Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
AutreFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 15 avril 2026 37 minContradictoireMixte

Sortie du film "Juste une illusion" : qu’avons-nous tous avec les années 1980 ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Temps de parole

  • Invité50 %
  • Invité 217 %
  • Invité 312 %
  • Invité 46 %
  • Invité 56 %
  • Invité 65 %
  • Présentateur3 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Sintès

0:10
Invité

Quand je passe trop de temps sans aller chez le coiffeur et que la mèche que j'ai sur les yeux prend du volume et pousse en pointe, à chaque fois que je passe à côté de Charline dans les couloirs, elle me chante voyage voyage de Désirless. Ça fait marrer tout le monde mais surtout tout le monde sait exactement de quoi on parle et c'est surtout le daté.

Comme les premiers Madonnas, comme le Moonwalk sur Billie Jean, comme ACDC sur nos sacs US comme se laver les cheveux au savon pour se faire la coupe de Robert Smith des Cures, comme la New Wave, condensé, les pieds bien serrés et les bras en l'air, comme le Mila d'Akenaton comme l'affiche de la Boom, comme le Walkman Sony au Torreverse qui me faisait tellement envie, bien plus que le Minitel d'ailleurs qu'on n'a jamais eu à la maison. Je n'ai jamais sacrifié à la mode des boucles d'oreilles flashy façon Cyndi Lauper.

En revanche, j'ai eu des vestes à épaulettes renforcées, un Rubik's Cube j'ai vu trois fois le Grand Bleu en une semaine j'ai pas testé le jeté porté de Dirty Dancing on les adore nos Madeleines de Proust années 80 et c'est le film du duo Nakash Toledano juste une illusion qui nous a donné envie de nous y plonger ou replonger mais on n'a pas oublié en route quand même, que dans ces années-là notre réveil à la sexualité a coïncidé avec l'arrivée du sida.

Dix ans après le choc pétrolier, c'est le début du vrai chômage de masse chez nous, c'est les années Mitterrand mais s'il y a eu la marche des beurres, c'est parce que le racisme était là, touche pas à mon pote dans la foulée les restos du cœur aussi, parce que la très grande pauvreté est là également, ailleurs c'est Thatcher, c'est Reagan, les années fric et si on peut encore chanter les pubs de Gotenner c'est peut-être aussi parce que la grande consommation débridée a commencé ici on a cru aussi que la démocratie avait gagné, avoir 20 ans en 89, croyez-moi, et aller à Berlin en bus la nuit, ça avait carrément de la gueule.

Peut-être qu'on a dansé sur un volcan, sans trop comprendre qu'on était sur un volcan brûlant alors quand on a 20 ans aujourd'hui on le sait qu'on est sur ce volcan-là et c'est pour ça qu'on y revient toujours, peut-être aux années 80. C'est le Téléphone Son les amis, soyez les bienvenus.

1:55
Présentateur

Le Téléphone Son 01 45 24 7000

1:59
Invité

Gérard André, bonsoir Oui, bonsoir Soyez le bienvenu Écoutez, merci d'accepter mon témoignage sur votre antenne Eh bien je vous en prie, on vous attend Allez-y Gérard Moi, les années 80 c'est d'abord les années où il y avait des services publics qui étaient complètement liés à la vie des gens et qui étaient d'un grand secours et on savait à qui ils s'adressaient et souvent ils n'étaient pas liés ils n'étaient vraiment des services publics pas liés à l'argent Il y avait pour moi la culture aussi le spectacle vous parliez vous avez cité de nombreux artistes mais pour moi c'était aussi Ferrat, Ferré, Brel donc des auteurs Dans les années 80 ?

