Maud Bregeon invitée d'En Toute Franchise|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15FerméeRéponse directe
Jordan Bardella dénonce le décret de la honte qui augmenterait les prix de l'énergie. Il a raison ?
- 0:30FerméeRéponse directe
L'épreuve de vérité budgétaire aura lieu dans une semaine. Ça peut mal se terminer ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est à l'État de protéger les entreprises face à la montée des trafics ?
- 3:00RelanceÉludée
Confirmez-vous une hausse par décret qui augmenterait le prélèvement de 6 à 8 milliards ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi dites-vous que le PLFSS peut mal se terminer ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pourquoi suspendre le nouveau calcul de la taxe foncière ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Maud BregeonFait
« Jordan Bardella est un menteur. Ce dont on parle là, ce n'est absolument pas une taxe ou un impôt. »
- 9:00Maud BregeonFait
« C'est inadmissible. Tout acte de violence, quel qu'il soit, y compris des jets de farine ou des jets d'œuf. »
- 11:00Maud BregeonFait
« On a voté une loi qui permet d'augmenter notre arsenal pour lutter contre le narcotrafic. »
- 17:00Maud BregeonFait
« Le président s'est investi pour la ville de Marseille effectivement depuis plusieurs années. »
- 19:00Maud BregeonFait
« La nationalisation n'est pas une solution. »
- 22:00Maud BregeonFait
« Ça c'est au président de la République de répondre avec le gouvernement qui s'est travaillé quand même. »
- 24:00Maud BregeonFait
« Est-ce que l'Assemblée nationale est favorable ou pas à une augmentation de 6,7 milliards d'euros du budget de la défense ? »
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et bienvenue dans toute franchise sur LCI avec le Parisien notre invité ce matin la porte-parole du gouvernement. Bonjour Ma Brégeon. Bonjour pour vous interroger ce matin la Tchabo, éditorialiste LCI.
Bonjour Harlette, Olivier Baumont, chef adjoint du service politique du Parisien et tout à l'heure Bastien Aug du service politique de TF1 LCI nous rejoindra pour son tacotac. Pour commencer, moton, c'est la règle. Trois questions.
Vous répondez par oui ou par non. Nous les développons. Nous prenons le temps de les développer.
Ne vous en faites pas juste après. Première question d'actualité, c'est Jordan Bardella qui dénonce le décret de la honte qui pourrait augmenter selon lui les prix de l'énergie et les prix à la pompe par exemple de 4 à 6 centimes. Il a raison.
Non. L'épreuve de vérité budgétaire aura lieu dans une semaine avec l'adoption ou pas du budget de la sécurité sociale. Ça peut mal se terminer dit Boris Valot ce matin dans le Parisien.
Il a raison. Oui. La société orange a fermé son site de 1200 salariés jusque mi-décembre dans le quartier de Saint-Maon de Marseille face à la montée des trafics de drogues dans la rue et dans l'environnement.
Est-ce que c'est à l'état de protéger ces entreprises dans ces contextes ? Oui, on va y revenir longuement. Trois sujets importants mais pas que.
Mais on revient sur l'affaire de l'électricité brandie par le Rassemblement national depuis quelques jours. Jordan Bardella donc dénomme, je le disais, le décret de la honte, celui qui impose une hausse des prix de l'énergie alors via un mécanisme ultra compliqué de prélèvement qui finance depuis 10 ans quand même les solutions énergétiques propres comme la pompe à chaleur, c'est un exemple pour remplacer la vieille chaudière. question.
Est-ce que vous confirmez cette hausse par décret qui augmenterait le prélèvement de 6 à 8 milliards ? Bon, d'abord Jordan Bardella est un menteur. Ce dont on parle là, ce n'est absolument pas une taxe ou un impôt.
C'est un mécanisme qui vise à financer des rénovations thermiques, les rénovations des logements sociaux. Pour ne prendre que cet exemple, c'est versé par les énergéticiens euh qui produisent et qui vendent de l'énergie fossile. Donc je pense par exemple au fiel, je pense par exemple au pétrole pour financer encore une fois des dispositifs de rénovation énergétique notamment pour les classes moyennes et les classes populaires.
Ce que fait Jordan Bardella est très grave. D'une part parce qu'il insinue que ça va dans les poches de l'État. Or, ce n'est pas une taxe, ça ne va pas dans les poches de l'État.
Ça ne va pas dans les poches de l'État. Ça sert ça sert ça sert à financer des dispositifs qui permettent aux Français qui en ont le plus besoin de changer de voiture, de moins consommer dans leur logement par exemple. Euh en faisant ça, Jordan Bardella est euh probablement porte-parole du Rassemblement national mais aussi porte-parole des pétroliers.
Il repend mot pour mot les arguments déployés depuis quelques jours par les grands pétroliers. Voilà, c'est c'est une c'est une honte parce que ces pétroliers n'ont aucune et ces énergéticiens de façon plus générale n'ont aucune obligation aucune obligation de de répercuter si je puis dire c'estes ce qu'on appelle ces C2E pardonnez-moi, c'est très technique euh sur les prix finaux au consommateur. Voilà, il s'organise comme il le souhaite et je le redis encore une fois, c'est de l'argent qui sert aux Français et aux Français les plus modestes dont Jordan Bardella dit prêter une attention particulière.
Oui, en même temps euh effectivement euh quand les pétroliers disent eux aussi même s'ils porte-parot Jordan Barnière de pétrolier qui disent oui, il y aura sans doute une augmentation des prix à la pompe de 4 à 6 %. le patron de Total qui était sur ce plateau il y a quelques jours parlait de ce fameux contrat comme un truc diabolique et la cour des comptes troisème élément a remarqué que les 2 tiers effectivement euh de ces c on va dire quoi prélèvement obligatoire sont répercutés effectivement sur les consommateurs. Il y a quand même beaucoup d'arguments qui font penser qu'effectivement l'énergie va augmenter notamment le prix.
Alors je ne vois pas bien ce qu'il y aurait de diabolique dans ce principe qui veut que les énergéticiens qui polluent contribuent à financer des dispositifs vertueux. Vertueux pour le pouvoir d'achat des Français et vertueux pour l'écologie. Voilà, je c'est un équilibre encore une fois.
Qu'ils y contribuent, c'est normal. Ça ne date pas d'hier, ça fait plusieurs années et on efface à un défi encore une fois absolument majeur parce que être dépendant du pétrole, être dépendant du fioule, être dépendant du gaz et ben ça impacte le pouvoir d'achat des Français et ça impacte aussi la planète. Donc raison, c'est le principe du pollue payeur dans le fond, c'est ce que vous décrivez.
