Débat : Arnaud Montebourg face à Laurent Wauquiez
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Laurent Voquier. Bonsoir. Soyez le bienvenu.
Vous avez été ministre, vous êtes maintenant vice-président de l'UMP. Le chronomètre va s'enclencher pour surtout député de Hauteloi. Député de Haut Loire. 20 minutes de débat.
C'est à vous qu'il revient d'interpeller Arnaud Montebourg et je crois que vous souhaitez le faire d'abord sur les questions de protectionnisme. Oui. D'abord la première chose que je voudrais dire, on a évidemment beaucoup parlé dans votre émission d'emploi et d'industrie.
C'est des sujets que je connais. Ce sont pas des sujets faciles et c'est des sujets qui nécessitent beaucoup de modestie. Personne n'a de solution miracle.
De ce point de vue, quand je regarde au fond ce que vous avez fait, ce qui me frappe, c'est le contraste entre vos paroles, ce que vous aviez dit et ce qui a été la réalité de votre action. Vous avez été le centre de la démondialisation, vous avez fait beaucoup de promesses pendant votre campagne. Il y a un sujet sur lequel d'ailleurs on aurait pu travailler ensemble qui est celui du protectionnisme européen qui est un sujet qui me tient très à cœur et aujourd'hui d'ailleurs, je trouve que l'émission l'a très bien montré.
On a surtout le sentiment au bout de 9 mois que vous avez été beaucoup trop un marchand d'illusion. Et ce que je voudrais c'est qu'à travers notre échange, l'échange de deux vues entre deux politiques, on puisse mesurer ce qui est la réalité concrète de votre travail et qu'on commence avec un thème qui nous est commun, celui du protectionnisme européen. Et pour commencer, un exemple très simple, BIC, qui a marqué tout le monde, les fameux briquets BIC sur lequel l'Europe, la Commission européenne a décidé de faire sauter la totalité des mesures qui permettaient de s'assurer qu'on garde la production chez nous et que le résultat et se retrouve aujourd'hui avec des briquetes chinois qui ne respectent même pas les normes européennes et qui sont en train d'inonder le marché.
Vous n'avez rien fait. Vous vous êtes juste contenté d'écrire une petite lettre à la Commission européenne. Et ce thème pour moi est très révélateur.
Beaucoup de propositions, beaucoup d'agitation mais très peu de travail concrets. Là où on vous attendait, c'était sur Bruxelles. Là où on vous attendait, c'était pour poursuivre le travail qu'on avait enclenché sur le principe de réciprocité.
Là où on était en le droit de vous attendre, c'est sur ce travail de fond. Et au fond, les téléspectateurs, les Français, quand on vous regarde, on peut se dire quand on enlève la marinière, symbole auquel vous êtes très attaché, il reste pas grand-chose. Et c'est ce malaise là que j'éprouve quand je regarde la réalité de votre action avec encore une fois pourtant des thèmes sur lesquels on aurait pu travailler ensemble.
Réponse d'Arnaud Mondbourg. Je voudrais dire à Laurent Voquet que d'abord, c'est un sujet difficile mais qui est assez clair. Nous avons affaire à une Europe ultralibérale avec des dirigeants politiques issus du parti qui est le vôtre qui défendent exactement le contraire de ce que vous venez de profess à l'instant, ce qui est plutôt à votre honneur et à votre avantage.
Monsieur Carel Degurt qui est le commissaire européen au commerce extérieur et celui qui en effet prend ou dispose de moyens puisque c'est une attribution quasi régalienne de la Commission européenne des mesures de barrières douanières pour protéger contre les atteintes à nos intérêts industriels européens. Le gouvernement français a quand même, il faut le dire, engagé le débat au sein du conseil des ministres de l'industrie en disant écoutez maintenant et avec l'aide d'ailleurs de Michel Barnier, du commissaire européen à l'industrie, monsieur Tajani, qui a dit "Nous ne pouvons pas continuer à être aussi naïf et nous devons commencer à réviser un certain nombre de nos positions." Mais avec quel résultat ?
Les premiers résultats sont intéressants. Bien sûr, BIC et y compris d'ailleurs l'entreprise BIC qui a nous a demandé d'ailleurs de la laisser agir car finalement la réponse de monsieur Deugurt, le commissaire européen, a été assez ouverte pour d'autres mesures que BIC a demandé. Mais en dehors du BIC, il y a eu des mesures qui ont été prises.
