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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 9 mars 2022 17 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseSantéÉconomie & entreprises

Nicolas Dupont-Aignan sur Public Sénat 08/03/22

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Si vous étiez à l'Elysée, qu'est-ce que vous feriez pour arrêter cette guerre ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Neutralité, c'est juste par rapport à l'OTAN, ou plus loin pour vous ?

  • 4:06RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire d'embargo sur les importations du gaz russe ?

  • 4:36OuverteRéponse directe

    Encore aujourd'hui ? On peut encore coopérer avec la Russie ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que contiendrait le plan de résilience de Nicolas Dupont-Aignan ?

  • 7:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous, c'est une bonne mesure ? Est-ce que c'est suffisant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « Non. D'abord je rétablirais l'indépendance de la France, car en vérité la France n'a pas de position officielle. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre israélien est allé à Moscou et est resté un médiateur. »
  • 1:34Invité politiqueFait
    « Je pense qu'il faut proposer un vrai statut pour l'Ukraine, dans le cadre d'une conférence pour la sécurité en Europe, neutralité de l'Ukraine, absolue, c'est-à-dire dire clairement « jamais il n'y aura l'OTAN en Ukraine ». »
  • 1:40Invité politiqueFait
    « Deuxième point, statut d'autonomie constitutionnelle pour le Donbass, c'était les accords de Minsk, 2015, et ça n'a jamais été respecté par l'Ukraine. »
  • 2:45Invité politiqueFait
    « Biden a armé l'Union européenne, a mis l'huile sur le feu permanent pendant des années. »
  • 3:05Invité politiqueFait
    « L'Occident n'a pas voulu imposer au gouvernement ukrainien les accords de Minsk. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « Biden, lui, il se frotte les mains. L'embargo lui coûte rien. »
  • 5:32Invité politiquePromesse
    « C'est la suppression de la TVA sur la TICPE. »
  • 5:52Invité politiqueChiffre
    « Ça ferait 10 euros. »
  • 8:29Invité politiqueChiffre
    « Il faut assurer le financement de la branche qui a été créée. Il faut à peu près 10 milliards, on est tous d'accord. »
  • 10:38Invité politiquePromesse
    « Je demande, au-delà de 10 millions d'euros, le rétablissement d'un prélèvement, oui, exonéré si les gens investissent leur fortune en France, dans de l'emploi. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan80 %
  • Présentateur9 %
  • ?6 %
  • Invité5 %

≈ 35,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Merci beaucoup d'être notre invité politique ce matin, candidat à la présidentielle pour votre parti Debout la France. On est ensemble pour une interview en partenariat avec la Presse quotidienne régionale, représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christelle. Bonjour Rianne, bonjour Nicolas

0:13
Locuteur

Dupont-Aignan. Bonjour

0:13
Nicolas Dupont-Aignan

Madame.

0:14
Présentateur

On va parler de votre programme Nicolas Dupont-Aignan, mais d'abord bien sûr l'actualité c'est cette guerre en Ukraine, 14ème jour de guerre aujourd'hui. Vous, si vous étiez à l'Elysée, qu'est-ce que vous feriez pour arrêter cette guerre ? Est-ce que vous agiriez comme Emmanuel Macron aujourd'hui

0:26
Locuteur

?

0:26
Nicolas Dupont-Aignan

Non. D'abord je rétablirais l'indépendance de la France,

0:30
Locuteur

car

0:31
Nicolas Dupont-Aignan

en vérité la France n'a pas de position officielle. Elle cherche à concilier toutes les positions américaines de l'Union Européenne. Et j'aurais pris exemple où j'aurais fait ce que le Premier ministre israélien a fait. Le Premier ministre israélien n'est pas parti dans cette surenchère de sanctions.

0:48
Locuteur

Le

0:49
Nicolas Dupont-Aignan

Premier ministre israélien est allé à Moscou et est resté un médiateur.

0:54
Locuteur

Et

0:54
Nicolas Dupont-Aignan

je pense que la France avait la force d'être un médiateur.

