Nicolas Dupont-Aignan sur Public Sénat 08/03/22
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:20OuverteRéponse directe
Si vous étiez à l'Elysée, qu'est-ce que vous feriez pour arrêter cette guerre ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Neutralité, c'est juste par rapport à l'OTAN, ou plus loin pour vous ?
- 4:06RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire d'embargo sur les importations du gaz russe ?
- 4:36OuverteRéponse directe
Encore aujourd'hui ? On peut encore coopérer avec la Russie ?
- 5:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que contiendrait le plan de résilience de Nicolas Dupont-Aignan ?
- 7:36OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, c'est une bonne mesure ? Est-ce que c'est suffisant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Non. D'abord je rétablirais l'indépendance de la France, car en vérité la France n'a pas de position officielle. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Le Premier ministre israélien est allé à Moscou et est resté un médiateur. »
- 1:34Invité politiqueFait
« Je pense qu'il faut proposer un vrai statut pour l'Ukraine, dans le cadre d'une conférence pour la sécurité en Europe, neutralité de l'Ukraine, absolue, c'est-à-dire dire clairement « jamais il n'y aura l'OTAN en Ukraine ». »
- 1:40Invité politiqueFait
« Deuxième point, statut d'autonomie constitutionnelle pour le Donbass, c'était les accords de Minsk, 2015, et ça n'a jamais été respecté par l'Ukraine. »
- 2:45Invité politiqueFait
« Biden a armé l'Union européenne, a mis l'huile sur le feu permanent pendant des années. »
- 3:05Invité politiqueFait
« L'Occident n'a pas voulu imposer au gouvernement ukrainien les accords de Minsk. »
- 4:10Invité politiqueFait
« Biden, lui, il se frotte les mains. L'embargo lui coûte rien. »
- 5:32Invité politiquePromesse
« C'est la suppression de la TVA sur la TICPE. »
- 5:52Invité politiqueChiffre
« Ça ferait 10 euros. »
- 8:29Invité politiqueChiffre
« Il faut assurer le financement de la branche qui a été créée. Il faut à peu près 10 milliards, on est tous d'accord. »
- 10:38Invité politiquePromesse
« Je demande, au-delà de 10 millions d'euros, le rétablissement d'un prélèvement, oui, exonéré si les gens investissent leur fortune en France, dans de l'emploi. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan80 %
- Présentateur9 %
- ?6 %
- Invité5 %
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Merci beaucoup d'être notre invité politique ce matin, candidat à la présidentielle pour votre parti Debout la France. On est ensemble pour une interview en partenariat avec la Presse quotidienne régionale, représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Rianne, bonjour Nicolas
Dupont-Aignan. Bonjour
Madame.
On va parler de votre programme Nicolas Dupont-Aignan, mais d'abord bien sûr l'actualité c'est cette guerre en Ukraine, 14ème jour de guerre aujourd'hui. Vous, si vous étiez à l'Elysée, qu'est-ce que vous feriez pour arrêter cette guerre ? Est-ce que vous agiriez comme Emmanuel Macron aujourd'hui
?
Non. D'abord je rétablirais l'indépendance de la France,
car
en vérité la France n'a pas de position officielle. Elle cherche à concilier toutes les positions américaines de l'Union Européenne. Et j'aurais pris exemple où j'aurais fait ce que le Premier ministre israélien a fait. Le Premier ministre israélien n'est pas parti dans cette surenchère de sanctions.
Le
Premier ministre israélien est allé à Moscou et est resté un médiateur.
Et
je pense que la France avait la force d'être un médiateur.
Elle
ne l'est pas aujourd'hui, Emmanuel Macron, il discute
avec Vladimir
Poutine, il discute avec Vladimir
Zelensky.
