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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 27 juin 2011 65 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheEurope & internationalÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Maîtrise des savoirs fondamentaux : table-ronde de N. Sarkozy

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 91 %Attaque 6 %Défensif 3 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:19InvitéChiffre
    « 25 autres pourcents quittaient l'école primaire avec des acquis qualifiés de fragiles. »
  • 12:08InvitéChiffre
    « La France se situe dans une position moyenne pour l'école primaire : 21e sur 65. »
  • 13:35InvitéPromesse
    « Nous avons mis en place de nouveaux programmes, recentrés sur les fondamentaux : lire, écrire, compter. »
  • 38:05InvitéFait
    « Aujourd'hui, nous recrutons nos enseignants au niveau master. »
  • 38:56InvitéFait
    « Enseigner, ça s'apprend, c'est aussi un métier. »
  • 40:36InvitéChiffre
    « une augmentation de 10% de nos enseignants en début de carrière. »
  • 40:45InvitéChiffre
    « Nous l'avons fait l'année dernière 157 euros net par mois pour un professeur certifié en plus. »
  • 40:39InvitéFait
    « Il n'y a pas deux pays dans le monde en pleine crise économique qui a augmenté ses professeurs en début de carrière de 10%. »
  • 57:21InvitéChiffre
    « la France emprunte à 3,64%. »
  • 57:42InvitéFait
    « la France présente un budget en déficit depuis 35 ans. »
  • 57:55InvitéPromesse
    « j'ai décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui partent à la retraite. »
  • 58:04InvitéChiffre
    « depuis 1992 la France a créé un million de postes de fonctionnaires en plus. »
  • 1:00:19InvitéChiffre
    « sur les 20 dernières années il y a 540 000 élèves de moins et 34 000 enseignants de plus. »
  • 1:02:10InvitéPromesse
    « à la rentrée 2012 nous ne procéderons hors démographie à aucune fermeture de classe à l'école primaire. »

Temps de parole

  • Invité64 %
  • Invité 28 %
  • Invité 35 %
  • Invité 45 %
  • Invité 54 %
  • Invité 64 %
  • Invité 74 %
  • Présentateur3 %
  • Invité 83 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Monsieur le Président de la République, permettez-moi de vous remercier et d'exprimer les sentiments des élus de la population qui est à la fois honorée et heureuse de vous accueillir. Et nous sommes fiers, Monsieur le Président, que vous ayez choisi notre cité, le département le plus de montagne et rurale de France, pour lancer un message à la jeunesse de France. C'est une considération pour notre territoire et peut-être que vous nous amenez à jeter un regard nouveau vers ces terres où la richesse essentielle, c'est sans doute sa jeunesse. Ici, à la Canour, 350 élèves dans les écoles primaires, 200 au collège, 120 au lycée agricole.

Et nous mesurons l'importance de donner à cette jeunesse ses bases indispensables pour assurer son avenir. Son avenir, il sera conditionné aussi, Monsieur le Président, par sa capacité à préparer une société nouvelle dans un monde en mutation. Ce monde sur lequel vous jouez très fortement, vous vous battez pour qu'il y ait un nouvel ordre, une régulation, comme vous le disiez, pour les problèmes agricoles. Vous vous battez, Monsieur le Président, avec une énergie et une conviction pour réussir le grand dessein européen dont notre jeunesse a besoin. Alors, le neuropsychiatre que je suis, c'est que c'est sur un socle solide que l'on peut construire un avenir.

Je voulais, Monsieur le Président, vous remercier et encore une fois vous dire, nous sommes fiers de vous accueillir aujourd'hui.

2:12
Invité

Monsieur le Président, permettez-moi de vous dire le plaisir, l'honneur de l'Académie de Montpellier à vous accueillir. Personne ne se souvient, m'a-t-on dit, de la visite d'un Président de la République dans un établissement scolaire de notre Académie. Vous avez choisi d'échanger sur la maîtrise des savoirs fondamentaux à l'école primaire, ce qui constitue la base du socle commun pour la réussite de nos élèves. Après votre élection, en 2007, vous avez fixé cet objectif à nos écoles, d'où les nouveaux programmes de 2008. Certes, il est peut-être tôt pour en apprécier tous les résultats. Un élève entré en CP en 2008 termine seulement son CE2.

Mais les évaluations, comme certaines comparaisons internationales, montraient qu'il fallait agir, qu'il fallait réagir. Dans quelques instants, Mme Anne, inspecteur départementale de l'éducation nationale de cette circonscription, vous dira comment on utilise les évaluations. Ces évaluations sont pour nous des instruments importants. Par exemple, elles ont montré au plan national qu'en mathématiques, les résultats étaient un peu moins bons qu'en français. Résultat, à la demande de notre ministre, M.

Châtel, par exemple, nous avons dans les plans départementaux de formation des professeurs d'école, inscrit des stages, des séquences, essayant de donner aux enseignants les éléments nécessaires pour y remédier. Le report également des évaluations de CM2, à la fin de l'année scolaire, à partir de l'an prochain, sera un instrument précieux pour le lien entre l'école primaire et le collège, ce qui est essentiel. Avec des évaluations en CE1, des évaluations en CM2, nous pourrons aussi organiser une suivie de cohortes intéressante. Vous êtes ici, M.

le Président, à la Canour, qui est un très bon élève, puisque cette année, dans les évaluations de CM2, 0% d'insuffisant, tant en français qu'en mathématiques. La Lausère, d'ailleurs, d'une manière générale, M. Blanc, c'est un bon élève de la classe, avec traditionnellement des résultats nettement supérieurs aux moyennes nationales. Cela est dû, sans doute, à la proximité que notre réseau d'écoles permet d'assurer. L'Académie de Montpellier, elle, est globalement, disons, un élève moyen. Nous avons toujours connu pas mal de retards par rapport aux moyennes nationales, mais l'Académie est en progrès.