C'est la première fois d'ailleurs qu'une enquête vient d'être ouverte pour contrôler l'importation des panneaux photovoltaïques chinois et de prendre des mesures éventuellement antinumping. D'accord. avec ça le renvoquer les panneaux, il y a eu une avancée une demande franco-allemande.
Non, pour l'instant, il n'y a rien. Si on prend juste la réalité du travail qui a été fait, nous avions obtenu qu'il y ait un principe de réciprocité. La Commission européenne avait mis pour la première fois sur la table le principe qu'on puisse moduler nos marchés publics.
Un principe simple, que notre argent serve à conforter nos emplois. La réalité c'est que depuis 9 mois, il n'y a plus aucune avancée sur la scène européenne. Mais il y a un deuxième thème sur lequel je voudrais rebondir.
Je pas vous laisser dire ça parce que je voudrais terminer mon exposé pour démontrer que c'est le contraire qui est en train de se passer. Deuxièmement, il y a eu des mesures qui ont été prises euh sur l'acier une partie d'aciers spéciaux chinois. Les mesures de taxation ont été prises à 60 % à l'entrée de l'Union européenne.
Ce sont des mesures assez nouvelles de la part de l'Union européenne. Vient d'être prise des mesures sur la porcelaine chinoise également, l'éthanol américain. C'est-à-dire que nous cherchons aujourd'hui à fédérer un certain nombre de pays de les fédérer autour de notre de nos propositions pour leur demander de soutenir la révision d'une politique qui est une politique de passoire aujourd'hui.
évolution vous dites elle n pas je souscris à ce que dit monsieur elle n'est pas assez significative pour une raison simple c'est que c'est une politique qui appartient à la commission européenne et que les étatsms même quand ils tapent du point sur la table ont du mal à procé néanmoin je je vais justin il n'est pas exact comme le dit monsieurier que euh nous n'avons pas avancé sur les marchés publics nous avons avancé sur les aides d'état nous avons avancé sur la révision des aides d'état pour la recherche et le développement nous avançons sur les marchés publics Donc tout cela devrait nous conduire un peu je crois dans les mois qui viennent à avoir des résultats et de toute façon il en faudra car aujourd'hui tous les pays européens les grands pays industriels n'acceptent plus la concurrence desloyales mondialqu monsieur Monbourg vous vous défaussez et et d'ailleurs avec un contraste qui est saisissant avec ce que vous disiez sur la démondialisation il y a encore 9 mois enfin tout le monde peut mesurer à quel point maintenant c'est de l'eau tiède et d'ailleurs vous n'évoquez même plus jamais dans vos interventions cette idée de démondialisation Mais surtout ce que je trouve ce que ce que je trouve extraordinaire ex c'est que le sujet n'est pas qu'européen, le sujet est français. On va là encore prendre un exemple très concret. Vous avez laissé faire la région Île-de-France qui est une région socialiste. 100 salariés vont dans un mois perdre leur emploi parce que cette région dans un de ses marchés publics a décidé de changer son marché et de le dessaisir d'une entreprise qui était en Europe, en France pour l'affecter à une entreprise qui va se localiser au Maroc. et vous n'avez rien fait.
Là, c'est pas la Commission européenne, là c'est pas Bruxelles. Là, c'est juste une pierre de touche qui est très simple et qui permet à tout le monde de se demander est-ce que monsieur Mbourg fait des paroles ou est-ce que Dernière s'est suivi de réalité ? Et je voudrais vous faire une proposition très concrète.
Pourquoi ne pas prendre la totalité de la commande publique, la totalité de nos marchés publics et de regarder en face systématiquement quand est-ce que ça bénéficie à des entreprises européennes et quand est-ce que ça bénéficie à des entreprises qui sont étrangères. et se demander à chaque fois comment est-ce qu'on peut faire pour essayer de redonner la main à des entreprises qui sont des entreprises nationales. Arriverait peut-être pas tout le temps, mais c'est incontestablement la voie dans laquelle il faut s'engager si vous ne voulez pas juste rester dans de la rhtorique.