Oui,
mais
il a échoué dans la pré-négociation pour une raison très simple. Il a eu raison de discuter, bien sûr, mais comme il n'avait pas un plan de sortie de crise. Qu'est-ce qu'il fallait proposer ? Alors, moi j'ai proposé un plan, vous pouvez le retrouver sur mon site internet, qui est très simple, compliqué à mettre en œuvre. Je ne dis pas que c'est facile, attention, oula. Mais pour moi, au-delà des sanctions,
qui
nous retombent sur la figure, on en reparlera, je pense qu'il faut proposer un vrai statut pour l'Ukraine, dans le cadre d'une conférence pour la sécurité en Europe, neutralité de l'Ukraine, absolue, c'est-à-dire dire clairement « jamais il n'y aura l'OTAN en Ukraine ». Deuxième point, statut d'autonomie constitutionnelle pour le Donbass, c'était les accords de Minsk, 2015, et ça n'a jamais été respecté par l'Ukraine. Donc, il
y a
un moment, il faut aussi remettre les choses à leur place, et puis bien sûr, cesser le feu, retrait des troupes russes. Mais juste
neutralité, c'est juste par rapport à l'OTAN, ou neutralité, ça va
plus loin pour vous ?
–
L'Ukraine doit rester un État
souverain ?
– Mais on peut être souverain et neutre,
la
Suisse est neutre et souveraine.
– Aujourd'hui, il y a d
'autres pays dans le monde qui sont neutres et souverains. Il faut arrêter l'engrenage des vatanguères qui sont en train de tuer le continent européen pour la plus grande joie des Chinois et des Américains.
–
Nicolas Dupont,
aujourd'hui, le
président ukrainien propose de tempérer sa demande d'adhésion à l'OTAN et de réfléchir à un compromis sur le statut des territoires séparatistes. Est-ce que ça va dans le
bon
sens ? – Bien évidemment, mais ce qui est tragique
dans cette
affaire, c'est d'abord la souffrance des Ukrainiens. Parce que l'Occident a joué avec eux. A joué avec eux. Biden a armé l'Union européenne, a mis l'huile sur le feu permanent pendant des années. On a fait croire aux Ukrainiens qu'on allait les aider et on les laisse tomber. Donc déjà, on a joué avec eux. Deuxième point, ce conflit aurait pu être désamorcé si les accords de Minsk, je suis à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, je connais le dossier, avaient été respectés. L'Occident n'a pas voulu imposer au gouvernement ukrainien les accords de Minsk.
– Ça veut dire pour vous, les Occidentaux et la Russie ont une responsabilité égale dans ce qui se passe actuellement
en Ukraine ? – Non, la
Russie a une responsabilité écrasante, parce que je ne mets pas sur le même plan. Mais je dis simplement que les vatanguères de plateau télé, qui ne prennent pas en compte le contexte historique, qui ne prennent pas en compte la géographie, qui ne prennent pas en compte la réalité, sont en train d'engager l'Europe dans un conflit régional qui s'exacerbe, qui va ruiner le continent pour un siècle.
Je
pense qu'il y a un peu de raison qui doit revenir, même si c'est atroce. Et je comprends l'opinion qui dit, mais ces pauvres Ukrainiens,
on
le sait, mais on aurait pu désamorcer. Et ce que je regrette, c'est que la France n'ait pas une attitude gaullienne, c'est-à-dire, ou celle qu'avait eu Jacques Chirac au moment de l'Irak, ou Dominique de Villepin, c'est-à-dire n'ait pas dit, oh stop, arrêtons. Les Français vont le payer très cher. C'est une folie ce qu'on est en train de faire sur le pétrole et le gaz, une folie complète.
– Ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qu
'il ne
faut
pas faire d
'embargo sur les importations du gaz russe ? – Mais enfin,
Biden, lui, il se frotte les mains. L'embargo lui coûte rien. – Pourquoi se frotte-t-il les
mains
?
–
Mais parce qu'il va vendre son gaz de schiste, et tous les écolos qui hurlaient contre le charbon, contre le gaz de schiste, ne disent plus rien. Mais enfin, parce que vous savez que le seul avenir de l'Europe, je suis désolé de le dire, ça va choquer peut-être, le seul avenir de l'Europe pour peser dans le monde demain,
c
'est obligatoirement avec une coopération avec la Russie.
