il faut faire beaucoup de trafic.

à Londres, le le le nerf de la guerre et enfin le sport auquel on s'adonne tous les jours, c'est plutôt des des applications tarifaires avec notre partenaire principal des NAML. Bon, qu'est-ce qu'on fait toute la journée contre Amazon ou contre les grosses enseignes ? C'est ça, c'est se battre sur le prix.

Euh en France, c'est une pratique qui qui n'a pas lieu d'être euh à Toro a raison là-dessus. Je vous doutez bien que je vais pas rentrer dans ce débat immédiatement, mais on est obligé de prendre d'autres leviers et un des leviers principals, c'est de faire du trafic. Et faire du trafic, c'est quoi ? donner du service.

Donc si si on est sur des sur des sites qu'on va dire conventionnels qui comme depuis des décennies présentent systématiquement 1 les meilleures ventes, de les nouveautés 3 les prix littéraires, il est certain que compte tenu de ce qu'est le livre numérique à savoir un objet textué qui est quand même d'une nature très différente de livre papier quoi qu'il puisse se rejoindre évidemment sur certains points. Si si on part de ce principe là, bah il est clair que on est obligé d'inventer des stratégies de visibilité qui sont plus celles qu'on a connu même sur des des des forts sites de de vente en ligne comme évidemment la Fnac, comme chapitre, comme Amazon et cetera. Donc la la première des Oui, Adrien, vous voulez me Christophe Christophe pardon.

Non, la la question qu'on a envie de vous poser, c'est est-ce que c'est prescriptif ? Est-ce que la recommandation des internautes amène les autres internautes à acheter des livres ? Ah ben c'est immensément prescriptif.

Pourquoi ? Parce que on a en direct dans l'immédiaté l'écosystème de personnes qui s'intéressent au livre en présence. Euh c'est ce qu'on fait remonter en temps réel sur le portail, c'est-à-dire tous les gens qui à un instant donné euh peuvent s'intéresser non seulement à un auteur mais à un titre, voir même à une une maison d'édition.

Alors, ça peut paraître être un effet léger qui qui qui en fait ne produit pas de de de vérité de de fond, hein, dans la dans la pratique de commerciale de de de cette manière de faire. Mais en vérité, comme nous reportons toute cette information, nous la republions systématiquement sur des sites thématiques, hein, lorsque par exemple un titre a été mentionné 214 fois sur sur les réseaux sociaux dans la journée, on l'associe immédiatement à toutes les critiques dont il a fait l'objet dans la presse, sur les webs zin, sur donc les personnes ont un accès direct non seulement au titre mais aussi à tout l'écosystème. qui l'environne.

Et ensuite, on republie toute cette information donc sur des sites particuliers thématiques en fiction, en en universitaire, en scolaire, en loisirs. Et ce qui c'est ce qui redouble en fait l'effet de de référencement naturel et et où je rejoins ce que disait Adrien Garder à savoir là l'importance extrême des des métadonnées pour être bien indexé par par tous les moteurs en amont. Voilà, je vais juste ajouter une petite chose, c'est l'importance aussi de du du fait de pouvoir capter un flux ou plutôt un trafic auquel les idistributeurs et diffuseurs sont assez peu sensibles, c'est celui des de la mobilité des mobiles.

Euh on est quand même resté très ordi centrique ou web centrique lorsque on visite une librairie en ligne. Nous notre trafic à plus de 50 % on le tire des smartphones, des fablettes enfin des et vous aussi je pense que on se rejoint 70 % 70 % donc forcément on est obligé de tenir compte de de ce de ce trafic qui n'est pas d'ailleurs celui que travaille Amazon et c'est quelque part un petit peu notre chance Mélanie Dulet sur cette question de la recommandation sociale des réseaux sociaux pour la visibilité. C'est quelque chose que vous travaillez spécifiquement ?

Euh c'est quelque chose qu'on travaille spécifiquement. Alors moi, c'est pas c'est pas c'est pas mon expertise parce qu'on a une responsable réseaux sociaux, tout ça avec qui je travaille puisqu'elle fait partie de la même équipe. Euh donc c'est quelque chose qu'on travaille.

On travaille spécifiquement d'ailleurs des fois sur les livres numériques parce qu'on fait des opérations dédié à une sortie numérique. Donc ça nous arrive. On teste aussi des choses pour essayer de toucher des lecteurs qui sont qui vont être des mobinotes.

On a une opération par exemple, c'était l'année dernière, c'était sur la sortie de la nouveauté d'Arland Coben où on a travaillé avec Europain qui venait de sortir une application qui s'appelait Europain Check, il me semble où en avant-première quand on avait le spot de pub sur Allen Coben qui passait sur Europe 1, euh les détenteurs de de smartphone ou de tablettes qui avaient téléchargé l'application pouvaient télécharger avec un un push le premier chapitre en format numérique, on se disait comme ça, toucher bah évidemment des des gens qui déjà sont sensibles évidemment au format numérique et donc avoir une cible un peu plus un peu plus précise et puis faire connaître nos livres dans ce format là. Donc évidemment après la les réseaux sociaux donc je le disais, c'est quelque chose qu'on fait euh et puis après il y a aussi l'importance de nos de nos sites éditeurs. Et voilà.

Puis il y a quelque chose aussi quand on voit les différences d'approche éditoriale entre Feedbooks et Phone Reader, on se rend compte qu'en fait aucune plateforme en ligne n'a exactement les mêmes pratiques et donc vous vous devez vous adapter aussi adapter votre stratégie à la plateforme à laquelle vous adressez. Même quand on parle des géants du secteur Amazon ou Apple, vous vous ne vous adressez pas à eux de la même façon. Ouais.

Alors, n'oublions pas qu'on a bien un intermédiaire, donc on a bien Interforum qui a qui a ce rôle précisément justement de de savoir dialoguer avec les revendeurs et de faire de s'adapter aussi à chaque à chaque librairie. Ensuite, moi je dirais que ce qui est important là-dessus, c'est plus pour moi dans mon dans dans mon poste aujourd'hui, c'est à savoir analyser en fait, analyser les chiffres puisqu'on peut on peut on peut dire un peu plus précisément où est-ce que nos livres sont achetés. Et c'est là qu'on peut constater en effet que selon les segments et selon nos collections, certains marchent mieux à des endroits que d'autres.

Euh pour par exemple, mais là je vais dire enfin pour certains ce sera peut-être moins évident mais ça pour nous ça le sera je pas prendre grand-chose à ceux qui sont là je pense. Mais par exemple Apple vendement mieux les essais. Euh la la Fnac par exemple, un travail qui se rapproche un petit peu plus du libraire que clairement d'autres d'autres revendeurs de grande taille.

Euh sur certains segments un peu précis comme la fantaisie, on a aussi des revendeurs qui marchent mieux que d'autres. Donc c'est vraiment ça, ça dépend, ça dépend des titres ça et puis bien sûr après ça dépend de la mise en avant qu'ils font sur chaque ouvrage. Alors juste on fait pas mal d'illustrés de tourisme aussi et c'est vrai que ça ça dépend évidemment des devices aussi qui sont derrière et des formats et des contraintes de formats dont on n pas encore parlé mais qui différencient déjà de façon très basique selon le format la la plateforme qui va le vendre parce que rien que ça déjà ça restreint pas mal.