Mais il n'empêche le décret qui est publié va augmenter le niveau de prélèvement de cette de ce dispositif. Mais c'est vrai va le décret le décret va augmenter ce qu'on demande aux énergéticiens qui polluent pour compenser des mesures qui soutiennent le pouvoir d'achat des français et la planète c'est ensuite aux énergéticiens de s'organiser comme ils le souhaitent et de ne pas répercuter outre mesure. C'est c'est si on répercute, on est bien d'accord que ça peut se traduire par une augmentation du prix à la pompe de 4 à 6 centimes d'euros.
C'est en réalité un peu plus compliqué parce que vous le savez le prix à la pompe il change à chaque fois que vous allez faire votre plein d'essence parce que c'est les cours du pétrole qui veulent ça. Et donc ce qui en fait pourrait être une augmentation aujourd'hui ne se verrait pas forcément pour le consommateur dans un contexte va dans un dans un dans un contexte dans un contexte où le prix du baril tend à diminuer. Quand bien même les énergéticiens et on ne souhaite pas qu'il le fassent décideraient de répercuter en partie ce prélèvement sur les prix à la pompe et bien le consommateur pourrait ne pas le voir.
Donc vous espérez que la baisse des prix du cours des du pétrole en particulier fait fasse en sorte que ça soit invisible. Je dis je dis un les énergéticiens qui polluent doivent contribuer à faire en sorte qu'on puisse aller pour les consommateurs vers des moyens de consommation plus vertueux et ensuite de Jordan Bardella ne devrait pas faire peur aux gens comme il le fait là et ne devrait pas reprendre les arguments des grands pétroliers de ce monde. Mais ça veut dire par exemple que le gouvernement va demander peut demander aux énergéticiens de ne pas répercuter effectivement euh leur l'effort qui leur est demandé sur les consommateurs.
En tout cas, on sera extrêmement vigilant et Roland l'Escur sera extrêmement vigilant à la façon dont tout ça est fait. Du reste, nous ne sommes pas au Venezuela, nous ne sommes pas dans une économie administrée et donc nous ne dictons pas nous ne mais ça fait du bien, enfin, il faut le rappeler, nous ne dictons pas aux énergéticiens euh le prix à la pompe. Mais enfin, ça tombe mal euh parce qu'il y avait un projet de baisse Olivier.
Et oui, Sébastien Lecorn il y a quelques jours a demandé au gouvernement de réfléchir à des mesures qui permettent de faire baisser le le prix de l'électricité, donc la facture des contribuables euh pour le courant de l'année 2026. On en est où aujourd'hui ? Quelles sont les les pistes envisagées ? qui s'empare de ce dossier.
D'abord, c'est un autre sujet. C'est un autre sujet parce que l'électricité en France, elle est décarbonée grâce au nucléaire. On n'est pas sur un moyen de on n'est pas sur des moyens de consommation qui polluent la planète.
Donc ça n'a rien à voir. Ensuite, on sait que ça pèse lourd dans le pouvoir d'achat des Français. Et donc le Premier ministre a demandé à Roland l'Escure d'avoir une réflexion globale sur la programmation pluriéannuelle de l'énergie.
Donc quel type de de de production on veut pour l'avenir et comment faire en sorte que les consommateurs paient un peu moins dans le cadre de la réflexion qu'on a sur le budget. Il y a une piste qui est étudiée euh qui euh est une baisse de taxe. Euh il y a encore une fois, c'est très technique dans les différentes taxes qui s'appliquent sur l'électricité, une de ces taxes qui s'appelle la TICFE et on réfléchit, Roland Ruscur réfléchit aux possibilités qu'il y aurait euh de la diminuer un petit peu pour que les français particulier entre tout le monde pour tout le monde pour que les Français retrouvent un peu d'air.
Est-ce qu'on est sûr que le prix d'électricité va baisser en 2026 ? À la fin de l'année le 31 décembre, il y a le dis il y a le dispositif AR qui va se qui va s'arrêter. Alors pour vulgariser très simple, c'était le dispositif qui obligeait les fournisseurs à plafonner le prix du MGAW à 42 €.
Mécaniquement, ça veut dire que si rien n'est fait, le prix va augmenter euh à partir du 1er janvier prochain. Donc même s'il y a une baisse de la TICFE, est-ce que ça va juste compenser ou est-ce que comment vous pouvez vous engager ? que vraiment les tarifs d'électricité ne baissent pas en 2026.
Cette possible baisse de la TICFE sur laquelle travaille Roland l'escur dépendra des discussions qu'il y aura sur le budget et on en revient toujours là. Ça fait partie des mesures qui sont intégrées au projet de loi finances. Je vais vous donner un exemple.
Le Sénat hier a voté un dispositif qui relève légèrement le prix du gaz pour permettre de baisser légèrement le prix de l'électricité. C'est votre solution aussi. C'est c'est pas ce n'est pas notre position à nous, mais c'est un c'est un débat qui est légitime parce que le gaz pollue, l'électricité ne pollue pas.
Euh nous on rappelle à toute fin utile que euh il y a 12 millions de foyers 12 millions euh qui sont chauffés au gaz en France et donc faire payer à ces 12 millions de foyers euh la baisse du prix de l'électricité par ailleurs, ça ne nous semble pas complètement juste. Mais c'est un débat c'est un débat qui date c'est un débat qui encore une fois ne date pas d'hier. quel part on fait supporter aux énergies fossiles et quel part on fait supporter aux énergies décarbonées sans pour autant défavoriser des ménages qui n'ont pas toujours les moyens et ben de se convertir en achetant par exemple une pompe à chaleur.
Alors, on va avancer parce que effectivement, il faut parler budget. Mais donc ce matin, vous nous dites on écarte l'augmentation du gaz. C'est pas notre solution à nous pour financer une baisse de l'électricité pour tous les voté parce qu'il faut financer cette baisse d'électricité, ça va coûter cher.
Ça a été voté au Sénat. Il y aura donc la même discussion à l'Assemblée nationale en 2è lecture et c'est légitime que cette discussion ait lieu. Pour autant, nous on dit une chose simple, le pouvoir d'achat des ménages ne doit pas baisser.
Or 12 millions de ménages sont chauffés au gaz et donc il serait directement impacté par une telle mesure. Mais vous ne nous dites pas ce matin comment vous financez votre mesure de base d'électricité. Mais c'est dans une réflexion encore une fois globale sur le projet de loi de finance.
On sait qu'on doit trouver des marges, on sait qu'on doit faire des économies et donc pour reprendre cette expression de Roland Escure que j'aime bien face à chaque plus, il faut un moins et donc face à une augmentation enfin une baisse de la TIC CFE, il va falloir une compensation en face. Olivier. Oui.
Alors juste on va revenir sur le budget, on revient sur Jordan Bardella mais sur un autre sujet. Euh il a été victime d'un G2 euh il y a quelques jours en marge d'une séance de dédicace de son dernier livre. Il avait été enfariné euh quelques jours plus tôt.
