Bourdin Direct - Jeudi 9 juillet 2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 9 %Défensif 41 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:19OuverteRéponse directe
Pourquoi limiter les achats de tabac à l'étranger ?
- 10:18OuverteRéponse directe
C'est une bonne idée ou pas selon vous ?
- 16:41OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
- 23:36OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous vouliez dire ?
- 35:26ComplaisanteRéponse directe
Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
- 1:10:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça va changer concrètement avec la fin de l'état d'urgence sanitaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:10InvitéFait
« Quatre personnes ont été écrouées, deux sont mises en examen pour tentative d'homicide volontaire. »
- 3:07PrésentateurChiffre
« Le gouvernement propose une revalorisation des salaires de tous les soignants de 180 euros nets mensuels. »
- 3:13PrésentateurChiffre
« Les syndicats réclament 300 euros. »
- 3:37PrésentateurFait
« Refuser de réformer les retraites serait irresponsable. »
- 1:10:49InvitéFait
« Depuis le 16 mars, la rémunération des heures supplémentaires et complémentaires pouvait être exonérée d'impôts sur le revenu jusqu'à 7500 euros. »
- 1:10:54InvitéFait
« Ça va être terminé. Le plafond d'exonération reviendra à son montant initial, c'est-à-dire 5000 euros. »
- 1:11:03InvitéFait
« Pendant l'état d'urgence sanitaire, le délai de carence de trois jours en cas d'arrêt maladie dans le secteur privé, un jour dans le secteur public avait été suspendu. »
- 1:11:30InvitéFait
« Jusqu'à fin octobre, le gouvernement pourra prendre des décrets pour lutter contre la propagation du virus. »
- 1:14:22InvitéFait
« En anglais, « attractiveness » ça veut dire « charme », « séduction ». »
- 1:16:35PrésentateurFait
« Il a été condamné pour sept meurtres en tout. »
- 1:16:38PrésentateurFait
« Il a purgé deux fois perpète. Il a fait d'abord 17 ans, ensuite il est sorti, il a retué six personnes. »
- 1:20:40PrésentateurFait
« Le nouveau ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, met en avant un objectif de santé publique mais aussi de soutien aux buralistes. »
- 1:20:46PrésentateurFait
« Cet amendement s'inscrit dans la démarche du gouvernement pour lutter contre le trafic de tabac, notamment les trafics frontaliers. »
- 1:21:24PrésentateurChiffre
« Autant en mars 2021, soit 180 euros au total. »
- 1:40:15PrésentateurFait
« il est condamné seulement depuis 39 ans pour 5 meurtres et 5 viols »
- 1:40:22PrésentateurFait
« le premier c'est 57 ans »
- 1:42:17InvitéChiffre
« c'est une somme considérable, 7,5 milliards d'euros »
- 1:42:49InvitéFait
« le total de 180 euros ne correspond pas du tout à la revendication qui était portée, qui était à minima de 300 euros net »
- 1:46:56PrésentateurFait
« le nombre de cas dans le département a été multiplié par 4 en moins de 15 jours »
- 1:47:27InvitéChiffre
« l'ambition est donc de tester les 300 000 habitants de la Mayenne »
- 1:49:03InvitéChiffre
« sur les 66 cas d'intoxication enregistrés par les centres antipoison entre 2017 et 2019 »
- 1:49:09InvitéChiffre
« plus de 70% des personnes ont souffert de symptômes neurologiques et neuromusculaires »
- 1:50:09InvitéChiffre
« le projet d'un montant de 390 millions d'euros »
- 2:02:51PrésentateurChiffre
« 180 euros net de plus pour le personnel soignant par mois »
- 2:04:18PrésentateurChiffre
« avec le Covid il y avait déjà un déficit de l'ordre de 4 milliards prévu pour cette année »
- 2:08:46PrésentateurFait
« le tascom »
- 2:10:54PrésentateurFait
« les impôts de production sont les taxes sur le chiffre d'affaires »
- 2:13:42PrésentateurChiffre
« les offres d'emploi sur le site de Pôle emploi sur le mois de juin c'est plus de 500 000 offres »
- 2:14:08PrésentateurChiffre
« Nokia 280 millions d'euros de crédit impôt recherche »
- 2:14:14PrésentateurChiffre
« Nokia supprime 1233 emplois »
- 2:16:14PrésentateurChiffre
« il y a 95 milliardaires en euros en France en 2020 »
- 2:16:29PrésentateurChiffre
« Bernard Arnault 100 milliards plus 13% en un an entre 2019 et 2020 »
- 2:18:35PrésentateurFait
« on est le pays où le coefficient d'inégalité n'a pas bougé depuis des ans »
- 2:20:05PrésentateurFait
« le président de la république nous a dit que 146 des 149 mesures allaient être appliquées »
- 2:20:23PrésentateurChiffre
« on doit faire du vrac dans la grande distribution c'est 30% »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Présentateur 29 %
- Invité6 %
- Invité 26 %
- Auditeur3 %
≈ 2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, jeudi 9 juillet, l'info sur RMC, merci d'être avec nous, il est presque 6h, Céline Calman est là, pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, une marée humaine à Bayonne, une émotion nationale, 6000 personnes ont participé à la marche blanche, en hommage aux chauffeurs violemment agressés dimanche. Discuter des retraites, ce n'est pas le moment, l'urgence, c'est l'emploi et les salaires, dit que cite la CGT, Jean Castex débute aujourd'hui les entretiens à Matignon avec les partenaires sociaux.
Et puis l'alerte du conseil scientifique, nous sommes à la merci d'une reprise de l'épidémie de Covid-19 en France, il faut à tout prix respecter les gestes barrières. Bienvenue sur RMC. Des transports à l'arrêt pendant une minute, hier à 19h30, un peu partout en France, l'heure de la marche blanche à Bayonne, en hommage à Philippe Monguillot, ce chauffeur tabassé dimanche soir par plusieurs personnes qui refusaient de porter un masque dans le bus. 6000 personnes ont entouré la femme et les filles de la victime, le cortège est parti du lieu de l'agression pour se rendre jusqu'au centre hospitalier. Olivier Chantron.
Entourée de ces trois filles, toutes de blanc vêtus, Véronique ouvre la marche sous les applaudissements, visiblement émue devant cette foule immense. À fleur de peau, l'épouse du chauffeur de bus réclame vengeance.
Je vais me battre, je ne suis qu'au bout. J'ai la force en moi, j'ai la colère et je vais y aller. Je n'ai pas peur, la justice va être avec moi et la justice va m'aider à venger mon époux. Je lui ai promis, je lui ai dit dans l'oreille, je vais te venger et je le ferai.
Derrière la famille de Philippe, tous ses collègues font bloc. David est l'un d'entre eux et il n'en revient pas de voir autant de monde.
Le moment qu'on vit, la famille, ce qu'ils vivent, c'est surréaliste. Fort en émotion, fort pour la famille, fort pour notre collègue. Il n'y a pas de mon fils, c'est surtout un ami plutôt qu'un collègue qui en soutient énormément.
Et ce soutien, Véronique le leur rend bien.
Il faut que pour eux maintenant, ils aillent au boulot sans le nœud dans le ventre. Il faudrait qu'on fasse quelque chose pour eux, que ce qui s'est passé à mon époux ne se reproduise pas pour eux.
Pendant l'hommage, par solidarité avec Philippe et sa famille, de nombreux chauffeurs de bus ont débrayé pour une minute de silence dans tout le pays.
Et je rappelle que quatre personnes ont été écrouées, deux sont mises en examen pour tentative d'homicide volontaire.
C'est l'info de la nuit. Une cartouche de cigarette et pas plus. Si vous êtes frontalier et que vous avez l'habitude d'acheter votre tabac au Luxembourg, en Andorre, en Belgique, sachez que l'Assemblée nationale a décidé de limiter les achats. Le ministre des Comptes Publics, Olivier Dussopt, a mis en avant un objectif de santé publique et de soutien aux buralistes. Il s'agit aussi de lutter contre la contrebande de tabac. Cet amendement s'inscrit dans la démarche du gouvernement pour lutter contre le trafic de tabac, notamment les trafics frontaliers.
La période de confinement a mis en avant le fait que la consommation de tabac pouvait assez considérablement varier, en tout cas chez les buralistes français, en fonction de l'ouverture et de la fermeture des frontières. Et donc, nous allons un peu plus loin avec cet amendement. Le Ségur de la Santé va-t-il accoucher d'un accord au forceps ? Pour l'instant, les négociations ne sont pas rompues, mais le dialogue est tendu. Les discussions se sont terminées à 1h du matin. Le gouvernement propose une revalorisation des salaires de tous les soignants de 180 euros nets mensuels. Les syndicats réclament 300 euros.
Les organisations ont jusqu'à lundi pour signer ce texte et permettre notamment l'application des hausses de salaires dès le mois de septembre. Oui, je vous en prie. Je voudrais préciser qu'Olivier Véran, le ministre de la Santé, sera mon invité demain matin. Et je lui parlerai évidemment du coronavirus et du Ségur de la Santé. Pardon Céline. Non, je vous en prie Jean-Jacques. Refuser de réformer les retraites serait irresponsable. Jean Castex, devant les sénateurs hier après-midi, a prévenu. Le nouveau Premier ministre commence à recevoir dès ce matin les partenaires sociaux. Mais pour Philippe Martinez, la réforme des retraites n'est absolument pas la priorité du moment.
Il était hier soir sur BFM TV.
L'urgence, l'urgence, c'est l'emploi. Pourquoi on va rejeter de l'huile sur le feu sur un sujet ? Sur le fond, tout le monde n'est pas d'accord. Mais sur la forme, tout le monde dit que ce n'est pas la priorité. L'urgence, c'est régler les problèmes d'emploi. Parce qu'on a une première vague de licenciement, de restructuration. Et celle qui s'apprête à venir en septembre, elle sera pire. Donc attaquons-nous à ce problème.
Quelle solution on trouve ? Et puis les jeunes, qu'est-ce qu'on leur dit ? Attendez, on s'occupe de la retraite ?
Le secrétaire général de la CGT, hier soir sur BFM TV.
Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. Lui sera le premier reçu par Jean Castex à 8h30. Suivi d'Yves Verrier pour FO. Geoffroy Roux de Bézieux à 10h45. Le président du MEDEF, Jean-Jacques. Qui sera là avant son rendez-vous avec le Premier ministre. Il sera avec nous à 8h30. Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons. Qui sera là sur RMC et BFM TV ce matin. Le baptême du feu pour celui qui a l'habitude de plaider. Cette fois, ce n'était pas en robe, mais en costume cravate. Devant les députés de l'Assemblée, le nouveau ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, n'a pas été ménagé. Aurélia Manoli. Plongé dans l'arène politique, d'abord.
Devant les députés qui ne le ménagent pas. Non, je vous en prie. C'est déjà compliqué pour moi. C'est une première.
Le nouveau garde des Sceaux tente de garder la parole.
Laissez-moi. Ah, je vais vous répondre.
Ambiance plus cordiale au tribunal de grande instance de Bobigny, que l'ancien avocat connaît bien, mais qu'il a pu découvrir sous une autre facette, selon la procureure de Bobigny, Fabienne Clindonati. Entrer dans les bureaux, voir un petit peu l'état de nos bureaux, les piles de dossiers. Pour lui, c'était très intéressant. D'ailleurs, il a posé pas mal de petites questions. Il était très en demande de suggestions qu'on lui fasse du terrain. Les magistrats sont plutôt satisfaits de ce premier échange. Impression positive pour Sophie Combe, déléguée du syndicat de la magistrature à Bobigny. Le nouveau garde des Sceaux, il nous est apparu à l'écoute.
Il a pris la parole pour dire à quel point il était conscient de l'investissement de tout le monde. Maintenant, on n'est pas naïf. Là, on a eu des assurances, mais on attend la mise en acte. Hier, à l'issue de cette visite, le premier ministre a assuré que les moyens attribués à la justice seraient augmentés dès 2021.
Le nouveau ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a lui rencontré hier les syndicats de police. Je serai le ministre du quotidien des policiers. L'aura-t-il dit ce matin, il va assister à Mérignac à la cérémonie d'hommage militaire en mémoire à la gendarme tuée samedi soir près d'Agin. Gérald Darmanin, qui a démissionné du conseil régional des Hauts-de-France hier soir, il dira prochainement ce qu'il compte faire concernant son mandat de maire de Tourcoing. Demain, la France sort de l'état d'urgence, excepté Mayotte et la Guyane où se rendra dimanche le premier ministre. Il y a moins de personnes en réanimation. C'est vrai, moins de décès.
Mais le président du conseil scientifique prône plus que jamais la vigilance des citoyens et craint un retour en force du virus à l'automne. Caroline Philippe.
Le meilleur médecin que nous pouvons avoir, c'est nous-mêmes. Une manière pour le professeur Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, de rappeler les Français à l'ordre.
Nous sommes très frappés par le fait que les mesures barrières et les mesures de distanciation sociale ne sont plus respectées. Et qu'il ne faut pas croire qu'on va rester sur cet équilibre tranquille si on continue à ne plus utiliser les mesures barrières et les mesures de distanciation sociale. Nous devons revenir, et y compris pour les populations les plus jeunes, aux mesures de distanciation. Sinon, on a un risque pendant l'été.
Tout dépend de nous. Également pour les tests, que vous soyez à votre domicile ou sur votre lieu de vacances, il ne faut pas hésiter à se faire dépister, rappelle Franck Chauvin, membre du conseil scientifique.
Ce n'est pas parce qu'on n'est pas à côté de chez soi qu'il faut relâcher l'attention. On a des capacités de tests qui sont énormes, qui sont bien organisées sur l'ensemble du territoire. Et il s'agit maintenant que tous, chacun d'entre nous, nous y allions.
Parmi les personnes qui présentent des symptômes du coronavirus, seule une sur deux se fait dépister, selon le conseil scientifique.
Puis aux Etats-Unis, explosion de cas à Tulsa dans l'état américain de l'Oklahoma, un peu plus de deux semaines après un meeting de campagne organisée par Donald Trump dans cette ville. Rappelez-vous, le public de ce meeting avait refusé de porter un masque. Comme Donald Trump, oui. Le Maroc rouvre ses frontières le 14 juillet. Les Marocains, les résidents étrangers, seront autorisés à revenir dans le royaume à partir de mardi prochain. Mais il faudra présenter à l'embarquement un test de dépistage de Covid négatif de moins de 48 heures. Et puis, cette dernière info, également tombée hier soir, il n'y aura pas de Center Park à Roibon, en Isère.
Le groupe Pierre et Vacances renonce finalement à son projet de village vacances, un espace aquatique en pleine forêt avec des restaurants et des logements. Projet qui était à l'arrêt après de multiples recours et procédures judiciaires. Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure à 7h. Et ce matin, nous parlons beaucoup des cigarettes. Les députés veulent limiter les achats de cartouches à l'étranger. Les informations précises avec vous, Quentin Vinet. Alors, on rappelle qu'aujourd'hui, quand vous allez en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg aussi, vous pouvez ramener 4 cartouches de cigarettes par personne.
C'est une cartouche et demie quand vous allez en Andorre. Bientôt, ce ne sera plus qu'une seule cartouche. Une seule cartouche quand vous vous rendez, quand vous revenez d'un pays de l'Union Européenne, une seule cartouche par personne. C'est un amendement du gouvernement qui a été voté hier à l'Assemblée dans le cadre du troisième budget de crise. Ce n'est pas encore définitif, mais trois raisons sont avancées par le gouvernement. La santé, la lutte contre la contrebande et le soutien aux buralistes. Pourquoi ? Parce que pendant la crise, quand les frontières étaient fermées, pendant le confinement, il y avait du monde chez les buralistes. Beaucoup de monde.
Depuis que les frontières sont revertes, il y a beaucoup moins de monde. Par exemple, dans le Grand Est, les ventes ont explosé de 90% entre mars et avril, selon un des leaders du marché du tabac, parce qu'on n'avait pas le choix. Il fallait acheter les cigarettes en France. Alors, combien ça coûte ? Le paquet de Marlboro, qui est le plus vendu aujourd'hui en France, il coûte 10 euros chez nous, 5,30 euros au Luxembourg. Un peu plus de 5 euros au Portugal. Et moins de 4 euros en Andorre. J'y étais le week-end dernier, non, mais pas pour acheter des cigarettes, mais non, non, non, non, je ne fume pas de cigarettes, mais j'ai vu le prix du paquet, ça m'a intéressé, j'ai vu le prix.
Un peu plus de 5 euros. Et alors, on va rappeler les sanctions, quand il y a des abus, si vous passez la frontière avec trop de paquets de cigarettes, elles ont doublé ces sanctions l'an dernier, elles peuvent aller maintenant jusqu'à 5 000 euros. Bien, vous réagissez très très nombreux devant cette mesure, cette décision du gouvernement et des députés, et des députés. Brian est avec nous à Saint-Étienne, dans la Loire. Bonjour Brian.
Bonjour M. Bourdin.
Merci, vous êtes conducteur routier, Brian. Exactement. C'est une bonne idée ou pas ? Moi, je trouve ça totalement débile, tout simplement parce que, pourquoi ne pas créer un amendement pour que les buralistes gagnent mieux dans ces cas-là ? C'est-à-dire ? Pour que les buralistes gagnent mieux, il faut augmenter le prix du paquet de cigarettes ? Non, c'est la commission. Vous savez qu'ils gagnent 10 centimes sur un paquet. Pourquoi ne pas leur donner plus ? Oui, qu'on leur donne plus. Exactement, et créer un système pour que la contrebande se fasse beaucoup moins. Je sais qu'à Saint-Étienne, c'est horrible. Dans les quartiers, ils ne font que de ça. C'est pire que la droite.
Brian, la police a tellement de choses à faire, et tellement de priorités, qu'elle n'a pas le temps, franchement, de chasser la contrebande. Pas que la police d'ailleurs, les douanes. Même chose pour les douanes, Brian. Il faudrait multiplier par 3 le nombre de douaniers, de policiers, de gendarmes. Ils peuvent, ils passent tous les jours dans les quartiers. Ils les voient d'hilets, et pourtant, ils ne font rien. Ah oui, mais... Mettez-vous, tiens, on va demander à un policier ce qu'il en pense. Il a le temps d'aller chercher ceux qui pratiquent la contrebande de tabac. Je ne suis pas certain, Brian. Je ne suis pas certain. Écoutez, moi, je le vois tous les jours, donc je témoigne.
Non, mais Brian, vous avez non seulement le droit, mais vous avez le devoir, mais vous avez la raison avec vous, Brian. Et vous ne pensez pas que les personnes qui sont à la frontière continueront à acheter les cartouches qu'ils achètent actuellement ? Oui, oui, oui. Il y a peu de contrôle, en plus. Je ne pense pas qu'ils ramènent en route une cartouche. Charles, voulez-vous dire quelque chose ? Non, c'est vrai. Il y a ceux qui ne respecteront pas la mesure,
mais pour ceux qui respecteront la loi, ce sera forcément moins rentable. On aura moins envie de faire 100 km pour une cartouche.
Une seule cartouche, ça ne vaut pas le coup. Ça vaut moins le coup de faire la route. Ça vaut moins le coup, ça, c'est sûr. Mais après, 10 euros à un paquet de cigarettes, quand on voit les taxes qu'il y a dessus, moi, je ne comprends pas. Quand on voit un paquet en Espagne qui a 5 euros et qu'on le voit à 10 euros en France... Il y a une harmonisation fiscale européenne indispensable. Ça, c'est certain. Vous avez raison, Brian. Oui, Quentin. Après, généralement, quand on va acheter ses cigarettes à l'étranger, on en profite pour faire le plein d'essence et pour faire les courses. Oui, ce n'est pas faux. Ce n'est pas faux. Merci, Brian. Merci beaucoup. C'est moins cher. Merci beaucoup.
Merci vraiment. Et félicitations, M. Bourdin, pour toutes vos données radio. Merci. Merci, Brian. Ça me fait plaisir. Bon courage. Frédéric, tiens. Et Marseille, il est avec nous aussi. Bonjour, Frédéric. Bonjour, M. Bourdin. Comment allez-vous ? Ah, Frédéric. Frédéric, vous avez l'accent, j'adore. J'adore cet accent. Ça va me manquer, ça. Vous avez l'accent le matin ?
Vous allez me manquer, M. Bourdin. C'est pour ça que je vous appelle. J'avais peur de ne pas vous avoir demain. Avec l'influence que vous allez avoir, je pense. Donc voilà, moi, je tenais à vous remercier de tout ce que vous avez fait. Moi, ça fait dix ans que je suis à votre écoute. Pour moi, vous êtes le premier chef d'orchestre. Vous avez vos musiciens qui sont excellents.
Le chef d'orchestre sans bon musicien, il n'est rien du tout.
Tout à fait. C'est pour ça que je me permets de vous comparer à un chef d'orchestre. Vous avez de très bons musiciens. Et voilà, le chef d'orchestre s'en va.