Parce
que sinon l'Europe est émiplégique.
–
Encore aujourd'hui ? On peut encore coopérer avec la Russie ? –
Mais
Poutine
va
passer, la Russie va rester. Donc, entendre Biden nous dire, il faut acheter son gaz au Qatar, et le Qatar c'est un régime extraordinaire,
c
'est un régime magnifique
le Qatar. – Mais vous dites aujourd
'hui, on peut encore continuer à discuter avec Vladimir Poutine
? – Mais heureusement, il
faut discuter, il faut faire la paix, il faut trouver un statut pour l'Ukraine, il faut abréger les souffrances des Ukrainiens, il faut abréger les souffrances des Français qui vont venir, parce que tous ces vatancaires,
on
voit qu'ils ne vivent pas avec un SMIC pour aller travailler avec un plein d'essence.
– Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Effectivement, l'essence dépasse les deux
européens aujourd'hui. – Bien sûr, on a un gros…
– Qu'est-ce que vous feriez ? Qu'est-ce que contiendrait le plan de résilience de Nicolas Dupont
?
–
D'abord,
il
y aurait la paix, et je ne mettrai pas le doigt dans l'engrenage, et je n'entraînerai pas les Français dans une guerre qui n'est pas la leur, qui est un conflit régional qui doit être remis à sa place.
–
Mais là, aujourd'hui, comment vous aidez les
Français à faire leur plein d'essence
? – Deuxième point, j'ai toujours proposé la même chose, c'est la suppression de la TVA sur la TICPE.
On
est un des seuls pays au monde qui taxent une taxe. Ça, c'était avant la crise, et je maintiens ma proposition. Alors, vous allez me dire, ce n
'est
pas beaucoup, mais ça ferait quand même à peu près
entre 7… – Vous que dites
Bruno Le Maire, surtout, que c'est beaucoup pour l'État, pas beaucoup pour
les
Français. – Oui,
Bruno Le Maire n'a jamais fait le pain de sa voiture depuis 20 ans. Ça ferait 10 euros. Entre 7 et 10 euros. Je peux vous dire que les Français, 7 et 10 euros, 4 plaintes par mois, ça fait déjà 50 euros, 40 euros. C'est déjà pas mal. Et deuxièmement, il faut absolument arrêter cette folie.
Ils
sont partis dans une surenchère qui va pénaliser les Européens et qui pousse la Russie dans les bras de la Chine. Et je crois que, vraiment, ils ne
se
rendent pas compte d'un nouveau monde. Si on a la Chine, l'Inde, l'Iran, la Russie, nos pays, nos alliés pays d'Afrique se sont abstenus.
L
'avez-vous remarqué ? Au Conseil de sécurité de l'ONU. – Parti d'entre eux.
–
Eh oui. Donc, il
y
a un moment, il faut quand même peut-être un moment, regarder à deux fois. Bien sûr, ça n'excuse pas Poutine. Bien sûr que, j'ai parfois, j'ai approuvé bien sûr la sanction sur les avoirs des oligarques russes. Attention, je ne suis pas dans un... Pour dire, Poutine, bravo, continuez. Surtout pas. Mais il faut lui proposer une porte de sortie. Et j'ai même proposé que l'ouest de l'Ukraine soit gelée comme une zone neutre d'accueil des réfugiés avec l'ONU et parce que les troupes russes n'ont pas été à l'ouest de Kiev. Il faut absolument préserver déjà cette partie pour que les Ukrainiens souffrent moins.
Mais si vous regardez l'Union européenne, moi, ce qui me surprend, et la France, c'est qu'on n'est que dans un discours de surenchère et jamais dans un discours
d
'après. Qu'est-ce qu'on propose après ?
–
Vous parliez des réfugiés. Aujourd'hui, le gouvernement met en place un plan d'accueil des réfugiés. Est-ce qu'il a raison de le faire ?
Est
-ce qu'il faut les accueillir ?