Ah bah oui, bien sûr dans les années 80 Ferrat était encore bien vivant et bien présent il était même au top Ah bah oui il était même en tête cette année aussi ces débats idéologiques bon je ne l'ai pas dit à l'entête mais moi j'étais membre du parti communiste et à l'époque eh bien on était dans notre vie dans notre jeunesse etc mais on était fort à se battre et à avoir des perspectives qui ne semblent avoir été complètement dépassées aujourd'hui pour moi l'opium du peuple c'est le ça serait disons le le téléphone le portable qui est vraiment exécrable et en même temps merveilleux voilà voilà j'ai pas de nostalgie il faut vivre avec son temps mais il faut bien avouer qu'à une époque on avait quand même déjà lié toute la vie des gens les services publics dont je reviens aujourd'hui qui sont vraiment une catastrophe de la disparition on a entendu les services publics Gérard merci beaucoup pour cette entrée en matière ça et d'autres choses d'ailleurs j'ai entendu le mot on avait des perspectives et peut-être qu'on commencera là-dessus à discuter ensemble autour de la table et jusqu'à 20h avec nous il y a Claude Serillon bonsoir merci d'être avec nous vous êtes journaliste et écrivain dans les années 80 vous avez présenté le venteur d'Antenne 2 puis de TF1 puis d'Antenne 2 vous avez beaucoup bougé dans les années 80 quelques fois un peu poussé aussi sur la fin en effet il y a Frédéric Daby qui est là également bonsoir vous êtes le directeur général de l'IFOP collégien et l'ICR dans les années 80 exactement Bertrand Dical bonsoir bonsoir vous êtes journaliste à France Info Bertrand vous êtes auteur d'un livre chez First c'était en 2013 mais forcément ça tient toujours qui s'appelle Les années 80 pour les nuls on aura Olivier Nakache au téléphone dans un petit instant mais je vais vous poser la question à tous les trois on a l'impression d'années fantasmées en fait quand on en parle aujourd'hui est-ce que vous avez l'impression vous Claude Sirillon par exemple quand vous racontiez le 20 heures dans les années 80 d'avoir raconté des années exaltantes peut-être oui dans la forme c'est-à-dire que tout d'un coup à partir de 81 on a été nettement plus libre qu'avant il y avait après l'éclosion des radios libres sur Antenne 2 on avait un patron qui s'appelait Pierre Desgroupe puis on a eu Bourges puis on a eu Jean Drucker et puis on a eu plein de gens très passionnants on créait des émissions beaucoup donc oui ça a été très exaltant vous savez très souvent on nous disait tiens est-ce que tu peux nous faire une émission pour la semaine suivante le service public en type Antenne 2 était très exaltant formidable on a créé le Téléthon en 87 mais est-ce que ça veut dire pour vous les années 80 c'est le moment où on sort du carcan de l'ORTF justement parce que tu as éclaté un peu avant mais finalement pas autant de temps comme vous avez la délicatesse de ne pas le rappeler mais moi je suis rentré à l'ORTF j'ai vu la création d'Antenne 2 avec Marcel Julien qui a été un grand moment aussi mais les années 80 ont été effectivement quelque chose mais très ambivalent autant il y a eu les premières années où c'était très libre puis ensuite il y a eu des retours parce que l'alternance politique et vous en savez quelque chose c'était l'époque où on se faisait pousser dehors à chaque alternance politique aussi oui oui il suffisait de dire des choses qui déplaissent pour qu'on vous mette dehors donc oui c'était plus exaltant il y a eu aussi toute la poussée humanitaire rappelez-vous la famine en Éthiopie les grands concerts à ce moment-là on avait des moyens on partait faire le journal un peu partout donc il y avait certainement un enthousiasme un plaisir à le faire mais comme je pense que ce n'était pas mieux avant parce qu'on n'avait quand même pas les moyens d'aujourd'hui je me dis bon voilà moi j'essaye de puiser dans ce que j'ai vécu à ces époques-là pour bien vivre le présent Il nous a parlé de perspective notre ami auditeur Frédéric Dhabi moi je me demande si au fond dans ces années-là on avait des envies de monde d'après comme on a eu au moment des années 2020 en se disant à partir de maintenant ça ne peut aller que mieux est-ce qu'on a eu ça est-ce que c'est aussi pour ça qu'on en fait qu'on s'en souvient encore Oui c'est vrai que c'est une période fantasmée chacun on a bien entendu ce qu'a dit Gérard chacun projette ses références culturelles de pop de chansons de films des années 80 c'est avec qu'il y a quelque chose qui n'existait pas dans les années 80 qui existe là c'est le sondeur qui parle c'est le pessimisme de projection aujourd'hui depuis en gros 15-20 ans dans toutes les questions les Français ne sont pas si pessimistes que ça mais ils ont le sentiment que leurs enfants vivront moins bien qu'eux à cette époque on ne croyait pas ça c'était une période de progrès une période d'alternance alors c'est aussi une période quand on regarde l'historique des sondages de popularité IFOP, JDD et maintenant l'opinion on voit que c'est à partir des années 80 qu'on a des présidents qui deviennent très vite impopulaires mais à cette époque et je pense aux jeunes à nos enquêtes Nouvelle Vague les jeunes avaient le sentiment que la politique pouvait changer les choses la politique pouvait changer la vie pour reprendre un vieux slogan du parti socialiste ça c'est comment dire fini mais c'est vrai qu'il ne faut pas fantasmer ces années vous l'avez très bien dit Fabienne le sida le chômage de masse les tucs les tucs pour les jeunes un Premier ministre qui avait été visionnaire mais qui à l'époque avait été vilipendé vous êtes chômeur créez votre entreprise à l'époque ça ne se disait pas du tout mais il y avait cette idée que ça pourrait aller toujours mieux puis il y avait un monde facile à comprendre les euromissiles sont à l'est les pacifistes sont à l'ouest le monde bipolaire c'est vrai que c'était plus facile et plus compréhensible que ce monde si troublé dans lequel on vit dans lequel les français ne peuvent pas se projeter on va saluer Bertrand Dickel dans un instant est-ce qu'on votait plus quand même vous avez éveillé ma curiosité est-ce qu'on votait plus surtout quand on était jeunes dans les années 80 oui justement oui puisqu'on vote de moins en moins mais chez les jeunes c'est vrai que chez les primo-votants c'est qu'ils votent pour la première fois à la présidentielle en 81 en 88 dans beaucoup de scrutins on a voté plus que la moyenne des français depuis maintenant quelques années il y a un drame les primo-votants ne disent ils sont sur une logique d'aquabonisme à quoi bon voter puisque ça ne va rien changer on l'a vu au municipal et on l'a vu à la dernière présidentielle ce que vous dites Bertrand Dickel dans les années 80 pour l'énu à un moment vous parlez de la révolution des années 80 mais pourquoi c'était la révolution des années 80 qu'est-ce qu'on a inventé à part les épaulettes sur les vestes dans les années 80 une révolution on a inventé beaucoup des musiques sur lesquelles on vit aujourd'hui l'électro la dance music oui ça commence dans les années 70 oui il y a des préludes dans les années 60 mais qu'on aille par millions danser en boîte et qu'on écoute des groupes dont aucun instrument n'est un instrument acoustique n'est un vrai instrument tout se fait avec des claviers et des boîtes à rythme on ouvre soudain les portes de la musique avec la world music et ce qui fait qu'on commence à écouter des musiques qui viennent de partout dans le monde et en même temps et puis le punk c'est en 77 le punk rock c'est les années 80 c'est-à-dire le fait que cette musique marginale et scandaleuse devient une musique mainstream c'est le moment où le métal devient une musique mainstream donc en fait il faut bien se rendre compte qu'une grande partie de la musique sur laquelle on vit aujourd'hui est née dans les années 80 mais dans les années 80 on ne s'en rend pas compte moi j'ai passé les années 80 avec mes grands frères des copains des guides en musique qui me disaient mais le top 50 c'est de la merde on n'écoute plus que de la merde aujourd'hui je ne veux plus rentrer dans un magasin de disques il n'y a plus que de la merde d'ailleurs il n'y a plus que des FNAC il n'y a plus de magasin de disques et donc il y a ce sentiment très très fort qu'on vit quelque chose d'absolument génial parce qu'on s'amuse sur des singles sur des 45 tours mais c'est marrant on s'amuse avec le top 50 mais on a une espèce de mépris au présent de l'indicatif pour la musique du moment alors je peux comprendre sur certaines de ces musiques là mais enfin moi je me souviens que dans les années 80 pardon mais c'est le grand boom de Gainsbourg c'est Bachung c'est les Rita Mitsuko enfin il y a quand même eu des trucs qui racontaient des histoires quoi oui mais si on prend Gainsbourg il y a quelque chose de tout à fait dichotomique est-ce que vous écoutez l'album You're Under Arrest ?