0:58
Locuteur

Elle

0:58
Présentateur

ne l'est pas aujourd'hui, Emmanuel Macron, il discute

1:00
Locuteur

avec Vladimir

1:01
Présentateur

Poutine, il discute avec Vladimir

1:02
Locuteur

Zelensky.

1:03
Nicolas Dupont-Aignan

Oui,

1:03
Locuteur

mais

1:03
Nicolas Dupont-Aignan

il a échoué dans la pré-négociation pour une raison très simple. Il a eu raison de discuter, bien sûr, mais comme il n'avait pas un plan de sortie de crise. Qu'est-ce qu'il fallait proposer ? Alors, moi j'ai proposé un plan, vous pouvez le retrouver sur mon site internet, qui est très simple, compliqué à mettre en œuvre. Je ne dis pas que c'est facile, attention, oula. Mais pour moi, au-delà des sanctions,

1:24
Locuteur

qui

1:25
Nicolas Dupont-Aignan

nous retombent sur la figure, on en reparlera, je pense qu'il faut proposer un vrai statut pour l'Ukraine, dans le cadre d'une conférence pour la sécurité en Europe, neutralité de l'Ukraine, absolue, c'est-à-dire dire clairement « jamais il n'y aura l'OTAN en Ukraine ». Deuxième point, statut d'autonomie constitutionnelle pour le Donbass, c'était les accords de Minsk, 2015, et ça n'a jamais été respecté par l'Ukraine. Donc, il

1:53
Locuteur

y a

1:53
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, il faut aussi remettre les choses à leur place, et puis bien sûr, cesser le feu, retrait des troupes russes. Mais juste

1:59
Présentateur

neutralité, c'est juste par rapport à l'OTAN, ou neutralité, ça va

2:03
Locuteur

plus loin pour vous ?

2:03
Nicolas Dupont-Aignan

–

2:04
Locuteur

L'Ukraine doit rester un État

2:05
Présentateur

souverain ?

2:06
Nicolas Dupont-Aignan

– Mais on peut être souverain et neutre,

2:08
Locuteur

la

2:09
Nicolas Dupont-Aignan

Suisse est neutre et souveraine.

2:12
Locuteur

– Aujourd'hui, il y a d

2:13
Nicolas Dupont-Aignan

'autres pays dans le monde qui sont neutres et souverains. Il faut arrêter l'engrenage des vatanguères qui sont en train de tuer le continent européen pour la plus grande joie des Chinois et des Américains.

2:25
Locuteur

–

2:25
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont,

2:26
Locuteur

aujourd'hui, le

2:27
Invité

président ukrainien propose de tempérer sa demande d'adhésion à l'OTAN et de réfléchir à un compromis sur le statut des territoires séparatistes. Est-ce que ça va dans le

2:35
Locuteur

bon

2:36
Nicolas Dupont-Aignan

sens ? – Bien évidemment, mais ce qui est tragique

2:37
Locuteur

dans cette

2:38
Nicolas Dupont-Aignan

affaire, c'est d'abord la souffrance des Ukrainiens. Parce que l'Occident a joué avec eux. A joué avec eux. Biden a armé l'Union européenne, a mis l'huile sur le feu permanent pendant des années. On a fait croire aux Ukrainiens qu'on allait les aider et on les laisse tomber. Donc déjà, on a joué avec eux. Deuxième point, ce conflit aurait pu être désamorcé si les accords de Minsk, je suis à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, je connais le dossier, avaient été respectés. L'Occident n'a pas voulu imposer au gouvernement ukrainien les accords de Minsk.

3:09
Présentateur

– Ça veut dire pour vous, les Occidentaux et la Russie ont une responsabilité égale dans ce qui se passe actuellement

3:14
Locuteur

en Ukraine ? – Non, la

3:14
Nicolas Dupont-Aignan

Russie a une responsabilité écrasante, parce que je ne mets pas sur le même plan. Mais je dis simplement que les vatanguères de plateau télé, qui ne prennent pas en compte le contexte historique, qui ne prennent pas en compte la géographie, qui ne prennent pas en compte la réalité, sont en train d'engager l'Europe dans un conflit régional qui s'exacerbe, qui va ruiner le continent pour un siècle.

