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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 31 mars 2023 35 min

Retraites : le plan de Macron tombe à l'eau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour politologue chercheur aussi hip-hop merci également d'être avec nous et Quentin nous a rejoint bonjour Quentin on va parler de la réforme des retraites Elisabeth band rencontre les syndicats mercredi au moment où la page Martinez se tourne à la CGT alors cela peut-il fragiliser l'unité syndicale on va en parler avec vous et puis on sera avec Bernard vivier spécialiste des Syndicates est avec nous depuis Clermont-Ferrand où se tient justement le congrès de la CGT l'autre débat c'est Emmanuel Macron tour-t-il la page des retraites hier il était dans les Hautes-Alpes pour pour présenter son plan haut mais il a été rattrapé par sa réforme des retraites entre militants contestation inadu c'est expliquer il garde le cap le chef de l'État on verra ça dans le club d'abord on regarde ensemble l'actualité dans nos régions [Musique] l'actualité dans nos régions grâce à nos partenaires de la presse régionale et on va déjà Clermont-Ferrand on retrouve Gilles Lalloz bonjour Gilles merci beaucoup d'être avec nous directeurs des éditions du Puy-de-Dôme à la rédaction de la montagne et Clermont-Ferrand Gilles accueille donc depuis le début de la semaine de 53e congrès de la CGT et le mot qu'on puisse dire c'est que l'ambiance est plutôt tendue tout à fait ce congrès qui se déroule en présence d'un millier de délégués venus de toute la France va laisser à l'évidence des traces on a vu à clairement un syndicat divisé un congrès sous tension un suspense total pour connaître ce matin le nom du successeur de Philippe Martinez qui est à la tête du de la CGT depuis 2015 il y a bien eu mardi matin lors de la manifestation contre la réforme des retraites un petit bol d'air dans les rues de Clermont-Ferrand car pour sa dernière manifestation comme leader de la CGT Philippe Martinez n'a pas cherché la lumière mais les projecteurs se sont tout de même braqués sur lui il y a eu des selfies des poignées de main des échanges avec d'autres manifestants et Philippe Martinez lui avait fait volontairement un pas en retrait pour pas être à la tête du cortège pendant toute la manifestation pourtant dès qu'il est revenu au Congrès la fronde est revenue de deux plus belles puisque le il y a eu le rejet de son rapport d'activité de la direction sortante avec des critiques sur les orientations de la CGT sur le manque de démocratie interne et sur l'approbation par Philippe mart d'une médiation sur le dossier des retraites médiation avancées par Laurent Berger et la CFDT ce qui a fait dire dans la foulée à Céline vers zélati c'est un désaveu de tout ce qui a été mené par la direction sortante une Céline vers zélatique qui ont le sait et candidate elle à la succession de Philippe Martinez tout comme Marie buisson qui est la candidate soutenue par Philippe Martinez et d'ailleurs juste avant le débat sur ce sur ce sujet de la succession Philippe Martinez nous avait confié dans les colonnes de la montagne que un travailleur sur deux est une femme or la CGT en 128 ans d'existence n'a toujours pas élu une femme à sa tête on verra ce matin puisque c'est ce matin qu'on va apprendre le nom de la personne qui va succéder Philippe Martinez à la tête de la CGT si c'est une femme ou un homme qui prendra ses succession et si le syndicat pourra retrouver une certaine unité avec ce qui semble le seul point commun entre toutes les lignes c'est à dire voir la CGT redevenir la première organisation syndicale du pays et on se dit qu'il y a bien du travail après ce qu'on a vu tout au de la semaine entre eux quand t'as Philippe Martinez lui il quittera ses fonctions et il a annoncé que le 3 avril dans quelques jours donc lui le technicien métallurgie de formation retourné chez Renault aux Technocentre de Guyancourt merci beaucoup merci Gilles d'avoir été avec nous on regarde la une de la montagne tout autre sujet et si on pouvait sauver les abeilles c'est à la Une de votre journal ce matin merci beaucoup Gilles Lalloz d'avoir été avec nous pour nous parler de ce congrès de la CGT Bernard vivier vous êtes avec nous depuis Clermont-Ferrand on va en parler évidemment l'ambiance tendue à la CGT qu'est-ce que ça signifie pour voir Noël ce qu'on va vers une radicalisation de ce syndicat c'est difficile de le dire bon c'est pas la première fois quand même qu'il y a des tensions à la CGT la réalité c'est que