Euh déjà votre réaction par rapport à ce geste, ce geste isolé, mais est-ce que vous êtes inquièt sur le climat de la campagne présidentielle qui qui arrive et est-ce que ça pose des questions aussi sur la la sécurité des des femmes et des hommes politiques et des candidats à la future élection ? D'abord, c'est inadmissible. Tout acte de violence, quel qu'il soit, y compris des jets de farine ou des jets d'œuf qui peuvent paraître euh voilà euh pas d'une grande violence pour certains ne sont pas admissibles à l'égard de quelques responsables politiques que ce soit.
Euh et ensuite, est-ce que je suis inquiète ? Oui, en partie parce que il y a une montée de la violence à l'encontre des politiques et des élus depuis plusieurs années. Euh on en parle souvent sur vos plateaux.
Euh on en parle avec des maires euh qui sont victimes de ce type de violence et qui souvent décident de démissionner avec une augmentation de la démission des élus locaux encore une fois depuis plusieurs années. C'est pour ça d'ailleurs qu'on va présenter une loi dans quelques semaines sur le statut de l'élu et dont on parle aussi depuis plusieurs mois. Quant à la question de la protection, elle est évidemment assurée et Jordan Bardella Jordan Bardella est protégé. les femmes et les hommes politiques qui ont besoin de l'être le sont et le ministère de l'intérieur est évidemment extrêmement attentif et rigoureux sur ces questions-là.
Euh mais je pense en qu'une fois qu'on a dit ça, notre responsabilité c'est aussi d'avoir une parole une parole très claire quel que soient les parties concernés. Voilà. Un mot encore avant de d'entrer dans les délices du débat budgétaire, mais c'est important parce que ça a été politiquement très chaud cette question de la taxeère.
Le gouvernement a annoncé mettre sur pause le nouveau calcul de la taxe foncière jusqu'après les municipales. C'est ce qu'on a compris. Ça reprendra ensuite.
Donc en fait c'est un décalage. Il n'y a pas de renoncement sur le nouveau calcul. D'abord c'est de l'argent qui n'est pas perçu par l'État, je le redis.
C'est de l'argent qui est perçu par les collectivités territoriales et donc par les mairies, les départements. Bon nous on dit une chose simple. Si les élus locaux souhaitent que ce recalcul de la taxe foncière soit annulée, nous l'annulerons.
En l'état, il y a des concertations qui ont démarré avec Améine Monchalin la semaine dernière à Berleit territoriales représentées tout comme les services de Bercy et l'équipe d'Améie de Monchalin ont décidé de suspendre cette mesure le temps de réfléchir à un nouveau mode de calcul. C'est un dispositif qui date de 1959 euh donc avec encore une fois derrière des bases qui ne sont plus forcément euh cohérente par rapport à ce que ça devrait être aujourd'hui. Pour autant, on a un problème euh parce que fonction de là où vous vivez, fonction de l'actualisation de votre dossier, vous pouvez avoir deux maisons identiques dans le même endroit et une taxe foncière différente.
Et donc là, on voit bien quand même, on voit bien quand même qu'il y a une question d'équité fiscale derrière qui pose problème. Bien sûr, mais on a le sentiment que vous ne l'assumez pas totalement puisque le premier ministre maintenant demande finalement ou propose aux collectivités de de s'emparer de ce sujet pour décider ou pas si elles appliquent cet impôt local sur leur territoire. Donc, on une façon un peu de de passer la la patate chaude dans un contexte d'élection municipale, ça va être compliqué.
On a du mal à imaginer les maires sortants et les candidats à les dire oui bien sûr, on va augmenter la tax. prend cette décisionouver cette décision d'augmenter la taxe foncière de rééquilib alors c'est une taxe c'est une augmentation qui normalement a lieu automatiquement tous les ans et ensuite c'est pas un manque de courage c'est aussi je pense une forme de lucidité parce que ça concernerait ça aurait concerné 7 millions de foyers avec une augmentation moyenne de 65 € mais c'est pas rien 65 € pour 7 millions de foyers et donc regarder lucidement et se dire que peut-être cette augmentation là n'est pas nécessaire, peut-être qu'elle n'est pas comprise et qu'en tout état de cause, c'est à ceux qui la perçoivent et donc collectivité territoriale de prendre la décision. Euh voilà, c'est je pense que c'est juste du bon sens.
Alors le budget, il y a une date importante, on va en parler, c'est le 9 décembre prochain. Il s'agit du budget de la sécurité sociale, le PLFSS. Vous disiez tout à l'heure, je vous demandais si vous étiez d'accord avec Boris Vallot qui s'exprime dans les colones du Parisien pour dire que ça peut mal se terminer.
Vous avez dit "Oui, ça peut mal se terminer." Pourquoi ? Oui, le président du groupe socialiste a raison.
Si chacun ne fait pas un pas vers l'autre, il n'y aura donc pas de compromis final euh et pas de projet de loi pour la sécurité sociale de voter. Et donc à ce moment-là, euh ça risque effectivement de très mal se terminer. Ce qu'il faut bien comprendre, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que on ne peut pas faire de loi spéciale pour euh le projet de loi de finance de la sécurité sociale.
Contrairement au budget de l'État, si le budget de la SQU n'est pas voté, il y aura pas de loi spéciale pour rattraper. C'est pas il y a pas de filet. Ce qui signifie qu'on débute l'année sans cadre budgétaire.
C'est en fait de l'antipilotage. Ça veut dire qu'on accepte on accepte que la sécurité sociale sans dette, sans barrière, sans cadre voté à l'Assemblée nationale. On sait le chiffrer ça avec un chiffre qui est simple. sans projet de loi de finances de la sécurité sociale de voter, le déficit de la sécurité sociale atteindrait 30 milliards d'euros l'année prochaine.
Pour donner un deuxième chiffre, ce déficit pendant l'objectif du gouvernement c'était c'était 17 milliards. Donc on aurait 30 milliards, on aurait 30 milliards de déficit l'année prochaine. Rappelons-nous que les déficits étaient de 15 milliards en 2024.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que sans projet de loi de finances de la sécurité sociale de voté, le déficit de la SQ aurait doublé doublerait en 2 ans. C'est absolument colossal.
Qui aurait confiance dans un système pour nos retraites qui reposeraient essentiellement sur de la dette ? Personne. Voilà.
Et ben, je crois que là, une fois qu'on dit ça, on comprend le l'importance du vote qui aura lieu le 9 décembre. Il n'y a pas de plan B. Il n'y a pas de plan B.
Dramatiser ce matin. On dramatise pas. on dit les choses, il n'y a pas euh de loi de il n'y a pas de loi spéciale possible.
