Antoine Valentin (UDR/RN) est-il favorable à la démocratie directe ? Législative partielle (74)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à tous. Merci à Antoine d'être d'avoir répondu présent à notre sollicitation donc dans un premier temps par téléphone et ensuite par échange de mail. Donc merciation.
Merci. Euh je vais reposer le cadre. Donc nous sommes dans au niveau des élections législatives partielles sur la Haute Savoie.
Le premier tour est terminé. Monsieur Valentin a été a fait un joli score euh sur cette première partie et dans le cadre du second tour donc ma solution démocratique et par mon mon intermédiaire a proposé à monsieur Valentin de venir. Donc je un petit rappel dans le premier tour ma candidature a a obtenu 8 % de de votant hein.
C'est ce qui est ce qui est très bien. Là-dessus, on s'aperçoit qu'il y a un nouvel électorat et dans cet électorat de probablement de nouvelles exigences. Euh alors, par souci d'imparcalité, nous tout recevons et on recevra à la suite monsieur Christophe Fourni et toujours dans un souci d'impartialité comme j'étais candidat, ça ça va être Nelli qui va poser les questions comme ça ça me je suis pas jugé parti et puis le cette entrevue est jugée enfin sera vu en toute impartialité.
Merci. Alors donc merci encore une fois d'avoir accepté cette entrevue. Nous c'est la première fois qu'on se rend compte.
Donc l'idée c'était de vous interroger sur la préoccupation principale de solutions démocratiques et donc certainement d'une partie de cet électorat de 7,75 % sur la circonscription. Donc c'est la démocratie directe, donc un système représentatif dans lequel aussi les citoyens peuvent à tout moment au cours des mandats représentatif bah décider sur les sujets qui leur semblent importants sans restriction de sujet. Donc on a la Suisse, on a quelques dizaines de kilomètres de là qui fonctionnent comme ça.
On a d'autres états dans le monde et donc on a plus précisément trois trois trois questions précises à vous à vous poser. Donc la première c'est concernant rendre le référendum obligatoire sur la constitution. C'est-à-dire qu'aujourd'hui euh les représentants nationaux peuvent décider de modifier la Constitution sans lancer de référendum et il y a des États, l'Irlande, le Danemark, l'Australie, la plupart des États américains qui proposent que ce soit la population seulement qui rend le référendum obligatoire.
Est-ce que vous vous avez un positionnement personnel déjà par rapport à ça ? Oui. Et et peut-être juste avant de répondre très clairement à cette question, je crois que il y a un double fait intéressant dans cette élection.
Évidemment le score qui est qui est haut mais il y a aussi l'abstention qui doit nous appeler à à nous questionner sur l'intérêt que peuvent porter les Français sur le fait électoral tel qu'il fonctionne. Et puis pour avoir fait une campagne de terrain et rencontré beaucoup de monde, il y a pas une journée où j'ai pas rencontré des gens dégoûtés par la politique. Donc qui il y a un enjeu qui est global, on pourra on va discuter de la méthode, mais il y a un enjeu qui est global qui est celui de de pouvoir recréer du lien entre les décideurs publics et les citoyens et peut-être transformer les citoyens en décideurs publics.
Euh c'est votre enjeu. Euh pour répondre à votre question, oui, j'y suis très favorable. Je je trouve qu'on a pu dans l'histoire récente faire des modifications constitutionnelles qui était plus de l'ordre de l'affichage politique que de l'intérêt général et que la constitution devient un outil de gouvernance qui est parfois quelque peu dévoyé de son rôle initial et que ce texte qui est le fondement de notre droit et de notre démocratie doit être protégé au-delà là de la protection qui a sur le Conseil constitutionnel qui à mes yeux est parfois partisane doit être protégé par les citoyens et j'y suis donc extrêmement favorable et j'irais même à dire que les politiques en tout cas dans la les dernières réformes ont fait plus de l'affichage qu'autre chose et et et se concentre sur sur des choses qui ne changent pas la vie de nos administrés ne sont pas efficaces et perdent de l'énergie Merci.
Et du coup concrètement, est-ce que les électeurs de la 3e circonscription pourraient s'attendre du coup vous y êtes favorable à ce que vous déposiez une proposition de loi ou un abendement à ce sujet-là si vous êtes élu député ? Oui oui, je je n'y verrai évidemment aucun inconvénient et moi je suis plutôt quelqu'un de libéral dans mon équipe municipale. J'ai des gens qui sont très à gauche et moi je suis considéré comme plutôt à droite.