Réponse sur les deux points précis peut-être le marché de ces centres d'appel de l'île-de-france et puis le principe assez distra monsieur donner des leçons de protectionnisme quand il était ministre de l'enseignement supérieur. Il a fait distribuer à de nombreux étudiants au frais de l'État des tablettes Apple et Samsung. Et quelqu'un vous a un jour demandé mais comment se fait-il que c'est pas des tablettes françaises.
Il a dit je ne suis je suis là pour les étudiants. Ma priorité qu'ils soit équipé de matériel au meilleur prix. Je suis pas là pour faire le VRP des constructeurs.
Voyez, vous devriez mettre la marère. Mons monsieur Monsieur Mbourg, vous aussi. Si on la met ensemble, vous prendrez le bleu au Vernia.
Je prends la marinière. Vous êtes mal informé ce dossier déclaration. Ah oui mais malheureusement vous n'avez pas le point d'abortissement.
Non posz une question sur ce point. Je j'avais d'autres question vous vous répondre en cause merci. Sur ce dossier-là vous avez tort puisque la réalité c'est qu'on avait construit une offre qui a été une offre avec BUIG et qui a été faite avec le constructeur de tablettes français.
Je le connais d'autant mieux qu'il est de Huteloire et malheureusement pour vous on avait bien construit une offre avec un marché public et qui bénéficiait bien un constructeur français. Enfin les étudiants ont eu Apple et Samsung. Alors non non non, ils ont eu les tablettes françaises.
Vous feriez mieux adopter aussi les tablettes françaises. Bon réponse sur les deux points. Alors sur le STIF c'est-à-dire sur l'appel d'offre, nous sommes intervenus contrairement à ce que dit et nous avons fait modifier les conditions dans lesquelles celui qui a gagné le marché répartissait la charge sur le territoire national.
Donc nous avons c'est ce qui est advenue de ce marché. Le centre et tout le monde le pourra le juger. Le centre ferme dans un mois.
Celu j'ai eu des représentants j'ai eu des représentants des salariés sans salariés monsieur Montbour parce que tout ceci c'est pas juste des marinières c'est des emplois c'est des salarians salariés qui perdent leur emploi sur ce sujet monsieur Vaquier le marché public a été gagné il est interdit vous savez que c'est un délit de changer en fonction du favoritisme. C'est une des raisons pour lesquelles nous sommes en train de réformer les règles des de la commande publique. Parce que là où vous avez raison, c'est que la commande publique est un outil de politique industrielle et nous voulons que les collectivités locales, les hôpitaux, les établissements publics, les entreprises publiques changent leur comportement et adoptent une attitude plus patriotique.
Donc nous voulons changer les règles. Vous verrez que quand on n'est pas encore fait rien né pas fait, c'est en cours. Ça fait 8 mois que nous sommes là.
Monsieur Vaquier a quand même eu 5 ans au pouvoir. Il a fait cinq portefeuilles ministériels. Mais il l'a pas fait.
Il vient me dire après 7 mois d'occupation euh de mon travail à Ber, je ne l'ai pas fait. Et vous, vous pourriez peut-être faire preuve d'un tout petit peu plus d'humilité. Attendez, on va lui demander.
Est-ce que vous souhaitiez engager cette réforme pendant ces 5 ans ? Non seulement j'ai souhaité, mais nous avons commencé à l'engager notamment précisément sur cette question des marchés publics. Ça n'a pas été fait.
Elle a été engagée au niveau de la Commission européenne et là où précisément mais la question n'est plus aujourd'hui monsieur Montbourg de savoir ce que nous nous avons fait même si je comprends que votre principale ligne de défense reste pas nos responsabilités nous sommes en train de le faire parce qu'on peut se revoir dans 6 mois peut-être ça vous intéressera je suis même pas sûr que vous approuviez nos propositions avec monsieur Mbourg on va basculer on va basculer si vous en êtes d'accord sur un deuxième sujet qui est celui de la cohérence de votre politique industrielle vous avez fait une promesse qui était une promesse quand vous est arrivé qui était de mettre en place la loi sur la reprise des sites industriels. Hm hm. Vous aviez dit, je m'en souviens très bien, notamment au salarié de Florence dans 3 mois, on était en septembre, cette loi sera adoptée et elle vous elle vous bénéficiera pour vous protéger.
