Serge BERARD : Maire DVD de Brignais et Vice-Président de la CCVG (vallée du Garon)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 1:09OuverteRéponse directe
Comment avez-vous vécu l'assassinat de cette professeure d'Espagnol à Saint-Ven-de-Luz ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Est-ce que dans ces cas-là, on s'inquiète ? Comment on fait ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Comment ressentez-vous ce qui peut se passer entre la société et les équipements de votre commune ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Vous êtes maire pour la première fois depuis 2020, dans un contexte difficile avec le Covid. Est-ce que ça a perturbé votre politique ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Comment avez-vous vécu les 18 premiers mois de votre mandat pendant le Covid ?
- 6:16OuverteRéponse directe
Est-ce que devenir maire a changé votre vie et votre quotidien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:49PrésentateurFait
« Effectivement, on a tous été frappés par ce terrible drame. »
- 3:40PrésentateurFait
« Il y a une hypersensibilité de nos concitoyens aux enjeux de sécurité dans les écoles. »
- 5:04PrésentateurFait
« Les 18 premiers mois qu'on a vécu n'ont rien à voir avec ce qu'on vit maintenant. »
- 5:15PrésentateurFait
« On n'a eu plus de lien avec nos concitoyens, quasiment. »
- 6:41PrésentateurFait
« Chaque fois que je rentre dans Brigné, je me dis au fait, je suis maire de Brigné. »
- 14:45PrésentateurChiffre
« On a 6 000 emplois sur la commune au moins. »
- 14:54PrésentateurChiffre
« On est 12 450 officiellement. »
- 23:29PrésentateurFait
« Il faut éteindre les lumières pour allumer les étoiles. »
- 30:50PrésentateurChiffre
« on a investi 600 000 euros pour en faire un tiers lieu »
- 35:49PrésentateurFait
« les TCL avec la ligne 10 qui arriveront et qui nous permettront du fait de l'arrivée du métro à Saint-Génie-Laval d'avoir un accès rapide sur le métro »
- 38:15Invité politiquePromesse
« donner des vrais moyens aux élus, arrêter de leur reprendre, leur faire vraiment confiance »
- 39:26PrésentateurFait
« je suis trompettiste »
- 39:30PrésentateurFait
« le jazz est venu un peu plus tard parce que ça demande une maturité un peu et du travail »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Invité politique31 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. L'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval.
Bonjour à toutes et à tous, on est heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission L'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. On va partir un tout petit peu à côté de la métropole, mais tout proche, à Brignet très exactement, avec vous Serge Bérard, bonjour. Bonjour. Vous êtes le maire de Brignet ? Absolument. Absolument, par ailleurs, premier vice-président de la communauté commune de la vallée du Garon. Vice-président, simplement. Vice-président, je vous ai donné une promotion un peu rapide, mais bon, on ne sait jamais.
Vous occupez du développement économique et voilà, on va partir à la découverte de votre commune, on va parler de plein de sujets, effectivement, parce que vous le savez ici, on s'intéresse aux élus de proximité et à ce qui se passe dans votre ville et dans votre vie. Et on va surtout commencer, comme on le fait chaque semaine, par une question d'actualité, alors une question qui est à la fois nationale, mais qui pourrait tous nous concerner et qui n'est pas simple et un peu délicate sur un sujet terrible. Mais au-delà de ce fait divers et effroyable, et je veux parler effectivement de l'assassinat de cette professeure d'Espagnol dans un collège à Saint-Ven-de-Luz.
C'est au maire de la commune, celui qui aussi est avec sa communauté éducative, vous avez un collège dans votre collectivité. Comment est-ce que vous avez ressenti, comment est-ce que vous avez vécu cet événement, vous à la fois en tant que citoyen, en tant que maire ? Est-ce que vous en avez parlé avec vos élus, avec les profs du collège ? Qu'est-ce que ça vous a fait concrètement ?