Mais les musiciens restent. Tout à fait. Merci beaucoup, Frédéric. Merci, vous êtes éboueur à Marseille. Tout à fait. Et bon courage dans tous les cas. Parce que ça n'a pas été facile.
Merci beaucoup, M. Bourdin. Et vous aussi, je vous souhaite le meilleur pour vous. Merci. Et merci beaucoup, merci beaucoup.
Merci, Frédéric. Allez, il est quelle heure ? Il est 6h13. Si nous parlions du coronavirus, tiens, pourquoi ? Eh bien, parce que le conseil scientifique met en garde contre le relâchement des Français. Alors que démarrent les vacances du mois de juillet. On est déjà le 9. Enfin, les consignes sanitaires ne sont pas toutes appliquées par les vacanciers. Le masque, pourtant vivement conseillé, semble avoir disparu. Les distances physiques sont de moins en moins respectées, notamment sur les plages. Ou par endroits, c'est même serviettes contre serviettes. Reportage à Cassis, dans les Bouches-du-Rhône, près de Marseille. Les plages sont prises d'assaut au détriment des gestes barrières.
Le reportage est de Romain Poiseau. Les serviettes collées les unes aux autres. Un petit verre dans un bar noir de monde face à la mer. Le confinement, c'est du passé. Émilie et son fils, venus de Lyon, profitent tout simplement.
C'est agréable, on est bien. L'eau est claire, elle est un peu froide, mais on est bien.
Et peu importe s'il y a du monde.
Ça ne nous angoisse pas. C'est sûr que c'est surprenant de voir autant de monde. Maintenant, je pense qu'il faut vivre à nouveau. Il ne faut pas non plus se laisser submerger par cette angoisse-là.
Le Monde, la promiscuité. Charlotte, habitante de Bordeaux, elle, ne s'y attendait pas en venant à Cassie.
J'avoue que je suis un petit peu gênée parce que, personnellement, je ne vais pas aller m'arrasser sur une plage avec des serviettes à côté de moi pendant 5 heures ou 4 heures, peu importe le temps. En fait, je me dis qu'on a oublié, qu'on a été confinés, on a oublié qu'il y a eu des morts. Je pense que le Covid, ce n'est pas fini. On en entendra encore parler.
La deuxième vague menace bien réelle pour le professeur Eric Combe, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. C'est-à-dire, selon lui, si les Français doivent faire attention à la plage cet été, ils doivent être encore plus attentifs dans les espaces clos. Je suis plus inquiet de ce qui se passe dans les lieux clos que dans les lieux ouverts, comme des plages.
Je suis beaucoup plus gêné, par exemple, par les passations de pouvoir qu'il y a eu dans les ministères, ou par la soirée électorale où on a vu accolades, serments de main, embrassades, etc., que par les Français. Trop proches les uns des autres, c'est certain, mais dans des lieux ouverts, où, à mon avis, le risque est quand même beaucoup plus faible qu'à l'intérieur.
Si les gestes barrières ne sont pas respectés, il estime que l'épidémie reprendra de plein fouet avant la fin de l'été. Il est 6h15, là, vous réagissez, j'en suis certain. Le tabac, les gestes barrières, effectivement, le coronavirus. Tout à l'heure, à 8h10, ne ratez pas mon invité, qui sera le professeur Lila Boisdemain, vous le savez, réanimatrice. Elle parle peu à l'hôpital Bichat à Paris, mais surtout membre du conseil scientifique. À 8h10, sur RMC, c'est là que ça se passe. Il est 6h16, à tout de suite.
RMC, 6h09, Baudin Direct.
Il est 6h19, Clarisse est à la Calambrie, c'est dans le Val-de-Marne. Bonjour, Clarisse.
Bonjour, Jean-Jacques.
Merci d'être avec nous ce matin, Clarisse. Ça me fait plaisir. Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
Comme tous les matins, je suis avec vous,
comme tous les matins depuis un peu plus de 16 ans maintenant. Oui. Parce que je peux dater très exactement le jour où j'ai entendu votre voix pour la première fois. Je préparais mon mariage avec mon chéri.
Et on n'était pas chez nous. On cherchait une station et on tente sur vous. Et là, on se dit, mais qu'est-ce qu'ils racontent ? Mais ce n'est pas vrai.
Enfin, bon, on était complètement outrés par vos propos. Parce que du coup, on ne vous a plus jamais quittés. Voilà, vous rythmez le matin. Je n'arrive pas à imaginer qu'à la rentrée, vous ne rythmerez plus mes matins. Parce que voilà, je vous lève très tôt. Donc, merci à toute l'équipe d'être là de nous faire rire le matin dès 5 heures.
On va remercier Anaïs Castagna, Charles Magnin qui sont là, Quentin Linné qui sont là le matin et Mathieu Rouault qui est en vacances, qui vient d'avoir un bébé, qui est un tout jeune papa et que je salue d'ailleurs, Mathieu. Et voilà, donc Clarisse, écoutez, voilà, je m'arrête. Un an avant, mais bon, je m'arrête. Bon, je ne vais pas, je ne vais pas, je ne vais pas, moi j'écoute vos témoignages. Vous savez, ce qui m'a guidé tout au long de ma vie professionnelle avec vous dans tous les cas. J'adore la radio, je fais de la télévision, des interviews politiques, tout ce qu'on veut. Bon, c'est comme ça que je suis le plus connu finalement maintenant.
Mais la radio, j'en fais depuis tellement de temps. Et puis, ce qui m'a permis, la radio, ça m'a permis de vous rencontrer, et de rencontrer les auditrices et les auditeurs. Voilà. Oui, parce que c'est vraiment un média
qui est tout le temps avec nous en fait. Mais exactement. Il est avec nous dans la salle de bain, il est avec nous dans la voiture, il est avec nous dans le train.
Je le dis toujours, on est en train, et surtout que la radio ne perde pas cette proximité parce que sinon elle est morte. Je vous le dis, la radio, si la radio veut copier la télé, je ne sais pas trop quoi, les réseaux sociaux, tout, elle est morte. La force de la radio, c'est la proximité. C'est l'intimité. C'est, je dis toujours, je suis assis à côté du siège du conducteur, je suis dans la salle de bain, je suis dans la cuisine, je suis, non mais c'est vrai.
C'est exactement ce que je ressens.
C'est vraiment une grande proximité, et on a l'impression que c'est partie de la famille. Je me rappelle quand on a entendu Louis parler à l'antenne, vous avez eu des peines aussi, qu'on a partagé, on a eu une petite pensée. C'est vrai qu'on fait comme une grande famille, comme une grande communauté en tout cas.
C'est vrai. Bon. Merci, Clarisse.
Merci à vous.
Je vous embrasse et embrassez votre chéri. N'y manquez pas. N'y manquez pas. D'accord, merci beaucoup. Allez, merci Clarisse. Beaucoup d'autres témoignages. Aujourd'hui, demain, il y en aura beaucoup, parce que j'y tenais. J'y tenais pour vous rendre hommage. On se rend hommage mutuellement. Au signe, Claude et Nathalie sont là. Tous les matins, on a Charles Magnin qui nous raconte des histoires, qui nous propose des images. Ce matin, Charles, direction l'Assemblée nationale.
Ça faisait longtemps.
Alors hier, c'était le baptême du feu pour le gouvernement Castex à l'Assemblée. Une première séance de questions au gouvernement. On a pu découvrir les différents styles des nouveaux ministres, à commencer par celui du Premier ministre, Jean Castex, qui a répondu aux premières questions à l'Assemblée et qui a tendance, qui a tendance à tout répéter, à tout répéter. Merci, merci, monsieur le Président. Sachez, sachez, madame la députée, madame la députée, avec les valeurs qui sont les miennes, avec les valeurs qui sont les miennes, j'ai l'honneur, j'ai l'honneur de diriger ce gouvernement. Nous allons engager un plan de relance ambitieux. Nous allons engager un plan de relance ambitieux.
Ça rappelle peut-être des souvenirs de dictée à l'école primaire,
à certains, on attend à la fin des phrases qui disent point, virgule, etc.
Mais oui, ils répètent tout deux fois.
Le ministre le plus attendu hier était le nouveau garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, qui a eu droit à l'une des grandes traditions de l'hémicycle, le brouhaha, le chahut, les cris de l'opposition, alors qu'il tentait de s'exprimer.
Non, je vous en prie, c'est déjà compliqué pour moi, c'est une première. Mais, monsieur le député, j'ai un sens aigu du contradictoire et du respect de la parole de l'autre. J'aimerais que vous me laissiez au moins m'exprimer. On ne juge pas des hommes sur des a priori, me semble-t-il. Vous me jugerez sur ce que j'ai fait quand je l'aurai fait. Je vais vous dire quelque chose. Quand on est au café du commerce, on ne s'exprime pas comme quand on est avocat. Quand on est avocat, on ne s'exprime pas comme quand on est ministre. Ça, c'est pour la forme. Moi, au café du commerce, je ne porte pas de cravate. À l'Assemblée, j'en mets une. Voilà. Est-ce qu'on décompte les interruptions ?
Non, on ne décompte pas. Ah, ben voilà. On souffre en silence. Richard Ferrand, il y a de l'humour. Oui, il a du bruit.
On souffre en silence, dit Richard Ferrand, quand il y a du bruit. C'est comme ça. C'est le président qui a l'habitude de ramener le calme dans l'Assemblée. Sinon, il y a désormais une autre technique pour tenter de faire un peu baisser les décibels. Celle du ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a rappelé les consignes sanitaires aux députés un peu trop agités. Messieurs les députés, je vous demanderai un minima de remettre votre masque quand vous criez. Pensez à votre groupe. Ne crierez pas un cluster dans l'Assemblée nationale. Montrez l'exemple. Montrez l'exemple, dit Olivier Véran.
Ne postillonnez pas sur vos collègues quand vous criez. C'est une autre technique. Olivier Véran qui sera mon invité demain matin, je vous le signale. Eh ben, c'est à noter. Et puis place ensuite, hier après-midi, aux questions des sénateurs.
Et oui, il y avait aussi une séance au Sénat. Et là, c'est le nouveau ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui s'est fait remarquer en répondant à la question d'une sénatrice sur l'islam politique.
Il me semble que vos propos sont un petit peu caricaturales tout en étant très fermes. Caricaturaux. Je vois que vous suivez. Madame, mon grand-père, priez Allah et portez l'uniforme de la République. Il m'a semblé que bien des irailleurs algériens et bien des supplétifs ont par ailleurs, tout en priant pour leur religion, défendu les valeurs de la République. Alors oui, oui à la liberté et le culte, non à la caricature, non à l'islamisme politique.
Vous verrez, madame, que je suis très fier de l'assimilation française. Mon premier prénom est Gérald, mon deuxième prénom est Moussa, et grâce au président de la République, et grâce à ceux qui m'ont accompagné, je suis très fier d'être ministre de la République.
Gérald Moussa Darmanin, il est très fier à l'Assemblée. Il est 6h26, ça chauffe à l'Assemblée, ça promet. Ça promet. Claude est à Narbonne, un Narbonné avec nous. Bonjour Claude. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour mon cher Claude. Narbonne, jolie ville de rugby. Narbonne. Claude. Oui, tout à fait. Qu'est-ce que vous vouliez dire ? Moi je voulais dire d'abord, Jean-Jacques, nous avons un point commun tous les deux, vous ne le savez pas. Non. Lequel ? Nous avons tous les deux, épousé une jolie femme. Ah bah merci Claude. Vous savez où je l'ai rencontré moi ? Non. Sur RMC. Ah bah écoutez. Non mais c'est vrai, c'est vrai en plus, je l'ai rencontré en interviewant.
Eh bah c'est très bien, c'est une nouvelle histoire. 2004. 2004. Moi je suis marié depuis 46 ans avec une très jolie femme. Moi, ça fait pas 46 ans. Je voulais vous parler d'autres gens, ça fait, moi j'ai découvert RMC dans mon lit, ça devait avoir 12 ou 13 ans. Ah bon ? J'ai écouté la radio la nuit, ce qui m'a fait découvrir des musiques extraordinaires. Mais j'étais pas là, rassurez-moi. Non, non. Moi je vous connaissais pas, je ne vous ai connu que quand vous êtes arrivé à RMC. Parce que pour moi, RMC, c'était Bernard Penler, Jean-Robert Cherfis. Ah bah oui, Bernard Penler qui n'est plus là, malheureusement, que j'ai bien connu. Grand journaliste sportif.
Tout à fait, Jean-Robert Cherfis qui était peut-être la plus belle voix de la radio. Ah belle voix, superbe voix. Et je vous ai découvert, vous, quand vous êtes arrivé, et puis pendant longtemps, je l'ai travaillé à Toulouse, vous faisiez le trajet avec moi dans la voiture et vous étiez, comme vous dites, mon passager. Oui. Et là, vous êtes avec nous dans notre lit tous les matins en partie de la radio en partie de secteur. Oui, c'est génial. Et puis, vous êtes avec nous. Vous savez, on a repris, quand on a repris RMC, RMC, c'était même plus dans les viseurs de toutes les mesures d'audience. Et RMC n'existait pratiquement plus. On l'a repris, on a tout remonté.
Moi, quand j'ai pris l'antenne, je m'en souviendrai toute ma vie à Monaco. On était, ça n'existait plus. Puis, on a tout remonté, on a tout construit. On a créé BFM TV. On a créé RMC Découverte. Enfin, bon, on a tout fait marcher. Et puis, voilà, comment ça se passe après. Il est 6h28, Claude. Et voilà, c'est bien. Qui c'est qui va vous remplacer ? C'est Apolline de Malherbe qui sera à ma place. J'allais vous poser la question, ce sera un très bon remplacement. Je pense que c'est un plaisir de l'écouter à vous quand vous n'êtes pas là. Au moins, tant mieux. Apolline atteint votre niveau. Merci de nous avoir passé ces grands moments. J'allais plus profiter de votre repère. Merci, Claude.
Ne vous inquiétez pas, je serai souvent dans... Je serai là, parce que je vais... Attention, 8h30 jusqu'à la présidentielle 2022, je serai là. Parce qu'il y a des interviews politiques à réaliser. Croyez-moi, je serai là. Mais je serai aussi un peu, petit peu plus souvent, peut-être, dans mes Cévennes. Pas très loin de vous, finalement. Non,
pas très loin. Si vous passez par l'arbonne, on aura le plaisir de vous rencontrer et de le voir un coup.
Merci beaucoup. Merci, Claude. Merci à vous, Jean. Merci, Claude, au plaisir. Je vais prendre aussi Nathalie aussi tout à l'heure. Mais en attendant, c'est l'heure de la machine de KP3216 à touche 5 avec vous, Quentin Vinay. Et le bon matin par SMS au 73216. A tout de suite, Anaïs Castagnac, on nous fait. Et on va partir en boîte de nuit.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Charmania est très gênée de cette musique. C'est pas trop son style. Ah bon ? Mais on ira en boîte parce que ça coince toujours. Ça nous manque, les boîtes de nuit. On sait toujours pas quand ça va rouvrir. Et Thierry Fontaine, le président de la branche nuit
de l'UMI, sera votre invité, Jean-Jacques, à 6h40.
Il est 6h30. Merci d'être avec nous. Julien Coudreau. Pourquoi Julien ? Mais je sais pas. J'étais en train de lire une dépêche et j'avais complètement oublié que c'était l'heure du journal. Julien Coudreau est là pour les dernières informations. Julien, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Les grands moyens déployés en Mayenne où le nombre de cas de coronavirus a été multiplié par 4 en 2 semaines. Les autorités lancent une opération de dépistage massif de l'ensemble des habitants du département. Il n'y aura pas de Center Parcs à Roibon. Le groupe renonce à son projet de village vacances en Isère 13 ans après le lancement du projet très contesté.
Et puis c'est devenu la drogue à la mode chez les ados. L'agence de sécurité sanitaire s'alarme de l'augmentation du nombre d'intoxications au gaz hilarant. Le nombre de cas de coronavirus y est 4 fois plus important qu'il y a 15 jours. Inquiétude en Mayenne où 6 foyers de contamination ont été identifiés ces dernières semaines. Nous en parlions hier matin sur RMC. les autorités n'ont pas tardé à réagir. Thomas Chupin une vaste opération de dépistage de la population sera lancée à partir de la semaine prochaine. Et cette campagne à l'échelle départementale est une première en France.
Cela existe à l'échelle de la ville comme à Rouen ou dans plusieurs communes d'Ile-de-France mais là c'est toute la Mayenne qui est visée explique Thomas Bouvier de l'assurance maladie sur place. L'action est assez simple. Nous invitons par le biais d'un courrier ou d'un mail à participer à un dépistage. C'est une démarche volontaire. Ce courrier ou ce mail vaut prescription. L'ambition est donc de tester les 300 000 habitants de la Mayenne excepté les enfants de moins de 10 ans mais ça se fera par étapes. Il ne s'agit pas d'envoyer autant de courriers qu'il y a de personnes en Mayenne comme ça tout de go. Donc on va faire ça progressivement.
On va cibler en priorité dès la semaine prochaine de Laval et donc de la commune attenante de l'huisserie. Ça fait un volume quand même de 60 000 personnes. Une campagne qui pourra se terminer vers la fin de l'été. D'ici là, les drives qui permettent de tester rapidement vont être développés et le préfet Jean-François Tréfel envisage aussi quelques restrictions. Sur le 14 juillet, la recommandation qui est faite à chacun des élus c'est d'éviter soit des manifestations civiques soit des manifestations festives c'est-à-dire des fêtes artifices. La situation en Mayenne ne le permet pas.
Pour l'instant, pas d'arrêter d'interdiction mais si c'est nécessaire, le préfet explique qu'il n'hésitera pas. Et ce matin, le président du conseil scientifique s'inquiète de l'abandon des gestes barrières en particulier chez les jeunes. Le risque d'une reprise de l'épidémie avant la fin de l'été reste possible. Mette en garde Jean-François Delfraissy. Une cartouche de cigarette seulement contre 4 auparavant. Les députés votent en faveur d'une réduction de certains achats de tabac autorisés dans les pays voisins avant de les ramener en France. Le gouvernement met en avant un objectif de santé publique, de soutien aux buralistes mais aussi de lutte contre la contrebande de tabac.
Il promet d'être le ministre du quotidien des policiers. Opération déminage pour Gérald Darmanin au petit soin pour tenter de renouer le dialogue avec une profession plutôt remontée contre son prédécesseur. Le nouveau ministre de l'Intérieur recevait hier les différents syndicats de police. Place Beauvau, première rencontre qui a semble-t-il rassuré les forces de l'ordre. Gladys Laffitte avec Pierrick Bonneau. Une prise de contact avec Gérald Darmanin qui rappelle quelques souvenirs à Patrice Ribéraud, secrétaire générale de Synergie Officier. Il est plutôt franc.
On sent qu'il y a une inspiration sarkozyste et pour nous c'est plutôt une qualité parce que c'est des gens qui ont apporté beaucoup à la police nationale. Le nouveau ministre évite les sujets qui fâchent. Pas un mot sur les violences policières mais une promesse de moyens pour les commissariats. Thierry Clair est délégué une sa police. Il s'est engagé en tout cas à tenter de dégager des moyens justement pour le quotidien des policiers. problèmes de véhicules problèmes d'équipement problèmes de locaux enfin tous ces problèmes qui pourrissent la vie des collègues quotidiennement et sur lesquels en fait il souhaiterait avoir des réponses rapides.
Du positif certes mais Yves Lefebvre préfère rester prudent. Il est secrétaire général d'unité SGP-Policefo. Le discours est intéressant le discours est encourageant mais comme je lui dis aujourd'hui on est d'accord aujourd'hui mais peut-être que demain ou après-demain on ne le sera pas. Au-delà des mots d'amour maintenant on veut des actes d'amour. Pour les convaincre le ministre de l'Intérieur recevra à nouveau les syndicats de policiers un par un cette fois d'ici deux semaines. Gérald Darmanin qui annonce sa démission du conseil régional des Hauts-de-France et précise qu'il fera connaître prochainement sa décision sur son mandat de maire de Tourcoing.
Il avait été élu dès le premier tour au mois de mars dernier. Le projet avait été lancé il y a 13 ans maintenant. Il ne verra finalement pas le jour. Le groupe Pierre et Vacances annonce qu'il abandonne son projet de Center Parcs à Roibon en Isère. Un projet bloqué par de multiples recours depuis son lancement Anne-Sophie Balbir.
Et ce n'est pas de gaieté de cœur que le groupe abandonne à réagir le président de Pierre et Vacances hier soir. Mais c'était devenu une impasse entre les problèmes d'autorisation pour les permis de construire pour le défrichement et l'occupation du site
par des zadistes depuis 2014. Le projet d'un montant de 390 millions d'euros prévoyait la construction de mille cottages dans la forêt de Chambarran, des commerces et des restaurants. Tout ça autour d'un espace aquatique sous forme de bulles transparentes maintenues à 29 degrés avec piscines, tobogans et jacuzzi. Pierre et Vacances ne chiffrent pas le manque à gagner mais insistent s'il n'y aura pas de conséquences sur la trésorerie du groupe. Anne-Sophie Balbir. Merci Anne-Sophie. Son nom scientifique c'est le protoxyde d'azote. Il est notamment utilisé en cuisine dans les siphons à chantilly. Mais les adolescents l'inalent pour ses propriétés euphorisantes.