On arrive à traver ensemble. J'aurais à titre personnel demain pas de difficulté à signer une proposition de loi et maintenant d'un autre groupe parlementaire qui qui proposerait ce ce genre d'évolution et aucun problème à en être à en être l'auteur moi-même. OK, merci.
Très bien. Deuxème point, donc admettons que nous ayons le référendum obligatoire sur la constitution et même d'ailleurs si nous ne l'avons pas, l'autre possibilité aussi c'est de laisser les citoyens être à l'initiative d'une proposition de loi constitutionnelle et donc de décider de n'importe quelle modification de la constitution. Là encore, il y a d'autres États qui ont ce droit politique, la Suisse une nouvelle fois, l'Uruguayé et quelques autres.
Aujourd'hui, dans les groupes qui soutiennent votre candidature, c'est pas quelque chose sur lesquels il semble favorable quand on échange nous avec ces parlementaire de ces groupes là. Et en tout cas, ça a jamais fait l'objet du dépôt d'une proposition de loi, sauf au niveau de l'UMP il y a déjà en 2011, mais depuis c'est il s'est rien passé. Quelle est vous encore une fois vos positions personnelles là-dessus ?
Je suis donc le candidat de l'UDER qui est une émanation de de l'UMP qui est devenu le LR et qui a donc une alliance avec le Rassemblement national. Moi, je n'y vois pas d'inconvénient. Je pense que dans la position qui est celle de nos groupes aujourd'hui, il y a celle de dire que en réalité, on fait très peu de référendum déjà aujourd'hui en France et qu'il faut renouer à court terme avec le référendum et respecter les résultats.
On se rappelle du référendum euh européen il y a quelques années qui avait été ensuite bafoué par le traité de Lisbonne. Donc il faut il y a peut-être une première étape et un pas à faire mais dans un cadre qui nous assurerait du sérieux de ces référendum permettre infiner aux citoyens de le provoquer ne me pose pas de problème, je suis plutôt libéral. Il faut faire attention de ne pas engluer le jeu électoral par des référendums perpétuels, mais organiser un cadre qui nous permet de juger du sérieux du référendum comme on peut le faire d'ailleurs aux élections présidentielles mais en prenant un autre. euh un autre système euh qui puisse permettre de le faire sans outils trop partisan, sans machine de guerre euh euh politique pour pouvoir arriver au seuil qui permettent de déposer peut me sembler intéressant.
Il faut discuter du cadre et et du motif pour que ce soit sérieux, mais je n'y vois pas d'inconvénient. Parfait. Et justement 3è et dernière question, ça rejoint un petit peu ça pour pouvoir justement discuter du cadre.
Il faut aussi que ces sujets-là, ils soient au centre des préoccupations des parlementaires, pas qu'en période électorale, mais aussi tout au long du mandat. Donc nous, on a rencontré des parlementaires, essentiellement des députés d'à peu près tous les groupes politiques, y compris du Rassemblement national notamment, euh des républicains et cetera. Euh on aimerait euh que vous vous engagiez, si vous êtes d'accord, vous allez nous dire à si vous êtes élu député avant la fin du mois de mai 2026, que vous soyez à l'initiative dans l'organisation à l'Assemblée nationale d'une conférence parlementaire avec donc les experts, les chercheurs en sciences politiques spécialistes du sujet qui sont Raoul Manon, professeur de sciences politiques à l'université catholique de Lille et Clara Eg à l'université de Rotterdam. euh donc de les inviter à donner une conférence sur les avantages de la démocratie directe euh comme ils l'ont déjà fait d'autres groupes politiques.
Ça a jamais été le cas encore de de l'UDR mais justement ce serait peut-être l'occasion. Et écoutez, je je veux bien organiser, je ne suis pas garantues. Vous savez que député ne peut pas rendre obligatoire ce genre de conférence, mais je crois que le travail politique se nourrit de rencontrre et d'échange avec évidemment les citoyens, avec les corps constitués et aussi avec les chercheurs et notamment les chercheurs en sciences politiques.
Donc sur le principe, je n'y vois aucun inconvénient de là assurer la présence de collègues. Faut-il déjà que je sois élu ? Évidemment, je je ne me mouillirai pas aujourd'hui, mais étant plutôt un homme de dialogue, c'est plutôt une réponse de principe favorable.
Parfait.
Antoine Valentin