Adrien Gardeur. Oi. Non, c'est ça, on le voit beaucoup hein et c'est vrai pour les extraits.

Euh le type de périphérique a un impact considérable. Donc bon, quand on parle de livre illustré, livre pour enfants interactif, bah la réalité c'est que pour l'instant c'est difficile d'en faire sur toutes les plateformes. Donc de toute façon, ça rien forcément euh vu que on peut en vendre vraiment bien quasiment que sur iPad.

Euh voilà, ça joue et nous ce qu'on voit c'est que les lecteurs effectivement mobiles vont pas acheter la même chose que ceux qui ont des liseuse. Que le prix va avoir une incidence aussi. Euh c'est des choses qui peuvent évoluer avec le temps.

D'ailleurs, on a c'est c'est d'ailleurs c'est une question que j'avais par rapport à votre site F reader. Est-ce que vous arrivez à identifier un peu votre trafic justement à voir si vous êtes Ouais, j'avais une question justement par rapport à F Reader parce que votre démarche elle est elle est vraiment intéressante et je me demandais si vous arriviez à identifier votre trafic, est-ce que vous étiez sur des landes j'imagine peut-être pas forcément sur un même type de lectorat que sur Amazon ou sur un autre sur une autre plateforme ? Est-ce que vous arrivez à voir si vous êtes sur des plus gros lecteurs que la moyenne ?

Est-ce que il y a des segments qui marchent mieux ? Jean-Philippe Pastor. Bizarrement, en fait, on on retrouve en terme de vente euh ben en gros ce qu'on trouve heureusement ou malheureusement, je sais pas sur les meilleures ventes des livres numériques d'Amazon, hein, c'est quand même et qui sont pas les les meilleures ventes des livres papiers hein.

Il y a beaucoup de différences quand même. Euh euh maintenant le type de lectorat, ben c'est vrai que c'est beaucoup plus euh euh du one to one que dans le passé parce que auparavant bon enfin dans les précédents portails que nous développions, le le visiteur ou l'acheteur était anonyme. C'est plus possible lorsque vous les avez directement en ligne sur les réseaux sociaux, même s'ils sont nombreux parce que bah déjà ne serait-ce que créer un compte, ça tout le monde le fait depuis des années, mais enfin vous n'avez qu'une adresse mail et puis bon voilà, c'est quand même une un type d'interférence qui qui reste distant.

Alors que lorsque vous avez quelqu'un qui achète un livre sur le portail ou qui trouve d'ailleurs un lien sur le le référencement naturel et qui qui en vient ensuite à à découvrir notre page d'accueil très vite, il s'abonne sur Twitter ou sur Facebook ou sur Google Plus et on l'a en direct. Donc enfin, j'ai un petit peu de mal à répondre à votre question parce qu'elle est elle est complexe quoi. Elle est pas il y a c'est vrai que ça change énormément aussi de de mois en moins.

Mais ce que je remarque l'attendance quand même qui est assez principale et orientée, c'est que on personnifie et on personnalise pardon beaucoup plus l'acte de vente que par le passé. Et ça c'est une contrainte commerciale énorme parce que évidemment ça prend un temps phénoménal quoi. C'est ne serait-ce que répondre une fois, deux fois, trois fois à un client, y compris même lorsque l'achat est déjà fait.

C'est ça qui est on discute plus avec les les les lorsqu'ils ont acheté que avant l'acte d'achat. Alors que sur les précédents portails, très souvent, on mettait des tutoriaux pour préparer et aider les les lecteurs et et les acheteurs à éventuellement et sûrement acheter le livre et à créer le compte. C'est euh alors que maintenant ce que je remarque c'est qu'ils le font beaucoup plus une fois qu'ils l'ont qu'ils l'ont créé pour rentrer dans tout l'écosystème du réseau. beaucoup de lecteurs une fois que ils ont acheté le livre s'abonne non seulement évidemment à nos à nos à nos comptes à nous des réseaux sociaux mais à tout ce qu'il trouve sur l'ensemble des informations qu'on trouve sur le site avec le compte de l'auteur du du livre sur Facebook qui va découvrir dans le le capital d'information qu'on présente ou avec la communauté de lecteur dans laquelle il va rentrer.

Voilà, donc c'est quand même un acte de vente qui est de plus en plus personnalisé. Euh d'autant que je pense qu'on va en parler quand on va parler du du prix, mais les habitudes et les usages dans la manière d'acheter de lire des livres ensuite en ligne évolue tellement vite euh depuis quelques mois, notamment à travers les essais de d'abonnement plutôt que la tarification à l'acte ou à l'unité ou que ce type de pratique nécessairement va va prendre sa pleine expansion. Alors, quand on nous écoute, on a l'impression que le livre numérique, ça ne s'achète que sur internet et que diffusion numérique est égale à internet.

Mais il y a un acteur qui n'a pas envie que dans la nouvelle chaîne du livre, on l'oublie et on ne l'oublie pas, c'est le libraire traditionnel, le libraire physique. Et vous François Mier, justement euh avec la librairie la Martine, euh vous avez euh vous essayez de démontrer que le libraire traditionnel a toujours sa place dans ses économies, peut-être plus que jamais. Euh et donc vous avez été parmi les premiers à expérimenter les bornes en magasin.

Alors avant ça, je voudrais dire que ça fait quand même des années que les libraires se préoccupent du numérique depuis 2006. L'Alire qui est l'association des libraires informatisés que j'ai l'honneur de présider a publié en mai 2007 avant le rapport Patino un rapport qui s'intitule accueillir le numérique. Ce rapport avait pour ambition et l'a toujours d'ailleurs puisque il reste d'actualité de poser le sujet et de voir dans quelle mesure nous sommes, quand je dis nous ces libraires éditeurs capables de structurer ce marché naissant.

Il n'existe toujours pas. Euh il y a toute une panoplie de questions qui se posent, des questions commerciales, des questions techniques, des questions législatives. Euh évidemment, moi je vais pas parler de métadonnées, de trafic, de pousser des catalogues.

D'ailleurs, c'est un c'est un mot qui m'a un peu surpris. pousser un catalogue, je je trouve que c'est pas trop diffuseur. Euh et bien sûr partant du principe que le lieu privilégié de la rencontre entre le lecteur un livre avec un libraire, c'est la librairie euh que pour le moment on n'a pas trouvé le même niveau d'échange sur internet, même avec toutes les technologies dont nous disposons aujourd'hui.

Fort de cela, les choses ont un petit peu avancé. En 2009, à la fin de l'année 2009, il y a donc 4 ans exactement, la première borne en magasin a été installée à la librairie Doué au M. C'est vraiment Olivier Dumont qui a été le pionnier dans cette affaire-là.

En 2010, quelques libraires parisiens euh Arbre à lettre, le divant, nous-mêmes, nous sommes disons unis pour trouver une solution économique nous permettant d'installer une borne en magasin. Qu'est-ce qu'une borne en magasin ? C'est un écran tactile qui permet simplement de virtualiser un rayon, permettre au clients seul ou avec l'aide d'un libraire d'accéder à une offre et évidemment d'avoir quelques outils pour pouvoir mettre cette offre en ligne comme on le fait avec des tables, des piles, des vitrines et autres euh et autres mises en scène.

