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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 7 mai 2026 69 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprises

Le Grand Dossier du jeudi 7 mai 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 38 %Défensif 37 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'envoyer maintenant ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que l'Iran est au courant du déploiement ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Les bases américaines sont-elles vulnérables ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quel message est envoyé à Trump ?

  • 19:00OuverteRéponse partielle

    La France doit-elle aller plus loin ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Les pays du Golfe sont-ils en train de claquer la porte à Donald Trump ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Chiffre
    « L'Iran a frappé au moins 228 actifs américains dans 15 bases du Moyen-Orient. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenues sur LCI avec aujourd'hui cette question, cet enjeu guerre en Iran. Trump lâché par ses alliés.

Enfin, pour commencer, on va vous montrer tous les [musique] secrets du porte-avion Charles de Gaulle. La découverte par exemple du Hokai, c'est l'avion radar qui lui permet de reconnaître les territoires alentours. Découvertes de ces armes qui n'existent que sur cette forteresse flottante.

Elle est arrivée non loin du D3 d'Ormouse. Pour certains, tout ça n'est que gesticulation. [musique] Nous aurons le débat et l'ambassadeur de France chargé des enjeux maritimes, Olivier PR d' Darvor sera avec nous.

Autre question. Les bases américaines sont-elles à la mercie de l'Iran ? Les États-Unis ont-ils sous-évalué les dégâts infligés par Teran à ses intérêts dans la région ?

On l'apprend [musique] erant à frapper au moins 228 actifs américains dans 15 bases du Moyen-Orient, bien plus que tout ce que l'on savait. [musique] Et vous verrez dans cette émission des images générées par une entreprise d'intelligence artificielle spécialisée. Et voici exactement comment l'Iran attaque [musique] un destroyer de l'US Navy et comment la Navy la neutralise.

Vous en verrez un tout petit peu plus dans quelques instants. Et [musique] est-ce parce qu'il n'arrive pas à défendre la région que Trump a lâché son projet d'escorte de navire dans le D3 ? Et bien l'explication est peut-être plus lourde de [musique] conséquence que ça.

L'Arabie Saoudite lui aurait mis des bâtons dans les roues mis devant le fait accompli le pays a empêché les États-Unis d'utiliser ses bases et son espace aérien. Alors Trump est-il lâché par ses alliés ? Le [musique] Cette en a fait autant et plus surprenant.

Vous verrez pourquoi son principal allié dans ce dossier s'appelle peut-être Sjin Ping. Vous verrez également nos équipes sur le terrain qui sont toujours mobilisées. Nous serons bien sûr aux États-Unis, nous serons en Iran. guerre en Iran.

Trump lâcher pas ses alliés, il donne le change [musique] le président américain. Écoutez, nous sommes pris dans [musique] j'appelle ça une escarmouche parce que c'est ce que c'est. C'est une escarmouche.

On s'en sort incroyablement bien comme au Venéuela où tout a été [musique] bouclé en une journée. Je dirais qu'on s'en sort à peu près aussi bien. C'est même mieux, mais on s'en sort bien en Iran. [musique] Tout se passe très bien et on verra bien ce qui va se passer.

Ils veulent conclure un accord, ils veulent négocier. Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis donc ravi d'accueillir sur ce plateau Olivier Poivre d'Arvor. Merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes ambassadeur de France chargé des enjeux maritimes et des pôles. Vous êtes co-auteur avec Marina Lévi de quand l'océan s'éveillera aux éditions stock et il est là votre votre [musique] livre. Merci d'avoir accepté l'invitation.

Samanthane, je suis bien sûr ravie de vous retrouver. Soyez la bienvenu. Vous êtes chercheuse à la Royal Institute of International Affairs.

Merci beaucoup Guillaume Rocket également d'être à nos côtés. Vous êtes directeur de la rédaction de Figaro Magazine. Général François Chauvancy.

Soyez bienvenu bien évidemment également. Vous êtes consultant géopolitique LCI. Xavier de Jacomonie.

Ravi comme à chaque fois d'être avec vous. Bien sûr, vous êtes éditorialiste international LCI et dans quelques instants, nous serons également [raclement de gorge] rejoints par Jean-François Colossimo. Alors, pour commencer, je le promettais, ces armes qui n'existent que sur le Charles de Gaulle, plongé dans les secrets du Charles de Gaulle, c'est le seul porte-avion à propulsion nucléaire en dehors de la flotte américaine.

Il est actuellement et on vous le disait des hier, déployé non loin du D3 d'Ormouse. Il va bien se diriger vers la mer d'Arabie he juste en dessous du D3. à son bord.

Petit exemple, le seul avion de guête aérien avancé embarqué au monde. Mais je n'en dis pas plus puisque c'est Xavier de Jaccomoni qui va tout vous expliquer, qui va vous plonger dans ses secrets. Xavier de Jaccomoni, capitaine Jaccomie.

Voyons d'abord les appareils qui se trouvent sur le porte-avion en commençant par cet avion radar dont j'ai commencé à parler. C'est pas celui dont on parle le plus souvent et pourtant on le voit là lors du passage du canal de Suèze, c'est cet appareil là. Vous voyez, il a les ailes repliées et il a cette espèce de rond au-dessus de sa carlingue.

En fait, c'est un énorme radar. L'okérien, c'est un avion radar en fait qui permet de voir tout ce qu'il y a autour du porte-avion et bien plus loin que les radars du bateau lui-même puisqueévidemment il est bien plus haut dans le ciel. C'est un équipement qui va permettre à la marine française de mener ses opérations en toute indépendance.

Le hockey, il faut le dire, sert aussi de tour de contrôle volant pour les rafales qui sont à bord du Charles de Gaulle et de centre de commandement aérien. C'est un avion extrêmement important. Ce sont en fait les yeux et le cerveau du Charles de Gaulle.

Lorsqu'il décolle, le bâtiment peut voir tout ce qu'il y a aux alentours et à ce moment-là envoyer ses rafales pour des missions dans la profondeur. Alors Xavier, il a ce que l'on trouve sur le Charles de Gaulle, mais il y a ce que l'on trouve tout autour du Charles de Gaulle. Alors sur le Charles de Gaulle, on trouve aussi évidemment les rafales version marine avec un train avant renforcé pour les appges qui sont toujours très dur.

He, c'est pas comme sur une piste habituelle, c'est extrêmement court. Là, on voit un décollage. Un décollage qui se fait avec une catapulte.

Ce qui signifie par exemple à Mélie, ça c'est extrêmement important que la France est le seul pays au monde avec les États-Unis et maintenant la Chine mais qui vient juste de rejoindre ce club très fermé a opéré ce qu'on appelle des portesavion au sens strict du terme et non pas des portes aéronefes comme ont par exemple les Britanniques ou alors les Italiens. Les portes aéronefes n'ont par exemple pas de catapulte et les portes aéronef souvent le pont qui remonte comme ça pour permettre à l'avion de décoller sans la catapulte. Alors, on parlait de tout ce qu'il y a autour.

Voilà, là on voit c'est assez impressionnant le Charles de Gaulle lui-même, les frégates avec des missiles antiaériens et des torpilles qui assurent sa protection. Et puis là encore, peut-être le plus important, même si on en parle là aussi euh rarement, le ravitailleur qui permet de ravitailler le Charles de Gaulle. Le Charles de Gaulle est nucléaire, donc en théorie, il a besoin de rien mais il a besoin de vivre pour l'équipage, il a besoin de munition pour les rafales, il a besoin de kérosène.

Donc fréquemment, ce bâtiment ravitaille le Charles de Gaulle et c'est ça qui lui permet de rester de long mois à la mer. Donc le Charles de Gaul actuellement a donc passé le canal de Suèze, il a franchi la mai rouge et il est positionné. Il va se diluer en fait un peu comme un sous-marin, on va parler de sous-marin d'ailleurs.

Il va se diluer voilà par ici, pas trop près du Yémen parce que là il y a des risques avec les outils. Il va se diluer dans la mer d'Arabie, pas très loin non plus du D3 d'Ormous où il pourrait opérer d'ici quelques temps. Pour la fin, dernière épisode extrêmement important, c'est un sous-marin euh nucléaire d'attaque, un SNA, pas un SNLE, lanceur d'engin pour les engins, les bombes nucléaires, sous-marin nucléaire d'attaque qui accompagne en permanence le Charles de Gaulle pour assurer sa protection.

Mais lui, par définition, Amélie, on ne le voit jamais. Merci beaucoup Xavier de Jacomoni. Merci beaucoup.

Alors pourquoi l'envoyer maintenant ? Pourquoi l'envoyer maintenant ? J'écouté Jean Noël Barot, notre ministre des affaires étrangères qui dit "Il faut agir mais dès que le calme est revenu," il dit il a franchi le D3 pour se déployer quand le calme sera revenu au bénéfice de la France et du monde.

Enfin, nous ce qu'on comprend c'est que le calme est loin d'être revenu. Alors pourquoi maintenant ? L'arrivée du Charles Leg dans la dans cette zone, c'est l'histoire d'une négociation qui a commencé, qui a permis de créer une coalition.

Vous vous rappelez que il y a eu cette réunion mi-avril à Paris. Président, la République a souhaité réunir, je crois 51 pays qui étaient autour de la table, notamment avec les Britanniques, les premiers ministres britanniques italiens et et allemands qui étaient présent à Paris. Puis après une réunion à Londres et qui a permis d'avancer sur cette possibilité d'intervenir et de pouvoir sécuriser le passage dans des trois d'Ormous dès lors que les opérations militaires des belligérants qui ne nous concernent pas, nous ne sommes pas dans la guerre, se cesseront cesseront.

