Bourdin Direct du 6 juillet - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 26 %Défensif 58 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Pour les dernières informations, Céline, bonjour.
- 2:17OuverteRéponse partielle
Quel ministre pour le gouvernement Castex ?
- 2:24OuverteRéponse partielle
Une visite de nuit dans un commissariat de Seine-Saint-Denis en compagnie du préfet de police.
- 4:37OuverteRéponse partielle
Des centaines de femmes en Corse déterminées à briser le silence contre les violences sexuelles.
- 5:26OuverteRéponse partielle
Pourquoi ce phénomène en Corse ?
- 5:54OuverteRéponse partielle
La délivrance pour les 180 personnes secourues par le navire humanitaire de l'Ocean Viking.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47InvitéFait
« Hier soir, Emmanuel Macron a dit vouloir relancer l'économie, la poursuite de la refondation de notre protection sociale et de l'environnement, le rétablissement d'un ordre républicain juste. »
- 1:07InvitéFait
« Un gouvernement de mission et de rassemblement, c'est la promesse d'Emmanuel Macron. »
- 2:53PrésentateurFait
« Des propos qui prennent bien sûr un écho particulier dans un contexte de défiance entre la police et Christophe Castaner. »
- 5:48InvitéFait
« Nous réclamons l'âgevable ! »
- 6:31InvitéFait
« Six tentatives de suicide, début de grève de la faim, etc. »
- 8:51InvitéFait
« Les opérateurs français partenaires du groupe chinois recevront des autorisations limitées à 8 ans maximum. »
- 10:20PrésentateurFait
« C'est quelque chose de vraiment inadmissible. »
- 11:41PrésentateurFait
« Elle a même représenté la France au Mondial Militaire de Judo en 2016 en Suisse. »
- 28:24InvitéFait
« Un gouvernement de mission et de rassemblement, avec une vingtaine de ministres et ministres délégués. »
- 36:03PrésentateurFait
« Le Ségur de la Santé doit se conclure cette semaine. »
- 41:06PrésentateurFait
« on dit non, on reporte, là c'est simple »
- 41:09PrésentateurFait
« que le président de la République dise cela, j'en conviens »
- 41:12PrésentateurFait
« les partenaires sociaux ne sont pas dans la situation de pouvoir reprendre ce dossier aujourd'hui »
- 42:16PrésentateurFait
« notre système de retraite fonctionne, je me suis évertué pendant des mois et des mois à l'expliquer »
- 43:15PrésentateurFait
« les demi-excuses, ce sont sans doute les précédentes déclarations d'Emmanuel Macron avant et depuis son élection à Alger en 2017 »
- 43:21PrésentateurFait
« Il avait parlé de la colonisation comme d'un crime contre l'humanité »
- 43:51PrésentateurFait
« ce qu'il voudrait, ce sont des excuses en bonne et due forme pour les 132 ans de présence et d'occupation française là-bas »
- 44:29PrésentateurFait
« La France en a fait un premier en rendant à l'Algérie ce week-end 24 crânes conservés à Paris depuis près de 200 ans »
- 46:40PrésentateurFait
« Emmanuel Macron estime qu'on a écrasé les questions qu'on n'a pas assez travaillées sur notre mémoire »
- 47:13PrésentateurFait
« son fils s'était fait arrêter pour avoir apporté 700 kilos de cocaïne en Algérie »
Temps de parole
- Présentateur65 %
- Invité12 %
- Invité 28 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
- Invité 52 %
≈ 4,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, lundi 6 juillet, l'info sur RMC. Il est 7h02, Céline Calman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Quel ministre pour le gouvernement Castex ? Les visages seront dévoilés aujourd'hui. L'image de la nuit, c'est la visite du Premier ministre dans un commissariat de la Courneuve en Seine-Saint-Denis. La gendarmerie en deuil après la mort de Mélanie Lemay, 25 ans, fauché par un automobiliste lors d'un contrôle samedi soir vers Agen, le chauffard est en garde à vue. Et puis coup dur en Espagne, inquiétude des professionnels du tourisme. La Galice et la Catalogne reconfinent après la détection de nouveaux foyers de contamination au Covid-19. Bienvenue sur RMC. Une série de tweets pour donner le cap. Un nouveau chemin doit être dessiné.
Hier soir, Emmanuel Macron a dit vouloir relancer l'économie, la poursuite de la refondation de notre protection sociale et de l'environnement, le rétablissement d'un ordre républicain juste. Le gouvernement de Jean Castex sera annoncé dans la journée. Les parcours des ministres choisis sont épluchés par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Paul Barcelone. Un gouvernement de mission et de rassemblement, c'est la promesse d'Emmanuel Macron. Et pour la tenir, le chef de l'État devrait s'appuyer sur des ministres déjà en place, comme Bruno Le Maire à l'économie et Olivier Véran à la santé. Ce remaniement ne peut pas s'accompagner d'un changement total des têtes.
Isabelle Véran-Masson est directrice de recherche au CNRS. Ils ont peu de temps pour appliquer leur politique, donc il faudra des ministres d'expérience. Les ministres qui ont été les plus marquants et les plus acceptés par l'opinion vont probablement rester. Mais la composition de cette nouvelle équipe a de quoi donner des sueurs froides au président Macron. Entre satisfaire ses alliés du Modem et respecter la parité homme-femme, le remaniement peut vite tourner au casse-tête, explique Bernard Sadanes, le président de l'Institut de sondage Elab. Il va falloir des personnalités qui, comme on dit, parlent à la gauche,
qui parlent aux écologistes, des personnalités qui viennent des grandes villes, des personnalités qui viennent plutôt du monde rural. Et donc tout ça fait que c'est un exercice qui devient de plus en plus complexe.
Dernière difficulté, s'assurer de l'intégrité des ministres. Fisc, patrimoine, casier judiciaire, tout est passé au peigne fin par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Et l'image forte de la nuit, c'est la visite de Jean Castex à la Courneuve, hier soir dans un commissariat de la ville. Déplacement surprise du Premier ministre après son dîner avec Emmanuel Macron. Jérémy Trottin, il a apporté un soutien sans faille aux forces de l'ordre.
Oui, une visite de nuit dans un commissariat de Seine-Saint-Denis en compagnie du préfet de police, Didier Lallement. Un déplacement aux allures très sarkoziste. L'occasion pour le Premier ministre, fraîchement nommé, de montrer son attachement aux questions régaliennes et à la sécurité des Français dans ce département où la compagnie de sécurisation et d'intervention sera prochainement dissoute. Quatre de ses agents sont actuellement mis en examen pour des faits d'une particulière gravité. L'occasion, surtout pour Jean Castex, d'afficher son attachement aux forces de l'ordre. Vous attendez de nous de la reconnaissance et du soutien, ils seront sans faille.
Des propos qui prennent bien sûr un écho particulier dans un contexte de défiance entre la police et Christophe Castaner, qui pourrait peut-être quitter son poste aujourd'hui lors de son déplacement nocturne. Jean Castex a déjà prévenu qu'il aurait l'occasion de revenir à nouveau sur le terrain avec un ministre de l'Intérieur nommé sur sa proposition.
