Le meilleur de Face à Canteloup - 01/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, c'est Jean-Jacques Bourdin.
Merci de m'inviter, chère Apolline. Ça me fait quelque chose de se revenir dans ce studio historique d'RMC. Et oui, c'est ici que j'ai fait tomber, souvenez-vous, Jérôme Cahuzac. C'est ici que j'ai humilié tant de milices en leur demandant le prix d'un ticket de métro ou d'une baguette en les pligeant. Bon, écoutez, j'ai un service, une faveur plus exactement à vous demander, chère Apolline.
À moi ? Écoutez, allez-y, Jean-Jacques.
Est-ce que vous m'autorisez à reprendre une dernière fois un auditeur en ligne comme à la grande époque ? Écoutez, allez-y. Oui, merci. Merci, mais écoutez, c'est parti. C'est parti. Attention, on me fait passer une fiche. Alors, il s'agirait de René. Oui, c'est René. Bonjour René. René, vous êtes chauffeur de taxi à Paris. Il me semble que je vous ai déjà eu. Bonjour René. Oh putain, j'ai Jacques. Oh, j'y crois pas. Ah, tu m'as manqué. Franchement, j'ai Jacques. Là, ça me fait quelque chose et j'ai... Ah, j'ai des larmes aux yeux, là. J'ai Jacques. Mais moi aussi, mon cher René. Ça fait plaisir. Vous écoutez toujours RMC, René. RMC ? Eh bien, écoute, franchement, ça te doit, quelque part...
Franchement, je te parle franchement, c'est quand même plus pareil. Ça manque quand même de testostérone. Ils ont mis que des bonnes femmes à l'antenne. Apolline Malherbe, Estelle Denis, Jérôme Roten.
René, alors, Jérôme Roten, ce n'est pas une femme, René. Ouais, ouais, ouais. En fait, il faut le dire, oui. Ça se voit que tu ne l'as pas vu jouer quand tu es au PSG. Mais en fait, je te dis, franchement, franchement, moi, j'écoute régulièrement et j'aime bien quand même cette radio parce qu'il y en a pour tout le monde. Tu vois, il y a RMC, t'as les grandes gueules sur RMC et les petites bites sur France Inter.
Merci, René.
Le séisme politique de ces derniers jours avec le principal intéressé. Bonjour Nicolas Sarkozy.
Bonjour, ma Malherbe. Merci de m'accueillir sur RMC, Radio Macellule. Vous avez raison de vouloir parler de ce séisme politique. Car oui, vous le sachez tout aujourd'hui, tous aujourd'hui, c'est un séisme. Mon fils Louis a décidé de se lancer en politique. Et il sera donc, et c'est vraiment un séisme dans le langage de nos politiques. Il sera candidat au municipal allemand.
Non, mais je vais parler d'un autre séisme.
Oui, mais écoutez, moi, je vous parle de celui-là, le séisme. Moi, je parle du séisme que je veux. Je parle de quoi que je veux. J'ai envie de parler de Louis. Mon fils, ma bataille. C'est quand même incroyable. Je vais vous dire une chose, au plus profond de moi-même. Le mentonien que je suis, enfin, le mentoniste que je suis est tellement fier qu'il se présente dans notre ville de cœur.
Ah oui, mais enfin, votre ville de cœur, c'est Menton, c'est épanoui ?
Non, c'est Menton, ma ville de cœur. C'est tellement ma ville de cœur que j'en ai fait mon leitmotiv. Qu'est-ce qu'on dit au juge sur Kadhafi ? Menton. Qu'est-ce qu'on dit aux Français sur les banlieues ? Menton. Menton, ça a été mon mot d'ordre toute ma vie. Olivier Faure le sait. Je vois qu'il a le sourire taquin.
Il a le sourire, je le dis. Merci Nicolas Sarkozy, en tout cas, pour ses précisions. Après la condamnation de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen n'a pas été tendre avec la justice. Madame Le Pen, bonjour.
Madame. Madame, honte à la justice qui a condamné Nicolas Sarkozy. Cet honnête homme. Ce grand dirigeant. Cette légende vivante. J'ai savonné. Ces jambes vivantes, pardonnez-moi. Ça fait beaucoup de jeu.
Ce modèle de vertu, disons-le. Mais Madame Le Pen, on vous a connu quand même moins fan de Nicolas Sarkozy. C'était même votre principal opposant. Vous lui souhaitiez la prison. Oui, mais écoutez, j'ai changé d'avis. Ah oui. D'accord.
J'ai changé d'avis. Maintenant, je l'aime bien. Car entre-temps, il se trouve que moi aussi, peut-être l'avez-vous remarqué, j'ai été victime de cette justice politique honteuse qui décide de condamner les dirigeants sous prétexte qui seraient malhonnêtes. C'est quand même la moindre des choses. Madame Malherbe, posons les choses. Que l'on condamne les gens qui ont volé des millions d'euros. Pourquoi pas s'ils sont arabes. Je l'ai dit vite, je l'ai dit vite. Ça, je n'ai pas entendu. Mais des hommes et des politiques, des hommes et des femmes politiques français, non. Nous, c'est normal que nous détournions de l'argent, Madame Malherbe.
Il faut bien qu'on paye nos salariés, nos locaux, nos meetings, nos campagnes présidentielles. Avec quoi on va les payer ? Puisque vous sachez, nous ne travaillons pas, on ne bosse pas, on n'est pas productifs. On ne rapporte rien, nous, les hommes et les femmes politiques. Forcément, il faut bien qu'on ramasse des femmes de valeur, de l'argent quelque part. Je ne sais pas, moi, en Libye, au Parlement européen, comme Jordan, voilà.
Là, on peut. Merci, Madame Le Pen. Le PS a-t-il ses chances en 2027 ? Bonjour, Raphaël Glucksmann. Beaucoup vous reprochent en tant que futur candidat. Un manque de connaissances de la France profonde. Monsieur Béliard, moi, je veux parler à tous les Français d'où qu'ils viennent, qu'ils soient du 11e arrondissement ou du 12e arrondissement. Mon message s'adresse à tous sans distinctions d'arrondissement. Moi, je parlais des Français en dehors de Paris. Vous savez qu'il y a une vie en dehors de la capitale. Oui, alors, j'ai entendu vaguement parler de cette théorie. C'est pour ça qu'avec Place Publique et toute notre équipe, nous comptons faire une grande tournée dans le nord.
Ah, vous allez visiter l'île, alors ? Non, dans le nord de Paris. Vous savez qu'il y a certains endroits où il faut faire plus de 200 mètres, Monsieur Béliard, 200 mètres pour trouver un Vélib. Il y a des quartiers entiers sans un restaurant végétarien. Certains établissements servent encore du gluten. Non, mais on le dit à Place Publique, c'est scandaleux. Merci, Monsieur Glucksmack.