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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 25 octobre 2022 25 minContradictoireMixteSolidarités & familleTravail & emploiRetraitesInstitutions & élections

Assurance chômage : "Je ne peux approuver un système dont les règles ne sont pas clairement posées"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment accueillez-vous le vote du Rassemblement National sur la motion de censure ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous croyez à cette réforme qui module l'assurance chômage en fonction de la conjoncture économique ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Êtes-vous formellement opposé à ce principe de modulation de l'assurance chômage ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'on ne prend pas le problème à l'envers en réduisant la durée d'indemnisation des chômeurs ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Une nouvelle réforme des retraites est-elle envisageable et nécessaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Monique ClémenceChiffre
    « Le chômage baisse où il y a une crise de recrutement il y a 362 000 emplois disponibles »
  • 15:00Monique ClémenceFait
    « On nous annonce des déficits qui sont quand même mesurées je tiens à le dire c'est absolument pas la catastrophe annoncé par certains »
  • 20:00Monique ClémenceFait
    « La réponse la seule réponse qui aujourd'hui est proposée pour combler ces déficits je le répète assez minime c'est on va travailler plus longtemps »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci Monique clémence de vous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes sénatrice socialiste des Landes vice-présidentes de la commission des affaires sociales on a beaucoup de sujets à aborder avec vous on va parler assurance chômage réforme des retraites mais d'abord un mot sur ce qui s'est passé hier dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale alors sans grande surprise le gouvernement n'a pas été renversé par l'émotion de son sur mais la surprise elle vient du fait que le rassemblement national a voté la motion de censure de la gauche comment vous accueillez sur votre du rassemblement national il ne me fait pas plaisir nous n'avons comme l'a dit Boris Vallot nous n'avons absolument rien à voir avec les valeurs du rassemblement national et rien à voir avec les voix du rassemblement national les objectifs des deux motions de censure n'était pas les mêmes et de toute façon le fond n'est absolument pas le même et en tant que socialiste et républicaine je réfute totalement ce genre de petits coups politiques parce que c'est un coup politique que Marine Le Pen a fait hier à l'Assemblée nationale elle a été maligne elle a été maligne c'est évident c'était évident mais enfin pour ce qui nous concerne ce que je vois quand même c'est que sur le vote suivant il n'y a pas eu une seule voie de l'alliance des gauches pour aller vers la motion de censure du rassemblement national c'est ce que je vois c'est ce qui me rassure et et et ses voies du rassemblement national je ne les aime pas le Boris Vallot vous le dites à être très clair effectivement hier elle a la tribune je suis la répétée la digue républicaine qui existait entre les socialistes et le rassemblement national on a entendu un score un petit peu différent du côté de chez certains membres de la LFx disent qu'après tout ben si il faut renverser le gouvernement et si pour renverser le gouvernement il faut que ça se fasse avec les voies du rassemblement national et bien ça doit se faire avec les voies du rassemblement national il y a des divergences là-dessus entre le PS et la France insoumise oui bien sûr il y a des divergences vous les avez entendu je pense qu'elles sont quand même assez peu répandu enfin je veux dire je ne je n'entends pas une voix unanime de LFI pour dire cela mais en tout état de cause pour ceux qui le disent ce sont des divergences en tout cas avec ce que je pense et ce que je pense et ce que pensent les socialistes en règle générale moi je ne suis absolument pas sur cette ligne là Boris Vallot non plus et les collègues du de l'Assemblée nationale puisqu'on Sénat nous ne sommes pas concernés les collègues de l'Assemblée nationale n'ont plus je n'ai aucun doute là-dessus sur les notion de censure hier vous avez entendu Elizabeth borne et la majorité présidentielle du coup dénoncer cette alliance des extrêmes finalement est-ce que ils ont raison la majorité présidentielle de dire ça non ils sont dans leur ils sont dans leur dans leur jeu j'ai envie de dire c'est normal qu'il qu'ils utilisent ces ces propos là mais