Donc dans le fond, c'est la suite d'un processus et aujourd'hui le Charles De Gaul est prépositionné, il n'est pas dans la zone de conflit et nous restons comme l'a dit le ministre d'affaires étrangère ce matin, vous l'avez cité à distance des billigérants. Nous sommes prêts et j'imagine que le Charles de Gaul sera l'espace central d'une d'une force de de sécurisation dès lors que non pas forcément toutes les négociations seront terminées parce qu'elles vont durer très longtemps les négociations y est compris sur le nucléaire mais dès lors que un minimum de de raison sera revenu en mer. Mais je vais quand même insister sur ce point que beaucoup ont en tête.

Est-ce que Infiné il est-ce qu'on peut totalement écarter la possibilité d'une intervention de la France dans le troit d'Ormouse ? Est-ce qu'on peut totalement écarter une intervention militaire française dans le trit ? Euh je toutes les tout tout a été dit et répété 1000 fois par le président de la République.

Il s'agit pas d'une intervention militaire. Nous sommes ici là pour permettre la sécurisation du passage des bateaux des navires point à la ligne. Nous n'entrerons pas dans le conflit.

Et donc le Charles de Gaul est là et il est prêt. Je vous rappelle qu'il était dans article au mois de mars, il a fait du chemin. Euh il s'est rapproché de la de la zone de conflit non pas pour rentrer dans le conflit mais pour permettre de mener cette opération qui est portée par 50 pays.

C'est pas négligeable. Après il y a trois bell gérant qui à ce stade c'est que symbolique en fait. Non c'est pas symbolique.

Quand je vais au bout de la provocation dans la question mais vous savez très bien certains vont se dire bon vous le savez il y a des même des responsables politiques qui disent OK donc c'est que de la gesticulation. Oui. Bah, écoutez, le jour où ils seront euh en responsabilité, ils diront "Bah ça".

Mais quand vous êtz le groupe aéronval français qui est quand même un des grands groupes aéronau au monde et qui arrive là si près d'une zone de conflit, ça veut dire que nous espérons, nous souhaitons, hein, même si nous sommes pas acteurs de la négociation, euh que les conditions permettent de sécuriser pacifiquement le passage de ces bateaux. Je rappelle quand même euh et c'est pas lié directement mais que il y a encore hier avant avanth soir un bateau euh de CMA CGM quatre blessés dont je crois euh certains dans des situations très grave. Donc la situation est complexe pour ces marins y compris les marins français qui sont sur place.

Est-ce qu'on peut arriver dans la zone monter une telle opération sans que les Iraniens soient soient au courant ? Il y a forcément des échanges avec les Iraniens ils sont ils sont tout au courant parce que le président de la République a appelé je crois le président iranien hier soir donc je pas ce qui j'étais pas dans la conversation mais en tout cas maintenant ils sont au courant mais vous avez des conversations avec le président français ? Ben je je suis sur envoyé spécial pour les océans donc je le vois je je le verrai voà ça que je je me permets quelques questions parce que je me dis que vous avez en tête quelques éléments venant de l'Élysée.

Je le verrai samedi. Nous allons en Égypte ensemble et donc si vous voulez que je pose des questions, je lui poserai mais il va vous les répondre directement. Ça je le ferai. [rires] aucun problème et puis n'hésitez pas à revenir pour nous donner les réponses.

Je tiens simplement à dire et et c'est que la France depuis le début a une position extrêmement claire par rapport à ce conflit qui ne nous concerne pas. Mais par contre comme grande puissance militaire que nous sommes, grande puissance navale et le français le savent. Je crois que l'intérêt qui a été porté à à la au lancement dans quelques années, évidemment la France libre l'a bien montré que ce ce Charles de Gaul, il est pas là uniquement pour la décoration, loin de là. il est là aujourd'hui dans un prépositionnement qui devrait permettre j'espère que ce D3 soit enfin accessible à tous.

Alors on a encore pas mal de temps ensemble donc c'est bien on va le prendre. En attendant on va prendre la direction de Washington pour retrouver Sonia Dedy. Merci beaucoup d'être avec nous.

Journaliste accrédité à la Maison Blanche. Sonia comment c'est perçu du côté des États-Unis parce qu'on va s'intéresser au message qui est envoyé. On le dit toujours.

Ce sont des tonnes de diplomatie sur mer les portesavion. Et du côté des États-Unis, comment est reçu ce message envoyé ? Eton que c'est un message envoyé à Donald Trump également personnellement.

Lui n'a pas encore réagi publiquement euh au sujet. Euh ce n'est pas un sujet qui est extrêmement commenté, mais euh les observateurs et euh commentateurs expliquent et bien que jusqu'à présent euh les pays européens étaient plutôt réticents euh pour ne pas euh montrer pour ne pas s'impliquer directement euh dans ce conflit entre les États-Unis et l'Iran, mais que désormais bien euh beaucoup de pays européens avaient une urgence commerciale et énergétique. Et donc c'est comme cela notamment qu'ils expliquent ce déploiement du porte-avion Charles de Gaulle.

Et il y a quelques jours encore, on entendait Marco Rubioto, le secrétaire d'État de qui s'exprimait dans dans la salle de presse de la Maison Blanche et qui appelait les pays, les autres pays et donc notamment les pays européens à s'impliquer pour sécuriser le D3 d'Ormous. Donc c'est une initiative qui est sûrement très bien reçue par l'administration Trump. des commentateurs qui expliquent aussi que c'est une initiative séparée du projet liberté qui a été mise sur pause par Donald Trump et qui consistait à guider les navires dans le D3 d'Ormouse.

Merci beaucoup Sonia Dredy précieuse Sonia Dredy depuis depuis la maison blanche. Guim Rocket je me tourne vers vous parce que il y a aussi quand même un volet politique qui est assez important le disais certains point du doigt la gesticulation. Alors nous on avait le colonel Père Deyong sur le plateau hier qui nous disait que gesticulation c'était pas du tout péjoratif quand on est un marin ou quand on est militaire mais pour d'autres ce n'est que de la gesticulation tout ça est inoffensif deore cololore ce n'est que envoyer quelques messages et à grand frais oui parce qu'en fait on on a une marine mais elle n'est pas là pour faire la guerre qu' évidemment c'est un peu compliqué conceptuellement en fait on vous vous posiez la question savoir est-ce que les Iraniens étaient au courant pour qu'on entre dans le détroit d'Ormose, il faut que les Iraniens soient non seulement au courant mais qu'il soient d'accord.

En fait, l'idée c'est que il ne doit pas y avoir de de conflits. La France ne veut pas faire la guerre. On peut tout à fait le comprendre d'ailleurs.

Et ça s'est déjà passé, c pas il y a très longtemps. En 2020, il y a eu un truc qu'on appelait l'opération AG nord où en fait ça fritait déjà entre les Ianiens et les Américains. Donc il fallait sécuriser le la circulation dans le D3 et les Français ils sont allés pas tout seul.

D'ailleurs, je crois qu'il y avait neuf pays européens qui les accompagnaient. Mais avant d'entrer dans le D3, on s'est assuré que euh les Iraniens n'allaient pas nous tirer dessus et d'ailleurs, il y avait d'autant moins de risque que les Américains prudemment eux n'étaient pas dans cette coalition-là. Pour être très clair, Guillaume, vous trouvez que ça ne sert pas à grand-chose finalement ?

Vous trouvez que c'est beaucoup d'effet pour pas grand-chose ? Non, je pense que on est prêt pour être disponible le moment venu, mais la vérité, c'est que aujourd'hui nous ne sommes pas partie prenante de ce conflit. Donc effectivement, on [raclement de gorge] peut dire qu'on sert pas à grand-chose.

C'est vrai, aujourd'hui, on attend, on pourrait dire qu'on fait des ronds dans l'eau, mais euh c'est c'est euh quand on arrivera dans une phase plus pacifiée, alors je pense que le la circulation aura besoin de en fait de de policiers, quoi. L'idée, c'est qu'on fasse ce discours, c'est pas péjoratif. On c'est c'est le le le groupe aéronaval français pourrait faire une opération de de police en ce sens de faciliter la circulation.

Euh je reviens sur le message à Trump pour contrecarrer peut-être ceux qui disent "Ce sont des ronds dans l'eau." Est-ce qu'il y a un message envoyé donc au monde, on le comprend, aux Iraniens en particulier, mais à Donald Trump également par exemple de dire "Bon ben, vous voyez, on peut faire des choses en dehors de l'OTAN. Voilà, on existe en dehors de vous." Euh le message, il est d'abord envoyé à aux 50 pays qui font partie de cette coalition.

C'est beaucoup he il y a pas que des pays européens, il y a le Canada, il y a la Norvège, sais ensemble, nous sommes prêts à sécuriser. Est-ce qu'il y a un message pour Donald Trump ? Il y a pas de message particulièrement ni pour Trump, ni pour les Iraniens, ni pour les Israéliens.

Il y a notre position depuis le début qui est très claire, c'est que ce conflit que ne nous concerne pas, que nous l'approuvons pas évidemment, mais que tout a commencé quand même par le blocage iranien, il faut le rappeler hein, il y a quand même une chronologie et que depuis de 2 mois aujourd'hui ce cette crise est majeure. Elle cause des torts considérables en terme de ressources pour l'Iran, mais on a vu que l'inflation aux États-Unis est un énorme sujet et à l'échelle du monde. Et donc il faut bien qu'il y a un pays, c'est l'encurrence la France avec le Royaume-Uni qui ont décidé de de penser le le juste après.

Alors si vous voulez être efficace, il faut pas être loin. On n'est pas dans le D3 d'Ormous hein, on est à côté aujourd'hui le Charles de Gaulle. On sera à disposition dès lors que en effet la situation sera pacifiée.

C'est pas le cas encore aujourd'hui mais je pense qu' notre action sera efficace assez vite quand vous aurez le Charles Gaulle avec ce qui a été décrit à l'instant. Bah, je pense qu'on pourra sécuriser sérieusement le passage de centaines de bateaux et pas uniquement français. Il y a pas tant de bateaux qui je regarde un dernier chiffre qui vient de tomber, je me permets de vous couper pour vous le donner parce que justement ça tombe plutôt pas mal.