3:37
Locuteur

Je

3:37
Nicolas Dupont-Aignan

pense qu'il y a un peu de raison qui doit revenir, même si c'est atroce. Et je comprends l'opinion qui dit, mais ces pauvres Ukrainiens,

3:46
Locuteur

on

3:46
Nicolas Dupont-Aignan

le sait, mais on aurait pu désamorcer. Et ce que je regrette, c'est que la France n'ait pas une attitude gaullienne, c'est-à-dire, ou celle qu'avait eu Jacques Chirac au moment de l'Irak, ou Dominique de Villepin, c'est-à-dire n'ait pas dit, oh stop, arrêtons. Les Français vont le payer très cher. C'est une folie ce qu'on est en train de faire sur le pétrole et le gaz, une folie complète.

4:06
Locuteur

– Ça veut dire quoi ? Qu'est-ce qu

4:06
Présentateur

'il ne

4:07
Locuteur

faut

4:07
Présentateur

pas faire d

4:07
Locuteur

'embargo sur les importations du gaz russe ? – Mais enfin,

4:10
Nicolas Dupont-Aignan

Biden, lui, il se frotte les mains. L'embargo lui coûte rien. – Pourquoi se frotte-t-il les

4:15
Locuteur

mains

4:15
Nicolas Dupont-Aignan

?

4:15
Locuteur

–

4:15
Nicolas Dupont-Aignan

Mais parce qu'il va vendre son gaz de schiste, et tous les écolos qui hurlaient contre le charbon, contre le gaz de schiste, ne disent plus rien. Mais enfin, parce que vous savez que le seul avenir de l'Europe, je suis désolé de le dire, ça va choquer peut-être, le seul avenir de l'Europe pour peser dans le monde demain,

4:31
Locuteur

c

4:31
Nicolas Dupont-Aignan

'est obligatoirement avec une coopération avec la Russie.

4:34
Locuteur

Parce

4:35
Nicolas Dupont-Aignan

que sinon l'Europe est émiplégique.

4:36
Locuteur

–

4:36
Présentateur

Encore aujourd'hui ? On peut encore coopérer avec la Russie ? –

4:38
Locuteur

Mais

4:38
Présentateur

Poutine

4:39
Locuteur

va

4:39
Nicolas Dupont-Aignan

passer, la Russie va rester. Donc, entendre Biden nous dire, il faut acheter son gaz au Qatar, et le Qatar c'est un régime extraordinaire,

4:48
Locuteur

c

4:48
Nicolas Dupont-Aignan

'est un régime magnifique

4:50
Locuteur

le Qatar. – Mais vous dites aujourd

4:50
Invité

'hui, on peut encore continuer à discuter avec Vladimir Poutine

4:53
Locuteur

? – Mais heureusement, il

4:54
Nicolas Dupont-Aignan

faut discuter, il faut faire la paix, il faut trouver un statut pour l'Ukraine, il faut abréger les souffrances des Ukrainiens, il faut abréger les souffrances des Français qui vont venir, parce que tous ces vatancaires,

5:05
Locuteur

on

5:05
Nicolas Dupont-Aignan

voit qu'ils ne vivent pas avec un SMIC pour aller travailler avec un plein d'essence.

5:10
Présentateur

– Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Effectivement, l'essence dépasse les deux

5:12
Locuteur

européens aujourd'hui. – Bien sûr, on a un gros…

5:13
Présentateur

– Qu'est-ce que vous feriez ? Qu'est-ce que contiendrait le plan de résilience de Nicolas Dupont

5:17
Locuteur

?

5:17
Présentateur

–

5:17
Nicolas Dupont-Aignan

D'abord,

5:18
Locuteur

il

5:18
Nicolas Dupont-Aignan

y aurait la paix, et je ne mettrai pas le doigt dans l'engrenage, et je n'entraînerai pas les Français dans une guerre qui n'est pas la leur, qui est un conflit régional qui doit être remis à sa place.