Bon marché, très facile à trouver. La substance est devenue une drogue à la mode. L'agence de sécurité sanitaire s'alarme de l'augmentation du nombre d'intoxications des jeunes liés au gaz hilarant et appelle à réglementer son accès. Margot Bédé a rencontré une mère de famille qui en a fait son combat.
Le gaz hilarant était indissociable de ses soirées. Johan est décédé il y a deux ans d'un arrêt cardiaque à l'âge de 19 ans. Pour sa mère Nadine, le protoxyde d'azote est à l'origine de sa mort.
Je suis plutôt en colère parce que bon, c'est facile d'accès. Les jeunes vont dans les commerces on s'en achetait pour 50 centimes la capsule. Gazilarant, je trouve que ce nom devrait disparaître. C'est une incitation. Quand vous découvrez que votre fils est décédé à cause de ça, c'est pas drôle du tout. Sur les 66 cas d'intoxication enregistrés
par les centres antipoison entre 2017 et 2019, plus de 70% des personnes ont souffert de symptômes neurologiques et neuromusculaires. Pour Cécilia Solal, toxicologue à l'ANSES et coordinatrice du rapport, il y a urgence à communiquer davantage. On préconise effectivement de viser d'abord le milieu scolaire, étudiant, universitaire. On voudrait aussi sensibiliser les professionnels de santé. Et un autre point aussi important, c'est par le biais des associations qui déjà interviennent dans les milieux festifs pour avertir des risques liés à la consommation de protoxyde d'azote.
Les données pour ce début d'année 2020 ne sont pas encore connues mais cette toxicologue craint une hausse de la consommation à cause du confinement.
Un mot de sport pour terminer ce journal. Fernando Alonso est de retour chez Renault, l'écurie avec laquelle l'Espagnol a glané deux titres de champion du monde de Formule 1. C'était en 2005 et 2006. Les courses et le quintet sur l'hippodrome de Paris-Lonchamps aujourd'hui.
Et c'est à 13h50 aujourd'hui, pronostic de la Dream Team des courses RMC, favorite numéro 9, Bagel Outsider numéro 10, Biladieu.
Bien, bravo. Il est 6h37, bravo Anaïs, 6h37. Allez, on retrouve Julien Coudreau tout à l'heure à la demi, à 7h30 et je retrouve tout de suite Ossine qui est à Orly dans le Val-de-Marne. Bonjour Ossine. Bonjour Jean-Jacques. Ça va à moi cher Ossine ? Oui, ça va très bien. Bon, bon, bon. Qu'est-ce que vous vouliez nous dire Ossine ? Moi, je voulais juste vous remercier avec toutes les années. Merci Ossine. Ça fait des années, ça fait des années qu'on vous suit. Moi, j'ai grandi un peu près avec vous. Oui.
Donc, vous avez versé mon enfance dans, disons, ma jeune vie d'adulte. J'ai 40 ans.
Oui, oui, oui. Pas votre enfance, mais voilà. Vous nous avez découvert comment Ossine ?
Tout au hasard. Tout au hasard. Le matin, j'étais avec mon ancien patron qui nous écoutait.
Ça faisait peut-être 5-6 mois qu'ils m'ont parlé. Ils disaient, voilà, il y avait un homme qui avait de la voix qui était franc, et comme lui, c'était quelqu'un aussi de France et qui a un vieux monsieur, voilà, il m'a baigné dedans. Bon. Depuis, j'arrête pas de vous écouter. Bon. Ça va être dommage. Dommage, franchement, c'est... On est un peu déçu. Je sais, moi aussi, je trouve ça dommage, mais bon. Voilà, Ossine. Merci beaucoup, Ossine. Merci. Merci à vous. Au revoir, Ossine, et merci, merci pour vos appels. Merci. Nathalie et ta ville urbaine. Bonjour, Nathalie.
Oui, bonjour.
Bonjour, ma chère Nathalie.
Ah là là, je suis trop émue et trop contente de vous parler. Vous pouvez pas imaginer.
C'est vrai, Nathalie.
Oui, oui, vraiment. Qu'est-ce que je suis triste. Je sais pas. Alors, moi, je vous ai découvertes il y a très longtemps, en 2002. Oui. Je vous écoute tous les matins. Et vraiment tous les matins. Je suis passée sur la télé il y a de près, trois... Enfin, depuis que vous l'avez faite.
Depuis que je fais la télé, RMC Découverte, oui.
Voilà, le matin, je me lève. Voilà. Et puis, pour la petite blague, comme je suis célibataire, je dis à mes collègues, le seul homme qui rentre chez moi, c'est Jean-Jacques Bourdin
qui vous lève avec moi. Nathalie, je suis flattée. Je suis flattée. Et honorée.
Vraiment, vraiment, vraiment. C'est vraiment de la tristesse que j'ai. Et voilà. Et je sais que quand je vous entends pas le matin, que c'est quelqu'un d'autre qui vous remplace, même s'ils font ça avec brillo, et bien, c'est pas la même chose.
C'est vraiment... C'est normal. Chacun son style, hein, Nathalie ?
Oui, oui, oui, bien sûr. Chacun son style.
Bon, Nathalie, ça me touche vraiment. Merci d'être là. Beaucoup vont dire qu'est-ce que c'est que ça, tous ces témoignages. Ces témoignages, je le dis. Bon, c'est vrai que j'arrête demain. J'arrête demain, mais pourquoi ? Parce que c'est ce lien étroit que je partage avec les auditrices et les auditeurs que je tenais à souligner. Et c'était un hommage que je voulais vous rendre parce que vous nous avez accompagnés tout au long de ces années, toutes et tous. Donc voilà, c'était un hommage qu'on se rend mutuellement.
Tout à fait. C'est un plaisir, voilà. Merci beaucoup, Nathalie. Merci. Voilà, merci, puis bonne continuation.
Je vous embrasse, Nathalie. Au revoir. Merci, au revoir, Nathalie. Il est 6h40, 7h moins 20, vous êtes sur RMC. La radio, c'est la chaîne 24, la télé, c'est la chaîne 24, RMC Découverte. Évidemment, à tout de suite.
RMC, 6h-9h, un homme en colère
et je le comprends parce que ça fait des semaines et des semaines que les patrons de discothèques se battent pour se faire entendre. Or, personne, mais alors personne ne les écoute. Demain, je recevrai Olivier Véran, le ministre de la Santé. Il faut, il faut que le gouvernement prenne des décisions à propos des discothèques qui sont menacées de pure et simple disparition. Thierry Fontaine, bonjour. Bonjour, Jean-Jacques Bordat. Vous êtes président de la branche nuit de l'UMI, l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie, Thierry Fontaine. Tout à fait. Où est-ce que vous en êtes ? Parce que la dernière fois qu'on s'est eus, il y avait, semble-t-il, une véritable avancée.
Mais plus rien depuis, Thierry Fontaine ?
Écoutez, c'est dur à dire, ça fait mal, mais je crois qu'on s'est fait rouler dans la farine.
Vraiment rouler dans la farine. Les services du ministre, comme l'a dit M. le ministre Véran, nous ont bien reçu la semaine dernière. On a travaillé avec eux sur un protocole d'arrache-pied. On a négocié point par point. On est tombé sur un accord. Le jeudi.
Le vendredi, on annonçait le remaniement. Et depuis, plus rien. Quand on appelle les numéros, les messagers nous disent que les postes ont changé et on n'a plus d'interlocuteurs. Plus rien. On s'est fait berner.
Demain, je reçois Olivier Véran. Je vous jure, je vous promets, je vais lui demander de s'engager auprès de vous. Parce qu'il n'est pas normal, il n'est franchement pas normal qu'il n'y ait qu'un seul secteur qui soit condamné au silence, condamné à la fermeture, condamné à la disparition, un seul secteur, celui de la nuit. Surtout, Jean-Jacques Bourdin, que ce qu'on a négocié avec la santé, c'était ambitieux. On a fait beaucoup d'efforts.
Et surtout, on est tombé sur le fait que nos ouvertures étaient bien plus sécurisantes que ce qui se passait
aujourd'hui partout. J'ai entendu vos reportages juste avant sur le protoxyde d'azote. Mais justement, le protoxyde d'azote, dans toutes les soirées privées qui se passent aujourd'hui, vous vous rendez compte qu'il y a des dealers aujourd'hui qui louent des Airbnb et qui organisent des fêtes privées avec des gamins qui sont laissés à eux-mêmes. Il n'y a pas de service de sécurité. Il n'y a pas de geste barrière. Il n'y a pas de géoalcoolique. Il n'y a pas de masque. Il y a de l'alcool à volonté.
Il y a des drogues qui circulent, du protoxyde d'azote. On est en train de détruire cette jeunesse, sans contrôle, sans rien. Alors que nous, on avait en effet identifié avec le conseil scientifique le problème d'une boîte de nuit qui était la piste de danse. On l'avait supprimée. On ne demande juste à travailler. On ne demande pas à dégrader des conditions sanitaires. On veut que le ministre nous écoute. Vous vous rendez compte
que nos entreprises vont couler uniquement parce que le ministre de la Santé a la flemme de lire le protocole qui a été fait et validé avec ses équipes. C'est ses équipes qui sont arrivées avec nous
à le consensus. Et aujourd'hui, le ministre de la Santé fait machine arrière, nous parle de la Suisse. Mais la Suisse, c'est un super exemple pour nous. La Suisse, en effet, il y a une personne infectée qui était dans une discothèque. On a pu identifier les 300 cas contacts et les confiner. Si la même personne s'était trouvée dans une soirée privée avec 300 personnes, aujourd'hui, en effet, politiquement et publiquement, on n'aurait pas confiné ces 300 personnes. Mais en revanche, ces 300 personnes se baladeraient infectées dans la nature et pourraient infecter des centaines et des centaines et des centaines de personnes. Est-ce que c'est ça que le ministre veut ?
Est-ce que c'est cette responsabilité qu'il veut porter ? Parce que si aujourd'hui, les clusters redémarrent, c'est dû à ces fêtes privées. Et ça, il faudra qu'Olivier Véran on porte la responsabilité s'il refuse de nous écouter. Et on ira plus loin. On va bien sûr attaquer le décret en justice. Nos adhérents nous poussent à attaquer le ministre Véran lui-même. On en est bien désolé, ce n'est pas nos méthodes. Mais nous le ferons parce que nous avons une base et nous devons respecter la parole de notre base. Et c'est comme ça.
Malheureusement... Vous allez déposer plainte contre le ministre de la Santé ?
Oui, en cours de justice de la République. Tout à fait.
Oui. En cours de justice de la République. Bien sûr.
Et nos avocats nous ont dit qu'en effet, ça tenait. L'axe d'attaque était complètement réaliste.
Alors, on n'aime pas ces méthodes. Mais quand vous n'avez plus personne en face de vous, quand vous n'avez plus de négociations, vous vous rendez compte ?
Aujourd'hui, on a tous les députés qui sont avec nous. Alors, quand je dis tous, c'est déjà plus de 160. Ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe. Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui, on a 150 volontaires tirés au sort qui pèsent plus dans le choix de la République que 150 députés qui sont représentants du peuple et qui ont été élus par le peuple. Si ces 150 volontaires avaient décidé
d'ouvrir les discothèques, on serait déjà ouverts. Et ça, c'est quand même hallucinant. Thierry Fontaine, je vous promets que demain, je vais l'interpeller. Et j'ai bien reçu vos arguments que j'utiliserai demain. Et je pense que vous pouvez encore le faire fléchir. Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens. Thierry Fontaine, on va essayer d'y arriver.
J'espère. On vous remercie de votre soutien. Vous savez, on a beaucoup de professionnels qui sont dans une détresse. Moi, j'ai des gens
qui aujourd'hui regardent leurs enfants dans les yeux et ne savent pas comment leur dire qu'il n'y a plus d'électricité. Pourquoi il n'y a plus d'électricité ? Qu'ils ne peuvent plus y nourrir. Pourquoi ils ne peuvent plus y nourrir ? Ce n'est pas la crise économique qui va nous tuer. C'est un ministre qui ne veut pas nous entendre. On est prêt. L'argument, on est prêt à les entendre.
Sauf qu'on a travaillé avec ces services et ces services ont valisé, en effet, un protocole en disant OK, là, vous n'êtes pas plus dangereux qu'un autre. C'est même plus sécurisant parce que notre jeunesse arrêtera d'aller se détruire dans des soirées privées. Et ça, c'était important.
Merci Thierry Fontaine.
Merci beaucoup, Jean-Jacques Bourdin.
Merci beaucoup. Merci. Au revoir. Au revoir. Il est 6h48. Ça vous fait réagir. J'en suis absolument certain. Je vais prendre des témoignages. Floriane et Nadia. En attendant, parlons des restaurants en Grande-Bretagne à propos du coronavirus. Quentin Vinet. Et pourquoi les restaurants en Grande-Bretagne ? Parce que là-bas, le Royaume-Uni a peut-être trouvé la solution pour relancer l'économie en payant tout simplement le restaurant aux Anglais. Alors, bien sûr, il y aura une certaine limite, évidemment. Mais effectivement, le gouvernement britannique va régler la moitié de l'addition quand les Anglais iront au restaurant. 10 livres par personne, y compris pour les enfants.
Ça veut dire que pour un repas de 20 livres, une vingtaine d'euros, le gouvernement paiera la moitié, une dizaine de livres. L'offre sera valable du lundi au mercredi et les Anglais devront s'inscrire pour ça sur un site dédié à cette mesure. Une mesure qui est censée protéger quasiment 2,5 millions d'emplois. Le taux de la TVA va également passer de 20 à 5% jusqu'au mois de janvier. Cadeau fiscal de 4,5 milliards de livres, là encore, pour sauver le secteur. Bien, merci Quentin. Ça aussi, c'est très intéressant. Pourquoi ne pas faire la même chose en France ? Bien, il est 6h49.
Je voulais simplement remercier toutes celles et ceux que je fais depuis maintenant plusieurs jours qui sont avec nous le matin. D'ailleurs, à ce propos, mardi matin, c'est-à-dire avant-hier, nous avons réalisé un score exceptionnel sur RMC Découverte, plus de 10% de part d'audience, ce qui est considérable. Troisième chaîne de France. Comme quoi ça marche le matin. Il est quelle heure ? Il est 6h49. Floriane est à Anglais dans les Pyrénées-Atlantiques. Bonjour Floriane.
Oui, bonjour Jean-Jacques. Je suis très, très contente de vous avoir au téléphone. Mais moi, Floriane, vous n'imaginez même pas. Je vous écoute depuis que je suis étudiante. Donc en 2006, j'ai écouté RMC. Donc je vous ai découvert en écoutant RMC le matin. Donc je voulais juste vous remercier et vous dire que vous m'avez accompagnée dans presque tous les moments de ma vie. Donc j'ai révisé mes examens tout le matin en vous écoutant. Je suis allée passer mon premier entretien d'embauche en vous écoutant. J'ai pris mon premier travail en vous écoutant. Et ce matin, je vais être en retard. Ce n'est pas bien grave. Mais je suis méga heureuse de vous avoir au téléphone.
Et je vous dis un grand, grand, grand merci au nom de, je pense, tous les auditeurs qui vous écoutent tous les matins. Je vous remercie pour votre honnêteté. Ça, c'est vraiment important d'avoir des journalistes qui disent ce qu'ils pensent.
Ça ne plaît pas toujours, mais c'est comme ça. Qu'est-ce que vous voulez faire ? C'est comme ça. Il vaut mieux dire les choses.
Je peux vous dire qu'on vous écoute ceci au Cameroun parce que j'ai ma famille au Cameroun et quand je vais en vacances, je vous écoute.
Merci Floriane, vous êtes ingénieure. Vous êtes dans les Pyrénées-Atlantiques. En plus, grâce à vous toutes et à vous tous, on traverse la France de tous les côtés. D'accord.
Je voulais aussi en profiter pour faire un petit clin d'œil aux conducteurs de bus qu'on a perdus à Bayonne. Il est entre la vie et la mort. J'étais à la marche blanche hier matin et hier soir, c'était très émouvant.
Très émouvant.
C'est un bel à sa famille.
Merci beaucoup Floriane. Merci, je vous embrasse.
Merci et bon vent à vous. Merci Floriane. À vous tous les matins la prochaine fois.
Au revoir Floriane. Je prendrai Nadia tout à l'heure. Je n'ai pas le temps parce qu'Anthony Morel est avec nous. Nadia qui est laborantine qui est à Bordeaux qui est avec nous aussi depuis longtemps qui nous écoute ou nous regarde tous les matins. Vous témoignez. Le 32, c'est notre lien, vous le savez. 6h51, oui. On va prendre la route avec Anthony Morel. Comment faire pour éviter une augmentation des accidents à l'occasion des départs en vacances ? Anthony Morel a des solutions comme tous les jours, notamment pour éviter l'endormissement. À tout de suite.
RMC
Les départs en vacances avec Anthony Morel. C'est vrai que nous sommes le 9 juillet. Demain, il y a des départs ou encore. Les Français partent en vacances. D'ailleurs, racontez-nous où vous êtes en vacances. Vous partez, vous allez partir. 3216 rmc.fr. Bien. Anthony, bonjour d'abord. Bonjour, Anthony Morel. Un week-end de départ qui se profile encore un. Attention sur la route. 6 automobilistes sur 10 admettent avoir déjà somnolé au volant. C'est la première cause de mortalité sur autoroute. Alors, la technologie, moi, ça m'est arrivé une ou deux fois. Rarement, très rarement parce que je fais très attention à ça. Mais aujourd'hui, la technologie nous aide quand même.
Dans les voitures modernes, c'est vrai que dès qu'on change notre trajectoire, hop, on est rappelé à l'ordre. On est rappelé à l'ordre. Effectivement, il y a plus en plus d'équipements, même de séries, dans les voitures. Bien sûr. Ça va être des caméras intelligentes qui vont analyser par exemple les clignements des yeux, les micro-mouvements de la tête. Quand on commence à baisser de la tête comme ça, la voiture le comprend et à ce moment-là, elle va nous réveiller, va nous envoyer un signal. Vous avez des accessoires aussi et je pense notamment à un de nos lauréats des trophées PME-RMC. Je ne sais pas si vous vous souvenez d'LCLT.
Ils ont mis au point des lunettes anti-endormissement pour la voiture. C'est super malin. Ça ressemble, franchement, je les ai mises, on ne fait pas la différence avec des lunettes classiques. Elles sont un tout petit peu plus grosses parce que vous avez de l'électronique dans les montures et en fait, vous avez des tout petits capteurs à l'intérieur qui vont analyser. Là encore, vous avez un capteur infrarouge qui analyse les battements des yeux, des paupières, les micro-mouvements de la tête et même le baillement. On va analyser les mouvements que les lunettes vont envoyer. Pas un choc électrique mais une petite vibration pour vous dire que ce n'est peut-être pas le moment de s'endormir.
C'est une des innovations. Il y a aussi des ceintures de sécurité intelligente. Oui, exactement. On va intégrer des bio-capteurs dans les ceintures de sécurité ou dans le siège du conducteur qui vont analyser en temps réel la respiration par exemple du conducteur, son rythme cardiaque. On sait que quand ces indicateurs commencent à baisser, ce n'est pas forcément bon signe. Ce sont des choses qui vont arriver. Il y a même des équipementiers à vous endormir. On va envoyer une bonne odeur de café dans l'habitacle pour vous réveiller. Vous imaginez, vous sentez l'odeur du café, ça veut dire que c'est le moment de se réveiller. Et si le conducteur a bu ? Vous avez des caméras qui vont très loin.
Vous avez des modèles qui sont capables d'analyser même le taux de dilatation des pupilles du conducteur. On est capable de savoir s'il a pris des substances illicites, s'il est en condition de conduire ou pas. À ce moment-là, la voiture va même pouvoir prendre la décision elle-même de ralentir ou d'aller se garer si vous n'êtes plus en condition de conduire. Merci, Anthony. Nadia est avec nous à Bordeaux. Bonjour, Nadia. Oui, bonjour. Merci d'être avec nous.
Vous m'entendez ?
Oui, je vous entends, Nadia. Que vouliez-vous nous dire ce matin ?
Oui, voilà. Parce que comme j'embauche à 7h, je ne peux pas trop rester.
Bien sûr, allez-y vite. Moi aussi, j'embauche à 7h. Les infos embauchent...
Eh bien, je voulais vous dire que vous êtes formidables et puis que je vous ai suivi pendant 20 ans, tous les jours j'allais bosser. Je vous entends. Vos amis à 9h, Dugas au foot, j'écoute KMC.
