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interviewC à vous (sur YouTube)· 10 septembre 2024 51 min

Présidentielle américaine 2024 : Harris vs Trump, le débat très attendu - C à vous - 10/09/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain. - E.Tran Nguyen: On sera avec H.Areski, médaillé d'or de cécifoot.

Il nous a fait vibrer. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous le présenter. - M.Bouhafsi: Depuis ce matin, des milliers de Français relaient une vidéo d'une professeure en train de frapper une élève.

Vous entendrez l'avocate des parents de cette fillette. - P.Cohen: Le débat Trump-Harris, que tout le monde attend.

On sera nombreux à le regarder cette nuit. - A.-E.Lemoine: On en parle avec L.Henneton, maître de conférences à l'université Paris-Saclay.

Vous venez présenter la biographie de T.Swift, "Taylor Swift, l'histoire d'un phénomène", un phénomène qui fait peur aux républicains. Cette jeune artiste pourrait avoir une influence sur le résultat de l'élection.

Lorrain? - L.Sénéchal: A 3 semaines du procès sur les soupçons d'emplois fictifs au RN, J.Bardella est accusé d'avoir maquillé des faux pour masquer une fraude. - P.Lescure: Je vais vous parler de photographes.

Un photographe a pris plus de 1000 clichés pendant que Paris était occupée. Ca lui a coûté la vie. - A.-E.Lemoine: Après 20h, invité à la télévision, le président du groupe Pathé, pilier de la distribution du cinéma en France.

Il est à la tête de près de 800 salles. Il s'appelle J.Seydoux.

C'est le coproducteur du blockbuster de l'été, "Le Comte de Monte Cristo". Il lance une nouvelle salle hyper luxueuse à Paris. Il nous dira pourquoi il croit au cinéma sur grand écran.

C.Bouquet et L.Wilson sont imbuvables dans une série moderne, "La Maison", qui nous parle du business de la haute couture.

On est tellement contents de recevoir la Garde républicaine. On ne se remet pas de la révolution qu'ils ont opérée le 26 juillet sur le Pont des Arts, dansant aux côtés d'A.Nakamura.

Ils étaient encore dimanche pour la cérémonie de clôture aux côtés des para-athlètes. Ils seront sur notre scène. Voilà pour le programme.

Le dîner est préparé ce soir par N.Breneliere, aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Salut.

On est ravis de vous retrouver. Si vous aimez les figues et la ville de Solliès, dans le Var, vous allez être...

On va travailler la figue AOP de Solliès. Bonne émission, Babeth. - A.-E.Lemoine: Le débat entre J.Biden et D.Trump avait secoué la dernière campagne américaine.

Ces derniers jours, les 2 candidats ont fait monter la pression. ... - A.-E.Lemoine: C'est l'objet de l'édito de P.Cohen.

Parlez-nous de ce duel télévisé que le monde entier va scruter la nuit prochaine. - P.Cohen: Ce sera à Philadelphie, la ville de Rocky Balboa, dans une ambiance qui peut tourner au match de boxe.

C'est le 1er et seul débat, et la 1re rencontre, entre les 2 prétendants à la présidence des Etats-Unis, K.Harris et D.Trump, qui ne se sont jamais adressé la parole.

Il est possible qu'ils ne le fassent plus jamais, sauf si Trump l'emporte. En janvier, la vice-présidente sera là pour l'accueillir aux côtés du sortant J.Biden au pied du Capitole. 90 minutes d'échanges en public, sans notes.

C'est à noter pour nos débats français. Il y aura seulement des feuilles blanches et un crayon. K.Harris a tout à prouver et a beaucoup à perdre.

On ne l'a pas beaucoup vue et entendue en interview et encore moins en débats. Plus d'un quart des électeurs potentiels américains disent ne pas la connaître suffisamment. D.Trump n'a plus rien à prouver mais beaucoup à perdre.

Le champion des méchancetés et attaques personnelles a-t-il intérêt à renouveler ce qui lui avait réussi contre H.Clinton en 2016? ...

Huées. - P.Cohen: Réplique fameuse de ce débat Trump-Clinton de 2016.

On connaîtra un Trump particulièrement agressif à l'égard des femmes. K.Harris a dit dans cette interview radio que son rival n'avait pas de limites en matière de bassesse.

On a entendu en retour Trump expliquer qu'il pourrait la détruire dans le débat. Ce qui ne sera plus possible, en revanche, ce soir, c'est l'intimidation-obstruction pratiquée par Trump il y a 4 ans dans son débat contre J.Biden. ... - P.Cohen: "Tu vas la fermer, mon gars!" Le micro est coupé pendant que le rival a la parole.

Ca devrait empêcher ce type d'interruptions. Ce soir, plusieurs dizaines de millions d'Américains devraient être au rendez-vous. 50 à 70 millions, dit-on, dont les quelques dizaines de milliers qui feront la différence, comme dans les précédents scrutins, dans les 6 ou 7 habituels Etats pivots, dont la Pennsylvanie, qui accueille ce débat.