ces tensions apparaissent dans un moment qui est compliqué parce que c'est un moment de mobilisation sociale très fort contre cette réforme des retraites la question est de savoir si finalement ces tensions vont avoir un impact ou non sur la mobilisation et sur j'allais dire la cohérence de la mobilisation jusqu'à maintenant c'est le vrai sujet me semble-t-il au delà de la question interne de la CGT qui est un autre sujet mais dans le moment c'est me semble-t-il la véritable interrogation moi je crois pas je pense que de toute façon dans le dans le contexte actuel à court terme de toute façon j'allais dire les les opposants à la réforme ont tout intérêt compte tenu de la position du gouvernement à rester unis me semble-t-il tactiquement après la dynamique des événements est telle qu'on peut pas prévoir exactement ce qui va se passer c'est évident Bruno sur après on va évidemment parler des conséquences sur le mouvement et sur l'Inter syndical mais sur ce que ça veut dire de ce qu'est la CGT aujourd'hui ce que ça veut dire de la CGT aujourd'hui d'abord c'est que comme toutes les organisations à la fois politique syndicales dans leur ensemble on voit que elles sont traversées par bien davantage de au fond de la question de la démocratie interne qui est une question qui est devenue aujourd'hui fondamentale dans toutes les organisations ni les parties ni les syndicats de ce point de vue là ne sont dans les mêmes problématiques ou les mêmes questions qu'il y a 20 30 40 ans on voit que cette question ne cesse de progresser dans l'ensemble des segments de la vie politique sociale et c'est vrai que là il y a une balle de match une certaine manière à ne pas louper pour les organisations syndicales elles sont venues au premier plan avec une très forte visibilité dans le réforme des retraites et il y a là quelque chose qui est fondamental puisqu'on voit bien que l'un des points faibles de notre système socio-politique c'est la question de la démocratie sociale et du lien entre démocratie sociale et démocratie politique les syndicats viennent de retrouver aux yeux des Français des Français un rôle extrêmement important on a vu qu'à quel point il était essentiel qu'il soit les organisateurs et les canaux de l'expression de la demande de la demande sociale donc il faut qu'il soit au rendez-vous de ce grand moment ça ne nos points faibles en France nous ne savons tous et donc de ce point de vue là voir des organisations syndicales comme la CGT ayant des débats internes etc c'est plutôt une bonne chose on va voir ce qu'on pense Bernard Rivier merci d'être avec nous depuis Clermont-Ferrand où se tient ce congrès de la CGT Gilles laloz le disait dans une ambiance tendue et c'est un congrès aussi difficile pour Philippe Martinez qui a été quelque peu désavoué oui il a été déjà voué il va ce matin demain il aura d'ailleurs 62 ans ça a été dit il va retourner au Technocentre de Guyancourt à Renaud mais la grande question c'est où va la CGT et c'est un débat relativement récent Bernard Thibault a été un grand secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013 et il avait réussi à concilier progressivement contestation et négociation il avait aussi lancé l'idée d'un syndicalisme rassemblé c'est-à-dire ne pas laisser une CGT seule il n'a pas réussi sa succession Philippe Martinez est arrivé en février 2015 et depuis 8 ans la CGT fait du sur place elle n'a pas débattu en interne de son évolution de son positionnement et on ne peut pas accuser uniquement Philippe Martinez Philippe Martinez c'est le résultat de ce que sont les branches professionnelles les fédérations de la CGT et aussi les structures territorial donc nous avons une CGT qui fait du surplace qui n'avance pas recul en 2017 la CGT est passée deuxième organisation syndicale la CFDT de ce fait un a profité elle a pas beaucoup grandi là c'est le DT mais elle est devenue la première et nous sommes aujourd'hui devant une nouvelle crise de succession qui n'est en fait que la révélation de ce que vit la CGT aujourd'hui c'est une sorte d'âge de la confusion ou devons-nous aller se débat n'a pas eu lieu au Congrès il n'aura pas lieu tout de suite et donc on cristallise évidemment sur les personnes buisson vers zélité vers zélité buisson le suspense est immense puisque à cette heure-ci nous ne savons pas encore officiellement qui est la future secrétaire général de la CGT est-ce que selon le choix ça va changer la ligne de la CGT on a l'impression mais vous êtes mieux placé pour nous le dire que ce qui est reproché à Philippe