Merci Jérémy. Jean Castex qui, sur Twitter, a fait part de sa grande tristesse après la mort de Mélanie Lemay. Elle avait 25 ans, gendarme décédée dans l'exercice de ses fonctions. Samedi soir, la jeune femme originaire de Lornes en Normandie a été heurtée par un conducteur qui a refusé d'obtempérer. Ça s'est passé vers Agin, elle n'a pas survécu. Le chauffard est toujours en garde à vue. Gladys Safit. A 27 ans, le conducteur est déjà connu des services de police et de gendarmerie pour des délits routiers, notamment une suspension de permis et des délits liés aux stupéfiants, explique une source proche du dossier. Samedi soir, à 20h50, il refuse de s'arrêter à un premier contrôle routier.
En fuyant, il tombe sur un deuxième barrage tenu par des policiers, fait demi-tour. Les forces de l'ordre sont alors en alerte. Un dispositif d'interception est mis en place à Port-Sainte-Marie. C'est là que sont postés Mélanie Lemay et ses collègues. Le conducteur refuse une troisième fois donc de s'arrêter. Il fait un écart pour éviter une herse au sol. Il heurte alors violemment la gendarme. Un choc si violent que la jeune femme décède sur place. Placé en garde à vue, l'homme est effondré, selon une source proche de l'enquête. Hier soir, un gendarme a été blessé. Un conducteur a là aussi refusé de s'arrêter.
Ça s'est passé à un barrage routier à Gouzeau-Cours, dans le nord, à l'est d'Amiens. Il a roulé sur le pied du militaire avant de prendre la fuite. RMC 7h06, la colère et la douleur de centaines de femmes en Corse déterminées à briser le silence. Elles ont défilé hier à Ajaccio contre les violences et agressions sexuelles dont elles sont victimes. Depuis un mois, la parole s'est libérée sur l'île de manière inédite. Thomas Chupin.
Plusieurs centaines de jeunes femmes qui reprenaient des slogans bien connus. Et ce nouvel appel sur les réseaux sociaux, comme MeToo, comme Balance ton porc. Aujourd'hui, c'est Taïwaz, j'avais en français, suivie d'un âge. L'âge qu'elles avaient quand elles ont été victimes. En tête de cortège, Célie a venu apporter son témoignage.
J'en ai pas parlé tout de suite, je me suis fait du mal. Ça fait 11 mois que j'ai été grise d'angoisse tous les soirs, que je peux plus dormir sur le ventre. Je me sens vide, je me sens... On m'a pris quelque chose.
Elles sont nombreuses en larmes dans ce cortège en larmes. Mais libérées, explique Célia.
Le fait de crier nos âges nous libère. Ça nous fait du bien et on peut enfin se libérer et verser les dernières larmes qu'on aura à verser.
Alors pourquoi ce phénomène en Corse ? Parce que nous sommes sur une île, disent ces jeunes filles, que tout le monde se connaît et que dans l'imaginaire, les agressions sexuelles n'existaient pas. Mais Internet a donc permis d'éveiller les consciences, selon Jennifer.
On se dit qu'en Corse, on se dit qu'on est une île tranquille, où la femme est protégée, alors que pas du tout. Quand on voit le nombre de personnes réunies ici, on se rend compte qu'on n'est pas du tout en sécurité.
Les manifestantes ont donc pu rencontrer le préfet hier soir pour donner leurs revendications.
Nous réclamons l'âgevable !
Et on visage maintenant des plaintes collectives qui pourraient être déposées cette semaine.
La délivrance pour les 180 personnes secourues par le navire humanitaire de l'Ocean Viking. Hier, le bateau a reçu l'autorisation de débarquer en Sicile après des jours d'attente en mer. Le navire devrait arriver ce matin dans le sud du pays. Les 180 passagers seront alors transférés à bord d'un autre ferry à Marais pour y être placés en quarantaine durant deux semaines. Une nouvelle épreuve de huis clos que redoute Sophie Beau, la directrice générale de SOS Méditerranée en France. Tout le monde est absolument épuisé à bord.
Il y a eu une visite d'une équipe médicale avec un médecin qui a constaté et qui a confirmé dans son rapport la très grande détresse psychologique qu'il y avait sur le navire. Six tentatives de suicide, début de grève de la faim, etc. Des tensions vraiment importantes et donc ça aurait pu dégénérer à n'importe quel moment. Dans ces conditions, on peut espérer que les personnes qui sont identifiées comme particulièrement vulnérables par notre équipe médicale auront un suivi en Italie, je l'espère vraiment. Doit-on avoir peur d'aller en vacances en Espagne ? Le pays reconfine depuis ce week-end.
Les autorités de la région de Galice dans le nord-ouest du pays ont rétabli des mesures de restriction dans un comté pour lutter contre la recrudescence de 4 Covid-19. Une décision similaire avait été prise samedi en Catalogne. Olivier Chantereau. Rassemblement de plus de 10 personnes interdites, port du masque obligatoire dans la rue comme sur les plages, interdiction d'entrée ou de sortir de la zone. La province d'Amarina en reprend pour au moins 5 jours d'isolement. Une partie de la Galice reconfinée, 36 heures après la province de l'Érida en Catalogne. Prié de rester chez eux à partir de midi, samedi et pour une durée indéterminée, les 200 000 habitants concernés ne s'y attendaient pas.
Ça nous a pris par surprise, nous étions au travail à la ferme et nous sommes vides rentrés en apprenant le reconfinement.
J'avais rendez-vous en ville et là je retourne vite chez moi pour ne pas me retrouver bloquée. A 160 km de là, sur les remblasses de Barcelone, la quarantaine de l'Érida ne rassure pas Ali. Les clients ne se bousculent pas dans son restaurant et ils craignent que la situation ne perdure cet été.
J'ai peur que les touristes s'inquiètent et ne viennent pas avec ce nouveau confinement. Déjà qu'il n'y a personne. Normalement, à cette saison, toutes les tables sont occupées,
mais cette année c'est vide et pourtant nous avons déjà baissé les prix. Depuis la fin du confinement en Espagne, le 21 juin, les autorités surveillent une cinquantaine de foyers de contamination dans tout le pays. Puis la Grèce a annoncé qu'elle fermait ses frontières à tous les ressortissants de Serbie jusqu'au 15 juillet, mesure à cause d'une flambée de contamination dans ce pays également. L'avenir du géant chinois des télécoms Huawei sur le marché de la 5G en France est sérieusement assombri. L'agence nationale chargée de la sécurité informatique fait savoir qu'elle va restreindre les autorisations d'exploitation des opérateurs français qui sont partenaires du groupe Anne-Sophie Balbir.
Actuellement, SFR et Bouygues utilisent déjà des antennes Huawei pour distribuer la 4G. Et les deux opérateurs français comptaient s'appuyer sur ce réseau déjà existant pour déployer la 5G. Mais ce matin dans les échos, le patron de l'agence nationale chargée de la sécurité informatique le dit, Il n'y aura pas de bannissement total de Huawei, mais les opérateurs français partenaires du groupe chinois recevront des autorisations limitées à 8 ans maximum. Autrement dit, SFR et Bouygues pourraient être forcés de changer d'équipementier d'ici à 8 ans. Ce qu'ils refusent catégoriquement. Ils ont d'ores et déjà prévenu qu'ils demanderaient dans ce cas une compensation à l'État.