Le socle électoral de Trump n'a pas du tout été entamé, ni par l'éruption de K.Harris ni par ses ennuis judiciaires, ni par ses discours jugés erratiques. Ca donne à ce débat un enjeu considérable.

Depuis le 27 juin, on ne peut plus dire que les débats télévisés ne pèsent qu'à la marge sur les présidentielles. - A.-E.Lemoine: Ca peut tourner au match de boxe, un match simple, sans retour et sans revanche possible.

Ca pourrait être le seul débat. Pour l'instant, c'est le seul programmé. - L.Henneton: Pour l'instant, c'est le seul qui a été accepté par les 2 côtés.

Il peut y en avoir un autre, mais ça nous mènerait assez tard. A priori, ce sera un match simple. Les conditions sont très différentes de ce qu'on a vu par le passé.

On n'aura pas l'intimidation verbale qu'on a vue en 2020 et l'intimidation physique. Il y a d'autres images avec H.Clinton.

Il passe derrière comme une espèce de brute. Il est très grand. Il fait plus de 1,90 m. - A.-E.Lemoine: Il devra rester derrière son pupitre. - L.Henneton: Ils auront le micro coupé.

Il n'y aura pas d'intervention. Il n'y aura pas de cacophonie insupportable comme il y a eu il y a 4 ans. Ce sera plus civilisé. - A.-E.Lemoine: Quitte à ce que ce soit 2 monologues, chacun dans son couloir. - L.Henneton: C'est le problème.

K.Harris aurait bien voulu qu'il y ait micro ouvert. S'il y a micro ouvert, il y a 2 choses possibles.

La première, ce sont les dérapages de Trump, des dérapages qui peuvent être assez incontrôlés mais qui, à l'inverse, sont souvent impunis. Il a franchi un nombre de lignes rouges assez phénoménales. Ca ne lui a jamais coûté quoi que ce soit. - P.Cohen: Et c'est déstabilisant pour l'adversaire. - L.Henneton: Justement.

Elle peut aussi utiliser ça un peu comme dans les arts martiaux, utiliser la force de l'adversaire pour infliger des coups. Elle l'avait fait avec M.Pence. - A.-E.Lemoine: On va voir les images. - L.Henneton: C'est un des grands moments du débat, qui n'était quand même pas mémorable, celui entre M.Pence et K.Harris. - A.-E.Lemoine: Les 2 vice-présidents.

C'était en 2020. Elle ne s'est pas laissé faire alors que son adversaire faisait comme si elle n'existait pas. ... - A.-E.Lemoine: C'est un passage qui avait marqué les Américains et qui a marqué D.Trump. - L.Henneton: Ca a marqué D.Trump peut-être plus que les Américains.

Les observateurs...

Pour eux, c'est le passage qu'ils isolent. Les électeurs, pas forcément. D.Trump a été traumatisé par ça.

Il ne veut pas de micro ouvert parce qu'il ne veut pas qu'elle lui fasse ce qu'elle a fait à M.Pence, dit-il. Il y a un trauma.

Il y a surtout la peur qu'il se fasse rudoyer, humilier par cette femme qu'il méprise un peu. Il méprise les femmes qui ne sont pas des objets. K.Harris est tout sauf une femme-objet.

C'est une femme qui a réussi. Ca lui fait peur. - A.-E.Lemoine: D'autant qu'elle a un argument massue qu'elle utilisera sans doute: D.Trump a financé l'une de ses précédentes campagnes. - L.Henneton: 2 fois.

C'est ce qui est rigolo. Il parle toujours de "la camarade Kamala". En 2011 et en 2013, alors qu'elle était peut-être plus à gauche qu'actuellement, il a lui a donné 6000 dollars en cumulé à l'époque, elle était suffisamment fréquentable et peut-être suffisamment politiquement correcte pour lui, qui n'était pas encore ce qu'il est devenu.

Est-ce que ça fera mouche auprès des électeurs? Difficile. - A.-E.Lemoine: L'adversaire idéal pour D.Trump, c'était J.Biden? - L.Henneton: Exactement.

On l'a vu lors du fameux débat, fin juin, à Atlanta. Trump n'a pas gagné...

Il n'a pas été très bon dans le débat. J.Biden a fait le boulot contre lui-même.

Il s'est sorti de la course à la présidence en étant l'ombre de ce qu'il avait été. On a vraiment un exemple de débat qui est absolument décisif, mais c'est rarement le cas. - A.-E.Lemoine: Pour reprendre ce qu'évoquait Patrick, elle est en situation de challenger avec un certain déficit de notoriété.

Il n'a pas ce déficit et il a l'expérience des débats qu'elle n'a pas. - L.Henneton: Il y a aussi une forme d'inégalité inhérente.

Ils ont tous les 2 plus à perdre qu'à gagner. Cela dit, Trump, on l'a vu depuis des années, il peut perdre des débats, dire des énormités, mentir, s'emmêler les pinceaux, dire tout et son contraire et, visiblement, les électeurs ne lui en tiennent pas rigueur. Il est toujours autour de 46 %.

Malgré tout, K.Harris n'aura pas cette forme d'immunité. Une tergiversation, une hésitation, quelque chose qui n'est pas très claire...