Martinez c'est peut-être d'être un petit peu trop tendre non Philippe Martinez n'est pas tendre il l'a montré les la réforme des retraites a d'ailleurs permis dans cette période difficile à l'intérieur de la CGT de rassembler il n'y a pas eu au cours de ce congrès beaucoup de débats sur la réforme des retraites les deux succès les deux personnes qui peuvent succéder à Philippe Martinez sont sur la même ligne la CGT elle-même et dans une ligne de repli vous savez quand on ne sait pas vers où on va quand on doute un peu on durcit le ton c'est ce qu'a fait Philippe Martinez dans le doute il a exprimé des positions dures et puis la sociologie de la CGT et dans cette ligne là au premier tour de l'élection présidentielle en 2022 Jean-Luc Mélenchon a fait 42% auprès des sympathisants des personnes qui disent proches de la CGT Marine Le Pen 22% et cela veut dire donc des formations politiques populistes comme on dit qui font à l'intérieur de la CGT et bien 64% presque les deux tiers de la CGT ont porté les voix leur voix vers ces deux candidats Bernard viviers après je redonne la parole vous restez avec nous je donne la parole à Arnaud est-ce que l'Inter syndical ça a été préjudiciable à Philippe Martinez est-ce que le fait d'avoir été main dans la main avec Laurent Berger ça lui reproché au sein de la CGT et au sein de sa base non pas véritablement parce que Philippe Martinez a pu comme les autres organisations syndicales montraient la force la présence de la CGT dans les manifestations d'ailleurs si la CGT en audience a beaucoup baissé elle a gardé la quasi-totalité de sa capacité d'organisation c'est la CGT c'est une grande organisation syndicale ou plein de sens du terme capacité à détecter des futurs militants les former à organiser des manifestations à occuper le territoire il y a 803 union locale à la CGT aucune autre organisation syndicale n'a un tel tissu proche des entreprises donc la CGT a plutôt bénéficié de cette de ces manifestations intercer syndicales si vous pouvez rester avec nous monsieur vivier évidemment on a d'autres questions pour vous tout à l'heure du coup sur les conséquences ce que dit Bernard vivier Arnault ce qui est intéressant dans ce qui se passe à la CGT ça nous dit quelque chose aussi sur la société française et sur le rapport j'allais dire base élite parce que moi ce qui me frappe c'est qu'en effet que quelqu'un qu'on finit Martinez qui quand même n'apparaît pas facilement comme quelqu'un qui j'allais dire manque de fermeté par rapport à un certain nombre de politiques publiques modérés par les différents gouvernements soit contestés par sa base on dit long sur la coupure qui aujourd'hui est en train de s'installer y compris c'est ceux qui font preuve de la plus grande fermeté entre la base et les dirigeants ça dit quelque chose sur l'état de la société française aussi cette crise qui est en train de d'opérer au sein même de la CGT alors après c'est pas la première crise que l'inconnu la CGT rappelle que quand même 47 48 est faux se créer euh à l'époque je veux dire au moment de tension sociale particulièrement aussi compliqué mais là c'est plutôt les modérés qui en l'occurrence à l'époque j'ai à dire au Père cette crise là oui c'est pleinement illustratif effectivement de l'ensemble des problématiques aujourd'hui de ce que veulent dire que ce que veut dire dans notre société au fond être une organisation qui porte la voie des citoyens quel qu'il soit et si je reprends un certain nombre de mots qui ont été utilisés pour caractériser la situation de la CGT à l'instant dans l'âge de la confusion ou devons-nous aller effectivement c'est bien ça et on voit qu'effectivement ce sont des questions qui concernent également l'ensemble des organisations politiques peut-être même en partie ça peut sans doute ça s'applique aussi un petit peu à la CFDT peut-être aussi pas qu'à la CGT et dans le milieu politique c'est totalement ça l'attention entre la concertation la négociation la confront ation elle est là aussi dans les on va dire les grandes problématiques que connaissent les organisations politiques et donc c'est à l'unisson effectivement complètement en reflet de ce qui se passe dans l'ensemble de la société française où cette tension démocratique c'est exaspération sur quelles sont les voies de sortie de on va dire de toutes les impasses politiques et sociales dans lesquels nous sommes devient vraiment une question qui s'impose à toutes les organisations l'interrogation qu'il faudrait peut-être se poser c'est de savoir si finalement cette