Bon, ben c'est génial, Nadia. Oui. C'est génial. Oui, oui. Comment est-ce que vous nous avez découvert, Nadia ?
Sur la route. Sur la route ? Sur la rocade. Sur la rocade.
Sur la rocade. Eh bien, dites-moi. Sur la rocade. Voilà. Comme ça, en tournant la radio. Ben, merci, Nadia.
C'est pas facile tous les jours.
Ben, oui, oui, oui. Merci, Nadia.
Moi, je travaille dans un endroit assez craignant. Je suis la Bourontine et c'est pas facile.
Ben, j'imagine, j'imagine.
C'est pas facile.
Nadia.
Bonne continuation.
Bonne journée, je vous embrasse.
Au revoir.
Au revoir, Nadia. Au revoir, Nadia. Allez, nous sommes avec Emmanuel qui est dans les Yvelines. On change de région. Bonjour, Emmanuel. Bonjour, Jean-Jacques. Et bonjour à toute l'équipe. La radio ou la télé le matin, Emmanuel ? La radio, moi. La radio le matin. Vous êtes à Vélizy, Ville à Coublet. Vous savez que vous avez gagné votre machine à café, les capsules qui rentrent avec. Oui, je suis très heureux. Et pour l'anecdote, il faut savoir que je n'aime pas le café. Ah bon, d'accord. Mais d'autres l'aiment, peut-être. Je vais l'offrir à tous mes collègues qui sont formateurs ici avec moi et qui vous boivent beaucoup de café. Eh bien, bravo. Merci, Emmanuel. Merci d'être avec nous.
C'est un bonheur ce matin. Merci à vous et bon vent. Merci beaucoup. Il est 6h59. Jeudi 9 juillet. L'info sur l'ANC. Merci d'être là. C'est heure une. Céline Kalman. Les informations. Céline, bonjour. Bonjour, Jean-Jacques. Bonjour à tous. Le tabac n'est plus tabou aux frontières. Une cartouche de cigarette, pas plus. L'Assemblée a décidé de limiter les achats. Explication de Quentin Vinet dès le début de ce journal. Le projet devait coûter 390 millions d'euros. Déboiser 200 hectares de forêt. Le domaine centre parc à Roi-Bon en Isère n'existera jamais. Pierre et Vacances abandonnent. Et puis, on l'apprend à l'instant.
Projet d'accord sur au moins 180 euros net de salaire en plus pour les soignants. On y revient évidemment dans ce journal. Bienvenue à tous. Si vous fumez et que vous achetez votre tabac dans un pays frontalier pour payer moins cher, et bien sachez que vous ne pourrez bientôt plus vous fournir autant qu'avant. Quentin Vinet, 4 cartouches jusqu'ici et demain, et bien ce sera beaucoup moins. Ce sera une seule. Une seule cartouche de cigarette par personne si vous revenez d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie, de Belgique ou du Luxembourg, où les paquets coûtent parfois deux fois moins cher, 10 euros en France, autour de 5 euros au Luxembourg.
C'est un amendement du gouvernement qui a été voté hier à l'Assemblée dans le cadre du troisième budget de crise. Ce n'est pas encore définitif, mais plusieurs députés se félicitent déjà. Ils disent que ça fera bientôt rentrer plus de taxes dans les caisses de l'État. Alors pourquoi réduire le nombre de cartouches ? Et bien trois raisons sont avancées. La santé d'abord, la lutte contre la contrebande ensuite, et puis le soutien aux buralistes. Des buralistes qui ont vu énormément de monde pendant le confinement, quand les frontières étaient fermées. On n'avait pas le choix, il fallait acheter les cigarettes en France, plus 90% dans le Grand Est entre mars et avril.
Mais ça c'est fini, il y a nettement moins de clients maintenant qu'on peut retourner à l'étranger. Merci Quentin. Une bulle aquatique transparente en plein milieu de la forêt iséroise à Roibon, près de Grenoble. Un millier de logements, des commerces, des restaurants, un projet de 390 millions d'euros, qui finalement ne verra jamais le jour. Pierre et Vacances jettent l'éponge, Anne-Sophie Balbirre, il n'y aura pas de Center Park à cet endroit. Ce n'est pas de gaieté de cœur que le groupe abandonne, a réagi le président de Pierre et Vacances hier soir.
Mais c'était devenu une impasse entre les problèmes d'autorisation pour les permis de construire, pour le défrichement et l'occupation du site par des zadistes depuis 2014. Une première victoire pour les opposants au Center Park, comme Éric Dailly, président de l'association écologique Action.
C'est une excellente nouvelle pour le climat et une bonne nouvelle pour la forêt. C'est un développement intéressant, c'est une grande victoire, mais il y en a d'autres à gagner. La vraie victoire, ce sera quand Pierre et Vacances, finalement, admettra que ces projets, on ne peut plus faire ça.
Le projet d'un montant de 390 millions d'euros prévoyait la construction de mille cottages dans la forêt de Chambaran, des commerces, des restaurants, tout ça autour d'un espace aquatique sous forme de bulles transparentes,
maintenues à 29 degrés avec piscines, toboggans, jacuzzi. Pierre et Vacances ne chiffrent pas le manque à gagner, mais insistent, il n'y aura pas de conséquences sur la trésorerie du groupe. Anne-Sophie Balbirre. Les discussions concernant la revalorisation des salaires pour les soignants se sont achevées à une heure du matin. Et je vous le disais en titre, un projet d'accord sur au moins 180 euros de net de hausse mensuelle a donc été trouvé. Les syndicats réclament 300 euros de plus par mois. Certains voient donc le verre à moitié vide, d'autres à moitié plein. C'est le cas d'Evine Rescanière, elle est secrétaire générale de la CFDT Santé. Pour elle, ce projet d'accord va dans le bon sens.
Des avancées très positives. On se rapproche, on est sur un socle commun de 180 euros pour tous les personnels. Ce n'est pas suffisant pour rattraper les 20 ans de disette que l'on vient de subir au niveau salarial. Pour autant, c'est une somme considérable. 7,5 milliards d'euros, ça ne s'était jamais vu dans la fonction publique hospitalière. Et à ce titre, c'est quand même sans précédent. Et c'est quelque chose qui n'est pas négligeable et qu'il ne faut pas négliger. Et les organisations syndicales en maintenant jusqu'à lundi pour signer ce texte permettent notamment l'application des hausses de salaire.
Dès le mois de septembre, ce sera 90 euros pour commencer. Le chantier de la santé, voici maintenant celui des retraites. Jean Castex veut aller vite. Les partenaires sociaux sont reçus séparément dès ce matin à Matignon à partir de 8h30 et jusqu'à demain soir. En présence de la nouvelle ministre du Travail, Elisabeth Borne. C'est un dossier hautement inflammable, mais au Sénat, Jean Castex assume. Refuser de parler des retraites serait irresponsable. Alors pour déminer le terrain, le Premier ministre va lancer deux chantiers différents. Une priorité, rééquilibrer le système de retraite actuel qui accuse près de 30 milliards d'euros de déficit, en partie à cause de la crise.
Le passage à un système universel par points n'est pas abandonné, mais remis à plus tard. Nous n'avons pas d'autre choix que de sauvegarder notre système de protection sociale. Mais dans ces conditions, pas question de reprendre les négociations pour les syndicats. Ça ne nous semble pas être un timing pertinent. A l'image de Frédéric Seve, secrétaire national de la CFDT. Le sujet retraite est toujours un sujet conflictuel, compliqué. On a autre chose à faire que de se mettre sur la figure dans l'automne qui vient. Le sujet numéro 1, numéro 2, numéro 3, c'est l'emploi. L'opposition promet une guerre sociale au gouvernement de Jean Castex.
Le Premier ministre recevra syndicats et patronats, tous ensemble à Matignon, avant le 20 juillet. Le nouveau ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se rend à Mérignac, en Gironde, pour assister à la cérémonie d'hommage militaire en hommage à Mélanie Lemay, cette gendarme tuée par un chauffard samedi soir près d'Agen, Gérald Darmanin, qui a démissionné du Conseil Régional des Hauts-de-France hier soir. RMC 7h06, l'alerte ce matin du président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. Il ne faut pas s'endormir, dit-il. Le virus est toujours là, attention à ne pas abandonner les gestes barrières.
Le professeur Franck Chauvin, membre lui aussi du Conseil scientifique, en appelle à la responsabilité de chacun pour éviter que l'épidémie ne reparte. On voit bien que les pratiques changent, que bien sûr tout le monde veut vivre, c'est tout à fait normal, mais qu'il faut avoir quand même à l'esprit que le virus circule encore. Ce qui va se passer maintenant, à partir d'aujourd'hui, des jours qui viennent, ça dépend essentiellement de nous. Ça ne dépend pas de l'État, ça ne dépend pas de je ne sais pas qui, ça dépend de nous. Donc soit on joue le jeu et on arrivera à contenir cette épidémie, soit on relâche trop et à ce moment-là, on verra l'épidémie réapparaître.
C'est une certitude maintenant. En Mayenne, le nombre de cas a quadruplé en l'espace de 15 jours. Dans le département, un dépistage massif va être organisé à partir de la semaine prochaine, à commencer par Laval. On y reviendra dans le journal de 8h sur RMC. 100 000 entreprises sont aujourd'hui en tension, avec au moins de 30 jours de trésorerie. C'est le cas des commerces, des services à la personne, mais aussi de l'hôtellerie. Beaucoup d'établissements ont du mal à retrouver un rythme de réservation normal. Des hôteliers ont donc eu l'idée de créer une plateforme, « Sauve ton hôtel », le principe des paiements directs entre hôteliers et clients, sans passer par Booking. Rémi Inc.
Après plus de deux mois et demi de fermeture, Julie Ponto, gérante et propriétaire de l'hôtel Saint-Louis à Brest, n'a toujours pas retrouvé sa clientèle.
Sur le mois de juin, je pense qu'on a fait un tiers du chiffre d'affaires de l'année dernière. On tient bon, mais c'est vrai que ça ne peut pas durer comme ça.
Alors, elle s'est inscrite gratuitement sur la plateforme « Sauve ton hôtel ».
Un bon levier complémentaire à tout ce qu'on a déjà en notre possession, par notre site internet ou par les publicités, etc. Pour aussi prouver aux gens qui réservent qu'on paye toujours moins cher en direct.
Appeler directement l'hôtel sans passer par des sites de réservation. Changer les habitudes des clients, c'est l'objectif de la plateforme « Sauve ton hôtel ». Kevin Mâchefère en est le fondateur. Il y a un vrai sujet de relance économique et le but, c'est quelque part sur cette plateforme
de faire rencontrer une offre et une demande de la manière la plus simple possible. C'est cette approche circuit court de l'hôtellerie, avec des avantages quelque part de reconnaissance que l'hôtelier peut mettre sur la plateforme
que le client ne trouvera pas forcément ailleurs. Des avantages comme des réductions de 5 à 25% sur le prix des chambres, des visites gratuites de la ville, des passes pour les musées ou des cocktails de bienvenue. Dis-moi, challenge, qui est le plus riche en France ? La crise sanitaire redistribue les cartes dans les fortunes de notre pays. Le magazine publie son classement annuel. Le montant, cumulé des 500 plus grandes fortunes, a progressé de 3% en 2020. Martin Bourdin. C'est une barre symbolique qui n'avait jamais été atteinte en France. 100 milliards d'euros. Le montant désormais de la fortune de Bernard Arnault, le patron de LVMH.
Fortune qui a encore augmenté en un an et ce n'est pas un hasard. Le luxe est un secteur qui a bien résisté à la crise sanitaire. D'ailleurs, sur le podium, on retrouve la famille héritière du groupe Hermès, deuxième, et les propriétaires de Chanel, troisième. La cosmétique, le numérique ou encore le secteur de la santé s'en sortent bien. Également, Alain Mérieux, le patron du laboratoire bio Mérieux, a ainsi vu sa fortune augmenter de 54% en un an. Mais dans d'autres secteurs, la crise a fait de gros dégâts dans l'hôtellerie-restauration, notamment Olivier Bertrand, le patron d'enseignes comme Burger King, Hippopotamus ou la brasserie Lip, a vu son patrimoine se réduire de 27% en une année.
Désormais, 207e fortune de France. Il perd 41 places au classement. Oui, et dans ce classement à la 9e place, Patrick Drahi, 12 milliards et demi de fortune, plus 39% par rapport à 2019. J'en parlerai avec Geoffroy Roux-de-Bézieux, le patron du Medef tout à l'heure. Il est 7h10. Allez, parlons des cigarettes. Je reviendrai aussi sur le projet d'accord sur au moins 180 euros mensuels nets pour les soignants hors médecins. L'accord a été trouvé. Hier matin, j'en parlais à Jean Castex. Il était ferme. Il me disait que l'accord serait trouvé. Aujourd'hui, je dis, l'accord est trouvé. Nous y reviendrons en détail, avec notamment Geoffroy Roux-de-Bézieux.
Mais je voudrais appeler Philippe Coye, qui est... Philippe Coye, bonjour. Bonjour. Oui, président de la Confédération des Buralistes Français. Philippe Coye, les députés veulent limiter les achats de cartouches à l'étranger. Hier, le gouvernement a défendu un amendement voté à l'Assemblée nationale. Ce n'est pas encore définitif, parce qu'il va falloir passer par le Sénat et revenir à l'Assemblée. Mais tout de même, tout de même, de quoi s'agit-il ? Eh bien, au lieu, si vous allez acheter vos cigarettes à l'étranger, en Europe notamment, au lieu de pouvoir ramener quatre cartouches, nous ne pourrons ramener qu'une seule cartouche, une cartouche et demie, en Andorre. Votre réaction ?
Elle n'est que positive, et je salue cette initiative portée par le gouvernement et son ministre Olivier Dussot. C'est un travail de longue haleine. Nous avions une vraie inquiétude sur ces importations. Vous le savez, vous le dites souvent sur votre antenne, le marché parallèle est une réalité. Nous ne sommes pas contre la santé publique, nous sommes contre l'injustice. Ce marché parallèle qui s'est installé aux quatre coins du territoire. Et en 2018, Gérald Darmanin, dans ses fonctions, avait déjà, dans le cadre de la loi fraude, instauré un seuil limitatif à quatre cartouches. Malheureusement, Jean-Jacques, nous venons de vivre un épisode compliqué.
La pandémie et la fermeture des frontières nous a donné un enseignement majeur. Les Français ont consommé plus de tabac. Donc, ça prouve bien qu'il y avait une réelle évasion. Nous avions interpellé le gouvernement dès la sortie du confinement pour que ces chiffres soient explorés et que des solutions soient trouvées. Et je me félicite que le travail engagé avec Gérald Darmanin, il y a quelques jours, ait trouvé une continuité dans l'action d'Olivier Dussot, car aujourd'hui, on parle de milliards qui s'enfuient de nos recettes. Oui. Est-ce que ça va vraiment changer quelque chose ? Parce que les contrôles sont rares. Je sais bien que les sanctions ont doublé l'année dernière.
Elles peuvent aller jusqu'à 5 000 euros de sanctions. Mais les contrôles sont rares. Est-ce que ça va changer quelque chose dans le comportement de ceux qui vont acheter leurs cigarettes en contrebande ? Pas en contrebande, à l'étranger. C'est une forme de contrebande. Jean-Jacques, les contrôles ne sont pas rares. Ils sont bien présents. Et notamment, on s'était attaché avec l'administration des douanes que le 15 janvier, juin, quand il y a eu l'ouverture des frontières, les forces de douanes soient présentes. Soit qu'ils nous ont remonté que, bien souvent, le seuil n'était pas forcément dépassé.
Et c'est pour cela que nous avons forcé ces derniers jours à ce que le Parlement et le gouvernement prennent une position ferme. Parce que, d'un côté, il y a la santé publique, il y a les recettes publiques, et il y a un réseau de 24 000 entrepreneurs qui, aujourd'hui, est une victime collatérale de plusieurs années de dogmatisme de politique fiscale. Donc, vous savez que le prix du tabac en France est le plus élevé de l'Europe continentale. C'est un sujet que j'aborderai dans les prochains jours, là aussi avec le gouvernement.
Mais cette mesure qui a été, vous l'avez très bien dit, adoptée en première lecture hier soir, est un signe fort, notamment le 8 juillet, puisque nous sommes au début des grandes vacances, peut-être de mouvements qui vont se passer au niveau des frontières. Et cela est un signe rassurant. On parle de la relance, et pour avoir de la relance et de la croyance dans cette relance, il faut avoir une vision. Je tiens à saluer cette mesure. Bien, merci beaucoup Philippe Coye. Merci, et vous réagissez 3216 à lmc.fr. Allez-y, racontez-nous. Beaucoup de réactions sur le sujet depuis ce matin. Anaïs Castagna, qui regarde les messages, a pu le constater, n'est-ce pas Anaïs ?
On a pas mal de réactions, avec surtout des gens qui nous disent que ça va rien changer du tout. Je vais continuer à aller au Luxembourg, nous dit notamment Michael.
Bien, Stanislas, M. Godon, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes délégué général du syndicat Alliance Police Nationale. Ce n'est pas vous. Les contrôles aux frontières, ce sont les douaniers, pour les cigarettes, la contrebande. Essentiellement, oui. Mais vous travaillez aussi sur la contrebande. Oui, oui. Il y a parfois des services en cas. Mais c'est difficile. Vous n'avez pas le temps de vous occuper de ça, non ? Déjà, on a les frontières dont il faut s'occuper. Et puis, il y a des spécialistes, notamment les douaniers, les douanes volantes, par exemple, qui travaillent beaucoup sur les zones frontalières pour empêcher notamment ces trafics. ces trafics.
Stanislas Godon, les syndicats de policiers ont rencontré le nouveau ministre Gérald Darmanin. Alors, je sais bien qu'on juge un ministre aux actes et non pas à une première rencontre, à ce qu'il dit lors d'une première rencontre. Mais que lui demandez-vous, là, ce matin ? Alors, des actes, oui. Ça, vous l'avez redit. Oui. Il a eu des mots très forts. Protéger, défendre et soutenir les policiers. Oui. En commençant par là, on a déjà fait un premier pas. Maintenant, vous savez qu'on est en plein dans la construction, notamment, du budget 2021. Oui. Budget qu'il connaît par cœur, puisqu'il arrive avec une double casquette.
Et bien, la première des choses qu'il doit faire, c'est aller auprès de Bercy. Et je crois qu'il a un rendez-vous de programmé, notamment, pour défendre le budget de la police nationale, parce qu'il y a urgence, pour notamment mes collègues sur le terrain. Voilà, que voulez-vous dans ce budget ? Alors, je ne sais pas, des augmentations de salaire, du matériel, que voulez-vous ? Alors, de quoi avez-vous besoin ? Alors, dans un premier temps, il faut améliorer absolument les conditions de vie et de travail des policiers.
Vous le savez mieux que personne, il y a des commissariats qui sont dans un état déplorable, notamment pour l'accueil du public, pour notamment le contexte de travail au quotidien des policiers. Je rappelle que les policiers, c'est H24, 365 jours dans l'année. Les véhicules, les véhicules de la police nationale, quand on a encore des véhicules qui ont pratiquement 300 000... Mais, j'ai l'impression, ça s'est amélioré, quand même. Alors, amélioré, non. Non, non, non.
D'ailleurs, il y a un rapport de la Cour des comptes, très, très intéressant, qui dit qu'on n'arrive pas à rajeunir le parc automobile dans la police nationale, puisqu'il faut à peu près 4 000 véhicules par an pour un renouvellement, je dirais, digne de ce nom. Et actuellement, on est plutôt à 2 500. D'ailleurs, c'est en baisse depuis deux ans. Juste comme ça, au passage. Les voitures électriques, la police est obligée de rouler en voiture électrique. On est encore aux voitures électriques. Mais je ne sais pas, non, je dis ça comme ça. Il faut, en tout cas, des voitures qui soient adaptées, notamment au travail au quotidien. On se rappelle, il y a eu un épisode assez ubuesque.
On avait eu des voitures, et elles ne pouvaient pas soutenir, notamment, tout le matériel d'équipement qui était dans les coffres. Vous voyez, ça, ça fait partie des choses absolument incohérentes qui ont été faites les années précédentes. Donc, ça, ce sont les premiers points, des conditions de vie et de travail améliorées des policiers. Sur l'appartient des militaires, il faudra penser, évidemment, à nos collègues limiteux, qui sont toujours à 97 centimes d'indemnité par heure la nuit. Ça, c'est inadmissible. C'est absolument, je dirais, inadmissible par rapport au travail, à l'engagement et au risque aussi qu'ils prennent.
Parce que la nuit, vous ne travaillez pas comme le jour, même s'il y a des risques pour tous les policiers. Je rappelle d'ailleurs 18 policiers blessés par jour. C'est ça, le chiffre d'aujourd'hui sur la réalité de la violence à l'encontre des policiers. Et puis, enfin, dernier élément, et là, il va falloir que le ministre de l'Intérieur travaille en combinaison avec le nouveau garde des Sceaux, c'est la réponse pénale, la chaîne pénale. Parce qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas quand même dans ce pays.