Quelques 1500 navires sont actuellement piégés dans le golf selon l'organisation maritime internationale. Ça vient de me parvenir. C'est pas une surprise.

Ils avaient d'annoncé plus mais aujourd'hui on imagine qu'il y a 1500 navires en effet de et 20000 20000 marins. Et combien de français ? Combien de navires français ?

Marin français. Et combien de navires français ? 26 navires français.

Quand vous parlez de navir de CMAGM, certains sont pas sous pavillon français, hein. Donc ça fait relativement peu en fait. Et les navires françaises de ces navire de CMA CGM sont quand même pour nous un sujet de préoccupation évidemment même si ce sont des marins philippins, les pauvres, on pense à eux qui ont été attaqués et blessés gravement il y a maintenant 2 jours et 26 marins français à proprement parlé.

Ça m'entend. Oui, je crois je crois que ça devient de plus en plus compliqué de dire que ce n'est pas notre guerre parce que au début en effet c'était pas notre guerre. Euh tous les pays européens voulaient sont dissociés.

Mais là, moi j'ai fait mon plein avant de venir sur le plateau. Je peux vous dire que je me suis sentie concernée. Euh ceux qui partent en vacances cet été, qui commencent à recevoir des mails de les compagnies aériennes leur demandant de payer des suppléments, ceux qui se demandent s' vont même pouvoir décoller [raclement de gorge] se sentent concernés sans parler de tous ceux dans le monde qui commencent à ressentir la fin et le manque non seulement de carburant mais mais du point de vue alimentaire.

Et je crois que que sans du tout vouloir présumer de savoir ce qui se passe dans ma tête d'un chef d'état, je crois qu'aujourd'hui que ce soit la France ou au Royaume-Uni, il y a à la fois une volonté de ne pas rentrer dans cette guerre, de ne pas être associé à cette guerre qui est celle de Donald Trump, mais aussi à un moment donné une responsabilité vis-à-vis des électeurs de ceux qui qui commencent aujourd'hui à souffrir des conséquences de cette guerre et comment se positionner pour à la fois maintenir une distance, ne pas se mêler mais aussi montrer qu'on essaie de faire quelque chose pour débloquer la situation même si pour le moment ça reste on reste coincé mais ne rien faire et moi si j'étais dans une position de prendre cette décision je voudrais au moins envoyer une démonstration de force même si on peut dire une désescalade armée attz parce que je vous laisse répondre Bender dit ça ça atteint ses limites le ce n'est pas notre guerre est-ce que qu'est-ce que vous répondez à ceux qui le pensent ce ça a été dit par chef de l'état et par les ministres, ça n'est pas notre guerre. J'aime c'est pas notre guerre. La réalité dont vous parlez qui est celle qui s'impose à tous les consommateurs dans le monde sur la question énergétique, hein, parce que imaginez plus grave des trois de Malaka ça touchera pas uniquement à l'énergie, ça touchera à tout le commerce mondial.

Donc ça n'est pas notre guerre. Néanmoins, ça implique nécessairement une forme d'action. Il faut bien qu'il y ait un pays qui se propose avec d'autres faire la paix.

Nous sommes, c'est en tant que diplomate que que j'interviens d'ailleurs, nous sommes là pour faire la paix, pour permettre qu'il y ait des passages sécurisés et non et non soumis à à une perception de droit comme certains faire. Nous nous on peut dire c'est pas notre guerre mais les Iraniens peuvent décider que c'est la nôtre à partir du moment où on rentre dans la zone. Et donc la grande question c'est de savoir si les Iraniens vont estimer à un certain point que nous sommes belligérants et donc s'autoriser à nous frapper.

Nous sommes pas dans la guerre parce que nous sommes pas dans la zone de conflit qui est très précise. Votre carte a montré peu près où se trouve le Charles Legul. Nous ne sommes pas arrivés sur le terrain de de guerre.

Mais si les outils devaient attaquer le Charles de Gaulle ou essayer de l'attaquer ou faire une tentative de l'attaquer pendant qu'il est en train de de traverser la mer rouge, confiance notre marine nationale se mettre à distance et le sujet des outils est assez bien connu par tous nos services. Il a depuis quelques années montré en effet son efficacité mais là toutes les précautions sont prises je l'imagine connaissant le Charles Legal et et ceux qui le conduisent. Général Chauvancine, j'accueille juste après Jean-François Colossimo.

Général Chauvancine, allez-y. Oui, sur ce pointl partage un peu le point de vue de Samantha. Il y a un moment on peut très bien avoir des discussions politiques, des prises de position politique qu'on peut parfaitement comprendre.

Mais l'intérêt sur les consommateurs, oui, mais entre les deux, il y a quand même les conditions de vie de l'ensemble des populations qui peuvent être menacées. Et je dirais que aujourd'hui, alors moi je suis pas sur la vie que on gesticule, hein. J'estime que la force qu'on déploie dans en mer d'Arabie potentiellement est une nécessité.

En revanche, qu'est-ce qui va se passer après un moment donné ? Est-ce qu'on va pouvoir en permanence dire on va pas se battre, c'est pas notre boulot finalement, c'est pas notre guerre avec toutes les conséquences économiques et hautes mondial qui se présente aujourd'hui. Donc il a un moment donné, il va peut-être falloir pas maintenant, on en est pas [raclement de gorge] encore là mais ça c'est le premier point.

Le deuxième point quand même, il faudra quand même que les autres états dont vous avez parlé d'ailleurs viennent un petit peu renforcer le groupe hérosval et pour l'instant on se retrouve avec des navires français qui ont fait je dirais sont leaders. On arrive, on est les premiers, on on montre notre détermination mais et derrière est-ce que ça suit ? Alors, je me permets d'accueillir comme je le promettais Jean-François Colossimo, soyez le bienvenu comme à chaque fois sur sur ce plateau.

Vous êtes historien, vous êtes essayiste, vous êtes directeur des éditions du CER et auteur du livre notamment Occident etnemi mondial numéro 1 aux éditions Albertin Michel. Bonjour, merci d'être là et donc je vous en prie même, je sais que vous suivez le débat depuis quelques minutes maintenant, est-ce que vous estimez que la France doit aller plus loin ? Alors, je pense que quand le président de la République dit "Ce n'est pas notre guerre", c'est parce que c'est une guerre prétive des États-Unis, que les États-Unis mènent avec Israël hors de tout cadre international et que nous nous continuons en dépit du fait que beaucoup de méchants quand même le contestent, nous nous continuons à adhérer à ce droit international, n'est-ce pas ?

Et donc, c'est une guerre qui pour nous ne peut pas être juste. D'autant plus que même c'est les buts de guerre, on les connaît pas en fait, ils ne cessent de changer, enfin et cetera. Donc dans ce sens-là, c'est pas notre guerre.

Maintenant, c'est tout de même un peu notre guerre parce que je vois pas comment la France pourrait rester insensible au fait que la l'Iran nous a fait la guerre depuis à peu près 45 ans, n'est-ce pas ? L'Iran a commis des attentats en France, l'Iran a pris des Français en otage. L'Iran a commis à travers ses proxill des atteintes très graves aux intérêts français, au Prochill, au Liban particulièrement, enfin et cetera.

En tout cas, ce régime là. Ensuite, en dépit du fait que nous sommes pas belligérants, nous avons déjà quelques morts, n'est-ce pas ? Que ça soit en Irak, que ça soit au Liban même euh et cetera.

Alors, tout ça dit quoi ? Tout ça dit que aujourd'hui, de toute façon, les guerres elles sont mondialisées. C'est-à-dire vous voulez en être, vous voulez pas en être.

Ça dépend pas tellement de votre je dirais décision parce que vous en subissez de toute façon les effets et ces effets peuvent être aussi par exemple effectivement aussi la déstabilisation économique euh dont [raclement de gorge] nous courons le risque avec une économie en plus fragile désormais, n'est-ce pas, avec l'explosion du prix du baril. Voilà. Donc dans ce cadre là, évidemment, c'était très sympathique de voir le Charles de Gaul emprunter le canal de Suèze, n'est-ce pas ? au nom de cette coalition franco-britannique, même si pour ceux qui connaissent un peu l'histoire, la dernière coalition franco-britannique qui s'est occupée d'un canal ou d'un D3 a quand même fini dans une catastrophe totale.

C'était l'affaire de Suèse en 1956 et les Américains et les Soviétiques s'étaient mis d'accord à ce moment-là pour nous dire de rentrer à domicile nous les deux vieilles puissances coloniales, n'est-ce pas, les deux empires maritimes dominant. C'est formidable d'inviter des gens très cultivés sur votre plateau et Jean-François Lille la profondeur de l'histoire et et la connaissance de la géographie mais enfin faut ramener les choses à toute façon. Il s'agit d'une force qui est née, je le rappelle, le 17 avril à Paris qui réunit 51 pays.

Ça n'a rien à voir avec ce que vous décrivez en effet il y a quelques dizaines d'années. Et elle a clairement comme mission de faire respecter le droit international. le droit il est pas respecté bien sûr tout simplement parce que on est en haute mer et que il y a donc pas il y a pas publicité de bloquer comme ça du jour au lendemain un passage et pas non plus de de de péage.

Donc ça c'est on va devoir avancer mais allez-y. Oui. Bon c'est je la France peut réunir 51 pays.

Il y a deux deux pays qui font la guerre aujourd'hui qui s'appelle les États-Unis Israël qui se passent de l'opinion de ces 50 pays et de 250 autres qu'on pourrait rassembler. Et l'autre côté, il y a un régime qui encore une fois est un régime messieur hautement criminel. Je je vous propose de de profiter de la petite pause qui s'offre à vous poursuivre ce débat.

Dans un instant, ces révélations, l'Iran a frappé au moins 228 actifs américains dans 15 bases du Moyen-Orient. C'est bien plus que tout ce qui avait été mis sur la table au révélé. On attend bien sûr votre regard sur cette situation.