Euh c'est quelque chose qui qui est très important. On y est très attaché parce que euh encore une fois le libraire doit se saisir euh de ce nouveau format. En réalité, il s'agit d'un nouveau format, de l'intégrer dans son offre qui devient une offre complète et de démontrer à sa clientèle qu'il est capable aussi bien en magasin et bien sûr sur internet hein.

Je ne suis pas mon propos n'est pas du tout anti-internet et antitechnologie. Pas du tout. D'ailleurs, pour promouvoir une offre en magasin, on est bien obligé de se servir de l'internet, hein.

Il a un petit subterfuge. La borne, telle que je viens de la la décrire, ne peut fonctionner que sur la base d'un site. Et vous avez un site en ligne qui est présenté en magasin.

En fait, c'est pas tout à fait ça. C'est-à-dire que alors c'est ça c'est un choixin. Nous nous avons fait le choix inverse qui consiste à dire l'offre que nous présentons sur internet, sur notre site n'est pas la même que celle que nous présentons en magasin.

En magasin, on n'est pas sur internet, on est dans le magasin, hein. Et dans le magasin, il y a des libraires euh qui euh euh mettent en scène encore une fois euh l'offre euh qui tous les matins rangent leurs tables, modifient, refont leur vitrines et cetera et de la même man et de la même manière doivent prendre l'habitude d'animer leur rayon euh leur rayon numérique. Nous sommes sur une surface de vente.

L'acte commercial n'est absolument pas le même. C'est la base du commerce, c'est la surface de vente, hein. On s'est vertu d'avoir des surfaces de vente qui soient agréables, accueillantes, bien éclairée, bien achalandé, propre et cetera avec du personnel de qualité.

C'est évidemment pour en augmenter la la fréquentation. Pour l'instant, la borne relève plutôt du domaine pédagogique que vraiment quelque chose qui fonctionne en terme de chiffre d'affaires. Alors, c'est moi j'aurais pas dit relève parce que c'est un petit peu réducteur, mais elle a cette fonction supplémentaire effectivement de promouvoir l'offre numérique déjà au niveau des libraires, d'apprendre au libraire ce que c'est que du numérique et de leur apprendre à le commercialiser.

Je pense que ça devrait intéresser les éditeurs, non pas pour pousser un catalogue, mais pour travailler avec le libraire sur la diffusion et la promotion d'un catalogue. Ce que font les forces de vente pour le livre, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le décliner pour le numérique. Lorsque vous disiez tout à l'heure en ouverture, euh vous parliez de bouversement de marché, euh moi j'y mettrai une petite nuance.

C'est pas le même marché, c'est pas un bouleversement. En réalité, la la chaîne de distribution du livre tel qu'on la connaît aujourd'hui qui est extrêmement pointu, hein. Vous citiz Interforum.

Interforum fait partie des maisons à la tête de toutes les technologies que l'on a mise en place pour distribuer le livre. Mais c'est une forme de une forme de commerce et nous ne pouvons pas appliquer les mêmes méthodes au numérique pour les raisons que vous avez tous évoqué tout à l'heure. Je vais pas reprendre ce que vous avez dit.

Vous l'avez fort bien dit. Je le ferai très mal. Je suis pas compétent pour Vous venez de dire que cela devrait intéresser les éditeurs.

Vous trouvez que les éditeurs ne s'intéressent pas assez à la vente numérique sur les lieux physiques dans les 2007. En 2007, nous avons avec la société DIYOM. Dilicom est l'acteur interprofessionnel qui intervient dans les échanges de données informatisées dans la profession et dans la distribution du livre.

Nous avons donc organisé une journée sur le numérique au cinéma MK2 le 4 juin 2007 pour être très précis. Euh il y avait 500 personnes de la profession qui étaient là pour écouter tout un certain nombre de choses très intéressantes. Nous avons terminé ce colloque euh en posant la question suivante : à quel endroit notre profession va être capable de se réunir comme nous le faisons pour d'autres ?

Il y a la clille, il oui, il y a toutes ces ces ces ces mécanismes de l'interprofession avec le numérique, nous n'y parvenons pas. Le SNE a sa commission numérique. Nous avons notre commission numérique avec le SLF et le SDLC.

Euh il y a d'autres commissions numériques qui gravite. Mais dès que l'on veut euh mettre en interactivité ces différents acteurs, là c'est impossible. On n'y arrive pas.

On n'y arrive pas. des commissions Adrien Gardin. On a quand même des commissions dans lesquelles tout le monde participe.

Vous avez c'était la la clil, c'est un bon exemple pour le donc la clil pour préciser un peu au public qu'est-ce que c'est euh c'est la c'est comité c'est Ouais, je rappelle jamais pour le C en fait. Non, c'est la commission de liaison interprofessionnelle du livre. C'est euh une organisation qui est paritairement euh dirigé par la distribution et par la librairie.

Donc tous les 2 ans, le président change. C'est une fois un distributeur, une fois un libraire. Ça fonctionne très bien.

C'est une commission qui s'est saisie d'un certain nombre de problèmes et le premier en ce qui concerne le livre, c'est le transport du livre. Grâce à aux travaux de l'ACLIL, nous avons aujourd'hui un système de distribution du livre qui fonctionne très bien sur la province. Euh Prisme, c'est euh c'est la clille, le FEL, le fichier exhaustif du livre et donc on va venir au numérique, c'est un c'est l'ACLIL qui en 2000 a euh a a mis le le travaux sur le sur le métier et a désigné Dilicom comme opérateur de ce fel.

Et aujourd'hui, la clille, c'est intéressant que vous fassiez référence à l'instant, travaille sur le fichier exhaustif du livre numérique. Donc on est dans un problè on est bien sur une question de référencement de référencement article pardon et justement de finir par agréger les deux fichiers de façon à avoir un fichier seul et unique dans lesquels on trouvera et j'y reviens tous les formats disponibles. Allez-y carur deux exemples de de points sur lesquels la client a travaillé dans le numérique.

Il y a tout ce qui était standardisation des des flux onix. Donc les fluonix, c'est la manière d'exprimer les métadonnées qui vont du distributeur au libraire. Donc c'est voilà ce qu'il faut savoir, c'est que dans beaucoup de pays, il y a très peu de travail fait là-dessus pour pour standardiser ces flux là.

Et donc d'un éditeur à l'autre, d'un distributeur à l'autre, on a des choses totalement différentes. On a des acteurs qui utilisent des versions très vieilles, des plus de 10 ans, des versions récentes. En France, on a quand même quelque chose qui est euh très en avance par rapport à la majorité des pays où on est aussi actif.

Donc on voit que voilà, on est déjà à la pointe de la technologie sur des choses comme ça et pas en pas en retard comme on a l'impression que c'est souvent le cas et qu'en plus de ça du fait qu'une commission avec des acteurs qui se parlent et qui décident de comment travailler ensemble, on a des choses qui sont beaucoup plus standardisées. Et on a un autre exemple, on a travaillé là-dessus pendant un bout de temps la clill qui est c'est le cas des thèmes clill. Euh donc c'est justement la manière de classer les livres, de les mettre dans des dans des rayons.

