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interviewSénat (sur YouTube)· 7 mars 2025 81 min

Cybercriminalité : enjeux, instruments et perspectives

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bien mes chers collègues alors nous concluons nos auditions de ce jour par une table ronde nous retrouvons monsieur Donis cololas sous-directeur chargé des affaires économiques et financières à la direction de la police judiciaire de la préfecture de police à Paris nous entendons également Monsieur Nicolas Guidou chef de l'Office national anti cybercriminalité j'ai de bons yeux et Monsieur HERV pri commandant donc de unité nationale cyber de la gendarmerie nationale alors messieurs merci de votre présence nous avons solliciter donc pour vous auditionner dans le cadre de cette commission d'enquête sur la délinquence financière le blanchiment le financement de la criminalité organisée beaucoup de beaucoup de sujets qui qui qui s'ouvr à nous et on va essayer de comprendre plusieurs aspects de ces phénomènes en lien avec le cyber au travers de de nos échanges l'opinion commune fond du cyber en gén des cryptoactifs et du Darknet évidemment le lieu de tous les de tous les trafics imaginabl nous souhaitons comprendre quelle est la réalité en fait de ce de ce phénomène et comment concrètement le blanchiment le financement de la de la criminalité organisée utilise le le cyber alors il s'agit de sujet complexe technique qui demande des explications vous propose donc de vous laisser parler de nous nous dresser un peu le le le portrait de de ce de ces mécanismes euh et au préalable évidemment je dois vous dire que d'abord l'audition est diffusée sur le site internet du Sénat en direct et qu'elle fera également l'objet d'un compte-rendu publié à l'issue et je vais vous demander de bien vouloir prêter serment euh puisque un faux témoignage devant notre commission d'enquête serait Passi des peines prévues aux articles 434 13 434 14 434 15 pardon du code pénal donc je vous invite à prêter serment de dire toute la vérité rien que la vérité monsieur Colas on va commencer par vous si vous voulez bien levez la main droite et dites je le jure je vous remercie monsieur Guidou monsieur péri je vous remercie et je vous laisse la la parole qui c'est qui commence est-ce qu'il y a propos introductif et puis après on échangera posera des questions monsieur Guidou c'est ça oui voilà donc Nicolas Guidou je suis donc contrôleur général et chef de l'Office central en charge de la la lutte contre la cybercriminalité donc l'Office anti cybercriminalité alors c'est un office qui est récent dans les textes mais qui est ancien dans son existence parce que l'OFAC est né du décret du 23 novembre 2023 donc donc on a un peu plus d'un an d'existence mais c cet office central a réuni des structures préexistantes et notamment l'ancien office qui s'appelle l'Office central de lutte contre la criminalité ni technologie de l'information et de la communication et la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité on a réuni ces ces deux ces deux structures pour pouvoir créer un un office unique dans une logique de simplification et vous m'accorderez qu'en tout cas en terme de de nom le le le défi a été a été retenu euh h alors je vais pas vous présenter le service je pense que c'est pas c'est pas l'intérêt et je pense que c'est pas ça n'intirra pas forcément votre votre attention simplement vous dire que pourquoi les cyber les les les services cyber sont intéressants dans le cadre de la lutte contre le blanchiment voilà alors bien sûr il y a un office central que je crois vous avez déjà entendu et un office central sur la grande délincance financière qui est un peu le chef d'orchestre et chef de fil en la matière de blanchiment mais le blanchiment par essence est un un volet qui concerne l'ensemble de la criminalité organisée l'Office l'Office central à la tête duquel je me je me trouve euh c'est un service euh à compétence nationale d'accord euh intra et interministériel et donc qui a vocation à animer coordonner euh l'action des services qui concourent à la lutte contre la cybercriminalité et qui est le point de contact central euh pour la France concernant cette thématique de la lutte contre la cybercriminalité comme vous l'avez dit tout à l'heure dans les propos introductifs effectivement la cybercriminalité reste quand même un concept assez assez complexe à appréhender si je prends l'article 2 du décret de création de de l'OFAC finalement quel est notre domaine de compétence et je vais faire le lien avec le côté blanchiment et la lutte contre le blanchiment l'article 2 prévoit deux catégories de compétences qui est confié à l'office central dans son rôle d'animation et de coordination la premier c'est de lutter contre les infractions qui concernent les infractions liées aux nouvelles technologies notamment les tout ce qui va pour être un peu vulgaire dans mes propos en tout cas et simpliste les attaques informatiques d'accord majeur premier rang desquels évidemment les rençons duiciiel qui sont la menace principale sur lesquell nous avons un rôle de centralisateur alors vous allez me dire on est loin du blanchimement ben non parce qu'évidemment ces activités là sont gérées généralement vont générer beaucoup de revenu crapuleux euh et donc il y aura ce traitement du volet blanchimement à travers les enquêtes que nous menons avec la spécificité parce que la matière qui est la nôre euh exige évidemment un une façon de procéder c'est pas par des des des liquidités hein mais tout ça c'est en fin de compte des cryptoactifs qui vont être utilisés notamment pour le paiement des rançons ou pour le paiement lorsque il y a des vols de données et lorsqu'on va mettre un peu la pression sur la suite de fuite de données on va soit les revendre soit les proposer à la victime pour qu'il puisse les racheter donc on intervient évidemment mais comme tout service finalement qui a un P de la criminalité organisée avec un volet blanchiment à chaque fois évidemment dans les activités qui nous sont confiés le deuxième aspect qui est prévu dans les compétences et là on est dans un dans une compétence beaucoup plus large ce sont les infraction don la Commission est facilité par ou lié à l'utilisation des technologies de l'information et de la communication et dans le monde hyperconnecté dans lequel nous sommes vous voyez que là on va embrasser finalement un champ infractionnel extrêmement large finalement aujourd'hui tout infraction a peu ou prou une dimension cyber il suffit qu'il ait un téléphone à un moment ou un autre il va falloir faire un peu de forensic et on verura une dimension cyber et donc là quelle va être l'action de de l'OFAC ou les cyber enfin les services cyber qui viendront être complétés évidemment par par de Nicolas et par par HERV péri quelle va être l'action de de des services en la matière alors moi j'en ai listé quelquesuns que je propose de vous les de vous les de vous les les énumérer assez assez rapidement de manière à faire le lien justement avec le avec le blanchiment d'abord le rôle des de l'OPAC en la matière ça va être déjà de former et de sensibiliser je pense que ça c'est un vrai sujet parce que il y a beaucoup d'inconnus et de manque de maîtrise sur ces sujets par bon nombre de services d'investigation donc il y a cette logique de formation de sensibilisation des enquêteurs la dimension cyber notamment à travers le blanchiment c'est-à-dire quels sont les moyens qu'on va pouvoir mettre en œuvre pour tracer notamment des circuits de blanchimement comment on va pouvoir détecter des portefeuilles de cryptoactif lorsqu'on va faire une perquisition un enquêteur qui ne maîtrise pas les clés Leder qui ne maîtrise pas la clé side pour essayer d'avoir accès à des portefeuilles numériques évidemment on sera pas sensibilisé il va passer à côté donc il y a déjà ce travail là je pense qu'il y a un vrai travail de sensibilisation est-ce qu'il est complet et total je pense qu'on a encore des marge de progression mais si vous voulez je pourrais je pourrais y revenir on a aussi un rôle dans la réduction des des offres de méthodes de conseil de service qui facilite finalement le blanchiment sur le Darknet que vous avez évoqué tout à l'heure mais aussi parce que moi je vois quand même qu'il y a une évolution c'est qu'on est passé quand même du Darknet aux solutions de communication chiffré grand public et notamment les chaînes chaîes tellégram par exemple pour les citer qui vont en fin de compte permettre la même chose que Darknet en terme d'anisation d'anonymisation et de confidentialité mais qui vont être d'un accès beaucoup plus facile parce que vous ne serez pas obligé de passer par du tort voilà donc ça c'est aussi quelque chose qui est important et nous l'objectif dans nos missions qui sont qui sont les nôtres c'est d'essayer de réduire cette offre là en démentlant infrastructures euh on a les offres en ligne mais aussi on a vu depuis depuis quelques années et une affaire récente nous l'a rappelé la l'implantation de Daap crypto donc des distributeurs automatiques de billets de cryptoactifs c'estàd que les gens viennent avec des liquidités et se créent un portefeuille de cryptoactif c'est ainsi que au mois de décembre dernier on en a saisi 14 c'est 14 d'abes voilà implanté un peu partout notamment en région Paris enne à Lille voilà qui permet sans demander de d'identité bah la possibilité à des gens qui ont des liquidités avec une origine plus ou moins douteuse souvent douteuse d'ailleurs sans demander un quelconque élément d'identité de pouvoir se constituer un portefeuille de cryptoactif donc ça voilà ça on va pouvoir aussi intervenir en la matière en démentelant en tout cas ces infrastructures de soutien au blanchiment des fonds qui seront générés par les trafics les trafics divers et variés nous avons également sur la une autre une autre possibilité ça va être pardon je reprne le fil de on va intervenir également toujours dans une logique de démantèlement sur le démantèlement des solutions de communication chiffrée alors vous avez largement entendu le rôle des forces de sécurité français que ce soit la la police ou la gendarmerie dans son action qui a été porté dans le dém dans le démantelllement d'encrochade dans le démantellement de skyoccc dans le démentantelllement d'exclus de Matrix de go de voilà toutes les solutions qui ont été démantelées à l'échelle mondiale ont permis au service français d'investigation de participer à ces actions je pense que c'est extrêmement important en terme de renseignement criminel et de bien comprendre comment les choses fonctionnent et notamment les circuit de blanchiment voilà comme un dossier comme skyoccc nous a donné énormément d'enseignant d'enseignement pour comprendre les mécanismes et les circuits de blanchiment en lien avec la corruption et voilà ça c'est quelque chose qui nous a permis qui a éclairé