personne n'écoute l'album You're Under Arrest le dernier album de Gainsbourg son deuxième album plus personne ne l'écoute les gens qui l'ont en 33 tours ne veulent pas admettre qu'ils l'ont acheté le jour de la sortie c'est l'album le plus vendu de la carrière de Gainsbourg mais c'est le plus méprisé dans les années 80 on écoute Gainsbourg on regarde Gainsbourg à la télé et on écoute la javanaise et on redécouvre son oeuvre qui n'avait eu aucun succès dans les années 60-70 donc il y a aussi quelque chose de très important c'est l'explosion de la post-modernité alors c'est pas que la musique c'est tout mais dans la musique c'est flagrant c'est-à-dire que c'est le moment où on a dit et le CD comptait pour beaucoup la réédition de Catalog et même la première édition de certains catalogues qui n'existaient qu'en 78 tours par exemple pour le tango ou la vieille chanson française ça apparaît soudain en CD et on peut écouter un groupe de rock comme une chanteuse des années 30 avec la même délectation et le même sentiment de nouveauté et c'est ça la révolution Bertrand restez avec nous bien sûr je voudrais qu'on n'oublie pas qu'il y a des auditeurs au téléphone sonne il y a Nicolas qui nous attend bonsoir Nicolas bonsoir vous ne m'avez pas oublié non non je ne vous ai pas oublié je vous écoute pour moi les années 80 c'est 1980 c'est à dire c'est l'élection de Mitterrand à 24 ans c'est l'idée que je n'allais pas vivre toute ma vie sous un gouvernement de droite c'est un rêve c'est un rêve qui arrive et c'est la découverte qu'on pouvait voter pour quelqu'un et pas contre merci Nicolas merci pour ce témoignage alors il y a beaucoup de gens qui nous parlent de ces années là que vous avez couvertes vous Claude Serrion et c'est vrai que chez nous il y avait ce paradoxe là chez nous c'était les années Mitterrand alors après il y a eu le cohabitation etc ça a quand même été très chaotique chez nos voisins d'en face c'était Margaret Thatcher on est dans un tout autre monde si on traverse l'Atlantique on est chez Ronan Reagan on est dans un tout autre monde est-ce qu'on était une sorte d'îlot de quelque chose nous à ce moment là dans ces années là et c'est peut-être aussi pour ça que ça résonne sans doute je crois oui oui pour avoir parcouru quelques pays étrangers à l'époque oui oui on nous regardait un peu avec beaucoup de curiosité c'était oui c'était on était assez en décalage mais comme on dit très souvent chez nous ça arrive après ou avant ou on montre le chemin ou on subit des choses oui oui c'est vrai votre auditeur vient de dire oui 80 a beaucoup marqué les générations ça a été un renouvellement parce que pour la première fois on renouvelait le personnel politique à la télévision par exemple il y a eu les années Polak qui étaient quand même une liberté de ton mais invraisemblable la quasi-totalité des émissions de Polak ne passerait plus aujourd'hui on dirait mais non il ne faut pas parler de ça on a été très très libre là-dessus très libéré par les choses comme ça et en même temps avec une grande rigueur on nous disait si tu n'as pas pu vérifier tu attendras trois jours pour le sortir mais il n'y avait que deux chaînes vraiment la trois était un peu dans ses débuts quand est arrivée la privatisation de la Une en 87 on a parlé du mieux-disant culturel on voit ce que ça a donné mais il y a eu aussi Canal qui a apporté un ton complètement différent c'est-à-dire que dans le système médiatique tout d'un coup ça a été très chamboulé on était je pense d'un côté il y avait Poua Vaudarvore et puis Bernard Rapp et moi on était les petits rois il n'y avait pas le choix pour les gens donc les gens étaient très nombreux à nous regarder et puis après ça s'est dilué maintenant on consomme ça autrement donc je ne sais pas si c'était mieux avant c'est vrai qu'on a été très privilégiés dans notre capacité à informer à vérifier à se déplacer on avait de l'argent pour partir à l'autre bout du monde pour faire des journaux là où on voulait donc ça a beaucoup marqué à ce moment-là et moi je vois les témoignages quand je fais des salons du livre moi je reçois beaucoup de témoignages de ces gens-là qui disent ah oui à ce moment-là il y avait une information bon je ne sais pas si elle était meilleure plus plus régulière plus rigoureuse mais en tout cas il y avait un autre style autre fait maintenant c'est autre chose parce que la consommation d'informations ne se fait pas de la même manière la consommation ne se fait pas de la même manière mais la consommation tout court d'ailleurs ne se fait pas de la même manière Frédéric Dhabi à cette époque-là je disais tout à l'heure en plaisantant dans l'introduction qu'on se souvenait encore des génériques de Gotenner des années 80 mais ça voulait dire que c'était vraiment un moment où on ne culpabilisait pas sur la consommation c'est le moment où on s'est tous mis à prendre l'avion mais parce que c'était devenu tellement démocratique parce que les billets d'avion avaient baissé on a l'impression qu'il y a 10 ans de faites ce qui vous plaît avant qu'on se rende compte qu'on a pu aussi faire des conneries pendant ces 10 ans-là c'était la même type des années 80 de chagrin d'amour chacun fait ce qui lui plaît c'était 80 d'ailleurs c'était au tout début des années 80 c'est vrai que sur la consommation c'était le début de la grande distribution mais il y avait encore le Félix Potin je peux citer la marque parce que malheureusement elle a disparu autour de chez soi il y avait cette proximité on y revient il n'y avait pas de conscience environnementale même s'il y avait un candidat René Dumont en 1974 Brice Lalonde en 1981 qui avait fait un score tout à fait mais on n'était pas du tout on était sur cette logique productiviste d'où le choc du deuxième choc prêt-tour-lié en 1979 qui va irriguer les années 80 avec je le disais ce chômage de masse ces nouveaux pauvres vous parliez des restos du cœur mais tout ça n'était pas vu comme quelque chose de dramatique bien sûr parce qu'il y avait ce sentiment que les choses allaient s'améliorer et c'est vrai que c'est la vraie différence c'est pour ça que 81 a suscité un tel espoir disons-le aussi 86 cette fameuse cohabitation on a fêté ou commémoré il y a quelques jours les 40 ans de cette élection du 16 mars 86 où avec la proportionnelle c'est très serré mais la droite l'emporte et là le libéralisme qui avait lieu en Allemagne avec Kohl aux Etats-Unis avec Reagan venait en France il y avait cette idée que le politique pouvait changer les choses et vous l'avez dit on consommait médiatiquement tous de la même manière aujourd'hui les facteurs d'information des jeunes c'est TikTok et Instagram plus personne ne regarde et je vais être malheureusement un JT après Bertrand Dical moi j'ai l'impression qu'il y avait aussi quelque chose d'un peu j'allais dire de techno-solutionniste en fait on est à cette époque où on sait qu'il y a un ordi qui s'appelle le Macintosh qui vient d'arriver mais on ne l'a pas encore mais on sait que ça peut changer nos vies on a confiance dans un progrès qui de toute façon va nous faire avancer alors qu'aujourd'hui on a un peu peur de ces choses-là parfois est-ce qu'il y avait cette espèce d'enthousiasme-là le mot internet était en train d'apparaître on ne savait pas encore ce que c'était il y avait tout ça qui remuait quand même dans ces périodes-là non ?