Moi, ça m'intéressait parce que j'avais notamment des dossiers chez moi qui pouvaient être soumis à ce principe, notamment un site de salaisonnerie qui risquait d'être supprimé. Cette loi aujourd'hui, elle n'est toujours pas là. Cette loi aujourd'hui avec laquelle vous avez agité beaucoup de faux espoirs, elle n'est toujours pas sur la table et au mieux, on commencera à la discuter en avril avec un temps perdu entre-temps qui est un temps perdu qui a été perdu pour des entreprises et pour des industries.
Et là encore, ce que je vous reproche, c'est d'être un marchand d'illusion. C'est d'agiter comme vous venez de le faire en disant "Attendez, on aura la loi sur les marchés publics. Attendez, on aura la loi sur la reprise des sites industriels." Et pour l'instant, on a rien.
On a juste l'incohérence de ce qu'est votre politique industrielle. Réponse d'Orn. Cette loi est en cours de discussion et par ailleurs mais exactement même le premier ministre et c'est la CFDT et monsieur Cheret qui a demandé en raison de l'accord et de la discussion au sujet de l'accord qui est sortie le 11 janvier qui a demandé son retrait de l'ordre du jour parlementaire car il souhaitait après l'UR c'est la CFDT qui est responsable.
Non, c'est pas la CFDT, c'est qu'il y a un accord qui a été noué avec l'ensemble des partenaires sociaux qui ont souhaité discuter de cette de ce projet. Et d'ailleurs, il y a des conclusions dans l'accord du 11 janvier qui incitent fortement en effet et c'est intéressant que à la fois le patronat comme les organisations syndicales aient pu signer parafer un accord ensemble pour dire qu'il souhaitait cet élément-là. Donc nous avons, c'est vrai, respecté le dialogue social car les partenaires sociaux nous l'ont demandé.
Et il y a un désaccord d'ailleurs du patronat euh sur euh ce texte, mais ce texte aujourd'hui est en discussion avec le président de la commission économique de l'Assemblée nationale, monsieur Brot. Nous y travaillons ensemble et il s'appliquera selon les modalités. D'ailleurs, je suis sûr que vous aurez des choses à y ajouter et il s'appliquera dans des conditions qui en effet peuvent changer beaucoup de choses dans la réalité industrielle de notre pays.
Voilà pour ce point. Autre sujet si vous le souhaitez le revoquer. Oui.
La question de la cohérence de la politique industrielle que vous incarnez que vous menez depuis 9 mois. Quand on vous suit, honnêtement, on ne peut qu'avoir le tourni avec des changements de pieds de posture depuis 9 mois qui ne permettent aucune constance et aucune colonne vertébrale. Je vais en prendre, si vous le permettez, trois exemples qui d'ailleurs pour certains ont été évoqués au cours de l'émission.
Le premier, d'abord vous avez tapé Mitapu moins de 2 mois après, vous présenter comme étant le ministre de l'hospitalité industrielle. Le deuxième exemple, c'est le contraste de vos positions entre Peugeot et Renault. Vous avez très fortement cogné contre la famille Peugeot qui accessoirement produit deux fois plus d'automobile en France que la que Renault.
Et en revanche là maintenant sur le plan de Renault, vous le cautionnez comme s'il y avait pas de problème. Ça effectivement il y a eu réponse tout à l'heure sur le premier point. Le dernier point, vous mettez quand vous arrivez 15 milliards 15 milliards de charges supplémentaires sur les entreprises pour ensuite venir et nous dire non mais vous avez rien compris.
En fait, ce qu'il faut pour garder les emplois chez nous, c'est alléger les charges. Et ensuite maintenant, vous présentez un pack de compétitivité disant "Non, finalement, on a mis 15 milliards d'euros de charge supplémentaire, mais on va faire un pack de compétitivité pour alléger les charges sur les entreprises." La réalité, c'est qu'il n'y a aucun cap.
Vous allez là où vont les caméras, vous allez là où il y a des sujets médiatiques, mais il n'y a aucune constance dans votre politique industrielle. Commençons, si vous le voulez, par le troisème point. Oui, c'est le point le plus intéressant. le le choix que nous avons fait de rééquilibrer la fiscalité entre les petites entreprises qui étaient surfiscalisées lorsque vous étiez au pouvoir depuis une dizaine d'années et les grands groupes qui étaient sous-fiscalisés par rapport à la richesse qu'elle portait qu'elle produisait.