– Bien sûr qu'il faut accueillir quelques réfugiés qui sont malheureux, mais on ne
va
pas déménager un peuple. Donc il y
a
un élan de générosité formidable des Français et je m'en félicite. Mais tout ça, c'est de l'émotion qui est utile parce qu'il
y
a de la souffrance. Mais il faut traiter la cause des souffrances.
–
Autre sujet d'actualité, Nicolas Dupont-Aignan, c'est la question des EHPAD. Le gouvernement a annoncé hier un vaste plan de contrôle dans les 7500 EHPAD du pays. Est-ce que pour vous, c'est une bonne mesure ? Est-ce que c'est suffisant
?
– Ce qui
est
surréaliste,
c
'est que ça devrait être naturel.
Et
puis, est-ce qu'on va, comme d'habitude, prévenir les EHPAD 48 heures avant
?
Parce que, un, le gouvernement… –
Ils sont
prévenus que d'ici deux ans,
ils
seront tous contrôlés.
– Oui, d'accord, mais ce n
'est
pas ça le problème. Vous savez qu'aujourd'hui, les EHPAD sont prévenus avant qu'il y ait le contrôle, 24 heures avant. Donc les personnels pas qualifiés, on les met de côté, on nettoie. Donc l'État a failli.
Pas
seulement ce gouvernement, je pense depuis longtemps. A laisser la jungle. Donc il faut remettre de l'ordre, très bien. Et puis surtout, il faut un financement de branche. J
'ai
écouté le sénateur avant moi, qui avait tout à fait raison. Il faut assurer le financement de la branche qui a été créée. Il faut à peu près 10 milliards, on est tous d'accord. Ce qui correspond à la CRDS, qui au lieu d'être mis sur la dette du Covid, devrait être mis sur la branche dépendance. Et puis,
il
faut surtout, ce que je propose dans mon projet, vous pouvez retrouver, parce qu'il y a quand même une élection présidentielle dans presque un mois. Mais justement,
on parle de vos propositions.
C'est pas contre vous, mais c'est pour appeler l'attention des Français. Après, il sera trop tard, ils vont se réveiller groguis. Je pense qu'il faut augmenter le taux d'encadrement. Je propose de l'augmenter de 25%. Ce qui veut dire 80 000 salariés à former, à payer, à contrôler, à motiver.
C
'est un énorme chantier. Et puis, dernier point, c'est aussi un de mes obsessions, si je puis dire. Je veux qu'on permette aux personnes âgées de rester à domicile. Et pour permettre de rester à domicile, j'ai toujours proposé, c'est passé inaperçu, un plan pour l'équipement des logements. Car ça coûte beaucoup plus cher d'aller en EHPAD que d'être chez soi. Ça
coûte
trois fois plus cher d'être à l'hôpital quand on est tombé dans sa salle de bain que d'aller en EHPAD. Donc, il y a une sorte de... Je voudrais vraiment qu'on ait un vrai plan de dépendance pour permettre aux Français de rester chez eux au maximum. Et ça coûtera moins cher à la collectivité.
Alors, venons-en à la campagne qui commence. Emmanuel Macron a fait un premier déplacement à Poissy lundi. Il a proposé notamment de mettre fin à la redevance télé. Est-ce que, selon vous, c'est une bonne mesure ?
Mais sa majesté est allé voir des Français triés sur le volet à qui on avait donné des questions d'avance et nous refait le coup de la taxe d'habitation. Alors, on peut dire ça.
Pourquoi
pas ? C'est complètement anecdotique. Parce qu'Emmanuel Macron a supprimé, par exemple, la taxe d'habitation. Beaucoup de Français me disent « Ah, c'est bien, il m'a supprimé la taxe d'habitation. » Mais il ne voit pas qu'il les a accablés de CSG, notamment les personnes, les retraités, qu'il a désindexé les pensions de retraite, qu'il a réduit le pouvoir d'achat à travers l'APL, qu'il a augmenté le revenu des plus riches de France en toute indécence. Voilà.