il y avait tout ça qui remuait et ce qu'il y a c'est que les annonces les prodromes des progrès étaient directement accessibles c'était des jouets qui faisaient tute et pouette avec de la musique 8 bits c'était des jeux électroniques avec de la musique très simple c'était des boîtes à rythme et des synthétiseurs qui nous balançaient des sons nouveaux en permanence mais surtout on savait que l'année prochaine ça serait mieux que l'année prochaine ça serait plus riche on savait que c'était encore rudimentaire parce que dans le jeu électronique comme dans les musiques populaires qu'on entendait tous les jours mais il ne fallait pas être hyper branché pour ça dans la musique du top 50 on entredit toujours des nouveaux sons donc on avait le sentiment que quelque chose était fait par des gens qui en plus s'amusaient alors il y avait quelque chose de robotique dans la new wave il y avait des silhouettes un peu sombres une espèce de romantisme tragique et froid des synthétiseurs mais on avait une idée et c'est peut-être la dernière génération la dernière décennie pendant laquelle on a réfléchi la musique en termes de progrès il ne faut pas oublier les années 50 60 70 on dit toujours ce groupe là il va plus loin il dépasse les running stones ils vont plus loin qu'eux ils font plus que les années 80 c'est le dernier moment où on dit ça dans les années 90 on va arrêter d'avoir cette idée du progrès en musique et donc transcrit dans la culture populaire l'idée du progrès technologique est en fait quelque chose de super réjouis c'est marrant Claude Serrillon parce qu'on va avoir Nicole aussi dans un tout petit instant on a l'impression que c'est comme si on avait tous bien rigolé pendant les années 80 au-delà de tout ce qu'on peut dire effectivement parce que tout n'a pas été drôle on a un auditeur qui va nous parler de Tchernobyl il a raison on parlait de Sida tout à l'heure mais quoi on a cessé de rire dès qu'on est passé dans la décennie 90 c'est ça ?