et qui va nous faire finalement contribuer à une meilleure compréhension de la lutte contre le enfin du blanchiment des fonds des fonds illégaux euh un autre aspect un autre aspect important c'est la la notre notre mission sur le traçage des cryptoactifs tous les enquêteurs non'ont pas la technique non'ont pas les outils non plus parce qu'il y a un vrai sujet pardon en terme de de logiciel he ce sont des logiciels assez assez dispendieux il y a une nécessité de formation et une nécessité de de pratique régulière pour être efficace en tout cas dans dans ce qui va être dans ce qui va être mis en place euh donc on va accompagner les services pour pouvoir travailler sur les cryptoactifs les cryptoactif qui on le sait à travers le démantelllement des solutions de communication chiffré et très couramment utilisé par les groupes criminels pour blanchir l'argent de leur activité donc ça aussi c'est quelque chose qu'on va pouvoir qu'on va pouvoir mettre en œuvre on va travailler aussi sur les plateformes de cryptoactifs et là je laisserai RV pri évoquer notamment l'affaire bitzalto qui a été une très belle affaire française de démentellement de d'une plateforme qui proposé par des une plateforme de cryptoactifs hein qui je pensait à peu près sécurisée qui était peur regardante en tout cas sur sur l'origine des fonds et qui finalement a été démantelé notamment avec la l'action de la gendarmerie nationale mais d'autres d'autres d'autres services à l'échelle européenne et au-delà voilà ça c'est aussi des actions qui vont permettre d'avoir un accès en tout cas une réponse dans la lutte contre le blanchiment à travers notre action de cybersice et puis la dernière chose que je voulais évoquer c'était l'exploitation des données parce que dans toutes les enquêtes et notamment en matière de blanchiment ben il y a toute toute la documentation financière qui va falloir à un moment ou un autre récupérer elle se fait plus par papier elle se fait par numérique et donc on va avoir énormément de Data sur laquelle il va falloir travailler il va falloir essayer d'aller faire du requettage le plus fin possible et pouvoir essayer de reconstituer un petit peu le fil pour bien comprendre le circuit de blanchiment voilà très rapidement en tout cas ce que je voulais vous dire en terme de propos introductif je vous remercie monsieur péri bien monsieur le Président Madame la rapporteur mesdames et messieurs les sénateurs d'abord merci pour votre invitation avant de débuter mon propos introductif quelques mots de présentation je suis en effet le général de brigade HERV péri je commande l'unité nationale cyber depuis 1 an février 2024 moi je totalise à peu près 28 ans de service à travers lesquels j'ai exercé diverses responsabilités entre des postes de haut niveau de commandement opérationnel ou en administration centrale mais aussi en interministérielle avec une dominante forte en matière d'investigation judiciaire lié également aussi à au renseignement criminel des postes international 4 ans en ambassade à Pékin et puis en interministériel dans l'économie souterrainee dans la lutte contre l'économie souterrainee puisque j'ai été le coordonateur national des groupes interministériel de recherche ce qui n'est pas inutile de rappeler dans le cadre de votre commission d'enquête et je pourrais répondre à des questions dans ce domaine si vous le souhaitez également ce que je voulais vous dire c'est que la la cybercriminalité c'est un enjeu et un sujet extrêmement important pour ne pas dire grave égard au contexte G politique euh que qui connaît une forte croissance en croissance constante et qui est dopée par la numérisation de la société la prolifération des outils d'attaque j'y reviendrai qui s'interpénètre entre la criminalité organisée classique et les cyberattaques étatiques donc elle est tout tout autant un enjeu de sécurité intérieure qu'un enjeu de sécurité nationale pour ne pas dire un enjeu de sécurité collective alors force face à ce constat notre posture ne veut pas être l'atentisme mais bien à l'initiative voire j'ose le dire à l'offensive la gendarmerie s'est mise en ordre de bataille pour y répondre c'est ce que je vais vous présenter dans un instant non sans vous avoir présenté préalablement un état précis de la menace en tout cas tel que nous la percevons et décrit comment et où nous devons agir selon nous pour être plus performant alors je l'ai dit la cybercriminalité c'est un sujet grave LAN la place d'ailleurs parmi sur le podium des menaces les plus importantes au même titre que les menaces d'origine étatique la cybercriminalité elle porte à à notre tissu économique à nos secteurs vitaux que sont les transports que sont l'énergie que sont les services bancaires que ce sont aussi qui sont aussi les services de santé tout le monde a en tête l'attaque sur l'hôpital de Corbon que nous avons géré avec une fermeture de l'hôpital des menaces sur la vie des patients la fermeture des services de pédiatrie ce genre de chos donc elle porte atteinte également à nos institutions les collectivités locales sont très souvent attaquées et ell porte également atteinte à la stabilité même de l'État notamment raison de la puissance des cartels criminels et à l'ubérisation des trafics et en premier titre celui du trafic de stupéfiants en outre l'évolution des marchés criminels cyber sur lesquels les les par lesquels les groupes criminels externalisent leurs besoins auprès de logisticien criminel on appelle ça le cyber service facilite l'accès du plus grand nombre aux technologies numériques ce qui pose autant la question de la prolifération et la démocratisation des outils cybers que celle de l'hybridité entre les groupes criminels organisés classiques et les groupes criminels cyber par ailleurs à la porésité que je viens de décrire entre groupe criminel classique et groupe criminel cyber s'ajoute également une autre porosité cette fois entre groupe criminel organisés cyber et entités étatiqu hostille et ce à des fins de déstabilisation de nos sociétés de nos démocraties ce qui soulève là la question finalement de l'articulation entre la cybercriminalité et la sécurité collective dont je parlais en en propos liminaire car on ne peut plus aujourd'hui examiner ces cyberattaques uniquement sous langue cybercriminelle et nier qu'il y a une dimension supplémentaire à prendre en compte qui est d'ordre politique si on met de côté les actions d'espionnage et de sabotage mené directement par les services des États tiers qui nous sont hostiles on voit bien qu'il y a des attaques qui interrogent quant à leur véritable motivation qui n'est pas simplement crapuleuse on voit bien aussi à travers des attaques menées par des groupes russophones euh tels que nonem 0 7 par exemple qu'elles sont motivées par un nationalisme agressif contre nous et par une probable impulsion étatique égard à la virulence à leur niveau de sophistication et à leur coordination enfin nous savons aussi que certains étatvoyou ont recours à des cyberattaque pour se financer directement la Corée du Nord pour pas la citer qui entre 2017 et 2021 a pu se financer auteur de 3 milliards d'euros et récemment vous l'avez vu le FBI il l' a révélé en une seule cyber atttaque 1 milliard et demi d'euros a été volé à une plateforme de cryptoactif de Dubaï situé à Dubaï par un groupe de hackeurs coréen Lazarus donc la menace est sérieuse je rappelle également que certains États ont fait l'objet d'attaque allant jusqu'à paraliser leur appareil étatique hein comme au Costa Rica ou au Montenegro en 2022 donc la menace est sérieuse et ne doit pas être sous-estimée alors le constat de la cybercriminalité dresse aussi celui de la massification euh des attaques alors je vais pas vous noyer de de chiffres mais en gros on a une augmentation de plus 9 % en 2023 c'est les derniers chiffres consolidés 2024 ça va sortir prochainement plus 9 % de cyberattaque sur 5 ans c'est + 43 % on a en terme de de cyber atttaque proprement dit plus 28 % en 2023 et pourtant ces chiffres sont minorés en réalité parce que on en connaît un sur 250 on estime que un seul fait sur 250 nous est révélé donc il existe un énorme trou noir en la matière globalement vous avez 60 % d'attaqu sur les atteintes aux bien donc 80 % d'escroqueries vous avez en gros 35 % d'atteintes aux personnes cyberhcèlement pédocriminalité traite des êtres humains et 5 % sur les institutions alors quelles sont les typologies d'attaqu très diversifié que typologie d'attaque que nous constatons et bien elles sont très diversifiées don globalement ce qu'il faut retenir c'est qu'il y a deux types d'attaques hein les attaques qui visent directement les système d'information qu'on appelle les atteintes au système de traitement automatisé de données les astades donc ça c'est les les attaques cyber classique et vous avez à côté les attaques qui sont des infractions classiques mais qui utilisent le numérique pour se commettre et qui nécessitent de grosses investigations numérique euh et qui provoque des attaques à des échelles sans précédent alors comme l'a dit Nicolas Guidou la menace numéro 1 ça reste les rançons logiciels donc donc des logiciels de rançon on en dénombre environ 150 organisations euh dont l'une des plus néfastes est logbit euh dont nous avons la charge à lu nationale cyber euh et pour lesquels nous avons procédé à de multiples interpellations ce qui veut dire en creux qu'en matière de cybercriminalité on ne fait pas que démenteler ou constater on interpelle des individus ça c'est très important de l'avoir en tête euh par contre on constate que les grandes entreprises les services financiers arrivent à mieux se protéger sont beaucoup moins attaqués en tout cas si ils sont attaqués maisvec enfin ils arrivent beaucoup mieux à se protéger là où le baabess est plutôt dans les ETI les PME où là il y a de gros progrès à faire on pourra y revenir les cybercriminels eux ont réussi à se structurer autour d'un réel écosystème on peut dire que eux ils ont réussi le leur transition numérique puisque ils sont passés d'attaqu ciblé sur des cibles bien identifiées à un modèle organisé dans un écosystème en deux mots vous avez ceux qui identifient les failles pour pénétrer les Réseau des entreprises hein qui ensuite les euh les revendent login mot de passe voilà ensuite il y a ceux qui construisent des outils pour attaquer et ils les vendent à des affiliés qui eux n'ont pas un niveau de technique très élaboré mais qui vont pouvoir passer à l'action parce que on leur a donné clé en main un outil vous voyez tout tout cet écosystème et puis derrière il y a des mécanisme de blanchiment comme cela a été évoqué de cryptoactifs et j'y reviendrai un mot quand même au passage avant de développer sur les cryptoactifs hein pour blanchir quand vous avez comment dire commis des infractions via les cryptoactifs vous allez perdre en gros 50 % de votre de vos gains mais la rentabilité est