Pour la première fois l'an dernier, le taux de reçu au baccalauréat a été supérieur à la moyenne nationale, ce qui, je crois, est intéressant, et cette Académie se mobilise autour de son projet, assurer la réussite des élèves, ne laisser personne au bord du chemin. D'où ma première question, M. le Président. Quel jugement portez-vous en général sur les performances des élèves français, en matière de maîtrise des fondamentaux, et à partir de là, quelles conclusions en tirez-vous sur les grandes priorités d'action d'aujourd'hui ? M. le Recteur, merci, M.

le Maire, merci, Mesdames et Messieurs, et si vous me le permettez, mes chers compatriotes, avec le ministre de l'Éducation nationale, Luc Châtel, nous avons une conviction, c'est que l'école primaire est la clé de voûte de notre système éducatif. Et pour vos enfants, s'ils réussissent leur école primaire, le parcours scolaire s'inscrit dans une perspective optimiste, s'ils échouent lors de l'école primaire, c'est la totalité de leur parcours éducatif qui se trouve gravement mis en cause. Lorsque j'ai été élu président de la République en 2007, j'ai reçu du Haut Conseil de l'Éducation un rapport.

Ce n'est pas moi qui l'avais demandé, ce n'est pas moi qui l'ai rédigé, c'est le Haut Conseil de l'Éducation. Et ce rapport a conditionné toute la politique que nous avons essayé de mettre en œuvre depuis. Que disait ce rapport ? 15% des élèves sortant de CM2, c'est-à-dire sortant de primaire pour aller au collège, 15% étaient en grande difficulté. 15%. Mais ce n'est pas tout. Le rapport du Haut Conseil de l'Éducation de 2007 indiquait que 25 autres pourcents quittaient l'école primaire avec des acquis qualifiés de fragiles. 15% en grande difficulté, 25% avec des acquis fragiles.

Cela veut donc dire qu'en 2007, nous recevons un rapport du Haut Conseil d'Éducation, 40% des enfants sortent du primaire soit avec des acquis fragiles, soit avec des grandes difficultés. Alors, la question qui est posée, est-ce qu'on pouvait continuer comme cela ? La réponse, c'est non. Parce que la plupart de ces élèves en difficulté ou avec des acquis fragiles ne parviennent pas à combler les lacunes par la suite. Voilà la réalité. Voilà la difficulté auxquelles nous sommes confrontés. Le dévouement et la compétence des 400 000 professeurs des écoles n'est pas en cause. Ce qui est en cause, c'est notre organisation et notre système. Je m'en explique brièvement.

Comme le disait le ministre de l'Éducation nationale, il y a eu deux temps forts dans l'éducation. Jules Ferry, l'école gratuite, l'école laïque, l'école obligatoire. Progrès fantastique. Deuxième temps que nous situerons dans les années 70, la massification 80% d'une classe d'âge au baccalauréat. Il y aurait beaucoup à dire, mais pas en tout cas sur l'objectif qu'il y ait un maximum de vos enfants qui fassent des études et qui est une éducation digne de ce nom. Mais on n'a pas tiré les conséquences de la massification.

Puisque les enfants donnés à nos enseignants deviennent de plus en plus différents, la troisième révolution, celle que nous voulons mettre en marche, celle de la personnalisation. Je m'explique. Quand vous prenez une minorité d'une classe d'âge, il y a une homogénéité du niveau des enfants. Quand vous prenez la quasi-totalité d'une classe d'âge, il y a une hétérogénéité qui ne peut pas se résoudre dans le seul cadre de la classe, du programme et de l'école. Au fond, l'égalité républicaine, ce n'est pas de traiter tout le monde de la même façon, c'est de donner à chacun en fonction de ses difficultés. Parce que je me fais comprendre. Au nom de l'égalité, on peut faire une injustice.

Je veux dire que le fils d'une famille sans problème social à haut niveau culturel, je ne veux pas dire que c'est une garantie, mais n'ayant pas de problème, n'a pas besoin d'être accompagné comme l'enfant d'une famille éloignée de l'école ayant des problèmes accumulés tout au long de sa vie et qui doit recevoir plus parce qu'il a plus de handicap. L'égalité, c'est de donner à chacun selon son... Mais vous, en Lausère, vous le comprenez bien quand même, vous êtes un département magnifique mais éloigné. Et il est tout à fait normal de donner davantage à la Lausère du fait de son éloignement qu'à un département de la région parisienne.

L'égalité n'est pas de donner la même chose aux Hauts-de-Seine et à la Lausère. L'égalité, c'est de donner plus à celui qui est éloigné. Eh bien, ce raisonnement, je souhaite, avec Luc Châtel, ce raisonnement de la personnalisation, je souhaite qu'on le tienne également dans l'éducation nationale. Alors, sur la question du recteur Christian Philippe, les tests PISA, ce sont les tests conduits par le CDE, sont très clairs. Qu'est-ce qu'ils disent, ces tests ? C'est que la France se situe dans une position moyenne pour l'école primaire. 21e sur 65. Il n'y a pas que la France. Les grands pays sont dans la même situation que nous. Allemagne, Italie, Angleterre.

Le deuxième enseignement, c'est que si on ne fait rien, les déséquilibres vont s'accroître. C'est-à-dire qu'il y aura de plus en plus d'enfants qui auront des difficultés. Et le troisième enseignement, c'est les inégalités scolaires qui se creusent. Alors, ce qui est intéressant dans les résultats PISA, M. le recteur, c'est qu'ils portent sur des élèves de 15 ans. Et pourquoi c'est intéressant ? Parce que c'est les élèves qui n'ont pas bénéficié des réformes que nous avons engagées depuis 2007 et depuis 2008. Vous voyez, l'étude PISA, ils prennent dans le CDE tous les enfants de 15 ans. et ils voient leur niveau de français, de maths, qu'est-ce qu'il en est. Et ils comparent.

Mais, évidemment, les enfants de 15 ans, c'est ceux qui n'ont pas bénéficié des dernières réformes. Or, qu'est-ce qu'on voit des dernières réformes ? C'est ce que disait le recteur. C'est que pour la première fois depuis 20 ans, les résultats de notre école primaire s'améliorent. Pourquoi ils s'améliorent ? Parce que nous avons mis en place de nouveaux programmes, recentrés sur les fondamentaux, lire, écrire, compter. Vous comprenez que quand vos enfants sortent de l'école primaire en sachant lire, écrire et compter, c'est déjà immense. Et ça vaut une reconnaissance éternelle aux enseignants qui ont apporté ça.