non je crois pas je crois pas vous savez moi il m'était arrivé de faire des encyclopédies sur les années 70 80 90 et j'ai commencé en journalisme en 70 j'ai relu ainsi l'actualité de ces 30 ans et on se trompe on oublie beaucoup de choses donc je crois que c'est un peu comme vous savez la théorie du U on est au fond du U puis on a l'impression que ça ne va pas remonter puis ça remonte puis ça change il y a eu tout ce qui est médiatique c'est le changement technologique qui est arrivé les grosses cassettes les petites cassettes le fait qu'on partait plus avec des grosses équipes et qu'on a commencé à avoir des satellites pour pouvoir retransmettre en direct d'un peu partout ce qui a amené du bidonnage d'ailleurs sur plein de trucs mais il y a eu aussi une conscience collective internationale je crois que les grands concerts notamment de soutien à ce qui se passait en Éthiopie ont amené une conscience collective envers l'humanitaire un engagement humanitaire assez large et associatif et ça je trouve il faut retenir les choses très positives je vous parlais du Téléthon mais vous vous rendez compte que ça a été aujourd'hui ça dure encore et c'est formidable donc moi je suis plutôt optimiste quelles que soient les décennies je me demandais si c'était une vraie conscience collective effectivement comme le dit Claude Cérillon ou le début aussi d'une forme d'individualisme je parlais du Walkman tout à l'heure

20:44
Présentateur

bah oui c'est les deux

20:44
Invité

exactement c'est vraiment le moment où on commence à voir des gens qui s'enferment oui mais quand on propose quelque chose d'intelligent les gens sont là oui mais c'est aussi ces moments de grands concerts collectifs sur le modèle anglais banded puis américain USA for Africa et ce qui a été fait par Renaud et Hegelman pour les chanteurs sans frontières c'est vrai aussi que c'est un moment où pour la première fois dans les enquêtes Nouvelle Vague la génération des années 80 a conscience d'être une génération à part et différente de celle de ses parents c'était pas le cas en 60 et dans les années 110 il y a cette prise de grâce parce qu'il y a des références culturelles communes le top 50 ça a été dit par monsieur Ducal a eu un rôle énorme ça a passé en plus à la télévision sur une radio concurrente de France Inter et c'était quelque chose de très fort qui je dirais stimulait la consommation collective Bonsoir Olivier Nakache est-ce que vous nous entendez ?