crise est aussi d'une certaine manière l'expression de la crise qui enfin des tensions qui existent à gauche on voit bien que aujourd'hui il y a plusieurs gauche aussi et est-ce que finalement ça impacte ou pas sur j'allais dire ce qui est en train de se dérouler à la CGT ce qui se passe entre les insoumis et le Parti communiste entre autres voilà est-ce que là aussi je veux dire ça ça révèle d'une certaine manière c'est ces conflits là la CGT est née en 1895 pendant toute la Troisième République la CGT était dans une phase de construction et puis ça a été dit en 1947 48 le Parti communiste en a pris le contrôle donc en 1948 Force ouvrière est née poursuivre une CGT indépendante du Parti communiste on a vécu là un âge un deuxième âge de la glaciation et puis l'effondrement du Parti communiste a rendu la CGT d'une certaine façon libre elle-même condamnée à choisir librement son destin elle n'a pas la culture et depuis la période Bernard Thibault qui rappelons-le à tenter cette évolution et bien il n'y a pas eu de débat et la problématique est beaucoup plus forte à la CGT que dans les autres organisations syndicales maintenant le syndicalisme français dans son ensemble quand on le compare aux autres syndicats en Europe et toujours dans une logique de contestation plus que de négociation à la CFDT le travail d'une certaine façon a été fait il a été magnifiquement lancée par Nicole nOTA Dans les années 1990 mais la culture générale en France est toujours de dire la grève ça paye toujours davantage que la négociation ailleurs en Europe c'est l'inverse Bernard Vivien un dernier mot avec vous puisque on va parler de la réforme des retraites d'Elisabeth borde d'Emmanuel Macron est-ce que le départ de Philippe Martinez que son départ est acté est-ce que son départ peut affaiblir le mouvement social est peu syndicale non pas véritablement si on prend les deux branches de l'alternative c'est l'universeliti ou Marie elles sont finalement sur cette ligne très proche très proche l'une sera peut-être plus proche de du camarade Poutou l'eau du camarade Mélenchon l'eau du camarade Roussel enfin qu'importe la la ligne de la CGT sur ce dossier des retraites ne va pas particulièrement être affaibli et l'avenir de l'intersyndicale ne va pas dépendre fondamentalement de la succession de Philippe Martinez merci beaucoup merci Bernard Vigier d'avoir été avec nous pour ce débat depuis Clermont-Ferrand et on suivra bien sûr tout ça l'Inter syndical Elisabeth borne qui rencontre les syndicats mercredi et on va en parler justement de cette réforme des retraites tout de suite et de la manière dont le gère l'exécutif alors quand un hier Emmanuel Macron était en déplacement dans les Hautes-Alpes Emmanuel Macron il voulait parler du plan o sauf que il a été rattrapé par la réforme des retraites l'ambiance était un petit peu particulière pour ce déplacement on peut le dire puisque il était effectivement attendu au lac de Serre-Ponçon par 200 manifestants opposés à la réforme des retraites vous les voyez sur ces images on voit des drapeaux de la CGT ou encore de la Confédération de paysanne dans le cortège il noient le poisson il vient soi-disant pour parler de l'eau pour pacifier mais en fait on n'a pas du tout envie d'être pacifié pour l'instant on est dans la révolte à expliquer une manifestante citée par l'AFP de son côté Emmanuel Macron a estimé que cette contestation ne l'empêche pas je cite d'aller à la rencontre des français cependant on note qu'il s'est contenté d'une rencontre avec les élus c'est ça une déambulation autour du lac assez loin donc des Français et effectivement qui étaient réunis il s'est contenté de cette déambulation avec des élus très peu de prise de risque on le voit avec se déplacement mais lors d'une déclaration il a assumé vouloir avancer on l'écoute il y a une contestation sociale qui existe sur une réforme mais ça veut pas dire que tout doit s'arrêter et c'est normal on continue à travailler parce que il se trouve que il y a toujours des problèmes d'inflation on doit continuer à réduire le chômage dans notre pays on doit répondre aux problèmes de sécheresse on doit préparer la saison à venir on doit faire face au sujet alimentaire on a la géopolitique qui continue donc c'est normal je fais mon travail voilà il fait son travail sauf qu'au Parlement on est beaucoup plus sceptique exemple cette semaine au Sénat aucune séance publique dans l'hémicycle à l'exception des habituelles questions au gouvernement on le sait le projet de loi immigration qui devait arriver dans