Imagénée par l'intelligence artificielle des guerriers maritimes en cours. Imag suivre des Ianiens qui ont récupéré un drone de reconnaissance américain et qui l'exhib. Et cette question : Trump paye-t-il les faiblesses de sa stratégie avec des alliés qui commencent à le lâcher Arabie Saoudite ou encore couè ?

À tout de suite. [musique] Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cet enjeu guerre en Iran, Trump lâché par ses alliés. On va en parler avec mes invités mais là c'est l'heure de l'essentiel de l'actualité.

Collégienne de 14 ans, tué dans l'ine, le suspect âgé de 23 ans a reconnu [musique] les faits. Chloé, collégienne résident dans le petit bourg de fer en tardenois est décédé, on le rappelle, mercredi matin, de plusieurs blessures par arme blanche. Entavirus sur un bateau de croisière, cinq cas confirmés à ce jour, annonce l'Organisation mondiale de la santé [musique] qui estime possible que d'autres cas soient signalés.

Mais ce n'est ni le début d'une pandémie ni d'une épidémie selon l'OMS qui veut rassurer alors que l'on apprend que 30 passagers ont quitté le navire sur l'île de Saint-Hélène 13 jours après la mort [musique] du premier voyageur à bord. Deux résidents de Singapour et un danois sont actuellement à l'isolement. Et puis Marco Robio, le secrétaire d'État américain, a rencontré le pape.

Le temps dira si la mission d'apaisement rapporté ses fruits. La tâche n'était pas simple. Les critiques du pape sur la guerre en Iran ont suscité des propos amers de la part du président américain.

Il avait jugé que le chef de l'Église catholique était faible sur le crime [musique] et le terrorisme. Le Léon XIV avait rétorqué qu'il n'avait pas peur de l'administration américaine. Voilà pour l'essentiel de l'actualité.

On reprend donc le fil de ce grand dossier Trump lâché par ses alliés. Donc je suis toujours ravie d'être sur ce plateau avec Samanthane Bendern, avec Guillaume [musique] Rocket, avec le général Chauvancy, avec X de Jacomoni et donc également avec vous monsieur Poivre d'Arvor, Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur de France chargé des enjeux maritimes et d'épaules, co-auteur avec Marina Lévi quand l'enéance s'éveillera aux éditions stock. Et donc merci également d'être avec nous Jean-François Colossimau, historien essayé et votre livre Occident ennemi mondial numéro 1 aux éditions Alba Michel. les bases pardon.

Je voulais juste dire dans le sens de ce que disait Olivier Poire d'Arvard que en revanche pour moi l'envoi du Charles de Gaul est important pour l'Europe. C'était un message envoyé en fait au pays européens et là c'est très important que en fait bon nous sommes le seul pays à avoir les moyens n'est-ce pas ? Je parle depuis que l'Angleterre avec le Brexit est sortie mais on est en train de la retrouver comme allié de toute façon hein parce qu'on est de puissances encore une fois nous avons une histoire commune, nous avons une longue histoire et puis nous avons encore une fois l'arme atomique, la des armées complètes et cetera et puis aussi c'est cette manière démonstrative de pouvoir aller sur les lieux de conflit même si c'est pas pour guéroyer pas mais pour se montrer et ça c'est quand même un encouragement à l'Europe que l'Europe n'est pas complètement en dehors du jeu.

Voilà, au moins pour ça, ça vaut la peine. Alors ça ça ça devait être dit. Je dois avancer, pardonnez-moi, mais on veut maintenant vous parler de ces bases américaines.

Non, mais je vous en prie, vous l'aviez sur le cœur. Jean-François Colossimo, on voulait vous parler de ces bases américaines à la mercie de l'Iran. L'Iran a frappé au moins 228 actifs américains dans 15 bases du Moyen-Orient.

C'est bien plus que tout ce que nous savions que tout ce qui avait été révélé à ce jour. Et la majeure partie des dommages s'est produite au cours de la première semaine de la guerre. ce que cela dit éventuellement des faiblesses américaines, ce que l'on sait de l'étendue des dégâts.

Et bien c'est Xavier de Jacomoni qui va vous en dire un peu plus, beaucoup plus même tiens d'ailleurs. Xavier de Jacomoni, vous aviez des dégâts plus importants. Euh la preuve vient des images satellites.

Est-ce que vous pouvez nous montrer de quoi on parle ? Oui, c'est une enquête très très fouillée du Washington Post qui donne toutes ces informations parce qu'évidemment les Américains, le SENCOM en particulier n'ont pas dévoilé tout ce qui s'était passé. Vous le disiez, 228 structures ou équipements euh des radars, des entrepôts, euh euh des des bases, des pistes euh sur des sites militaires américains ont été endommagés par des frappes aériennes depuis le début de la guerre.

Alors, jusqu'à présent, on en avait déjà parlé, hein, les médias américains avaient fait état de chiffres bien inférieurs à ça. Les journalistes ont examiné plus de 100 images satellites diffusées par l'Iran. La source est de l'autre côté chez l'adversaire.

Ils ont évidemment vérifié leur authenticité et les ont comparé à des images satellitaires occidentales. Illustration avec la base aérienne d'Ali Alem au Cowette. Vous voyez ici ces petits carrés blancs et bien en fait ce sont he ça a été très très vite.

On voyait les carrés blancs, ce sont des réservoirs de carburant notamment pour les avions. Et si vous comptez après les frappes et bien vous voyez qu'il y en a neuf qui ont été frappés. Il n'en reste plus qu'un qui soit intact.

Et on voit aussi, ça c'est très intéressant, qu'il n'y a pas de cratère autour a priori de ce qu'on voit ici. Donc les frappes ont été ciblé de manière très précise par les Iraniens. On y reviendra.

Et des images de ce type, il y en a plusieurs. Regardez ici, un hélicoptère de l'armée américaine. Donc des casernes, des hangars, des entrepôts visés et touchés sur des bases américaines installées dans les pays du golf.

Parmi ces bases, il y a celle de Aludadeid au Qatar. C'est quand même le siège du 5, le commandement militaire américain au Moyen-Orient. Ou encore, il y a celle de Prince Sultan en Arabie Saoudite.

Vous voyez tous ces débris où on savait déjà hein, un avion à Wats a été frappé, détruit. C'était fin mars. Regardez cet appareil totalement détruit, totalement inutilisable.

Vous savez combien ça coûte cet appareil à MI ? 500 millions de dollars. C'est un radar volant encore plus sophistiqué que le hockeil dont nous parlions tout à l'heure embarqué sur le Charles de Gaul.

Alors selon cette enquête, ce sont les bases du Coette et le quartier général de la 5e flotte à Bah qui ont été les plus durement touchés par ces frappes iraniennes. Comment on peut expliquer cette certains diront incroyable vulnérabilité américaine ? hein, il y a pas mal d'ubris américains dans tout ça.

L'armée américaine aurait largement sous-estimé les capacités de ciblage de l'Iran, contrairement à ce qui était anticipé, ce que je vous disais tout à l'heure, les attaques de l'Iran étaient extrêmement précises. Les défenses US étaient aussi pas du tout adaptées à la guerre des drones. Une arme très maîtrisée par Teran.

Vous savez que l'Iran a donné ses drones au début de la guerre contre l'Ukraine à la Russie, le fameux Shaed. Et dans plusieurs cas, les militaires américains ont certainement laissé passer des missiles intentionnellement pour ne pas amputer leur stock de TAD ou de patriotes, les missiles de défense antiaérienne qui valent extrêmement cher. Donc dans certains cas, on a préféré laisser faire.

Ça coûtait moins cher en fait que d'abattre ces missiles. Et enfin, certaines bases étaient largement insuffisamment protégées, notamment le centre d'opération tactique de Porschea au Coette où six militaires américains sont morts. Vous en souvenez, Amélie, dans une attaque de drone début mars.

De nombreuses bases américaines dans le golf et là aussi c'est un manque de préparation et un peu du bris non pas d'abri fortifié pour abriter les troupes tout simplement. Merci beaucoup. Vous avez de Jacomod c'était formidable.

Merci vraiment Jean-François Colossimo. Je disais [raclement de gorge] les bases américaines sont à la mercie de l'Iran. Bon, c'est peut-être un peu excessif mais de quoi est-ce de quoi est-ce d'une grande fébrilité américaine ?

C'est surtout le ça marque l'échec d'une stratégie mondiale qui a fondé la puissance américaine. L'Amérique c'est une tassocoocratie. L'Amérique elle n'exerce pas de domination par des colonies.

Elle elle exerce sa domination sur les mers. Pas c'est une grande île. l'Amérique, les États-Unis sont une grande île et en fait ils projettent leur puissance par les mers.

Voilà, à travers les mères, qu'est-ce qui se passe ? Les États-Unis ont à peu près 800 bases dans le monde, y compris parfois des bases chez leurs ennemis. A la base de Guantanamo est à Cuba, n'est-ce pas ?

Donc c'est un maillage comme il n'a jamais existé dans le monde. La planète entière en fait possède des relais de la puissance américaine. Et une base américaine, ça n'est pas, je dirais une colonie de vacances.

C'est c'est forcément quelque chose de d'important, de massif avec une concentration de moyens effectivement aussi de contrôle. De quoi ? Ben de l'information, des échanges téléphoniques, de ceci, de cela, des radars, euh des satellites, enfin et cetera.

Donc il y a aussi ça, c'est que s'ils sont tellement touchés, c'est qu'ils en ont beaucoup de base et particulièrement au Moyen-Orient. [raclement de gorge] Mais depuis en fait le 11 septembre 2001, ces bases sont conçues en fait comme en quelque sorte des citadelles. Cadnassé l'important c'est d'éviter qu'elle soit attaquée et qu'elle soit frappée par une des terroristes mais mal protégé.

Oui, c'est ça. Contre des missiles et comme toujours dans ce genre le Pentagone c'est énorme, voyez. C'est donc, je veux dire, ils ont pris une option de cadenasser les bases.