5:27
Locuteur

–

5:27
Présentateur

Mais là, aujourd'hui, comment vous aidez les

5:28
Locuteur

Français à faire leur plein d'essence

5:29
Nicolas Dupont-Aignan

? – Deuxième point, j'ai toujours proposé la même chose, c'est la suppression de la TVA sur la TICPE.

5:37
Locuteur

On

5:37
Nicolas Dupont-Aignan

est un des seuls pays au monde qui taxent une taxe. Ça, c'était avant la crise, et je maintiens ma proposition. Alors, vous allez me dire, ce n

5:44
Locuteur

'est

5:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas beaucoup, mais ça ferait quand même à peu près

5:46
Locuteur

entre 7… – Vous que dites

5:46
Présentateur

Bruno Le Maire, surtout, que c'est beaucoup pour l'État, pas beaucoup pour

5:49
Nicolas Dupont-Aignan

les

5:49
Locuteur

Français. – Oui,

5:49
Nicolas Dupont-Aignan

Bruno Le Maire n'a jamais fait le pain de sa voiture depuis 20 ans. Ça ferait 10 euros. Entre 7 et 10 euros. Je peux vous dire que les Français, 7 et 10 euros, 4 plaintes par mois, ça fait déjà 50 euros, 40 euros. C'est déjà pas mal. Et deuxièmement, il faut absolument arrêter cette folie.

6:07
Locuteur

Ils

6:07
Nicolas Dupont-Aignan

sont partis dans une surenchère qui va pénaliser les Européens et qui pousse la Russie dans les bras de la Chine. Et je crois que, vraiment, ils ne

6:16
Locuteur

se

6:16
Nicolas Dupont-Aignan

rendent pas compte d'un nouveau monde. Si on a la Chine, l'Inde, l'Iran, la Russie, nos pays, nos alliés pays d'Afrique se sont abstenus.

6:25
Locuteur

L

6:25
Nicolas Dupont-Aignan

'avez-vous remarqué ? Au Conseil de sécurité de l'ONU. – Parti d'entre eux.

6:29
Locuteur

–

6:29
Nicolas Dupont-Aignan

Eh oui. Donc, il

6:31
Locuteur

y

6:31
Nicolas Dupont-Aignan

a un moment, il faut quand même peut-être un moment, regarder à deux fois. Bien sûr, ça n'excuse pas Poutine. Bien sûr que, j'ai parfois, j'ai approuvé bien sûr la sanction sur les avoirs des oligarques russes. Attention, je ne suis pas dans un... Pour dire, Poutine, bravo, continuez. Surtout pas. Mais il faut lui proposer une porte de sortie. Et j'ai même proposé que l'ouest de l'Ukraine soit gelée comme une zone neutre d'accueil des réfugiés avec l'ONU et parce que les troupes russes n'ont pas été à l'ouest de Kiev. Il faut absolument préserver déjà cette partie pour que les Ukrainiens souffrent moins.

Mais si vous regardez l'Union européenne, moi, ce qui me surprend, et la France, c'est qu'on n'est que dans un discours de surenchère et jamais dans un discours

7:11
Locuteur

d

7:12
Nicolas Dupont-Aignan

'après. Qu'est-ce qu'on propose après ?

7:14
Locuteur

–

7:14
Invité

Vous parliez des réfugiés. Aujourd'hui, le gouvernement met en place un plan d'accueil des réfugiés. Est-ce qu'il a raison de le faire ?

7:19
Locuteur

Est

7:19
Invité

-ce qu'il faut les accueillir ?

7:20
Nicolas Dupont-Aignan

– Bien sûr qu'il faut accueillir quelques réfugiés qui sont malheureux, mais on ne

7:24
Locuteur

va

7:24
Nicolas Dupont-Aignan

pas déménager un peuple. Donc il y

7:27
Locuteur

a

7:27
Nicolas Dupont-Aignan

un élan de générosité formidable des Français et je m'en félicite. Mais tout ça, c'est de l'émotion qui est utile parce qu'il

7:33
Locuteur

y

7:33
Nicolas Dupont-Aignan

a de la souffrance. Mais il faut traiter la cause des souffrances.