l'hémicycle mardi a été décalé son examen a été reporté cinédié et aucun texte majeur n'est prévu à court terme le Parlement est comme pétrifié écouter le chef de fil des centriste au Sénat RMC je crois que tout le monde attend de savoir déjà ce que va décider le Conseil constitutionnel ça donnera de la visibilité et ensuite j'allais dire on pourra peut-être regarder quelle sera l'agenda vers le long terme et après cela les seuls textes prévus à l'horizon sont des textes techniques moi le programmation énergétique là le programmation militaire les autres textes sont au point mort Oriane Emmanuel Macron veut avancer mais est-ce qu'on est dans un quinquennat à la reine tout le moment c'est un peu le cas effectivement on voit que le chef de l'État hier a voulu nous faire passer le message absolument inverse qui est dit non seulement je suis pas à l'arrêt mais moi je m'occupe des vrais problèmes sérieux l'eau en particulier dans l'extrait que vous venez de passer c'est extrêmement intéressant parce qu'on voit que le chef de l'État envoie un message qui est et bien moi pendant ce temps là je continue à travailler autour des vrais enjeux il faut faire tourner la France il faut régler les vrais problèmes faut s'occuper des vraies questions il est entouré des lieux locaux hier extrêmement intéressant la dimension territoriale et le locaux étaient omniprésente il était entouré des Luc locaux qui n'ont cessé de manifester à son égard de la courtoisie de la déférence le maire de la petite commune se disait incroyablement honoré il avait raison de l'être humain [Musique] de la République on lui a manifesté de la reconnaissance se sont succédé à l'attribut tout un tas d'acteurs locaux des problématiques de l'eau qui montrait des expériences concrètes donc voilà c'était le message hier pendant que certains d'autres idéologies et conteste d'autres relèvent les manches boss et s'occupent des vrais problèmes de la France Emmanuel Macron il y avait clairement une volonté de tourner la page lors de ses déplacements Arnaud en fait il y a deux lectures qu'on peut faire du moment qu'on traverse première lecture c'est la lecture qui serait favorable au gouvernement on a connu un tassement des mobilisations mardi c'était mardi oui je sais plus où c'était oui c'est mardi dernier mardi on sait plus parce qu'il y en a beaucoup donc après on finit par confondre mardi et une fine et cette essoufflement va profiter à l'exécutif d'autant plus que les vacances arrivent donc ça va être plus difficile ça c'est la version j'allais dire positive pour le gouvernement l'autre version qui est un peu plus j'allais dire j'allais dire un peu pessimiste c'est de considérer que un pour l'instant les mobilisations malgré tout reste soutenu et que quand le veuille non même la mobilisation mardi qui était plus difficile était quand même importantes après j'allais dire 9 journées d'action quand même depuis le 19 janvier donc de ce point de vue là c'est à de crédits des syndicats dans leur capacités opérationnelles à continuer à mobiliser deuxième élément l'unité syndicale pour l'instant demeure malgré tout troisième élément et c'est à mon avis l'élément peut-être le plus important c'est que le soutien de l'opinion publique reste encore très massif et même l'opinion publique considère pour une grande majorité qu'il faut continuer le mouvement qui a été initié depuis le 19 janvier et quatrième élément c'est ce que vous avez aborder dans le dans le reportage c'est que le problème c'est qu'on a une sorte de grippage institutionnelle puisque on voit qu'aujourd'hui globalement le Parlement d'une certaine façon est à l'arrêt donc ça c'est quand même une vraie difficulté pour Emmanuel Macron le problème encore une fois je pense pour Emmanuel Macron et pour l'exécutif depuis le printemps depuis les élections législatives c'est qu'encore une fois on se retrouve avec un exécutif sous la 5ème République qui a la plus faible majorité relative qu'un exécutif est connu depuis le début de la cinquième République et ça c'est quand même un vice qui est un vice considérable pour avancer dans une situation sociale qui est compliquée dans une relation avec l'opinion qui est compliquée avec un délai de traitement par le Conseil constitutionnel qui est très long dans le temps médiatique et sachant qu'il y a des mobilisations qui continuent dans la rue de voir attendre un mois et avoir pendant ce 1 mois une situation qui s'enlise ou qui qui se pétrifient ou qui voilà qui peut aussi être du pourrissement est-ce qu'on voit que c'est