Et je me rappelle, j'étais sur votre plateau il y a quelques temps et je vous avais dit que nous n'avons pas les retours, par exemple, des outrages, des agressions envers les policiers. Nous ne savons pas comment est-ce que ces individus que l'on interpelle et qui sont mis à disposition de la justice sont condamnés. Parfois, d'ailleurs, ils ne le sont pas. Oui, ils ne le sont pas. Et ça, ce sera le travail du garde des Sceaux. Mais je crois qu'il est assez sensibilisé à ces questions-là. Lui qui est un avocat, on connaît ces questions-là. Stanislas Godon, le ministre de l'Intérieur est accusé. Une plainte a été déposée contre lui. Est-ce que ça change quelque chose pour vous ?
Parce que je n'imagine pas des policiers l'interrogeant. Franchement. Vous l'imaginez ? On ne va pas commencer. Vous savez qu'on a toujours eu le discours de dire qu'il n'y a pas de présomption de culpabilité, il y a une présomption d'innocence. Oui, ça, je suis totalement d'accord. Donc, on va mettre ça de côté. J'ose espérer qu'avant de prendre le portefeuille ministériel, des choses ont été quand même calées et qu'il y a eu des renseignements qui ont été pris. Maintenant, nous, ce n'est pas notre sujet. Nous, syndicalisme policier, qu'est-ce qu'on attend du ministre ? C'est qu'il nous soutienne et qu'il nous donne les moyens de travailler. J'ai une autre question, Stanislas Godon.
Il ne s'agit pas non plus de demander au ministre de l'Intérieur, nouveau ministre, d'absoudre les policiers lorsqu'ils commettent des fautes. Mais ça, ça n'a jamais été le cas. Les policiers n'ont jamais été absous. Lorsqu'ils commettent des fautes, ils sont sanctionnés. Parfois, ils font trois sanctions. Je vous le redis. Les sanctions judiciaires, les sanctions administratives et puis les sanctions sur la carrière, il ne faut pas l'oublier parce que quand vous êtes sanctionné au sein de la police nationale, c'est très compliqué d'avoir des promotions à l'avancement, d'intégrer parfois des services un peu spécialisés aussi. Est-ce qu'il faut réformer l'IGPN ou pas ?
Franchement, je l'ai rendu plus indépendante ou pas. J'entends ça dans la bouche de l'opposition bien souvent. Oui, mais parce qu'en fait, ils ne savent pas comment travailler l'IGPN. D'abord, je vais rappeler quelque chose. Quand on nous a expliqué que les policiers, dans le cadre d'affaires judiciaires notamment, où on essaye de faire la manifestation de la vérité lorsqu'il y a des manquements supposés, les policiers ne travaillent pas sous la coupe du ministère de l'Intérieur. Les policiers travaillent sous la coupe d'un magistrat parce qu'ils sont sous le coup d'une information judiciaire parfois et ils travaillent sous l'autorité notamment du parquet.
Donc, il n'y a pas, je dirais, de couvercle qui est mis sur des fautes, notamment des fonctionnaires de police. Merci Stanislas Godon d'être venu nous voir ce matin. Merci le syndicat Allianz. 7h20, vous êtes sur RMC. Allez, Anaïs Castagna, que vous vouliez...
La France sort demain de l'état d'urgence sanitaire. Nouvelle étape vers un retour à la vie normale. Mais qu'est-ce que ça veut dire exactement pour vous,
Français qui nous écoutez ce matin ? Marie Dupin va vous répondre dans un instant. RMC. RMC. Du pain quotidien. Marie Dupin est avec nous. Bonjour Marie. Bonjour. L'état d'urgence sanitaire prend fin demain. Qu'est-ce que ça va changer concrètement ?
Ça a changé plusieurs choses. D'abord, vous savez, depuis le 16 mars, la rémunération des heures supplémentaires et complémentaires pouvait être exonérée d'impôts sur le revenu jusqu'à 7500 euros. Ça va être terminé. Le plafond d'exonération reviendra à son montant initial,
c'est-à-dire 5000 euros. Autre retour à la normale. Pendant l'état d'urgence sanitaire, le délai de carence de trois jours en cas d'arrêt maladie dans le secteur privé,
un jour dans le secteur public avait été suspendu. À partir de la fin de cette semaine, le délai de carence s'appliquera de nouveau.
Bien, l'état d'urgence sanitaire va être levé, mais le gouvernement conserve la possibilité, et hier, le Premier ministre nous l'a dit, de prendre rapidement de nouvelles mesures de restriction. Il nous a bien dit qu'il y avait un plan de confinement, de reconfinement qui était prêt. Mesures de restriction en cas de recrudescence de l'épidémie, évidemment.
Jusqu'à fin octobre, le gouvernement pourra prendre des décrets pour lutter contre la propagation du virus. Donc, il pourra réglementer ou interdire la circulation des personnes ou des véhicules, l'accès aux moyens de transport en commun, l'ouverture au public de certains établissements comme les cafés et les restaurants. Il pourra aussi réglementer les rassemblements de personnes, les manifestations, les activités sur la voie publique, ou encore imposer des dépistages aux personnes qui se déplacent en avion entre la métropole et certaines régions d'outre-mer.
Ces mesures transitoires ne prévoient pas, en revanche, la possibilité d'ordonner un confinement généralisé de la population.
Effectivement, pas de confinement généralisé avec interdiction de sortie du domicile, mais des confinements localisés pourront être envisagés. Enfin, le port du masque dans les transports en commun
reste obligatoire jusqu'à 4 mois après la fin de cet état d'urgence sanitaire, c'est-à-dire jusqu'en novembre au moins. Merci Marie. Assia ? Bonjour, une Parisienne avec nous. Ça va, Assia ?
C'est un honneur pour moi. Moi aussi, Assia. Je suppose que vous vous rappelez de moi ?
Assia, allez-y. Allez-y, allez-y, allez-y.
Oui, alors, je voulais vous dire...
Sur la route, Assia, c'est ça ? Comme d'habitude, comme d'habitude, je suis routière.
En tout cas, moi, je tiens à vous remercier de la part de tous les routiers, je pense, ceux qui m'écoutent seront d'accord avec moi,
de nous avoir accompagnés autant d'années. Vous avez été, et vous êtes, une créature fidèle et loyale, et ça, vous le savez, je vous l'ai déjà dit. En tout cas, voilà, ça me fait vraiment plaisir.
Je tiens beaucoup à la loyauté. Ce n'est pas le cas de tout le monde, mais je tiens beaucoup à la loyauté.
Non, mais je sais, c'est une qualité qu'on n'a pas. C'est un principe et une éducation. En tout cas, je vous remercie beaucoup pour tout ce que vous avez fait, M. Bourdin. Voilà, je suis dégoûtée que vous partiez, mais ça me fait plaisir de vous parler avant que vous partiez.
Bon, écoutez, merci beaucoup, Assia. Merci, ça me fait plaisir. Vraiment, ça me fait plaisir. Et à bientôt, Assia. Je vous embrasse.
Je peux, hein ? Oui, bien évidemment. Si vous me voyez, si vous me voyez sur la route, j'ai un camion qui ne passe pas inaperçu. Il y a un gros viking dessiné dessus. Mais ce n'est pas un persil, M. Bourdin. Il y a un gros viking avec une petite minette au volant. Vous ne pouvez pas me... Salut, Assia.
Au revoir. Bonne route, Assia. Génial, Assia. Non, ça vous fait rire, Assia ? Oui, oui. Non, elle est géniale. Mais oui. Vous l'avez croisée, Assia. Je suis sûr que vous l'avez croisée. Encore. Encore. L'actu des réseaux sociaux sur Twitter. La diplomatie française fait une jolie boulette. Oui, un petit souci de traduction. Je vous explique. Alors, écoutez bien. Sur son compte international French Diplomacy, le ministère des Affaires étrangères a tweeté des messages très officiels en anglais pour annoncer le remaniement ministériel. Notamment le fait que Franck Riester est devenu ministre délégué au commerce extérieur
et à l'attractivité. Et donc, dans le tweet en anglais, on peut lire que Franck Riester est désormais, je cite, « Minister Delegate for Foreign Trade », donc le commerce extérieur, « and attractiveness » pour « attractivité ». Sauf qu'en anglais, « attractiveness », ça veut dire « charme », « séduction ». C'est ce qu'on appelle un faux ami. Résultat, ce tweet assez banal fait un carton à l'étranger auprès des anglophones. Des milliers de commentaires d'internautes morts de rire en découvrant que la France a désormais un ministre délégué au charme et à la séduction. Il n'y a que la France pour avoir un ministre du charme, écrit un internaute.
« Ça s'annonce chaud pour les relations internationales », dit un autre. « La France est donc prête à tout pour attirer les investisseurs », souligne un américain. Chacun y va de sa proposition pour le poste, de Georges Clounet à Benjamin Griveaux. Bref, comme le résume, un internaute, en France, on n'est peut-être pas très bon
pour parler anglais, mais au moins, on a un ministre des beaux gosses. Oui, puisqu'on parle de séduction, sur Tinder, on pourra bientôt draguer en vidéo. Mais oui, Jean-Jacques, la plus grande rencontre la plus utilisée dans le monde
veut permettre aux célibataires d'accélérer les choses. Jusqu'ici, sur Tinder, vous pouviez faire défiler les profils et discuter par écrit avec ceux qui vous plaisent avant de passer éventuellement à la rencontre physique. Désormais, avec cette nouvelle fonction, vous pourrez voir la personne avec laquelle vous discutez. Vous aurez le choix, il suffira d'appuyer sur un bouton. Et si les deux célibataires sont d'accord, la discussion vidéo se lance. Seulement, quand on parle de séduction en vidéo sur Internet, je vois Anaïs sourire, oui, on peut craindre le comportement de certains. Alors, Tinder précise bien que la nudité est prescrite, mais Tinder ne modérera pas directement les vidéos.
Ce sera aux célibataires de faire attention lorsqu'ils accepteront
un dialogue vidéo à distance. On ne va pas demander de commentaires à Anaïs, Charles. Non, non, je vais voyer son sourire. Bon, d'accord. Bon, d'accord. Mais il faudra faire attention aussi
pour voir où vont tomber ces vidéos. Parce que c'est pour les hommes qui se font avoir... Je suis d'accord. Précaution.
Précaution. Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Vous allez nous expliquer, j'ai souhaité qu'on parle de cet homme. Il s'appelle Tommy Récaud. Il a 86 ans. C'est le plus vieux détenu de France. C'est cela ? Ah, il bat tous les records de longueur de... 86 ans, il est toujours en prison. Il est en prison depuis 1960. J'étais pané et vous étiez en culot de courte. Oui, tout à fait. Mais c'est incroyable. Non, non, mais c'est incroyable. Pourquoi une si longue... Vous n'étiez même pas journaliste. Non. En culot de courte. En culot de courte, vous étiez en 1960. Il a été condamné pour sept meurtres en tout. Il a purgé deux fois perpète.
Il a fait d'abord 17 ans, ensuite il est sorti, il a retué six personnes. Pourquoi il est toujours en prison après plus de 57 ans de détention ? Eh bien, notamment parce que le mari d'une de ses victimes a juré sur le cadavre de sa femme de ne jamais le laisser sortir et depuis, il s'acharne pour qu'il ne soit pas libéré. C'est une histoire absolument extraordinaire que va nous raconter tout à l'heure Nicolas Poincaré à 8h moins 10. Il est 7h30. Anaïs...
On va parler du coronavirus qui tue deux fois plus chez les immigrés. C'est ce que nous dit une étude de l'INSEE. On sera avec Mathias Vargon, chef des urgences de l'hôpital de La Fontaine de Saint-Denis, pour en parler.
Il est 7h31. Julien Coudreau est là pour les dernières informations. Julien, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Entre chagrin et colère, 6000 personnes rassemblées hier soir à Bayonne. Marche Blanche en soutient aux chauffeurs de bus agressés dans la ville dimanche dernier. Refuser d'en parler serait irresponsable. Jean Castex relance les discussions sur la réforme des retraites mais ce n'est pas la priorité des syndicats conviés dès ce matin à Matignon. Et puis le gouvernement en chevet des buralistes. les députés ont voté une réduction des achats de tabac autorisés dans les pays frontaliers. 6000 personnes, toutes vêtues de blanc dans les rues de Bayonne hier soir.
Marche silencieuse en hommage à Philippe Monguillot. Trois jours après sa violente agression dimanche dernier, le cortège s'était lancé de l'arrêt de bus où le conducteur a été pris à partir roué de coups jusqu'à l'hôpital où il se trouve toujours en état de mort cérébrale. Olivier Chantereau. Entourée de ces trois filles toutes de blancs vêtus, Véronique ouvre la marche sous les applaudissements visiblement émue devant cette foule immense. À fleur de peau, l'épouse du chauffeur de bus réclame vengeance.
Je veux me battre jusqu'au bout. J'ai la force en moi, j'ai la colère et je vais y aller. J'ai pas peur, la justice va être avec moi et la justice va m'aider à venger mon époux. Je lui ai promis, je lui ai dit dans l'oreille, je vais te venger et je le ferai.
Derrière la famille de Philippe, tous ses collègues font bloc. David est l'un d'entre eux et il n'en revient pas de voir autant de monde.
Le moment qu'on vit, la famille, ce qu'ils vivent, c'est surréaliste. Fort en émotion, fort pour la famille, fort pour notre collègue. Il n'y a pas de mon fils, c'est surtout un ami plutôt qu'un collègue qui en soutient énormément.
Et ce soutien, Véronique le leur rend bien.
Il faut que pour eux, maintenant, ils aillent au boulot sans le nœud dans le ventre. Il faudrait qu'on fasse quelque chose pour eux. que ce qui s'est passé à mon époux ne se reproduise pas pour eux.
Pendant l'hommage, par solidarité avec Philippe et sa famille, de nombreux chauffeurs de bus sont débrayés pour une minute de silence dans tout le pays. Du côté de l'enquête, quatre suspects ont passé leur première nuit en prison, placés en détention provisoire. Deux d'entre eux sont mis en examen pour tentative d'homicide volontaire. C'est l'un des dossiers sociaux les plus sensibles laissés en jachère par la crise sanitaire. Jean Castex rouvre ce matin le chantier de la réforme des retraites.
Le Premier ministre commence à recevoir les partenaires sociaux à Matignon mais les syndicats ne jugent pas prioritaire cette reprise des discussions alors que l'économie française accuse le choc de la crise sanitaire comme l'explique le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. L'urgence, l'urgence, c'est l'emploi.
Pourquoi on va rejeter de l'huile sur le feu sur un sujet ? Sur le fond, tout le monde n'est pas d'accord mais sur la forme, tout le monde dit que ce n'est pas la priorité. L'urgence, c'est régler les problèmes d'emploi parce qu'on a une première vague de licenciements, de restructuration
et celle qui s'apprête à venir en septembre, elle sera pire. Donc attaquons-nous à ce problème. Quelle solution on trouve ? Et puis les jeunes, qu'est-ce qu'on leur dit ? Attendez, on s'occupe de la retraite ? Et c'est Laurent Berger de la CFDT qui ouvre le bal ce matin à Matignon suivi de Forces Ouvrières et du MEDEF. Son président, Geoffroy Roudeux-Bézieux et l'invité de Jean-Jacques Bourdin dans une heure. Rendez-vous à 8h35 sur RMC et BFM TV. Une cartouche seulement au lieu de 4 jusqu'à présent. Si vous achetez vos cigarettes en Belgique, en Espagne ou encore en Italie, il faudra bientôt vous limiter.
L'Assemblée nationale a voté hier soir une réduction des achats autorisés dans les pays voisins avant de les ramener en France. Le nouveau ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, met en avant un objectif de santé publique mais aussi de soutien aux buralistes. Cet amendement s'inscrit dans la démarche du gouvernement pour lutter contre le trafic de tabac, notamment les trafics frontaliers. La période de confinement a mis en avant le fait que la consommation de tabac pouvait assez considérablement varier chez les buralistes français en fonction de l'ouverture et de la fermeture des frontières. Et donc nous allons un peu plus loin avec cet amendement.
Et ce matin sur RMC, le président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, salue un signe fort et rassurant. Les négociations du Ségur de la santé, elles se sont poursuivies jusque tard. Hier soir, le gouvernement propose une hausse de salaire des soignants en 290 euros net dès septembre prochain. Autant en mars 2021, soit 180 euros au total. Les syndicats en espèrent toujours 300. Un plan de dépistage massif du Covid lancé la semaine prochaine en Mayenne. 300 000 personnes sont invitées à se faire tester dans les prochaines semaines. Le nombre de contaminations, nous en parlions hier sur RMC, a quadruplé en moins de 15 jours dans le département.
Les experts du conseil scientifique appellent d'ailleurs ce matin les Français à se ressaisir alors que les gestes barrières semblent de plus en plus ignorés. Caroline Philippe.
Le meilleur médecin que nous pouvons avoir, c'est nous-mêmes. Une manière pour le professeur Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, de rappeler les Français à l'ordre.
Nous sommes très frappés par le fait que les mesures barrières et les mesures de distanciation sociale ne sont plus respectées. Et qu'il ne faut pas croire qu'on va rester sur cet équilibre tranquille si on continue à ne plus utiliser les mesures barrières et les mesures de distanciation sociale. Nous devons revenir, et y compris pour les populations les plus jeunes, aux mesures de distanciation, sinon on a un risque pendant l'été.
Tout dépend de nous, également pour les tests. Que vous soyez à votre domicile ou sur votre lieu de vacances, il ne faut pas hésiter à se faire dépister, rappelle Franck Chauvin, membre du conseil scientifique.
Ce n'est pas parce qu'on n'est pas à côté de chez soi qu'il faut relâcher la tension. On a des capacités de tests qui sont énormes, qui sont bien organisées sur l'ensemble du territoire. Et il s'agit maintenant que tous, chacun d'entre nous, nous y allions.
Parmi les personnes qui présentent des symptômes du coronavirus, seule une sur deux se fait dépister selon le conseil scientifique.
Eux ne voient pas le bout du tunnel. Toujours aucune date de réouverture à l'horizon pour les discothèques. Alors que bars et restaurants ont repris leur activité, les professionnels de la nuit ont le sentiment d'être les grands oubliés du déconfinement. Florian Chevelet. Les lumières sont allumées, la boule à facettes ne tourne plus et la salle résonne. Depuis quatre mois, c'est le cœur lourd que Fabien revient seul dans sa boîte de nuit. C'est un établissement qui a été créé pour qu'il y ait du monde et là, de le voir vite comme ça, c'est sûr que ça fend le cœur. Il déplore déjà 150 000 euros de perdus à cause de la crise. On a raté tous les ponts du mois de mai.
On a raté les festivités du 14 juillet où c'est aussi une grosse soirée. On a loupé la fête de la musique le 21 juin. Ce qui le révolte aujourd'hui ne peut pas savoir quand il va pouvoir ouvrir. Il y a deux semaines, je suis venu un vendredi à 2h du matin. La rue était blindée. J'ai même un voisin qui m'a dit on est pressé que vous ouvrez parce que nous, on est débordés. Forcément, ça nous fait mal au cœur. Interrogé hier sur la question à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé, Olivier Véran, ne donne toujours aucune date de réouverture. Aurélien Dubois, président de la Chambre syndicale des lieux musicaux, festif et nocturne, dénonce une communication dénigrante pour son secteur.
On nous parle par écran interposé avec un sourire en coin en disant vous pensez que vous allez ouvrir ? Non, pas du tout. Ce n'est pas ça qu'on demande. On sait très bien que pour l'instant, on ne peut pas rouvrir. Il ne faut pas nous prendre pour des abrutis non plus. Il faut nous parler comme à des gens responsables et y avoir un peu de considération parce que sinon, il va y avoir des problèmes. En attendant une date de réouverture,
il demande des aides pour soutenir un secteur au bord de la rupture. 7h38 sur RMC, les courses, les pronostics de la Dream Team des RMC pour le Quintet à Paris, Longchamp. 13h50, pronostics de la Dream Team des courses RMC,
favorite numéro 9, Bagel, outsider numéro 10, Bidadieu.
Si nous parlions du coronavirus, tiens, pour changer un tout petit peu, Mathias Vargon est avec nous, chef des urgences de l'hôpital de La Fontaine de Saint-Denis. En Seine-Saint-Denis, Mathias Vargon, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Masque obligatoire, tiens, je me tourne vers Quentin Vinet, masque obligatoire en Catalogne. Le port du masque devient obligatoire à partir d'aujourd'hui dans toute la Catalogne, la Costa Brava, Barcelone, partout à Quentin Vinet. Exactement, obligatoire dans tout l'espace public, à l'intérieur, mais aussi à l'extérieur. C'est ça la nouveauté. Jusque-là, c'était pas obligatoire à l'extérieur et même si la distanciation sociale est respectée.