Elle n'est pas toujours très bonne en débat. Elle est très bonne en audition. Au Sénat, elle était redoutable.

Elle peut mettre à profit son rôle de procureure. Les juges à la Cour suprême qui ont été auditionnés par K.Harris étaient dans leurs petits souliers.

Là, ce n'est pas le même format. Elle sera moins à l'aise parce qu'elle sera moins dans son rôle de procureure. - A.-E.Lemoine: Pourquoi le tout sans notes sur les pupitres?

C'est pour obliger les candidats à être impeccables sur leurs dossiers ou pour plus de spontanéité? - L.Henneton: Les 2.

C'est pour montrer qui maîtrise vraiment ses dossiers et qui ne les maîtrise pas et part dans des tangentes, ce qu'on voit beaucoup dans les meetings de Trump. Il part sur un sujet et il fait une première tangente, puis une 2e et il arrive sur complètement autre chose. En interview et en conférence de presse aussi.

Souvent, il n'est pas recadré. Le problème, c'est l'absence de fact-checking en direct? - A.-E.Lemoine: Ce sera possible ce soir? - L.Henneton: Ca prend un certain temps de vérifier et d'afficher à l'écran que c'est faux.

Ce n'est pas toujours complètement faux...

Parfois, c'est inexact, imprécis...

K.Harris affirme aussi un certain nombre d'imprécisions et d'inexactitudes. Ce serait le plus intéressant du point de vue démocratique, ce fact-checking: pour que les téléspectateurs, qui n'ont pas encore fait leur choix...

Beaucoup l'ont fait et viendront soutenir leur champion. C'est pour ça que ça ne changera pas grand-chose pour ces gens-là. Ceux qui ne savent pas encore aimeraient bénéficier de ce retour, "c'est faux", ou "ça devrait être précisé". - P.Cohen: On sait si les modérateurs d'ABC ont une marge?

On sait s'ils ont une marge vis-à-vis des candidats? On avait un présentateur tout à l'heure. Il avait une liberté de parole.

Il avait recadré quelques propos. Ce sera possible ce soir? - L.Henneton: Ca dépend du rôle qu'il se donne.

Le problème d'ABC, c'est que c'est la chaîne la plus détestée par D.Trump et par les trumpistes. La chaîne est accusée d'être l'une des plus anti-Trump qui existe. - A.-E.Lemoine: Trump a accusé les journalistes d'avoir fourni les questions en avance à K.Harris. - L.Henneton: C'est un classique.

C'est une théorie du complot, évidemment. Il ne faut pas qu'ils aient l'air de donner du grain à moudre à ce complot, "le débat est sur ABC parce que c'est la chaîne des démocrates et de K.Harris". - A.-E.Lemoine: Ils vont s'autocensurer? - L.Henneton: Ils vont peut-être être un peu sur la réserve malgré leur éthique de journalistes pour ne pas avoir l'air d'aller dans le sens de K.Harris.

C'est un vrai débat déontologique pour les journalistes. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ça se passe en Pennsylvanie, ce débat? - L.Henneton: Parce que c'est l'Etat-clé par excellence.

Ce n'est pas comme en France. Le nombre de voix sur le pays ne compte pas. C'est un certain nombre d'Etats qui sont pondérés en fonction de leur population.

Dans les Etats qui ne sont pas encore totalement décidés d'un côté ou de l'autre, celui qui a la plus grosse timbale, c'est la Pennsylvanie, avec 19 grands électeurs. Il faut que, l'un comme l'autre, remporte la Pennsylvanie et, si possible, les autres Etats des Grands Lacs ou la Géorgie. C'est pour ça qu'il y a eu le débat à Atlanta en juin.

Enormément de ressources financières sont déversées dans ces 2 Etats en publicité et en meetings. - P.Cohen: Ca se passe au musée de la Constitution. - L.Henneton: Clin d'oeil intéressant quand on connaît les prétentions de D.Trump à réécrire la Constitution. - E.Tran Nguyen: Enormément de budget d'investissement, c'est ce que vous disiez, dans ces Etats-clés.

Il y en a 7. Ils inondent les chaînes de télévision locales de publicités. Voici l'un des spots de D.Trump. ... - E.Tran Nguyen: C'était le spot côté D.Trump.

Voici la réplique de K.Harris, hier. ... - E.Tran Nguyen: C'est quoi, le plus efficace pour convaincre les électeurs?

C'est le débat qu'on attend ce soir ou ces spots qui sont diffusés? - L.Henneton: Ils sont diffusés en boucle, renouvelés, matraqués.

Ils ont une surface, en termes de temps, qui est bien supérieure à un débat qui sera fini demain. On va en parler pendant 48 heures et on parlera d'autre chose ensuite parce qu'il y aura eu une fusillade ici, Trump aura encore dit une énormité...

Le problème du débat, c'est que ça va faire couler beaucoup d'encre. Pour que ça ait une conséquence, il faudrait qu'il y ait quelque chose de la magnitude du débat d'Atlanta, qui a eu une conséquence... - A.-E.Lemoine: Sur J.Biden, qui a perdu ses mots... - L.Henneton: K.Harris, si elle se plante, ça aura une conséquence durable.