Mais c'est aussi le résultat des deux heures personnalisées, d'aide personnalisée par semaine en petits groupes pour les élèves fragiles. Je veux m'inscrire en faux, je le disais tout à l'heure à certains parents et à certains enseignants. On me dit que tout se joue sur les effectifs dans la classe. C'est faux. Les grands lycées parisiens ont des classes de 40 élèves et nous ne cessons d'avoir des interventions pour y rentrer. Et ça ne les empêche pas d'avoir 100% de reçus au baccalauréat et un nombre d'élèves dans les grandes écoles.

Parce que si vous avez, vous êtes enseignant et vous avez 40 enfants ou 40 élèves qui ne sont que des très bons élèves, eh bien c'est plus facile d'avoir une classe de 40 avec que des très bons élèves que d'avoir une classe de 15 avec 15 parcours de difficultés scolaires et sociales. Est-ce que je me fais comprendre ? Est-ce qu'on peut faire passer cette idée que jusqu'à présent on a fait de la quantité et qu'il est venu le temps de faire de la qualité pour notre éducation nationale ? Je dis qu'il y a toujours eu de la qualité dans l'éducation nationale. Mais que tout ne se résout pas, ne se réduit pas à la question du nombre.

Et ces deux heures d'être personnalisé par semaine en petits groupes pour les élèves fragiles permet de sortir des élèves des 15% qui sortent de l'école primaire avec de graves difficultés. C'est ce que nous avons fait avec les orphelins de 16 heures, ce qu'on appelle les orphelins de 16 heures, c'est-à-dire l'accompagnement éducatif après les cours. Enfin, quand vous êtes dans une famille où les deux parents sont enseignants ou alors dans une famille où l'un des deux membres du couple ne travaille pas et s'occupe de faire faire ses devoirs à l'enfant sorti de l'école, on n'a pas besoin de l'être personnalisé.

Mais quand on est enfant d'une mère seule qui travaille jusqu'à 8 heures du soir parce qu'elle a une heure et demie de trajet, on est bien content de rentrer chez soi et de voir que son enfant, on lui a fait faire ses devoirs, à l'école avec les deux heures que nous avons réservées par la suite. Pareil pour ce que nous avons créé, les internats d'excellence.

Donc, nous allons avec le ministre de l'éducation nationale aller de plus en plus vers un système d'école républicaine, donc avec les mêmes programmes, les mêmes enseignements, mais de plus en plus vers la personnalisation à chaque enfant, à chacun de nos enfants, un programme qui est un programme national, mais une méthode personnalisée en fonction de ses difficultés. Je pense que c'était un moment, le collège unique, qui a peut-être été utile pour assimiler la massification, mais vous-même, vos enfants sont si différents dans la même fratrie. Est-ce que vous croyez que la réponse, c'est de les traiter de la même façon ?

On les considère de la même façon, mais on doit de plus en plus aller vers la personnalisation des parcours. Pour personnaliser, justement, le parcours de chaque enfant, Mme Anne, inspectrice départementale de l'éducation nationale pour cette circonscription, va nous dire comment on utilise les tests d'évaluation. Parlez, ça marche. Ça marche ? Ça marche. Très bien. Monsieur le Président, je vais vous brosser le portrait de ce qui se passe en Lauser. Pour la Lauser, les évaluations nationales sont un outil très important.

En effet, dans la circonscription de Florac, nous avons des écoles à petites structures, des classes uniques, des écoles à deux classes, et dans ces structures où justement les enseignants manquent un peu parfois de normes et de repères, les évaluations nationales leur permettent de définir, de mieux situer leurs élèves, chaque élève, par rapport à sa classe d'âge. Donc, nous avons en Lauser trois dispositifs plus particulièrement utilisés outre les dispositifs traditionnels. D'abord, les groupements d'écoles et les rencontres d'écoles ou par des échanges multiples entre enseignants. Cela génère un travail de qualité entre les maîtres et entre les écoles.

Nous avons aussi la communication par le site web fédérée par... la communication informatique, par contre, fédérée par le site web départementale. Et enfin, nous avons les réunions de directeurs qui sont des moments très importants. Donc, les évaluations nationales, comme je disais, servent de repères dans nos écoles et elles servent aussi comme accompagnement, comme outils d'accompagnement des programmes 2008. En effet, notre animateur informatique met à disposition de chaque école les résultats de la circonscription et de l'école concernée de manière à permettre une exploitation efficace par compétences.

D'autre part, le travail très fin qui est réalisé au niveau des situations des évaluations nationales dans le repérage des compétences permet aux enseignants de construire leurs séquences d'apprentissage et d'assurer le tuilage entre les cycles. Donc, ma question, monsieur le Président, c'est aujourd'hui, quel regard portez-vous sur les évaluations nationales ? Envisagez-vous de les pérenniser, de les utiliser autrement ? Souhaitez-vous les voir évoluer ? Merci, madame l'inspectrice, mais ce fut l'une des grandes polémiques des années 2007-2008 et vous le savez parfaitement, madame. Et c'est tout à l'honneur de Xavier D'Arcos et de Luc Châtel d'avoir tenu. Je m'explique.

Il ne s'agit pas de montrer du doigt les enseignants dont je vous ai indiqué la reconnaissance qui devait être celle de la nation à l'endroit de leur dévouement et de leur compétence. mais l'éducation nationale ne peut pas être le seul domaine qui s'exonérerait d'une certaine exigence en matière de résultats. chacun de vous qui confiez vos enfants à l'école vous êtes en droit de savoir ce qu'ils font et les résultats qu'ils obtiennent. D'ailleurs, mesdames et messieurs, c'est bien ce qu'on demande aux enfants en maintenant les notes que serait une école où on évaluerait où on évaluerait jamais les connaissances des enfants.

Eh bien, nous avons souhaité et madame Anne, je ne reviendrai pas là-dessus, la culture de l'évaluation dans l'éducation nationale. Et j'affirme que cette évaluation est un outil d'abord pour l'enseignant lui permettant d'analyser ses propres pratiques. mais l'immense majorité des enseignants ne désire qu'une seule chose, c'est mieux faire, c'est mieux transmettre les savoirs, c'est être encore plus compétent au regard des enfants qu'on lui confie. L'évaluation va permettre de mesurer les progrès accomplis. Je visitais une école dont les résultats de la Camourg, M. le maire, dont les résultats d'évaluation sont en progression.