C'est-à-dire qu'en Catalogne, quand on est dehors, on doit porter le masque. Pourquoi ? Pour éviter l'apparition de nouveaux foyers comme c'est le cas aujourd'hui parce que là-bas aussi, les autorités constatent un certain relâchement dans l'utilisation des masques et ceux qui ne le porteront pas à partir d'aujourd'hui s'exposeront à une amende de 100 euros. Ça vaut donc effectivement pour toute la région, Barcelone, mais aussi l'Érida, bien sûr, où 200 000 personnes sont en partie confinées depuis le début du mois, entrées, sorties, contrôlées pour éviter que la hausse des contaminations dans cette zone ne se propagent au reste de la Catalogne.
Et ça vaut aussi pour la Juncuerra, pour la frontière entre l'Espagne et la France. Là où les Français vont faire les courses. Là où les Français vont faire les courses, acheter leurs cigarettes, même s'ils ne peuvent ramener qu'une cartouche maintenant et non pas quatre. Enfin bon, voilà. Bon, qu'est-ce qu'il y a ? Pas encore bientôt. Oui, c'est pas encore totalement voté. Mais ça vaut pour toute la Catalogne. En première lecture à l'Assemblée. Ça vaut pour toute la Catalogne. Alors Mathias Vargon, est-ce qu'il faudrait imposer cela en France ? Je n'en sais rien. Ce qui est évident, c'est qu'elle porte du masque après que tout le monde ait demandé des masques, des masques.
C'est vrai que quand on voit les gens qui portent un masque, alors dans la rue, moi je ne sais pas s'il faut porter un masque dans la rue. C'est quelque chose dont on peut discuter. Mais à l'intérieur, c'est compliqué de porter un masque. Mais même chez nous, à l'hôpital, ça devient compliqué. Enfin, tout le monde le fait pour les patients. Est-ce qu'à l'hôpital, tout le monde porte un masque ? Oui et non. Oui, mais on mange quand même ensemble. On fait quand même des choses ensemble. Donc, c'est compliqué aussi. Mais maintenant, oui, si on considère qu'il faut porter le masque et puis il faut porter le masque et le porter correctement.
Ce que je vois, c'est beaucoup de gens qui le portent sous le nez. Donc voilà. Qui ne changent pas de masque, par exemple. Qui ne changent pas de masque. Mais encore une fois, moi j'ai du mal à jeter la pierre. C'est compliqué, il fait chaud, c'est un peu insupportable. Mais voilà, c'est une habitude à prendre. Probablement qu'on va se diriger de toute façon vers un port du masque plus généralisé pour plus de maladies que ça. Oui, et puis il faut aussi être civique. C'est un petit peu le problème dont on parle depuis le début. On va dire que chacun doit avoir un comportement civique.
C'est-à-dire porter le masque correctement, se laver les mains et ça va éviter non seulement le coronavirus mais aussi les autres pathologies. L'objectif, c'est à la fois d'éviter des patients graves mais aussi d'éviter de faire déborder le système de santé. Et éviter de faire déborder le système de santé, c'est éviter le coronavirus mais c'est éviter les autres pathologies transmissibles. Alors justement, vous dirigez les urgences de l'hôpital de La Fontaine de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis aux urgences. Deux questions. Un, est-ce que vous voyez arriver à nouveau des patients COVID plus qu'avant ? Où ? Et deux, quels sont les autres patients que vous voyez peut-être revenir ?
Alors, du patient COVID, non. Pour l'instant, on n'en voit pas. de façon très claire. Alors, il y a eu un petit tour de table des chefs de service des urgences hier sur WhatsApp. Il y en avait quelques-uns qu'on avait vus mais globalement, on n'en voit pas. C'est d'ailleurs extrêmement étonnant parce que nous, on s'attendait quand même à en revoir. En Seine-Saint-Denis, on a déconfiné assez tôt. On a des populations qui sont moins touchées par la communication. Et pour l'instant, en tout cas à Saint-Denis, on n'a pas une vague qui est arrivée de patients COVID. Donc ça, c'est la première chose. Et puis, les patients qui viennent aux urgences, c'est tous ceux qui venaient avant.
C'est-à-dire qu'on est quasiment revenu à notre état de base avec des gens qui prennent des urgences pour autre chose que ce pour quoi elles sont faites. Et puis, on a eu des patients qui ont décompensé. On a vu beaucoup, beaucoup de diabétiques en post-urgence, en post-COVID qui sont arrivés, des diabétiques très gravement décompensés. On en a eu beaucoup, ce qu'on appelle l'acido-cétose diabétique, de façon assez inexplicable puisqu'ils sont arrivés après et pas pendant.
Et puis, on a fait face à une vague de patients graves psychiatriques, c'est-à-dire des patients psychotiques qui sont arrivés aux urgences et ça, c'est directement dépendant du COVID avec une perte de repères, une perte de l'encadrement thérapeutique. Enfin, voilà. Bien. Mathias Vargon, vous restez avec nous. On va faire un peu de pub et nous nous retrouvons dans 2 minutes, 7h42.
RMC. RMC, 6h-9h. Vos dans direct.
Mathias Vargon est notre invité ce matin, chef des urgences de l'hôpital de La Fontaine de Saint-Denis. Étude parue avant-hier, l'INSEE démontre qu'au plus fort de la pandémie de coronavirus pendant les mois de mars et avril, l'augmentation du nombre de décès a été deux fois plus forte pour les immigrés et les personnes vivant dans des quartiers populaires que pour les personnes nées en France et vivant dans des quartiers plus aisés. Ça vous surprend ou pas, Mathias Vargon ? Ce n'est pas tellement surprenant, c'est un peu ce qu'on avait comme idée au moment du plus fort de la crise. C'est des données INSEE, donc c'est des données qui sont quand même un peu loin du terrain malgré tout.
Il y a cette étude-là combinée à celle de l'Observatoire Régional de Santé d'Île-de-France mais qui reprend des données INSEE également, mais qui est intéressante aussi parce qu'eux ne se sont pas concentrés sur l'origine des gens mais là où ils habitaient. Et donc on voit bien que c'est les quartiers populaires qui sont les plus touchés. On voit qu'en Île-de-France c'est à la fois la plaine Saint-Denis, c'est ce qu'ils appellent l'intercommunalité mais aussi ce qui se passe au nord qui est proche de l'Oise qui était un des clusters du début.
Et puis on voit bien que c'est lié à la densité de la population puisque les parties les moins denses d'Île-de-France sont celles qui sont les moins touchées. Donc ce n'est pas très étonnant, toutes les grandes épidémies ont touché des villes, ont touché des zones denses. Ça a toujours été le cas. Ça a toujours été le cas. Donc il y a plusieurs choses. Il y a la densité de population. Il y a la pauvreté de la population. Oui. La proximité dans le logement. Exactement, oui. Et puis il y a le logement salubre, insalubre. Le fait que les gens soient nés à l'étranger, c'est essentiellement ce qui était montré. C'était l'Afrique dans son ensemble, Maghreb inclus.
Donc on voit bien que c'est un souci de... Il y a un problème de pauvreté. Les immigrés sont moins riches. Ils vivent dans de moins bonnes conditions. L'accès probablement à la santé est moins bon. On l'a bien vu dans le 93. c'est un désert médical à la fois pour des raisons. Il y a des raisons de désert mais il y a aussi le problème de la langue, le problème du suivi médical. Tout ça fait que c'est une population plus touchée. On a vu que c'était essentiellement des jeunes. Et puis c'est aussi des zones, en tout cas Saint-Denis, où on a une mortalité qui était relativement faible puisqu'on a une population assez jeune. Et là, d'un seul coup, ça a touché des jeunes.
Alors même si ça n'en touche pas énormément, ça suffit pour augmenter la mortalité. Pas seulement en pourcentage, moi j'ai bien regardé, mais aussi en valeur absolue. Mathias Vargon, je change de sujet. Le Ségur de la santé semble en train d'aboutir. Enfin, aboutir. Le gouvernement a fait une proposition de 180 euros net d'augmentation de salaire pour le personnel soignant. apparemment certains syndicats acceptent ces 180 euros net. Est-ce que vous pensez que vous, dans vos services, est-ce que vous pensez que 180 euros net, ça va calmer les choses, ça va satisfaire toutes celles et ceux qui travaillent chez vous ?
Alors, afin d'éviter toute polémique, on va quand même rappeler que je suis marié à une ministre. Oui. Et donc, je suis membre du gouvernement de façon conjugale. Non, non, plus sérieusement. Plus sérieusement. Les gens ont demandé une augmentation, je crois qu'ils demandaient 300 euros. 300 euros. De toute façon, on est au-delà aussi. Alors, il y a l'argent, c'est important, et moi je ne vais pas me prononcer sur... Il y aura des créations de postes aussi, d'après ce que j'ai compris. Les créations de postes, c'est important.
Moi, je pense que l'hôpital doit se réorganiser, le système de santé doit se réorganiser complètement, à la fois pour permettre aux patients d'avoir un parcours de soins correctement, qu'ils soient dans l'excellence. Mais l'hôpital, et ça c'est un gros mot, à l'hôpital, il doit être plus efficient. Les moyens, il faut les mettre, mais il faut les mettre après une réorganisation. Il y a des services qui ont besoin de beaucoup de moyens, et pas forcément les services d'urgence. Pas forcément. Ça c'est intéressant quand on dirige un service d'urgence. Je l'ai dit pendant la crise, il y a une grande inégalité entre les différents services d'urgence.
Il y a des services d'urgence qui sont dotés parfois de deux fois plus de personnel que d'autres services d'urgence. Donc il y a une grande inégalité entre services d'urgence. Et ce n'est pas forcément les services d'urgence les moins bien dotés qu'on entend le mieux et le plus. Donc il y a cette organisation, mais il y a aussi la vie à l'hôpital ou la vie dans les cabinets. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de paperasse, les médecins généralistes se plaignent énormément de ça. Nous on se plaint beaucoup aussi de ça. La qualité de vie au travail, quand j'arrive ici, que je vois des locaux qui sont propres, qui sont agréables à travailler, ce n'est pas le cas de l'hôpital.
L'hôpital, ce n'est pas agréable d'y travailler, ce n'est pas organisé, ce n'est pas efficient. Le privé fait taille des croupières dans certains domaines à l'hôpital, à la fois parce qu'il a plus de moyens, mais aussi parce qu'il s'organise mieux. Il y a des médecins qui quittent l'hôpital ou des infirmières qui quittent l'hôpital, pas seulement pour des questions d'argent, et l'argent c'est important, mais aussi parce qu'on vit mal à l'hôpital et que parfois on vit mieux dans le privé. Le cadre de travail. Le cadre de vie mais aussi l'organisation. Quand un chirurgien attend ses patients, quand il ne peut pas opérer, c'est un problème.
Quand n'importe qui peut bloquer toute une chaîne de soins, c'est un problème. Donc c'est une réforme du système de santé qu'il va falloir faire. Est-ce qu'il va falloir centraliser, continuer à centraliser le système de santé, le régionaliser ? C'est des questions qui se posent. Nous, on a monté un think tank qui s'appelle la Fabrique de la Santé. Je profite pour faire un peu de pub. et on demande à des professionnels de santé des propositions pratiques et concrètes. Merci beaucoup Mathias Vargon d'être venu nous voir ce matin. Merci, c'était un vrai plaisir. 7h52, c'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré. Nicolas, expliquez-nous. Expliquez-nous. Bien.
Le plus ancien détenu de France reste en prison. Sa demande de suspension de peine a été refusée hier par la cour d'appel de Bastia. Il s'appelle Tommy Reco. Il a 86 ans et il a déjà purgé 57 ans de prison. Qui est ce prisonnier hors normes ? C'est l'homme de tous les records puisqu'il est emprisonné depuis 1960 avec juste une petite période de liberté au milieu. C'est la plus longue détention de l'histoire de la pénitentiaire depuis la fermeture du bail de Cayenne. Tommy Reco, il vient d'une famille de pêcheurs et de poissonniers de Propriano en Corse en 1961. Il a 26 ans. Il était parti à la pêche à la dynamite avec son frère. Pêche à la dynamite qui est interdite. Un garde-pêche arrive.
Il se trouve que c'est le parrain de Tommy Reco. Celui-ci a peur de se prendre une amende ou de se faire engueuler par son parrain. Bref, il lui tire dessus la carabine et il l'achève en lui fracassant le crâne avec une énorme pierre de 30 kilos. Il faut dire que c'est un colosse. Il a ensuite été dénoncé par son petit frère. Il va avouer puis se rétracter et être condamné à la perpétuité. Il purge cette première peine entre 1960 et 1977. Deux ans de liberté et là, il récidive. Oui, il commet un premier triple meurtre épouvantable
en décembre 1979 à Béziers. Il braque un supermarché mammouth. Il entre dans la salle où on est en train de compter la recette et il abat froidement les trois caissières qui s'y trouvent. Trois jeunes femmes qui avaient entre 27 et 28 ans qui sont abattues de sang froid chacune d'une balle dans la nuque et il s'enfuit avec l'équivalent de 300 000 euros d'aujourd'hui. Trois semaines plus tard seulement, il est à Carcaran dans le Var.
Il veut acheter un revolver à une de ses connaissances. Il s'embrouille avec le vendeur et il le tue dans sa cave. Un voisin alerté par le bruit arrive. Il le tue
à son tour et puis la petite fille de la maison, la fille de la première victime arrive à son tour encore. Elle a 11 ans et elle est également abattue. Triple meurtre le deuxième en moins d'un mois. La petite fille avait eu le temps de passer un coup de fil à sa mère juste avant de mourir et elle l'avait dénoncée. Il est arrêté très vite. Il l'avoue en garde à vue et puis il se rétracte. Pareil pour l'affaire du supermarché de Béziers. C'était la même arme.
Il va d'abord avouer puis ensuite au procès et depuis ce procès, il va clamer son innocence. La cour d'appel du Var l'a condamnée à perpétuité pour ses six meurtres. Peine qu'il purge donc toujours actuellement à Borgo en Corse. Il est détenu dans cette affaire depuis 1980. Oui, personne n'a jamais cru en son innocence sauf une seule personne, sa mère. Oui, on l'a surnommée Mama Réco. C'était une fille de pêcheur, femme de pêcheur, mère de pêcheur. Elle a eu 11 enfants. Deux sont morts dans des circonstances bizarres et accidentelles. Deux ont été assassinés par balle dans des règlements de compte.
Deux autres encore ont été condamnés à perpétuité Tommy d'une part et puis un autre frère qui s'appelait Antoine et qui a été condamné pour avoir tué deux touristes pendant une sortie en pêche. Mama Réco croyait donc en l'innocence de ses deux fils condamnés à perpétuité contre toute évidence. Elle s'est rendue à Lourdes pour prier pour ses deux fils et elle y est morte en plein pèlerinage d'un arrêt cardiaque. C'est ce qu'on appelle à Propriano la malédiction de la famille Réco ou bien la malédiction de la tortue parce que paraît-il le père avait un jour sur la plage pour en faire un berceau pour ses enfants. Comment explique-t-on la durée exceptionnelle de cette détention ?
Alors pour plusieurs raisons. D'abord les crimes. Oui. Sept crimes. Je vous en ai passé trois pour lesquels il n'a pas été condamné pour bénéfice du doute. Les libérations conditionnelles sont souvent conditionnées à l'expression de regrets sincères. Or il ne peut pas regretter puisqu'il n'a jamais avoué et qu'il clame son innocence. Ensuite il est toujours considéré comme dangereux malgré ses 86 ans. Pourquoi ? Parce que son propre fils a confié au journal Le Monde que son père rêvait toujours de se venger contre ceux qui l'ont dénoncé au début des années 80. Son propre fils dit qu'il n'est pas favorable à sa libération.
Et puis il y a surtout la vraie raison la troisième et vraie raison il n'a jamais obtenu de remise en liberté parce qu'un homme il veille il s'appelle Guy Morel c'est le mari de Sylvette Morel une des trois caissières abattues de froidement à Béziers en 1979. Oui Guy Morel Guy Morel ne veut pas voir sortir Tommy Récaud. Non. A la morgue devant le corps de sa femme il s'était juré il avait juré publiquement que quoi qu'il arrive Tommy Récaud ne serait jamais libéré et depuis chaque fois qu'il fait une demande de libération conditionnelle et bien monsieur Morel se déplace il demande il exige de témoigner et il fait tout pour convaincre les juges qu'il ne faut pas le laisser sortir.
Il n'a pas dit formellement qu'il le tuerait s'il était libéré mais il a dit la même chose un peu autrement puisqu'il répète que lui vivant Tommy Récaud ne passera pas plus d'un jour en liberté ça veut dire qu'il s'occuperait de faire ce qu'il faut faire si jamais il sortait il n'a jamais refait sa vie depuis la mort de sa femme il y a 40 ans il n'a pas lâché l'affaire et c'est pour ça que la cour d'appel de Bastia encore une fois vient de rejeter cette demande de remise en liberté ou de suspension de peine. 57 ans et 7 mois de prison c'est du jamais vu.