Si le débat se solde par une sorte de match nul, ça n'aura pas vraiment de conséquences jusqu'au mois de novembre. On commence à voter dans les jours à venir, mais ceux qui vont voter tout de suite ont déjà choisi leur camp. Ceux qui doivent être persuadés, ce sont ceux qui vont se décider dans la dernière semaine.

Ils vont être abreuvés de messages de différents types, pas que les pubs télé. Elles sont importantes, mais il y a aussi le porte-à-porte, tout ce qui est affiché sur les réseaux sociaux, à cause du microciblage. On sait exactement qui vous êtes, ce que vous aimez, si vous aimez la pêche à la ligne ou la pêche à la mouche...

Vous aurez sur un certain nombre de sites de réseaux particuliers, un certain nombre de pubs qui correspondent à la cible démographique que vous êtes. Il y a une détection extrêmement précise, depuis une trentaine d'années, qui a été accélérée avec les réseaux sociaux. C'est peut-être ce qui fait le plus mouche par rapport aux pubs télé que les gens ne regardent plus au bout d'un moment. - A.-E.Lemoine: On peut voir les vidéos des fans de T.Swift en faveur de K.Harris sur les réseaux sociaux. ... - A.-E.Lemoine: 20 % des électeurs américains se disent nettement plus susceptibles de voter pour un candidat soutenu par T.Swift, dont 30 % des moins de 35 ans.

C'est fou. Aucune personnalité jusque-là à Hollywood n'a jamais eu d'influence sur les élections américaines. Cette artiste, qui n'a pas encore pris position, pourrait changer la donne?

Elle fait vraiment peur aux républicains? - L.Henneton: C'est ça.

Aucun républicain n'a jamais dit à B.Springsteen ou G.Clooney de surtout rester dans son corps de métier.

Là, au début de l'année, en janvier-février, l'écosystème républicain trumpiste, Fox News et d'autres chaînes, ont commencé à paniquer parce qu'il pourrait y avoir un effet T.Swift. Ce n'est pas les Swifties qui disent ça ou les analystes qui disent qu'il pourrait y avoir et qui fantasment.

Ce sont les républicains qui nous disent "attention". Ils ont identifié une cible...

Tout ça été entouré de théories du complot. C'était formidable. Ils nous disent eux-mêmes qu'elle pourrait avoir un impact.

Est-ce qu'elle en aura un? Ce n'est pas certain. Ce qu'on a vu dans les images, c'est très important.

Ca veut dire que la base des Swifties s'empare de l'objet politique et n'a pas forcément besoin que les messages viennent d'en haut. - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'on peut lire dans ce livre, "Taylor Swift, l'histoire d'un phénomène", que vous préfacez.

Merci. Restez avec nous. On continue à commenter l'actualité avec la Story de M.Bouhafsi.

Pleurs. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une élève de maternelle frappée violemment au dos par sa professeure à Paris le 3 septembre.

Cette vidéo a suscité l'effroi. C'est l'avocate des parents de cette enfant de 3 ans qui a relayé les images sur son compte X. Des images filmées par une maman également présente dans la salle de classe.

L'avocate de la famille explique au micro de "C à vous" que d'autres faits violents auraient eu lieu auparavant. - Le 2e jour de la rentrée, la petite est partie voir sa maman pour lui dire que la maîtresse lui avait porté un coup au dos. La maman n'a pas mesuré l'ampleur de ce que sa fille lui racontait.

Le lendemain, la petite retourne à l'école. Une maman était dans la classe. Elle voit la maîtresse porter un coup à la petite.

Elle décide de prendre son téléphone discrètement et de filmer la scène. A la sortie de classe, elle montre sa vidéo à la maman. Les langues se sont déliées et les enfants ont été interrogés, notamment le grand frère de la présumée victime.

Il a rapporté que cette maîtresse était coutumière de ces usages, qu'elle tapait régulièrement les enfants. - M.Bouhafsi: Les faits se sont produits à la maternelle des Frères-Voisins, dans le 15e arrondissement.

Depuis la diffusion, les parents sont sous le choc. - La petite est dans la même classe où a eu lieu ce drame. Elle est encore petite.

Elle ne se rend pas compte de la barbarie de l'acte. Elle est souriante, elle rigole, elle joue. J'étais choqué.

On se dit que si elle a frappé un enfant, elle a peut-être frappé le nôtre aussi. - J'ai hésité à le laisser. Mon fils a 6 ans.

Il était avec elle. Il n'a pas eu ce genre de problème. - Je ne cautionne pas qu'on tape un enfant à l'école.

Ce n'est pas normal. Je sais qu'elle crie beaucoup, mais je ne pensais pas qu'elle pouvait en arriver jusque-là. Si on n'a plus de patience, on démissionne et on fait autre chose.

On se dit que notre enfant n'est pas en sécurité. - M.Bouhafsi: La professeure a reconnu les faits: avoir frappé dans le dos cette enfant et l'avoir vaporisée avec un liquide.

Elle a présenté ses excuses à la famille. Elle a été suspendue. Une enquête disciplinaire est lancée.