Tout ça arrive dans un contexte de tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Chine. Washington soupçonne Huawei d'espionnage pour le compte de Pékin et s'inquiètent des progrès technologiques du groupe. Merci Anne-Sophie. Et puis la Fashion Week en mode virtuel débute aujourd'hui. Aucun défilé en public cette année à cause du coronavirus. Mais une présentation des collections qui se fera sur les sites internet des grandes marques.
Merci beaucoup Céline. Jackie Larroie est avec nous. Jackie Larroie est le maire de Port-Sainte-Marie. C'est dans le Lot-et-Garonne. C'est pas très loin d'Agin. Où s'est déroulé le drame de samedi ? Cette jeune femme de 25 ans, gendarme, décédée après avoir été violemment percutée par un véhicule que les forces de l'ordre cherchaient à arrêter après plusieurs refus d'obtempérer. Jackie Larroie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Merci. Vous connaissiez bien Mélanie Lemay. Je la connaissais un petit peu. Je suis maire de très peu de temps. Mais je l'ai croisée. J'ai eu une action à mener avec elle, oui. Oui, ça s'est passé à 21h sur votre commune, samedi soir ?
Tout à fait, sur la commune de Port-Sainte-Marie, aux alentours de 21h. C'est un drame qui a choqué vraiment notre population. Et c'est quelque chose de vraiment inadmissible. Oui, un conducteur avait été signalé aux forces de l'ordre. Barrage, il a fait demi-tour. Premier barrage tenu par la police, il a fait demi-tour. La gendarmerie a alors mis en place un autre barrage, un dispositif d'interception, justement sur votre commune à Port-Sainte-Marie. Le conducteur a refusé de nouvelles fois de s'arrêter. Il a fait un écart pour éviter la herse déployée. Il a quitté la chaussée et il a heurté, renversé violemment la gendarme. C'est comme cela que s'est passé, je crois.
Oui, c'est un petit peu ce que relate un petit peu la presse. Parce que c'est resté quand même très prisé. L'enquête est vraiment réservée à la gendarmerie. Je crois que rien n'a filtré. Je crois qu'ils ont fait un travail de fond très important. Notre route départementale a été fermée pendant plus de 20 heures. Donc je pense qu'il y a eu quand même des investigations importantes pour essayer de trouver les termes, je dirais, qui ont mené. Je suis un petit peu... Elle vivait sur la commune ? Non, non, non. Elle était sur la commune voisine d'Aiguillon. D'Aiguillon, voilà. C'était une sportive accomplie, elle pratiquait le hand, mais surtout grande judocate.
Oui, grande judocate, plusieurs fois sacrée championne de France militaire. Elle a même représenté la France au Mondial Militaire de Judo en 2016 en Suisse. Jacquie Larroie, le conducteur, a été interpellé, 27 ans, connu des services de police et de gendarmerie. Moi, je n'ai rien. Je suis comme vous. J'ai lu un petit peu de la presse et je n'ai pas d'informations. Vous n'avez pas d'informations particulières ? Non, non, non. Bon, mais j'imagine que la population est sous le coup, hein, Jacquie Larroie ? Tout à fait. Et notamment ses collègues gendarmes et la gendarmerie au national. Vous savez que c'est une grande, grande famille. Et les sapeurs-pompiers aussi.
Imaginez, pour une fois, des sapeurs-pompiers et des gendarmes sur une intervention pour voir une de leurs collègues atterrer. Et vraiment, c'est quelque chose de très fort. J'ai vécu ces moments. Je peux vous dire, j'étais présent sur l'accident, là. Et c'est très dur. C'est très dur. Merci, Jacquie Larroie. Merci beaucoup. Merci, Jean-Jacques. Merci. Merci. Il est 7h14. Vous êtes sur RMC. Je change de sujet, mais vous allez comprendre la détresse de Samira. Samira, bonjour, Samira.
Bonjour. Merci de me recevoir à l'antenne.
Merci. Samira, votre fille, a disparu le 31 juillet 2019. Nous sommes le 6 juillet 2020. Cela fait presque un an. Et depuis un an, vous la cherchez. Exactement. C'est ça, Samira ? Tout à fait. Où il s'aime ? Où il s'aime, votre fille ? 16 ans, quand elle a disparu ? Oui, 16 ans. Mais que c'est...
Une heure.
Oui.
16 ans. Donc, elle a... Le matin du 31... Voilà.
Vous allez me raconter. Le mercredi 31 juillet 2019. Votre fille quitte votre domicile. À Évry, à Évry, donc, Courcouronne, dans l'Essonne. Il est quelle heure ? 7h du matin, je crois.
7h30, un peu de ça.
7h30. Que va-t-elle faire à ce moment-là ?
Elle va se diriger vers la gare, prendre normalement le bus pour aller à Villabé.
Oui.
Mais ce n'est pas ce qui s'est passé. En fait, à 16h, le patron m'appelle et me dit qu'elle n'est pas arrivée sur son lieu de travail. Donc, superfaite, j'appelle mon mari. J'appelle d'abord la petite, elle ne répond pas. Ensuite, j'appelle mon mari qui la géolocalise et on voit qu'elle se trouve dans le 95 et non dans le 91.
Voilà. Elle était en apprentissage dans un salon d'esthétique. Elle est partie tranquillement pour aller passer sa journée dans le salon, pour aller travailler. Elle a pris le bus. Elle a rejoint la gare routière voisine. Et vers 10h du matin, son téléphone borne à Beson, Beson, c'est dans le Val d'Oise, c'est dans le 95, c'est au nord de Paris. C'est à 50 kilomètres. À 50 kilomètres. Et ensuite, est-ce qu'on a pu suivre sa trace ensuite ?
Non. À partir de 16h, le téléphone ne les mettait plus. Donc, on ne pouvait plus la géolocaliser et on ne répondait plus au téléphone. Donc, d'où l'inquiétude. Mon mari se rend sur place et on commence à chercher. Et on cherche, on cherche, jusqu'à très tard dans la soirée. Impossible de retrouver Wissam. Donc, on se dirige vers le commissariat d'Argentel, le commissariat le plus proche. Donc, on dépose plainte pour disparition inquiétante. Donc, quand même les mineurs, ils ont pris tout de suite la plainte. Mais en un mois, on a été reçus par personne, en fait. On n'a pas eu de contact avec le commissariat d'Argentel. Et l'affaire a été mise, en fait. J'ai l'impression, de côté.
Aucune recherche n'a été faite.
De côté, tout le monde a pensé qu'elle avait fugué.
Tout à fait. Donc, officiellement, sur papier, elle est en disparition inquiétante. Mais officieusement, fugue.
Est-il vrai qu'elle a discuté avec un jeune homme sur les réseaux sociaux, deux jours avant sa disparition ?
Oui, tout à fait. Puisque dans la semaine même, on a réussi, moi et mon mari, à avoir les détails téléphoniques. Et elle avait discuté sur son portable, par SMS, avec un garçon de besoin.
Vous l'avez retrouvé, ce garçon ?
Pas moi, j'ai juste son prénom. Mais la police, je crois, a pu remonter récemment. Après, en fait, au mois de novembre, ils n'ont pu remonter à ce garçon qui habite Tréveson, qui a été interrogé et qui expose une version un peu farfelue. Comme quoi, il l'aurait laissé dans un McDonald's. Et à son retour, elle se serait volatilisée.