telle elle est estimée entre 200 à 800 % he selon certains organismes ce qui explique pourquoi on a toujours autant de d'attaques en la matière alors vous verrez l'impunité est quand même elle est un peu un peu moins flagrante qu'avant puisque je l'ai dit il y a plusieurs interpellations j'y reviendrai je je veux juste passer en revue maintenant très rapidement les types d'attaque vous avez des attaques destruc destuc trce qui visent spécifiquement à détruire les systèmes d'information on a eu notre PTIA en 2017anakraay bon qui ont qui ont provoqué de gros dégâts sur des sociétés françaises telles que Renault saint-gobin donc de manière très importante vous avez ensuite des atteintes à la délibéré à l'image sur les réseaux sociaux hein mais aussi des campagnes de déstabilisation il y a un an jour pour jour il y avait une attaque russophone Portal combat qui visait donc à légitimer la l'invasion russe en Ukraine et à discréditer par exemple tous ceux qui soutenaient l'Ukraine à commencé par la France euh ensuite vous avez des attaques prédatrices et 2024 restera marqué par l'année noire en matière de vol de de données les cybercriminels cherchent à récupérer les données personnelles et les données bancaires on estime aujourd'hui qu'à 80 % de la population s fait voler ses données personnelles en 2024 bon pour autant il y a pas eu une vague massive plus que voyez ce que je veux dire donc ce qui interroge on pourra peut-être en en reparler mais en matière d'escroquerie on voit qu'il y a deux types d' ie vous avez des cyber escroqueries de masse à de basse intensité on les connaît tous he c'est pas des fishing SMS le le QR code voilà donc qui passent un peu sous les radars mais qui sont massives et qui provoquent d'énormes préjudices je pense qu'on a des des marges de progrès dans ce domaine parce qu'on s'est longtemps focalisé c'est normal ça a été dit également par Nicolas sur les grandes les grandes les grandes infractions parce que effectivement derrière vous avez des grandes attaques beaucoup plus spectaculaires teles que les virements frauduleux les fraudes au présidents qui se sont un peu en dormi je dirais ces dernières années hein et qui commence à revenir on le voit déjà en Chine à la faveur de l'IA des DIF ce genre de choses donc ça c'est quelque chose sur lequel bah on est vigilant on s'attend bien évidemment il y a des tentatives et ça et ça va arriver et puis je rajouterai dans ce panorama les trafics à en tout genre qui renvoie à ce que je disais tout à l'heure la porosité entre les groupes cybercriminels et la traditionnel et la pardon les groupes cybercriminels et la criminalité traditionnelle c'est les trafiqu en tout genre dans ce panorama quelle est la place de la délinquence financière et du du blanchiment par cryptoactif Ben les cryptos jouent un rôle croissant c'est évident ils ne s'échange pas simplement en circuit fermé hein ils peuvent être vendus et être investis dans des secteurs autres tels que l'immobilier le lux l'art s'ils sont volatiles par nature certains cryptoactifs sont eux beaucoup plus stables hein c'était des stable euh coins qui permettent vous savez de convertir en monnaie euh classique en en monnaie Fiat comme on dit dans le jargon de manière à obtenir des des devises et ces stable coins sont adossés sur des valeurs refuge notamment le dollar ou l'or c'est des les cryptoactifs sont très mobiles il y a pas de frontière il y a pas d'identification du donneur d'ordre et peuvent transiter d'un utilisateur à l'autre avec une forme une certaine un certain anonymat la création d'un portefeuille virtuel est par ailleurs gratuite et le fait que les adresses crypto soient enregistrées sur la base d'un semianonymat et ben oui favorise un certain euh un certain goût une certaine attirance des cybercriminels vis-à-vis de ce financement et vis-à-vis de cette de cette technologie qui permet de de blanchir pour autant moi ce que je tiens à dire c'est que globalement pour nous il est relativement aisé je dirais euh il faut pas non plus trop être prétentieux et rester un peu modeste mais il est globalement aisé pour nous de de tracer les crypto actifs y compris via les mixeurs alors tout le monde est pas capable de le faire mais on dispose chacun de compétences et de de de personnel de de pointe qui qui qui y parviennent euh en fait la question qui demeure c'est plus celle des des États ou des plateformes non coopératives et là on revient sur les problématiques classiques sur laquelle on pourra échanger si vous voulez sur la problématique de la coopération internationale et donc des des des des des échanges avec certains pays ou avec certaines plateformes quand bien même il faut le reconnaître la régulation a permis de poser un certain nombre de règles parce qu'il n'est pas si facile que ça aujourd'hui de de pouvoir utiliser des cryptoactifs non coopératif et la majorité reste à utiliser sur des sur des plateformes qui elles sont coopératives et qui qui sont soumises à des règles de procédure les KYC hein connaissez vosos vos clients vous voyez tout ce règle de choses bon après on est toujours dans un dans un système où c'est la flèche contre la cuirass donc il se réadapte et qu'est-ce qu'ils font ben ils ont à faire ils utilisent des courtiers ou des mules tout simplement des prêtenons pour essayer de fausser les choses et bien sûr des des mixeurs je l'ai dit alors rapidement quel est notre dispositif pour pour pour y répondre face à cette cybercriminalité qui est polymorphe très évolutive transnationale assez agressive et très résiliente finalement euh je l'ai dit en propos limininaire nous on essaie d'être à l'initiative comme comme tout le monde on s'est aussi réadapté on a mis en place un dispositif solide et articulé nous sommes en ordre de bataille je dirais depuis 202 date à laquelle nous avons créé un comme cyberg devenu aujourd'hui l'unité nationale cyber que que je commande et qui organisé grosso modo alors d'abord c'est c'est l'unité phare de la gendarmerie en matière de cybercriminalité et c'est un peu le pivot et comment est-elle organisée nous avons un noyau dur organisé autour de mon étatmajor à Pontoise de 160 militaires et un deuxième rideau de 80 enquêteurs dans des emprises territoriales une déclinaison territoriale à travers 12 antennes qui passeront à 26 d'ici un an et au-delà de ce de ce cercle ce noyau dur et ce cercle territorial d'antenne nous avons 10000 cybergendarmes que nous avons formé le plus gros les 9500 en fait sont les primos intervenants hein ce sont des gendarmes qui dans les brigades ont été formés il sont capables de comprendre une plainte de de faire les premiers gestes de geler la preuve numérique de poser les bonnes questions de d'extraire la donnée de faire un premier niveau d'exploitation c'est sur 10000 c'est 9500 le reste sans vous assommer c'est des enquêteurs de de très haut niveau 350 an tech des enquêtes sous pseudonymes 1000 1100 enfin des inter des des conseillers territoriauxx enfin bref tout toute une architecture je pourrais la développer et bien sûr des fintech c'est-à-dire des des spécialistes de cryptoactifs alors c'est un système très efficace on a vu dans l'affaire Ledger euh on a c'est un système aussi performant pourquoi parce qu'on a un modèle intégré qui nous permet très rapidement de lever un gros volume de force et d'agir en subsidiarité des unités de terrain territoriales et en complémentarité des moyens gros gr modo lorsque l'on est appelé on est capable de d'engager rapidement et de projeter des des des effectifs pour faire de des investigations numériques traiter la preuve numérique traiter la preuve numérique ça veut dire quoi ça veut dire copier exploiter enfin copier extraire exploiter la donnée sur les supports téléphone tablette ce genre de choses on est capable avec le GG aussi de de faire de la négociation et bien sûr la traçabilité des crypto actifs on n'est pas seul dans cette organisation bien évidemment la police nationale s'est organisé au sein du ministère de l'intérieur on a créé un service à compétence nationale le commandement du ministère de l'Intérieur dans le cyberespace qui a pour fonction de superviser un peu les services tels que les nôtres et de porter la voix du cyber en interministériel pour le ministère la les magistrats eux-mêmes ont créé une junalco et une section spécialisé J3 extrêmement performante et très offensive dont je salue la qualité et le travail et au niveau européen bien sûr Europol sans qui on ne pourrait rien faire je finis très rapidement sur nos angles d'attaque stratégiques euh nous nous avons 6 6 ans angle d'attaque le premierère c'est d'avoir une action guidée par le renseignement he c'est le concept deacing on peut pas faire de de police judiciaire sans renseignement et il nous faut à la fois du renseignement humain donc via des agents traitants et il nous faut du renseignement technique via notre réseau national régional internationale nous avons aussi une action qui vise à concentrer notre action sur les infrastructures cybercriminelles attaquer la criminalité frontalement c'est bien mais c'est mieux de s'attaquer à ses infrastructures aller au-delà de la ligne de front donc taper sur les réseaux et les infrastructures quelles sont-elles elles ont été évoquées également par Nicolas ça va être les les plateformes de messagerie la fermeture par exemple du du site coco que nous avons réalisé en 2024 par exemple téégram également à qui on a demandé des comptes par l'interpellation de pavelurof ça va être le démantelllement de plateforme de blanchiment bislato pour pas la nommer le démantelllement de solution de téléphonie en effet encrochade skycc Ghost matrix démantelllement de réseaux et de vendeurs et de receleurs qui mett à disposition des outils voyez c'est tout ça on s'attaque aux infrastructures il est plus facile voyez si je reprends coco vous attaquez les infractions qui se passent sur coco c'est bien mais c'est sans fin à un moment donné il faut'attaquer directement à la plateforme voilà là alors bien sûr qu'il y a un report mais déjà on voit qu'il y a moins d'impunité et qu'on laisse pas faire donc les plateformes sont essentielles trisème angle d'attaque nous optimisons nos capacités d'investigation par un très fort investissement dans la formation d'enquêteurs spécialisés les enquêteurs sous pseudonymes les euh fintech je l'ai dit les zoosinter donc tout ce qui est en source ouverte donc là c'est un très gros effort que nous nous faisons 4ème point nous développons les partenariats on peut pas travailler seul donc on doit travailler ensemble avec nos partenaires institutionnels et nos partenaires externes et à l'international et il faut des relations directes sinon on ne peut pas agir donc il y a tout un réseau de partenariat avec nos nos alliés et les services européens de manière à développer des des actions concertées puis je veux pas oublier l'ANC bien sûr ni cyber