Donc ça peut être des rayons physiques comme des rayons numériques, vu que le but c'est de faire une même classification euh pour les deux. Et on revient tout à fait sur bah ce qu'on ce dont on parlait avant euh démultiplier les points les points d'entrée et euh on la nouvelle version a été officiellement adoptée cet été avec du coup beaucoup plus de de genre de sous-genre, beaucoup plus de manières justement de qualifier ces livres pour qu'on puisse les mieux les trouver. Et après Jean-Philippe Pastor, je voudrais juste ajouter une petite chose concernant la difficulté que nous avons arrivé à travailler ensemble.

Euh on est sur un sujet très compliqué. Commercialement, chacun cherche dans son coin à tirer les marrons de son feu et s'imagine qu'il va y arriver tout seul. Euh les auteurs fantasment sur le fait que demain ils se passeront des éditeurs et les éditeurs fantasme sur le fait que demain ils se passeront des libraires.

Il faut que ces trois acteurs finissent par vraiment arriver à travailler de concert comme ils le font sur le livre. Sinon ça ne marchera jamais correctement. Ou alors on verra ce marché complètement fagocité par les grands acteurs que vous savez citer et que je n'aime pas citer.

Vous êtes obligé aujourd'hui de bricoler pour vendre du numérique en librairie ? Non, pas forcément. Mais euh l'accès l'accès aux métadonnées n'est pas quelque chose de réglé.

C'est-à-dire que encore une fois, même si ça me gratte, les grands acteurs en question ont toutes les facilités du monde à accéder à ces métadonné directement chez nos amis distributeurs et chez Interforum en particulier. Nous libraires. Euh vous imaginez bien que nous n'avons pas nos propres services informatiques, nos serveurs intégrés et cetera.

Nous sommes bien obligés de passer par des prestataires de service et ces prestataires de service se voient obliger à un passage euh pour seul et payant. Donc demain, les libraires vont être amenés à payer cet accès et ils seront les seuls à le payer, ce qui est absolument anormal. Jean-Philippe, Pasteur, vous voulez réagir sur la standardisation tout à l'heure ?

Oui, oui, rapidement, je voulais euh reprendre ce que disait euh Adrien Gardeur là sur la la chance très importante qu'on a en France d'avoir une interopérabilité des plateformes qui est très très au point. Euh je dis ça parce que bon nous l'algorithme et le moteur dont on se sert en permanence euh en interface avec les réseaux sociaux doit être évidemment en en connexion liaison permanente avec bah Dicom et puis bon les cinq plateformes principales hein Editis euh achetimaterl.fr et cetera.

Eden, pardon. Eden, ça m'a paraissait tellement évident que j'ai pas cité Eden. Euh, tout le monde sait peut-être pas que c'est Oui, oui, parlez bien dans le micro.

Oui, je parlais des de la chance que nous avions de d'avoir des une interopérabilité très forte sous sous sous ONY ou euh enfin pour pouvoir travailler euh des des interfaces, des applicatifs très au point en France, qui est pas du tout le cas ailleurs, ne serait-ce que euh à Londres où pour faire les mêmes choses, on a des difficultés bien plus importantes parce que Bah, les catalogues sont pas du tout structurés de la même manière chez Barts and Noble que euh par que sur indbooks.co.uk ou à tel point qu'on est obligé d'aller chercher un distributeur australien pour pouvoir harmoniser le tout.

Euh bon, il faut quand même noter ça que on a cette chance inouie que de pouvoir inventer, innover, faire des choses euh sur le la la promotion et la visibilité du livre numérique française grâce à ces ces ces travaux et ce qui a été fait depuis depuis 5 ans par les professionnels. Jean-Philippe Pastor, vous comparez justement avec l'Angleterre où vous avez fait du livre numérique, vous ventez les mérites de l'interopérabilité, mais d'un autre côté, je crois que vous trouvez le système français un peu trop contraignant par certains aspects par rapport à d'autres systèmes notamment en Angleterre. contraignant non beaucoup plus structuré c'est sûr enfin vu de Londres on a toujours l'impression je sais pas si Adrien Garder aura le même sentiment que moi, que quand on regarde le Paris et la France on a l'impression que nous nous savons où nous allons.

C'estàdire voilà, il y a un plan, il y a quelque chose qui est qui est défini, il y a des organismes professionnels où tout a l'air bien planifié et bien pensé. C'est c'est c'est pas du tout le cas ailleurs. Alors que paradoxalement évidemment que le marché de numérique et du du ebook est infiniment plus actif, outreemche au Canada et aux États-Unis qui qu'il ne l'est en France. où en France, c'est vrai, le trafic est quasiment 5 à 10 fois moindre que ce que nous connaissons sur exactement les mêmes sites que nous avons là-bas.

Euh donc voilà, c'est c'est c'est ce type de de discor de paradoxe que je que je voulais mettre en avant, mais contraignant certainement pas. Alors, je pense que vous parlez du vous vous sous-entendez la question de la liberté tarifaire. Oui, évidemment.

Ça c'est une vaste question sur laquelle je vais pas me lancer tout seul. D'accord. Adrin Garder.

Alors je voudrais juste réagir sur ce qui avait été dit juste avant par rapport aux métades données. En fait nous on voit pas une grosse une si grosse différence que ça sur l'accès aux métades donné entre les des acteurs de plus petite taille et des acteurs de plus grande taille. C'est vrai qu'effectivement pour des raisons de coût ou pour des raisons de structuration de marché, on peut être obligé de passer par un prestataire ou un intermédiaire.

La grosse différence qu'on voit, c'est sur d'autres points. Euh, il y avait un un exemple qui avait été donné par exle sur les extraits sur un sur un titre d'Arlan Coben. Et c'est vrai qu'il y a une très grosse inégalité par exemple sur l'accès aux extraits, la possibilité euh de parcourir le début d'un livre du fait que certains acteurs ont un accès directement au fichier et que de par cet accès au fichier là et leur contrat, ils ont en extrait disponible au moins 5 % du livre.

Alors que c'est quelque chose que des acteurs de plus petite taille qui n'ont pas directement accès au fichiers ont très peu. Nous on l'avait quantifié en France, il y a peut-être 20 à 25 % du catalogue sur lequel on a des extraits si on si on n pas accès au fichiers directement et qu'on peut pas les faire soi-même. Donc il y a quand même effectivement une une inégalité là-dessus qui est assez importante et c'est pas vraiment l'accès aux métadonnées, mais dans les opérations, on parlait de dynamic pricing en tout début, les opérations flash euh malheureusement c'est pas des opérations qui sont tout le temps répercutées dans les métadonnées.