C'est ce qu'ils ont ils ont redouté depuis le 11 septembre 2001 et ils n'ont pas pensé à ces attaques venues du ciel dont les Iraniens en fait étaient capables et comme on l'a dit parfaitement, vous l'avez dit, il une bris, ils ont vraiment sous-estimé cette capacité iranienne. Le résultat politique c'est que ça découvre d'abord une faiblesse au proch rapport à leurs alliés. pas voyez les Ketis, les Saoudiens, les Qataris, les Émiratis, qu'est-ce qu'ils pensent ?

Ils se disent en quoi les États-Unis peuvent nous protéger alors qu'ils arrivent même pas à se protéger eux-mêmes. Ça c'est un premier point. Et le deuxième point qui est important, c'est que ça remet quand même en alors là, je dirais en un mot et puis on passe à autre chose.

Ça remet vraiment cette vision de la puissance projetée simplement sur les mers. Elle est remise en cause par qui ? Mais elle est remise en cause par la Chine, n'est-ce pas ? qui elle se projette non seulement sur les mers mais sur les routes, les fameuses routes de la soie et a une projection aussi terrestre qui est énorme.

Voilà donc c'est là où on en est. Il y a grosse révision, c'est cuisant comme échec. C'est cuisant comme échec même si c'est pas si spectaculaire, même s'il faut regarder les bases une à une, mais c'est un échec très très cuisant à tout niveau.

Comment c'est regardé à votre niveau à vous Olivier pour la surprise ? Elle est non pas en tant que diplomate mais en tant que marin et navigateur. Je suis allé plusieurs fois dans des étroit d'ormous que je connais assez bien, c'est que les États-Unis grande puissance maritime en effet la première aujourd'hui concurrencée, c'est un autre sujet quand même par la Chine bientôt.

Et et puis imaginez qu'en attaquant l'Iran, il y aurait pas un élément maritime qui allait se poser dans le fond. Je pense que la guerre telle que les les Américains l'imaginaient n'allait se toucher que la terre et faire tomber le régime en effet rapidement. H or en fait tous les manuels militaires navales disent clairement que quand on attaque l'Iran, Hormous est immédiatement la réponse et et ça n'a pas été anticipé manifestement et ça c'est vraiment dans le fond une espèce d'impensée maritime en tant que diplomate à ce niveau-là euh vous en tirez.

Est-ce que vous les diplomates, je vous dis vous, votre réseau, vos contacts et du côté de l'Élysée, on se dit bon ben voilà, c'est la faiblesse américaine qui est un peu mise à nu, la faiblesse américaine de Donald Trump, de sa stratégie mais aussi de toute sa présence dans la région et potentiellement au regard des autres puissances qui qui doivent se frotter les mains Poutine, la Chine et cetera. Non, je laisserai le président vous répondre sur ce sujet. Ce que je peux vous dire, c'est que nous ne sommes pas du tout des ves en guerre et qu'au contraire et y compris dans tous les conflits qui aujourd'hui s'annoncent, y compris, je me souviens, on se on se moquait à un moment donné, il y a exactement 3 mois, je le droit à quelques à quelques plaisanteries, l'intervention française et et d'autres pays au Groenland.

Voyez, on avait des chasseurs alpins pas très nombreux, mais je suis désolé, ça a été extrêmement efficace. 60 militaires sont arrivés au Groenland et les États-Unis sont revenus dans la sagesse de la discussion avec le Danemark et avec le Greenland. Donc c'est un peu le même la même chose avec le Charles de Gaul dans le fond.

C'est un grand pays militaire comme le nôtre va montrer en effet qu'il est capable de sécuriser, d'amener la paix et nous sommes des diplomates, on n'est pas là pour faire la guerre. En effet, Sonia Dri nous attendons à nouveau du côté de la Maison Blanche. Sonia Drid, est-ce que la Maison Blanche a dissimulé volontairement la situation, a caché la vérité de ses forces frappées, de ses intérêts frappés au Moyen-Orient et quel impact de ces révélations du côté des États-Unis ?

Alors, on en parle beaucoup ici aux États-Unis. C'est vrai que les révélations qui ont été faites par le Washington Post montrent que les l'ampleur des destructions est bien supérieur à ce que le gouvernement américain a reconnu publiquement jusqu'à présent sans qu'on puisse forcément parler de dissimulation. En tout cas, il n'y a une volonté de pas afficher ces informations.

On a une administration qui est de plus en plus gênée par cette guerre. encore hier soir le Wall Street Journal révélé qu'en privé il y a beaucoup de conseils de Donald Trump ici à la Maison Blanche qui espèrent que cette guerre va bientôt se terminer, qui sont de plus en plus inquiets par le coût politique de cette guerre des États-Unis en Iran et les images qui ont été publiées montrent en effet que les dégâts sont plus bien plus importants qu'affichés avec au moins 228 structures au équipement touché sur des sites militaires américains et le Washington Post explique que l'armée américaine et bien n'a pas suffisamment adapté ne s'est pas suffisamment adapté à la guerre moderne, à la guerre par drone notamment et avait laissé certaines bases insuffisamment protégées. Donc c'est un sujet qui est de plus en plus discuté aujourd'hui et dans quelques instants, le président américain va recevoir le président brésilien dans le bureau oval et on peut imaginer que des questions seront posées à Donald Trump à ce sujet et on suivra tout ça grâce à vous Sonia Drid.

Merci beaucoup encore une fois d'avoir été avec nous. Je disais que certains spécialistes défense à Banane Bender évaluent les dégâts à 10 milliards de dollars. Moi, je suis pas en mesure de dire si c'est le cas.

D'ailleurs, je pense que peu de gens pourraient le dire aujourd'hui. Je voudrais juste vous je rajoute une petite image parce que il y a une autre base américaine qui a été attaquée ces dernières heures à Airbill en Irak avec des drones qui ont été envoyés. D'ailleurs, vous noterez que personne ne juge que c'est une violation du CC le feu.

Ça dit long peut-être sur ce qui se passe en ce moment, mais ces images, elles ont quelques heures seulement. À quel point [raclement de gorge] tout ça, tout ce qu'on vient de se dire, c'est désastreux pour l'image intérieure mais dans aussi la guerre de communication et psychologie que livrent les États-Unis. Bah c'est c'est exactement ça.

C'est la guerre de communication qui que les États-Unis sont en train de perdre. Dire que les États-Unis sont affaiblis, je crois que c'est beaucoup beaucoup trop exagéré. les États-Unis restent euh une puissance économique et militaire qui n'a pas alors qui qui a des rivals qui sont en train de monter en puissance mais qui reste quand même euh la première puissance mondiale aujourd'hui.

Ce que les États-Unis ont ont démontré par exemple, c'est qu'ils ont une un gouvernement aujourd'hui qui malgré cette puissance fait n'importe quoi. Et cette guerre, la façon dont cette guerre a été menée dans le golfe, c'était une démonstration de voilà, on a on peut bombarder, on peut envoyer des portesavion mais finalement on narrive pas à venir à bout de d'un pays comme l'Iran parce qu'il y a une guerre asymétrique qui est en train d'avoir lieu maintenant. On dirait que les Américains n'ont rien appris de ce qui s'est passé entre l'Ukraine et la Russie où il y a aussi une guerre totalement asymétrique que ce grand pays soit-disant invincible qui allait conquérir Kiev en 3 jours et bien 4 ans et demi après le début de la guerre, les Russes sont en train de perdre du terrain.

On on on entend une même rhtorique et une même rhtorique qui sort de Washington dans un déni total de réalité. Donc là, on apprend aujourd'hui que le nombre de bases américaines est beaucoup plus important que que ce qui avait initialement été avoué. Vous entendez Donald Trump qui dit "Tout va bien, nous avons un succès en Iran comme au Venezuela." Donc, je crois que la crédibilité des États-Unis, pas sa force réelle, mais sa crédibilité a prend un sacré coup.

Oui, je sur cette communication du tout va bien. Vous auriez certainement noté ces dernières heures l'infographie publiée par le président américain lui-même qui compare cette guare aux autres guerres Afghanistan, Vietnam et cetera. On comprend le message, c'est que c'est de dire que cette histoire n'est qu'une aventure et qu'elle dure finalement peu de temps.

C'est un un propos qu'il martelle assez assez régulièrement. Général, j'ai j'ai une petite colle peut-être pour vous. On a repéré juste avant le début de cette émission une image de d'Iraniens qui ont récupéré des drones ennemis.

C'est la chance de presse officielle iranienne radio télévision islamique de la République islamique d'Iran pour la cité qui a diffusé ces toutes dernières images de l'épave d'un drone ennemi abattu la veille. Euh selon les informations toujours de la propagande, le drone aurait été abattu par les systèmes de défense aériennes iraniens dans le Détroit d'Ormous mardi heure locale. Que voit-on et surtout est-ce que les Iraniens très concrètement peuvent récupérer cette arme pour récupérer des informations sur la stratégie américaine et des technologies également ?

Bah sans ce cas doute. Le problème c'est que quand je vois ça, moi je vois un tube. Alors euh effectivement, ils peuvent nous vendre ça comme un drone.

Euh mais moi les images des drones c'est pas ça hein. Donc c'est peut-être un morceau de drone oui, mais qui est plus vraiment euh identifiable. Euh en revanche, il faut quand même savoir que d'après les sources, je dirais américaines de spécialistes, il y a quand même une bonne quinzaine de drones de haute valeur ajouté américains qui ont été abattus pendant ces ces de mois de guerre.

Donc là, on en a un qui a été récupéré, tout à fait possible. Euh en revanche que il y a un effort pour récupérer des informations, des données, euh le mode de fonctionnement. Oui, sans aucun d'autre.

