La difficile campagne d'Anne Hidalgo - reportage #cdanslair 05.11.2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse partielle
Faudra-t-il rattraper un retard au démarrage ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Une candidate tout sourire, mais au diagnostic qui interpelle.
- 2:56OuverteRéponse directe
Vous y croyez ou vous êtes un peu réservé ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Les échanges s'engagent sur le trop faible pouvoir d'achat.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:19InvitéFait
« Depuis 2017, notre parti a été vraiment, vraiment en situation, voilà, quasiment de mort cérébrale. »
- 3:53InvitéFait
« Franchement, on a supprimé l'impôt sur les grandes fortunes, et en même temps, ils supprimaient 5 euros sur les APL. »
- 4:02InvitéFait
« Mais si, 5 euros, à la fin du mois, 5 euros, c'est énorme. »
- 4:05InvitéPromesse
« Moi, je vais porter ce projet de justice. »
Temps de parole
- Présentateur37 %
- Invité32 %
- Invité 212 %
- Invité 38 %
- Invité 46 %
- Invité 55 %
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Votre attention s'il vous plaît, la candidate socialiste entre en gare. Dijon ce jour-là, la Drôme, le Pas-de-Calais, la Haute-Vienne dans la foulée. Anne Hidalgo en pleine cure de déplacement en ce moment.
En fait ça va être comme ça pendant six mois, donc c'est plus qu'une cure, c'est un vrai plaisir d'aller sur le terrain.
Un terrain qu'elle arpente sans relâche depuis deux semaines. Faudra-t-il rattraper un retard au démarrage ?
Une campagne, vous savez, une campagne présidentielle c'est six mois, et en fait elle va vraiment démarrer en janvier, donc je pense qu'on est vraiment plus que dans les temps.
Un peu plus tôt dans la matinée, ces jeunes militants préparent sa venue dans leurs locaux. Bienvenue à la permanence de Côte d'Or à Dijon. Quelques affiches au mur fraîchement sorties de leur propre imprimante.
Parce que le matériel est en acheminement, il y a quelques retards, c'est imprimé maison. Et les tracts vous en avez reçus ? Les tracts, on a pensé que tout va arriver bientôt, mais après on a nos tracts locaux, qu'on tracte chez nos jeunes, on retrace un peu le bilan négatif d'Emmanuel Macron sur le volet de la jeunesse.
Et puis voilà. Mais tout ce qui est aux couleurs d'Anne Hidalgo, c'est encore en... Voilà, ça arrivera bientôt. Et ils vont en avoir besoin de matériel de campagne pour renverser les pronostics. En tout cas, ils y croient. Comme au régional, où ils ont fait réélire la présidente PS de la région, Marie-Guyte Dufay.
Moi, je me rappelle qu'on avait tracté et milité pour Marie-Guyte. Un journaliste de France 3 vient me voir et me dit, mais vous êtes courageux, vous n'êtes pas désespéré. Vous êtes, entre guillemets, troisième, quatrième dans les sondages. Entre guillemets, tout était déjà perdu, quoi. Et pour les régionales. Et à ce moment-là, je dis, bah non, pour moi, en tant que militant, surtout, on va jusqu'au bout. Et en l'occurrence, on a gagné la région.
Une chose est sûre, pour y arriver, la candidate a besoin d'eux. Alors elle vient leur parler, à ses militants, les écouter aussi. Bonjour à toutes et à tous.
Bienvenue dans cette fédération et dans cette section. On compte sur toi pour faire en sorte que, dans ce parti, les militants puissent participer à la rédaction de ton projet présidentiel. Ce qui n'a malheureusement pas été fait ces dernières années. Et donc, voilà, vive le socialisme, vive les socialistes. Et Anne Hidalgo, présidente.
Une candidate tout sourire, mais au diagnostic qui interpelle.
Je suis d'accord avec vous. Depuis 2017, notre parti a été vraiment, vraiment en situation, voilà, quasiment de mort cérébrale. Et je me suis dit, il faut qu'on essaye de voir si ça se réveille. Donc, les amis, on ne rase pas les murs, on ne passe pas les plats. Et on y va à fond. Et je suis sûre qu'on va être entendus dans le pays. Merci à vous.
Alors de la mort cérébrale à l'avenir en rose, c'est ce que tous espèrent ici. Mais l'optimisme reste mesuré.
C'est pas gagné. Il ne faut pas se voler la face. Il y a tellement de candidats dans la ville. Vous y croyez ou vous êtes un peu réservé ? Moi, je veux être optimiste, mais j'ai quand même quelques craintes.
Pour les lever, ces craintes, ce sont maintenant les électeurs qu'il faut convaincre. Fin d'après-midi, direction Chenove, commune au quartier populaire au sud de Dijon. Une permanence associative et une candidate qui tente de se défaire de l'image d'élu hors sol, parisienne.
J'ai grandi dans un quartier qui ressemble à Chenove, puisque j'ai grandi à Lyon, dans un quartier qui s'appelle La Duchère. Et je viens d'un milieu moi-même très populaire, de l'immigration.
Les échanges s'engagent sur le trop faible pouvoir d'achat.
Le peu de salaire qu'on a, 1000 euros par mois, qu'on ne peut pas vivre. Vous travaillez dans quoi, madame ? Là, je suis en arrêt de travail pour l'instant. Notre-moi, je travaille dans le ménage. Dans le ménage, oui. Ça fait 26 ans. Si le travail paye mieux, et il peut mieux payer, il n'y a aucune raison qu'il y ait ces écarts de salaire. Franchement, on a supprimé l'impôt sur les grandes fortunes, et en même temps, ils supprimaient 5 euros sur les APL, en disant, mais 5 euros, c'est rien. Mais si, 5 euros, à la fin du mois, 5 euros, c'est énorme. Moi, je vais porter ce projet de justice. On compte sur vous que je serai là.
Une promesse qu'Anne Hidalgo va continuer de porter sur les marchés ce week-end. Elle sera demain en Corrèze, avec un certain François Hollande.