7:36
Locuteur

–

7:36
Présentateur

Autre sujet d'actualité, Nicolas Dupont-Aignan, c'est la question des EHPAD. Le gouvernement a annoncé hier un vaste plan de contrôle dans les 7500 EHPAD du pays. Est-ce que pour vous, c'est une bonne mesure ? Est-ce que c'est suffisant

7:46
Locuteur

?

7:46
Nicolas Dupont-Aignan

– Ce qui

7:46
Locuteur

est

7:47
Nicolas Dupont-Aignan

surréaliste,

7:48
Locuteur

c

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est que ça devrait être naturel.

7:51
Locuteur

Et

7:52
Nicolas Dupont-Aignan

puis, est-ce qu'on va, comme d'habitude, prévenir les EHPAD 48 heures avant

7:55
Locuteur

?

7:56
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que, un, le gouvernement… –

7:57
Locuteur

Ils sont

7:58
Présentateur

prévenus que d'ici deux ans,

7:59
Locuteur

ils

7:59
Présentateur

seront tous contrôlés.

7:59
Nicolas Dupont-Aignan

– Oui, d'accord, mais ce n

8:01
Locuteur

'est

8:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas ça le problème. Vous savez qu'aujourd'hui, les EHPAD sont prévenus avant qu'il y ait le contrôle, 24 heures avant. Donc les personnels pas qualifiés, on les met de côté, on nettoie. Donc l'État a failli.

8:13
Locuteur

Pas

8:14
Nicolas Dupont-Aignan

seulement ce gouvernement, je pense depuis longtemps. A laisser la jungle. Donc il faut remettre de l'ordre, très bien. Et puis surtout, il faut un financement de branche. J

8:24
Locuteur

'ai

8:24
Nicolas Dupont-Aignan

écouté le sénateur avant moi, qui avait tout à fait raison. Il faut assurer le financement de la branche qui a été créée. Il faut à peu près 10 milliards, on est tous d'accord. Ce qui correspond à la CRDS, qui au lieu d'être mis sur la dette du Covid, devrait être mis sur la branche dépendance. Et puis,

8:39
Locuteur

il

8:39
Nicolas Dupont-Aignan

faut surtout, ce que je propose dans mon projet, vous pouvez retrouver, parce qu'il y a quand même une élection présidentielle dans presque un mois. Mais justement,

8:45
Locuteur

on parle de vos propositions.

8:47
Nicolas Dupont-Aignan

C'est pas contre vous, mais c'est pour appeler l'attention des Français. Après, il sera trop tard, ils vont se réveiller groguis. Je pense qu'il faut augmenter le taux d'encadrement. Je propose de l'augmenter de 25%. Ce qui veut dire 80 000 salariés à former, à payer, à contrôler, à motiver.

9:05
Locuteur

C

9:05
Nicolas Dupont-Aignan

'est un énorme chantier. Et puis, dernier point, c'est aussi un de mes obsessions, si je puis dire. Je veux qu'on permette aux personnes âgées de rester à domicile. Et pour permettre de rester à domicile, j'ai toujours proposé, c'est passé inaperçu, un plan pour l'équipement des logements. Car ça coûte beaucoup plus cher d'aller en EHPAD que d'être chez soi. Ça

9:27
Locuteur

coûte

9:28
Nicolas Dupont-Aignan

trois fois plus cher d'être à l'hôpital quand on est tombé dans sa salle de bain que d'aller en EHPAD. Donc, il y a une sorte de... Je voudrais vraiment qu'on ait un vrai plan de dépendance pour permettre aux Français de rester chez eux au maximum. Et ça coûtera moins cher à la collectivité.

9:42
Invité

Alors, venons-en à la campagne qui commence. Emmanuel Macron a fait un premier déplacement à Poissy lundi. Il a proposé notamment de mettre fin à la redevance télé. Est-ce que, selon vous, c'est une bonne mesure ?

9:53
Nicolas Dupont-Aignan

Mais sa majesté est allé voir des Français triés sur le volet à qui on avait donné des questions d'avance et nous refait le coup de la taxe d'habitation. Alors, on peut dire ça.