Oui très bien Formidable Très très bien merci beaucoup merci de prendre un peu de temps pour nous vous êtes en grande tournée avec juste une illusion votre film en ce moment Olivier Nakache merci de prendre quelques minutes les années 80 c'est donc le décor et c'est vrai que c'est bourré de références toutes nos madeleines de Proust sont là le vidéoclub etc et beaucoup de choses aussi qui étaient très festives mais pas seulement d'ailleurs je me demandais quelles teintes elles ont pour vous ces années-là et pourquoi vous pensez que les années 80 en fait ont une teinte qui est cinématographique Oui c'est vrai alors c'est un vrai plaisir j'écoute votre émission depuis 5 minutes et dans tout ce que dit Claude je m'y reconnais mais vraiment d'une manière enfin totale c'est-à-dire que oui il y a quelque chose de très cinégénique évidemment parce qu'on a des souvenirs on a des souvenirs de ces films on a plein de choses qui se percutent on a aussi des couleurs ce sont des années très paradoxales parce que c'était les années fluo les années où on en était un peu partout un peu glam chic les années fric et en même temps ces années avec ces élans de solidarité ces années portées par la génération dont Mitterrand et tout ce qu'il y a de social mais il y a aussi quelque chose parce que je voudrais rebondir de ce qui a été dit sur le progrès sur le progrès c'est vrai que j'ai une sensation alors c'est une sensation qu'à cette époque-là le progrès le progrès n'était que positif on ne voyait que des choses positives c'était des révolutions technologiques qui amélioraient notre quotidien de manière très très positive et même euphorisante et maintenant j'ai l'impression que le progrès et bien il fait peur ça fait peur comme si on était arrivé à un point un point de bascule où là on s'inquiète pour nos jeunes on s'inquiète on en a peur on parle évidemment de robots d'intelligence artificielle on parle de tout ça on a l'impression que ça pourrait nous échapper alors qu'à l'époque ce progrès-là dans la médecine notamment il était très euphorisant et très encourageant et on n'en avait pas peur je disais tout à l'heure en plaisantant mais pas seulement en fait en introduction que pour nous tous qui avons vécu ces années-là c'est donc à la fois le funk la new wave les couleurs c'est super et puis c'est aussi effectivement les ravages du sida c'est le chômage de masse autant de choses qui sont effectivement dans votre film est-ce que vous avez l'impression qu'on dansait sur un volcan sans savoir que ce volcan était aussi brûlant en fait et que justement la suite allait donner raison à ceux qui se disaient profitons-en maintenant peut-être peut-être alors c'est vrai que moi j'étais en 1985 vraiment au mi-temps des années 80 j'avais 13-14 ans oui il y avait quelque chose qui nous paraissait euphorisante et peut-être qu'on dansait sur un volcan comme vous dites mais ça faisait du bien en tout cas il y avait quelque chose une unité il y avait quelque chose qui semblait avec tous ces élans sociaux ces grands concerts-là le concert des souhaits racisme à la place de la Concorde il y avait quelque chose qui était plus dans le commun qui était plus dans l'unité que dans le repli donc peut-être que c'était après tout que des illusions mais elle faisait du bien ces illusions en tout cas Olivier Nakache avant de vous laisser est-ce que comme notre invité Bertrand Dicale vous êtes capable de dire dans une conversation à quelqu'un non mais tu peux pas comprendre t'as pas connu les années 80 ça a peut-être dû m'arriver je dois être très honnête avec vous peut-être quand je montre des photos de moi en Robert Smith avec les cheveux crépés c'est pas possible t'as pas eu cette gueule je lui dis tu peux pas comprendre t'as pas vécu dans les années 80 peut-être j'ai peut-être dû le dire évidemment elle se lavait les cheveux au sabon pour ressembler effectivement parce que sinon ça tombait tout le temps et que ça n'allait pas du tout je vous laisse à votre film je vous souhaite bon courage pour ce film vraiment je vous remercie beaucoup Olivier Nakache de ce petit moment avec nous on va chaner avec Nicole parce que vous l'avez vu Nicole non ?

bonsoir Nicole bonsoir vous l'avez vu non le film c'est pour ça on était avec Olivier Nakache non non pas encore ah bah je croyais en voyant ce que j'ai devant moi non non j'ai vraiment envie d'aller le voir parce qu'en fait je trouve qu'il y avait une dichotomie en fait dans cette période-là moi je suis née en 69 comme vous Fabienne en fait et pas du tout j'ai 28 ans

25:28
Auditeur

qu'est-ce que vous me racontez ?