malveillance qui en terme de de sensibilisation et de prévention joue un rôle fondamental 5ème angle d'attaque pour nous c'est la mémoire criminelle les bases de données donc là nous avons nous un outil que nous avons développé qui s'appelle Orion c'est une base criminelle une base de données qui gère la données massive et qu' permet de projeter la donnée d'être extrêmement puissant de gagner du temps sur les investigations se souvenir de fait passés qu'on avait oublié et de les mettre en exerg et ça ça pose la question des puis de données la donnée souveraine je terminerai sur ça dans une minute c'est un point très important un levier à mon avis qui qui que vous devez avoir aussi également en tête c'est fondamental aujourd'hui donc le dernier point sur notre angle stratégique c'est euh on s'adapte on s'adapte en créant une vraie filière je vous ai dit qu'on avait en gros 350 cyber enquêteurs de très haut niveau on va le multiplier par 3 dans les 3 ans qui arrivent on va le porter à 1000 c'est un effort conséquent on crée une vraie filière avec un diplôme technique dédié à ça ce qui permettra au plus jeunes d'entrer directement dans la carrière de cyberenquêteur sans attendre des années donc il y a tout un tas de jeunes qui veulent aujourd'hui rentrer en gendarmerie par exemple et travailler dans le cyber et ben demain il le il le pouront enfin demain c'est dès cette année puisqu'on on commence à l'enler cette formation adaptation également le DGGN le général d'armée bonau vous l'a dit lors de son passage devant vous voilà on crée une unité nationale PJ dans laquelle l'unité nationale cyber va être intégrée à l'instar des autres office gendarmerie de manière à concentrer nos efforts pour plus d'efficacité voilà je développerai tout à l'heure je vais céder la parole parce que j'ai déjà trop parlé sur ce qu'on peut faire sur les mesures juridiques mais moi un point qui m'est important c'est celui-là on peut développer tous les pnacos du monde d'avoir autant de magistrats qu'on veut si on n' pas un outil de traitement de la donnée de masse qui permet d'avoir une vraie mémoire criminelle qui soit partagée ouverte qui nous permet de passer d'une logique de coordination opérationnelle verticale à une coordination opérationnelle horizontale bien sûr dans le droit d'en connaître ce genre de choses on y arrivera pas et la France est très en retard il y a des exemples étrangers qui sont ent pertinent en Espagne en Italie pour ceux que je connais on pourra en reparler voilà pardon d'avoir été un peu long merci non merci à vous au contraire monsieur Colas vous sa la parole oui merci monsieur le Président j'essayie de compléter les les les propos de mes deux mes deux collègues qui qui sont déjà très très complets donc pour me présenter donc je suis sous-directeur à la direction judiciaire de Paris donc mon ressort c'est moi je suis un service territorial mon ressort c'est la la Paris et et la petite couronne et je suis j'étais sous-directeur chargé des économies des affaires économiques et financières mon titre a changé il y a quelques mois pour devenir sous-directeur cyber et financier ce qui correspond à l'actualité puisque il y a eu une évolution de la criminalité qui a accompagné les services financiers alors le cyber n'est pas que dans le financier mais il est dans tout le financier à tous les niveaux faut savoir que donc ma ma sous-direction comprend SEP brigades dont la bl2c brigade de lutte contre la cybercriminalité qui est la plus ancienne de France elle a été créée en 1994 à l'origine c'était la la brigade financière qui était confrontée B au problème de l'informatique qui rentrait dans les dans les sociétés et donc le le le volume des affaires avait permis de créer un groupe qui s'occupait donc de des des des des attaques informatiques dans les dans les sociétés la plupart du temps c'était des des employés qui étaient mécontents qui étaient en conflit avec leur société et qui prenaient des fichiers des données et cetera et puis ben donc en 94 le Safety a été créé service de de fraude aux technologies de l'information qui est devenue la BEFTI et qui est devenu donc maintenant la bl2c alors cette brigade elle a toujours fonctionné sur deux pôles un pôle d'assistance aux autres enquêteurs de la direction et même de de la despap enfin des autres directions de la de la préfecture de police même de l'IGPN enfin des services extérieurs donc pour les aider dans leurs investigations numériques et puis il y a un pôle enquête donc là avec des groupes qui s'attaquent ben en haut du spectre comme comme le fait le fac ou ou le le l'unité nationale cyber donc on est là sur les mêmes infractions il y a des répartitions de compétences en fonction des familles de rençon JCEL enfin c'est J3 qui qui veille à la bonne répartition des affaires entre nos entre nos trois forces pour ce qui est donc de de l'assistance euh il y a plusieurs domaines il y a euh VO moi mes mes mes enquêteurs vont avec les services pour faire les perquisitions pour les aider à copier les boîtes mail les disques dur et cetera ensuite ils font un travail d'analyse mais il y a aussi un travail dosin ilont ils font aussi de la Rosine pour les autres services ils font des enquêtes sous pseudonym pour l'autres servicees ils font du car forensic aussi maintenant c'est analyser l'informatique dans les véhicules pour c'est aussi des sources de de données intéressantes donc il développe tous ces tous ces toutes ces compétences et bien sûr la crypto puisque ça reste ça réserver à un domain à des experts tous les enquêteurs ne sont malheureusement pas capables de tracer la crypto ou même de la reconnaître ça c'est c'est un gros chantier comme le le disait Nicolas pour former les les les les enquêteurs classiques à au cryptonnaie pour que s'il les croisent sur une perquisition ils sachent les reconnaître et savoir que il y a il y a une un fil à tirer de de ce côté-là mes autres brigades donc financières ben je vous avveis déjà parlé de de la brief un brigage de de recherche et d'investigations financièrees qui s'occupe essentiellement du blanchiment et mes autres brigades sont souvent cosaisies avec bah des brigades qui lutent contre le banditisme donc avec la brigade des stup la la la brief a plusieurs dossiers de blanchiment en en relation avec des des trafiant de stup mais aussi avec la BRP avec la la le le le proxinétisme les salons de massage et cetera toute C toute cette économie parallèle donc la la bld2c et la brief euh et les autres services financiers aussi sont souvent en caisine avec des services territoriaux ou des brigades centrales pour bah traiter le volet financier qui euh qui est quand même réservé à des spécialiste assez vite dans dans ce domaine les enquêteurs classiques peuvent se perdre peuvent manquer de de connaissance ou de méthode et euh bah l'apport de d'un service spécialisé est quand même le bienvenu pour aller au fond de de ces sujets après pour ce qui est donc des des des pratiques je dirais des des criminelles dans le domaine cyber juste pour compléter euh c'est vrai que le le Dark le Darknet ça ça reste important intéressant mais la plupart des des criminels euh ne vont pas sur le Darknet ils se servent des réseaux cryptés comme comme l'ont dit mes collègues euh alors il y a des modes hein c'est telgram puis effectivement quand il eu la l'affaire Pavel du ROF ben ils ont migré sur signal enfin on voit des des modes comme ça qui qui se répandent là il y a une application la Silent aussi qui qui est pas mal utilisée on est confronté bah à des à des opérateurs qui ne répondent pas aux réquisitions ou qui répondent avec beaucoup de temps et puis de façon très parcellaire aux réquisitions donc c'est pas le le temps de l'enquête et c'est très compliqué euh bah pour nous de de de de tracer ces ces ces conversations ces échanges de voilà de les suivre on essaie de développer des techniques hein mais mais on est confronté tout le temps à ces à ces nouvelles enfin à chaque fois les je dire les criminels trouvent de nouveaux réseaux de de nouvelles sources pour euh pour changer leur leurs méthodes et leurs pratiques en ce qui concerne je voulais juste compléter là sur les concernant les les escroqueries c'est vrai que les escroqueries cyber sont de plus en plus importantes moi j'ai une brigade qui s'en occupe qui s'appelle la bfmp la brigade de fraude au moyen de paiement qui s'occupe donc d'échec c'est c'est c'est pas un peu passé de mode même s'il y a toujours quand même des des gens qui qui frudent sur l'échec les faux ordres de virement il y en a beaucoup avec les quand même les ESCR au président qui sont pas très nombreuses mais qui font des PR énorme on a des prjet de plusieurs dizaines de de de millions on a eu un promoteur qui qui s'est fait avoir de de 28 million d'euros c'est quand même énorme euh donc ça c'est des groupes très organisés hein qui font l'ingénierie sociale pour connaître les habitudes le fonctionnement des sociétés alors il s'appuie sur Internet hein puisque sur internet il y a les compes lequoding il y a tout tout un tas de choses qui leur permettre d'apprendre des des bah d'avoir des des connaissances sur la cible qui vont euh ensuite attaquer euh et puis il y a donc les les équeries concernant les cartes bancaires et là il y a tout le phénomène maintenant des faux conseillers bancaires on appelle ça nous les escroqueries au ào où les les les gens bah il y a du fishing en amont et les les les les gens de de de tous â de de tout tout milieu social se font bah se sont appelés et au un moment de stress un moment où ils sont occupés bah les gens font pas attention vont communifier leur code enfin c'est c'est très astucieux hein les les techniques évoluent mais ça il il y a des des des centaines de cas par jour sur Paris de de de ce genre de d'attaque les banques font de la prévention on essaie de travailler avec elle aussi sur la prévention mais c'est quand même un domaine aussi très compliqué alors derrière le blanchiment est plus classique he par que les les l'argent alors est reconverti en en en sac de luxe en montre et cetera mais aussi va après de de compte à compte c'est des virements avec des des comptes ouverts par des mules dans des dans des banques et puis il y a tout le circuit après international et cetera enfin pour pour terminer aussi une chose qui n'a pas été complètement évoqué là par mes par mes collègues c'est le travail international qui est fait sur sur le sur le cyber moi ma brigade est constamment à Europol pour travailler sur avec des équipes communes d'enquête parce qu'il y a vraiment un partenariat européen même avec les Américains avec d'autres avec d'autres pays donc très vite sur les rançongiciel mais même sur les circuits de blanchim puisque sur les ESC au Président on a aussi beaucoup travaillé avec Europol c'est que c'est des des circuits qui nous emmènent on est allé par exle la B de est allé