10:10
Locuteur

Pourquoi

10:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas ? C'est complètement anecdotique. Parce qu'Emmanuel Macron a supprimé, par exemple, la taxe d'habitation. Beaucoup de Français me disent « Ah, c'est bien, il m'a supprimé la taxe d'habitation. » Mais il ne voit pas qu'il les a accablés de CSG, notamment les personnes, les retraités, qu'il a désindexé les pensions de retraite, qu'il a réduit le pouvoir d'achat à travers l'APL, qu'il a augmenté le revenu des plus riches de France en toute indécence. Voilà.

10:35
Locuteur

Vous demandez le rétablissement

10:36
Invité

de l'ISF ?

10:37
Nicolas Dupont-Aignan

Comment ? Je demande, au-delà de 10 millions d'euros, le rétablissement d'un prélèvement, oui, exonéré si les gens investissent leur fortune

10:48
Locuteur

en

10:49
Nicolas Dupont-Aignan

France, dans de l'emploi, pour forcer à ce que l'argent des riches

10:53
Locuteur

s

10:54
Nicolas Dupont-Aignan

'investisse en France. Donc, zéro ISF quand c'est investi en France. Mais en revanche, quand il y

10:58
Locuteur

a

10:58
Nicolas Dupont-Aignan

des fortunes colossales et qu'au même moment, il y a une pauvreté de masse qui gagne, je dis qu'on ne peut pas continuer dans ces injustices. Et je ne suis pas un collectiviste, loin de là, mais il

11:08
Locuteur

y a

11:08
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, on va trop loin. Donc, voilà, on amuse la galerie avec la redevance. On va parler de ça. Et puis, on ne parle pas de l'appauvrissement des classes moyennes, du racket fiscal sur l'essence. Donc, moi, j'ai dit aux Français, je leur dis, mais je vais leur dire toute la campagne.

11:24
Locuteur

Vous

11:24
Nicolas Dupont-Aignan

avez un magicien, là. Il vous a un peu hypnotisé. Réveillez-vous. Vous allez en baver comme jamais si vous le réalisez. Et je crois que les Français,

11:34
Locuteur

vous

11:34
Invité

savez...

11:34
Locuteur

Plus

11:34
Invité

que durant le premier campfire ?

11:36
Locuteur

Ah, beaucoup plus.

11:37
Nicolas Dupont-Aignan

Beaucoup

11:38
Locuteur

plus parce que le pays est

11:38
Nicolas Dupont-Aignan

en faillite. Parce qu'il a mis le pays en faillite. En faillite, c'est fort, Nicolas Dubé. Mais il a mis le pays en faillite. Il fait de la surenchère. Il a géré la crise Covid comme un pied, contrairement à ce qu

11:48
Locuteur

'on

11:48
Nicolas Dupont-Aignan

dit. Et il a arrosé l'argent.

11:51
Locuteur

Il fallait le

11:53
Nicolas Dupont-Aignan

faire. Mais il fallait le faire. Peut-être s'enfermer autant les choses avec une politique de santé plus intelligente. Il l'a fait. Il fallait le faire. Mais il continue à le faire. C

12:03
Locuteur

'est-à-dire qu'il se balade

12:04
Nicolas Dupont-Aignan

dans toute la France. Et avec l'argent des Français, il fait campagne. Mais je peux vous dire que ça ne va pas durer. Par exemple, l'indemnité sur le prix du gaz.

12:11
Locuteur

Je

12:11
Nicolas Dupont-Aignan

peux vous dire que l'élection présidentielle passée, il va nous dire que ce n

12:14
Locuteur

'est

12:14
Nicolas Dupont-Aignan

plus possible. Alors, c'est parce qu'il a dit.

12:15
Locuteur

Il

12:15
Nicolas Dupont-Aignan

dit qu

12:16
Locuteur

'il

12:16
Nicolas Dupont-Aignan

va la prolonger jusqu'à la fin

12:16
Locuteur

de l'année.

12:16
Nicolas Dupont-Aignan

Mais qui peut le croire ? Il a menti tout son quinquennat. Et les Français vont croire à nouveau quelqu'un qui les a trompés.