aussi comme ça que c'est perçu par les opposants au gouvernement et voilà ce délai il semble interminable le 14 avril et cette échéances pour la décision du Conseil constitutionnel il y a un vrai effectivement un vrai enjeu à la fois pour les organisations syndicales de continuer à maintenir la pression pendant ce pendant ce pendant ce temps je n'imagine pas que l'opinion publique va être très sensible au fond à ce délai l'ancrage de l'opinion dans une opposition très forte qui traverse toutes les couches de la société et même tous les électorats il y a même des électeurs d'Emmanuel Macron qui s'opposent à cette réforme c'est tellement profond qu'on n'imagine pas une inversion de tendance liée à au fond un vais soufflement dans l'opinion ça non les de ce point du là je pense que les dés ont été jetés il y a déjà un bon moment en ce qui concerne les logiques de de l'opinion en revanche c'est vrai que la décision qui va être prise par le Conseil constitutionnel il y a pas que la le projet du gouvernement et aussi le rip et donc l'initiative partagée c'est vrai que les deux créent une sorte d'attente extrêmement forte tant qu'on a pas cette décision c'est un peu du surplace effectivement j'imagine que du côté de l'exécutif et peut-être du côté des syndicats dans les coulisses on profite quand même de ce moment pour maintenir le dialogue et pour essayer de tester la zone de confort ou d'inconfort de chacun jusqu'où chacun est prêt à pousser un petit peu cette idée d'une d'une reprise du dialogue et un dernier mot sur Elisabeth borne puisqu'elle a été chargée d'élargir la majorité par le chef de l'État sauf que les dans les couloirs du Sénat les les sénateurs nous disent comment est-ce que un sénateur LR ou centriste ou qui pourrait être ma concompatible pour y accepter cette main tendue sachant que dans une échéance à moyen terme à court terme et ils avaient de bande peut éventuellement sauter c'est-à-dire elle peut être remplacée par un autre Premier ministre etc comment est-ce que dans ce contexte et bien elle pourrait avoir des ralliements alors qu'elle est si faible politiquement et si affaiblit par la séquence aussi peut-être un peu ça le message d'hier de la part d'Emmanuel Macron à Elisabeth borne la réforme des retraites et moi je m'occupe du reste des autres sujets je continue à avancer sur les réformes du quinquennat il fallait que de toute façon que le Président de la République sorte après une séquence qui quand même ces derniers jours avaient été particulièrement compliqué je me rappelle j'étais là on était là tous les deux avec Bruno contreses la semaine dernière au moment où on annonçait la visite de Charles III et on a appris deux heures plus tard le 3 ne venez pas oui ça semble tout à fait une éternité et en plus après vous aviez l'annonce de de la participation du président de la République au Stade de France pour un match de football n'oubliez pas il ne s'est pas rendu donc il fallait quand même qu'il montre qu'il est capable de sortir de l'Elysée et d'aller à la rencontre du terrain donc il y avait aussi ce message montrer que ce président n'est pas empêché quelque soit je veux dire la nature de la de la de la guérison de la contestation sociale donc il y avait aussi ceux-là dans cette visite sur le terrain avec comme la parfaitement dit Bruno des élus autour de lui donc montrer que finalement bon c'est compliqué mais ça reste sous ça reste sous contrôle ensuite en effet il y a la relation au Premier ministre mais moi je pense que la question du Premier ministre je dirais elle est presque secondaire dans cette affaire on peut considérer en effet qu'un changement de Premier ministre est une arme politique ça ça l'a toujours été sur la 5e République François Mitterrand le faisait parfaitement sauf que François Pitt Mitterrand faisait en sorte de ne pas se retrouver en première ligne lorsqu'il y avait une crise majeure et une crise sociale et il était capable de bouger je rappelle quand même que en 83 au moment des grandes manifestations de la défense pour l'école privée un moment donné il a pris la décision qui ne devait pas le jadis entre le gêner idéologiquement qui plus est d'ailleurs de retirer de retirer de retirer ce texte un dernier mot pour sur cette affaiblissement d'Elisabeth borne Elizabeth borne la semaine prochaine elle doit recevoir les parties politiques y compris de l'opposition évidemment les communistes et les insoumis ont refusé d'y aller eux ils veulent rencontrer Emmanuel Macron ils appellent à marcher vers l'Élysée c'est