En théorie, ça devrait l'être parce que avec la justement la fameuse loi du prix unique du livre numérique, on devrait l'avoir. Et c'est vrai que voilà, c'est c'est quelque chose qui est compliqué à mettre en place des opérations flash ou c'est 24 heures, mais on voit quand même qu'il y a une différence de traitement en particulier avec Amazon qui axe quand même énormément sa communication là-dessus à défaut de pouvoir être moins cher comme ils le sont aux États-Unis et au Royaume-Uni sur certains éditeurs, pas tous attention, il y a aussi des éditeurs sur lequel il y a des contrats d'agence où ça bloque. Ils essaient de donner la perception qui sont moins chères et cette perception passe beaucoup effectivement par la mise en avant des petits prix dans leur catalogue et par des opérations flash qui sont négociées en direct et qui n'arrivent pas systématiquement dans les flux pour tout le monde.

Alors Adrien Garder, ça tombe bien que vous parliez de dynamic pricing et du préunique puisqu'on parle beaucoup de métadonnées, mais euh c'est vrai que le lecteur ce qu'il voit peut-être en premier aussi, c'est c'est le prix et euh cette question du prix du livre numérique est euh assez central dans la question de la de sa diffusion. Alors Adrien Gardeur par exemple, est-ce que le problème n'est pas qu'il faut arrêter de penser le prix du livre numérique par rapport au prix du livre papier ? On le pense toujours en référence.

C'est vrai que là-dessus, on je pense qu'on on utilise pas assez le fait voilà que le le livre numérique est un est un objet différent. C'est un objet différent effectivement dans les dans les facilités euh d'accès ou les moyens d'accès qui qui qu'on peut avoir. Donc effectivement en par exemple, on peut pas faire la même chose que dans une librairie physique où on n pas une médiation en une personne avec une autre personne.

Par contre, on peut donner des facilités de navigation dans un catalogue très important qu'on aurait peut-être dans un système de bibliothèque mais pas dans un voilà il y a ce ce type de choselà. Après euh est-ce que c'est la la première chose que les que les personnes voi ? J'ai envie de dire c'est aussi la ça dépend est-ce que c'est la première chose qu'on veut leur montrer ?

Euh donc effectivement certains acteurs insistent beaucoup là-dessus. J'ai cité Amazon, c'est quand même ceux qui qui axent le plus leur euh leur c'est c'est pas simplement la communication toute la navigation est orientée là-dessus. Euh mais pour revenir donc à la dernière question qui est une question assez complexe, je pense qu'effectivement il y a beaucoup beaucoup de travail à faire là-dessus.

Déjà, on a une difficulté à expliquer quelque chose au lecteur à l'heure actuelle, c'est le fait que quand un livre est disponible en poche, il puisse rester à un prix brocheur numérique. C'est une aberration pour le lecteur et malheureusement, c'est encore le cas sur une grosse partie du catalogue. Ce qui fait qu'il est très difficile de travailler un fond parce que voilà, on a l'accès à l'information instantanément.

La personne tape le nom dans de l'ouvrage dans Google, le trouve deux fois moins cher en en poche, il comprend pas. Et je pense qu' en règle générale, il faudrait effectivement se se détacher force du support en gardant bien en tête que le prix quand même va être comparé et aller plus sur des logiques euh en fonction effectivement je sais pas de l'actualité, en fonction du du de la taille de l'ouvrage, de la demande de est-ce que c'est un ouvrage qui est disponible depuis longtemps ? On pourrait être beaucoup plus dynamique et travailler les catalogues là-dessus.

Je pense que c'est pas enfin en tout cas comme je l'entends le DMC pricing, je le vois pas comme quelque chose d'algorithmique. Certaines plateformes pourraient le voir de manière algorithmique mais comme un vrai travail de fond euh potentiel pour l'éditeur de repenser euh voilà comment je place mes ouvrages euh que voilà leur donner un un un cycle de vie qui soit passe simplement en deux étapes quand mant dans le papier avec brocher poche. Euh là malheureusement sur une grosse partie du catalogue il y a même pas de temps.

Il y a juste la sortie numérique qui reste à un prix vaguement en dessous du brochet. et rien d'autre. Et c'est vrai qu'on pourrait il y a très nombreuses possibilités et ce serait vraiment important que qu'on les développe tout en gardant bien en tête que effectivement le le consommateur le lecteur parce que là c'est il se passe quand même dans une position de consommateur dans cette situation là euh a accès facilement à l'information est capable de comparer les prix et de savoir si quelque part il se fait berner du moins c'est le terme qui qu'ils utilisent très souvent donc plus associer le prix au cycle de vie propre du texte plutôt qu'à son format ou son support en fait.

Et vous Mélanie Dulé sur cette question du prix du livre numérique, je crois que c'est une question qui est vraiment délicate pour vous d'autant que sur on fait partie d'un groupe évidemment que c'est une question, on est complètement lucide sur le point. Euh je fais partie d'un groupe qui fait partie d'un groupe. Donc évidemment, il y a des stratégies euh qui qui sont inhérentes à ça.

Il y a un aspect euh qui qui évidemment qui n'est pas le problème du lecteur mais qui est pourtant le nôtre et qui nous contraint beaucoup, c'est la question du contrat h notamment pour les textes étrangers. Voilà, pour le domaine étranger, c'est-à-dire qu'on n'est pas en direct avec des auteurs, on a on a on travaille avec beaucoup de d'agents littéraires euh qui dans la majeure partie des cas nous pose leurs conditions et nous empêche de toute façon de faire des des baisses de prix euh au-delà de par exemple 30 % ce qui est souvent la norme à peu près ce qui est à peu près la norme. Donc faut savoir que déjà sur une grande partie de notre catalogue sur lequel on aurait du fond, on est assez on est assez contraint là-dessus.

On se permet plus de choses avec les auteurs français. Euh après voilà, là on parle beaucoup de littérature. Le pring c'est aussi vaste et aussi complexe que les contenus.

Donc il y a pas une politique commune. Je le disais au début hein, notre politique pour l'On Planè ou notre politique pour un nouvel auteur chez Balfond français va être très différente. Le tout c'est d'éviter de créer trop de précédent je dirais dans les opérations de baisse de prix pour en faire des généralités avant même d'avoir analysé les chiffres parce qu'on a encore assez peu de recul moi je trouve sur les choses même sur nos opérations.

Ça prend du temps et je trouve qu'on est encore au début du marché et on voit qu'il y a des choses qui ont été faites en Angleterre qui ont pu qui ont pu toucher le marché. C'est un peu différent quand même. Il faut en parler mais c'est on n'est pas sur la même pr un micro s'il vous plaît.

C'est un peu différent parce que dans sur le dans le marché anglais marché américain et c'est en fait pire sur le marché voilà UK que US. C'était pas les éditeurs qui touchaient au prix. Ils étaient sur un modèle où ni dans les contrats ni au niveau de la loi le prix ne pouvait être fixé.

Et donc il y a eu un un dumping parce que c'était les livres étaient vendus à perte avec des grosses pertes par certains acteurs et qu'effectivement ça ça met en place un certain précédent après quoi. Mais c'est très différent quand on parle justement de vendre à perte un livre et que c'est une plateforme et pas l'éditeur qui décide d'une politique éditoriale par rapport à voilà Jean-Philippe Pastor excusez-moi. Oui oui. en Angleterre, au Royaume-Uni, il faut bien voir que les acteurs dont dont vous parlez, Adrien, ce sont pas du tout des c'est ni Amazon ni des sites de librairie en ligne.