Oui, il l'aurait laissé pendant quelques minutes. Et à son retour, Wissam aurait disparu.
Tout à fait.
Bon. Il n'a pas été interrogé plus, ce garçon. Vous n'avez pas cherché à aller le voir ?
Non, je n'ai pas son adresse. Vous n'avez pas son adresse, oui. Mais je suis limitée. Déjà, j'ai réussi à avoir les détails téléphoniques. J'ai fait au départ ce que la police n'a pas fait. Je l'ai eu au téléphone. Donc, il ne m'en a pas dit plus. Il jure ne pas avoir d'informations. Et comment le croire ? C'est la dernière personne qui a vu Wissam. Donc, on reste dans l'incertitude la plus totale. Donc, l'enquête est toujours en cours. Je ne sais pas s'il a été réinterrogé ou pas. Mais on ne sait pas quelle est la suite.
Et vous cherchez. Et vous êtes, depuis un an, vous vivez avec cette disparition dramatique avec vous.
On n'appelle pas vivre. On survit.
Vous survivez ? Oui, bien sûr. Bien sûr. La meilleure amie de Wissam a lancé sur Twitter un hashtag. Où est Wissam ? Qui a été partagé plus de 8000 fois. Alors, on ne sait jamais. Peut-être que votre intervention pourra aider votre... Je me perds. Oui. Je me perds de tout cœur. À résoudre cette disparition inquiétante. Il y a pas mal de disparitions. En Ile-de-France, 76, 78 disparitions.
70, l'année dernière.
70, l'année dernière, oui.
170, vous vous rendez compte, c'est énorme.
Oui, oui.
C'est énorme. Et la police, j'ai l'impression qu'ils prennent ces disparitions à la légère. Il y a certaines familles qui se démènent pour retrouver leurs enfants. D'autres qui abandonnent, qui baissent les bras. Mais parmi ces enfants, il y en a qui ont peut-être 13, 14 ans. Vous vous rendez compte ? Ils sont à la rue. Donc, à la merci peut-être de gens majeurs. Engrenés peut-être dans des réseaux.
Oui.
On ne sait pas, on ne sait pas ce qui arrive à nos enfants.
Oui.
Ils peuvent sombrer même dans la drogue. Comment le savoir ? Il y a eu aussi le Covid. Comment savoir que votre enfant est hospitalisé s'il n'a pas de papier sur lui ? S'il est mort, disons, comment remonter à ces informations ?
Oui.
Si l'enfant n'a aucun papier, rien sur lui. Donc, c'est catastrophique de ne pas savoir où est son enfant. Je pense que de nombreuses familles sont dans le même temps. Donc, il y a certaines choses par rapport à ça qui faudraient peut-être changer. Donc, ils travaillent avec une association, les disparus anonymes. Ils vont créer un fichier justement pour répertorier tous ces enfants. Et eux, ils travaillent en sous-marin pour retrouver ces enfants. Donc, des fois même mieux que la police, malheureusement.
Merci, Samira. Bon courage dans tous les cas.
Je vous remercie.
Merci beaucoup. J'espère qu'on aura servi à quelque chose. C'est-on jamais.
J'espère aussi que beaucoup de gens écoutent et qui regarderont à quoi ressemble Ouissem et qui donneront de vrais témoignages.
Un indice.
Tout à fait.
Merci beaucoup, Samira. Merci à vous. Merci à vous. Je vous en prie. C'est normal. Bonne journée. Il est 7h21. Marie Dupin, dans un instant.
Qui va nous parler des vacances des patrons des petites entreprises pour relancer leur activité. 44% d'entre eux ont décidé d'y renoncer ou de les écourter cette année. C'est une enquête que Marie va nous dévoiler dans un instant. RMC.
RMC. Dupin Quotidia. Avec Marie Dupin. Bonjour Marie. Bonjour. Vous nous dévoilez ce matin une étude de la Fondation MMA sur l'état d'esprit des petits patrons, les patrons de TPE, PME et les artisans. À l'heure de la relance, 44% des petits patrons des artisans vont renoncer ou écourter leurs vacances d'été.
Oui, c'est une enquête qui a été conduite avec Opiniano auprès de 802 chefs d'entreprise. Il en ressort effectivement que les patrons de petites entreprises sont très combattifs. Et finalement assez optimistes après cette crise du Covid. 74% d'entre eux sont confiants pour leur avenir professionnel. Mais il y a quand même aussi des inquiétudes pour environ un patron sur deux. Des inquiétudes concernant notamment tout ce qui est trésorerie et aussi tout ce qui est carnet de commandes. Et effectivement, pour pallier ces inquiétudes, près d'un patron de petites entreprises sur deux va écourter, repousser ou carrément annuler ses vacances d'été.
Un chiffre qui grimpe à 53% chez les dirigeants du secteur du commerce.
Oui, et certains patrons, certains artisans vont faire évoluer leur entreprise. Ou du moins l'organisation dans l'entreprise.
Il y aura clairement un avant et un après Covid. Quatre petits patrons sur cinq, donc c'est vraiment énorme, veulent faire évoluer leur structure au niveau de l'organisation du travail. Avec au moins un changement et 40% envisagent aussi de recalibrer leurs effectifs. Donc tout ça, ça va se faire.
Sans oublier la vie de famille.
Sans oublier la vie de famille. Parce que pendant le confinement, près de 80% des dirigeants ont pu profiter de leur famille, de leurs proches, s'occuper de leurs enfants. Ils ont cuisiné, ils ont bricolé, ils ont jardiné. Ils ont écouté la radio, ils ont regardé la télé. Résultat, ces nouvelles habitudes de vie, les patrons souhaitent les conserver à une très large majorité une fois la crise passée.
Merci Marie-Charles. L'actu des réseaux sociaux charlemaniens. Le remaniement et la nomination de Jean Castex à Matignon ont déclenché une avalanche de commentaires. Mais oui, Jean-Jacques a commencé par des jeux de mots, plus ou moins inspirés autour du nom du nouveau Premier ministre. On a lu le Castex du remaniement, le Castex gouvernemental, le Castex chinois. Et je vous épargne les dizaines d'autres trouvailles des internautes. Beaucoup regrettent que ce soit à nouveau un homme qui s'installe à Matignon.
Plusieurs ont ressorti ce week-end le tweet du candidat Emmanuel Macron qui en 2017 écrivait « J'aimerais que le Premier ministre soit une femme encore ratée », soulignent les internautes. À défaut d'une femme, on pourrait au moins avoir un Premier ministre avec des cheveux, s'indigne une internaute. On note également que l'accent du Sud-Ouest de Jean Castex lui a valu quelques moqueries sur Twitter. C'est chaud son accent, chelou son accent, il parle comme Maïté, a-t-on pu lire ce week-end sur les réseaux. De quoi alimenter le débat sur la glottophobie, la discrimination liée à l'accent.
Plus anecdotique, certains notent que l'adresse Internet, le nom de domaine castex2022.fr a été déposé vendredi matin, une heure avant l'annonce de la nomination de Jean Castex. Quant à Édouard Philippe, il a fait sourire les internautes ce week-end avec une photo prise lors de son pot de départ à Matignon. Le désormais ancien Premier ministre y porte des boutons de manchette en forme de tongs, une manière de faire passer un message sur son programme des prochains jours, même s'il a tout de même été réélu hier, maire du Havre. Faustine est à Olioule dans le Var à propos des accents. Bonjour Faustine. Bonjour Jacques. Venez d'entendre Charles, Faustine, alors.