Une plainte a été déposée par la famille. Pour le maire de l'arrondissement, il était urgent d'agir vite. - C'est sans précédent.

La violence de cette vidéo nous interpelle. Il s'agit d'une enseignante confirmée qui était dans cette école depuis une vingtaine d'années. C'est quelqu'un qui n'est pas censé être surpris des réactions d'enfants de maternelle avant la rentrée scolaire.

Il y avait 28 élèves dans cette classe. La moyenne est de 22. Dès le lendemain, il n'y avait plus que 24 élèves.

Il y a une réactivité. C'est un secteur difficile. - M.Bouhafsi: Depuis les faits, la petite fille ne veut plus sortir de chez elle.

L'enfant doit encore être examinée par un médecin. Ses parents sont encore traumatisés. - Le papa est très choqué.

Ne pas avoir pu protéger sa fille et ne pas l'avoir entendue le jour où elle a commencé à expliquer ce qui s'est passé à l'école...

La maman, pareil. Elle est dans la culpabilité. Elle est dans l'angoisse de ce qui s'est passé.

La petite fille est infiniment choquée. C'étaient ses premiers jours de maternelle. Ce sont les mots du médecin: elle est en état de choc sévère.

Elle ne veut pas retourner à l'école. - M.Bouhafsi: Une grande manifestation d'enseignants avait lieu à Paris aujourd'hui.

Cette vidéo était au coeur des échanges. Aucun enseignant ne cautionne cette vidéo. Tous les professeurs condamnent à l'unanimité le geste de cette enseignante, mais beaucoup d'entre eux évoquent aussi un malaise plus profond au sein de l'Education nationale autour des conditions de travail. - Quand on soulève un peu le tapis, il y a des questions de souffrance, de surmenage. - Cette réaction est déraisonnée.

Les gens sont à bout de travailler dans l'Education nationale. - Il y a 4 ou 5 profs qui n'étaient pas nommés à la rentrée. Il n'y a pas d'assistante sociale parce qu'elle est partie à la retraite et qu'elle n'est pas remplacée.

C'est la réalité des conditions de travail des enseignants. - On a fait une rentrée sinistrée. Une mobilisation à une semaine de la rentrée, ça ne s'est pas vu depuis 20 ans. - M.Bouhafsi: Une enquête préliminaire pour violences sur mineur de moins de 15 ans a été ouverte par le parquet de Paris. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: J'ai une question pour vous.

Aux Etats-Unis, la question des armes dans les écoles fait la une dans l'actualité. Vendredi dernier, un adolescent de 14 ans a comparu devant un juge de Géorgie. Deux jours auparavant, il avait ouvert le feu et tué 4 personnes dans son lycée.

Son père, accusé d'avoir laissé son fils accéder librement au fusil d'assaut qu'il lui avait offert, a lui aussi comparu devant la justice. Comme son fils, il est inculpé de meurtre et d'homicide volontaire. Malgré cette nouvelle affaire, on peut être à peu près certains que cette campagne électorale, malgré les propos que K.Harris a souvent répétés, la campagne ne changera rien sur l'usage des armes et leur quasi libre circulation. - L.Henneton: On touche ici au pouvoir assez limité du président.

Toutes ces questions sur le port d'armes et sur qui peut porter des armes, dans quelles conditions, c'est au Congrès que ça se joue. On est obsédés par la course à la Maison-Blanche et on ne regarde pas du tout le Sénat et la Chambre, où ces affaires se règlent et doivent se régler. Il y a eu des progrès qui avaient été faits sur la régulation des armes, des fusils automatiques en particulier, dans les années 90.

Cette loi devait expirer au bout de 10 ans. Elle a expiré et elle n'a pas été renouvelée. L'interdiction des fusils d'assaut est arrivée à échéance.

Les fusils d'assaut sont donc revenus sur le marché. - A.-E.Lemoine: En France, les Jeux sont faits.

C'est la fin. Aujourd'hui, on démonte, constate amèrement "Le Parisien-Aujourd'hui en France". Tous ces lieux nous auront fait vibrer.

Cris de joie. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Défenseur des Bleus, champion olympique de cécifoot, bravo. Bravo! Quel bonheur!

Quelle aventure! On a envie de vous faire une ola silencieuse. Comme celles qui ont accompagné les matchs de cécifoot.

Ca devait être dingue. Vous sentiez les vibrations de ces milliers de personnes debout? Vous sentiez les bonnes ondes? - H.Arezki: Bonsoir.

Merci pour l'invitation. On sentait cette énergie. Tout ce qu'on a pu transmettre, tout ce qu'on a reçu de ce public qui était là tout le temps, qui nous a soutenus... - A.-E.Lemoine: Vous n'aviez jamais joué devant autant de public? - H.Arezki: Ca ne s'est jamais fait. - A.-E.Lemoine: Ils oublient qu'il ne fallait pas faire de bruit. - H.Arezki: C'est ça.

Ce qui est dingue, c'est qu'on se disait qu'ils étaient à fond. On le sentait. On l'entendait.

Les arbitres leur demandaient le silence, mais on ne peut pas ... ... - A.-E.Lemoine: Ils ne pouvaient pas retenir leur ferveur.