Il y a un déficit euh qui partira complètement dans le décor en cas d'absence de vote. Et donc nous, notre responsabilité, c'est de dire la vérité des chiffres. Arlette, alors euh on va rejouer encore une fois euh le suspense autour du dialogue avec le Parti socialiste, des compromis possible ou pas possible.
Il y a une rencontre du premier ministre avec des socialistes demain. C'est là peut-être que les points de compromis vont être définitivement établis pour avoir il faut un vote positif des socialistes sinon il ne passera pas ce PLFSS. il ne passera pas.
Et par ailleurs, moi je ne comprendrai pas et je ne serai pas expliqué aux Français que les socialistes ne votent pas favorablement pour un projet de loi de finance de la sécurité sociale qui suspend la réforme des retraites. Il y aura une forme d'incohérence derrière que à mon avis les Français auraient un peu de mal à comprendre. Bon, on a avancé déjà, il y a des compromis qui ont été trouvés, rappelez-vous, la partie dépense du budget de la sécurité sociale a été voté 1493 à l'Assemblée nationale.
Moi, je n'avais jamais connu ça depuis mon élection en 2022. Donc, il y avait déjà un caractère historique sur un début de compromis trouvé. Et moi, je pense qu'on va y arriver.
Il nous reste effectivement 10 jours absolument cruciaux, mais on va y arriver. Et je pense qu'il y a aujourd'hui encore une majorité de députés à l'Assemblée nationale du PS jusqu'au républicain en passant par le bloc central qui ont envie qui ont envie qu'on avance. Alors justement, vous dites, je ne saurais pas expliquer aux Français que les socialistes ne votent pas un texte qui suspend la réforme des retraites.
Est-ce que vous sauriez expliquer aux français pourquoi les députés du bloc central s'abstiendraient ou que vos alliés, par exemple horizon effectivement, eux votent carrément contre ? La suspension de la réforme des retraites, ce n'est pas notre demande. Euh et on y est euh les uns et les autres euh opposé en principe et si on avait une majorité absolue avec 350 députés à l'Assemblée nationale, croyez bien qu'on a'urait pas suspendu la réforme des retraites.
Pour ça, il aurait fallu gagner les élections. Il me semble pas qu'on ait complètement gagné les élections dernières législatives il y a un an et demi. Donc on compose avec l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui et depuis le début, le groupe de Gabriel Atal, le groupe de Paul Christophe, le groupe Horizon, le groupe de Marc Fenot, le groupe Modem et le groupe de Laurent Voquier pour la droite républicaine ont toujours fait preuve encore une fois de bonne foi, se sont mis dans une disposition de telle sorte que des compromis puissent être possibles.
Et donc, il y a aujourd'hui, je le redis, des députés du socle commun qui recherchent sincèrement le compromis. Je reprends encore là un exemple hein. Euh les députés du groupe de Gabriel Atal et du groupe de Marc Fenot ont été les seuls à ne pas voter contre le projet de loi de finance la semaine dernière.
Ils se sont abstenus. C'était les seuls. Ouais.
D'accord. Mais on revient sur le parti Horizon d'Edouard Philippe. Ils ont voté contre la partie recette du projet de loi de finance.
Ils ont associé leur voie à celle du Rassemblé nationale sur le la réécriture le fait de revenir sur les accords de 68 sur la sur l'Algérie. Est-ce que aujourd'hui Horizon est un partenaire solide et fiable pour le gouvernement ? Oui, Horizon et Édouard Philippe sont des partenaires celui des fiables avec qui on travaille depuis 8 ans maintenant.
Édouard Philippe a été premier ministre d'Emmanuel Macron pendant 3 ans. Vous le lui rappelez ? Il y a il y a Ah non, ça a été un grand premier ministre.
Moi, je suis très fière qu'il é quand même que il est il a Non mais n'y voyait n'y voyait aucune malice. Mon point était juste de dire qu'on travaille avec eux de façon intelligente et cohérente depuis 8 ans. Je voudrais juste terminer mon point.
Je voudrais juste terminer mon point. Il y a à mon avis euh un sujet majeur qui intéresse le groupe Horizon et ils ont bien raison, c'est la question du déficit global et du déficit de de la sécurité sociale. Nous ce qu'on leur dit c'est qu'on veut avec eux arriver à trouver des compromis qui permettent de maintenir ce déficit sous les 20 milliards d'euros.
Certes, tout ne nous plaira pas à l'intérieur, mais à Horizon, ça ne leur plaira pas complètement. À nous non plus, au Parti socialistes non plus. Ce ne sera ni un budget socialiste, ni un budget macroniste, ni un budget de droite.
Ce sera un budget de compromis qui vise à tenir 1 an à un an en attendant les élections présidentielles. Je pense que voilà, on est tous adultes et capable d'arriver encore une fois à trouver ces compromis là dans l'intérêt supérieur du pays. Alors des compromis sur quoi ?
On va on va le voir dans le détail mais j'insiste parce que Frédéric Valtou qui est président de la commission vient de dire que en séance il pourrait voter contre ou s'abstenir mais on est loin d'un soutien sur bah sur le sur le le PFSS en Oui mais ça n'a pas commencé. Je vais vous donner un autre exemple. Je vais vous donner un autre exemple parce qu'on parle beaucoup de la question des retraites.
On parle moins de la réduction du déficit. Si au bout du bout de la discussion budgétaire, le projet de loi de finance de la sécurité sociale présentait un déficit de 28 milliards d'euros. Je vous donne vraiment un chiffre au hasard.
J'ai du mal à voir effectivement comment dans ces conditions les députés du bloc central d'horizon mais également de Renaissance ou d'LR pourraient voter un projet de loi de finance de la sécurité sociale avec un déficit qui exploserait pour l'année prochaine. Les discussions n'ont pas commencé. Elles commencent enfin elles recommenceront, pardonnez-moi, en séance le 2 décembre, du 2 au 9 décembre.
Et moi, je sais qu'il y a euh une majorité de députés, y compris au sein du groupe Horizon euh qui souhaitent que ça fonctionne. Est-ce que vous êtes sûr, absolument sûr, que par exemple Renaissance votera mais vraiment sans une défaillance la suspension de la réforme des retraites ? Mais on va aussi parler de ce qui se passe à Marseille, c'est très important.
On va également revenir et ça c'est le budget sur le 493. Finalement, est-ce que ça n'est pas la solution de sagesse ? Est-ce que vous n'allez pas vous y rallier ?
On y revient dans un instant avec vous. Moon porte-parole du gouvernement. M Brjon est notre invité porte-parole du gouvernement.
Dans quelques minutes, on ira à Marseille. Orange obligé de fermer de fuir la réalité du trafic de drogue juste devant l'entreprise. Que répond le gouvernement.
On en parlera, c'est un sujet important mais on n pas tout à fait éclusé la question du budget et la question du compromis indispensable. Dans une semaine, si le PFS est rejeté, tout s'arrête. Que se passe-t-il ?