Euh nous avons fait le choix en effet de relever la fiscalité sur les grandes entreprises qui ne cotisaient pas suffisamment au redressement des finances publiques. Je vous rappelle monsieur Vokier que votre gouvernement laisse 565 milliards de dettes supplémentaires entre 2007-2, c'est-à-dire un fardeau insoutenable et que nous sommes obligés en effet de régler le problème. Nous payons 50 milliards d'intérêt chaque mois à nos créanciers.
Félicitations m de Chevquier, nous réparons vos dégâts. Alors vous le permettezon et je termine si vous me le permettez monsieur vous répondrez sur la dette. Je sais que c'est pas agréable, mais si nous sommes, vous savez, c'est pas très agréable d'aller chercher de la fiscalité, des impôts, mais nous sommes obligés de le faire, ne serait-ce que pour que la France ne soit pas les pieds et points liés auprès des marchés politique fiscale.
Nous avons, c'est vrai, demandé au grands groupe de faire un effort et le pact de compétitivité, il va être très utile pour les millions d'entreprises petites, moyennes, grosses moyennes et les entreprises unipersonnelles qui vont bénéficier de ce pack de compétitivité et de ce crédit d'impôt, cette diminution des charges. C'est pas les mêmes. Heureusement d'ailleurs et nous l'avons conçu comme ça.
C'est un pacte qui a pour objectif d'améliorer les marges des entreprises qui sont très dégadré. Ça aussi nous l'avons hérité. Excusez-moi de le je veux pas vous incommoder monsieur.
D'accord ou pas d'accord ? Vous inquiétez pas même un ton un peu fa ne m'accommode pas monsieur Mbourg. De ce point de vue là encore quel contraste dans votre discours ?
Vous venez de dire on va mettre et on a mis des charges supplémentaires sur les grands groupes. Mais du coup ça signifie pour vous les salariés qui sont licenciés chez Peugeot, les salariés qui sont licenciés chez Renault, les salariés de Florence qui sont licenciés, les salariés de Sanofi, eux il y a pas de souci, eux ils peuvent perdre leurs emplois à cause des charges supplémentaires que vous avez ajouté. Et la deuxième chose qui est pour moi le point d'interrogation principal sur votre politique, c'est que ça n'est pas vous qui épongez les dettes.
Vous faites éponger les dettes par les Français et par les entreprises en détruisant les emplois. Ce sont les classes moyennes auxquelles vous avez fait le choix de faire payer vos impôts supplémentaires. Ce sont l'ensemble des entreprises avec dernière les destructions d'emploi qui sont liées auxquelles vous faites payer vos choix.
Et quand vous plaidez pour le modèle français, le modèle français que vous êtes en train de défendre, c'est quoi ? plus d'impôts abas les entrepreneurs, vive les nationalisations. Bon courage pour défendre le made in France avec ce type de discours.
D'abord, monsieur Vaquier parle de la fiscalité. La fiscalité aujourd'hui, nous avons veillé dans une loi de finance juste à ce que elle ne frappe que les classes supérieures. Vous défendez les classes moyennes, vous en fait votre marketing politique.
D'abord, vous n'avez pas le monopole des classes moyennes. Tout le monde n'est pas dans le marketing politique, mais vous en faites une sorte de de marque de fabrique voqué, si j'ose dire. C'est-à-dire, vous avez fait un livre sur les classes moyennes et cetera, mais toute la politique que vous avez pour vous, la politique c'est du marketing.
Est-ce que je peux pour vous c'est la démondialisation c'était du marketing ? C'estàd que vous avez mis vos convictions pendant un temps et puis après une fois que le temps du marketing est passé, bou on passe à autre chose. C'est ça pour vous la politique.
Je voulais juste terminer en expliquant que monsieur Vaquetier défend les classes moyennes. C'est son light motive en permanence mais toute la politique qu'il a mené lorsqu'il était cin ou six fois ministre, c'était pour les classes supérieures. Et c'est donc un curieux contraste.
Ce que nous avons fait, nous avons protégé les classes moyennes, les classes populaires, c'est-à-dire ceux qui sont les plus en difficulté vis-à-vis du pouvoir d'achat aujourd'hui. Nous nous les avons épargné puisque 90 % de l'effort pèsera sur 10 % des contribuables qui sont situés, c'est vrai, en haut euh des euh revenus. C'est un effort qui, je crois, mériterait d'être salué car c'est un effort qui n'a pas été le vôtre.