mais il ne s'agit pas d'alliance une alliance c'est quelque chose qui est concerté à l'avance heureusement qu'il ne s'agit pas d'une alliance il s'agit d'un coup politique de Marine Le Pen qui a envoyé un avertissement terrible au gouvernement elle leur a dit en face nous nous n'avons peur de rien voilà et nous sommes capables de tout justement pour vous renverser ça n'est pas une fois de plus ma vision de socialiste républicaine et ça n'est pas notre vision de socialiste républicain dans les mots sur les 49-3 pour le coup puisqu'elle Isabelle borne a activé le 49-3 deux fois sur le budget sur le budget de la sécurité sociale face à des oppositions qui ont dit clairement qu'elle ne voteraient pas à ses budgets quel que soit leur contenu est-ce qu'elle n'a pas eu raison non non parce que au tout début de son mandat le président de la République avait dit qu'il avait compris le message qu'il gouvernerait différemment qu'il travaillerait avec toutes les composantes de du Parlement il ne l'a pas fait parce que il y a des simulacres de concertation on n'a jamais été autant invité que chez les ministres chez la première ministre mais il n'en sort absolument rien du tout et donc arrêtez la discussion du budget au quatrième article en me disant bon de toute façon vous voterez rien on va prendre quelques amendements alors très peu de l'opposition et des amendements de la majorité très bien et on en reste là ça n'est pas sérieux je veux dire qui sème le vent récolte la tempête voilà voilà on va parler du Sénat et le texte qui était examiné aujourd'hui dans l'hémicycle du Sénat c'est la réforme de l'assurance chômage alors avant d'en parler avec vous voir ce que vous en pensez on va voir en quoi consiste cette réforme avec notre journaliste parlementaire Alex tout ça [Musique] bonjour Yann bonjour Monique lebain on t'aime donc cet après-midi le débat l'examen de cette réforme de l'assurance chômage que contient ce texte alors d'abord ce projet de loi il prolonge la première réforme de l'assurance chômage d'Emmanuel Macron réforme de 2019 qui notamment durcissait l'accès à la location chômage et qui arrivait à expiration en novembre mais le cœur de cette nouvelle réforme c'est que avec ce texte le gouvernement pourra désormais par un simple décret adapté les modalités d'indemnisation des demandeurs d'emploi en fonction de la conjoncture économique c'est-à-dire de plusieurs indicateurs comme le taux de chômage l'état du marché du travail concrètement cela veut dire que quand la conjoncture est mauvaise l'assurance chômage est renforcée mais quand la situation de l'emploi est bonne elle assure en chômage est restreinte pour inciter davantage le retour à l'emploi et aussi pour faire des économies au système c'est l'argument du gouvernement alors comment moduler l'assurance chômage qu'elle va être le paramètre à modifier premier paramètre en option et bien c'est le montant la location ça c'est hors de question pour le gouvernement deuxième paramètre qu'on peut moduler c'est la durée de travail nécessaire pour obtenir ses droits qui est de 6 mois sur 24 mois actuellement le gouvernement n'est pas trop favorable à toucher à ce paramètre et puis l'autre option c'est de toucher à la durée maximale d'allocations chômage qui est de 24 mois actuellement pour tous les travailleurs sauf les seniors et c'est plutôt la piste qui est envisagée par le gouvernement le gouvernement qui consulte actuellement les syndicats et puis on rappelle aussi que durant l'examen à l'Assemblée nationale de cette réforme et bien le gouvernement et la majorité ont soutenu un amendement de la droite qui considère qu'un abandon de poste vaudra désormais des missions et donc ne donnera plus droit à la location chômage et c'est maintenant la majorité de droite du Sénat d'apporter des modifications du texte ça a été fait en commission avant de les battre dans les métiers ont déjà apporté des durcissements au texte une personne sortant d'un CDD et qui refuserait trois offres de CDI en 12 mois n'aurait plus le droit à à la location chômage c'est la mesure voter en commission par la majorité de droits de sénatoriales et puis les sénateurs ont également assoupli le système de bonus malus sur les contrats qui faisaient partie de la première réforme de l'assurance chômage d'Emmanuel Macron le but de la droite sénatoriale c'est de moins pénaliser les entreprises qui multiplient ces contrats Monique le bain vous êtes un peu la chef de fil socialiste au Sénat sur cette réforme est-ce que vous croyez à cette réforme qui module la location chômage l'assurance chômage en fonction de la conjoncture économique non parce que je