Si on ne mesure jamais le résultat de ce qu'on fait, comment peut-on voir si on est en progrès ou en régression ? C'est un instrument pour les familles permettant de s'assurer que chaque enfant s'approprie correctement les fondamentaux. Et c'est même, voyez-vous, Mme l'inspectrice, l'évaluation, un élément pour le directeur d'école qui peut ainsi mesurer les progrès de son école, je parlais de l'école de la Canourg, les CM2 ont fortement progressé entre 2010 et 2011. C'est encourageant. Et si ce n'avait pas été le cas, on aurait analysé pour dire pourquoi ce n'est pas le cas et changer ce qui a besoin d'être changé. Donc l'évaluation fait partie de la vie pour chacun d'entre nous.

Je parlais tout à l'heure des deux heures individualisées par petits groupes dans le primaire. savez-vous que cette année, ça a concerné 1,3 million écoliers. Vous vous rendez compte que 1,3 million écoliers en primaire ont pu travailler en petits groupes pour surmonter les difficultés particulières qui étaient les leurs. Pareil pour les stages de remise à niveau durant les vacances. Lorsqu'avec Luc Châtel, on a voulu ça, on nous a dit « Oh, c'est démodé ». Vous revenez à l'école de papa voire de grand-papa, c'est peut-être démodé. Mais tenez-vous bien, il y a eu en 2010 230 000 écoliers dont les familles et les enfants ont voulu cette remise à niveau.

Est-ce qu'il vaut mieux les remettre à niveau pendant l'été ou les laisser recommencer une année en accumulant des retards ? Donc, oui, Mme l'inspectrice, la culture de l'évaluation non seulement ne s'arrêtera pas, mais va se développer, se généraliser, non pas pour stigmatiser, mais au contraire pour valoriser les enfants et les enseignants. M. le Président, on évalue, vous l'avez dit vous-même, pour évoluer. On évolue, on l'a dit aussi, avec de nouveaux programmes. C'est Mme Condamain, inspecteur de l'éducation nationale à Perpignan, qui va intervenir sur ce sujet et vous poser une question sur ces programmes. M.

le Président, ce qui se joue avec la mise en place des programmes 2008 par le biais de l'instruction et au nom du principe de l'égalité des chances, c'est de permettre à chaque enfant de devenir un citoyen libre et responsable. C'est en ce sens où les programmes 2008 ont été recentrés sur les fondamentaux. La notion de fondamentaux s'entend ici au sens des compétences 1, la maîtrise de la langue et 3, principaux éléments de mathématiques du socle de connaissances et de compétences. Celle de recentrage fait référence au programme qui propose aux enseignants des repères pour organiser la progressivité des apprentissages en mathématiques comme en français, cela du cycle 1 au cycle 3.

Du point de vue de la forme, les programmes sont écrits de manière plus synthétique donc plus compréhensibles, du point de vue du fond, les contenus disciplinaires ont été renforcés. Je me propose à cet égard de prendre deux exemples. En français, au cycle 3, on insiste tout particulièrement sur un enseignement clair, méthodique et structuré. Les programmes 2002 avaient préconisé l'observation réfléchie de la langue. Une telle préconisation avait pu engendrer une certaine confusion chez les enseignants qui avaient eu une approche assez globale de la langue française.

Avec les programmes 2008, on insiste sur des activités spécifiques en orthographe, en grammaire, en conjugaison, cela bien évidemment avec les compétences rédactionnelles. De même, ce recentrage favorise la continuité et la cohérence des apprentissages avec le collège dans l'esprit de l'école du socle. Dans un autre domaine, la place de l'école maternelle est réaffirmée, son enjeu est clairement identifié. Il s'agit d'amener nos jeunes élèves à la lecture, à l'écriture et au calcul. Dans les programmes 2002, le langage était au cœur des apprentissages. Si les programmes 2008 confirment bien cet aspect, ils insistent sur la nécessité d'acquérir un vocabulaire précis.

Cette acquisition du vocabulaire est un gage de réussite chez nos jeunes élèves. Les enseignants ont donc acté leur obligation qui est la leur de s'assurer des élèves en intégrant leur liberté pédagogique à celle de leur responsabilité professionnelle au nom de la réussite de tous les élèves. La question qui se pose alors, M. le Président, est comment, par-delà les programmes, favoriser la diffusion des meilleures pratiques pédagogiques dont l'efficacité a été démontrée. Bon, franchement, il y a eu, en matière de pédagogie, de grandes erreurs dans les 30 dernières années.

Des erreurs fondées sur l'effet de mode où tout d'un coup, il y avait une mode sur une méthode d'apprentissage de la lecture qui a conduit, disons les choses, à des catastrophes. La pédagogie, ça ne peut pas être la mode. Ça ne peut pas être l'idéologie. C'est l'éducation nationale. Donc, il y a une obligation d'unité dans les programmes, Mme l'inspectrice, dans les méthodes, mais en même temps, je souhaite vivement qu'on fasse davantage confiance aux enseignants dans la liberté pédagogique qui est la leur. Je m'explique.

Quand vous avez appris à des enfants pendant 20 ans à lire, écrire, compter, vous avez quand même acquis une expérience irremplaçable, je dirais, des trucs qui permettent de débloquer un enfant qui aurait du mal à acquérir les fondamentaux. Ça existe. et ça vaut toutes les circulaires, non pas d'un ministre, parce que les circulaires d'un ministre, c'est important, mais des directeurs du ministère. Parfois, j'en ai eu dans les mains, c'est... Il faut un sacré niveau pour comprendre ce qui est dit. Parfois. Enfin, avant. Non, non, non. Bon. Il faut bien reconnaître les choses telles qu'elles sont.

Donc, notre idée, c'est de valoriser tout un programme d'expérimentation dans les écoles, de partager les informations, parce que, souvent, j'ai vu des enseignants d'un dévouement extraordinaire qui étaient un peu découragés par le sentiment qu'ils avaient que tout le monde se moquait de l'engagement qui était de leur. En se disant parfois, bon, qu'on en fasse beaucoup ou qu'on n'en fasse pas beaucoup, on a un peu le sentiment que notre administration ne valorise pas toujours ceux qui en font plus, qui se donnent du mal.