Il n'y a pas eu de silence dans l'équipe de France de cécifoot est arrivée en star au Club France sur une musique de dingue. Vous êtes arrivés un peu après le reste de l'équipe. C'était inespéré, une telle ferveur de la part du public français. - H.Arezki: On ne savait pas réellement à quoi s'attendre.

Ca ne s'est jamais fait. Je n'avais jamais vécu des moments pareils, des matchs avec une telle tribune devant des gens extraordinaires. Ils étaient là vraiment pour du sport, du spectacle.

Je pense qu'on leur a offert ce qu'ils voulaient voir. Pour nous, c'était l'inconnu de voir si ça allait bien se dérouler pour les parties jouées, voir s'ils allaient se retenir, voir s'il allait y avoir cet engouement qu'il y avait eu pour les Jeux olympiques. - A.-E.Lemoine: Vous voir jouer au football au son seul du grelot dont est équipé le ballon devant vous est absolument fascinant.

Le son du grelot qui est censé vous indiquer où est la balle n'est pas non plus hyper fort. Ca suffit à le repérer? - H.Arezki: C'est une harmonie sonore.

Il n'y a pas que ça. Il y a les indications des différentes personnes et différents éléments. Entre nous, on communique énormément.

La communication orale, le guide qui se trouve derrière la cage adverse par nos attaquants. Le coach sur le bord du terrain parle au milieu de terrain et le gardien a un double rôle. Il arrête les ballons et donne des informations pour placer la défense.

C'est comme pour le foot valide. - A.-E.Lemoine: Ca crie pareil. - H.Arezki: C'est tout ce mélange qui fait que le ballon est sonore juste ce qu'il faut.

Parfois, sur des matchs comme ça, on n'entend pas très bien. - A.-E.Lemoine: C'était couvert par la ferveur. - P.Cohen: Vous l'entendiez rentrer dans le but? - H.Arezki: C'est les gens qu'on entend.

C'est impossible. - A.-E.Lemoine: Vous saviez que vous aviez marqué quand vous entendiez les acclamations? - H.Arezki: On a à peu près une indication.

Selon la frappe que l'on fait...

On ne frappe pas par hasard. Selon la frappe que l'on fait, il y a...

S'il y a un arrêt, on va l'entendre. Le ballon va venir percuter quelque chose. Il y a le public qui confirme ce but. - A.-E.Lemoine: A l'occasion des JO de Londres en 2012, D.Beckham s'était essayé au cécifoot. ... - A.-E.Lemoine: On l'entendait.

Il était guidé. Il tire et il a marqué. C'est un coup de chance! - H.Arezki: Non.

C'est le jumeau du foot, le cécifoot. On a des techniques qui se rapprochent beaucoup du football. - A.-E.Lemoine: Le football, c'était votre passion de jeunesse.

Vous avez joué en amateur avant de perdre la vue. Vous avez perdu la vue en 2001, en Algérie au cours d'une manifestation pour la défense des droits kabyles, réprimée dans le sang. Ce jour-là, il y a eu 29 morts et des centaines de blessés, dont vous.

Vous aviez 18 ans. Vous pensez que votre vie était finie quand vous avez été touché par des tirs? - H.Arezki: On ne pense pas à grand-chose.

Il y a eu plus de 127 morts pendant ce massacre, le Printemps noir de Kabylie. On a manifesté pour beaucoup plus que ça, pour la liberté, pour la justice, vivre dignement. Les autorités ont réprimé ces étudiants.

Ils nous ont tiré dessus à balles réelles. J'ai été rapatrié par mon père en France. A aucun moment, à aucun instant, je ne me suis dit que j'allais m'en sortir et que j'allais faire du foot, tout ça. - A.-E.Lemoine: En plus, vous êtes musicien.

Vous allez sortir un 3e album. Absolument incroyable! - E.Tran Nguyen: Vous avez quand même une longue carrière de champion derrière vous.

Champion d'Europe 2 fois en 2009 et 2022. Médaille d'argent aux Jeux paralympiques. Cette médaille d'or est au dessus de tout? - H.Arezki: La médaille d'or est au dessus de tout.

C'est un titre olympique, paralympique. La grosse saveur, c'est que c'est imposant. C'est ça qui rend cette médaille unique.

Je ne sais pas si un jour on pourra revivre ce que l'on a vécu. - E.Tran Nguyen: Vous disiez que le cécifoot était le voisin du football, vous êtes un peu le L.Blanc, le L.Thuram du cécifoot dans ce poste. - Salut.

On est ensemble pour votre match qui vous attend ce soir. On est de tout coeur avec vous dans cette finale. En vous souhaitant la meilleure réussite.

On est à fond avec vous. Allez les Bleus! - H.Arezki: On a vu cette vidéo.

Ca nous a fait plaisir, évidemment. Ce n'est pas le petit cousin, c'est le petit frère, le cécifoot, du foot. C'est une famille, je pense.

Quand on porte le maillot tricolore, qu'on fasse du football valide, du cécifoot, c'est pareil. - A.-E.Lemoine: Sauf que les stars du cécifoot ne sont pas encore professionnelles, contrairement aux Bleus de l'équipe de France de football.