C'est Tesco et Asda, quoi. d'ailleurs des les les grandes surfaces, les les grandes enseignes de de distribution alimentaire qui après l'abrogation enfin après la la loi de du du netbook agreement qui a été levé en 95 a laissé ouvert donc le le marché du livre en Angleterre et les premiers qui en ont bénéficié et après les années 2000 ça été la même chose. absolument pas ni Amazon, ni les libraires ou les éditeurs numériques, mais c'est avant tout euh les les supermarchés quoi, les Donc là, on est sur une problématique un peu différente.

Bon, depuis il y a eu Amazon, depuis euh Mais Amazon, on a joué aussi. Amazon a énormément joué dessus puisque bon maintenant euh en France, Amazon c'est quoi ? à peu près 12 à 15 % du marché du livre papier.

Euh et donc c'est et c'est 30 % et 30 % aussi au au Royaume-Uni. Donc les choses sont complexes quoi. C'est on n vraiment pas là dans un cas où on doit opposer livre numérique et livre papier hein.

Le Alors justement pour pas les opposer, est-ce que il faut pas envisager réfléchir aux questions des euh des offres couplées ou des offres multisupports ? Dernière question après on donne la parole au public puisque l'heure tourne. Mélanie Dulet sur cette question là des offres couplées.

Ouais, c'est ça. Bah déjà, on a le prix unique du livre donc qui nous qui nous lit pas mal les mains. Euh c'est c'est une réflexion, moi je dirais qui dépasse simplement un groupe d'édition.

Euh c'est une réflexion à voir sur justement plus des des comités trans enfin trans euh par pas seulement éditeur mais également du point de vue des libraires et des diffuseurs. Euh, on y pense, il y a des des éditeurs, je peux parler de d'une opération qui a été faite par un éditeur de mon groupe, mais pas pas place d'éditeur, mais au niveau d'éditice qui a pour le lancement d'un livre papier là, il me semble de la entrée littéraire a créé une web app dans lequel donc vous flashiez un code dans votre livre papier qui donnait accès à une web app qui permettait ensuite de télécharger le fichier numérique équivalent pendant une période délimitée en iné. inédit et bien sûr le titre n'était pas en ligne sur les sites de vente évidemment.

Donc il y a il y a des tentatives du du côté des éditeurs pour c'est quelque chose auquel on réfléchit. Oui. Cardeur j'ai un flou juridique total sur la question.

Le ministère de la culture a même été saisi là-dessus. Donc en dehors des même des questions de politique des groupes politiques éditorial, faudra déjà régler la question et des vraies questions techniques aussi hein. J'ai eu des débats pas possibles à la clil justement sur comment est-ce qu'on pouvait représenter ?

Qu'est-ce que c'était ? Est-ce que l'offre couplée c'est un ISBN, est-ce que c'est deux ISBN, comment on fait les liens ? Donc c'est voilà, c'est pas simple.

Euh et euh il y a de nombreux nombreuses questions sur lesquelles il faudra d'abord travailler avant de de pouvoir vraiment développer cette ce pointl. D'accord. Ben peut-être que le public a aussi de nombreuses questions pour vous.

On va passer la parole. On donne le micro. Quel est aujourd'hui le numérique ?

Et quelle est sa progression ? Le chiffre d'affaires et sa progression. Le chiffre d'affaires du livre numérique sa progression.

Je vais évidemment pas vous répondre pour mon groupe. Euh je crois que les chiffres divergent parce que je m'étais penché sur la question au début de l'année. Je crois que les chiffres divergent en fonction du type de d'ouvrage qu'on qu'on qu'on cherche à analyser.

Merci du micro. pas de r Non mais euh des il y a il y a peu de communication là-dessus déjà. Il y a même les différents acteurs ne communiquent pas même aux États-Unis hein pour trouver le le chiffre d'affaires de Amazon, Apple importe sur le numérique, personne les publie.

Donc c'est pareil en Francein. Euh ce qui fait que très souvent quand on prend les les annonces des parts de marché des uns et des autres, on arrive à plus de 100 % aussi. C'est rigolo.

Euh non, c'est quelques pourc mais après ça dépend comment on le calcule. C'est le je pense que le c'est le SNE sûrement qui a dû formuler la meilleure réponse là-dessus jusqu'à présent. Mais après, ça dépend comment on formule.

Est-ce qu'on compte les ouvrages scientifiques ? Est-ce qu'on prend que le grand public ? Voilà.

Donc il y a un mais on est sur quelques pourcent, on n'est pas du tout sur un marché on va dire à l'anglxon où on est en 20 30 40 ça dépend selon les élitaires, ça peut monter même jusqu'à 50 % maintenant. Voilà donc on est sur un marché un peu plus confidentiel mais en progression en générale régulière avec des saisonnalités très fortes en particulier en fin d'année. Jean-Philippe Pastor Oui dire un mot là-dessus.

Le le chiffre qu'on retient habituellement c'est 3 % pour la France. Quoi que tout le monde le conteste, donc on doit être entre 2 et 3 %, soit donc quelques centaines de millions d'euros seulement. Voilà.

Cela dit, la France progresse très très vite. Les autres pays aussi. Royaume-Uni, c'est 12 15 % 18 pour le Canada et puis on est au-dessus des 25 pour pour les États-Unis.

Est-ce qu'il y a une autre question ? piège. Non, s'il y a pas d'autres questions, mo j'aurais juste une dernière question avant de passer au pot.

Euh pour vous Mélanie Dulé, je crois que la question du format est importante aussi. On a pas du tout eu le temps d'en parler mais c'est vrai que dans les discussions entre diffuseur, revendeur, éditeur, c'est un un problème en fait pour vous le format, notamment le fait qu'il y ait pas de format unique particulier quand on pense à Cobo ou à Apple. Comment vous gérez ça ?

Bah ça dépend de quel point de vue on le regarde. Nous du point de vue de l'éditeur, le format évidemment dépend beaucoup du contenu. On a des maisons du pr qui font du pratique chez nous et clairement en terme de numérisation sur la littérature, on va avoir un fort pourcentage de numérisation.

La majeure partie de nos ouvrages sortent en numérique et pour des ouvrages de la maison solare ou euh ou hors collection, les coûts de fabrication d'un fichier numérique vont être absolument démultipliés. Donc on a peu de catalogue encore numérique. Et il faut dire aussi que le marché pour les ouvrages qu'on sort, le marché ne semble pas encore très développé. les chiffres sont pas encore euh vraiment satisfaisants sur sur le pratique.

Euh en plus, il faut savoir enfin moi le point de vue que j'ai du point de vue du lecteur, c'est que le lecteur est assez si ce n'est quasiment pas famili avec ces questionsl que à peu près 80 % des lecteurs sur de Kindle en tout cas qui lisent dans le format Amazon ne se rendent pas compte qu'il lisent dans un autre format que quand ils téléchargent un livre sur sur la Fnac. Donc il y a il y a pas mal de choses à faire là-dessus aussi. C'estàd que nous quand on vend aussi en direct sur nos sites et il y a beaucoup de de communications à faire et d'enseignement à faire auprès de nos lecteurs pour qu'ils comprennent que en fonction de leur device malheureusement et de la question de la DRM qu'on a pas abordé non plus, je vous [Rires] remercie.