n'en connais pas les règles et donc je ne peux pas approuver un système dont les règles ne sont pas clairement posées avant ce que je voudrais dire d'abord sur sur ce projet de loi c'est qu'il m'est quasiment fin au paretarisme alors on savait déjà en 2019 on avait déjà bien vu ce qui allait se passer puisque au prétexte que les partenaires sociaux ne s'étaient pas entendus le gouvernement a repris la main soi-disant pour quelques mois nous arrivons au terme de cette période et de nouveau le gouvernement reprend la main alors qu'il aurait pu entamer des négociations avant avec les partenaires sociaux pour que les partenaires sociaux retrouvent leur possibilité justement de gouverner en quelque sorte l'assurance chômage ça n'a pas été fait c'est un prétexte supplémentaire pour le gouvernement de garder la main et donc ça je trouve inutiles pour vous alors ce sont des concertations vous avez bien dit le mot et pas des négociations ça n'est plus la même chose avant c'était des négociations des concertations c'est à dire on concerte on va éventuellement demander aux syndicats leur avis sur une nouvelle mesure que l'on veut mettre en place mais même s'ils ne sont pas d'accord on la mettra en place la différence elle est quand même notable ensuite pour ce qui est de cette modulation moi je ne je ne connais pas les règles on me dit lorsque le marché du travail sera en forme si je puis dire et bien les demandeurs d'emploi seront moins bien indemnisés et lorsque ça sera plus compliqué ils seront mieux utiliser mais quels sont les critères retenus quels sont les marges quelles sont moi je trouve ça et puis le marché était fait à l'envers en fait c'est ça le marché du travail il est différent en fonction des des endroits dans lesquels on vit aussi en France il y a des il y a des territoires extrêmement comment dire sur le plan économique qui vont vite et d'autres territoires qui malheureusement sont un petit peu refermées sur eux-mêmes et donc on ne pense pas entre le fait pardon entre l'outre-mer et la métropole pour vous c'est pas suffisant il aurait fallu des différences au sein même de la métropole donc pour moi il faut pas de il faut pas de différence il faut que tous les chômeurs soient des territoires et de la dynamique économique des territoires alors il faut toujours tenir compte des territoires d'outre-mer qui sont dans des oui ce qui va être le cas et à peu près enfin sur un grand nombre de projets de loi de loi heureusement on n'oublie pas nos nos concitoyens d'outre-mer mais sur le territoire métropolitain je ne comprends pas que l'on puisse traiter des gens différemment alors en tant que socialiste est-ce que vous êtes formellement opposé à ce principe de modulation de l'assurance chômage ou est-ce que par exemple vous seriez favorable et bien à une modulation de la durée maximale d'indemnisation qui est de 24 mois et c'est un peu la piste qui est par le gouvernement je ne suis pas favorable à tout ça parce que tout ça ce sont des usines à gaz voilà et vraiment quand on met le doigt là dedans on ne sait pas jusqu'où on va aller moi je suis favorable à ce qu'il y ait une règle qui soit négociée entre partenaires sociaux qui s'appliquent à tout le monde et quel que soit la période et que les règles soient claires mais alors ce qu'il faut quand même réformer le système parce qu'on a une situation actuellement où le chômage baisse où il y a une crise de recrutement il y a 362 000 emplois disponibles et ce qu'il faut quand même prendre des mesures pour inciter au retour à l'emploi alors d'abord je trouve que le le parallèle entre les postes qui ne sont pas pourvus et le nombre de demandeurs choix est un peu vite fait je trouve que c'est assez simpliste et imaginez que parce qu'on va réduire la durée d'indemnisation des chômeurs ça va tout d'un coup régler le problème de ces 360 000 postes qui n'est pas pourvu je ne comprends pas bien bien évidemment si un demandeur d'emploi lorsqu'il s'inscrit à Pôle emploi à 24 mois d'indemnisation devant lui et que tout d'un coup en cours si je puis dire on lui dit c'est plus que 18 mois il va aller rechercher un emploi peut-être un peu plus alimentaire mais est-ce que c'est le sujet moi je rappelle quand même que fait partie du sujet vous les entendez c'est patron ces restaurateurs qui ont du mal à recruter parce que ils ont des gens qui leur disent ben pour moi c'est pas forcément plus avantageux de venir travailler que de rester au chômage et est-ce que le sujet c'est de dire un demandeur d'emploi qui a connu un échec parce qu'une perte d'emploi c'est un échec qui a connu un échec et qui souhaite retrouver un emploi le même