deux fois l'année dernière en Ukraine quand même donc voilà on pousse vraiment les choses à bout pour pour le du côté coopération internationale et et aussi en Israël malheureusement bon là la coopération est un peu un peu suspendue cont tenu des des événements aussi mais il y a il y a des groupes criminels en Israël aussi qui font sur lesquels on on est et donc on passe par Europol les équipes communes avec Europol qui nous qui nous soutient qui nous aide aussi sur les moyens techniques et financiers pour avancer dans nos dans nos enquêtes voilà je vais pas être plus long pour merci beaucoup pass peut-être la la parole pardon je passe la parole à Madame la rapporteur merci oui merci beaucoup pour euh pour vos exposés moi j'ai euh deux questions je vois dans la la plateforme de crypto euh bislato que vous avez démantelé et pour faire le lien avec l'audition précédenteù on nous a un peu alerté sur les risques que pouvent représenter la nouvelle administration américaine au regard notamment de la politique de dérégulation qu'elleell soit à l'égard des mesures antiorruption contrôle bénéficiaire effectif évidemment cryptoactif je vois que vous avez une une bonne coop opération avec le FBI euh quel est votre votre sentiment est-ce que vous pensez que il y aura des des changements vous avez pas de boule de cristal mais est-ce que les informations que vous avez d'ors et déjà avec les mesures qui viennent d'être annoncées et et le climat général autour d'un d'un très grand libéralisme et une dérégulation complète vous vous inquiète ça c'est la première chose et la seconde c'est un peu plus technique euh et pardonnez-moi parce que j'ai un peu de mal à appréhender deux choses euh la saisie euh des cryptoactifs comment est-ce que vous procédez et la directive qui vient pour ratification euh le 5 mars prochain c'est-à-dire euh demain euh prévoit un antissement des actifs numériques et ça ça éveille chez moi euh euh beaucoup d'interrogations et de perplexité euh voilà est-ce que vous pourriez euh m'éclairer je je je je va commencer peut-être sur la la la première question alors dans les deux d'ailleurs il y a a il y a beaucoup d'incertitude pour vous répondre bien évidemment la dérégulation on l'entend comme vous oui on a lieu d'être inquiet puisque dans mon dans mon propos j'ai j'ai pu expliquer en quoi finalement la régulation même sur les plateformes de de de de crypto avait du bon et nous permettait finalement d'identifier et lorsque l'on faisait une réquisition d'obtenir les les renseignements par contre effectivement dès que vous avez des plateformes qui qui qui qui qui s'y refusent ou qui euh euh voilà qui sont vraiment privés et donc là on voit qu'on a plus de mal euh c'est certain donc si on va dans le sens d'une dérégulation ça sera ça sera certainement problématique quoi qu'à cette heure nous n'avons aucun aucun euh aucune information en ce sens de nos de nos camarades du FBI avec lesquels en effet euh la gendarmerie au même titre que les autres services coopèent de manière très étroite de manière très efficace sur les saisies de de de cryptoactifs en en en deux mots euh en fait les les les les saisies c'est plus du du gel hein et ensuite une fois que c'est gelé les crypto en fait remontent directement les portefeuilles remontent directement vers la grasque hein qui est chargé de de de de les gérir la directive du du 5 mars dont vous parlez je je je n'ai pas d'élément à vous apporter je l'ignore personnellement alors juste pour pour compléter si vous si vous le permettez madame la madame le rapporteur c'est on sait très bien que les les groupes criminels utilisent les cryptoactifes pour blanchir parce que justement il y a pas de réglementation uniforme donc plus on aura de dérégularisation ou de dérégulation plus on aura finalement euh une une tendance à recourir à ce genre de système pour blanchir des fonds qui sont illégaux juste un petit bémol parce que ou alors c'est un excès d'optimisme h en matière de d'attaque sur les rangongiciels qui relèveent plutôt de notre domaine qui génère énormément de fonds et notamment de cryptoactifs avec une porosité hein comme l'a expliqué Hervé péri avec le monde criminel pour pouvoir faire de la compensation avec les liquidités des trafics euh juste attirer l'attention quand même que les États-Unis ont érigé les renonsiciels au même titre au même niveau que la lutte contre le terrorisme et que en la matière forcé de constater que pour tracer de l'argent qui provient de ce genre d'attaque informatique euh en tout cas ça s'est toujours très bien passé avec nos homologues américain voilà parce qu'il y a un but alors après il y a savoir qui va récupérer qui va récupérer les les cryptoactifs mais on a on a en tout cas cette cette approche américaine en tout cas alors je sais pas si elle va évoluer avec la nouvelle administration mais en tout cas on avait en tout cas une élévation de la prise en compte des attaques informatiques et notamment de type riciiciel au niveau du terrorisme ils mettent les mêmes moyens euh sur la saisie juste à tirer votre attention sur quelles sont nos difficultés vous avez à peu près 20000 cryptoactifs aujourd'hui peu près novembre 2024 je crois que ça a été recensé à plus de 20000 cryptoactifs donc les portefeuilles de la grasque on n'a pas 20000 portefeuilles à grasque donc on va avoir des des des crypto qui ne pourront pas être saisis parce qu'elles pourront pas être transféré sur le porte de la grass ou alors il faut le faire il faut créer un portefeuille et la grâce ne pourra pas créer évidemment si je vais jusqu'à jusqu'à l'excès 20000 portefeuille de de l'ensemble des cryptoactifs comment ça se passe comme l'a expliqué r d'abord on va geler l'objectif de toute façon dans la lutte dès lors qu'on va attaquer sur sur de l'informatique l'objectif pour nous c'est de geler la situation pour éviter pour éviter des des mouvements donc ça c'est la la priorité c'est toujours de rendre immobile euh la les les informations informatiques qu'on qu'on entend conserver et après il y a la saisie ça dépend des pays dans lesquels vous allez intervenir on a fait tous des opérations en Ukraine euh l'Ukraine est dans dans l'incapacité aujourd'hui de pouvoir faire de la saisie de cryptoactif c'estàdire qu'il faut qu'on trouve des méthodes notamment avec la législation française pour pouvoir la rendre la possibilité de faire de la saisie à partir de l'enquête française donc voilà il y a encore un peu de gymnastique et on n'est pas tous au même niveau sur la saisie de cryptoactifs donc on a le problème de la multiplication on a le problème de l'absence d'uniform ité dans la réglementation avec les les bullettes pro hein notamment sur certains certains hébergeurs mais euh on arrive quand même sur les les criptoactifs les plus les plus connus les plus stables aussi en tout cas on arrive à à saisir et il y a eu de grosses saisies en la matière pardonnez-moi juste juste une précision les les saisies en Ukraine c'est dans le cadre de quel genre de de procédure en fin de compte on arrive à identifier euh alors dans dans les attaques parend dans de qui prend son logiciel vous allez avoir un système ce qu'on appelle le système d'affiliation c'est vous allez avoir des gens qui vont il va avoir une distribution des rôles c'est pour ça que je parlais d'une vraie criminalité organisée concernant la cybercriminalité on est vraiment vraiment à en face d'une vraie criminalité organisée comment les choses se passent finalement vous avez enfin si on prend la définition de REPOL he sur la criminalité organisée on a vraiment une distribution des rôles on va voir des gens qui vont préparer des programmes on va des gens qui vont se spécialiser dans la possibilité de pénétrer les systèmes d'information qu'il va falloir accéder au systèmees d'information aprèsir des gens qui vont être spécialisés dans euh le contournement des antivirus qui vont proposer des des solutions pour pouvoir contourner toutes les sécurités qui vont être mises en place après vous avoir des gens qui sont spécialisés c'est là-dessus que nous on travaille sur la confection des des des outils de chiffrement euh qui vont être injectés dans le système d'information pour faire le chiffrement de l'ensemble des données et rendre inaccessible pour pour la cible la possibilité de de recourir sauf sauvegarde évidemment déconnecté euh d'avoir accès à ces données là et puis après vous av avir des gens qui vont être spécialisés dans euh la récupération la vente de données d'autres qui vont être spécialisés dans le blanchiment et tout ça c'est un monde qui va se parler sur lequel il va voir cette distribution des rôles et donc en Ukraine comment ça se passe vous allez avoir des gens qui sont identifiés soit parce que ils ont participé directement on arrive grâce aux éléments techniques grâce aussi à la centralisation et ça je pense c'est un élément extrêmement important en la matière parce que l'informatique finalement si vous centralisez vous avez une vision globale euh vous allez pouvoir identifier des gens soit qui sont affiliés soit qui ont participé au réseau de blanchiment soit qui ont facilité l'entrée dans le système d'information vous allez aller chez eux vous allez faire une perquisition dans le cadre d'une commission ratoire internationale ou dans le cadre d'une demande d'enquête pénale internationale en fonction du cadre juridique dans lequel vous intervenez il y a l'assistance des d'enquêteurs français généralement qui vont se projeter en Ukraine même en temps de guerre on l'a fait on l'a fait plusieurs fois et au moment des perquisitions lorsque vous saisissez vous voyez que la cible a un portefeuille de cryptoactif vous allez le geler mais il y a un moment il faut saisir il faut transférer les fonds sur un portefeuille qui est sécurisé et qui est un portefeuille de de de l'État l'Ukraine ça ne pouvait pas le faire et donc on a été dans la on a demandé à généralement vous avez plusieurs pays partenaires de savoir qui est en mesure de pouvoir juridiquement légalement pouvoir intégrer ces données là tout ça explique aussi parce qu'on intervient sur un territoire extérieur donc il y a des vrais sujets juridiques en la matière Sylvie vermeiller merci monsieur le Président merci messieurs pour vos présentation vos exposés très intéressants j'aurais trois questions tout d'abord je je voudrais savoir comment sont qui forme les cyber délinquants les hackurs d'où ils viennent parce que c'est pas une action une activité qui s'improvise quand même je pense que c'est il y a une évolution dans dans les formes de délinquence mais là pour le coup est-ce qu'il y a des plateformes de formation est-ce que vous arrivez à à les interpeller ça serait bien ça serait voilà mais d'où ils sortent voilà parce que vous avez parlé de vos techniciens vous que que vous avez besoin de recruter mais mais qui forme ces ces cyber délinquants deuxième chose