25:31
Invité

mais non c'est très bon en 69 et en fait mon père a été au chômage en fait donc c'était une période super difficile très très difficile il ne faut pas oublier que le dollar il était à 10 francs cette période-là je ne sais pas si vous vous souvenez et en fait il y avait aussi une énorme joie de vivre en fait par rapport à la musique l'ouverture sur sur l'art aussi enfin plus accessible en fait il y avait beaucoup de choses comme ça et par exemple Madonna je trouve que pour moi c'était l'image de la femme émancipée moi je ma mère c'était une mère au foyer et je me suis dit mais en fait mais moi je ne veux pas être comme ça je veux travailler je veux faire des études et je pense que de voir toute cette possibilité toute cette ouverture ça a été comme un catalyseur en fait en tant que jeune adolescente et future femme et comme un espèce de tremplin et donc je suis maman de deux jeunes adultes et c'est vrai que toute cette joie de vivre tout cet espoir j'ai l'impression qu'il s'est éteint et je trouve ça dommage en fait parce qu'on vivait des moments difficiles à cette période-là il y avait effectivement le sida le chômage et en fait moi j'ai envie de dire aux jeunes il y a toujours de l'espoir la période actuelle est très difficile mais elle l'a été aussi dans les années 80 Merci beaucoup pour votre témoignage Nicole qui recoupe ce que vous disiez Frédéric Daby tout à l'heure il y avait l'idée ce fameux ascenseur social notamment c'est ce que nous raconte Nicole par rapport à sa mère d'ailleurs aujourd'hui on en a fait moult des téléphones sonnes avec des gens de la génération de ses enfants qui se demandent si pour eux la vie sera la même c'est ça que ça dit oui c'est tout à fait ça il n'y avait pas la crise de l'école qu'on en a connue les années 80 c'est aussi un conflit très fort à l'université contre la sélection la fameuse loi de Vaquet qui avait coûté beaucoup au gouvernement Chirac et la mort de Malik Les étudiants en l'air et de Vaquet par terre Exactement Pasqua Monori un chatard pour le Mali comme on le disait aussi à l'époque parce que c'était aussi les premières expulsions d'étrangers c'est vrai que chacun met ce qu'il veut dans ces années 80 mais le témoignage de Nicole est très très fort c'est aussi une période qui a été définie mais il y avait effectivement cet espoir que les choses s'améliorent Il y a quelque chose qu'on n'a pas évoqué Claude Serrion est-ce que vous étiez à l'antenne ou que ce soit d'ailleurs à ce moment-là il y a quand même la fin de la guerre froide la chute du mur il y a ce moment-là enfin on y a tous couru moi j'avais 20 ans contrairement à ce que dit Nicole d'être invité et on a tous couru pour faire ça et moi je me souviens des couvertures à l'époque c'est une époque quand même où on a cru qu'on allait gagner que la démocratie s'était faite et que c'était la fin de l'histoire C'est une décennie on a eu l'impression qu'il y avait beaucoup de choses qui s'achevaient et que commençait un autre monde mais peut-être qu'après-guerre dans les années 50 c'était pareil dans les années 60 c'était pareil il y a eu aussi beaucoup dans chaque décennie il s'est passé quelque chose rappelez-vous dans les années 70 la loi Veil c'était un changement incroyable les mouvements de libération de la femme c'était très impressionnant et maintenant bon oui c'est autre chose mais moi je trouve que c'est un présent qui est assez formidable parce qu'il y a plein d'innovations il y a plein de gens qui cherchent à inventer un autre monde donc oui c'est des conflits c'est dur en ce moment il y a des guerres mais je pense que moi je suis plutôt dans le présent tant mieux si vous êtes heureux dans le présent voici Sophie bonsoir Sophie oui bonsoir vous allez être le porte-parole de beaucoup de nos auditrices parce que vous n'êtes pas la seule avec cette question et on vous écoute oui moi je suis j'ai une expérience à l'inverse de votre précédente auditrice Nicole à savoir que je suis d'accord sur une chose c'est que les années 80 ça peut avoir un écho de liberté et de sexualité un peu débridée mais on est bien bien loin du chéminisme parce que c'était quand même l'époque de Colaro avec ses Coco Girls de George François et ses Claudette donc des femmes qui se secouent dans tous les sens qui montrent leurs fesses il ne faut pas oublier Claude François était déjà mort mais il y en a eu d'autres après je vous suis là-dessus Sophie Madnès était reçue chez Pivot voilà je voulais parler aussi de mon vécu en tant qu'adolescente à ce moment-là j'ai régulièrement fait l'objet de alors il n'y a toujours rien de très grave mais des gestes déplacés des petits mots déplacés et je sais qu'à l'époque je ne savais pas quoi faire de ça je ne me sentais pas vraiment victime mais c'était comme ça c'était dans l'ère du temps une espèce de sexualité de débris merci Sophie merci de votre témoignage et c'est vrai que ce n'est pas l'ère MeToo les années 80 c'est même moins qu'on puisse dire non c'est vrai le témoignage est très très fort effectivement il y avait pourtant beaucoup de choses il y avait beaucoup de ministres femmes il y avait Nicole Questio il y avait Yvette Roudi il y avait des mesures d'égalité mais c'est vrai aussi que c'est une époque où la question des violences sexuelles et ce qui s'est dit était complètement minorée moi je suis tombé il n'y a pas très longtemps sur une émission mythique des années 80 qui étaient les dossiers de l'écran consacrés à l'inceste et le débat qui fait suite au film on entend un sociologue dire mais l'inceste ça peut être très beau ça peut être romantique entre un père et sa fille pour retrouver sur le site de l'INA cette référence ça ne se posait pas et c'est vrai de ce point de vue là les progrès ils sont maintenant sans compter que c'était pratiquement que des hommes qui étaient à l'antenne exactement c'était que des hommes qui étaient à l'antenne à l'exception de quand même Anne Sinclair arrive dans ces années là Christine Ocrent était déjà là mais effectivement il fallait pousser les portes avec les pieds mais c'était des exceptions qui confirmaient la règle et elle a raison notre auditrice la fameuse image de Masnef chez Pivot et la seule Denise Bombardier exactement la seule Denise Bombardier qui dit quand même tout ça ne me plaît pas beaucoup on a Thomas qui est en colère et qui dit enfin cette génération qui fantasme sur sa jeunesse folle dans les années 80 c'est la même qui donne pour héritage une crise environnementale et surtout climatique sans retour aux générations actuelles l'avenir climatique va transformer la vie à jamais telle qu'on la connaît plombe nos générations actuelles et futures et en fait Frédéric Dhabi peut-être que c'est la dernière décennie où on ne s'est pas posé où on ne s'est posé aucune question en fait ça ne nous rend pas plus heureux on n'est pas plus intelligent que les autres etc.

quand on a vécu ces années-là mais on ne se pose pas la question de l'après en fait on commence à se la poser dans la décennie qui suit c'est ça puisque c'est une période qui est vue comme une période de progrès on n'est pas sur ce pessimisme de projection dont j'ai parlé on n'est pas sur ce qu'on voit actuellement où la projection dans la France de demain est littéralement impossible accélérée par la dissolution l'éclipse du politique le fait qu'il ne se passe plus rien et les français voient leur pays comme un pays groggy balotté dans un monde avec des prédateurs chinois américains et russes on n'est pas dans cette du tout dans cette époque-là la thématique du déclin de la France qui tombe n'existe pas ou existe de manière extrêmement marginale le niveau de vie des français est supérieur au niveau de vie américain au niveau de vie anglais au niveau de vie italien sauf que les allemands sauf que les allemands font mieux et après l'unité allemande ça diminue on n'est pas dans cette logique-là et d'ailleurs c'est aussi l'émergence de Jean-Marie Le Pen qui est un petit peu sur le déclin mais il n'est pas sur le déclin du pays il est sur le déclin lié à l'immigration voici Mathieu qui est avec nous bonsoir Mathieu bonsoir on vous écoute Mathieu