Vous nous le direz. Est-ce que vous seriez d'accord pour chercher un compromis auquel que que vous appelez de vos vœux depuis le départ par exemple euh de renoncer au gel des retraites des pensions de retraite de au gel des pensions de retraite ? Ouais.
Nous, on n'a pas proposé le gel des pensions de retraite par plaisir hein. Euh, on l'a proposé parce que dans le cadre de la réduction du déficit, on estime que l'effort doit être partagé et que les actifs ne peuvent pas porter seul le poids de l'effort que l'on demande aux Français. Euh, on était parti avec un gel total des retraites.
C'était le projet de loi initial présenté au Parlement. L'Assemblée nationale a tout dégelé. Le Sénat a proposé une mesure de compromis en disant "On gèle sauf pour les retraites en dessous de 1400 € et sauf pour les minimats sociaux." En gros, la philosophie nous va bien.
Trouver un équilibre avec une partie des retraités qui seraient entièrement protégés parce que ils ont un pouvoir d'achat plus faible. Euh c'est assez logique euh et encore une fois c'est juste et c'est du bon sens que les retraités qui euh le peuvent un peu plus contribue aussi comme le feront certains actifs. C'est du bon sens et je pense qu'il y a beaucoup de retraités qui qu'on met un peu dans une case parfois on parle des retraités comme si c'était une population homogène.
Moi, je pense qu'il y a beaucoup de retraités qui sont d'accord pour contribuer à l'avenir de leur pays, qui s'intéressent à la dette qu'on lègue à leurs enfants ou à leurs petits-enfants, qui se sentent concernés par le budget de la défense et qui savent que c'est extrêmement important. Donc, est-ce que est-ce qu'à la fin la barre c'est à 1400 € ? Peut-être pas.
Laurent Vier avait proposé 1700 € l'année dernière. Il y aura des débats là-dessus mais je crois que là encore c'est un bon débat. Là, c'est un moyen de récupérer tout le monde.
C'estàd vous dites "Nous, on est le gouvernement est favorable donc le bloc central sera favorable et vous comme ça vous allez faire un sourire à l'Oqué et les LR pourraient être assez compréhensif sur le vote final." Vous y voyez de la tactique politicienne. Nous, on dit une chose simple.
Voilà, pour réduire le déficit, on souhaite que tout le monde contribue. On a bien conscience qu'il y a une part des retraités qui aujourd'hui ne le peuvent pas parce qu'ils ont des pensions de retraite trop faible. Et donc avec le Parlement euh dans la philosophie que le Sénat a proposé, on va essayer de trouver euh bah écoutez encore une fois un chemin de compromis, un point d'équilibre euh acceptable pour les différentes forces politiques mais surtout acceptables pour les Français parce qu'à la fin c'est eux qui contribuent.
Chemin de compromis. Sur quel autre point pourriez-vous faire des concessions ? Une des lignes rouges des socialistes, c'est le déremboursement de certains médicaments et le doublement des franchises médicales.
Là-dessus, il peut y avoir un bouger du gouvernement. Là encore, on est prêt à discuter. Euh mais de quoi parle-t-on ?
Les franchises médicales ? D'abord, rappelons que 18 millions de français en sont totalement exonéré. 18 millions de français ne paient pas du tout de franchise médicale.
Est-ce qu'on peut élargir ces ces populations-là euh et protéger euh d'autres Français qui aujourd'hui ne le sont pas ? Peut-être, ça peut faire partie du débat. En revanche, notre position n'a pas changé.
Est-ce qu'on estime que euh certains Français euh qui encore une fois le peuvent parce qu'ils ont des revenus un peu plus importants euh peuvent payer un peu plus cher euh leurs médicaments lorsqu'ils vont à la pharmacie ? Et ben, on estime que oui, dit autrement, quand on a un déficit comme c'est le cas cette année de 23 milliards d'euros sur la séc, le tout gratuit pour tout le monde n'est ni souhaitable ni tenable. D'accord.
Mais là, les socialistes pour eux, c'est une ligne rouge. Boris Vallot le redit encore ce matin dans les colonnes du Parisien. Donc où est-ce qu'on trouve le compromis sur ce sujet-là précisément ?
Il y aura des discussions parlementaires mais notre position à nous encore une fois notre conviction n'a pas varié. Le tout gratuit en matière de santé ce ne sera pas tenable et donc les économies qu'on n'est pas en capacité de faire aujourd'hui, il faudra les faire demain et dans un contexte qui potentiellement sera encore plus difficile. Maintenant, moi je ne rejette pas la discussion par principe et depuis le début, on a une posture qui est assez simple. il y a pas de mauvais débat et on sait bien que le gouvernement ne peut pas imposer ses vues aux différentes forces politiques parce que comme je l'ai dit tout à l'heure, on n' pas de majorité absolue.
Euh mais si le Parti socialiste souhaite revenir intégralement sur la question des franchises médicales, il va falloir qu'il propose encore une fois en face une mesure d'économie pour compenser parce que euh tout ça c'est l'argent du contribuable. Euh et au bout du bout, si on veut qu'un projet de loi de finance de la SQ soit voté, il faut qu'il y ait un déficit. raisonnable.
H alors en voyant cela, ce spectacle de discussion d'abord c'est pas gagné mais par exon Bruno Raillot de de du Sénat où il est revenu par le tambouille, il est extrêmement critique par rapport à ce que le gouvernement justement fait comme pas vers les socialistes pour trouver ce fameux compromis tambouille. Oui, mais tout ça c'est de la politique. Bruno Rotaillot a quitté le gouvernement, il est maintenant chef de parti.
Donc il il est dans une position qui est différente de la nôtre. Pour autant, on a été dans le même gouvernement, vous savez, sous Michel Barnier euh et on a travaillé ensemble, on a travaillé à faire des compromis à ce moment-là aussi à l'Assemblée nationale et il sait à quel point il sait à quel point c'est difficile. Prenons la question du gel des retraites.
Elle se posait déjà sous Michel Barnier. Prenons la question de l'augmentation de l'impôt sur les sociétés pour les 400 plus grandes entreprises de France. C'était une mesure qui était présentée dans le budget de Michel Barnier il y a un peu plus d'un an de ça.
Donc voilà, je moi je comprends les positions encore une fois de Bruno Rota. Je ne découvre pas que Bruno Rotaillot n'est pas de gauche. C'est pas un grand scoop.
Euh mais je sais que je sais qu'aujourd'hui euh la droite la droite la droite française est attachée à la droite française est attachée à l'ordre et je sais que Bruno Rotaillot c'est mieux que d'autres l'importance d'avoir un budget en fin d'année. Sauf qu'il y a un an Michel Barnier puisque vous faites allusion à Michel Barnier ben il est tombé censure sur le PLFSS. C'est pour ça que vous vous dites c'est un vote essentiel le 9 décembre et si c'est le vote n'a pas lieu, bah c'est fichu et et éventuellement il y a derrière à nouveau une motion de censure et une chute du gouvernement.