j'essaie de décoder monsieur Guidou ce que vous dites sur les les les cryptoactifs la Cour des comptes avait fait un rapport en 2023 avec des recommandations qu'est-ce qui s'oppose à ce qu'il y a un registre des cryptoactifs euh ou est-ce que ça existe dans d'autres pays euh est-ce que enfin ça je pense que ça serait très précieux à ma connaissance ça n'existe pas mais comment comment est-ce qu'on peut progresser justement pour essayer d'arriver à à un registre qui serait utile et puis dernière question générale vous avez parlé de Orion de la base de données sur les faits criminels et ensuite vous avez dit que l'Espagne et l'Italie étaent en avance sur en quoi nous on est en retard et et qu'est-ce qui nous manque merci moi je peux répondre sur la la formation modestement des cyber des cyber criminels faut savoir qu'en fait il y a une une une ingénierie une économie en fait de la cybercriminalité fait que les les cybercriminels se rencontent souvent sur des forums et il y a une tellorisation du du travail des des groupes cyber c'est-à-dire que il y a une division des tâches euh il y a ceux qui vont être spécialisés pour trouver une faille dans un système qui vont revendre cette faille à d'autres qui vont euh bah qui vont injecter un rançonogiciel qui vont revendre ça une fois que le Ren duiciel sera injecté il y a un négociateur qui et donc qui qui va intervenir pour négocier la rançon puis après il y a ceux qui vont récupérer la rançon et la blanchir enfin et ce sont des gens qui ne se qui bien souvent ne se connaissent pas physiquement ils se connaissent par l'intermédiaire de forum sur lesquels ils se cooptent pour rentrer sur le forum il faut avoir il faut montrer PES blanche il faut euh avoir montré enfin un certain talent ou donc pour ça qu'il se il se ventent aussi sur ces forum quelquefois d'avoir fait telle ou telle chose ce qui nous est bien commode pour nous parce que vis-à-vis des autres cybercriminels ils peuvent avoir accès à d'autres services et monter en grade voilà pour nous c'est un peu ça mais la plupart du enfin pour nous c'est des autodidactes enfin moi ce que ce qu'on croit c'est des informaticiens des des élèves ingénieurs des voilà qui qui se forment et qui échangent sur les forums les leur combine et puis bah qui progressent comme ça dans la dans la cybercriminalité oui c'est ce qui a été évoqué tout à l'heure c'est ce qu'on appelle au service c'est-à-dire qu'aujourd'hui vous allez vous allez sur n'importe quelle for même si vous avez pas des connaissances très élevées ou de haute technicité dans dans les nouvelles technologies vous êtes à même de pouvoir acquérir des outils et vous tester sur des des systèmes d'information alors évidemment vous allez pas attaquer des systèmes d'information ultra protégés parce que vous n'y arriverez pas mais vous allez pouvoir finalement attaquer un particulier une petite entreprise un artisan et c'est pour ça qu'on a une multitude de victimes et un des des des victimes au profil très différents sur notamment sur les raniciels c'estàd qu'il y a des gens qui vont essayer sur des particuliers et ils vont monter comme ça en compétence à travers leurs actions et voilà ils vont monter en gamme et après ils vont trouver de la légitimité ils vont se présenter sur le forum j'ai réussi à faire c j'ai réussi à faire ça donnez-moi plus d'outils je vais continuer je vais monter en compétence et je vais vous donner une commission plus importante parce qu'évidemment quand vous mettez à disposition des outils la compens enfin vous avez une commission évidemment à payer à celui qui fournit l'outil donc la compétence elle se fait finalement principalement hors ligne pour la plupart alors il y a des gens aussi qui sont nés avec les cryptoactif les jeunes on maîtrise beaucoup mieux que nos générations actuelles si vous voulez le mécanisme des cryptoactifs et ils les ont et il pull c'est c'est c'est Wallet de manière très très naturelle finalement tout ce qui est réseaux sociaux tout ce qui est c'est pour ça qu'ils ont abandonné le Darknet le Darknet c'est avant souvent leur génération et aujourd'hui ils utilisent des outils qu'ils maîtrisent et notamment bah des chaînes de messagerie chiffré qui va leur permettre finalement très facilement dans leur quotidien c'est ce qu'ils font et ça leur change pas énormément donc ils montent en compéten comme ça et ils arrivent sur Internet vous avez des vous avez aussi des des tutos des choses comme ça qui vous explique comment comment procéder à des attaques informatiques c'est assez c'est assez simple vous voyez ils ont inventé la la la possibilité de d'avoir d'avoir une une formation à distance en période hors période covid hein donc eux ils ont il fonctionneent comme ça très régulièrement et on le voit bien dans les dans les forirats cybercriminels où il y a ces échanges j'ai fait si où je trouve pas là quelle est la solution il saineent il y a aussi il y a aussi de de la solidarité entre les cyerscriminels pour pouvoir parce qu'il y a le challenge qui reste toujours un peu alors il y a l'argent mais il y a toujours le challenge aussi de pouvoir pouvoir pénétrer les systèmes d'information peut-être pour pour compléter sur C synthétiser en gros donc voyez vous avez compris il y a trois il y a trois catégories il y a les geeks hein chez les jeunes voà ils sont très doués ils sont dans dans ils baignent là-dedans et puis vous avez une deuxième catégorie ben les affiliés he tout simplement he c'est la démocratisation finalement des cyberattaques ce que ce qu'on évoqué en propos liminire vous achetez à des à des plateformes des outils déjà tout faits donc vous avez pas besoin d'un super niveau en réalité voilà et la troisième c'est il faut pas l'oublier c'est quand même les les états hostiles qui ont leur propre à cœur hein je parlais de la Corée et bien sûr euh en Russie et bien sûr en Chine voilà et c'est des armées des véritables armées donc il y a trois catégories pour ce qui est du du fichier des registres de cryptoactif alors je pense qu'on on est autour de cette table tous bien évidemment volontaire pour enfin décider à se doter d'un tel registre un FICOBA numérique maintenant comment il faut le le faire un une volonté politique ça c'est ça c'est sûr une prise de conscience de l'enjeu et comme l' l'a rappelé Nicolas Guidou vous avez un nombre en milliers en dizaines de milliers de de cryptoactifs donc ça reste certainement complexe mais il faut s'intéresser à cette question la troisième qui me concernait plus directement en tout cas la gendarmerie voilà les bases de connaissance et sommes-nous en retard alors oui nous sommes en retard pour vous compreniez pour aller droit au but il y a quelques années chacun avait un fichier d'antécédent judiciaire le stip pour la police le judex gendarmerie puis un jour on s'est dit c'est quand même trop bête on va peut-être fusionner on va mettre un seul un seul un seul fichier bon il faut aujourd'hui on en est toujours à avoir des bases de connaissance séparées il faut aujourd'hui passer à l'échelle pour moderniser tout ça il faut des bases en tout cas interopérables qui dans le respect du secret de l'enquête du droit d'en connaître puisse s'autointerroger et je vous expliquer le modèle espagnol dans une seconde secondes il faut des bases avec un outil de traitement souverain français qui appartiennent à personne d'autre nous nous avons développé notre outil souverain on maîtrise le code on l'a développé nous-même avec nos nos propres ingénieurs qui sont tous gendarmes voilà et utiliser la performance des outils d'aujourd'hui pour ce que j'appelle moi projeter la donnée c'est-àdire quand vous rentrez vous interrogez ça vous projette tout de suite vous lisez vous comprenez hein vous y avez des chemins relationnels vous voyez tout de suite les interconnexions voyez et vous comprenez on a monté ça notamment dans le dossier encrochade qui reste à ce jour certainement la l'opération d'Europole la plus importante encrochade c'était cette solution de téléphonie chiffrée utilisée par des dizaines de milliers de de de de narcotrafiquants parce que c'était essentiellement du du stupéfiant à l'échelle mondial bon quand on a capté la donnée c'est bien beau de capter la donnée c'est c'est c'est même très bien capter la donnée mais il faut la stocker il faut la lire quand vous avez la donnée de d'encrochade c'est illisible c'est des lignes de code vous comprenez rien bon avec l'outil de traitement dont je vous parle tout de suite ça vous projette les choses vous avez les fils de chat de conversation vous avez les photos vous avez les schémas relationnels vous avez les lieux géographiques une carte voyez où ça se passe c'est ça avoir un puit de données adosser un outil de traitement de la donnée de masse et ça en France il faut que absolument on s'en dote pour moi ça devrait être une priorité aujourd'hui les magistrats sont dépourvus ils ont un système Siroco qui qui qui fonctionne un peu au prou enfin pas pas pas pas ce qu'il faudrait voilà nous nous avons un système Orion la police a son système bon globalement au sein du ministèreintérieur il y a un gros projet avec la DGSI qui s'appelle Tdh je pense qu'il faut réfléchir à cela pour voir à mettre en commun des règles d'utilisation permettant à s'interroger mutuellement et j'en finis sur le modèle espagnol par exemple parce que moi je suis allé le voir en fait c'est un modèle très enfin très simple mais construit en ce sens il y a d'autres pays qui sont comme ça en gros vous interrogez votre base de données je dis n'importe quoi ça peut être bien sûr sur une adresse IP si on est en cyber mais une plaque d'immatriculation si on est dans la criminalité classique et ça interroge votre base mais ça interroge aussi la base de la police nationale si c'est la garde civile qui qui qui l'interroge donc tout de suite il a un système de hit no hit avec une obligation de se mettre en en rapport de se donc de se rapprocher c'est c'est c'est c'est c'est consomstantiel au système et et d'échanger et s'il y a un un différent les deux forces sont convoqué à Madrid au sein du ministère de l'Intérieur pour arbitrer voilà très simplement donc au sein d'un étatmajor donc en fait on est vraiment sur une coopération opérationnelle euh que j'appelle moi horizontale dans laquelle les magistrats doivent entrer aujourd'hui parce que aujourd'hui les magistrats globalement sont aveugles or c'est eux qui dirigent la police judiciaire en France donc il faut leur donner les outils de compréhension de ce qui se passe il faut et donc on a la chance nous avec J3 non pas qu'il soit doté d'un tel outil mais voilà d'avoir des règles extrêmement claires presque d'arbitrage entre nous ce qui fait qu'il y a pas de concurrence il y a pas d'animosité ça se passe très bien on l'a dit Denis l' dit sur les rançongiciel ils sont répartis par famille de souche donc si c'est une souche logbit ça sera la