Euh et bien tout n'est pas possible en tout cas pour l'instant mais il y a un format, vous disiez, il y a pas de format vraiment commun. On est le format HPUB est quand même bien poussé dans ce sens-là. Euh mais il y a déjà plusieurs formats hippum en soi.

Il y a un format hippub mais il y a quand même plusieurs déclinaisons parce que je peux vous dire du point de vue de mes éditeurs, pour eux il y a pas qu'un format hippop. C'est ça parce que vous vous devez différencier à chaque fois en fonction de la plateforme à laquelle vous vous adressez. Alors je crois que je la parole ou euh je fais partie du groupe de travail qui bosse sur le format hip hop donc je connais assez bien la question.

Euh non, il y a un seul format hipop. Ce qui est vrai, c'est qu'il peut y avoir des degrés de support du format qui sont différents. Euh bon, il y a des on va dire, il y a des chose qui peut être supporté légèrement différemment.

La grosse différence en fait vient de deux choses. Euh de un euh le fait que le format IPEB n'est pas un format euh qui est inscrit dans la pierre depuis 10 ans et qui bouge pas. C'est quelque chose qui est encore assez dynamique.

Euh donc on a par on a eu une grosse révision il y a maintenant quasiment 2 ans avec le la version 3.0. On a un cycle de révision actuel sur une version 301 et en plus de ça, on a des groupes autour, on a parlé de fix ou des choses comme ça.

Ce qui fait que les nouvelles fonctionnalités arrivent pas forcément pour tout le monde en même temps. Donc c'est surtout quand on est sur du pratique de l'illustré de la bande dessinée où ça se ressent sur la fiction. Bon, à part quelques petits bugs, globalement, c'est la même chose.

Donc les la question du format au final, à part qu'on est à la pointe, elle est relativement réglée. Même Amazon qui utilise un autre format, ils ont été très longtemps très à la traine là-dessus. Ils étaient vraiment sur le web des années début 90 en terme de technologie.

Euh maintenant ce qu'ils ont c'est en gros euh une copie de l'POP et ils suivent euh quand il y a quelque chose qui son dans l'hpop, ça vient euh quelques mois après un tout petit peu différemment sur euh sur ça. Donc mise à part la voilà le fait que toutes les nouveautés n'arrivent pas en même temps et que ça peut avoir un impact surtout quand vous investissez de l'argent sur des livres pratiques, des livres qui coûtent cher, des livres interactifs, des choses. L'autre l'autre frein, c'est le effectivement la question des verrou numériques, les DRM euh qui euh mettent quelque part en ferme le lecteur dans un dans un cloné.

Euh bon après le format qui est qui est délivré par l'éditeur, par le distributeur euh par exemple chez nous, chez Cobo, chez Apple, c'est le même fichier, c'est la c'est la même chose. Ce qui change, c'est qu'effectivement certains certaines plateformes ont une politique vis-à-vis des DRM qui fait que par exemple il mettent systématiquement des DRM même si l'éditeur ne veut pas en mettre. c'est le cas de certaines plateformes ou qu'ils utilisent leur propre DRM, donc le propre verreau numérique pour qu'on ne sorte pas quelque part de l'enclos qu'on puisse si un jour je décide d'acheter un autre appareil euh je sois un peu embêté parce que je peux pas transporter ma euh ma bibliothèque dans vers ce nouvel appareil, ce nouvel écosystème.

Mais le format, on va dire purement technique, donc c'est pas réglé mais ça a rien à voir avec la situation qu'on avait il y a quelques années et même vis-à-vis d'Amazon, le fait qu' quelque part il il déverse ce qui est fait dans l'pub régulièrement dans leur format, les différences sont plus si majeures que ça. C'est vraiment quand on est à la pointe queon a ces ces ces chosesl. Après, je comprends tout à fait que euh quand un éditeur fait cherche à faire un livre qui coûte très cher et très interactif et très nouveau, qui en général ce qu'on aime bien montrer euh et qu'on voit beaucoup, je sais pas, aux assistes du livre numérique du SNO, on voit beaucoup de choses comme ça euh et que ça marche sur une seule plateforme, c'est un peu frustrant mais ça c'est euh la loi, on va dire assez classique.

Quand on a un nouveau standard, une nouvelle technologie, il y a toujours des des temps d'adoption différents. Et il y a un gros travail qui est fait en ce moment là-dessus avec une nouvelle fondation qui s'appelle la fondation Rium qui travaille justement sur des briques open source et on a quasiment tous les distributeurs français. On a une très grosse reation française là-dessus qui va permettre de à assez court terme régler justement cette problème de l'PUP 3.0 et d'avoir un meilleur support.

Jean-Philippe Pastor, pour conclure, conclure, non, mais il est clair qu'aujourd'hui 90 % des personnes qui téléchargent des livres numériques le font sous IPBub. Ils le font plus sous sous PDF maintenant, au moins depuis une année ou deux. Euh le problème c'est justement, enfin ça n'est pas un d'ailleurs, c'est pas un problème, c'est euh les formats évolutifs et innovants euh comme euh l'ipub euh 3.0 ou 3.2.

Euh là c'est vrai que c'est pardon 30 et bientôt 3-0 332 c'est dans quelques années. Euh ce sont des formats alors on comprend les éditeurs qui peuvent être immensément frustrés par le travail inoui que ça ça demande quoi de que que de de vraiment créer un vrai livre numérique plutôt que de prendre du PDF et de le convertir en hippub avec un IP classique. Maintenant, ce que font les éditeurs et qui est très intéressant, c'est que très souvent, plutôt que de le garder sur les plateformes traditionnelles, il le transforme en en objet applicatif, c'est-à-dire qu'il crée une application directement.

Euh bon, ce qui comp la la la frustration qui qui consiste à simplement comparer un un livre numérique, un vrai livre numérique par rapport à à un PDF homothétique quoi. Ça c'est une autre discussion très longue et qui doit insister sur le fait que le livre numérique n'est pas le même objet qu'un livre papier et que tout part de là dans dans les logiques commerciales, les logiques de visibilité juridique et même sur la question tarifaire. Mais bon, ça c'est évidemment un autre débat.

Merci à tous pour ah une dernière question. Allez avec un accès au livre numérique par l'abonnement ou en streaming, c'est-à-dire sans sans vente du fichier. Je crois que ce cet aspect n'a pas été abordé par vous aujourd'hui.

Je voudrais avoir votre approche. Il semble c'est c'est évidemment la voie vers laquelle tout le monde je pense tend dans les années qui viennent. C'est-à-dire que bon, pour le dire en mot, le le le prix unique qui a toute sa valeur aujourd'hui et qui a ses avantages, il est quand même calqué sur un système de transfert de propriété à partir d'un objet physique.

Et voilà. Donc on comprend très naturellement que à partir de ce modèle-là, c'est nécessairement un autre qui qui s'imposera pour un objet qui est différent, à savoir un livre numérique, un objet textuel qui a toute sa valeur autant qu' que peut l'avoir un livre papier mais qui est différent. Euh en ce sens, oui, la logique de l'abonnement quelque part tout le monde y tendin.

