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Discours / meetingAndré SCHNEIDER· 12 mars 2013 7 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheTravail & emploi

Lundi 11 mars 2013 - Intervention d'André SCHNEIDER, député du Bas-Rhin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25Fait
    « l'introduction d'un enseignement moral et civique de l'école primaire au lycée. »
  • 3:39Fait
    « Une éducation générale et étatisée n'est qu'un appareil à façonner les gens pour qu'il soit exactement semblable entre eux. »
  • 4:24Chiffre
    « Vous avez fait le choix de créer 600 postes d'enseignant sur 5 ans dont de nombreux emplois partiels. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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André Schneider

Merci. La parole est à André Schneeder pour 5 minutes. Madame la présidente, madame et monsieur le ministre, messieurs présidents et rapporteurs, mes chers collègues, monsieur le ministre, dans votre projet de loi, je reconnais il y a un certain nombre d'avancées. Je pense par exemple aux mesures concernant la priorité à l'école du premier degré fondement et premier degré fondement de notre édifice scolaire. Qu'il me soit cependant permis, monsieur le ministre quand même de rappeler que la loi Fillon de 2005 a mis en place le socle commun connaissance sur lesquelles votre projet de loi socle commun des connaissances pardon sur lequel votre projet de loi s'appuie souvent ou se référence.

Deuxème élément, je me dépêche, l'introduction de l'éducation média numérique. Permettez-moi là aussi, c'est une excellente chose que j'approuve bien sûr et je pense tout le monde ici à préciser que c'est votre précesseur Luc Chattel qui a lancé en 2011 un plan numérique de 30 millions d'euros sur 3 ans. 3è élément, l'introduction d'un enseignement moral et civique de l'école primaire au lycée. Monsieur le ministre, sans aucun inéquivoque, cela me paraît une excellente mesure. Il faut unifier cet ensemble. Il faut en faire une discipline à part entière. Je crois avoir compris que c'était était votre intention.

Le cependant était très intéressant d'avoir au préalable le rapport de monsieur Bergou Schwarz et de madame Lefel sur ce sujet avant notre discussion. Bon, annoncé je crois pour la fin du mois. Enfin, je salue les commissions et notamment celles aux affaires culturelles pour avoir beauté un amendement proposant aux enseignants d'intégrer les langues et cultures régionales dans leur enseignement afin d'en favoriser la transmission. C'est un alsien qui vous dit ça. On pourrait donc croire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Hélas, ce n'est pas le cas. Monsieur le ministre, d'une part, permettez-moi de dire, on est presque ici entre nous.

Pourquoi cette frénésie à à vouloir toujours tout démolir ce qu'on fait vos prédécesseurs ? J'ai envie de vous dire avec le respect que j'ai pour votre fonction et pour votre personne que votre projet de loi et je le crains un excellent catalogue de bonnes intentions. Vous connaissez le dicton, je vous le répéterai pas. Je m'explique. Prenons par exemple l'article 38. et supprime la loi Cherpion qui a introduit le Dima pour les jeunes âgés de moins de 15 ans. L'objectif principal de cette loi était de faire entrer 800000 jeunes en apprentissage. Là aussi c'est un alsien qui vous en parle en contrat ou en contrat de professionnalisation à l'horizon 2015 un objectif à terme de 1 million.

Ce dispositif répondait à une vraie demande de diversification des parcours à partir de la 4e. L'article suivisé, tout comme l'article 33 est étroitement corrélé à la réaffirmation du principe du collège unique. Vous n'en démordez pas. Le philosophe anglais John Stuardmill dénonçait déjà au 19e siècle ce danger d'uniformisation. Je le cite rapidement. Une éducation générale et étatisée n'est qu'un appareil à façonner les gens pour qu'il soit exactement semblable entre eux. Et le moule moule utilisé celui qui plaîte au pouvoir prépondérant dans le gouvernement et dans la mesure où l'appareil est efficace et où il est réussi.

Il établit un despotisme sur les esprits qui par une pente naturelle conduit à un despotisme sur les corps. C'est une pensée à méditer. Permettez à l'ancien principal de Colin Jeanzette de réaffirmer combien il est important et vous le dites d'ailleurs, de prendre en compte la diversité des élèves, les origines sociales et géographiques et d'accorder une autonomie suffisante aux établissements et surtout surtout de faire confiance aux enseignants. Monsieur le ministre, sincèrement, je ne suis pas convaincu que votre loi est totalement dans ce sens ou en tout cas que vous avez totalement les moyens d'aller jusqu'au bout de votre projet.

Vous avez fait le choix de créer 600 postes d'enseignant sur 5 ans dont de nombreux emplois partiels quand même et donc à titre précaire, faut quand même le dire entre nous. Comment allez-vous expliquer alors au contribuables aujourd'hui les plus pénalisés, c'est-à-dire les classes moyennes, comment vous allez financer tout cela ? parce qu'il y a quand même une grande zone d'ombre sur cette question. Un petit rappel, cela a déjà été dit tout à l'heure. Alors, entrée 2011, il y avait 550000 élèves de moins qu'en 1990, 35000 professeurs de plus. Ça mérite quand même en cette période difficile que nous vivons une petite réflexion.

Monsieur le ministre, quand allez-vous cesser d'augmenter uniquement en terme numérique le nombre d'enseignants alors que celui des élèves Stagn voir ici ou là continue de diminuer ? Vous préférez augmenter les effectifs et sacrifier ainsi le pouvoir d'achat de nos enseignants. Je termine madame, le gouvernement de François Fillon avait fait le choix de ne remplacer vrai qu'un enseignant sur deux partant à la retraite mais de reverser la moitié des économies réalisées aux enseignants grande partie sous forme d'or supplémentaire défiscalisé. Donc une augmentation significative du pouvoir d'achat. Probons au projet de loi. Je le répète.

Oui, monsieur le ministre, il y a d'excellentes dispositions mais je crois que ce texte risque d'accroîre un petit peu ici ou là la rigidité du système, ça a été dit alors que il faudrait beaucoup plus de souplesse, plus d'autonomie et le problème des directions d'école a été longuement repris. Enfin, je le répète, nous le répétons depuis longtemps ensemble, mon cher collègue rapporteur, l'école de la République n'est ni de droite ni de gauche, c'est l'école de la France. aussi nous devons être réalistes. Nous devons construire tous ensemble une école où chaque élève, quel que soit son origine géographique ou sociale, trouvera sa place.

C'est en tout cas dans cet esprit, monsieur le ministre, que nous travaillons. Merci mes chers collègues. Prochaine séance ce soir à 21h45. Lecture définitive de la proposition de loi visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre. La séance est levée. M.