Non, la dernière étude sur le sujet indiquait qu'en moyenne un détenu condamné à perpétuité est libéré au bout de 20 ans les précédents records c'était 48 ans pareil en deux perpétuités pour un réunionnais qui a été libéré il y a deux ans l'actuel deuxième plus ancien détenu en France il est condamné seulement depuis 39 ans pour 5 meurtres et 5 viols après le troisième c'est Georges Ibrahim Abdallah qui est en prison depuis 34 ans donc vous voyez le troisième c'est 34 ans le premier c'est 57 ans il y a une différence considérable c'est le seul Tommy Recco à avoir dépassé les 50 ans dans l'histoire de la pénitentiaire et le seul qui va maintenant bientôt approcher les 60 ans derrière les barreaux Merci Nicolas Poincaré il est 7h58 qu'allons-nous faire
nous sommes à la reprise de l'épidémie de Covid-19 c'est ce que dit le conseil scientifique et bien justement nous serons avec Lila Boisdemart réanimatrice à l'hôpital Bichat et membre de ce conseil scientifique à 8h10
RMC jeudi 9 juillet l'info sur RMC il est 8h03 Céline Kalman est là pour les dernières informations Céline bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour à tous 180 euros net de plus par mois sur la fiche de paix des soignants projet d'accord retrouvé cette nuit au Ségur de la Santé les syndicats ont jusqu'à lundi pour le signer jamais sans mon masque le conseil scientifique appelle la population à continuer d'appliquer les gestes barrières la Mayenne lance un plan de dépistage massif à partir de lundi le nombre de cas dans le département a été multiplié par 4 en moins de 15 jours et puis faire le plein de cigarettes dans les pays frontaliers c'est bientôt fini l'Assemblée a voté un amendement ce sera une cartouche maximum bienvenue sur RMC nos soignants vont enfin gagner plus une première hausse de 80 euros par mois à partir du 1er septembre 90 euros supplémentaires à compter du 1er mars 2021 au total donc 180 euros un projet d'accord a été trouvé cette nuit mais les syndicats maintenant vont devoir le signer Anne-Sophie Balbière
les discussions avec le gouvernement se sont terminées hier soir vers 1h du matin négociations marathon et à la clé donc une revalorisation
salariale de 180 euros net mensuel pour l'ensemble des personnels hospitaliers du secteur public les insirmiers les aides-soignants les techniciens les brancardiers ça va dans le bon sens estime Evelyne Récanière de la CFDT Santé
c'est une somme considérable 7,5 milliards d'euros ça s'était jamais vu dans la fonction publique hospitalière et à ce titre c'est quand même sans précédent et c'est quelque chose qui n'est pas négligeable et qu'il ne faut pas négliger mais tous les syndicats ne sont pas sur la même ligne le négociateur de la CGT Patrick Bourdillon
a encore des réserves là pour l'instant on est sur la prétention de 90 euros en un premier temps au mois de septembre et de 90 euros à ajouter en un deuxième temps au mois de mars donc on n'est pas sur des mesures immédiates on n'est pas non plus sur des mesures significatives puisque le total de 180 euros ne correspond pas du tout à la revendication qui était portée qui était à minima de 300 euros net
concernant les médecins pas de consensus à ce stade les organisations syndicales ont jusqu'à lundi pour signer le texte si une majorité
ne donne pas son feu vert alors le projet d'accord tombera à l'eau Merci Anne-Sophie Balbir La méthode Castex vite fait bien fait il était mardi soir au Ségur de la Santé et il reçoit à partir de ce matin les partenaires sociaux individuellement au coeur des discussions évidemment le dossier brûlant des retraites Paul Barcelone Tout est sur la table assure Jean Castex le Premier ministre veut acter un changement de méthode dialogue et main tendue quitte à perdre dit-il un ou deux mois de négociation si nécessaire sur les retraites Jean Castex pourrait ouvrir deux agendas différents un rapidement sur le financement du système actuel système très impacté par la crise et qui accuse près de 30 milliards d'euros de déficit et un autre à plus long terme avec un passage à un système universel autre dossier que Matignon juge tout aussi indispensable la réforme de l'assurance chômage compte tenu de la crise Jean Castex entend décaler la mise en oeuvre du deuxième volet qui prévoit une refonte du mode de calcul de l'indemnisation chômage les syndicats eux continuent de demander son abandon pur et simple syndicats et patronat seront d'ailleurs reçus tous ensemble à Matignon avant le 20 juillet
Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT est reçu le premier
ce matin par Jean Castex à 8h30 suivi d'Iverrier FO à 9h30 Geoffroy route des yeux à 10h45 le président du MEDEF le patron des patrons sera auparavant votre invité Jean-Jacques à 8h35 sur AMC et BFM TV une cartouche de cigarette mais pas plus si vous êtes frontalier et que vous avez l'habitude d'acheter votre tabac au Luxembourg en Andorre ou aussi en Belgique sachez que l'Allemagne l'Assemblée pardon ou aussi en Allemagne c'est pour ça que j'ai fait ce lapsus sachez que l'Assemblée a décidé de limiter les achats les députés ont voté cette restriction hier dans le cadre de l'examen du troisième projet de budget de crise le ministre des comptes publics Olivier Dussopt a mis en avant un objectif de santé publique de soutien aux buralistes ces derniers sont ravis Philippe Coye président de la Confédération des buralistes a réagi ce matin sur RMC la fermeture des frontières nous a donné un enseignement majeur les français ont consommé plus de tabac donc ça prouve bien qu'il y avait une réelle évasion aujourd'hui on parle de milliards qui s'enfuient de nos recettes cette mesure est un signe fort et cela est un signe rassurant on parle de la relance et pour avoir de la relance et de la croyance dans cette relance il faut avoir une vision je tiens à saluer cette mesure RMC 8h07 vacances j'oublie tout plus rien à faire du tout ou presque si ce n'est continuer d'appliquer les gestes barrières l'injonction ce matin du conseil scientifique portez vos masques à Cassis beaucoup de monde sur les plages et on en oublierait presque que le Covid-19 circule toujours Romain Poiseau les serviettes collées les unes aux autres un petit verre dans un bar noir de monde face à la mer le confinement c'est du passé Émilie et son fils venus de Lyon profitent tout simplement
c'est agréable on est bien l'eau est claire elle est un peu froide mais on est bien
et peu importe s'il y a du monde
il faut vivre à nouveau il ne faut pas non plus se laisser submerger par cette angoisse là
le monde la promiscuité Charlotte habitante de Bordeaux elle ne s'y attendait pas en venant à Cassis
personnellement je ne vais pas aller m'arrasser sur une plage avec des serviettes à côté de moi pendant 5h ou 4h peu importe le temps en fait je me dis on a oublié qu'on a été confiné on a oublié qu'il y a eu des morts j'ai l'impression après je ne veux pas juger attention
la deuxième vague menace bien réelle pour le professeur Eric Combe chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière selon lui si les français doivent faire attention à la plage cet été ils doivent être encore plus attentifs dans les espaces clos je suis beaucoup plus gêné par la soirée électorale où on a vu accolades serments de main embrassades etc
que par les français trop proches les uns des autres c'est certain mais dans des lieux ouverts où à mon avis le risque est quand même
beaucoup plus faible qu'à l'intérieur si les gestes barrières ne sont pas respectés il estime que l'épidémie reprendra de plein fouet avant la fin de l'été et deux zones inquiètent particulièrement la Guyane où se rendra dimanche le Premier Ministre mais aussi la Mayenne dans le département le nombre de cas a quadruplé en l'espace de 15 jours un dépistage massif va être organisé à partir de lundi Thomas Chupin et cette campagne à l'échelle départementale est une première en France cela existe à l'échelle de la ville comme à Rouen ou dans plusieurs communes d'Ile-de-France mais là c'est toute la Mayenne qui est visée explique Thomas Bouvier de l'assurance maladie sur place l'action est assez simple nous invitons par le biais d'un courrier ou d'un mail à participer à un dépistage c'est une démarche volontaire ce courrier ou ce mail vaut prescription l'ambition est donc de tester les 300 000 habitants de la Mayenne excepté les enfants de moins de 10 ans mais ça se fera par étapes il ne s'agit pas d'envoyer autant de courriers qu'il y a de personnes en Mayenne comme ça tout de go donc on va faire ça progressivement on va cibler en priorité dès la semaine prochaine de Laval et donc de la commune attenante de l'huisserie ça fait un volume quand même de 60 000 personnes une campagne qui pourrait se terminer drive qui permettent de tester rapidement vont être développés et le préfet Jean-François Tréfet l'envisage aussi quelques restrictions sur le 14 juillet la recommandation qui est faite à chacun des élus c'est d'éviter soit des manifestations civiques soit des manifestations festives c'est-à-dire des feuilles artifices la situation en Mayenne ne le permet pas pour l'instant pas d'arrêter d'interdiction mais si c'est nécessaire le préfet explique qu'il n'hésitera pas on le surnomme le proto c'est un gaz utilisé dans le domaine médical comme antidouleur vendu aussi sur internet et dans le commerce pour fabriquer sa crème chantilly l'usage de ces petites capsules métalliques aussi appelées gaz hilarants est de plus en plus détournée par les jeunes inhalés pour son effet euphorisant l'agence nationale de sécurité sanitaire alerte ce matin sur les intoxications en hausse Margot Bédère rencontrait une mère de famille endeuillée qui se bat pour une meilleure réglementation
le gaz hilarant était indissociable de ses soirées Johan est décédé il y a deux ans d'un arrêt cardiaque à l'âge de 19 ans pour sa mère Nadine le protoxyde d'azote est à l'origine de sa mort
je suis plutôt en colère parce que bon c'est facile d'accès les jeunes vont dans les commerces on s'en achetait pour 50 centimes la capsule gaz hilarant je trouve que ce nom devrait disparaître c'est une incitation quand vous découvrez que votre fils est décédé à cause de ça c'est pas drôle du tout sur les 66 cas d'intoxication enregistré par les
centres antipoison entre 2017 et 2019 plus de 70% des personnes ont souffert de symptômes neurologiques et neuromusculaires pour Cécilia Solal toxicologue à l'ANSES et coordinatrice du rapport il y a urgence à communiquer davantage on préconise effectivement de viser d'abord le milieu scolaire étudiant universitaire on voudrait aussi sensibiliser les professionnels de santé et un autre point aussi important c'est par le biais des associations qui déjà interviennent dans les milieux festifs pour avertir des risques liés à la consommation de protoxyde d'azote les données pour ce début d'année 2020 ne sont pas encore connues mais cette toxicologue craint une hausse de la consommation à cause du confinement le monde est-il en train
de changer il n'y aura pas de Center Park à Roibon en Isère le groupe Pierre et Vacances renonce à son projet de village vacances un espace aquatique en pleine forêt avec des restaurants et des logements projet qui était au point mort Marion Fournet
ce n'est pas de gaieté de coeur que le groupe Abandonne a réagi le président de Pierre et Vacances hier soir mais c'était devenu une impasse entre les problèmes d'autorisation pour les permis de construire pour le défrichement et l'occupation du site par des hadistes depuis 2014
le projet d'un montant
de 390 millions d'euros prévoyait la construction de mille cottages
dans la forêt de Chambaran
des commerces
des restaurants
tout ça autour d'un espace aquatique sous forme de bulles transparentes maintenues à 29 degrés avec piscines tobogans et jacuzzi Pierre et Vacances ne chiffre pas le manque à gagner mais insiste il n'y aura pas de conséquences sur la trésorerie du groupe et puis l'action symbolique ce matin
au-dessus de Notre-Dame Greenpeace a déployé une banderole vers 6h ce matin sur la grue qui surplombe la cathédrale à 80 mètres de hauteur avec écrit climat aux actes une action directement adressée à Emmanuel Macron bien nous verrons les actes bien mais je voudrais revenir sur le coronavirus avec et je suis très heureux de la recevoir parce que je l'ai reçu deux fois je crois pendant le confinement voilà un médecin qui s'exprime peu le professeur Lila Boisdemat est en direct avec nous réanimatrice à l'hôpital Bichat à Paris et membre du conseil scientifique Lila Boisdemat bonjour
bonjour
merci d'être avec nous ce matin alors
merci
le conseil scientifique j'ai vu va rester opérationnel jusqu'en octobre
alors c'est dans la loi d'organisation de sortie de l'état d'urgence sanitaire effectivement les parlementaires nous ont fait confiance à nouveau jusqu'au 31 octobre et ensuite nous discuterons sûrement à la rentrée un petit peu de comment ça va se passer puisque nous avions annoncé que nous arrêtions à la fin de l'état d'urgence sanitaire c'est-à-dire le 10 juillet ce qui ne va pas être le cas puisque c'est renouvelé dans la loi mais il faut quand même réfléchir
vous allez continuer à surveiller l'évolution de l'épidémie et continuer à donner des conseils au pouvoir politique Lila Boisdemat
pour l'instant oui au moins jusqu'à la rentrée
jusqu'à la rentrée
au moins jusqu'à la rentrée et ensuite on décidera ce qu'on fait tous ensemble mais c'est une nécessité on le voit bien aujourd'hui avec les gestes barrières qui sont largement largement oubliés
largement oubliés il y a une nécessité vous veillez et il faut absolument veiller si je comprends bien
je pense qu'il faut veiller on était fin mai début juin dans une optique de se dire qu'avec un certain nombre de gestes barrières maintenus bon an mal an on allait s'en tirer comme ça jusqu'à la rentrée à l'évidence ça n'est pas le cas le conseil scientifique est très très inquiet de la situation parce que nous voyons dans d'autres pays d'Europe mais aussi aux Etats-Unis qu'avec les fortes chaleurs le virus persiste et se transmet beaucoup 10 000 cas hier au Texas où il a fait 37 degrés donc ce virus il n'a pas de faiblesse il va saisir toutes les occasions de passer d'une personne à une autre et d'atteindre les plus faibles jusqu'à les tuer alors je dis aux français je leur avais déjà donné un message sur votre antenne mais ne soyez pas ce relais soyez plus intelligent que le virus ne le permettez pas que ce virus se transmette d'une personne à une autre
oui je sens je sens cette inquiétude je la sens dans vos propos je la sens dans les propos de Jean-François Delphrécy je la sens dans les propos de tous les membres du conseil scientifique et pas que est-ce que est-ce que vous trouvez les français moins vigilants trop peu vigilants franchement
moins vigilants trop peu vigilants pas assez vigilants on sait maintenant que la chaleur ne permettra pas l'extinction de l'épidémie pour cette première vague et que seuls les gestes barrières vont permettre d'empêcher la transmission du virus les français ont à nouveau leur destin entre leurs mains le destin des plus fragiles et l'avenir du pays et c'est à ça qu'il faut réfléchir je pense que les gestes barrières sont compatibles avec une vie sociale et économique et avec une vie sociale agréable je suis la première désolée de ne pas pouvoir serrer la main de familles qui viennent prendre des nouvelles de leurs proches ou d'avoir un geste de compassion mais quand on voit lors des soirées électorales ou même lors des passations de pouvoir même les responsables politiques enfreindre les règles sanitaires ça n'est pas acceptable ça n'est pas acceptable parce que nous n'aurons pas de seconde chance de contrôler l'épidémie il n'y aura pas d'autres opportunités il n'y aura pas de nouveaux consumments Jean Castex l'a dit sur votre antenne hier nous n'aurons pas d'opportunités d'écraser à nouveau cette courbe il va falloir faire avec un nombre de cas considérable et ça vous avez vu que c'était extrêmement difficile pour les médecins et les réanimateurs
évidemment vous êtes réanimatrice à l'hôpital Bichat à Paris est-ce que vous avez constaté un retour des malades Covid non
pour l'instant il y a toujours des hospitalisations en France un certain nombre d'hospitalisations en France sont liées à des patients qui viennent de l'étranger et c'est quelque chose auquel il va falloir faire extrêmement attention parce que ce virus il circule en France à faible vitesse il pourrait circuler à plus grande vitesse et le danger évidemment il va venir de partout puisque ce virus il existe dans plein de pays du monde et à grande grande vitesse ce ne sont pas les frontières les barrières qui vont empêcher ce virus de circuler nous avons la chance de contrôler cette épidémie profitons de cette chance ne gâchons pas tout et respectons quelques règles qui sont quand même parfois pas très compliquées
mais tous ensemble
Oui professeur Boisdemain je voudrais terminer en ayant une pensée parce que tout le monde les a oubliées et tout le monde les oublie pour celles et ceux qui souffrent toujours du Covid-19 qui sont sortis par exemple de réanimation qui ont connu une très longue hospitalisation et qui ont toujours des symptômes des symptômes persistants ce sont les grands oubliés j'en parlerai demain à Olivier Véran professeur Boisdemain
Alors ce ne sont pas des grands oubliés vous savez qu'il y a un certain nombre d'équipes qui s'occupent notamment d'équipes de recherche qui s'occupent de savoir pourquoi ces patients restent si fatigués ont des symptômes
Les grands oubliés des pouvoirs publics je veux dire par là Lila Boisdemain
Les malades du Covid sont des grands oubliés des pouvoirs publics parce qu'ils ne se remettent pas c'est ça que vous voulez dire ?
Oui Oui On n'en parle plus On n'en parle pas
Alors je ne sais pas si on n'en parle pas dans les médias en tout cas on en parle entre nous entre médecins et ils sont pris en charge c'est parce qu'en sont revus régulièrement par les médecins ils sont extrêmement surveillés parce que au fond vous avez raison c'est une maladie qu'on ne connait pas et que probablement il y a des conséquences des séquelles notamment des séquelles les maladies pulmonaires c'est certain on ne fait pas des maladies pulmonaires graves sans séquelles on le savait déjà pour d'autres choses qui sont en tout cas prises en charge par les médecins alors je ne sais pas ce que va vous dire Olivier Véran sur ce que va pouvoir faire les pouvoirs publics
sur ces patients mais en tout cas pour les médecins et pour la recherche française ils sont une préoccupation majeure Et essentielle pour savoir pour en savoir toujours plus sur ce virus évidemment
Oui et je voudrais alerter parce que quand on voit les gestes de barrière qui ne sont pas respectés par un certain nombre de patients jeunes je ne veux systématiser personne mais c'est vrai que quand on est jeune la perception du risque pour soi elle est assez faible ces patients jeunes ils font aussi des maladies post-Covid ils font des atteintes cardiaques extrêmement graves c'est pas parce qu'on n'a pas fait une forme grave liée directement au virus qu'on ne fait pas une forme grave après on a tous intérêt à se protéger de ce virus qu'on soit jeune qu'on soit moins jeune parce que des maladies après avoir eu le virus qui est passé dans l'organisme elles existent elles touchent notamment le coeur et on peut avoir des défaillances cardiaques extrêmement graves nous en avons vu après cette première vague de façon importante dans des services de réanimation qui font de la cardiologie comme le nôtre et quand on a 20 ans
et qu'on souffre ensuite d'une insuffisance cardiaque chronique qu'on va peut-être transplanter c'est quand même extrêmement grave on a tous intérêt à garder les gestes barrières merci professeur Lila Boisdemain merci pour tout ce que vous faites il est 8h20 vous êtes sur RMC pour savoir et comprendre à tout de suite Anaïs
on va parler des TGV espagnols entre Lyon et Marseille ce sera bientôt le cas une compagnie espagnole veut proposer des allers-retours grande vitesse entre les deux grandes villes à partir de fin 2021 on en parle dans un instant avec Guillaume Paul RMC
RMC 6h-9h Vos Indirect
allez on va donner la parole à Roland très vite parce que Roland est à Rouen il attend depuis un moment c'est en Loire-Atlantique Rouen c'est pas le Rouen en Normandie c'est le Rouen en Loire-Atlantique on dit Rouen ou Rouen-S Roland ? bonjour Jean-Jacques on dit Rouen-S on dit Rouen-S ah bah voilà c'est pour ça vous êtes vous vouliez nous dire un petit bonjour c'est ça Roland ?
oui complètement ça fait des années que je vous écoute et c'est vrai qu'une page va se tourner et je voulais vous dire que moi tous les matins entre 6h30 et 7h je vous écoute avec vous j'ai l'essentiel de l'actualité et avec votre équipe une bonne dose de bonne humeur pour la journée et ça va me manquer
oui c'est vrai ça va vous manquer c'est sûr ? c'est sûr c'est sûr vous allez me manquer
Jean-Jacques
bon vous savez demain demain ça sera ma dernière et demain on va donner la parole aux auditrices et aux auditeurs pour notre dernière rencontre c'est joli ça non ? notre dernière rencontre
ça fait 10 ans que je vous écoute et j'avais jamais osé à faire le trempe de scène j'y ai allé c'est aujourd'hui j'essaye et ça me fait bien plaisir de passer et de vous dire bonjour pour une fois c'est moi qui vous dis bonjour
bien merci beaucoup Roland
je vous en prie et je fais un gros bisou à mon beau frère chéri de l'Orient
ah bon très bien alors faites-le faites-le bien merci beaucoup merci Roland merci on va parler des trains inquiétudes à la SNCF on apprend qu'un groupe espagnol veut lancer des trajets entre Lyon et Marseille enfin pas un groupe espagnol c'est la reine fée c'est la reine fée c'est l'homologue de la SNCF en Espagne qui a dit ça il y a quelques jours oui à partir de 2021 on veut lancer des trajets mais alors quotidien entre Lyon et Marseille et on fait toutes les toutes les destinations Lyon-Pardieu-Avignon Aix-en-Provence et Marseille-Saint-Charles voilà c'est la concurrence vous savez c'est l'ouverture à la concurrence du secteur féroïne non mais je voulais Guillaume Paul je voulais qu'on traite cela parce que ça va changer quand même notre univers mais c'est l'heure de vérité pour la SNCF qui découvre la concurrence alors qu'il va aussi faire ses petites emprètes à l'étranger ils sont déjà en Espagne aussi par exemple ils vont faire des trajets quotidiens à partir de 2021 entre Madrid Barcelone voilà il faudra s'habituer à rouler dans des trains espagnols d'ici 2023 c'est ça en France on roulera peut-être avec la SNCF avec les Italiens de Trenitalia avec les espagnols de Renfe avec la Deutsche Bahn avec des compagnies français Transdev va se mettre sur le créneau l'ARATP va aussi venir concurrencer la SNCF tout simplement et même des petits acteurs qu'on ne devine pas est-ce que vous avez déjà entendu parler de Raikop moi non plus Raikop c'est une petite société coopérative qui est basée dans le lot pour l'instant elle n'a pas beaucoup d'argent elle n'a pas de train elle n'a pas de licence ferroviaire et elle dit nous à partir de 2022 on veut faire renaître des lignes interrégionales qui ne sont plus exposées des petites lignes mais bien sûr voilà une bonne idée mais c'est une très bonne idée vous avez Lyon-Bordeaux aujourd'hui pour faire Lyon-Bordeaux il faut remonter par Paris parce qu'il n'y a plus de lignes directes il n'y a plus de Lyon-Bordeaux ils veulent faire du Lyon-Bordeaux ils veulent faire du Toulouse-Rennes c'est pas bête ils veulent faire du Lyon-Thionville et vous avez plein d'acteurs comme ça surtout que les avions voleront moins mais bien sûr donc c'est pas bête il y a un créneau à prendre qui est assez solide et est assez compétitif pour venir concurrencer tous ses acteurs ça va être le combat permanent merci Guillaume-Paul merci à toutes celles et ceux qui nous ont accompagné ce matin demain nous serons là évidemment demain matin ce sera une matinée un peu spéciale pour moi mais pour nous tous pour vous aussi demain matin donc et dans un instant Geoffroy Roude-Bézieux le patron du MEDEF le patron des patrons qui est notre invité sur RMC et BFM TV RMC Bourdin Direct RMC Bourdin Direct Jean-Jacques Bourdin le président du MEDEF est notre invité ce matin Geoffroy Roude-Bézieux bonjour bonjour merci d'être avec nous Ségur de la Santé 180 euros net de plus pour le personnel soignant par mois proposition du gouvernement certains syndicats disent oui d'autres réfléchissent signature définitive jusqu'à lundi c'est la méthode Castex qui réussit nous on n'est pas partie prenante de cette négociation d'abord parce qu'il y a 7 milliards d'euros enfin 7 milliards et demi qu'il faudra un moment un autre financé donc évidemment on suit ça est-ce que c'est la méthode Castex pardon c'est peut-être un peu pour le dire en tout cas ce qui est notable c'est que les premières choses qu'il fait c'est de demander aux partenaires sociaux de venir les voir donc c'est plutôt positif vous allez d'ailleurs vous y allez tout à l'heure vous y allez tout à l'heure alors je vais vous poser une première question sur la réforme des retraites puisqu'il était là hier le Premier ministre était à votre place hier il nous a dit qu'il ne renoncerait pas évidemment enfin évidemment c'est ce qu'il a dit à la réforme des retraites et aux réformes déjà engagées réforme des retraites réforme de l'assurance chômage réforme des retraites il serait irresponsable de renoncer à cette réforme c'est ce qu'il a dit hier irresponsable ou pas ?