Oui, je viens d'entendre la glottophobie, merci pour cette information.
Vous avez été victime, vous, de votre accent du Sud ?
Oui, quand j'ai cherché un emploi en Haute-Savoie, quand je fais les saisons, on m'est refusée parce que les varois sont feignants. Les varois sont grossiers, trop forts, sont désagréables.
Mais où est votre accent ? Je le cherche, Faustine, vous l'avez perdu cet accent ?
Un petit peu au fil du temps, en travaillant, parce que j'ai bien été obligée d'en hacke. Mais quand même, les cigales commencent à chanter, donc on va un petit peu le reprendre avec lui.
Ah oui, ça me fait plaisir. Dites-moi, vous êtes comme moi, quoi. Quand vous êtes local, vous avez l'accent.
Et j'en ai un différent l'été et l'hiver.
Mais vous savez que c'est vrai.
Dès qu'il y a les cigales, le pastaga, c'est parti dans la casque. C'est parti dans la casque. Voilà, il est un peu tôt pour le pastaga, quand même.
Un peu tôt pour le pastaga, oui.
J'étais triste de ne plus vous voir, mais quand même, pour me saouler le bon matin, ça va être un petit peu hard, quoi.
Bon, d'accord. Mais ma chère Faustine, je vous embrasse.
Et voilà, je vous embrasse énormément. Moi aussi, Faustine.
Ce matin, j'ai pleuré, quand j'ai essayé de venir partir. Oui, j'ai pleuré. Bon, mais ne pleurez pas, ne pleurez pas plus. Ça m'a brisé le cœur. Et vous allez à 8h30, vous me retrouverez.
Et je voudrais dire, quand on fait des films, arrêtez de prendre des parisiens pour faire l'accent du Sud.
C'est inaudible, les gars. Ça, je suis assez d'accord. C'est même ridicule. Vous êtes incapable. C'est même ridicule.
C'est la honte.
C'est la honte pour vous. C'est la honte. Bon, merci Faustine. Je vous remercie. À bientôt. À bientôt. Merci à toutes les filles. Vous me faites bien marrer tous les matins. Vous allez me manquer. Bon. Salut Faustine. Au revoir Faustine. Salut. Salut. Nicolas Poincaré. Expliquez-nous. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Ça va Nicolas ? Très bien. Bon, l'Algérie demande une nouvelle fois des excuses à la France. Vous allez nous expliquer que se passe-t-il. Je vais tenter de vous expliquer avec mon tout petit accent alsacien. Je ne sais pas si vous l'entendez. Ça arrive parfois. Que réclament exactement les Algériens. Je vais vous le dire.
Il réclame aussi des gestes et il y en a eu un très spectaculaire ce week-end. Je ne sais pas si vous avez vu. La France a rendu 24 crânes qui sont arrivées à Alger dans des cercueils et qui ont reçu un très spectaculaire accueil. Je vous raconte tout ça. Tout ça. 8h moins 10 tout à l'heure. Il est 7h30.
On va parler de la réforme des retraites. Le nouveau Premier ministre veut régler le dossier au plus vite. Les syndicats, eux, n'en veulent pas. On sera avec Yves Verrier, le secrétaire général de Force Ouvrière, juste après le journal. 7h40.
Il est 7h31. Julien Coudreau est là pour les dernières informations. Julien, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. L'émotion et l'hommage des habitants d'Aiguillon dans le Lot-et-Garonne après la mort de Mélanie Lemay, la gendarme de 25 ans tuée par un chauffard qui tentait d'échapper à un contrôle routier. Qui intégrera la nouvelle équipe gouvernementale ? Qui conservera son poste, Georgie, pour le remaniement ? Le verdict est attendu dans la journée. Et puis l'heure des retrouvailles pour Mona Lisa, le musée du Louvre rouvre ses portes au public aujourd'hui, mais sans l'affluence des grands jours.
Elle avait 25 ans, elle était championne de France militaire de judo, et sa vie s'est arrêtée brusquement sur une route du Lot-et-Garonne samedi, heurtée de plein fouet par un conducteur qui voulait échapper à un contrôle. Mélanie Lemay, une jeune gendarme, est donc décédée. L'homme, le chauffard, a été arrêté, placé en garde à vue, mais à Aiguillon était basé. La jeune femme, l'émotion et la colère ne retombent pas, Florian Chevalet. Une dizaine de roses déposées sur le portail de la caserne par des habitants émus aux larmes, venus rendre hommage à la gendarme.
C'était une fille adorable qui aimait son métier. J'avais un grand cœur. Je suis effondrée, je ne comprends pas, je ne peux pas comprendre. Voilà, on espère tout ce que j'y serai fait.
Hier, dans la commune, les drapeaux ont été mis en berne. Christian Girardi, le maire de la ville. Nous sommes très peinés de voir des gens en service, qui défendent la paix sociale, sauvagement assassinés. Il n'y a pas d'autre mot, il a été heurté de plein fouet. Originaire de Normandie, avant de devenir gendarme, la jeune femme était judocate. Championne de France militaire en 2016, sélectionnée pour les mondiaux la même année, Mélanie était une force de la nature, selon Fabrice Guillet, sélectionneur de l'équipe de France de judo militaire. 100 kilos, 1m80, 1m85, tout en muscles. L'athlète, c'est une fille qui avait la joie de vivre, faire quelques plaisanteries, taquineries.
Principalement, une fille qui avait toujours de la bonne humeur, en permanence. L'entraîneur se souvient que Mélanie lui envoyait une carte postale à chacun de ses déplacements. Et scénario identique ou presque, hier soir, dans le Nord, un gendarme a cette fois été légèrement blessé par le conducteur d'une voiture qui lui a roulé sur le pied en prenant la fuite, là aussi sur un barrage routier, conducteur qui est toujours recherché. Je sais que vous attendez de nous des actes. Ils viendront, promesse de Jean Castex aux forces de l'ordre, justement. Le nouveau Premier ministre en visite surprise au commissariat de la Courneuve, en Seine-Saint-Denis, hier soir.
Les questions de sécurité publique sont parmi mes toutes premières préoccupations, l'a-t-il assuré. Emmanuel Macron lui a promis un nouveau chemin, une nouvelle équipe. Elle sera connue dans la journée, cette fois ça y est, remaniement gouvernemental dans les prochaines heures. Rien n'a filtré sur le casting, mais il y a tout de même quelques certitudes, Paul Barcelone.
Un gouvernement de mission et de rassemblement, avec une vingtaine de ministres et ministres délégués. Il y aura de nouveaux talents, des personnalités venues d'horizons différents assurent l'entourage d'Emmanuel Macron, qui confirment que les secrétaires d'État seront annoncés plus tard. Parmi les poids lourds du précédent gouvernement, certains sont quasi assurés de rester. Bruno Le Maire à l'économie, son collègue à Bercy, Gérald de Darmanin, ou encore Olivier Véran à la santé. Mais ce remaniement reste une équation politique à plusieurs inconnues. Pour Emmanuel Macron et Jean Castex, l'enjeu est notamment de maintenir la parité homme-femme.