Vous, c'était 90 % des cadeaux pour les 10 % les plus aisés. et vous faites des livres sur les classes moyennes. C'est enfin, pardonnez-moi, mais c'est un pur mensonge.
Euh alors, l'avantage, c'est que maintenant sur ce genre d'émission, vous pouvez juger. Vous jugerez si la répartition de l'effort fiscal dont parle monsieur Montbourg est répartie à 90 % sur les plus riches et 10 % sur les classes moyennes. Quand vous augmentez l'impôt sur le revenu, quand vous faites sauter les heures supplémentaires, quand vous remettez en cause la participation et l'intéressement, quand vous demandez des efforts supplémentaires au retraités, tout ça, c'est les plus riches pour vous, c'est eux qui sont les seuls auxquels vous demandez des fardeaux.
Comment osez-vous soutenir un seul instant que 90 % de l'effort a été demandé à 10 % ? C'est un pur mensonge et vous le savez très bien, l'essentiel de l'effort fiscal est concentré aujourd'hui sur les classes moyennes, d'autant que toute une partie des mesures que vous aviez prévues ont sauté. Mais je voudrais juste euh si vous me le permet, il reste une minute donc ça sera bref.
Mais allez-y. Je voudrais juste, si vous me le permettez, finir sur une dernière chose. Ce qui au fond me choque le plus, c'est la somme des faux espoirs que vous avez semé depuis 9 mois et la somme des déceptions que vous récoltez aujourd'hui.
La somme des discours que vous avez tenu à des salariés dans des entreprises qui étaient en difficulté, dans lesquelles vous les avez bernés, dans lesquels vous leur avez raconté n'importe quoi et qui aujourd'hui se retrouvent déçu. C'est les salariés d'où qui se sont eux-mêmes appelés les oubliés de Manbourg. Ce sont les salariés de Virgin qui apprécieront de perdre leur emploi dans le même temps où vous avez chez vous installé Amazon.
Ce sont les salariés de Florenge auxquels vous avez apporté des pains au chocolat en leur disant "Vous inquiétez pas, je sors la nationalisation alors que vous saviez très bien que ni François Hollande ni Jean-Marquer ne vous suivait." Et là-dessus, oui, il y a une vraie différence de politique. Moi, ma politique, monsieur Montbourg, c'est pas du marketing.
Moi, c'est pas de l'agitation de bras. Je prétends pas qu'on a tout bien fait loin sans faut pendant 5 ans. Mais ce que je ne comprends pas, c'est comment celui qui pour moi était un homme honnête avec lequel j'avais travaillé par exemple sur des dossiers comme le Jabi, s'est transmué en un ministre qui a renié toutes ses convictions et qui raconte aujourd'hui des sornettes et est devenu un marchand d'illusion.
Et ça, je trouve ça dommage. Le Gong a sonné, c'est la règle du débat. Arnem vous répond dans ce tissu d'attaque personnelle d'ailleurs assez déplacée et désobligeante.
Je voudrais vous dire monsieur Vauquier que toute la journée je reçois des syndicats, des salariés. Nous regardons la situation telle qu'elle est. Nous faisons des propositions, des solutions difficiles. 1900 entreprises en difficulté.
Nous le faisons avec sincérité. Nous regardons les problèmes. Là où nous pouvons, nous disons que nous pouvons.
Parfois ça ne marche pas. C'était le cas de Floreng. Là où nous ne pouvons pas, nous disons là on ne pourra pas.
Vous avez dit tout à l'heure les licenciements de Renault, il y a pas de licenciement à Renault. Vous savez pourquoi ? Parce que nous l'avons exigé et c'est pas des fausses promesses.
Vous savez pourquoi nous avons exigé cela ? parce que nous avons vécu le traumatisme sur PE 7000 emplois qui disparaissent du tissu économique et vous considérez que c'est une anecdote et vous bravo et vous vous dites bravo c'est grâce à moi là dans vos dossiers il y a des dossiers de monsieur je voudrais vous dire juste une petite chose. Quand vous avez le choix entre des licenciements et pas de licenciement qu'est-ce que vous feriez à ma place Et bien monsieur Monbourg je préférz le choix entre un plan et le des embauches.