D'abord la censure de Michel Barnet, on estime qu'elle a coûté 12 milliards d'euros à l'État et donc 12 milliards d'euros au contribuable. l'absence de projet de loi de finances de la sécurité sociale en début d'année dernière. C'est ce qui a fait exploser le déficit et ce qui a amené le déficit à 23 milliards d'euros en 2025, c'est-à-dire 8 milliards de plus que l'année précédente.
C'est pas neutre pour les finances du pays et donc c'est pas neutre pour l'argent du contribuable à la fin. Une fois que j'ai dit ça, on a bien conscience que c'est extrêmement difficile. On a bien conscience que le débat parlementaire 1493, il est long, il est technique, il prend du temps.
Encore une fois notre si le 9 décembre on a compris, notre responsabilité c'est d'y arriver. D'accord. Mais si ça pardon euh si ça ne fonctionne pas, c'est quand même une hypothèse.
Le 9 décembre, vous nous l'avez dit, le trou de la SQ mécaniquement ce sera 30 milliards 2026. Ça c'est la question budgétaire. Politiquement, il se passe quoi politiquement ? 9 décembre, le budget de la SQ est rejeté.
Mais je ne sais pas vous répondre. Euh je ne sais pas vous répondre ce qui se passe demain si on n pas de projet de loi de finance de la sécurité sociale, il pas à moi de le dire. les oppositions peuvent, si elles le souhaitent, déposer une notion de censure et nous et nous on sait et nous on sait qu'on est de toute façon sous la tutelle des 577 députés de l'Assemblée nationale.
Ce que je peux dire, c'est que si le projet de loi de finance de la CQ n'est pas adopté le 9 décembre prochain, on pourra tous constater l'échec des discussions parlementaires, l'échec de la capacité de l'Assemblée nationale et du Sénat à trouver des compromis pour 1 an avant la présidentielle. Et je vais vous dire, je sais pas qui y perd le plus entre les socialistes, les Républicains, le gouvernement, Renaissance et cetera. Je crois qu'à la fin, je crois qu'à la fin on est tous perdants.
Voilà. Je pense qu'il voulait faire je pense qu'à la fin on est tous perdants. Non, vous savez, je je je pense pas que ceux qui jouent la politique du pire aujourd'hui et je pense notamment à la France insoumise sortent bien gagnante d'une explosion, du déficit et d'une dégradation de l'image de la représentation nationale dans ce dans son ensemble. le cornus, il sera effectivement lui aussi un perdant.
Moi je pense qu'on sera tous perdants. Voilà. Et moi, je veux pas me je veux pas me projeter dans l'idée que l'Assemblée nationale serait incapable de se mettre d'accord à un moment aussi important.
Vous savez encore une fois, je le redis hein, la partie dépensée, elle a été votée à l'Assemblée nationale. On a fait la moitié du chemin. D'accord.
Qu'on comprenne bien le 9 si le texte est rejeté ça veut dire que tout s'arrête qu'on bascule en loi spéciale à partir de de janvier. Il n'y a pas de loi spéciale sur la sécurité sociale. Il n'y a pas de loi spéciale.
Il n'y a pas de loi spéciale. Si le budget de la SQ a été rejeté, on irait vers une explosion du déficit pour la sécurité sociale. On parle quand même de la santé, on parle des hôpitaux, on parle des retraites, hein, c'est pas rien.
Euh et sans capacité de le rattraper. Donc le gouvernement devrait donc à ce moment-là, je allons jusqu'au bout des choses, revenir devant le Parlement en janvier ou février prochain pour redéposer un nouveau budget de la sécurité sociale et repartir dans l'intégralité des discussions budgétaires qui durerait 50 jours. C'est constitutionnel.
Ce serait pas bon pour le pays parce qu'encore une fois, il y aurait des conséquences budgétaires colossales et ce serait pas bon, je pense pour le Parlement non plus. une façon de l'éviter ? Oui, c'est le retour du 493.
Alors, c'était épouvantable 493, les socialistes vous avez demander de ne pas l'utiliser au premier ministre. Sébastien Lecnu s'est engagé et puis aujourd'hui, bah comme ça plane effectivement l'idée que le premier ministre pourrait y recourir. D'ailleurs, c'est ses prérogatives et et son rôle, rappelle Boris Vallot ce matin.
C'est pas au socialistes évidemment de le décider. Alors oui ou non le 493 est-il à nouveau utilisable pour sauver euh le budget ? Non.
Euh d'abord le 493, on l'a posé sur le côté, si je puis dire, à la demande à la demande des socialistes. C'était pas la volonté de Sébastien Lecornu ou du gouvernement de ne pas utiliser le 493. C'était d'abord la demande du Parti socialiste et de bon nombre de groupes parlementaires d'ailleurs, c'était pas les seuls à réclamer l'abandon du 493. demande à laquelle on a accédé et nous on refuse de se projeter dans l'utilisation éventuelle du 43 parce que parce que tout ce qui revient à euh faire une loi spéciale, utiliser les ordonnances, un retour par la fenêtre du 493, enfin toutes ces options là qu'on entend depuis quelques jours, euh c'est c'est ben ça revient pour les parlementaires à fuir leur responsabilité.
La responsabilité des parlementaires, c'est de voter un budget. C'est la première prérogative du Parlement et c'est une chance que ces débats puissent avoir lieu 1493. Moi je le redis, j'ai été élu député en 2022.
J'en ai j'ai vu passer un certain nombre de budgets. Je n'ai jamais eu l'occasion jamais en tant que député de la nation de me prononcer sur un budget. Je sais pas si on se rend compte d'accord s'arrêter sur un texte où il y aurait des gains un petit peu pour la droite, des gains un petit peu pour la gauche avec une fin au final un premier ministre qui déclenchera un 493.
Est-ce que malgré tout serait pas la meilleure solution pour avoir un budget à la fin de l'année ? des gâts un petit peu pour la droite et des gars un petit peu pour la gauche et que personne n'est complètement mécontent dans ce cas-là, allons au vote. Mais si le vote échoue, est-ce que c'est pas plus simple d'aller vers un 493 tout simplement ?
Mais c'est pas plus simple, on l' pour l'intérêt général finalement. Mais c'est trop facile comme approche en fait. Non non non non, mais moi je veux bien la responsabilité des députés, c'est de voter un budget et donc on doit aller au bout des choses.
Et encore une fois, je vais tirer le fil. Euh si le projet de loi de finance était rejeté, euh il on ne peut pas revenir avec un 493 puisqu'il est rejeté. On doit de nouveau construire un projet de loi de finance, arriver en janvier, le présenter au Conseil d'État, le présenter en conseil des ministres, dérouler l'ensemble de la procédure budgétaire 70 jours en parallèle des élections municipales.