Et donc, nous voulons que les meilleures pratiques soient généralisées, portées à la connaissance des enseignants, protéger nos enseignants comme nos enfants des effets de mode et des effets de l'idéologie. disons les choses comme elles sont, avec un seul critère, les résultats. Expérimentation, madame inspectrice, évaluation, monsieur le recteur, personnalisation, monsieur le ministre. Voilà les mots, les mots TS, dont nous souhaitons faire le quotidien de l'éducation nationale. Expérimentation, parce que c'est une chance extraordinaire d'avoir près d'un million d'enseignants qui peuvent amener leur connaissance.

Évaluation, parce que la meilleure façon de savoir si c'est une bonne méthode, une bonne pédagogie, c'est d'en voir les résultats. Et personnalisation, parce que, mes chers compatriotes, les enfants que vous nous confiez sont tellement différents que nous devons leur concocter, dans l'unité de la République, un parcours adapté à leur dimension. Je rajouterai une autre chose, c'est une réflexion pour le ministre, et je sais qu'il y travaille, sur le statut du professeur, sur l'avenir du métier d'enseignant, sur la place des enseignants dans la société, sur la considération que nous devons porter aux enseignants.

Je suis de ceux qui pensent qu'on aura réussi quand il y aura plus d'enfants dans chaque classe qui se dira « je voudrais faire le métier plus tard de mon professeur ». Eh oui, ce qui nous amènera dans les mois, les années qui viennent, à réfléchir avec les enseignants aux conditions d'exercice de leur métier, peut-être à la diversité des parcours qui pourraient être la leur, est-ce qu'il est dit que tout enseignant souhaite avoir les mêmes conditions d'exercice quel que soit le département, quel que soit son âge, quel que soit son parcours ?

Ou est-ce que la personnalisation que j'appelais de mes voeux pour le parcours de vos enfants, on ne pourrait pas aussi la retenir pour le parcours de nos enseignants ? Est-ce que chacun souhaite exercer ses fonctions de la même façon quel que soit son âge, en début de carrière, lorsqu'il construit sa famille et son avenir professionnel, ou en fin de carrière ? Est-ce que là aussi nous n'avons pas à réfléchir ? Je crois que c'est un des grands chantiers du futur. Que le rôle des enseignants, la place des enseignants, la rémunération des enseignants, la formation des enseignants, sa place dans l'établissement, qui n'est pas simplement une place dans la classe.

C'est des choses que je développerai dans les prochains mois. le rôle d'un enseignant n'est pas simplement dans sa classe. Il est aussi dans l'établissement. Et je suis de ceux qui pensent que l'un des problèmes que nous connaissons, c'est qu'entre la classe et la famille, il faut que nous développions le rôle de l'établissement. Vous voyez ce que je veux dire ? Dans la classe, on enseigne et on éduque, mais on enseigne. Dans la famille, on éduque, mais dans l'établissement, qu'est-ce qu'on fait ? Je veux dire qu'on passe des heures dans l'établissement. Est-ce que là aussi, ce n'est pas un moment d'éducation ?

Est-ce qu'on ne doit pas se réfléchir à quelle doit être la nature des contacts entre les adultes et les enfants entre le moment où ils ne sont pas dans leur famille et ils ne sont pas dans la classe ? Est-ce qu'il n'y a pas là un lieu de contact, un lieu à développer pour que nos enfants puissent surmonter plus facilement les difficultés qui s'en émarrent ? Vous avez évoqué, M. le Président, la formation de nos professeurs d'école. M. Philippe Vuillamier, inspecteur d'académie de l'Hérault, va revenir sur cette question et préciser une question. La question de la formation des enseignants est indissociable, M. le Président, de celle des résultats des élèves.

Comme vous le savez, l'année que nous sommes en train de terminer est une année où nous avons accompagné dans des nouvelles modalités d'entrée dans le métier les enseignants dans le premier degré comme dans le second degré, un accompagnement qui a été d'ailleurs très personnalisé et réalisé par la mobilisation de nos inspecteurs de l'éducation nationale, des conseillers pédagogiques et des maîtres formateurs et dont on peut dire, je crois, qu'il aura permis à la plupart de nos nouveaux enseignants d'entrer de manière satisfaisante dans ce métier. Il y a sans doute quelques améliorations à envisager. L'une d'entre elles sera en place dans cette académie dès la rentrée prochaine.

Il s'agit de l'assurance pour chacun de nos enseignants qu'il sera en charge d'une classe et d'une seule et même classe tout au long de l'année scolaire 2011-2012. L'académie de Montpellier a également souhaité, monsieur le président, expérimenter de nouvelles modalités de formation en mettant en place une expérimentation avec l'université de Montpellier II et son école interne l'IUFM de master en alternance. Alors il s'agit tout simplement d'offrir une possibilité de préparer son master en ayant une journée dans la semaine de prise en responsabilité de classe dans une de nos écoles. L'objectif est, je crois, assez simple. Il y a trois volets.

Le premier, c'est d'assurer que la formation de nos étudiants se met en place avec un volet de professionnalisation plus fort. Le deuxième espoir que nous avons, c'est qu'à travers ce type de dispositif, nous puissions mieux préparer au concours et à l'entrée dans le métier nos étudiants. Le troisième aspect non négligeable est d'offrir des compléments de rémunération qui peuvent être cumulés avec les bourses à des étudiants. Dans cette académie, nous mènerons cette expérimentation dans trois départements, dans la Lauser avec un petit groupe d'étudiants, dans l'Aude avec une dizaine d'étudiants et enfin dans l'Hérault avec un groupe de 32 étudiants. Nous souhaiterions savoir, M.

le Président, si ces modalités de master en alternance vous semblent devoir être étendues voire généralisées. Oui, M. le Président de la République, vous avez voulu élever le niveau de formation initiale de nos enseignants et vous nous avez demandé à Valérie Pécresse et à moi-même de réformer la formation initiale de nos professeurs en allongeant d'une année cette formation et aujourd'hui, nous recrutons nos enseignants au niveau master. N'oublions pas qu'auparavant, on rentrait à l'UIFM avec un niveau de licence et ensuite, on passait l'année préparatoire au concours. Élever le niveau de formation initiale tout simplement pour recruter les meilleurs.