Pendant les Jeux, vous avez continué à toucher votre salaire. Le rêve, ce serait que les stars du cécifoot deviennent professionnelles comme les stars de foot? - H.Arezki: La reconnaissance de ce sport, comme le handisport d'une manière générale, il nous manquait cette preuve...

Il nous manquait cette preuve comme quoi les gens en demandent. On l'a eue, là. Je pense qu'il y a une reconnaissance qui va venir par rapport à ça.

Il y aura peut-être des moyens qui vont être mis en place pour les futures générations. Peut-être qu'il y aura plus de moyens. On ne va pas comparer.

Ce n'est pas le but. C'est vrai que plus il y a des moyens, plus la performance est là. C'est évident. - A.-E.Lemoine: Bravo encore.

Vous fêtez avec nous cette magnifique médaille d'or que vous portez. J'imagine que vous allez prolonger la fête samedi avec la parade de tous les athlètes et para-athlètes sur les Champs-Elysées? - P.Cohen: Mohamed participe à tout. - A.-E.Lemoine: J'aimerais bien jouer au cécifoot contre vous.

J.Bardella accusé d'avoir aidé à produire des faux. - L.Sénéchal: Accusation grave.

A 3 semaines du procès pour emplois fictifs de M.Le Pen, J.Bardella est visé par cette accusation.

Il n'aura été assistant parlementaire que 4 mois, mais il aurait participé au bidonnage d'agendas pour maquiller une fraude. - La 1re preuve, c'est la fabrication a posteriori de fausses revues de presse à l'aide d'un logiciel pour antidater un faux travail de J.Bardella.

Nous avons la preuve que J.Bardella a posé sa signature sur un agenda a posteriori pour accréditer l'idée qu'il était effectivement auprès d'un député européen pendant cette période. - L.Sénéchal: Tout ça a été balayé par les cadres du RN comme L.Jacobelli. - L.Jacobelli: Nous n'avons rien à nous reprocher.

Nous aurons l'occasion de répondre à ces attaques. C'est une divergence de vues...

On se demande si ce n'est pas une opération militante qu'un vrai travail d'investigation. Je me demande s'ils n'ont pas digéré que la gauche n'ait pas gagné. - L.Sénéchal: Le RN va jusqu'à tout mélanger.

Ecoutez le vice-président du RN. - On peut s'interroger sur leur soutien inconditionnel au Hamas. - Je ne crois pas qu'il y ait de soutien au Hamas. - La dernière fois, vous m'aviez fait le coup.

Laissez-moi vous dire que l'extrême gauche est très engagée dans le soutien du Hamas. De ce côté, "Libération"... - L.Sénéchal: C'est aussi dans "Libération", le collègue de J.Bardella à l'époque, est soupçonné de harcèlement sexuel sur un adolescent qui avait alors 17 ans.

Il a été couvert par le RN, selon "Libération". - P.Cohen: Ca fait longtemps qu'on se demande comment ça se fait que J.Bardella soit passé au travers des mailles du filet.

Il fait partie des assistants parlementaires qui ont profité brièvement...

On est assez intrigués par les réactions éventuelles de la justice, qui s'est laissé berner. Est-ce qu'il y a moyen de réintroduire J.Bardella dans le parcours judiciaire?

Est-ce que c'est perdu? Est-ce qu'ils ont manqué le coche définitivement? - A.-E.Lemoine: Il ne peut pas avoir des poursuites pour faux? - L.Sénéchal: Aucune idée.

Le procès commence dans moins de 3 semaines. - A.-E.Lemoine: M.Olivier est en garde à vue 27 ans après la disparation d'une adolescente. - L.Sénéchal: Elle s'appelle Cécile Vallin.

Elle avait alors 17 ans. C'était le 8 juin 1997. - Que s'est-il passé ce dimanche 8 juin, à 1 km de Saint-Jean-de-Maurienne?

C'est là que les 3 témoins l'ont vue pour la dernière fois. C'est ici que Cécile aurait dû passer son bac, cette semaine. Un établissement où elle vivait avec sa mère, ses frères et ses soeurs, et son beau-père, le proviseur. - L.Sénéchal: Une déclaration de l'ancienne femme et complice de Fourniret parle d'une jeune fille de 16 à 18 ans enlevée et tuée.

Ces propos ont été exhumés. Tout ce temps perdu met en colère la famille de Cécile Vallin, notamment l'avocate de son père. - Un journaliste m'a appelée en me disait qu'il était question de Cécile Vallin au procès.

Je suis tombée de l'armoire dans le dossier de Cécile, il n'a jamais été question de ces déclarations de M.Olivier. Aujourd'hui, Fourniret n'est plus là. - L.Sénéchal: La garde à vue de M.Olivier peut durer jusqu'à 48 heures.

C'est difficile d'obtenir d'elle des éléments tangibles. Elle a été condamnée en décembre pour complicité d'enlèvement et meurtre, notamment celui d'E.Mouzin, 20 ans après la disparation de la petite fille. - A.-E.Lemoine: Plusieurs morts dans une frappe israélienne sur une zone humanitaire à Gaza. - L.Sénéchal: Le sud de la bande de Gaza a été touché.