Bon, je pense que vous avez Adrien Gardor, je vous vois faire la mou, vous tendez pas vers l'abonnement vous. Non non, c'est pas c'est pas nous. Enfin, je peux intervenir làdessus.

Moi je je voulais juste dire un mot sur et puis sur My Books, enfin toutes les innovations aujourd'hui qui sont extrêmement intéressantes. Mais euh oui, c'est un sujet de débat et bon d'ailleurs, vous allez me porter la contradiction. Non, c'est même pas spécialement moi qui porte la contradiction.

Bon, déjà, il y a deux choses différentes, hein. Ne pas ne pas mélanger streaming qui est une modalité d'accès avec euh l'abonnement qui est une mod, c'est un un modèle d'affaires différent. C'est déjà rien à voir.

On peut faire de la vente en streaming euh où on peut faire de l'abonnement avec du téléchargement. Donc c'est deux choses totalement distinctes. Exactement.

Euh et on pourra avoir un très bon très long débat sur les DRM d'ailleurs là-dessus euh qu'on qu'on aura pas. Le streaming en France, je pense que ça va déjà se développer plutôt dans un autre contexte. Ça risque de développer surtout dans le marché des bibliothèques euh où on voit que il y a un gros projet qui se met en place avec PNB qui est aussi porté par Dilicom pour qu'on a enfin une vraie offre numérique en bibliothèque.

Euh et certains éditeurs ont plutôt fait le choix du streaming que du téléchargement. Euh donc je pense que c'est on va voir beaucoup de développement là-dessus. Euh et la bibliothèque aussi est je pense ça a beaucoup de sens quand on parle de la question de l'abonnement.

Euh déjà le livre n'est pas un objet comme c'est pas le même objet que la musique. La musique c'est quelque chose qu'on va consommer euh avec des playlist en tâche de fond. Euh voilà, c'est on consomme en général euh de la musique euh avec beaucoup plein d'artistes différents, des choses en aléatoire, du single.

Le livre demande un investissement qui est quand même beaucoup plus important. Euh donc déjà l'intérêt, on va dire, d'un modèle d'abonnement est moins évident même pour le consommateur sur euh sur du livre. Et ensuite même pour des même au niveau des des réalités économiques euh quand on parle d'accéder à à un bouquet de livres facilement là, le modèle de la bibliothèque est quand même un modèle assez formidable qui existe depuis très longtemps et je suis pas persuadé du tout que économiquement soit plus intéressant pour les éditeurs de développer des plateformes de streaming que de développer le marché des bibliothèques.

Euh je pense que ça pour un éditeur le ça me semble pas du tout du tout évident que ça soit plutôt intéressant de faire aller le marché dans ce sens-là qu'un autre. Et ce qu'on a vu c'est sur les modes de consommation pour l'instant même sur des plateformes qui offrent à la fois des solutions. Là je reviens sur la question du streaming et pas sur la question de l'abonnement euh que des plateformes qui proposent les deux.

Donc il y en a plein Barnoble Kobo, ils ont tous la version HTML 5 c'est que personne n'utilise la version en streaming et tout le monde utilise l'application. Euh ça c'est pour des raisons technologiques mais simplement ça reste plus rapide, plus fluide, plus intégré. Patati patata quoi.

Moi, j'ai juste une question qui reste dans ce que vous étiez en train de dire. Euh on parle de voilà le livre, ça nécessite un investissement et cetera, mais là on parle pas du tout du manga ou de la BD par exemple sur les histoires d'abonnement, de streaming pour le et là-dessus, il y a déjà des des abonnements. Il y a un bon exemple Iséo qui a tout à fait.

Donc effectivement, en fonction et et là, c'est vrai que différencier l'objet est très important. En fait, le modèle du streaming et l'abonnement existe déjà, mais par exemple euh sur euh des ouvrages de droit, de médecine, euh des ouvrages de référence où c'est plus intéressant d'avoir accès à une base où je peux rechercher, accéder facilement à l'information. Et là, effectivement, dans ces dans ces domaines là, ça existe déjà et ça continuera de se développer beaucoup.

Donc effectivement, c'est très important de différencier le le type de livre dont on parle. Là, je prenais plutôt le cas de la fiction, des essais, des choses plus grand public, quoi. Alors, avant de passer le micro, une dernière question.

Merci. Euh, c'est une question pour Fun Reader. Du coup, euh on parlait tout à l'heure du relais des lecteurs sur les réseaux sociaux qui partagent leur lecture.

Je voudrais savoir euh est-ce qu'il y a des types de contenu qui sont plus partagés sur les réseaux sociaux ? Et vous nous parliez de Pinterest tout à l'heure, de Google Plus. Est-ce qu'il y a des réseaux sociaux sur lesquels on partage plus ?

Est-ce que c'est plus Twitter ? Est-ce que c'est plus Facebook ? Est-ce que c'est plus Google Plus ?

Euh là, je parlais de Pinterest tout à l'heure tout simplement parce que c'est un réseau social qui permet de communiquer via bah la la photo des des couvres quoi. Ce qui est pas le cas. N'importe quel réseau social peut porter des applications où on trouve des vidéos et des photos.

Mais euh bon ben le cœur de métier, le le corps business là de Pinterest, c'est quand même ça. Donc on trouve toutes les couves partout avec des tags, des métatags. Et c'est une des raisons pour lesquelles les éditeurs ont beaucoup investi ce ce réseau social quoi.

Voilà. Est-ce que les lecteurs partagent un type de contenu plus qu'un autre ? Est-ce que du coup ils vont partager plus le tourisme ou plus la cuisine ou des livres de littérature ?

Ben c'est vrai qu'on a tendance à voir des livres quand même qui sont très spécialisés, qu'on connaissait même pas nous dans le catalogue. Euh bon enfin évidemment euh enfin qui et qui ressortent alors que les les grosses bestes cellir le sont pas nécessairement. et Améliombe, Jean-Philippe Toussin, Dormaçon et cetera sont pas du tout les livres qui sont les plus mentionné, sauf par évidemment les les tweets des des professionnels.

Et d'ailleurs ça c'est c'est un sujet qu'il faut traiter à part parce que là aussi il y a du marketing mobile qui qui s'est investi dans la place et il faut faire le le choix et le le tri évidemment ce qui relève du marketing pur et ce qui relève quand même de de la communauté des lecteurs. Ce qui est deux types de prescriptions très différentes. On va devoir clore la table ronde, on va pouvoir discuter un peu après.

Avant de passer le micro pour une annonce, merci à nos invités Mélanie Dulé. Donc responsable marketing digital pour la place des éditeurs chez Editis, Adrien Garder, fondateur de la librairie en ligne Fitbooks, Jean-Philippe Pastor, directeur de Fun Reader, une autre librairie en ligne et François Milier qui a dû nous laisser qui avait un rendez-vous de la librairie la Martine. Merci à l'association supédite et notamment Clémence Bio éclairguin pour l'organisation de cette table ronde et au labo de l'édition pour leur accueil.

Je vous rappelle que la vidéo sera disponible sur France Culture Plus pour revoir cette discussion. [Applaudissements]