Euh c'est de bonnes guerres systématiquement. D'un autre côté, je vois surtout une action de propagande où il s'agit de montrer oui enfin au peuple iranien, nous avons abattu un drone américain, nous sommes capables de nous défendre et le résultat est là et on met les images pour que tout le monde en parle. Alors, si j'additionne tout ça entre les informations sur des bases américaines en nombre dès le début de la guerre, ces drones récupérés par les Iranien.

Image de propagande, on va regarder la prudence nécessaire, mais à la fin de la journée, encore une fois, comme on dit, quel est l'impact pour le président américain et quel est l'impact pour la guerre en général qu'il essaie de mener ? L'impact, c'est bon, alors on en est où et comment on en sort ? Parce qu'effectivement, que dans une guerre il y ait des aéronefs qui soient atteints, qui soient touchés, c'est pas grave.

Quand en revanche quand les aéronefs les aéronefs pardon sont touchés à terre et et pas sur le sur le sur le théâtre d'opération, ça veut dire que euh il y a un manque de préparation, ça veut dire que derrière ça, il y a un manque d'anticipation, ça veut dire que derrière ça, il y a un problème de de de derrière de confusion dans la stratégie américaine. Effectivement, c'est pas dramatique pour le le l'économie des États-Unis. De toute façon, les matériels, c'est eux qui les fabriquent.

Donc donc l'argent il va pour les industriels américains. C'est c'est on fera un peu plus de déficit mais quand on est assis sur la photocopieuse parce qu'on a on a le dollar c'est pas très grave. Mais en revanche, je pense que pour le déjà les Américains majoritairement étaient opposés à cette guerre, mais quand ils voient ça, ils disent "Mais c'est qu'est-ce que c'est le sens de tout ça, quoi ?" Et je pense que c'est Trump risque de le payer cher politiquement.

Pour alimenter, je vois déjà vos envies de réagir, mais alimenter notre conversation, on est riche en image aujourd'hui. Il y a une entreprise qui est spécialisée dans l'intelligence artificielle qui modélise les batailles parfois en cours, notamment dans le D3 d'Ormos. Et voici exactement selon cette animation d'intelligence artificielle comment l'Iran attaque un destroyer de l'US Névy et comment la Nville neutralise des dizaines de vedettes rapide venant de toutes les directions des missiles antinavires lancés depuis la côte.

Ça c'est pour les iraniens, des drones envahissant le ciel, tout ça en même temps. Et on comprend que l'idée est simple, c'est un déluganien de sorte que quelque chose finira par passer sur le destroyer américain. À la fin, les hélicoptères àach américains eux et bien viennent à bout des vedettes rapides, des missiles à battre des tirs entrant et le convoi sort malgré tout indem.

C'est potentiellement ce qui s'est passé il y a quelques heures dans le D3 d'Ormouse. Je rappelle que c'est une entreprise à Italie qui le qui le qui le fait he ça vient pas de de nous, je tiens à le préciser. Mais ce que ça dit encore une fois de la force iranienne toujours présente Jean-François Colosimo, potentiellement de la capacité encore des États-Unis à à tenir ce que ça dit du rapport de force et qui à la main.

Alors d'abord un, moi je crois que les images là qu'on avait vu juste avant, elles sont très significatives pour faire un peu d'histoire culturel de la supériorité tout de même du chisme. Vous savez que dans le chisme, il y a pas d'interdit de l'image. C'est pour ça que vous avez un cinéma iranien qui est en dépit d'un régime absurde se classe parmi les meilleurs du monde.

Donc vous êtes face avec les Iraniens avec des gens qui maîtrisent tous les codes, n'est-ce pas, de ce que nous pensons être notre culture dont il serait étranger parce qu'il serait islamiste. Pas du tout. pas du tout.

Je veux dire donc tout ce qui se passe sur internet, on l'a vu, la manière dont il réplique à Trump et cetera. Ils sont plus que doués dans la maîtrise de ces codes, je dirais de la de la de la culture mondialisée. Ça c'est le premier point.

Le deuxième, c'est que là où c'est inégal depuis le départ, c'est que il y en a qui sont prêts à mourir. Ce sont les c'est ce régime et les autres qui ne sont pas prêts à mourir. Donc moi, je suis pas je dirais un grand spécialiste de polémologie mais enfin vous imaginez bien que si vous mettez deux personnes sur un ring, il y en a une qui est prête à aller jusqu'au 100 et l'autre qui veut rentrer tranquille le soir après avoir fait je dirais un bon match. vous allez voir que c'est pas tout à fait la même façon de combattre.

Or, ce régime-là, encore une fois, ce régime-là, c'est un régime qui est fondé sur la martyrologie. C'est un régime de martyre, pas pas les martyres de Husin et d'Aliz et de martyr contre l'Irak. à encore une fois, je le répète souvent, mais Jalili qui est le deuxième aujourd'hui du véritable régime qui est derrière Vaidi qui était en fait l'émissaire du guide par rapport à tous les conseils de sécurité contre ce pouvoir très mafieux, Jalili, il a perdu une jambe à Bassora dans les années 80 lors de cette fameuse guerre contre l'Irak.

Il a le titre de martyrant quand on lui dit "Bonjour monsieur le martyre vivant." Donc vous êtes face à des gens qui vivent dans cette atmosphère, je dirais de mort, dans cette atmosphère d'apocalypse et en plus ils ont tous 70 ans. Qu'est-ce que vous voulez qu'ils attendent d'une paix avec monsieur Trump ?

Donc à vous entendre, ils ont la main parce qu'ils sont pas dans les mêmes dimensions, ils sont pas dans la même [raclement de gorge] chronologie, ils sont pas dans la même vision du monde. Et quand on l'a vu très tristement quand monsieur Trump a appelé les les Iraniens à se rendre dans la rue à, n'est-ce pas, sans avoir vraiment de solution et cetera, bon, ils ont ils ont tué semble-t-il 30 35000 400 peut-être 40000 de leur de leur gens sans broncher. C'est c'est ce rapport de détermination, n'est-ce pas, qui est quand même, je dirais, quelque chose de de fondamental dans dans dans cette guerre et qu'il faut admettre pour ce que c'est.

C'est pour ça je crois que c'est un pouvoir très maléfique qu'il faudrait éradiquer. Oui, mais vous verrez pourquoi dans quelques instants, on continuera de regarder pourquoi c'est vraiment compliqué en ce moment pour Donald Trump lâché potentiellement par les alliés cruciaux. Un motiv effectivement vous l'avantage de l'Iran c'est qu'ils ont des martyres vivants contrairement aux Américains. un martyrant face à une batterie antiaérienne d'un destroyer américain, ça fait pas le poids ou face à ces hélicoptères qui ont des canons de 30 mm malheureusement mais la preuve en fait tu as fait le poids pendant 2 mois en tout cas d'autant plus que cette bataille là on l'a pas vraiment vu à ça s'est arrêté juste avant cette bataille oui mais il pour l'instant pas gagné les américains ils ils ont ils ont la supériorité militaire donc donc c'est quand même c'est quand même c'est quand même un atout qui sert pas grand chose.

Rappelle qu'on peut faire fléchir l'Iran sans l'attaquer militairement et et régime des sanctions a beaucoup fait pour affaiblir l'Iran et le ministre Barreau ce matin l'a rappelé d'ailleurs que aucune sanction ne serait levée tant que ce conflit existera. Donc il y a d'autres moyens que de faire la guerre. Voilà.

Alors pourquoi Trump, pardonnez-moi, je je dois avancer vers le sujet suivant, mais cette question également centrale aujourd'hui, vous savez que ça fait plusieurs heures maintenant qu'on se demande pourquoi Donald Trump a brutalement lâché son projet liberté. son projet d'escorte de navire dans le détroit d'Ormose. On s'est demandé si c'était parce qu'il était proche d'un accord avec les Iraniens.

Et bien non, c'est peut-être pas ça la raison. La raison, c'est peut-être parce qu'il est lâché. lâché par l'Arabie Saoudite, le Coè qui ont refusé à Trump l'usage de leur base aérienne.

Le royaume a interdit aux États-Unis de faire décoller des avions depuis la base aérienne prince sultan ou de traverser ne serait-ce que son espace aérien, immobilisant complètement l'opération en cours, supprimant le paraplu de défense aérienne, protégeant les navires en transit dans cette opération. Et selon le site de la chaîne américaine qui dévoile les informations NBC News, l'annonce par le locataire de la Maison Blanche de cette opération, sans que les alliés dans la région ne soient au courant, les a tout simplement excédé. Le le COT également a coupé l'accès aux États-Unis à ses bases et à essentiel.

Alors, en quoi et pourquoi cela à ce point lié les mains du président américain pour son opération ? Quel impact de ce choix, de cette colère des alliés ? On voit ça ensemble.

Général Chauvancing. Général, en quoi ce refus a pu bloquer les États-Unis au point de rendre impossible la poursuite d'une opération décidée par la puissance la première puissance mondiale ? En fait, vous avez la flotte ici à peu près américaine.

Ici, vous avez des bases qui permettent aussi d'aller sur le golf. Mais quand vous regardez en gros la distance estimée pour aller là par rapport à là et là, vous voyez bien que le double de la distance pose des problèmes d'élongation pour les navir, les bateaux pardon, les avions présents sur le porte-avion. Donc aujourd'hui, il a besoin, les États-Unis ont besoin de ces bases qui diminuent la distance euh d'usage des avions et assure ce que vous avez évoqué tout à l'heure, ce paraplu aérien.

Donc on doit se contenter de ce qu'il y a sur les plateformes, je dirais, aéronaval des portes-avions. Donc diminution finalement de la capacité d'intervention et sans doute de la permanence en l'air parce qu'il faudra une permanence en l'air pour assurer effectivement la protection des navires. Merci beaucoup général Chauvanci.

Le Donald Trump, il a un problème saoudien. Voilà, on commence à à le voir. Les Saoudiens, ils soutenaient la guerre.

Là, c'est un virage à 180° qui a quelles conséquences ? Elles sont profonde, elles sont lourdes à Montane Bendern ? Oui, je pense qu' elles sont très lourdes.