niveau de ce qu'il avait de même niveau de rémunération de même niveau de responsabilité de même niveau de compétences lui dire mais vous n'avez pas d'autre choix que de prendre ce qui arrive est-ce que c'est est-ce que ça fait partie du jeu moi je ne le crois pas et est-ce qu'on ne prend pas le problème à l'envers est-ce que est-ce qu'on se demanderait réellement pourquoi autant d'offres d'emploi aujourd'hui ne sont pas pourvus est-ce qu'il n'y a pas un problème d'attractivité des métiers est-ce qu'il n'y a pas un problème de rémunération de ces métiers je sais qu'un nombre conséquent de de d'employeur se posent la question et commence à répondre à ces questions je vois dans mon département qui est un département très touristique où on voit par exemple des employeurs qui commencent à trouver des solutions pour que leur saisonnier soit logé par exemple ça c'est une réponse c'est une réponse et puis il y a aussi une nouvelle conception du travail je veux dire moi aujourd'hui quand je vois tous ces gens qui se lancent dans l'auto-entrepreneuriat et qui du coup ne sont plus là pour aller pour voir des offres d'emploi classique je me pose beaucoup de questions parce que je trouve que ce sont des pièges et des miroirs à Alouette alors en tout cas la majorité de droits de sénatoriales veut aller plus loin que le gouvernement dans cette incitation au retour à l'emploi avec cette mesure ajoutée en commission plus d'assurance chômage pour les personnes sortant d'un CDD qui refuseraient trois offres de CDI en 12 mois c'est une mesure injuste selon vous c'est je ne sais pas d'où ça vient parce que tout ça en fait n'est pas très documenté moi je n'ai pas à croiser beaucoup de demandeurs d'emploi qui sont venus me dire écoutez j'ai eu trois offres d'emploi en CDI dans l'année je les ai toutes refusé je ne j'aimerais quand on discute de choses comme celle-là que ce soit documenté que l'on est des statistiques que l'on est des études que l'on est Horla on n'a rien c'est j'ai l'impression que nos nos nos collègues de droite comment dire propose des des solutions en fonction de ce que dit la vox populi voilà je leur ai dit lors du projet de loi sur le pouvoir d'achat dans l'hémicycle qu'on n'était pas au café du commerce ils n'ont pas aimé mais je crois que je vais le répéter pendant cette session voir un peu plus c'est ça un peu de populisme un dernier mot sur une mesure qui vient également de la droite qui est déjà dans le texte elle a été votée à l'Assemblée avec l'accord du gouvernement et de la majorité elle concerne les abandons de poste un abandon de poste vaudra désormais comme une démission et ne donnera plus droit à l'assurance chômage elle a encore vous ne comprenez pas la logique je ne comprends surtout pas comment cette amendement a pu être retenu parce qu'une fois de plus il ne correspond à aucune donnée chiffrée et documentée et avant de de de me positionner sur ce sujet là je suis je me suis renseignée et j'ai notamment questionné des avocats spécialistes en droit du travail parce que je sais que n'abandon de poste pose un problème à un employeur c'est évident mais lorsque le l'un des deux rapporteurs de la commission des affaires sociales du Sénat me dit mais il faut absolument passer par là parce qu'il n'y a jamais eu autant d'abandon de poste c'est faux ça n'est absolument pas documenté et les avocats ont droit du travail que j'ai consulté me confirme que ça n'est absolument pas doc ensuite lorsqu'un salarié en arrive à devoir abandonner son poste c'est que très souvent derrière dans 99% des cas il y a des raisons et des raisons qui sont parfois graves est-ce que l'on va pénaliser tout le monde juste par le biais d'un amendement de 3 lignes qui aura été voté comme ça en 5 minutes à l'Assemblée nationale et et inscrit dans le marbre par nos collègues au Sénat je ne crois pas je pense qu'il faut réfléchir ce sont quand même des des amendements qui ont des portées extrêmement importantes sur la vie des gens et moi je trouve qu'en ce moment que ce soit au travers de ce projet de loi sur l'assurance chômage ou du projet de loi retraite qui va venir on se préoccupe peu finalement de la vie des gens merci Alex à tout à l'heure on reparle d'assurance chômage dans le club justement pour faire le lien entre ces deux textes la Réformation chômage et la réforme des retraites vous êtes membre du corps vous le conseille d'orientation des retraites vous souhaitez dans cette réforme de l'assurance chômage créé un modèle de conseils d'orientation d'assurance chômage sur le modèle du Conseil d'orientation des retraites je trouve que c'est une idée intéressante effectivement