12:24
Locuteur

Moi,

12:25
Nicolas Dupont-Aignan

je le dis vraiment. Je demande aux Français qu'ils comparent les programmes. Moi, je propose en revanche de très fortes économies. J

12:31
Locuteur

'ai écrit un livre là-dessus. Vous

12:32
Présentateur

proposez 100 milliards d'économies. Et vous employez

12:34
Locuteur

cette expression

12:35
Présentateur

pour les redistribuer aux Français. C'est ce que vous écrivez. Et vous employez l'expression de mauvaise dépense. 100 milliards d'économies sur les mauvaises dépenses.

12:41
Locuteur

C'est

12:41
Présentateur

quoi une mauvaise dépense ?

12:42
Nicolas Dupont-Aignan

Je vais vous dire, il y

12:43
Locuteur

en

12:43
Nicolas Dupont-Aignan

a beaucoup. Il y a d'abord les 20 milliards. J'ai pris un chiffre modéré. Des fausses cartes vitales. Des millions de fausses cartes vitales. J'ai repris le rapport du Sénat. Le rapport de l'Assemblée. Ça va jusqu'à 50 milliards pour Prats. 1 milliard pour certains. J'ai pris 20 parce que j'ai comparé les rapports et je les ai lus. Premier point. Deuxième point, vous avez l'Union européenne qui nous coûte 10 milliards. Net. C'est énorme. C'est le budget de

13:07
Locuteur

l

13:07
Nicolas Dupont-Aignan

'enseignement supérieur. Vous avez l'immigration. Je veux supprimer toutes les aides sociales

13:12
Locuteur

jusqu

13:14
Nicolas Dupont-Aignan

'à 5 ans d'arrivée. C'est-à-dire que pendant les 5 premières années, pas d'aide sociale pour casser l'appel d'air.

13:20
Locuteur

Les dépenses santé,

13:21
Invité

par exemple, ne seraient plus remboursées ?

13:22
Nicolas Dupont-Aignan

Non, les dépenses santé, je parle des aides sociales style RSA, allocation logement, etc. Troisième, quatrième point, la grande fraude à la TVA. J'ai écrit un rapport parlementaire là-dessus. C'est colossal, les escroqueries à la TVA internationale. Taxer les GAFA

13:40
Locuteur

qui

13:42
Nicolas Dupont-Aignan

exploitent nos données sans les payer à vous ou à moi. Donc, il y a un gisement.

13:47
Locuteur

Et

13:48
Nicolas Dupont-Aignan

je suis le seul candidat qui dit

13:50
Locuteur

on

13:51
Nicolas Dupont-Aignan

fait des économies là-dessus

13:52
Locuteur

et

13:53
Nicolas Dupont-Aignan

on redéploie

13:54
Locuteur

pouvoir

13:55
Nicolas Dupont-Aignan

d'achat en augmentant les salaires, en baissant les charges salariales, un treizième mois pour tous, indexation des pensions de retraite

14:02
Locuteur

et

14:03
Nicolas Dupont-Aignan

aide au PME pour s'investir localement, baisse de moitié de

14:07
Locuteur

l

14:07
Nicolas Dupont-Aignan

'impôt sur les sociétés pour réinvestir en France. Et dernier point, j'ai fini, les services publics, c'est-à-dire l'hôpital, on rouvre 20 000 lits quand Emmanuel Macron en a fermé 17 000.

14:18
Présentateur

Un mot sur une mesure de votre programme, c'est le référendum révocatoire. On parle des mesures institutionnelles, référendum révocatoire à mi-mandat, c'est ce que vous

14:25
Locuteur

parlez ?

14:25
Nicolas Dupont-Aignan

Avec Septénat.

14:26
Locuteur

–

14:26
Présentateur

Comment ça marcherait ? Est-ce que ça vous permettrait de faire des réformes dures, des réformes qui déplacent aux Français, sachant qu'il y

14:31
Locuteur

a

14:31
Présentateur

cette épée de démocratie

14:32
Locuteur

? –

14:33
Nicolas Dupont-Aignan

D'abord, au-delà du référendum révocatoire, je pense que la démocratie française est malade.