Il faut essayer de comprendre pourquoi l'Arabie Saoudite a fait ce virement. Donc il y a plusieurs il y a plusieurs hypothèses. Il faut savoir donc le le Pakistan a si vous voulez informer le le monde que l'opération Freedom était était suspendue.

Le Pakistan, l'Arabie sont et l'Arabie Saoudite sont extrêmement proches. Ils ont même un accord militaire qui présumerait potentiellement même un partage de du parapluie nucléaire pakistanais. Ça c'est une chose de l'Arabie Saoudite et les autres pays du golf, le Kit et je mets de côté les Émirats arabes, mais le K et l'Arabie Saoudite font aussi une démonstration de souveraineté.

Nous ne voulons plus être les vassales, nous ne voulons plus être des des espèces de de de parking pour les États-Unis. Nous avons aussi notre souveraineté dans dans la la façon de décider notre politique étrangère. 3 la peur des représailles.

On a vu les récemment les bombardements très intenses sur les Émirats les Émirats arabes unis et donc l'idée que il y ait de nouveau une des représailles iraniennes sans doute très très fortes dans le leur leur décision et puis il y a le rapprochement avec la Chine surtout de l'Arabie Saoudite. L'Arabie Saoudite qui exporte énormément de pétrole vers la Chine. l'Arabie Saoudite qui dépendement de la Chine pour son projet 2030 dans lequel elle veut se créer devenir une puissance technologique.

Donc les puces chinoises jouent un rôle important ici. Donc on voit un potentiel de reconfiguration géopolitique du golfe et du monde et qui va bénéficier avant tout sans doute à la Chine. Mais encore une fois sur la question de l'impact, la conséquence de ce lâchage des alliés.

Est-ce que pour faire simple, ça empêche purement et simplement Trump de continuer sa guerre ? Combien même il le voudrait sans les alliés, est-ce qu'il ne peut pas y aller ? Pas totalement, mais c'est évidemment que ça le ligote la preuve.

Vous voyez que son opération, il a dû ironcer, n'est-ce pas ? Donc ça c'est plutôt clair. Ce qui se passe c'est que à part les Émirats arabes unis où il y a le seul vrai stratège de la région qui s'appelle Mohamed Ben Zayed MBZ pas qui est le vrai gars qui dans cette région à tout raison on peut pas être d'accord avec sa vision mais lui il a une vision totalement construite et lui il est pour faire plier le régime iranien.

Mais comme a très bien dit Samantin, euh les Saoudiens euh les Cois, les Qataris vivent dans la peur de l'Iran et ils se disent que au fond eux aussi à leur façon que c'est pas tout à fait leur guerre, n'est-ce pas ? Donc ils veulent bien servir de base, ils veulent bien queon cogne à partir de chez eux, mais ils ne veulent pas qu'on cogne trop fort. Et surtout parce qu'ils se disent que un jour les Américains vont repartir et que c'est eux qui vont se retrouver peut-être avec ce régime iranien toujours en place et que ce régime iranien sera peut-être affaibli, mais c'est évident qu'il concentrera ces dernières forces à leur faire payer à leur faire payer leur mauvaise alliance.

Donc de ce point de vue-là, l'Amérique est là aussi est dans une situation très très négative d'un point de vue diplomatique parce que je vous rappelle qu'il y a une époque l'Arabie Saoudite c'était en fait un dominion des États-Unis, n'est-ce pas ? Rien d'autre. Le point de vue diplomatique diplomate que vous êtes Olivier Preuve d'arvore les conséquences que vous analysez au plus haut niveau du côté français d'un tel lâchage des pas d'avis à ce stade c'est c'est des commentaires à chaud c'est vont pas déterminer à mon avis les positions de de des pays qui sont autour évidemment ils sont très concernés ils sont attaqués ils l'ont été d'ailleurs et ça a des impacts importants sur leur économie sur le tourisme aussi et sur on parle pas suffisamment en effet des lésions aériennes aussi qui sont bloquées mais je pense que en effet ces pays veulent la paix tous nous sommes tous d'accord sur ça et [grognement] que il faut que cette guerre en effet finisse vite.

Elle est elle coûte cher. Elle depuis 2 mois elle était pas annoncé et Sébastien Lecnu l'a redit je crois il y a quelques instants. Elle peut poser de manière très grave provoquer un choc brutal très grave y compris sur la question alimentaire.

Pour l'instant, on est quand même beaucoup sur le sujet énergétique. Elle d'une certaine manière, cette crise, elle illustre que ce ce que les chock points, comme on les appelle hein, que ça soit le Panama, que ça soit à Suèse avec les outils ou évidemment un jour le D3 de Malaka parce que ça peut être imaginez que le D3 de Malaka soit bloqué et expliquer, vous pouvez expliquer à nos téléspectateurs Malaka ça se passe en mer de Chine et c'est par là que passe non pas uniquement le commerce du gaz et du et du pétrole comme c'est le cas pour Ormous, mais tout le commerce mondial. de porte containre et là c'est un blocage du monde immédiat.

Il y a une grande fragilité. Il y a une sorte d'impensé de ce que la mer représente le jour où on s'attaquera au câble sous-marin. Il y en a 600 aujourd'hui.

Ils sont très peu protégés. Vous pourrez bloquer le pays beaucoup plus que le Covid hein. Et et donc ce qu'on voit ici c'est que quand on sait penser la mer et c'est pour ça que je suis quand même très heureux que la France a pensé à ce réarmement naval y compris avec ce nouveau porte-avion alors que le Royaume-Uni pour eux est un peu en arrière de la main.

Et il faut savoir penser la mer si on veut penser les conflits de demain. Il y en aura en Artique, il peut y en avoir en mer de Chine Méridionale, il y en a en Méditerranée aujourd'hui. Je l' fait attendre depuis bien trop longtemps.

Maintenant, c'est Elisa Cléch qui nous attend depuis euh depuis DOA. Merci beaucoup d'être avec nous, Elisa et pardonnez-moi de vous avoir fait patienter. Les pays du golf sont-ils les uns après les autres en train de claquer la porte au nez de Donald Trump ?

En tout cas, ils essayent de lui faire comprendre qu'il n'accepte plus cette position extrêmement compliquée, extrêmement ambigue depuis le début de la guerre, coincée dans la politique des États-Unis vis-à-vis de l'Iran. Et ce qu'on apprend plus particulièrement grâce à nos confrères de NBC News, c'est que c'est même ce désaccord vis-à-vis de la politique de Donald Trump qui aurait mis fin de manière très précipitée au projet liberté qui, je vous le rappelle, avait pour but d'escorter les navires au sein du D3 d'ormous. Donald Trump n'aurait averti aucun de ses alliés régionaux et c'est particulièrement l'Arabie Saoudite qui s'en serait auusqué enfermant son espace aérien aux États-Unis mais aussi sa base aérienne de Prince sultan.

Or, ce sont des moyens militaires qui sont extrêmement utilisés par les forces américaines et qui auraient été nécessaires dans le cadre de ce projet liberté pour former une sorte de parapluie aérien défensif pour protéger justement ces navires américains qui auraient opéré dans le D3 d'Ormous. D'autres pays du golf avaient également été pris de cours par cette annonce du projet liberté de Donald Trump, le Qatar où je me trouve mais aussi au MAN. Donc, on le voit bien, ce demi-tour forcé de Donald Trump, cela montre une forme de faiblesse peut-être une limite à la puissance américaine ici au Moyen-Orient qui continue quand même de dépendre majoritairement de ses alliés pour déployer ses forces.

Merci infiniment Elisa Cléage depuis Dois. Merci beaucoup à vous. Allez-y, Guillaume Rocket, voulez réagir.

Oui, parce que il me semble que les les pays du golf, qu'est-ce qu'ils sont en train de voir ? Ils sont en train de voir que leur allié euh va peut-être se barrer sans avoir gagné sa guerre. Et donc euh et donc ils se disent "Les Américains seront repartis mais nous on aura toujours l'Iran à notre porte." Et donc euh euh il faut essayer de limiter les dégâts et donc d'agiter le drapeau blanc.

Enfin pardon, je la fais un peu courte mais c'est peut-être ça le la conséquence effectivement de la volonté de quand Donald Trump dit la la première partie de la guerre est un succès complet. la sa furie épique le le Pentagone dit les forces iranienes ont été décimées. Bon quand on en est à ce degré là de mensonge, ça veut dire qu'on qu' a priori on s'apprête à à à partir en faisant semblant d'avoir gagné.

Et ça, j'imagine qu'à juste titre, ça inquiète tous les pays du golf. Alors, je vais vous poser une question euh qui va vous sembler disruptive. Si c'était la surprise finalement et si c'était par la Chine que la solution a été trouvée et si le principal allié de Trump finalement ce serait Sjin Ping, est-ce que c'est sur la Chine qu'il peut s'appuyer ?

Parce que la Chine a envie d'arranger les choses, parce que la Chine a besoin que la situation s'arrange parce qu'elle a de nombreux intérêts économiques dans la région. Parce que la Chine est la seule à avoir les moyens pour que la situation s'arrange ? Le New York Times révèle il y a quelques heures seulement que Teran aurait commencé à réduire la production dans certains puits de ces pétroes.

On a une information qui a circulé qui est pas confirmée mais sur un navire chinois qui aurait été frappé dans le D3. On a écouté ce témoignage d'un marin chinois qui dit "Si vous voulez vous battre, battez-vous mais sortez-nous de là. Donc il a intérêt ping il a un intérêt personnel à ce que la situation se débloque est-ce que Donald Trump qui est attendu dans tout juste une semaine à Pékin peut trouver chez le président chinois dans ce dossier une forme d'allié à la condition [raclement de gorge] pour pour Oxy pour Ximping que ça se traduise par un affaiblissement de la position de l'Amérique à l'échelle planétaire.