alors juste un mot avant de répondre à cette question moi je vais le voir je ne vais pas lui parler que des retraites non mais ça j'imagine je vais surtout lui parler du plan de relance je vais vous en parler c'est presque plus urgent sur la réforme des retraites moi la question que j'ai envie de lui poser c'est donnez-nous la profondeur du trou si j'ose dire parce qu'on sait qu'avec le Covid il y avait déjà un déficit de l'ordre de 4 milliards prévu pour cette année on parle de 30 mais le corps qui est le conseil d'orientation de retraite n'a pas chiffré donc il faut déjà savoir de combien on parle et je trouve que se précipiter cet été comme ça a été semble-t-il la demande du président de la République pour renégocier autour de ce sujet qui est un sujet anxiogène ne me paraît pas la bonne priorité après est-ce qu'il serait irresponsable de laisser le trou grandir ?
oui oui et donc à la rentrée à partir de la rentrée discutons mais avec des chiffres mais non vous avez dit non vous avez dit dans un premier temps non il ne faut pas reprendre j'ai dit on fait une pause on fait une pause parce qu'il y a plusieurs gens vous dites toujours la même chose oui je dis toujours vous demandez vous redemandez au Premier ministre c'est ce que vous avez eu dit il faut faire une pause sur la réforme des retraites exactement c'est ceci je vais dire la priorité c'est le plan de relance c'est de ça dont on a dû se quitter cet été il faut qu'on aboutisse parce que tous les entrepreneurs mais d'ailleurs les ménages attendent de savoir comment on relance l'économie oui comme vous le savez ça part plutôt pas mal donc pas question de reprendre ce plan cette réforme des retraites avant avant la rentrée je pense que c'est mais c'est quoi la rentrée ?
avant la fin de l'année ?
je ne sais pas quand vous rentrez de vacances moi je rentre en septembre avant septembre après il y a quand même deux sujets un peu différents il y a la réforme dite systémique c'est-à-dire le régime universel sur lequel nous on avait des réserves oui ça ne me semble pas être la priorité et puis il y a ce fameux le financement le trou financier dont on ne connait pas le montant effectivement il y a eu des chiffres qui ont circulé vous savez qu'on est responsable partenaires sociaux du régime complémentaire je sais je sais là aussi là aussi il y a certainement un trou financier qu'on n'a pas chiffré encore donc il faut mettre tout ça sur la table et voir comment on le résout donc première urgence le problème financier on trouve des solutions à la rentrée à la rentrée et puis ensuite on verra sur le système par points si j'ai bien compris écoutez moi je ne suis pas un fanat de ce système universel je trouve très compliqué je suis prêt à en discuter mais ça n'est pas l'urgence aujourd'hui alors que l'économie a été mise par terre pendant trois mois mais pour financer il n'y a pas 36 solutions pour financer le système des retraites il y en a une c'est l'augmentation de la durée de cotisation enfin il y en a deux il y a l'âge oui l'âge je crois que le président de la république a dit il faut travailler davantage bon il y a des gens pendant le confinement qui ont dit il faut travailler plus bon c'est un peu la même chose vous dites ça il faut travailler plus et davantage d'une manière ou d'une autre si effectivement les enjeux de financement se confirment il y a quand même une très forte probabilité qu'il y ait ce trou il faudra demander un membre ou un autre d'allonger alors soit la durée de cotisation qui est peut-être le plus juste parce que ceux qui ont commencé tôt partent plus tôt soit l'âge on sait que c'est très anxiogène on sait que c'est évidemment un effort difficile vous demandez un allongement de la durée de cotisation je demande qu'on en discute mais le moment venu et que ça n'est pas la discussion vous êtes prudent là je vous sens prudent mais vous dire pourquoi parce que le pays se relève très difficilement oui il y a plein de négociations dans les entreprises des négociations importantes chez Safran par exemple on discute d'un plan sur plus de 4000 salariés pour les maintenir dans l'emploi vous savez qu'il y a des plans sociaux qui sont annoncés oui je vais vous en parler j'imagine j'imagine donc c'est pas le moment je trouve de remettre sur la table un sujet important mais complexe il y a une affaire si vous voulez de calendrier la priorité des priorités c'est de relancer l'économie et on travaille plus aussi est-ce qu'il faut est-ce qu'il faut travailler plus est-ce qu'il faut demander aux salariés un effort supplémentaire des efforts supplémentaires je vais vous faire une réponse j'allais dire entreprise par entreprise c'est ce que j'avais dit d'ailleurs il y a deux mois il y a des endroits où il faut travailler moins pendant quelques mois dans l'aéronautique parce qu'on n'a pas assez de carnet de commande et il y a des endroits où par la négociation on est en train de travailler plus il y a des entreprises plus de 35 heures oui parce qu'il y a des heures supplémentaires qui sont en partie défiscalisées parce qu'il y a des gens qui vont renoncer à des RTT jusqu'à la fin de l'année pour rattraper le retard mais ça se produit vous savez en fait je veux dire quelque chose ce confinement ça a été la plus forte période de dialogue social depuis 50 ans plus de 6000 accords de reprise du travail ont été signés alors on a beaucoup parlé d'Amazon ça s'est mal passé mais c'est pas la majorité des cas dans la majorité des cas le dialogue social entre syndicats et l'entreprise a permis de reprendre le travail et de relancer l'économie tiens vous me parlez d'Amazon je vais faire une petite parenthèse avec vous Geoffroy Roux de Bézieux les entrepôts de commerce en ligne de type Amazon doivent-ils être soumis à la taxe sur les surfaces commerciales ?
oui oui oui parce que ça crée s'ils ne la payent pas alors ils ont c'est compliqué comme fiscalité mais en gros pour que vos éditeurs comprennent une grande surface qui vend en physique a une taxe qui s'appelle le tascom et Amazon ou d'autres d'autres c'est discount ou d'autres moi je suis libéral je ne suis pas pour les taxes mais je suis aussi pour l'égalité de concurrence et là il y a une inégalité de concurrence très claire très claire il faut mettre fin à cette inégalité mais c'est comme la taxe GAFA oui moi je ne suis pas pour plein d'impôts on en paye déjà beaucoup mais il y a un moment quand il y a des entreprises françaises qui emploient en France qui payent leurs impôts et de l'autre côté des entreprises à l'étranger qui ne payent pas leurs impôts ça ne marche pas dites-moi il est temps de retourner travailler et consommer c'est ce que vous dites mais ça a commencé oui je l'ai dit le 10 avril vous l'avez dit le 10 avril je me suis fait un peu engueuler ça ne vous a pas échappé ça ne m'a pas échappé je pense que la seule manière de redresser ce pays c'est effectivement de retourner travailler retourner consommer retourner voyager mais ça y est il y a un rebond de croissance enfin ça y est oui tout n'est pas réglé mais il y a un rebond de croissance c'est la bonne nouvelle c'est que effectivement contrairement à ce que disaient beaucoup d'économistes contrairement à ce qu'ont dit certains hommes politiques les français ont été formidables parce qu'ils se sont confinés quand on leur a dit de confiner mais dès le 11 mai ils sont retournés alors pas tout de suite dans les restaurants mais dans les magasins et à part certains secteurs il faut quand même le dire l'hôtellerie est complètement sinistrée l'aéronautique est sinistrée le tourisme mais ailleurs ça marche bien les concessions automobiles ont fait un super mois de juin l'immobilier dont on pensait que ça serait une catastrophe parce qu'acheter une maison c'est comme un acte de confiance on s'endette etc l'immobilier tient bien donc il y a beaucoup de petits signes et moi il y a un signe qui m'a ravi je veux quand même le dire c'est les créations d'entreprises parce que je trouve que créer son entreprise au mois de mai c'est le chiffre de mai par rapport à 2019 il faut avoir j'ai envie de dire enfin je n'ai pas une expression triviale mais il faut en avoir parce que c'est quand même une forme de courage de prise de risque Geoffroy Roux de Bézieux alors on parle aussi parallèlement de faillites d'entreprises de nombreuses faillites d'entreprises avec cette vague de plans sociaux annoncée pour l'automne que demandez-vous au gouvernement ?
je vais vous poser 2-3 questions vous allez me dire quelle est votre réponse d'abord baisse des impôts de production ça vous demandez absolument les impôts de production sont les taxes sur le chiffre d'affaires je vais juste pourquoi en deux mots si on veut relocaliser en France si on veut décarboner l'économie il faut pouvoir produire avoir des usines en France et il faut les rendre non pas compétitifs vis-à-vis des chinois mais vis-à-vis des allemands donc les impôts de production c'est ce qui pénalise l'industrie en France oui alors l'impôt de production c'est collecté par les collectivités locales pour beaucoup pour beaucoup alors manque à gagner pour les collectivités locales donc il faut les compenser il faut les compenser je crois que c'est ce que Bruno Le Maire prépare mais il faut que les français comprennent que c'est des impôts qu'on paye sur le chiffre d'affaires c'est-à-dire c'est pas du tout lié au profit et donc même quand les entreprises vont perdre de l'argent cette année en théorie ils paieront quand même ces impôts de production c'est pour ça qu'on demande la suppression comment éviter ces vagues de licenciements et comment donner du travail notamment tiens aux jeunes qui vont arriver sur le marché du travail entre 700 à 900 000 jeunes qui vont connaître peut-être leur premier emploi enfin ils l'espèrent à l'automne comment faire ?
le sujet des jeunes c'est le sujet principal mais je sais c'est pour ça j'en ai parlé hier au Premier ministre je vous en parle ce matin j'en parlerai tout à l'heure au Premier ministre non mais vous avez raison donc on est au moins d'accord là-dessus le problème c'est que les entreprises par réflexe elles vont avant de licencier elles ne vont pas embaucher et donc la première victime avant les licenciements c'est le jeune qui arrive au 1er septembre sur le marché du travail alors il y a une première chose qui a été faite c'est les 8000 euros par apprenti oui aujourd'hui moi je le dis à tous les gens qui peuvent embaucher des apprentis les artisans les grandes entreprises les moyennes ça coûte presque rien avec la prime à 8000 euros donc c'est vraiment un geste j'ai envie de dire presque citoyen après il y a tous les autres jeunes si je veux dire c'est-à-dire ceux qui ne seront pas en contrat d'apprentissage qui sont quand même la majorité et là on a fait des propositions notamment autour d'une exonération de charges massive sur le premier CDI bon je ne sais pas si ça va être retenu normalement je crois que c'est le président de la République qui devrait annoncer ça au mois de juillet mais là il y a un côté comment dire c'est presque un côté moral exonération de charges sociales pour un premier emploi un premier CDI offert à un jeune premier emploi je vais vous dire qu'il faut le faire aussi ça il faut le faire battons-nous pour ça oui battons-nous pour ça mais je vais vous donner une raison presque morale pour le faire c'est que pendant ce Covid on a confiné le pays on a ralenti l'économie pour sauver nos aînés c'est ça la réalité et eux on n'a pas fait cet effort maintenant je crois qu'il faut renvoyer l'ascenseur et renvoyer l'ascenseur aux jeunes et ne pas désespérer le pays donc je pense que c'est vraiment important et sur les plans sociaux je n'ai pas répondu je vais quand même vous répondre parce que vous allez revenir avec la question l'ensemble des plans sociaux qui ont été annoncés c'est 27 000 suppressions d'emplois alors c'est beaucoup et pour les gens concernés beaucoup et peu pour les gens concernés évidemment on ne peut pas leur dire quand on est allé à Nyon et qu'on perd son emploi chez Nokia c'est très dur mais dans le même temps les offres d'emploi sur le site de Pôle emploi sur le mois de juin c'est plus de 500 000 offres alors dedans il y a des offres d'un jour, deux jours ce que je veux dire par là ce qui compte quand même c'est est-ce que le chômage globalement va augmenter dans quelle proportion et comment on fait pour limiter cette hausse oui mais dans les plans sociaux il y a un côté moral un aspect moral vous parliez de morale tout à l'heure je vais vous poser deux trois questions à ce propos tiens Nokia en France Nokia 280 millions d'euros de crédit impôt recherche et voilà que touché donc argent de l'état notre argent et voilà que Nokia supprime 1233 emplois est-ce acceptable ?
c'est inacceptable dit Agnès Pannier-Runacher vous dites la même chose ? je n'ai pas regardé le détail du plan de Nokia ce que je peux vous dire c'est que Nokia vous savez que c'est l'ancien Alcatel vous connaissez bien en plus ce monde-là j'entends l'émotion que ça crée entre le crédit d'impôt recherche et il ne faut pas en revoir le plan mais la réalité c'est que ça fait 30 ans que ça dure parce que comment ça a commencé cette affaire ?
quand moi j'ai démarré dans les télécoms je fais ça un peu ancien combattant il y a 20 ans tous les fournisseurs étaient français et européens l'Europe était leader mondial des télécoms et à cause d'une politique de concurrence exacerbée au niveau de l'Europe on n'a pas laissé ces acteurs fusionner et du coup c'est qui ?
les américains les chinois les coréens qui ont pris le marché donc il y a une responsabilité collective de l'Europe sur ce résultat alors maintenant après il y a des managers qui n'ont pas été très bons il y a des décisions qui peuvent être prendre en revue mais il faut réfléchir quand même collectivement comment on fait pour produire en Europe puisqu'on parle de télécoms est-ce qu'il faut laisser entrer Huawei en France ? je ne crois pas non la 5G non pas de Huawei ?
la 5G oui mais Huawei non c'est pas tout à fait pareil pas avec Huawei non moi je suis j'ai pas peur du mot souveraineté c'est vrai que historiquement le patronat pour souveraineté avait une connotation protectionniste mais dans un monde où les chinois ont leur agenda très clairement les américains ça ne vous a pas échappé aussi nous je pense que les européens il faut qu'on se défende et on a besoin de fournisseurs européens en pharmacie en télécom dans tous les séquences stratégiques en pharmacie ça nous fit 4 milliards d'euros de dividendes distribués et des suppressions d'emplois oui mais Sanofi ils font quelques pourcents de leur chiffre d'affaires en France et ils ont toutes leurs recherches tous leurs emplois et toutes leurs fabrications en France donc moi je veux bien qu'on tape sur Sanofi on a besoin de champions et on a besoin de les défendre sinon ils finiront dans les mains d'actionnaires challenge vous connaissez challenge la revue qui nous apprend qu'il y a 95 milliardaires en euros en France en 2020 3 fois plus qu'il y a 10 ans vous réjouissez ou pas ?
je veux dire je me réjouirais si en même temps le PIB par habitant ou la richesse par habitant avait augmenté elle a augmenté moins vite moins vite je vais vous donner quelques chiffres Bernard Arnault 100 milliards plus 13% en un an entre 2019 et 2020 puis tout tout le luxe je crois que le chiffre est à fin 2019 depuis que la bourse a baissé c'est un peu moins c'est un peu moins il y en a d'autres est-ce qu'on doit se réjouir je vais répondre sur Bernardo est-ce qu'on doit se réjouir d'avoir une boîte française qui fabrique en France qui emploie en France et qui j'allais dire est leader mondial du luxe moi je crois que oui le fait que Bernard Arnault ait réussi c'est lui qui a créé le VMH donc moi je ne suis pas là pour critiquer les gens qui réussissent ce qu'il faut c'est que ça emmène tout le monde tous les français et que l'argent soit distribué et que l'argent soit distribué c'est pour ça que tous les systèmes de type intéressement participation mais quand vous avez certains grands patrons je vais prendre notre exemple il y a Patrick Drahi ici qui est à plus 39% par rapport à 2019 qui est à 12 milliards et demi et qui parallèlement supprime des postes est-ce que moralement c'est acceptable ?
écoutez Patrick Drahi il a démarré en sortant de l'école sans un euro enfin un franc à l'époque il a monté un groupe absolument magnifique il a créé des milliers ou des dizaines de milliers d'emplois si à un moment il doit parce que ça va mal dans telle ou telle activité y compris ici si j'ai bien compris réorganiser je pense qu'il a le droit de le faire l'important si vous voulez c'est qu'au total ça crée de la richesse pour tout le monde et qu'on la partage et globalement on a besoin d'entrepreneurs en France bien plus de 75% des français veulent taxer les plus riches vous avez vu cela ?
c'est une enquête pour BFM Business mais oui mais c'est logique c'est logique donc il faut taxer les plus riches c'est logique ils répondent ça au sondage oui non mais d'accord 75% des français le souhaitent la France c'est le pays qui a le plus d'impôts au monde enfin les milliardaires qui sont de plus en plus nombreux en France ne s'en plaignent pas de l'augmentation ils payent quand même de plus en plus d'impôts oui mais c'est normal ils sont de plus en plus riches oui mais on est le pays qui paye le plus on est à 50% je crois tellement obligatoire petit dé on est le pays quand il n'y a pas d'évasion fiscale oui je parle des gens qui vivent en France ceux qui vivent à l'étranger je ne comprends pas le sujet que deuxièmement on est le pays où le coefficient d'inégalité n'a pas bougé depuis des ans on n'est pas les Etats-Unis je sais que monsieur Piketty veut un impôt à 90% mais il regarde les Etats-Unis il ne regarde pas la France donc moi je veux bien qu'à un moment on fasse partir tout le monde on fasse partir des gens qui réussissent on fasse partir des gens qui créent des emplois je ne crois pas que ça soit bonne méthode et si les français répondent à 75% qu'il faut taxer les autres c'est un enfer fiscal la France est un enfer fiscal ou pas ?
c'est d'abord un maquis fiscal au sens où personne n'y comprend rien et je vais vous dire la vérité je pense qu'il y a aussi des niches fiscales qui peuvent avantagez certains qui devraient être revues parce que c'est quand même très compliqué mais oui je pense qu'on ne peut plus augmenter les impôts coronavirus l'économie française supporterait-elle un nouveau confinement ?
non non alors moi je ne suis pas médecin je ne suis pas technologiste et je ne me suis pas au top proclamé expert vous entendez les inquiétudes des uns et des autres mais j'entends les inquiétudes j'entends aussi ce que dit le premier ministre qui dit on ne fera pas de reconfinement généralisé je crois que c'est la bonne réponse c'est à dire que s'il y a je ne le souhaite pas mais on peut le craindre des clusters qui redémarrent j'ai vu que ce matin en Mayenne il y avait un abattoir d'ailleurs en Mayenne tout le département va être testé ça c'est supportable enfin c'est bien une mauvaise nouvelle pour les Mayonnais et les entreprises mayonnaises mais c'est supportable temporairement on ne peut pas se permettre entre guillemets de reconfiner parce que là l'économie ne s'en remettrait pas là on serait sur quelque chose d'absolument terrifiant j'ai une dernière question sur la convention citoyenne sur le climat parce que le président de la république nous a dit que 146 des 149 mesures allaient être appliquées oui 146 vous les avez lus je les ai lus c'est très bien fait alors 146 sur 149 vous dites oui je dis comment je vais vous donner un exemple très concret allez-y on doit faire du vrac dans la grande distribution c'est 30% les chiffres exacts moi je voudrais qu'on m'explique comment on passe en 3 ans de 0% de vrac enfin oui avec un peu de vrac à 30% il faut complètement refaire les chaînes agroalimentaires il faut tout repenser y compris le comportement des consommateurs parce que plus globalement cette convention sur le climat elle ne parle pas de combien ça coûte or produire des carbonés produire plus bio produire plus durable ça coûte plus cher et on voit bien que c'est très difficile de faire payer les gens vous avez vu ce qui s'est passé pendant le confinement quand on a demandé aux distributeurs d'acheter des fraises françaises ou des asperges elles coûtent je ne sais plus combien 10-15% plus cher 15 jours après ils se faisaient engueuler sur le thème vous avez augmenté les prix bah oui les légumes et les fruits les légumes français ils coûtent plus cher parce que la main-d'oeuvre est plus chère donc il y a un moment où il faut réconcilier si je vous dis c'est la fin du monde et la fin du mois c'est-à-dire comment on fait or ce document très bien fait il ne parle pas à aucun moment de comment on fait oui comment on fait vous dites d'accord mais vous avez eu ce sondage ce matin et le crime le délit le délit climatique il y a déjà beaucoup de textes je ne pense pas que ça soit le bon le bon débat vous n'acceptez pas les 146 et 149 mesures 146 non je ne les accepte pas toutes il y en a certaines qui sont intéressantes par exemple il y a le score CO2 sur tous les produits qu'on achète combien de CO2 ça a consommé ça c'est intéressant parce que ça va donner une indication au consommateur donc il y a des choses intéressantes mais on ne peut pas tout mettre en appuyant sur un bouton tout mettre en place merci Geoffroy Roux de Bézieux d'être venu nous voir ce matin le président du Medef sur RMC et BFM TV