Alors que plusieurs femmes sont données partantes, comme Muriel Pénicaud et Nicole Belloubet. Mais il s'agit aussi de satisfaire les alliés de la majorité, comme le Modem. Emmanuel Macron dévoilera la feuille de route du nouveau gouvernement lors d'une prise de parole le 14 juillet.
Paul Barcelone, dans l'actualité de ce lundi. Une décision en demi-teinte pour le géant de la téléphonie Huawei. L'équipementier chinois ne sera pas totalement banni du marché français de la 5G. Mais les opérateurs français qui l'utilisent recevront des autorisations d'exploitation limitées à 8 ans. Annonce de l'agence nationale chargée de la sécurité informatique dans un entretien au journal Les Echos ce matin. Eux sont soupçonnés de trahison au profit de la Chine. Deux anciens agents des services secrets français sont jugés à partir d'aujourd'hui. Procès rare devant la cour d'assises spéciale de Paris. Procès digne d'un roman d'espionnage, Marie Monnier.
Les deux hommes qui comparaissent aujourd'hui à huis clos sont deux anciens militaires. Devenus il y a plus de 20 ans espions pour la DGSE. Monsieur Henry, 73 ans, a été en poste en Chine dans les années 90 avant d'être rappelé en urgence en France. Car il entretenait une liaison jugée préoccupante avec une interprète chinoise. Son comparse de 68 ans, lui, n'a jamais été basé à l'étranger. Mais il aurait pu servir d'intermédiaire entre Monsieur Henry et les services secrets chinois. Leur point commun, connaître par cœur les rouages du renseignement extérieur français, les procédures, les modes de repérage et d'action.
Selon plusieurs médias, ils auraient pu divulguer ces savoir-faire, certains documents aussi au service de Pékin contre rémunération. Des actes d'une extrême gravité s'ils sont avérés. Les deux anciens espions à la retraite depuis plusieurs années, en cours 15 ans de prison.
À l'étranger, en bref, l'Inde devient ce matin le troisième pays du monde le plus touché par le coronavirus. Devant la Russie, annonce des autorités indiennes, près de 700 000 cas détectés depuis le début de la pandémie. Dont 24 000 seulement, rien qu'au cours de ces dernières 24 heures. En France, port du masque et réservation obligatoires. Mais c'est une bonne nouvelle. Le musée du Louvre rouvre ses portes au public à partir d'aujourd'hui, après trois mois et demi de fermeture. Une nouvelle qui tombe à pic, alors que les vacances d'été ont débuté. D'autant que l'affluence sera moins importante qu'en temps normal, en attendant le retour des visiteurs étrangers, Benjamin Pelsy.
Contempler le radeau de la Méduse est de nouveau possible. 70% des galeries du musée retrouvent le public. Leïla Sharif Adria est chargée de la surveillance et de la sécurité du Louvre.
On s'est concentré effectivement sur les espaces les plus appréciés et avec une attention particulière pour le public familial avec les antiquités égyptiennes qui, elles, seront ouvertes en intégralité sur toute la période.
Pour admirer les sphinx ou les sarcophages, il faudra suivre un sens de visite strict et l'achat des billets s'adapte lui aussi au coronavirus.
La réservation est obligatoire. Il est fortement conseillé de la prendre en ligne, même s'il reste la possibilité de la prendre sur place, mais c'est uniquement si des créneaux sont toujours disponibles.
En temps normal, 8 visiteurs sur 10 sont d'origine étrangère. Cet été, il devrait être bien plus rare. Jean-Luc Martinez, le directeur du musée, est donc confiant quant à l'application des distances de sécurité. Le musée est très grand, donc il n'y a aucun problème ici pour respecter les distances. Ce n'est pas le lieu où on va être écrasés les uns sur les autres. Donc ça signifie en effet que c'est le moment de venir. Les visiteurs devront porter un masque et devant la Joconde, des emplacements sont délimités pour encadrer le traditionnel selfie. Les courses aujourd'hui au sable d'Aulonne.
À 13h50, favori numéro 1, Valzer Di Poggio. Outsider numéro 6, emphasis Turbo.
Merci. Yves Verrier est avec nous. Secrétaire général de force, vous voyez Yves Verrier, bonjour. Bonjour. Merci d'être là. Nous allons parler de Jean Castex, mais surtout de ses premières déclarations, de cette réforme des retraites que le gouvernement veut relancer. Vous êtes contre. Vous ne voulez plus de cette réforme. On va en parler, Yves Verrier, dans un instant. Je voudrais prendre Philippe d'abord. Philippe qui est toulousain. Bonjour Philippe. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour mon cher Philippe. Bonjour. Qu'est-ce que vous vouliez me dire, nous dire Philippe ? Vous avez écouté déjà, je suis très heureux de vous avoir ce matériau au téléphone. Ça fait 19 ans que je vous écoute. Oui.
Donc voilà, ça fait 19 ans que vous partagez ma matinée. Je me lève, je conduis, je vous écoute au travail. Et donc je voulais quand même vous remercier après toutes ces années passées ensemble. Donc je suis quand même très ému de vous avoir l'antenne. Moi aussi Philippe. On a passé de bons moments. Vous savez, je dis toujours, je suis installé sur le siège d'à côté. Surtout quand on roule. Je suis là sur le siège d'à côté, on parle. On parle de la vie, on parle. On passe de bons moments. Je me rappelle de matinale où il y avait des émissions spéciales, notamment pour l'inauguration du viaduc de Millau. Après, vous avez une équipe formidable.
Mais je me souviens aussi des anciens qui sont partis. Je pense à Philippe Dufresne, à Mathieu Béliard. Et tout ça, ce sont des bons moments qu'on a passés ensemble. C'est vrai Philippe, c'est vrai. Bon, écoutez-vous, qu'est-ce que vous souhaitez ? J'espère simplement qu'un jour, on aura l'occasion de se voir et de pouvoir vous dire les yeux dans les yeux merci. Merci. Merci. On se le dit déjà du fond du cœur Philippe. Dans tous les cas. Et merci de vous savoir là. Vous êtes comme toutes celles et ceux qui sont avec nous depuis tant d'années. Mais pour moi, c'est ma dernière semaine. Ensuite, je ferai évidemment l'interview politique que je n'abandonne absolument pas à partir de la rentrée.
Parce que la présidentielle s'annonce. Et il faut être là pour cette présidentielle. Parce que j'ai des questions posées aux uns et aux autres à Philippe. Oui, mais bon. Bon, enfin, ce n'est pas pareil.
C'est la présidentielle, on va dire. Ce n'est pas pareil. La radio, c'est la radio.
Vous avez raison. Moi, j'ai commencé avec la radio. La radio, c'est ce que j'aime par-dessus tout. J'ai fait de la télévision après. Mais c'est surtout la radio que j'aime. Non, non, mais bon. En tout cas, je voulais. Je voulais. Je sais que le temps est limité. Je sens que je sais que. Merci beaucoup encore pour tout ce que vous avez fait. Que vous allez continuer à faire, mais d'une autre façon. Bien sûr. On continuera à vous suivre. Merci beaucoup, Philippe. La seule chose, si je peux me permettre, après ces longues années, ça serait pour avoir un petit souvenir de vous, tous les matins que je vais boire mon café, avoir un petit mug. Un petit mug. On va se débrouiller pour ça, Philippe.