C'est pas ça va pas plus loin ça va se payer très cher si c'est le cas. Donc est-ce que ça va être de la faiblesse des démocraties une fois de plus face à des régimes totes ? Parce qu'en Chine, on est dans un régime totalitaire, on n'est pas dans un régime autoritaire, il y a un parti unique enfin et cetera.

Il y a vraiment tous les marqueurs de la définition de Hana. Donc effectivement voilà parce que Pékin de toute façon qu'est-ce que peut faire Pékin si ce n'est finalement aménager une solution ? Vous savez, c'est ce qu'avait fait Poutine au moment où en fait Obama voulait lancer sa guerre contre en fait Damas, contre la Syrie puisque Bassar Assad avait transgressé et avait utilisé des armes chimiques.

Bon et puis on était à deux points de faire la guerre nous avec Obama nos avions tournés, n'est-ce pas ? Le président de la République François Hollande 2013 avait convoqué avait avait convoqué le Congrès pour pour annoncer la déclaration de guerre et dans la nuit tout s'est résolu parce que Poutine a volé au secours d'Obama et lui a dit "C'est bon, je gère le parc des armes chimiques et euh et euh syrienne, n'est-ce pas ? Et bactériologique." Bon, les d'ailleurs la Russie a refait cette proposition d'aller gérer le nucléaire iranien pour le compte de Trump. train pour l'instant ne veut pas entendre parler mais si arrive siimping arrive avec une solution ça sera une solution de ce type.

Combien ça vous coûte un courtier n'est-ce pas qui résout en fait un tel problème à savoir que vous êtes engagé dans une guerre dont vous sentez qu'elle peut vous échapper à moins d'une escalade folle qui pourrait vous coûter le pouvoir. Combien ça vous coûte ? C'est ça la question. lui présentera l'adition, hein.

Ah oui, c'est sûr, ça va se payer. D'autant que le jeu est très complexe. Il y a quelques jours, c'est même une question d'heure.

Euh le chef de la diplomatie iranienne, il était à Pékin, il était avec les Chinois, on a vu passer les images il y a quelques instants. Émargine qu'il est pas reparti sans rien sous le bras d'ailleurs, l'iranien. On n'est pas complètement on n'est pas complètement naïf.

On apprend également ces dernières heures que la Chine continue de livrer des composants. Donc c'est du concret du côté des des iraniens. Et pourtant, est-ce que siin Ping pourrait être l'homme qui ralentirait le bras iranien notamment sur le dossier du nucléaire iranien ?

On peut imaginer en tout cas que l'impact de cette crise sur la Chine est considérable. He 80 % des importations de du pétrole iranien vont en Chine. 80 %.

Donc c'est c'est considérable. Et en effet, vous l'avez rappelé, c'était hier le le ministre iranien étrangère est venu rencontrer son homologue à Pékin et comme vous le savez, dans quelques jours, le président américain euh euh se rendra en Chine. Donc, il y aura une discussion évidemment sur ce sur ce sujet-là.

Je voudrais qu'on vous qu'on vous montre quelques images supplémentaires. On été observé satellite à la clé, de nouveaux développements dans un complexe nucléaire. On est du côté de Nathan avec des portails de tunnels qui ont été à nouveau partiellement obstrués avec des matériaux qui sont identifiés comme étant de la terre, de la roche, mais qui empêcheraient l'accès des véhicules terrestres à entrer dans ces portails de de tunnel.

Alors que l'accord qui semble émerger ces dernières heures évoque des points très concrets sur le sur le nucléaire, on voit les Iraniens potentiellement enfouir enterrer à nouveau le nucléaire dans ces conditions. Est-ce qu'on peut voir des solutions diplomatiques émerger en allant à Pékin, en ayant ailleurs des rencontres entre président ? Il faut jamais perdre espoir qu'il y aura des solutions diplomatiques.

Les Chinois sont dans une position intéressante ici parce que c'est la deuxième rencontre entre Chie et Trump donc depuis le deuxème mandat de Trump. La première rencontre en Corée du Sud, Trump est ressorti euh, on va dire euh pas Peno, mais c'est la Chine qui qui est sortie en vainqueur de de cette réunion parce qu'elle a obtenu que Trump ne n'impose pas les droits de douanes absolument catastrophiques qu'elle avait menacé d'imposer. Donc la Chine est dans une position de force aujourd'hui avec Trump.

Qu'est-ce qui s'est discussé discuté entre Harchi et Wangi son homologue chinois il y a quelques jours. La Chine qui a quand même un programme nucléaire très important. Est-ce qu'elle pourrait être une candidate pour entreposer le nucléaire uranien ?

Le problème c'est que la Russie connaît très très bien le programme nucléaire iranien, beaucoup moins bien que la Chine. Mais le fait que l'Iran qu'on qu'on soit en train d'observer, l'Iran en train de d'éventuellement enterrer ou s'agiter en tout cas autour de ces sites nucléaires, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en tout cas l'uranium enrichi est toujours là, est toujours intact.

Ils ont toujours quelque chose à protéger. Et donc ce programme nucléaire existe d'après les dernières informations qui qui ont été rendues publiques notamment via l'AIALC les centréfuges à à Isfaran qui c qui pourrai transformer l'uranium de 60 % en 90 % serait en état de marche. Donc que que le le l'Iran n'a peut-être pas pris la décision politique de de faire le pas vers le nucléaire aujourd'hui en pleine guerre.

Ça semble très peu probable, mais que si cet uranium reste en Iran avec un régime qui s'est endurci avec un parlement qui qui parle ouvertement de sortir du traité de non de préifération nucléaire, personne y compris la Chine n'a intérêt à voir une un Iran nucléaire apparaître. Alors Xavier, Guillaume et Jean-François, ce qui est très intéressant avec les images que vous avez montré tout à l'heure sur les transformations dans les montagnes qui abritent a priori des secrets nucléaires iraniens, on sait pas ce que c'est. On sait pas si ce sont les 400 kg d'uranium enrichi ou d'autres choses.

Peut-être des centifuses qui ont pas été touché ni en juin ni dans la dernière guerre. Mais ce qui est intéressant c'est que depuis 2018 depuis la sortie de l'accord sur le nucléaire le GCPOAE par Donald Trump les inspections de l'Aiea sont allées en pente décroissante. Au début il y en avait encore un peu jusque dans les années 2020-2021 et puis ensuite il y en avait plus du tout.

Alors, la seule solution c'est de surveiller ce que font les Iraniens en ayant leur accord parce qu'on peut pas pénétrer, vous voyez les sites, on peut pas pénétrer dans ces sites-là sans avoir leur accord. Donc ce qui se passe aujourd'hui bouleverse totalement la surveillance indispensable du programme nucléaire iranien. Ce sera valable aussi pour le futur.

Guillaume, les gens qui vont être furieux en voyant ces images là de de de des travaux des iraniens, ce sont les Israéliens. Oui, on est le 7 mai. Demain, ça fera un mois que le cesser le feu entre l'Iran et les États-Unis seront entrés en vigueur.

Le résultat des courses, c'est quoi ? C'est ça. C'est que les Iraniens, ils en profitent pour protéger au maximum le leurs installations.

Et là, il y a une vraie il y a une vraie divergence entre israélien et américain parce que Netaniaaho dit à Trump, "Regarde, tu tu as arrêté la guerre et du coup le danger nucléaire, il est plus présent que jamais et c'est pour ça qu'il faudrait la reprendre." On sait que la pression, elle est maximale du côté de Benjamin Netaniaou qui fait savoir que son armée de l'air est prête à intervenir et en totalité à tout moment. Jean-François Colossimo.

Oui, ben je pense que ce qu'a dit Guillaume est exact [raclement de gorge] parce que alors on parle, on parle, on parle mais la question du nucléaire iranien essentiellement pour Israël, n'est-ce pas ? Je veux dire par là que pour nous c'est peut-être une question mais on est bien loin d'être une cible. Le ce régime depuis 47 ans dit tous les jours qu'il va détruire Israël, n'est-ce pas ?

Quand vous êtes israélien, vous ne pouvez pas ne pas prendre cette [raclement de gorge] cette menace que les Israéliens disent existentiel, vous pouvez pas ne pas la prendre en compte, c'est impossible. Donc qu'est-ce qui va se passer si les États-Unis se contentent d'un accord, je dirais totalement bancal où en fait peut-être que l'uranium enrichi resterait sans rester mais serait à la main des Chinois qui en même temps seraient quand même les meilleurs amis des Iraniens. Tout ça en sachant que on le sait, on l'a répété, tout le problème de l'uranium enrichi, c'est que arriver à 60 % ça prend un temps fou.

En revanche, passer de 60 à 90, ça va très vite. Donc si on remettait à zéro à les Iraniens, n'est-ce pas, pour eux, ça serait une perte considérable. C'est ça que il faut se rendre compte.

C'est pas une affaire simplement est-ce qu'il pourrait le refaire à 60 % cet uranium enrichi c'est que s'ils voulaient le faire ça leur prendrait des années. Donc encore une fois en terme de capitalettez-vous je dirais malheureusement si je puis dire à leur place mais en terme de capital dans ce à ce moment-là ils auront en quelque sorte perdu et ça c'est ce qu'ils ne veulent pas pour l'instant en dépit de toutes les menaces de tous les bombardements et cetera de monsieur Trump quoi. C'est là où on en est.

Merci. Bah voilà, donc c'est c'est bien de se quitter là-dessus. Je pense que c'est un bon résumé de la situation finalement.

Merci infiniment Jean-François Colossimo. Merci beaucoup à vous Guillaume Roquette. Merci infiniment Sabon de Benberne, merci Xavier de Jacomoni, mon capitaine.

Merci beaucoup Olivier Poire d'Abord d'avoir été avec nous. Je rappelle votre livre euh c'est quand l'océan s'éveillera édition stock. Merci infiniment général Chavan d'avoir été avec nous.

Merci à vous de nous avoir regardé. Yeah.