gendarmerie voyez tout tout est déjà arbitré mais ça ne va pas assez loin il faut des bases de données puissantes on est en 2025 qui serait tant qu'on s'en dote en France et là il y a une clé vraiment il vraiment une clé encore une fois on peut concentrer dans des juridictions spécialisées on peut concentrer nos moyens dans des structures telles que l'OFAC l'un cyber ce genre de choses s'il y a pas d'outil traitement de la donnée on y arrivera pas merci Marc philpp d'bress oui je vrais rebondir sur ce que vient de dire le général péri tout à l'heure on a eu des journalistes je leur ai posé la la même question autrement et c'est ce que vous venez de dire ce qu'il faut c'est un fichier rapidement accessible à beaucoup de monde avec des clés de d'accès et et et de pouvoir traiter un maximum de données bon on a voté la loi lopmie ici on a mis des moyens d'ailleurs ça surprenait mes collègues qu'on mettent des moyens considérables euh vu de notre côté hein par rapport aux autres secteurs sur les la cyberciminalité euh donc je pense que vous avez des moyens importants vous avez dit et c'est très bien que vous vous dotiez en personnel compétent tant mieux on monte en puissance c'est ce qu'on attendait mais par contre on a l'impression que ça patine fort sur la question du traitement des données et c'est pas de votre faute si ça patine en fait ça patine parce que nous on est confronté à des questions jrides dit à chaque fois avec d'un côté les directives européennes qu'il faut transposer où on lui dit vous pouvez pas faire ça parce que vous pouvez pas faire si parce que vous devez faire attention à la rgpd vous devez faire attention à la protection des libertés publiques et puis on on on on on on aboutit à à un manque d'efficacité dans le traitement des données qui pourrait pourtant vous avez cité l'exemple espagnol l'Espagne est en Europe à ma connaissance bon qui pourrait pourtant faire l'objet de choses intéressantes voir réguler moi je suis allé voir quand j'ai fait ma mission sur la reconnaissance faciale je suis allé voir en Belgique ils ont et pour les fichaises par exemple ils ont une autorité indépendante présidé par un magistrat où toutes les forces de police et de gendarmerie sont sont là et ils décident ensemble de la codification qu'il font et de et de du service qui aura accès à la codification derrière c'est quelque chose qu'on pourrait tout à fait faire de la même manière chez nous puisque on est avec des forces de police et de gendarmerie c'est un fils de commissaire de police qui vous parle particulièrement performante donc euh euh franchement euh pourquoi ça patine comme ça est-ce que est-ce que vous avez l'impression je pense pas que c'est le pouvoir exécutif je connais bien vos vos ministres actuels et anciens le pouvoir exécutif est très volontaire là-dessus mais je pense qu'on a des gros soucis sur les questions juridiques est-ce que on pourrait essayer de travailler un peu plus entre nous c'est-à-dire vous qui êtes des praticiens de la chose et nous qui sommes des parlementaires chargés de faire des lois pour essayer d' avancer plus vite là-dessus je je commence si tu veux bien euh en réalité les problématiques rgpd de conformité vis-à-vis de l'acnil c'est pas du tout frinant toutes les bases de données dont je vous parle et les outils sont déclarés sont conformes à la réglementation française donc avoir de tels outils c'est pas un obstacle juridique là on est sur d'autres approches d'autres problématiques on est sur une organisation finalement de la police judiciaire qui fonctionne sur un modèle peut-être un peu un peu daté si je parle avec mon cœur vous avez cité l'exemple belge il est très intéressant les Belges étaient dans la même situation que nous jusqu'en 2015 en gros les attentats ils ont fait un bon un rattrapage très très impressionnant alors pas simplement dans ce que vous évoquez dans d' domaine la lecture automatisée des plaques d'immatriculation vous rendez compte qu'en France on a à peine 500 véhicules et 70 capteurs fixes là où les Britanniques depuis 1995 ont maillé l'ensemble de leur territoire en lecture automatisée des plaques d'immatriculation dans certains dossiers récents qui ont pu faire euh la une des médias et et qui ont eu des résonances en Belgique ils ont identifier quasiment instantanément les véhicules qu'on recherchait vous voyez bon si je reviens à mes bases de données c'est à mon sens un manque de clairevyance en la en la matière et et véritablement de volonté il n'y a aucun obstacle technique ni juridique à rendre interopérables les choses aucun il a parfois le Conseil constitutionnel ce n'est pas on n'est pas dans Big Brother on est juste dans je parle du principe de proportionnalité oui oui mais c'est c'est pas c'est pas big brer c'est juste des bases de c'est la mémoire criminelle de nos dossiers en réalité qui obéissent à des règles très claires de durée de conservation ce genre de choses mais il faut des puis données avec de la mémoire criminelle et il faut ensuite des outils de traitement permettant les exploiter et ensuite il faut pouvoir les interroger vous l'avez dit les Espagnols sont autant en Europe que nous les Italiens aussi il s'agit pas non plus de mélanger la donnée judiciaire et de la donnée administrative on en est pas là là oui il y aura un problème en France que non pas par exemple les italiens mais moi je vous parle bien de données massives judiciaires de dossiers anciens ou en cours de manière à à connaître l'état l'état de l'art en la matière monsieur le sénateur pour expliquer quand même sur la aujourd'hui d'un point de vue judiciaire soit on a des bases sérielles c'estàd qu'on va déclarer par rapport à une typologie d'infraction voilà donc on va avoir ces bases sérielles soit on va avoir un une base de rapprochement judiciaire mais qui va concerner finalement qu'un dossier et autrement les autres dossiers ne se parlent pas aujourd'hui on est dans une situation où euh on peut avoir plus d'information par Europol si on contribue de la donnée française d'accord qui pourrait nous faire un rapprochement sur des dossiers français alors que les services français ne pourront pas faire le lien parce que les Europol a fonctionne avec le puit de donnée on peut contribuer de la donnée donc on va contribuer de la donnée à Europol Europol va nous faire un hit Noï entre deux services français donc oui ça interroge mais donc on a on a un sujet je pense qu'il y a des il reste encore quelques freins sur sur le côté base de données mais il y a un vrai sujet je pense qu'aujourd'hui où tout est numérisé et tout toutes les traces finalement nous permettent aujourd'hui notamment de pouvoir avancer dans nos investigations c'est un vrai sujet la direction nationale de la police judiciaire vu son rôle qui est le sien aujourd'hui et qui je l'espère demain ser vera confié notamment le chef de fila sur la la criminalité organisée on propose la création d'un d'un fichier beaucoup plus ambitieux justement pour pouvoir collecter l'ensemble de de ces des informations criminales et facilité parce que même la base sérielle aujourd'hui nous on a monté une base sérielle qui s'appelle MISP pour les renongiciel ça a pris 18 mois entre la rédaction et la dibérationil et les autorisation pour pouvoir le faire 18 mois on reste sur des délais qui sont longs mais qui restent encore acceptabl alors on trouve que c'est toujours trop long mais en tout cas on a réussi on a réussi à le faire en place mais les wallettes que j'ai sur les ranongiciel moi ils vont pas pouvoir interroger des dossiers de blanchiment qui sont menés par le SER GDF et à un moment je ferai jamais de croisement c'est qu'on va rester dans un dans un fonctionnement org en fonction de l'infraction qui est concernée et aujourd'hui tout ça ça a explosé le cyberespace a permis finalement une porosité entre les différentes activités criminelles qui conduit finalement au service d'investigation d'avoir besoin de pouvoir croiser leurs échanges dans des thématiques qui qui ne leur sont pas confiés c'est ça je pense le vrai sujet et je cette histoire de depis donné je pense que on peut on peut le porter la possibilité de gérer évidemment les droits d'accès parce que le droit d'en connaître quelque chose de très important la logique du hnoï a fait ses preuves sur l'ensemble de de à l'échelle à l'échelle européenne et notamment à Europol avec des possibilités de de classification de certaines données voilà il y a des choses il y a des parfeux à mettre en place il y a des gardesfous à mettre en place mais je pense qu'il faut qu'on progresse en tout cas sur la gestion de la donnée euh Nathalie tu voulais rajouter quelque chose oui euh votre appréciation sur la la création par la loi euh pour sortir du narcotrafic du parquet criminalité organisée je pense qu'évidemment vous n'y voyez que des avantages enfin je suppose contenu mais surtout vous avez au moins à deux reprises euh mentionné la souveraineté et en terme de souveraineté numérique là je crois que nous avons une légère difficulté parce que tout ce travail évidemment un travail de d'antelier d'antelière euh c'est un travail très précis c'est un travail très précieux mais si c'est pour confier à un cl un Cloud américain ou à Microsoft le traitement de nos donné je vois pas comment on peut s'en sortir donc comment est-ce que vous garantissez cette cette souveraineté du numérique dont dont vous avez mentionné enfin vous avez mentionné simplement souveraineté mais mais comment est-ce qu'il faut assurer cette souveraineté quels sont quelles sont les les marges de progrès que nous pouvons faire de ce point de vuel qui ne dépendra qui ne dépendront évidemment pas de nous ni de cette commission d'enquête mais je pense que c'est important la souveraineté numérique c'est quand même un sujet absolument fondamental aujourd'hui alors madame le rapporteur pour aller dans votre sens aujourd'hui lorsque vous faites un suivi des flux de cryptoactifs vous utilisez quoi comme outil chalisis trmlb qui sont les principaux en tout cas outils qui nous permettent de faire de du traçage sur sur les cryptoactifs c'est-à-dire que euh sauf si vous faites une acquisition en totale souveraineté mais ça coûte beaucoup d'argent euh mais aujourd'hui vous utilisez les l'infrastructure de ces sociétés américaines qui finalement voit un peu vos roquettes donc là par exemple on a un vrai sujet de souvé c'est-à-dire est-ce qu'il est normal qu'une société commerciale sache sur quoi travaillent les services d'investigation à travers mes propos vous comprenez quelle est ma position c'est-à-dire qu'il faut comment on le fait et comme on a réfléchi sur l'exploitation la la mise en place d'outils de de de visualisation de la donnée euh voilà souverain éviter d'aller dans de solliciter des des des solutions commercial euh bah pareil ce serait bien de développer une solution de suivi des cryptoactifs ça déjà ça nous