Ne vous inquiétez pas. On va se débrouiller. Merci beaucoup, Philippe. Merci beaucoup, en tout cas. Merci. Et bonne continuation dans votre nouvelle vie professionnelle. Et bon. J'aurai toujours une pensée pour vous, chaque fois que je vais allumer ma radio le matin, même si ce n'est pas plus pareil. Eh bien, merci, Philippe. Merci, notre Toulousain. Yves Verrier, avec nous. Dans deux minutes, on va faire un peu de pub. Et nous nous retrouvons, évidemment. A tout de suite.
RMC. RMC, 6h, 9h.
Vaud en direct. Il est 8h moins le quart. Yves Verrier, vous êtes donc avec nous, secrétaire général de Force Ouvrière. Yves Verrier, le Ségur de la Santé doit se conclure cette semaine. Je l'espère. Parce que je trouve un peu laborieux du côté du gouvernement la façon d'avancer sur ce dossier. On devait aller vite. Et puis, on sent que ça résiste du côté du gouvernement sur ce qu'il faut mettre sur la table. Est-ce que les 300 euros dont on a tant parlé, 300 euros d'augmentation de salaire pour les personnels soignants, est-ce que c'est acquis ou pas ? Pour le moment, ça n'est pas acquis.
C'est le niveau de la revendication qui a été posée, avec un accord à peu près de tous les syndicats, qui soit une base de départ pour l'ensemble des personnes. Les 300 euros ne sont pas acquis, là ? Non, on n'y est pas. On n'y est pas. Il faut qu'on s'en approche le plus possible. Voilà, c'est ça, la discussion. La négociation, c'est comme ça. On part là, le gouvernement est là, mais il reste là, lui. Il n'arrive pas à avancer vraiment. À augmenter, oui. Il faut qu'il avance, là. Et on sait, un, il y a les personnels, l'ensemble des personnels. Je me dis bien, les soignants, les non-soignants. On est d'accord. Pour que ça fonctionne, tout le monde doit être dans le bateau, sur le pont.
Donc, on risque d'avoir besoin d'eux dans des conditions difficiles à nouveau. On ne sait pas ce que va devenir la crise sanitaire. On voit qu'en Espagne, on reconfine. Il faut vraiment qu'on leur montre qu'on n'a pas fait que les applaudir, que la reconnaissance, elle est là, sur le plan des carrières, sur le plan des salaires, sur le plan des conditions de travail. Parce qu'il y a ça aussi, il ne faut pas oublier que les conditions de travail, les fermetures de services, le manque d'effectifs, c'est des conditions de travail plus difficiles, mais c'est des conditions d'accueil pour les patients plus difficiles. Bien sûr. Donc, ça va de pair.
Bon, donc, pour l'instant, vous attendez encore un effort du gouvernement dans ce dossier, le Ségur de la Santé. Oui, il faut... Autre dossier, avec un nouveau Premier ministre, le fameux dossier des retraites. Qu'a dit Jean Castex ? Le plan de relance doit être finalisé. À quoi s'ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et l'assurance-chômage et celle de la dépendance qui devra venir ensuite et correspond à une nécessité ? Tous ces sujets sont directement impactés par la crise, ce qui nécessite de les reprendre. Reprendre la réforme des retraites. Est-ce une bonne idée, une urgence ? Est-ce indispensable, Yves Verrier ? C'est une très, très, très mauvaise idée.
On est huit, cinq confédérations syndicales, trois organisations patronales, à avoir dit ensemble, on était dans un débat, par exemple, il n'y a pas très longtemps, avec l'association des journalistes de l'information sociale, à dire que ce n'est pas le moment de remettre ce dossier sur la table. Pour des considérants différents, parce que tout le monde n'avait pas exactement la même analyse sur le dossier, mais moi, je le dis, c'est de la nitroglycérine. Ce n'est pas le moment. On a les suppressions d'emplois qui tombent par milliers. Moi, mes syndicats, les syndicats FO, sont ultra mobilisés.
C'est dans l'aérien, Air France, c'est Airbus, l'aéronautique, c'est l'automobile, dont on voit bien que ça repart peut-être, mais pas au niveau où c'est attendu. Et à toutes les chaînes de sous-traitance, il y a le tourisme. Tout le monde tourne les regards vers le secteur du tourisme, puisqu'on arrive dans la période de congé. Ça n'est pas le moment de remettre de la tension, du conflit. On n'a pas besoin de ça en ce moment. Il faut se concentrer à des... Est-ce qu'il va y avoir une initiative commune ? Justement, vous parliez des cinq syndicats de salariés et des trois syndicats patronaux, y aura-t-il une initiative commune ?
Eh bien, moi, je me suis adressé à mes quatre homologues syndicaux, des quatre autres confédérations, pour qu'on confirme nos propos de ce point de vue, dans le sens de ce que je viens de dire. Demander au gouvernement de mettre ça de côté, véritablement, pour le moment. Jusqu'en 2022, quoi, et de voir ça après la présidentielle. Je pense que l'heure n'est plus à vouloir réformer un système. Je le redis, on a eu deux ans et demi de concertation. Pendant ces deux ans et demi, le gouvernement n'a pas réussi, il a dû reporter à plusieurs reprises son agenda, il n'a réussi ni à expliquer, ni à convaincre. On a eu six mois d'un conflit sans précédent. On est sous le coup du 49-3.
Moi, je n'oublie pas, ça m'est resté en travers de la gorge, comme on dit, qu'au moment du début de la crise sanitaire, le gouvernement réunit un conseil de défense, un conseil des ministres extraordinaires, un samedi, on s'attend à ce que les annonces portent sur les mesures à prendre face au Covid qui arrive en France à Grand Galop, et que nous annonce-t-on le 49-3 pour faire passer la réforme des retraites. Il a fallu ensuite, malheureusement, enfin, heureusement pour les retraites, malheureusement pour la population, la crise est arrivée, et le président a enfin convenu qu'il fallait apaiser les choses et qu'on suspendait les réformes en cours, dont celle des retraites.
Mais là, nous remettre ça sur le tableau... Est-ce que la réforme doit continuer à être suspendue ? C'est ce que vous dites ? Oui, oui. À tout le moins, elle doit demeurer en suspens. On verra ça plus tard. Notre position est connue. Après la présidentielle. Nous sommes en désaccord. Je pense qu'il faut prendre le temps de regarder ce dossier des retraites à tête reposée.
On nous dit beaucoup les partenaires sociaux, mais qui l'écoutent, les huit, là pour le coup, les cinq et les trois patrons, on dit non, on reporte, là c'est simple, puisqu'on nous parle des partenaires sociaux, eh bien, j'en conviens que le président de la République dise cela, j'en conviens, les partenaires sociaux ne sont pas dans la situation de pouvoir reprendre ce dossier aujourd'hui, on ne le reprend pas aujourd'hui. Mais quels moyens d'action avez-vous, Yves Verrier ? Les moyens d'action ? Oui. J'espère qu'on va convaincre que la raison va l'emporter. Il faut se concentrer sur l'emploi, sur les salaires.