parce que le Conseil d'orientation des retraites c'est un outil extraordinaire qui réunit toutes les grandes administrations tous les instituts de statistiques et ainsi de suite et qui à chaque session et c'est tous les mois nous fournit une mine de renseignements assez extraordinaire qui nous permettent de travailler sur le fond alors ça ça comment dire ça n'empêche pas certains de dire certains nombres d'inepties mais ils ne sont pas membres du corps ce qui disent un certain nombre d'inerties voilà c'est ensuite la façon dont on veut bien traduire les rapports mais je trouve qu'en matière d'une élite ça serait intéressant aussi parce que vous voyez quand l'un des rapporteurs me dit il faut faire cette réforme parce que l'unédite est en déficit très grave c'est faux c'est faux les contes de lunédique sont en train de se redresser ils sont excédentaires cette année alors l'humidité donc ça ne veut pas dire qu'il faille faire n'importe quoi mais dire que il faut absolument faire des économies sur le système en ce moment parce que le système serait en danger c'est factuellement faux et justement on fait le parallèle avec la réforme des retraites pour en parler on va à Montpellier on retrouve Vincent cosse bonjour Vincent merci beaucoup d'être avec nous journaliste au Midi Libre et dimanche Vincent Le Midi Libre a publié une double page avec des appels à contribution pour répondre aux enjeux de la crise parmi ces contributions celle des rives vertes oui c'est une double page où nous avons sollicité nos chroniqueurs habituels des intellectuels des économistes des politiques pour évoquer cette question après la crise qu'elle rebond quelle solution que chacun était invité à apporter dans nos colonnes parmi eux Éric Eric verte ancien président de la commission des finances à l'Assemblée député Renaissance Aix accélère et qui pour proposer effectivement comme piste pour les pour les clés d'une d'une croissance durable une nouvelle réforme des retraites qui passerait par la quantité d'une augmentation durable du travail c'est peut-être là dessus que je voulais interpellé la sénatrice des Landes justement de votre point de vue une nouvelle réforme des retraites est-elle envisageable est-elle nécessaire et si oui quelle réforme et cela doit-il passer par une allongement de la durée légale du travail beaucoup de questions oui une réforme des retraites pourquoi pas mais la question à se poser en préambule c'est qu'est-ce que l'on veut pour les français à partir d'un certain âge comment comment voulons-nous que les Français vivent et comment voyons-nous finalement la dernière partie de la vie c'est pas très optimiste ce que je dis là mais mais c'est ainsi aujourd'hui on se pose pas la question comme ça aujourd'hui on regarde des chiffres et notamment des soldes parce que je ne veux pas rentrer dans le technique mais c'est quand même important aujourd'hui ceux qui veulent une réforme de retraite regarde le solde et non pas la part des retraites dans le produit intérieur brut et disent bon il est 14 % pardon aujourd'hui voilà entre 12 et 14% ça dépend des moments j'ai envie de dire ça dépend de la conjoncture économique et donc on nous dit on nous annonce des déficits qui sont quand même mesurées je tiens à le dire c'est absolument pas la catastrophe annoncé par certains et on nous dit on va réfléchir à la façon que aux outils que nous allons dont nous allons nous servir pour réduire ce déficit et donc pour ramener le système à l'excédent le mieux c'est de rallonger la durée de travail mais est-ce qu'on est-ce qu'on se pose la question derrière de savoir si la plupart des Français pourront travailler plus longtemps moi j'aimerais qu'on se pose cette question là est-ce qu'Eric verte se demande si quelqu'un qui a commencé à travailler avant 20 ans et il y en a encore pas mal de gens qui commencent à travailler avant 20 ans qu'un métier très difficile moi je pense à ceux qui sont en train de faire des enrobés sur les routes ou je crains je pense à ceux qui travaillent enfin on le sait toujours dans le bâtiment ou tout simplement à ceux qui s'occupent de nous aînés dans les EHPAD est-ce que l'on sait est-ce qu'on se demande s'ils seront capables de travailler jusqu'à 65 ans mais la réponse on la connaît mais la réponse on la connaît la réponse elle est c'est non on bien que ces métiers là alors bien sûr en nous vend du vent on nous vend du rêve en nous disant mais il suffira de former les gens pour qu'ils changent de métier ah bon parce que parce que c'est facile de former quelqu'un qui a tenu un marteau-piqueur pendant 20 ou 25 ans et tout d'un coup de lui dire à 45 ou 50 ans tu