Voilà. Donc c'est un nom catégorique. C'est un nom.
C'est clair. Oui, ça c'est clair. On garde l'extrait et on reviendra dans quelques semaines pour voir si la réalité concore.
Non, il faut qu'on aille à Marseille parce qu'il s passé évidemment des événements qui ont beaucoup frappé les Français. La société orange a fermé jusque décembre pour protéger ces 1200 salariés. Mais il y a aussi la BNP Paribas Aubervilier euh qui euh envisage de déménager pour éviter l'environnement des trafiquants.
La couple de restaurateur à Renn qui dit que il a tout euh perdu, qu'il doit déménager là aussi à cause des du narcotrafic. Donc obligation de fuir, c'est terrible. Euh est-ce que c'est l'état maintenant de de faire en sorte que ces entreprises puissent travailler normalement ?
En tout cas, l'État a évidemment une responsabilité majeure dans le main de la sécurité du quotidien et dans la lutte contre le narcotrafic. C'est une évidence et on ne on ne on se dédouine pas de nos responsabilités. C'est absolument pas le cas.
Moi, je dis une chose simple, je refuse d'entendre que l'État ne fait rien ou n'aurait rien fait depuis plusieurs années. On a voté une loi qui permet d'augmenter notre arsenal pour lutter contre le narcotrafic. C'était en début d'année dernière porté d'ailleurs par Bruno Rotaillot et Gérald Darman Armon.
Le décret de cette loi entre petit à petit en application. On a augmenté le nombre de forces de l'ordre 10000 policiers et gendarmes supplémentaires et ben c'est autant encore une fois de force de l'ordre en non mais en capacité d'assurer d'assurer d'assurer la sécurité la sécurité dans ces quartiers. Et puis il y a le budget qu'on enfin don on est en train de parler qui prévoit encore une fois une augmentation de 1600 personnes pour la justice de 1600 postes pour la justice et de 1400 postes pour vous êtes par gouvernement c'est normal que vous plaidiez pour tout ce qui été faiton juste avant la précédente présidentielle Emmanuel Macron avait annoncé un grand plan Marseille en grand de 4 milliards d'euros pour les Marseillais pour sauver Marseille des gangs et puis aussi les habitants de la popérisation aujourd'hui on ne voit toujours rien de de ces milliards la situation ne s'est pas arrangé, c'est même envenimé.
Qu'en est-il aujourd'hui de Marseille en grand ? Et on entend dire qu'Emmanuel Macron pourrait revenir à Marseille dans les tout prochains jours. Est-ce que vous nous le confirmez ?
Qu'en est-il exactement ? Il pourrait revenir à Marseille dans les prochains jours. Je laisserai l'Élysée le confirmer.
Moi, je dis une chose simple, le président s'est investi, d'accord ? Mais aujourd'hui, c'est un échec. Pardonnez-moi, le président s'est investi pour la ville de Marseille effectivement depuis plusieurs années.
Il y a des moyens colossaux qui ont été déployés. On sait que ça prend du temps et pour autant quand on voit la situation aujourd'hui, on peut se dire que c'est aussi absolument nécessaire et en parallèle tout ce qui a été fait par Gérald Arrmanin, soutenu par le président de la République dans la lutte contre le narcotrafic depuis plusieurs années, tout ça aussi ça existe et ça a porté ses furies. Rappelez-vous les opérations Placnetes, rappelez-vous l'augmentation du budget de la justice ?
Rappelez-vous l'augmentation du budget de la Non, non, non, non, non. duet de l'intérieur. Encore une fois, je veux bien aussi je veux bien qu'on a une vision un peu simpliste des choses.
Je sais que c'est difficile la lutte contre la drogue, la lutte contre les narcotrafic et ça se fait de la cage d'escalier jusqu'aux grands réseaux internationaux. C'est une lutte qu'on a peut-être jamais qu'on ne gagne peut-être jamais. Qu'est-ce que vous dites aux personnes qui vont le matin travailler dans les quartiers nord et qui ont qui partent avec la la boule au ventre quand elles prend le métro, les transports en commun, qu'on oblige aujourd'hui d'être encadré par des agents de sécurité pour ne citer que le cas des des employés d'Orange.
C'est quand même pas normal ça. Vous êtes déjà allé dans les quartiers nord de Marseille, vous avez vu comment ça se passe. Il y a encore des adoss qui tiennent des points de deal, ils ont même pas 15 ans.
C'est pas normal. C'est pas normal. Et ce que je vous dis, c'est que l'État euh fait tout son possible et met tout en œuvre, tant sur le plan budgétaire que sur les plans des moyens déployés sur place pour faire en chose pour faire en sorte que les choses s'arrangent.
On est lucide sur la situation. On sait que c'est difficile, on sait que ça prend du temps, on sait qu'on n pas tout réussi et en même temps moi je refuse d'entendre que depuis plusieurs années, le président de la République et les gouvernements successes n'ont rien fait parce que dire ça, c'est malhonnête en fait. Non, ils n'ont rien fait mais les Français disent ils n'ont pas fait assez.
Bastien Auger va nous rejoindre. Une question Arlette avant. Donc pour compléter sur Marseille, c'est-à-dire effectivement Paribaas, BNP, Paribas et puis Orange, est-ce qu'il y a un risque d'autres entreprises se retires quartiers en disant ce n'est plus possible, la sécurité de nos salariés n'est pas assurée, il y a un risque de contagion ?
Est-ce qu'il va y avoir un appel pour les entreprises pour qu'elle reste ? Notre responsabilité, c'est de faire en sorte que ce ne soit pas le cas. Voilà, tout simplement.
Voilà, ça c'est dit. Bastien Auger vous le présente mais vous le connaissez du service politique de TFN LCI. Passien au Gévau.
Question du TAC au tac à Modebon avec des réponses courtes s'il vous plaît. L'Assemblée nationale a voté cette semaine pour la nationalisation d'Arcélorital sur une proposition de loi de la France insoumise. Est-ce que le gouvernement va suivre ce vote de l'Assemblée nationale ?
Non parce que la nationalisation n'est pas une solution. harceleur mital est confronté à de très grands enjeux sur la question du coût de production de la concurrence desloyales notamment indienne et chinois et donc la bonne façon de répondre aux difficultés d'arcel orbital c'est à l'échelle européenne et c'est ce qu'on est en train de faire avec un plan pour l'acier avec une augmentation des droits de douane et c'est certainement pas dans un décret de nationalisation qu'on répond à leurs difficultés les téléphones portables vont sans doute être interdits à la rentrée prochaine dans les lycées a dit cette semaine Emmanuel Macron Ça veut dire quoi sans doute ? Est-ce que le gouvernement prépare bien ce projet ?