Israël a envahi la bande de Gaza après le pogrom du 7 octobre organisé par le Hamas, une opération qui a fait plus de 40 000 morts, d'après le Hamas, dont 19 hier, dans cette zone désignée par Israël comme une zone humanitaire. ... - L.Sénéchal: La défense civile de la bande de Gaza a d'abord parlé de 40 morts. 19, finalement.

Israël rejette ce bilan et parle d'une frappe de précision sur des combattants terroristes. ... - L.Sénéchal: Ce raid israélien indigne le monde, y compris l'allié britannique, qui se dit ce soir choqué.

Un éventuel retour de D.Trump au pouvoir aux Etats-Unis, ça changerait quoi pour l'allié israélien? - L.Henneton: Il a dit qu'il mettrait fin au conflit.

Il dit toujours qu'il met fin au conflit, sans dire comment. Il est en campagne. Il annonce.

Il donne tout à tout le monde. Il veut paraître présidentiel. La question est de savoir comment il peut contraindre...

La puissance, c'est contraindre. Comment peut-il contraindre B.Nétanyahou à arrêter?

Pour l'instant, ce n'était pas vraiment à l'ordre du jour. Il faut voir quels sont les rapports de force, notamment sur les livraisons d'armes. Il n'a pas vraiment de principes.

Il peut franchir les limites dans les relations internationales qui semblent infranchissables pour l'establishment. - L.Sénéchal: Il a transféré l'ambassade américaine. - P.Cohen: Son gendre, qui était le bras armé de sa politique israélienne, s'est éloigné. - L.Henneton: Comme beaucoup de monde. - A.-E.Lemoine: En Russie, une victime après une attaque ukrainienne. - L.Sénéchal: Une vaste attaque nocturne.

La Russie dit avoir intercepté 144 drones ukrainiens en tout. Une attaque dans toutes les principales métropoles russes, même Moscou. Certaines sont passées entre les mailles du filet.

Une femme est morte. Après l'incursion ukrainienne près de Koursk, les Russes le sentent: la guerre arrive chez eux. ... - L.Sénéchal: Pendant que l'Ukraine cherche à amener la guerre en Russie, les troupes de Poutine poursuivent leur avancée dans l'est de l'Ukraine.

Plusieurs villages ont été pris par la Russie. Le but de ce genre d'attaque, c'est de montrer à sa population et à ses alliés qu'une défaite n'est pas inéluctable. - A.-E.Lemoine: Au Timor oriental, le pape est accueilli en rockstar. - L.Sénéchal: C'est un pays qui a 20 ans d'existence à peine.

Il est indépendant de l'Indonésie depuis 2002. L'Indonésie est le plus grand pays musulman au monde. Le Timor oriental est un pays catholique. 600 000 personnes ont assisté à la messe du pape.

Sur un pays de 1,3 million d'habitants, ça veut dire que la moitié du pays est venue voir le pape. Il y a une marée de parapluies or et blanc, les couleurs du Vatican. ... - L.Sénéchal: Le pape a présidé une messe de plus de 2 heures.

Il a 87 ans. Il est très en forme. Malgré la chaleur étouffante, il fait un tour de papamobile. - A.-E.Lemoine: En France, de nouvelles intoxications au botulisme. - C'est un exposant qu'on connaît depuis de nombreuses années.

Je tiens à protéger mes visiteurs. Soyons très prudents. En attendant, ne consommons pas ces produits.

Dans le doute, il vaut mieux s'abstenir. - L.Sénéchal: 600 conserves sont recherchées à travers la France.

Les autorités soupçonnent des cas de botulisme, comme à Bordeaux. L'an dernier, une femme était morte après avoir mangé un bocal de sardines. Le botulisme est une toxine très dangereuse.

C'est la même chose que le botox. - Le botox, c'est une toxine. - C'est la toxine du botulisme.

C'est la même toxine. Elle est en quantité tellement faible qu'elle n'induit pas la maladie. Le mécanisme est le même.

Elle paralyse le fonctionnement du muscle. - A.-E.Lemoine: Il ne faut pas s'arrêter aux sardines périmées? - L.Sénéchal: Cette toxine se développe dans le processus de mise en conserve quand il est mal inspecté. - A.-E.Lemoine: On rend ce soir hommage à la voix originale de Dark Vador. - L.Sénéchal: James Earl Jones est mort hier, à 93 ans.

On a pu l'entendre dans le tout premier film "Star Wars" en 1980. - L.Sénéchal: Ce qui est amusant, c'est que ce n'est pas lui que l'on entend sur le plateau.

Une fois les modifications faites, ça donne ça. Vous reconnaissez Dark Vador. Ca lui a pris 2 heures 30 pour faire ce personnage. - L.Sénéchal: Regardez.

L'Empire State Building à New York est aux couleurs de Dark Vador pour lui rendre hommage. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure. Merci, H.Arezki, d'être venu.

Bravo! Merci, L.Henneton, spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l'université Paris-Saclay.

A lire, la biographie de T.Swift.

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