vas te former tu vas faire autre chose ça n'est pas qu'il ne soit pas capable bien évidemment c'est parce que je dis mais ça n'est pas si facile que ça donc moi je trouve qu'aujourd'hui on prend le problème à l'envers et moi je me suis pas je ne me suis pas comment dire lancée en politique et je n'ai pas commencé à m'intéresser à la vie politique juste pour remplir des colonnes de chiffres alors je sais bien que on ne peut pas faire n'importe quoi on ne peut pas vendre du rêve aux gens mais je suis persuadée qu'à tout problème une solution et je suis persuadé que on doit prendre le problème de l'autre côté de la lorgnette et si je puis dire en disant voilà comment est-ce que je fais pour que arriver un certain âge les gens puissent prendre une retraite avoir une retraite digne en fonction du travail qu'ils ont fait et en fonction de l'âge auquel ils ont commencé à travailler j'aimerais que l'on prenne voilà le problème d'une autre manière et en tout état de cause la réponse la seule réponse qui aujourd'hui est proposée pour combler ces déficits je le répète assez minime c'est on va travailler plus longtemps et toutes les autres solutions on ne veut pas en parler on refuse d'en parler donc pour vous la solution qu'on comprenne bien c'est de travailler sur la part des retraites dans le PIB oui l'une des solutions et c'est des et c'est d'évoquer absolument toutes les pistes et là une réforme des retraites pourquoi pas mais pour qu'elle aille dans le sens du mieux vivre des Français et de tous les Français un dernier moment où tout est clair dans ce sens là une réforme des retraites qui envisagerait à contrario un recul de l'âge légal de ça a été dans un projet socialiste de passer de 62 ans 60 ans c'est quelque chose qui est encore envisageable c'est une piste qui explorée encore dans votre dans votre camp si on prend la question justement comme je viens de l'expliquer si on commence par se demander comment on veut que les Français soient traités à partir d'un certain âge moi c'est une c'est un dossier sur lequel je veux bien travailler oui je ne ferme aucune porte alors pas pour le mois de janvier 2023 date à laquelle on va nous proposer un projet de loi vraisemblablement mais clairement aujourd'hui il faut avoir le courage de dire que tout le monde n'est pas égal devant la retraite et devant la fin de vie et donc en fonction de ce qu'a été notre passé professionnel il faut pouvoir donner l'espoir aux Français d'avoir un temps de vie de repos et donc oui moi je me dis pourquoi parce que vous savez c'est ce qui se fait aujourd'hui avec les carrières longues c'est ça pourquoi ne pas réfléchir à un système de retraite qui permettrait à une partie des Français à ceux qui ont commencé tôt et qui travaillent durement d'avoir une retraite digne à partir de 60 ans moi je ne ferme aucune porte une réforme c'est avant tout une discussion et une discussion ça permet de poser tous les sujets sur la table et pas d'arriver devant le Parlement avec des solutions déjà toutes prêtes on va remercier Vincent cosse merci beaucoup Vincent d'avoir été avec nous la une du Emilie libre aujourd'hui des records de chaleur en octobre va-t-on vers 6 mois d'été c'est la question elle a une du Midi Libre merci beaucoup Vincent d'avoir été avec nous un mot un dernier mot sur le Parti socialiste puisque il y aura un congrès du Parti socialiste en janvier est-ce que vous vous soutenez la troisième voie qui est défendue notamment par votre président de groupe Patrick kaner c'est-à-dire une voix entre les produits et une voix entre les antinuques écoutez le Congrès il n'a pas encore démarré il y aura des contributions d'émotions voilà nous avons un savoir-faire en la matière aux parties socialistes moi je suis une fervente partisane de l'union de la gauche comme toujours la gauche dans ce pays n'est arrivé au pouvoir que lorsqu'elle était unie si l'on veut améliorer la vie des gens il faut t'arriver au pouvoir et pour arriver au pouvoir on ne le fera qu'avec l'union de la gauche donc je suis pour l'instant dans une voie qui travaille d'une union de la gauche donc la voie d'Olivier fort pour l'instant oui pour l'instant qu'est ce qui pourrait vous faire changer d'avis non enfin je veux dire pour l'instant il n'y a pas de je n'ai pas vu de motion ou de contribution merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin dans 20 minutes dans lequel était avec toi on reviendra sur ses intempéries qui ont balayé les hauts de France et la Normandie on sera dans la Somme qui a été frappée par une tornade mais d'abord on accueille notre prochaine invité c'est Annie Jeanne d'Arc qui nous rejoint [Musique]