14:38
Locuteur

Et

14:38
Nicolas Dupont-Aignan

que c'est ça la cause majeure. Pour moi, il y a deux causes, c

14:41
Locuteur

'est

14:41
Nicolas Dupont-Aignan

l'Union européenne et la démocratie qui ne fonctionnent plus. Nous ne sommes plus vraiment en démocratie, nous sommes dans une oligarchie. Et je pense

14:48
Locuteur

qu

14:49
Nicolas Dupont-Aignan

'il faut le RIC, 500 000 signatures à référendum, ça existe en Suisse, ce n

14:54
Locuteur

'est

14:54
Nicolas Dupont-Aignan

pas la révolution et les Français sont sages. Deuxième point, l'usage du référendum par le Président, ça n

15:01
Locuteur

'a

15:01
Nicolas Dupont-Aignan

pas été utilisé depuis 2005. Et troisième point, ce qui existe aux États-Unis et en Californie, le référendum révocatoire, retour au septennat,

15:09
Locuteur

pour

15:09
Nicolas Dupont-Aignan

avoir du temps. Mais à mi-mandat, s'il y a un certain nombre de populations qui le demandent, il y a la possibilité de renvoyer un président qui aurait

15:17
Locuteur

failli. –

15:17
Nicolas Dupont-Aignan

Un

15:17
Locuteur

nombre c'est combien

15:17
Nicolas Dupont-Aignan

? – Il faut le déterminer. Mais un nombre élevé, il ne s'agit pas de mettre en instabilité le pays. Mais il s'agit de dire aux Français,

15:24
Locuteur

et

15:25
Nicolas Dupont-Aignan

je veux vraiment insister là-dessus, le poison c'est l'abstention, les Français ne croient plus à ce qu'on fait. Donc, est-ce que, comme le général de Gaulle avait voulu, avec la cinquième, la cinquième au début c'était ça, c'était la parole au peuple, et les partis ont confisqué la parole. Ce n

15:40
Locuteur

'est

15:40
Nicolas Dupont-Aignan

même pas les partis d'ailleurs, c'est une oligarchie, des grandes entreprises, des grands médias qui appartiennent à des milliardaires, etc.

15:46
Locuteur

– Et

15:46
Présentateur

dernière question de

15:47
Invité

Président. – Oui, une question de politique. Éric Zemmour a été rejoint par Marion Maréchal. Il y a des anciens du Rassemblement National, des LR, avec eux comme Guillaume Pelletier. Il a fait l'union autour de lui, est-ce que vous rejoindriez cette union ?

16:04
Locuteur

– Oui,

16:04
Nicolas Dupont-Aignan

moi je suis candidat gaulliste, il y a des points communs, bien sûr, la dépendance de la nation, mais il

16:10
Locuteur

y

16:10
Nicolas Dupont-Aignan

a des points différents, je n

16:12
Locuteur

'ai

16:12
Nicolas Dupont-Aignan

pas la même vision de la société, notamment sur la place des femmes d'ailleurs, mais au-delà de ça, Éric Zemmour est un candidat, j'en suis un autre, j'offre une voix gaulliste, et notamment un point dont on n'a pas parlé, sur la liberté, j'ai été effaré de ce qui s'est passé pendant le Covid, et je serai le candidat de ceux qui refusent absolument le pass sanitaire, le pass vaccinal, qui n'est que suspendu.

16:36
Locuteur

– C'est votre première mesure, c'est ce que vous dites dans votre programme. – Il n'est que suspendu,

16:38
Nicolas Dupont-Aignan

il n'est pas supprimé, j'insiste. Et je crois que j'ai une vision différente, je veux rendre la liberté aux Français. Et ça, ce n'est pas négociable. – Donc une vision

16:47
Locuteur

différente ?

16:47
Nicolas Dupont-Aignan

– Et je vois que les autres candidats ne le font pas.

16:49
Locuteur

–

16:49
Nicolas Dupont-Aignan

Mais vous n'excluez pas un jour de le rejoindre. – Mais pourquoi il peut me rejoindre aussi ?

16:52
Présentateur

– Merci Nicolas Duponnier, merci d'avoir été notre invité.