Si on ne protège pas l'emploi aujourd'hui, si on ne protège pas les salaires aujourd'hui, la reprise sera d'autant plus difficile, on attend un plan de relance. Il va arriver quand ce plan de relance ? Alors, le Premier ministre nous dit qu'il veut accélérer les choses. Ok, il faut accélérer les choses, mais l'accélérer, ce n'est pas se précipiter pour échouer. Et donc, il faut un plan de relance, il faut un plan de soutien, il faut préserver l'emploi, il faut préserver les salaires, il faut qu'on arrive à passer le cap de cette crise sanitaire et ses conséquences sur l'économie qui a été arrêtée pendant deux mois, pour que le moment venu, on reparte.
Les secteurs qui sont fortement impactés, ce sont des secteurs qui portaient la balance du commerce extérieur français. L'aéronautique, ce sont des secteurs qui sont en plein mouvement, en innovation, il y a les enjeux écologiques derrière. Donc, il y a beaucoup à faire, c'est là-dessus qu'il faut se concentrer. Aujourd'hui, notre système de retraite fonctionne, je me suis évertué pendant des mois et des mois à l'expliquer. Tout un chacun a un droit à la retraite. Aujourd'hui, on peut l'améliorer, on doit l'améliorer, je l'ai dit, mais ça ne justifie pas de tout mettre par terre pour mettre en place un système qui serait dégradé par rapport aux droits que tout un chacun connaît aujourd'hui.
Merci, Véry, d'être venu nous dire cela. Ce matin, il est 7h52, vous êtes sur RMC, c'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré. Nicolas, nous revenons sur ce qu'a demandé le nouveau président algérien qui demande une nouvelle fois des excuses à la France à l'occasion du 58e anniversaire de l'indépendance. Le président algérien Abdelmadjib Teboun a estimé que la France n'avait jusqu'à présent parlé que de demi-excuses, n'avait présenté que des demi-excuses et qu'elle devait aller beaucoup plus loin. De quoi parle-t-il exactement ? Alors, les demi-excuses, ce sont sans doute les précédentes déclarations d'Emmanuel Macron avant et depuis son élection à Alger en 2017.
Il avait parlé de la colonisation comme d'un crime contre l'humanité. C'est donc des mots très forts, mais le mot excuse n'avait pas été prononcé. Puis, un petit peu avant, dans une interview au Point, il avait parlé des éléments de barbarie de la colonisation en évoquant la torture pratiquée par l'armée française, mais il avait aussi parlé des éléments de civilisation comme la création de richesses. C'était le en même temps. La colonisation française était en même temps barbare et civilisatrice. Le nouveau président algérien voudrait des paroles plus claires. Voilà.
En fait, ce qu'il voudrait, ce sont des excuses en bonne et due forme pour les 132 ans de présence et d'occupation française là-bas, pour les massacres de Sétif en mai 45. Il voudrait aussi des excuses et des explications sur les disparus de la guerre entre 54 et 62. En Algérie, on parle souvent des 2200 disparus. Et puis, il voudrait des excuses pour les essais nucléaires français qui avaient eu lieu dans le Sahara dans les années 50 et qui avaient irradié une partie des populations locales. L'Algérie réclame des gestes. La France en a fait un premier en rendant à l'Algérie ce week-end 24 crânes conservés à Paris depuis près de 200 ans.
C'est une histoire incroyable qui a eu un énorme retentissement en Algérie ce week-end. Ce sont les têtes des premiers résistants à l'invasion française dans les années 1830-1840. Des chefs de tribus, des chefs rebelles qui avaient été arrêtés, fusillés puis décapités. À l'époque, c'était une colonisation plus barbare que civilisatrice. Et les têtes de ces chefs avaient ensuite été envoyées à Paris comme des trophées de guerre. Depuis, elles étaient dans les caves du Musée de l'Homme au Trocadéro à Paris, contrôlées par le Muséum d'Histoire Naturelle. Ils ont été rendus finalement ces crânes aux Algériens. Ils ont reçu un accueil très spectaculaire.
Tous les bâtiments du port d'Alger ont fait hurler leurs sirènes. Il y a eu un défilé aérien qui a survolé la cérémonie. Les honneurs militaires ont été rendus à ces 24 cercueils. Et le président algérien s'est longuement incliné devant leur passage avant leur réanimation qui a eu lieu hier au cimetière des martyrs. Le tout en direct à la télévision algérienne. Oui, et les Algériens voudraient aussi récupérer un canon. Oui, c'est pour eux presque aussi important que les 24 crânes dont on vient de parler. C'est un canon qui a gardé le port d'Alger depuis le 15e siècle. Il avait même détruit une partie de la flotte de Charles Quint en 1541.
Pour la petite histoire, Charles Quint voulait débarquer à Alger pour essayer d'y libérer les esclaves chrétiens que les Algériens détenaient. Fin de la parenthèse. En tout cas, lorsque les Français sont arrivés à Alger en 1830, ils ont confisqué ce canon et ils l'ont ramené comme un trophée à Brest. Il se trouve toujours à l'heure où on parle. Oui, on vient de le voir, on va le revoir sur RMC Découverte. Il est comme une colonne à la verticale avec un coq au-dessus. Voilà, les Algériens le réclament. On peut leur rendre.
Voilà, on pourrait leur rendre des archives qui datent d'avant la colonisation et les actes d'État civil du début du XIXe siècle qui font partie de l'histoire algérienne et qui dorment quelque part à Paris. Tous ces dossiers restent hypersensibles. Voilà, on le voit presque 60 ans après l'indépendance, on voit bien que rien n'est réglé des deux côtés de la Méditerranée. En France, on a notamment un problème avec l'enseignement de cette histoire, de l'histoire de cette période. Emmanuel Macron estime qu'on a écrasé les questions qu'on n'a pas assez travaillées sur notre mémoire.
Il aimerait bien être celui qui règle le problème un jour comme Jacques Chirac avait su régler celui des responsabilités françaises dans les déportations des Juifs. Côté algérien, s'en prendre à la France, c'est le meilleur moyen de rassembler, surtout en période de contestation parce que le nouveau président est déjà très contesté. Voilà, il s'appelle Abdel-Majid Teboun donc il a été élu que depuis six mois mais tous les vendredis, on le sait, la jeunesse algérienne défile dans les rues contre lui. On l'appelle souvent la balle au président cocaïne. Vous savez pourquoi ?
Parce que son fils s'était fait arrêter pour avoir apporté 700 kilos de cocaïne en Algérie, c'est quand même pas rien, 700 kilos. Il a été emprisonné et finalement, heureusement, acquitté et relâché juste après l'élection de son père. Bref, tout ça pour dire que ceux qui demandent aujourd'hui des excuses à la France, ce ne sont généralement pas des démocrates ni des enfants de cœur, ce sont les représentants d'un régime, on le sait, d'un régime militaire, autoritaire et très corrompu qui règne depuis 58 ans sur l'Algérie. Merci beaucoup, il est 7h57. Merci Nicolas. On va parler
après ce journal du rapport très critique des pompiers sur la gestion de la crise du coronavirus. Il regrette de ne pas avoir été assez mis à contribution. Il dénonce des transferts de patients en TGV totalement inutiles. On sera avec le colonel Grégory Allion, président de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers à 8h10.
RMC.