Si nous voulons élever le niveau global de notre système éducatif, aujourd'hui, la plupart des grands pays développés recrutent au niveau master leurs enseignants. Deuxième nouveauté, dans tous les grands pays développés aussi, c'est l'université qui forme les futurs professeurs. Et donc, pour recruter un bon professeur de mathématiques, il faut d'abord quelqu'un qui a un niveau exceptionnel en mathématiques et qui ensuite complète sa formation initiale par une formation pratique dans la classe parce que enseigner, ça s'apprend, c'est aussi un métier.

Donc nous avons revu cette formation pendant les études et c'est une vraie nouveauté, pendant que les étudiants sont à l'université en master en quatrième et en cinquième année, ils ont des stages en quatrième année d'observation 108 heures par an, en cinquième année en master d'accompagnement, de mise en situation de manière à découvrir la classe et à pouvoir aborder le concours dans les meilleures conditions. Puis, nous avons l'année qui suit l'obtention du concours de professeurs stagiaires où là, nous alternons formation théorique et formation pratique dans la classe et là, nous avons souhaité, vous nous aviez demandé, M.

le Président, d'apporter un certain nombre d'améliorations au cours des voeux que vous aviez prononcés en janvier dernier et comme M. l'inspecteur d'académie l'évoquait à l'instant, avec Valérie Pécresse, nous avons mis en place des masters en alternance. Prenons l'exemple des professeurs des écoles, on voit bien qu'il faut une pratique pédagogique renforcée. Eh bien, l'idée que dans l'académie de Montpellier, il puisse avoir à la rentrée des masters en alternance où on puisse passer trois à six heures par semaine dans une classe dès les études avant de passer le concours. Tout simplement pour savoir aussi si on est fait pour ce métier, si on est prêt pour cela.

Et puis l'idée que des jeunes issus de milieux plus modestes puissent accéder au métier de l'enseignement grâce à ce système de bourse ou puissent devenir par exemple assistants pédagogiques à mi-temps pendant leurs études, c'est aussi un signe fort. Vous avez pu voulu qu'on revalorise la condition des enseignants et cette réforme de la maestérialisation elle s'est aussi accompagnée on ne le dit pas suffisamment d'une augmentation de 10% de nos enseignants en début de carrière. Il n'y a pas deux pays dans le monde en pleine crise économique qui a augmenté ses professeurs en début de carrière de 10%.

Nous l'avons fait l'année dernière 157 euros net par mois pour un professeur certifié en plus. C'est un vrai signal que nous adressons à ces jeunes professeurs.