symptomatique ça de ce que représente les abattement en tout cas c'est vrai que c'est évocateur de cet affaiblissement de Matignon ça c'est certain Elisabeth borne a une difficulté dans l'opinion toutes les enquêtes de pignon qui ont été réalisés sur l'image d'Elisabeth borne au delà de la popularité qui est faible comme le président et la moins de 30% aujourd'hui de popularité mais du point de vue de l'image il y a quelque chose de totalement différent par rapport à Emmanuel Macron autant Emmanuel Macron continue à susciter beaucoup de polarisation beaucoup d'affects beaucoup même de sentiments très positifs très négatif Elizabeth pin depuis le début a beaucoup de mal à installer un personnage de Elizabeth World première ministre les Français qu'il aime beaucoup disent elbeuce elle est sérieuse c'est quelqu'un qui est qui maîtrise les dossiers par contre c'est vrai que ça ne crée pas autour d'elle une image qui est une image auquel les Français ont pu s'identifier s'attacher fortement et en face et bien il y a l'image au contraire d'une technocrate un peu inhumaine qui prends des décisions sans vraiment s'occuper des conséquences ou alors quelqu'un qui n'a pas d'autonomie par rapport au chef de par rapport chef de l'État donc elle n'est pas arrivée à installer dans l'opinion un personnage comme Édouard Philippe ou j'encaissait avec son pull faire et on verra bien sûr ce qui se passe la semaine prochaine en rencontrant avec les partis politiques rencontres avec les syndicats également c'est vendredi c'est l'heure de notre page patrimoine vous le savez Fabien Ricard nous emmène à la découverte d'un petit joyau d'architecture médiévale longtemps oublié au coeur de la follée et de la forêt de Rambouillet dans les Yvelines le prieuré des Moulinaux datant du 12e siècle il menaçait de s'écrouler avec l'aide des collectivités et le soutien des habitants les travaux de restauration enfin démarrer l'amortissement d'un combat de 10 ans pour le maire de la commune c'est un petit morceau de forêt que Thierry conver et fier de nous faire visiter on arrive sur le sur le site de du de la chapelle ce qui reste de du prieuré des Moulineaux de ce prieuré du 12e siècle ne tient plus debout que cette ancienne chapelle sa rénovation a débuté il y a quelques semaines c'est une grosse émotion parce qu'on attend ça depuis des années des années il aura fallu 10 ans à Monsieur le Maire pour réunir les fonds nécessaires avant de démarrer les travaux là on a une vue là sur le sur l'intérieur de la de la chapelle il y avait de la végétation qui commence à rentrer première étape libérez les murs de la végétation qui les avait engloutis sans affaiblir la structure c'est un arrachement le départ avant apparemment de du couvent en fait il y avait le c'était le dortoir qui était là le dortoir des prieurs le clou du spectacle c'est la voûte de la chapelle ouverte aux intempéries ces jours étaient comptés menaçant tout le bâtiment c'est la voûte mais la partie supérieure de la voûte qui était sous la toiture en fait sous la couverture la charpente qui a été démontée le travail réalisé par les maçons du 12e siècle force l'admiration du chef de chantier Olivier thérieux ce qu'ils ont fait ça va bouger c'est à 800 ans c'est dans le même état la voûte quasiment quasiment c'est incroyable on a pas grand chose à faire dessus à peine la restauration si tu es sur un terrain privé la chapelle était délaissée par son propriétaire en 2014 la mairie a obtenu que le site soit classé avant d'acquérir le terrain deux ans plus tard il a fallu ensuite chercher des financements 400000 euros réunis auprès des collectivités et de donateurs privés un parcours du combattant il faut la volonté de la municipalité et c'est cette volonté parce que naturellement l'argent qu'on va mettre dans le patrimoine c'est de l'argent qu'on mettra pas dans les lampadaires et les trottoirs et donc il faut déjà faire comprendre à nos administrés que le patrimoine ça fait partie ça fait partie de toutes les dépenses d'investissement qu'une commune doit assumer sans végétation dis donc pour associer les habitants de la commune la mairie s'est appuyée sur une association sauvons les Moulineaux sa vice-présidente Hélène charrier est une passionnée du patrimoine ce site il a une particularité c'est qu'il n'a pas été abîmé par le temps il y a eu peu d'activité humaine et surtout pas d'activité humaine contemporaine donc il y en a pas de conduite d'eau on n'a pas d'électricité le site il est dans son jus que les gens viennent ici le enfin tombe