Vous demandez le rétablissement
de l'ISF ?
Comment ? Je demande, au-delà de 10 millions d'euros, le rétablissement d'un prélèvement, oui, exonéré si les gens investissent leur fortune
en
France, dans de l'emploi, pour forcer à ce que l'argent des riches
s
'investisse en France. Donc, zéro ISF quand c'est investi en France. Mais en revanche, quand il y
a
des fortunes colossales et qu'au même moment, il y a une pauvreté de masse qui gagne, je dis qu'on ne peut pas continuer dans ces injustices. Et je ne suis pas un collectiviste, loin de là, mais il
y a
un moment, on va trop loin. Donc, voilà, on amuse la galerie avec la redevance. On va parler de ça. Et puis, on ne parle pas de l'appauvrissement des classes moyennes, du racket fiscal sur l'essence. Donc, moi, j'ai dit aux Français, je leur dis, mais je vais leur dire toute la campagne.
Vous
avez un magicien, là. Il vous a un peu hypnotisé. Réveillez-vous. Vous allez en baver comme jamais si vous le réalisez. Et je crois que les Français,
vous
savez...
Plus
que durant le premier campfire ?
Ah, beaucoup plus.
Beaucoup
plus parce que le pays est
en faillite. Parce qu'il a mis le pays en faillite. En faillite, c'est fort, Nicolas Dubé. Mais il a mis le pays en faillite. Il fait de la surenchère. Il a géré la crise Covid comme un pied, contrairement à ce qu
'on
dit. Et il a arrosé l'argent.
Il fallait le
faire. Mais il fallait le faire. Peut-être s'enfermer autant les choses avec une politique de santé plus intelligente. Il l'a fait. Il fallait le faire. Mais il continue à le faire. C
'est-à-dire qu'il se balade
dans toute la France. Et avec l'argent des Français, il fait campagne. Mais je peux vous dire que ça ne va pas durer. Par exemple, l'indemnité sur le prix du gaz.
Je
peux vous dire que l'élection présidentielle passée, il va nous dire que ce n
'est
plus possible. Alors, c'est parce qu'il a dit.
Il
dit qu
'il
va la prolonger jusqu'à la fin
de l'année.
Mais qui peut le croire ? Il a menti tout son quinquennat. Et les Français vont croire à nouveau quelqu'un qui les a trompés.
Moi,
je le dis vraiment. Je demande aux Français qu'ils comparent les programmes. Moi, je propose en revanche de très fortes économies. J
'ai écrit un livre là-dessus. Vous
proposez 100 milliards d'économies. Et vous employez
cette expression
pour les redistribuer aux Français. C'est ce que vous écrivez. Et vous employez l'expression de mauvaise dépense. 100 milliards d'économies sur les mauvaises dépenses.
C'est
quoi une mauvaise dépense ?
Je vais vous dire, il y
en
a beaucoup. Il y a d'abord les 20 milliards. J'ai pris un chiffre modéré. Des fausses cartes vitales. Des millions de fausses cartes vitales. J'ai repris le rapport du Sénat. Le rapport de l'Assemblée. Ça va jusqu'à 50 milliards pour Prats. 1 milliard pour certains. J'ai pris 20 parce que j'ai comparé les rapports et je les ai lus. Premier point. Deuxième point, vous avez l'Union européenne qui nous coûte 10 milliards. Net. C'est énorme. C'est le budget de
l
'enseignement supérieur. Vous avez l'immigration. Je veux supprimer toutes les aides sociales
jusqu
'à 5 ans d'arrivée. C'est-à-dire que pendant les 5 premières années, pas d'aide sociale pour casser l'appel d'air.
Les dépenses santé,
par exemple, ne seraient plus remboursées ?
Non, les dépenses santé, je parle des aides sociales style RSA, allocation logement, etc. Troisième, quatrième point, la grande fraude à la TVA. J'ai écrit un rapport parlementaire là-dessus. C'est colossal, les escroqueries à la TVA internationale. Taxer les GAFA
qui
exploitent nos données sans les payer à vous ou à moi. Donc, il y a un gisement.