Oui, il y a des consultations qui doivent encore avoir lieu, des discussions qui avoir qui doivent avoir lieu avec les représentants des chefs d'établissement, avec l'éducation nationale, avec avec les parents d'élèves. Ça s'inscrit dans un combat de longue date he du président de la République, vous le savez, qui est extrêmement investi sur la question des écrans, sur la question des réseaux sociaux. Euh c'est une mesure qui est importante euh et je ne minimise pas ce que ça peut représenter y compris pour les jeunes.
Euh mais quand on voit aujourd'hui les difficultés auxquelles on est confronté euh et la primuté qui doit être donnée à l'apprentissage, ça me semble absolument nécessaire. Alors plusieurs syndicats sont assez sceptiques. Ils nous disent que alors vous savez déjà officiellement c'est déjà le cas dans les collèges par exemple cette interdiction.
Ils nous disent en fait c'est pas effectif dans certains collèges parce que tout simplement on n pas les moyens de le mettre en œuvre. par exemple, on n pas les moyens d'acheter des casiers pour mettre ses téléphones portables. Donc là, est-ce que vous nous annoncez que cette annonce sera accompagnée de moyens pour que ce soit mise en œuvre ou c'est surtout un grand principe théorique ?
Non, cette annonce fonction du déboucher suite aux discussions et aux consultations don dont j'ai parlé sera évidemment accompagné de moyens pour la mise en œuvre. Il s'agit pas de dire au chef d'établissement brève à une question qui ne l'était pas tout à fait. Allez-y.
Je suis relancé. Donc il s'agit pas de dire au chef d'établissement débrouillez-vous avec. Donc vous nous dites il y aura des moyens.
Oui. D'accord. Le président de la République lors de ses vœux avait dit qu'il y aurait lors de cette année 2025 les consultations des français qui leur demanderaiit de trancher.
On arrive au dernier mois de l'année. Est-ce qu'il y a des référendums dans les tuyaux ou est-ce que c'est abandonné ? Ça c'est au président de la République de répondre avec le gouvernement qui s'est travaillé quand même.
Très bien. Euh le premier ministre souhaite un débat à l'Assemblée nationale dans les semaines qui viennent, dans les jours qui viennent sur la défense. Quelle est la question que vous allez poser aux députés ?
Simplement. Est-ce que l'Assemblée nationale est favorable ou pas à une augmentation de 6,7 milliards d'euros du budget de la défense dans un contexte international qu'on connaît ? C'est une dépense importante, c'est une hausse de trajectoire encore une fois qui est significative et donc démocratiquement, il nous semble normal de permettre à l'Assemblée de se prononcer par un vote très direct sur cette question.
Est-ce qu'il y aura un vote pour ou contre le service national volontaire qu'a présenté Emmanuel Macron cette semaine pas prévu aujourd'hui, mais le premier ministre, vous l'avez vu, se réserve la possibilité de recourir à des votes au titre de l'article 501 de la Constitution. Donc, c'est pas impossible. Cette semaine, l'Assemblée nationale a voté contre le traité avec le Mercosur, votre non contraignant.
Dans le même temps, plusieurs ministres ont dit que en l'état, le traité leur semblait inacceptable, même avec les les clauses de sauvegarde. Et il y a quelques semaines, le président de la République, lui, à l'inverse, avait dit qu'avec des clauses de sauvegarde, ça serait possible de soutenir ce texte. Alors, reconnaissez que c'est pas forcément clair pour les Français.
Donc, est-ce que vous pouvez nous dire très clairement oui ou non en l'état actuel du texte avec ces clauses de sauvegarde, est-ce que la France est pour ou contre ce traité ? En l'état actuel des choses, en l'état actuel du texte, le mercur, le traité sur le Mercosur n'est pas acceptable. Et et Emmanuel Macron, on a avancé sur un certain nombre de conditions, vous avez raison.
On avait trois exigences : clause de sauvegarde, mesure miroir, renforcement des contrôles. On a été en partie entendu euh par l'Union européenne et par Bruxelles sur ces exigences-là, mais ça ne va pas aujourd'hui assez loin et donc en l'état, le texte n'est pas acceptable. Donc, il faudra le bloquer à l'échelle européenne.
Il faut continuer à discuter pour obtenir ce qu'on a demandé. Olivier avant pardon non une inquiétude qui monte au sein du bloc central confirmée par un sondage qui a dernièrement mis Jordan Bardella vainqueur au second tour de la présidentielle le sujet de la primaire et donc d'un candidat unique. Est-ce que vous y êtes pour ?
Est-ce que vous y travaillez vous aussi ? On sait que Gérald Armanin ces derniers jours a vu beaucoup de monde en coulisse. Gabriel Atal Édouard Philippe ne veulent pas entendre parler.
Moi je milite activement pour que la droite et le centre un candidat unique à l'élection présidentielle de 2027. un candidat unique qui irait de Renaissance jusqu'au républicain parce qu'on gouverne ensemble depuis un an et demi parce qu'on a en réalité beaucoup de points commun et parce que si on ne fait pas ça les uns et les autres candidats potentiels ou déclarés pourront tous regarder le débat du second tour entre monsieur Mélenchon et monsieur Bardella depuis leur canapé. Voilà et je crois que celles et ceux qui aujourd'hui joueraient la division et refuseraient cette dynamique unitaire auront une responsabilité historique devant les Français.
Voilà, je pense que nos électeurs ne nous pardonneraient pas ça. Et quand vous regardez les sondages des enquêtes d'opinion et notamment celui qui met et donne un avantage à Jordin de Barnela même s'il faut prendre bien sûr ses hypothèses de second tour avec beaucoup de précautions, vous vous dites bah ça va peut-être les faire bouger vos camarades qui refusent la primaire. Je me dis qu'en l'état personne ne peut prétendre d'y arriver seul.
Personne ne peut arriver au sein du socle communissance ALR avec une position qui serait hégémonique par rapport aux autres. Euh on y arrivera ensemble où on échouera euh les uns à côté des autres. C'est assez simple.
Et donc de Gabriel Atal à Bruno Rota. Il faut que tout ce petit monde s'entende. Est-ce que ça passe par une primaire ?
Est-ce que ça passe par autre chose ? C'est pas à moi de le dire. Euh en tout état de cause, je constate quand même avec satisfaction que depuis quelques semaines, si ce n'est quelques mois, l'idée d'avoir un candidat commun gagne gagne du terrain et donc c'est une bonne chose.
Voilà. Moi, je suis pour cette dynamique unitaire et malheur au diviseur. Merci beaucoup.
Merci Bastien Auger pour vos questions du Tacota qui nous ont inspiré. Merci beaucoup Olivier Baumont Chabo.
Maud Bregeon