Je préférais l'éluit preuve de beaucoup plus de volontarisme mais il est vrai que c'était celui de la campagne électorale qui racontait malheureusement beaucoup de sornettes et c'est parce que vous avez semé beaucoup d'illusions qu'aujourd'hui vous décevez énormément. Réponse dans vos je voudrais vous dire comme on dit dans mon pays c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. C'est à la fin du parcours que j'accepterai vos critiques.
Mais pour l'instant je ne les accepte pas. Je les trouve d'ailleurs parfaitement il modeste au regard de votre bilan qui est accablant monsieur Bier. Et d'ailleurs je vais vous dire les Français le savent car ils vous ont renvoyé dans l'opposition.
Monsieur on va s'arrêter là. Je je je rajouterai juste un tout petit point. Alors ArnB rajoutera un mot lieu aussi si vous le souhaitez.
Allez-y. Ce n'est pas une foire. C'est un sujet qui est un sujet sérieux ou ce avec lequel vous jouez ce sont des salariés, ce sont des entreprises et ce sont des économies.
Et c'est ça que je dénonce chez vous parce que c'est pas ma conception de la politique. Tous les jours, monsieur Vaquier, tous les jours, partout en France, avec les commissaires au redressement productif, avec mon équipe, avec le Syri, nous nous battons pour trouver des solutions. Je n'ai pas la mémoire ou le souvenir qu'un moment ou un autre, j'ai pu mentir à l'un d'entre eux.
Vous savez pourquoi ? Parce que la sanction arrive vite. Et pour l'instant, voyez, monsieur Florence et vous mais je leur dis, vous le direz au ils le savent. parce que ils savent leur savent exactement ils savent exactement la situation et d'ailleurs je voudrais vous dire dans ce travail difficile que nous faisons, nous avons besoin, je vous le dis plutôt que de polémique, d'unité, de respect mutuel parce que on a besoin aussi de gens comme vous sur le terrain pour sortir des dossiers.
Il y en a eu d'ailleurs dans votre département. Là aussi, nous avons fait ce que nous avons pu mais l'essentiel pour moi, c'est de garder l'outil industriel. Même si il y a des euh sacrifices que des personnes perdent leur emploi, l'essentiel c'est qu'on garde quelque chose en état de marche.
C'est la stratégie à l'allemande. Nous l'avons fait partout et nous continuerons à le faire. Et franchement, je préférerais que vous soyez du côté de ce travail-là.
Je vous l'ai dit plutôt que du dénigrement personnel. Je vous laisse continuer un peu hein mais ça va s'arrêter. Je voulais dire j'ai terminé pour ma part.
Et du coup vous pliez vos dossiers. Oui. Quelle formidable arrogance.
Je vous dirai juste une petite chose, c'est que sur le protectionnisme européen, nous sommes parfaitement prêts à travailler. La seule chose, c'est qu'il faut pas que ce soit des mots. Il faut que ça s'incarne dans les faits.
On a déjà eu ce débat tout à l'heure. Merci Laurent Voquier d'être une fois n'est pas coutume, c'est vous qui terminez. Mais Ardemour, si vous souhaitez rajouter un mot.
Le redressement industriel de notre pays, son renouveau passe par l'unité des Français. Mon travail consiste à rassembler les Français quel qu'ils soit, quelle que soit leur place dans la société, où qu'ils se trouvent. C'est difficile, la soirée le démontre, mais c'est nécessaire.
C'est le moyen de construire en quelque sorte le renouveau de notre industrie. Nous n'y arriverons pas si nous n'avons pas un temps soit peu d'esprit patriotique de préférer certaines choses plutôt que d'autres, de changer nos comportements d'attitude. Et la parole que vous critiquez et bien c'est la parole qui change le monde, change le comportement, change la vision du monde.
Et cette parole, elle doit être suivie d'actes. C'est l'esprit dans lequel je travaille avec le plus d'humilité possible. Monsieur c'est dit.
Merci Laurent Voquet. Merci d'avoir participé à ce débat qui était globalement d'un bon niveau, disons-le quand même. On se dirige vers la conclusion de cette émission.
Sophie Pére, Hélène Jouan et Fran Olivier Gisbert vont nous rejoindre. Merci.
Laurent Wauquiez