amoureux de ce site il y a un charme ici qui se joue qui qui est incomparable parce que l'environnement est préservé depuis toujours à 100 km de là près de Rouen on travaille aussi sur le chantier de Poigny dans cette entreprise ont été rapatriés les éléments de la charpente du prieuré donc on peut voir le plan ici en 3D en fait avec différentes couleurs donc tout ce qui est en rouge et tout ce qui va être remplacé les éléments anciens sont assemblés avec de nouvelles pièces taillées sur mesure l'entreprise qui fabrique aussi une partie de la future charpente de Notre-Dame à le savoir-faire ces missions en ligne donc sur une épure donc les pures c'est le dessin de la charpente à l'échelle 1 on met directement la pièce à sa place en fait au dessus des lignes quoi à la plomb ça nous permet d'empiler les choses et de pouvoir les tracer quoi une fois reconstituer la charpente sera réassembler sur le site et offrira de nouveau une protection à la chapelle du prieuré des Moulineaux pour le maire le chemin ne s'arrête pas là il poursuit sa recherche de financement pour restaurer d'anciens bassins attenant à la chapelle ainsi que les murs d'enceintes voilà pour ce reportage la semaine prochaine on vous emmène dans une usine de chocolat puisque ça sera la veille du week-end de Pâques Quentin en attendant on va regarder ce qu'elle a une de nos journées régionaux [Musique] évidemment la presse régionale revient sur la visite du chef de l'étaillère dans les hautes quotidienne régionale à largement commenté cette visite parfois avec malice Macron retour sur Terre écrit en une le Dauphiné Libéré le journal de Grenoble il a changé d'air virgule parler dos lit-on dans les pages intérieures du titre La Dépêche du Midi à Toulouse qui écrit plan o macro macros sort les rames elle a crise sociale et politique et dans tous les esprits mais elle Macron qui part à la reconquête de l'opinion après plus de deux mois loin du terrain espère tourner la page des retraites écrit le journal et enfin la Provence à Marseille qui parle d'un Macron à la relance on continue de travailler a-t-il martelé inflexible sur le départ à 64 ans écrit le journal alors la presse régionale qui revient aussi sur l'objectif initial ce déplacement eau on ferme le robinet titre Le Midi Libre à Montpellier qui revient sur les 53 mesures annoncées hier par Emmanuel Macron le progrès un lion ainsi sur cet objectif fixé par le chef de l'État 10% d'économie d'eau dans tous les secteurs d'ici 2030 et enfin terminé avec le Républicain Lorrain c'est à Metz qui parle d'éviter le scénario catastrophe avec à l'intérieur aussi un des pages sur l'agriculture qui est au pied du mur elle doit modifier ses pratiques explique un responsable de l'Agence de l'Eau rein Meuse on voit que chaque région en fait et bien s'approprie le débat sur l'eau autre grand titre ce matin cette actualité autour de la défense des dauphins voilà dauphin menacé la vie des experts titre ce matin le Télégramme alors en fait c'est un sujet qui est loin d'être anecdotique pourquoi parce que nous sommes au lendemain d'une journée morte dans les ports de France comme on en a rarement vu ces dernières années en France à Brest plusieurs centaines de pêcheurs se sont rassemblés sur le port tirant des fusées de détresse et faisant brûler des fumigènes depuis leur chalutier au Havre également une soixantaine de bateaux bloqué le port des mobilisations très fortes des pêcheurs contre les interdictions européennes de péchés qui vont être mises en place mais aussi également contre la décision du Conseil d'État de fermer certaines zones de pêche dans l'Atlantique pour préserver les dauphins on y revient d'où ce débat sur la défense des mammifères marins en face la colère des marins-pêcheurs est forte on est devenu des parias on est devenu une profession à abattre l'identité l'un d'entre eux à l'Orient dans le Nord c'est la fermeture de l'usine butoni qui provoque le désarroi on perd plus qu'un emploi ce sont les mots que l'on peut lire à la Une de La Voix du Nord ce matin avec ce visage se désarroi d'une salarié hier lors de l'annonce effectivement de la fermeture de l'usine de Caudry cette usine qui était dans la tourmente depuis un an rapidement si j'ai plus léger quoi oui on va finir sur un sourire alors on voit pas le sourire des gagnants mais en tout cas il se cachent derrière cette pancarte et ce record ce jackpot historique dans la Sarthe 102 millions d'euros qui ont été donc gagnés par ces deux Sarto à bravo à eux ils ont de la chance merci Quentin in [Musique]