32:46
Présentateur

je voulais intervenir sur le sujet mais ça a déjà été un peu évoqué sur le fait qu'elle n'était pas aussi magnifique ces années-là je suis 1968 j'étais jeune adulte et ado dans ces années et moi je voudrais aussi quand même rappeler que c'est une gigantesque boucherie liée à l'épidémie de Sida qui a fait des ravages terribles et dont on ne parle quasiment jamais associée à la vague qui a commencé à monter dans toute la France de consommation de drogue et que les overdoses on l'a vu beaucoup aussi et je suis surpris moi je n'ai pas du tout l'enthousiasme que j'entends autour de votre table sur les années 80 parce que je ne sais pas ce que j'ai vu j'ai vu du chômage de base Pinochet vous parlez de la chute du mur c'est très bien mais c'est novembre 89 c'est plus les années 80 la chute du mur parce que c'est Bréginèvre quand même aussi les années 80 et les 16-20 qui étaient pointés sur nous et puis le Sida voilà moi je suis surpris que ça n'a pas plus de place mais j'en disais pas plus parce que je voulais intervenir aussi sur ce qui a été dit sur Madness la paix de la femme etc mais voilà je n'étais pas si marrante que ça en fait les années 80

33:45
Invité

merci on a bien compris Mathieu que ce n'est pas vos décennies préférées les années 80 c'est la vôtre ou pas ? ah clairement oui ah ben voilà mais j'entends ce qui est dit et tout à fait juste sur le Sida très on parlait de cancer des gays on parle le mot quand un salaire feuilleton américain passe en France en l'occurrence dynastie et le fils révèle à son père qu'il est homosexuel c'est doublé par Steven est malade il n'est pas homosexuel c'est de notre époque sur la question et rappelez-vous les premiers sites d'action avec les polémiques qu'il y a eu bien sûr c'était très violent c'était très violent le baiser de Climentine Sellerier c'est cette décennie ?

c'est années 90 je crois début des années 90 on l'a vérifié il nous reste très peu de temps mais on a un peu de temps pour vous et avec grand plaisir surtout Tristan bonsoir oui bonsoir on vous écoute ouais très bien bon moi c'est juste le témoignage de la jeune génération moi je suis né en 99 et mon père est né en 1950 il avait 18 ans en 68 j'espère qu'il m'écoute simplement le témoignage d'une forme de nostalgie pour une époque que je n'ai pas connue j'ai fait des études d'histoire alors j'ai découvert en 74 des valseuses je suis un grand fan de Patrick Devers j'aurais aimé connaître mes 80 et puis certainement pas le tournant de la rigueur et c'est difficile d'avoir un avenir qui nous sourit pour notre jeune génération voilà vous avez l'impression que c'était plus facile pour votre père enfin votre père n'avait pas 20 ans dans les années 80 mais que c'était plus facile d'avoir 20 ans dans les années 80 que ça l'est pour vous Tristan désormais ?

c'est difficile d'être positif quant à l'avenir on a eu le Covid les écrans partout il n'y a plus de place pour les sourires on ne peut même plus même plus regarder les gens sans paraître pour fou c'est très évident je vous assure et bien on vous embrasse Tristan parce que vous avez l'air un petit peu déprimé mais franchement merci beaucoup pour ce témoignage parce qu'en effet et en fait je suis assez étonné d'ailleurs qu'on compte en décennie désormais ça n'a pas toujours été le cas de mettre dans une poche les années 80 les années 90 les années 2000 mais au fond peut-être qu'à chaque décennie il y a un Tristan non ?

Claude Serrion mais vous vous avez été heureuse d'être dans votre décennie vous ?

mais moi j'ai eu 20 ans en 89 et vous avez été heureuse et c'était formidable 20 ans en 89 je fais partie de cette génération qui a cru que c'était la fin de l'histoire oui voilà le défilé de Jean-Paul Goude et après vous avez regardé à la télé et faire le journal et je me dis ah mais c'est pas du tout la fin de l'histoire alors remboursé merci beaucoup les amis on a déjà dépassé le temps merci mille fois tous les trois d'avoir participé à cette émission merci à tous pour vos questions celle des petits bateaux c'est celle de qui la question des petits bateaux attendez je l'ai pas c'est celle d'Alice elle a 8 ans et demi

36:28
Auditeur

si les tortues ont des émotions comment peut-on savoir si elles sont contentes ou pas merci

36:36
Invité

si elles sont nées dans les années 80 elles sont contentes la réponse dans 3 minutes c'est celle d'Alice

36:40
Locuteur

c'est celle d'Alice c'est celle d'Alice

Sortie du film "Juste une illusion" : qu’avons-nous tous avec les années 1980 ? · Pourquijevote