Et
je suis le seul candidat qui dit
on
fait des économies là-dessus
et
on redéploie
pouvoir
d'achat en augmentant les salaires, en baissant les charges salariales, un treizième mois pour tous, indexation des pensions de retraite
et
aide au PME pour s'investir localement, baisse de moitié de
l
'impôt sur les sociétés pour réinvestir en France. Et dernier point, j'ai fini, les services publics, c'est-à-dire l'hôpital, on rouvre 20 000 lits quand Emmanuel Macron en a fermé 17 000.
Un mot sur une mesure de votre programme, c'est le référendum révocatoire. On parle des mesures institutionnelles, référendum révocatoire à mi-mandat, c'est ce que vous
parlez ?
Avec Septénat.
–
Comment ça marcherait ? Est-ce que ça vous permettrait de faire des réformes dures, des réformes qui déplacent aux Français, sachant qu'il y
a
cette épée de démocratie
? –
D'abord, au-delà du référendum révocatoire, je pense que la démocratie française est malade.
Et
que c'est ça la cause majeure. Pour moi, il y a deux causes, c
'est
l'Union européenne et la démocratie qui ne fonctionnent plus. Nous ne sommes plus vraiment en démocratie, nous sommes dans une oligarchie. Et je pense
qu
'il faut le RIC, 500 000 signatures à référendum, ça existe en Suisse, ce n
'est
pas la révolution et les Français sont sages. Deuxième point, l'usage du référendum par le Président, ça n
'a
pas été utilisé depuis 2005. Et troisième point, ce qui existe aux États-Unis et en Californie, le référendum révocatoire, retour au septennat,
pour
avoir du temps. Mais à mi-mandat, s'il y a un certain nombre de populations qui le demandent, il y a la possibilité de renvoyer un président qui aurait
failli. –
Un
nombre c'est combien
? – Il faut le déterminer. Mais un nombre élevé, il ne s'agit pas de mettre en instabilité le pays. Mais il s'agit de dire aux Français,
et
je veux vraiment insister là-dessus, le poison c'est l'abstention, les Français ne croient plus à ce qu'on fait. Donc, est-ce que, comme le général de Gaulle avait voulu, avec la cinquième, la cinquième au début c'était ça, c'était la parole au peuple, et les partis ont confisqué la parole. Ce n
'est
même pas les partis d'ailleurs, c'est une oligarchie, des grandes entreprises, des grands médias qui appartiennent à des milliardaires, etc.
– Et
dernière question de
Président. – Oui, une question de politique. Éric Zemmour a été rejoint par Marion Maréchal. Il y a des anciens du Rassemblement National, des LR, avec eux comme Guillaume Pelletier. Il a fait l'union autour de lui, est-ce que vous rejoindriez cette union ?
– Oui,
moi je suis candidat gaulliste, il y a des points communs, bien sûr, la dépendance de la nation, mais il
y
a des points différents, je n
'ai
pas la même vision de la société, notamment sur la place des femmes d'ailleurs, mais au-delà de ça, Éric Zemmour est un candidat, j'en suis un autre, j'offre une voix gaulliste, et notamment un point dont on n'a pas parlé, sur la liberté, j'ai été effaré de ce qui s'est passé pendant le Covid, et je serai le candidat de ceux qui refusent absolument le pass sanitaire, le pass vaccinal, qui n'est que suspendu.
– C'est votre première mesure, c'est ce que vous dites dans votre programme. – Il n'est que suspendu,
il n'est pas supprimé, j'insiste. Et je crois que j'ai une vision différente, je veux rendre la liberté aux Français. Et ça, ce n'est pas négociable. – Donc une vision
différente ?
– Et je vois que les autres candidats ne le font pas.
–
Mais vous n'excluez pas un jour de le rejoindre. – Mais pourquoi il peut me rejoindre aussi ?
– Merci Nicolas Duponnier, merci d'avoir été notre invité.
Nicolas Dupont-Aignan