permettrait de gagner en souveraineté c'estàd qu'aujourd'hui dès lors que je je vais requêter sur un Wallet en plus je vais enregistrer je vais enrichir les bases de connaissance des solutions commerciales qui vont pouvoir dire tiens celui-là il est intéressant on va pouvoir et et ça va alimenter finalement on on monente leur business sachez aussi que c'est un coût parce que la souvaineté elle se tient aussi par la par le budget vous avez une licance chaî aujourd'hui c'est plus de 23000 € donc on peut pas la disperser et on peut pas la la mettre à tout le monde d'où l'importance du maillage territorial c'estàd qu'aujourd'hui on propose des solutions de mutualisation des moyens techniques on réfléchit tous ensemble que ce soit au niveau du des des services judiciaires que ce soit au niveau des services de renseignement pour savoir quel comment on peut mutualiser nos capacités techniques pour gagner évidemment en en baisse de coup d'accord et en gagnant en efficacité tout en ayant une logique de souveraineté donc ça aussi c'est des choses c'estàd qu'aujourd'hui avec un mariage territorial à l'OFAC on a aujourd'hui 19 antennes détachement on va en créer 10 je l'espère demain en CSA ça c'est prévu et on doit arriver à 56 infrastructures sur l'ensemble du territoire on le fait pas uniquement en fonction des bassins de criminalité on le fait aussi en fonction des zones blanches parce qu'on considère que bah il y a un temps de délai sur la garde à vue par exemple sur des urgences comment on va pouvoir obtenir des moyens pour déverrouiller un téléphone pour travailler pour extraire la donnée qui qui est contenue dans dans un téléphone qui va finalement être l'alpha et l'oméga de la mise en place de la responsabilité pénale du mise en cause qu'on a en garde à vue parce qu'aujourd'hui avec le chiffrement si vous avez pas ces données forensiques si vous n'avez pas ce travail d'osine qui est fait c'est difficile d'avoir des éléments d'enquête et de pouvoir apporter de pouvoir porter devant devant un magistrat la responsabilité pénale du mise en cause pardonnez-moi est-ce que est-ce que vous croyez qu'en caviard un certain nombre donné vous pourriez nous transmettre une copie d'une d'une licence pour qu'on voit un peu comment elle est elle est rédigée pardon vous n'aurez pas licence la licence finalement est dématérialisée c'est vous allez avoir un accès on a on a juste en fin de compte on passe des marchés publics d'accord où on fait différents lots en matière en matière cyber le le dernier marché cyber a été renouvelé l'année dernière voilà avec différents lots et donc il y a des propositions puis après vous avez d'autres possibilités notamment avec lugap pour pouvoir avoir des d'autres accès si vous le faites mais voilà mais tout ça c'est dans le cadre de de marché public mais en frche après vous avez vous avez les cahier des charges qui sont prévus dans ces ça sers intéressant qu'on puisse avoir le cahier des charges pour voir comment il est il est construit je pense que ça pourra probablement servir utilement notre notre réflexion juste pour compléter ce que mon collègue là pour la souveraineté il y a quand même lueur d'espoir enfin même un très bel espoir avec otdh avec avec le le nouvel outil qui est en train de de de de de développer enfin que sont en train de développer là les les différents ministères puce que c'est un projet interministériel euh avec une une société française qui s'appelle le chaps vision qui est un peu leader en France sur certains marchés loszint ils ont mercure enfin ils ont tout un tas d'outils qu'utiliseent des policiers c'est une société française et donc là on devrait avoir quelque un outil souverain pour remplacer justement les outils auxquels font appel certains services et qui là sont pas du tout souverains oui pouréter pour compléter effectivement via ces outils VI ce qui vient dit très important sur les outils de de traçabilité si on arrive à s'en doter donc à la fois si on arrive à voir des outils de traitement de la donnée de masse et si on arrive à acquérir des solutions souveraines en terme de traçabilité on va moderniser notre notre organisation qui est déjà en cours de modernisation puisque on crée un étatmajor la criminalité organisée hein pour pour mieux fédérer l'ensemble des capacités des force mais voilà il faut l'adosser également sur ces questions d'outils et de souveraineté c'est ça l'enjeu merci beaucoup peut-être moi si vous permettez une toute dernière question que je vous pose vous avez parlé tout à l'heure de l'hybridation entre la criminalité cyber et la criminalité traditionnelle je sais pas comment on peut l'appeler est-ce que vous identifiez des lieux ou des inter des forums peut-être sur lesquels il se se mettent en relation est-ce qu'il y a là aussi des infrastructures contre lesquelles on pourrait lutter alors je pense que on peut tous être être satisfait de l'action des services d'enquê je permets encore de le rappeler en matière de démantellement des solutions de communication chiffré on a fait un bon en avant considérable sur la compréhension du système on faisit des hypothèses on a des certitudes aujourd'hui et je pense je pense c'est quelque chose d'extrêmement important alors si je parle du ucc c'est plus d'un milliard de messages déchiffrés un milliard d'accord qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on comprend sur C sur C ces réseaux de blanchiment d'abord les gens se connaissent vous avez des brokers vous avez des des safares qui vont qui vont servir d'intermédiaire entre des gens qui vont proposer et on l'a vu on a des enquête en cours sur des gens qui servent d'intermédiaire entre des gens qui ont énormément de cryptoactif et des gens qui ont énormément de liquidité et donc on va trouver ce mon là donc ça c'est quelque chose qui apparaisse assez aisément dans les dans à travers le démantellement des solutions donc ça c'est des choses qui nous qui nous sont qui nous sont apparu en terme d'enseignement sur sur le renseignement criminel c'est quelque chose de considérable et puis après vous allez vous allez vous voyez que de toute façon aujourd'hui vous avez de vous avez à travers les actions qui ont été menées par les forces de sécurité on a cité les différentes solutions qui sont tombées au final c'est qu'on a attaqué les infrastructures comme le disait lari on a pas on n pas attaqué les utilisateurs les utilisateurs ça nous a permis d'habiller parce qu'il faut traduire procéduralement c'est ça aussi qui est important il y a le côté technique en la matière c'est essentiel mais n'oublions pas que au fin du fin il faut quand même traduire procéduralement tous les actes techniques parfois extrêmement complexes de manière très lisible pour un magistrat qui n'est pas forcément spécialisé au moment du jugement d'accord au moment de l'appel donc ça c'est les choses extrêmement importantes qu'est-ce qu'on observe sur les outils de communication ça aussi ils ont besoin de communiquer la criminalité organisée est mondialisée d'accord donc ils ont besoin de communiquer donc comment ça se passe aujourd'hui ils font pas la même erreur ils vont pas utiliser tous la même solution hier on a on a pu intercepter et et déchiffrer plus d'un milliard de messages je crains que cela n'arrive plus qu'est-ce qu'ils ont fait ils ont fait un éparpillement ils utilisent des solutions à droite à gauche ils utilisent des solutions grand publicqu mais ils vont les diversifier pour rendre difficile la l'action des des services des service d'enquête ils vont utiliser du PER tout pire directement entre deux téléphones sans passer par des serveurs centralisés qui ne pourront pas être attaqués par pris en compte par les par les services d'enquête qu qu'est-ce qu'ils vont faire aussi bah ils vont utiliser l'intelligence artificielle ils vont ils vont détourner une envoie d'image derrière va se cacher un message sur lequel on n'arrivera pas à le voir d'accord donc ça aussi c'est des choses qui sont qui sont de plus en plus utilisé sur lequel ils vont pouvoir échanger des méthodes de de fonctionnement la dernière opération que nous avons faite sur le démantèlement c'est la solution Matrix est sorti dans la presse donc tu peux en parler assez librement on n'est pas du tout sur le même format on n'est pas sur le même volume on n pas le même volume de messages déchiffrés on n'a pas le même nombre d'utilisateurs à travers le mondeucc c'était à peu près 164 000 utilisateurs à travers le monde d'accord matrix on est à peu près à 8000 utilisateurs vous voyez qu'il y a un éparpillement des solutions mais la particularité c'est que les groupes criminel ont construit de A à Z cette solution c'est une solution qui a été créée par les groupes criminels ils ont recruté de la compétence pour pouvoir et pour pouvoir permettre leurs activités criminelles et c'est à travers ces solutions là aussi qu' vont pouvoir échanger leurs méthodes qui vont pouvoir échanger leurs conseils et pour gagner en efficacité dans la conduite de leurs activités criminelles un petit complément euh effectivement lorsque on fait encrochat ou skycc on découvre les conversations en clair on voit qu'il se parle et et on voit pour la première fois en France ce qui se passe derrière dans les coulisses en fait de la criminalité qui vient confirmer un certain nombre de choses comme ça a été dit et euh nous avons porté un grand coup avec ces deux opérations encochat esycc qui en effet maintenant amène les organisations criminelles mondiales à utiliser des solutions beaucoup plus réduites beaucoup plus fait main je dirais et donc ça veut dire qu'on a porté un coup on sait qu'il va y avoir un report comme vient de le dire Nicolas Guidou sur d'autres chos le di et ce que je veux vous dire en fait c'est que il y a deux choses qu'il faut faire absolument il faut comprendre ce qui se passe en Crochat nous a permis de comprendre ce que nous savions en réalité voilà donc comprendre les phénomènes crimin la cybercriminalité donc ça c'est pas très très dur en définitive ça nous permet de faire un pas de côté de contextualiser mais aujourd'hui nous faut détecter en amont et de manière la manière la plus précoce possible les les reports sur d'autres phénomènes ça c'est beaucoup plus difficile d'où l'importance qu'on partage tous sur le renseignement criminel quel qu'il soit cyber ou pas c'est vraiment la clé qui va nous permettre optimiser les choses faut investir là-dedans j'en reviens toujours à mon à mon à ma marotte ça passe par des outils de traitement ça passe par du contact humain du contact physique une vraie stratégie en la matière et c'est la voie sur laquelle on est en train tous de s'engager mais c'est comme ça qu'on va vraiment progresser que ce soit en cyber ou dans le monde physique réel merci beaucoup à tous les trois on va vous vous libérer merci pour ces toutes ces ces informations qui nous seront profitables merci beaucoup