Moi j'étais merci Luc j'avais toujours été étonné vous savez je crois qu'il faut qu'on raisonne avec bon sens l'université forme l'essentiel de nos étudiants et de nos jeunes et on avait trouvé le moyen de faire former nos professeurs non pas à l'université mais dans des IUFM et tout le monde trouvait ça normal mais nos professeurs doivent être formés par l'université parce qu'on fait confiance à l'université française enfin quel était le message bizarre qui consistait à faire former nos enseignants en dehors de l'université nous avons voulu avec Xavier D'Arcos avec Châtel aujourd'hui que nos enseignants soient formés par l'université c'est pas que plus 5 non écoutez si on a une bonne université faisons confiance à l'université donc on avait une université pour vos enfants et on avait une formation pour vos enseignants alors je l'ai dit lors de mes voeux effectivement et je remercie Luc Châtel de faire évoluer la formation des enseignants vers le pratique il suffit pas de connaître la matière pour être un bon enseignant évidemment si on connait pas la matière enseignée on a des problèmes d'être un bon enseignant enfin il suffit pas de connaître la matière il faut aussi une formation pratique et puis j'y tiens beaucoup Luc la question de la formation continue c'est vraiment quelque chose qu'il convient de développer parce qu'on sait aussi aujourd'hui plus de choses sur les méthodes pédagogiques qu'on ne le savait il y a 30 ans plus exactement on sait ce qui ne marche pas pour la réussite de nos élèves l'école a besoin d'être accompagnée elle a besoin d'être accompagnée par les parents elle a besoin d'être accompagnée aussi par les collectivités locales et par de nombreuses associations alors d'abord les parents monsieur Moskovitz vous avez la parole merci beaucoup monsieur le président bonjour j'ai mes trois enfants sont actuellement scolarisés à l'école des sources de la Canourg et je suis moi-même président de l'association indépendante des parents d'élèves de l'école des sources je voudrais d'abord dire que mon souhait est que les parents s'impliquent davantage dans l'intérêt qu'ils portent à l'école et à la scolarité de leurs enfants je dirais également que le contact avec les enseignants est excellent la disponibilité des maîtres et des maîtresses et leur écoute sont des points très positifs ceci dit de notre point de vue de parents on a besoin de mieux comprendre les évolutions de l'école comme les nouveaux programmes l'accompagnement personnalisé et les évaluations par ma profession je suis amené à parcourir des CV et lettres de motivation de personnes qui suscitent un emploi dans l'entreprise dans laquelle je travaille et je trouve que leurs français comportent des erreurs des fautes d'orthographe et des incorrections et de ce point de vue là je pense qu'il faut vraiment faire quelque chose et le recentrage et la maîtrise des savoirs fondamentaux je pense que c'est nécessaire et c'est très important et c'est important surtout pour nos enfants dès le plus jeune âge d'obtenir les premiers réflexes nécessaires pour éviter ce genre de problème donc ma question est la suivante monsieur le président comment améliorer le contact entre les enseignants et les parents et comment améliorer l'implication que les parents ont dans l'éducation de leurs enfants monsieur le président il faut que chacun comprenne qu'il a des droits et des devoirs moi je ne soutiendrai jamais des parents qui contestent l'autorité des enseignants lorsque des enfants indisciplinés doivent être sanctionnés le devoir que nous avons vis-à-vis de nos enfants c'est que parents et enseignants tiennent le même discours parce que si les enfants peuvent penser que ce qu'on leur dit à la maison n'est pas la même chose que ce qu'on leur dit à l'école c'est tout le concept d'éducation qui se trouve mis par terre et il y a eu beaucoup d'affaires dans le passé même de violence sur des enseignants l'enseignants l'enseignant doit être respecté et les parents doivent respecter les enseignants de leurs enfants et c'est la meilleure façon que les enfants dans la classe respectent leurs enseignants ça c'est une première chose je le dis alors vraiment c'est un métier très difficile d'être enseignant extrêmement difficile mais on doit respecter celui qui transmet les savoirs à ses enfants on ne peut pas transiger là-dessus et de l'autre côté monsieur le président le devoir de l'enseignant le devoir de l'enseignant c'est d'expliquer et d'informer les parents l'école n'est pas un lieu mystérieux où on ne sait pas ce qui s'y passe et où le fait d'être parent vous rend illégitime à poser des questions j'ai dit la nécessité pour les parents de respecter les enseignants mais je dis également que le devoir de l'enseignant c'est d'expliquer aux parents de tenir au courant d'informer et de ne pas attendre la catastrophe pour intervenir et c'est sur ce concept de droit et de devoir que nous allons créer une véritable communauté éducative on ne conteste pas l'enseignant dans le rapport qu'il a avec sa classe et avec son enfant on est solidaire sauf s'il y a un problème mais dans ce cas là il y a des procédures et deuxièmement quand on est un enseignant on suit une famille on rencontre la famille le parent n'est pas un empêcheur de tourner en rond il est un des acteurs de l'éducation des enfants c'est pas un important que l'on ait conduit parce qu'il vient poser une question au contraire on devrait se préoccuper des parents qui ne viennent jamais poser des questions et non pas être agacés par des parents qui posent des questions voilà mais tout est dans le respect de l'autre respect des enseignants à l'endroit des familles et de sa sphère et respect des familles à l'endroit des enseignants au fond je me demande parfois si le mot respect n'est pas ce qui manque le plus dans notre société et pas simplement dans les rapports école-famille d'une manière générale donc pour nous clairement les parents ne sont pas des intrus à l'école mais ils doivent respecter le travail du professionnel qui est l'enseignant monsieur le maire monsieur le maire d'Aumont-Aubrac monsieur Astruc je le disais nous avons besoin des parents mais nous avons aussi besoin des collectivités locales et des associations monsieur le président notre communauté des communes de la terre de père a signé un contrat éducatif local validé avec un comité de pilotage et co-présidé par la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations et l'inspection d'académie les six communes de mon canton sont concernées cinq écoles primaires trois publics et deux privés pour 230 enfants l'intérêt de ce contrat pour nos petites communes rurales c'est de permettre un accès égal pour tous nos enfants à l'ensemble de nos activités qui sont fort nombreuses sur notre canton à ce titre au niveau sportif on a organisé et on finance un transport de car qui amène l'ensemble des enfants sur le boursin de Domon où ils peuvent utiliser les infrastructures gymnases salles de sport de danse de la communauté des communes on met aussi à disposition un intervenant EPS qui travaille en appui avec les professeurs des écoles dans le temps scolaire mais aussi hors temps scolaire par exemple au centre loisir du Ventousé alors un budget de 60 000 euros cette année avec comme partenaire l'état les collectivités la CAF la DRAC et l'inspection d'académie ce qui nous permet de financer les transports l'utilisation des salles mais aussi le salaire de l'intervenant donc un programme varié très riche où nos enfants peuvent à longueur d'année pratiquer des stages de ski-alpin des stages de cirque de danse la découverte de la randonnée de tir à l'arc de nombreuses pratiques sportives tout ceci se fait en bonne entente avec l'éducation nationale mais aussi avec nos partenaires nos associations locales sportives ou culturelles et c'est pour nous un enjeu important et on souhaite bien sûr que cela perdure alors c'est vrai que l'organisation de la semaine scolaire pour notre territoire rural et de montagne nous convient globalement nous convient je ne sais pas si c'est le cas dans l'ensemble des territoires français dans cette optique monsieur le président envisagez-vous une modification des rythmes scolaires permettant de mieux équilibrer les journées entre les activités académiques et le sport et la culture d'une part ainsi que le temps des vacances d'autre part et une éventuelle souplesse d'organisation au plan local tenant compte de nos différents contextes serait-elle permise et sans oublier les financements merci de parler des financements à la fin alors que vous y pensiez dès le début monsieur le maire alors la question du sport et de l'école c'est vraiment un marronnier qui revient régulièrement tant de fois j'entends dire qu'il n'y a pas assez de sport à l'école et j'interroge les enseignants je vois que les jours de sport ou de piscine c'est là où il y a plus de demandes de dispense qu'est-ce qu'on va faire Luc Châtel a lancé une expérimentation en 2010 court le matin sport l'après-midi expérimentation que je soutiens qui a concerné 7000 élèves monsieur le maire cette année et vu son succès le ministre a décidé le doublement du dispositif à la rentrée prochaine 14000 élèves auront donc à la rentrée prochaine sport l'après-midi pour le matin mais je veux dire un mot là-dessus il est des enfants qui ont besoin de soulager leur énergie par une activité sportive plus forte que les autres sans pour autant vouloir que leur vie professionnelle soit dans le sport entre le sport à l'école que parfois on essaye dont on essaye de s'exonérer et la carrière sportive il n'y avait pas de place pour les enfants qui se sentaient qui avaient besoin de cette activité physique plus importante Luc Châtel répond avec ce système cours le matin sport l'après-midi on va le développer ça ne veut pas dire qu'on va le généraliser là encore personnalisation tous les établissements de France n'ont pas besoin de cours le matin et de sport l'après-midi mais chacun de vos enfants qui a besoin de cette activité sportive doit pouvoir trouver une réponse dans cet établissement de cette nature pareil pour l'activité culturelle qu'elle j'attache un grand prix après ciné-lycée nous allons lancer culture lycée avec cette plateforme c'est la culture qui rentrera dans toutes les salles de classe sur le territoire donc pour moi sport et culture à l'école c'est indispensable et c'est incontournable alors je voudrais en terminant dire un mot des problèmes budgétaires et des problèmes de rythme scolaire et des fermetures de classe et des fermetures d'école sur les rythmes scolaires pour en terminer j'ai dit au ministre que s'il y avait consensus et s'il y avait une volonté d'expérimenter je pense qu'il ne faut pas fermer le débat sur les rythmes scolaires qu'il faut même l'ouvrir alors ce débat c'est la longueur de la journée le nombre de jours de classe dans l'année parce que que les choses soient claires si l'on veut réduire le nombre d'heures de cours de vos enfants dans la journée il faudra allonger le nombre de jours dans l'année c'est également la question de l'heure de classe doit-on rester partout à une heure ou doit-on expérimenter les 45 minutes c'est un vrai sujet moi je suis très frappé quand j'ai des réunions avec des adultes une heure de réunion avec un vrai travail c'est pas si facile que cela alors pour nos enfants qui ont 6 heures de cours en primaire 6 heures par jour donc ce sont des sujets je ne veux pas y apporter monsieur le maire de réponse aujourd'hui mais sachez que le ministre tiendra une conférence à la fin du mois de juin sur ces questions là c'est bien cela on lui remettra un rapport là-dessus moi je soutiens l'idée d'un débat et de progrès sur les rythmes scolaires ça ne peut pas rester la vie de vos familles la vie de vos enfants bouge la question des rythmes scolaires ne doit pas être un sujet tabou voilà je crois que ma réponse est claire alors sur ce qu'on entend dire sur les fermetures de classe et le fameux un sur deux j'aimerais parler pas simplement aux parents d'élèves ou aux enseignants mais aux citoyens je n'ai pas été élu pour que la France soit dans la situation de la Grèce de l'Irlande du Portugal je vous demande d'y réfléchir mesdames et messieurs savez-vous à quel taux d'intérêt la Grèce doit emprunter aujourd'hui sur deux ans 30% 30% pour vous donner un ordre d'idée la France emprunte à 3,64% et la France rembourse tenez-vous bien chaque année 45 milliards d'euros d'intérêt de sa dette la France présente un budget en déficit depuis 35 ans et si j'ai décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui partent à la retraite c'est parce que depuis 1992 la France a créé un million de postes de fonctionnaires en plus je n'ai pas le souvenir qu'en 1992 la France était sous-administrée je dois protéger la France de la crise nous avons trop dépensé en dépenses de fonctionnement et pas assez investie c'est une réalité mesdames et messieurs derrière c'est votre épargne c'est votre vie de travail qui est en jeu la France est protégée si nous laissons filer les dépenses si nous n'avions pas fait la réforme des retraites et si nous continuons à dépenser sans compter nous serions dans la situation des autres alors c'est très facile de promettre les 35 heures de promettre la retraite à 60 ans mais après il faut en assumer les conséquences et je ne suis pas persuadé que nos amis grecs soient extrêmement heureux de ce qu'ont fait leurs dirigeants toutes ces dernières années et si j'ai un exemple à suivre ça ne sera certainement pas celui-ci alors bien sûr monsieur le maire mesdames et messieurs les élus bien sûr c'est plus facile de promettre des classes des postiers des policiers bien sûr mais c'est les français qui payent à un moment il faut être raisonnable et penser à l'intérêt général dans vos familles vous ne dépensez pas plus que vous ne gagnez sinon ça conduit à la catastrophe alors sur la question de l'éducation nationale je voudrais très calmement faire la vérité des chiffres sur les 20 dernières années avec le 1 sur 2 sur les 20 dernières années il y a 540 000 élèves de moins et 34 000 enseignants de plus je ne peux pas accepter qu'on dise que la France ne fait pas un effort majeur pour l'éducation de ses enfants 540 000 enfants en moins depuis 20 ans 34 000 enseignants en plus c'est financé avec vos impôts c'est une réalité et d'ailleurs il faut maintenant que notre pays s'habitue à regarder les choses en face et non pas à entendre celui qui proteste le plus celui qui crie le plus qui n'est pas forcément c'est même souvent le contraire celui qui dit la vérité alors ce qui est vrai c'est que nous avons un problème majeur d'école primaire donc voilà ce que je propose pour la rentrée 2011 elle se déroulera dans d'excellentes conditions et je le dis à l'éducation nationale il n'est ni possible ni souhaitable d'imaginer qu'aucun changement ne puisse intervenir à ce stade et je soutiens la rentrée 2011 telle qu'elle a été préparée par le ministre pour la rentrée 2012 je souhaite que l'école primaire bénéficie d'un traitement particulier je peux d'ores et déjà vous annoncer qu'à la rentrée 2012 nous ne procéderons hors démographie à aucune fermeture de classe à l'école primaire c'est à dire pour être très précis que le nombre de fermetures de classe n'exadra pas le nombre d'ouvertures liées aux évolutions démographiques donc en résumé le 1 sur 2 continuera pour préserver la France des épreuves que connaissent un certain nombre de pays dans le monde et qu'étant garant de l'intérêt général je dois vous protéger de ces épreuves mais puisque l'école primaire est une priorité le 1 sur 2 s'appliquera mais nous sanctuariserons l'école primaire pour qu'à la rentrée 2012 il n'y ait pas de fermeture de classe qui excède les ouvertures de classe voilà l'engagement que je peux prendre devant vous et il me semble que c'est un engagement de bon sens enfin mesdames et messieurs en vous remerciant de votre attention je voudrais vous dire combien l'éducation nationale a besoin que nous puissions comme nous l'avons fait ce matin en débattre de façon apaisée hors des clivages partisans idéologiques et politiques qui ont fait tant de mal à l'éducation nationale c'est l'avenir de nos enfants qui est en jeu nous avons la chance d'avoir des enseignants dans leur immense majorité de grande qualité réfléchissons avec pragmatisme et bon sens aux évolutions indispensables pour l'éducation nationale de demain merci à la Lausère de m'avoir reçu avec tant de gentillesse et merci à tous ceux qui ont participé à cette table ronde d'avoir écouté avec une attention qui m'a beaucoup touché je vous remercie

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Locuteur

merci à tous merci à tous et merci à tous pour l'éducation