Écoutez, cet événement, ce drame s'est déroulé mercredi. Il se trouve que mercredi, nous avions, mercredi soir, un conseil municipal. Et dès l'ouverture du conseil municipal, j'ai proposé à mes collègues élus d'un moment de recueillement. Effectivement, on a tous été frappés par ce terrible drame. Et on prend conscience à ce moment-là que ça peut arriver dans notre commune. Et l'intensité du moment vécu par tous les élus témoigne de cette prise de conscience de se dire « ça peut arriver chez moi ». C'est dans ces moments-là qu'on mesure à quel point l'éducation était au centre de nos préoccupations. Ça permet de relativiser beaucoup de choses à ce qui s'est passé.
Et donc, bien sûr, on pense aux enseignants, on pense aux familles, on pense aux enfants qui vont vivre avec ça dans ce collège. Et on partage cette souffrance, bien entendu.
Comme le disait d'ailleurs le secrétaire général de l'enseignement catholique, etc. Parce qu'il y a eu beaucoup de réactions, je veux dire plutôt même politiques et un peu partisanes, mais je ne crois pas que ce soit le moment de ça. C'est plutôt le moment du deuil et du recueillement. Mais quelque part, ça peut aussi interroger l'élu que vous êtes, soucieux comme tous les élus, d'une collectivité, du vivre ensemble. Est-ce que dans ces cas-là, on s'inquiète ? Ce n'est pas vous qui êtes directement en charge de la sécurité ou de l'enseignement, etc. Mais comment on fait ? Est-ce qu'on se dit que peut-être c'est dans l'école qu'on trouve aussi les mots de la société ?
Comment est-ce que vous, vous ressentez ce qui peut se passer entre la société, entre les différents gymnases, équipements que vous avez dans votre commune ? Est-ce que vous avez l'impression qu'il se passe quelque chose d'un peu nouveau ? Vous serez pu arriver n'importe où, n'importe comment, il n'y a pas forcément de lien ?
Je crois que l'évolution de la société, la seule chose qu'on peut dire, c'est qu'il y a une hypersensibilité de nos concitoyens aux enjeux de sécurité dans les écoles, qui sont des enjeux de sécurité tels qu'on l'a vu dans ce drame, mais aussi plus prosaïquement. Par exemple, il y a quelques mois, on s'est retrouvé avec, alors qu'on pense nos écoles bien protégées, avec un véhicule qui s'est retrouvé dans une cour d'école maternelle parce que finalement, elle a réussi à franchir par accident les grilles de l'école, ce qui nous a amené à repenser tous les accès. La sécurité est un enjeu majeur, la protection des enfants, des collégiens, c'est une préoccupation qui doit être permanente.
convaincue lorsque l'on est racheté comme ça avec des drames. On est racheté à l'ordre, oui.
Alors on va partir sur des sujets qui sont moins dramatiques, mais qui font aussi notre quotidien. Je dis que vous êtes maire, c'est votre premier mandat de maire, mais vous êtes élu depuis assez longtemps, j'allais dire de manière alternative. C'est que vous avez été élu une première fois, puis vous avez laissé passer un mandat, une deuxième fois, etc. Mais vous êtes maire pour la première fois depuis 2020, dans un contexte qui n'était pas évident, parce que vous êtes arrivé juste pendant le Covid. Est-ce que ça, ça a beaucoup perturbé ?
Je crois que c'est un point commun que vous avez avec les collègues élus et les maires que l'on reçoit, c'est que ça a quand même perturbé, fait quelque chose de très particulier, dans la mise en œuvre peut-être de votre politique, dans la cohésion de l'équipe. On est élu, puis du jour au lendemain, tout s'arrête. Ça ne doit pas être évident ?
Alors d'autant plus, quand on est maire pour la première fois, on se retrouve dans une telle situation. Ce qu'on a pu constater, et ce que je constate aujourd'hui, c'est que les 18 premiers mois qu'on a vécu n'ont rien à voir avec ce qu'on vit maintenant, bien entendu. On a vécu une situation exceptionnelle, où on n'a eu plus de lien avec nos concitoyens, quasiment. Que de vie associative, c'est ce qui fait la vie d'un maire, c'est la rencontre. Tout le monde masqué sur le marché.
Enfin bon, donc le confinement, au milieu de tout ça, enfin qui était, la période dure du confinement était déjà passée, mais malgré tout, les séquelles de cette période qui ont fait que pendant 18 mois, on était dans un autre monde. Un peu suspendu. Et assez curieusement, d'ailleurs, je pense que, on oublie vite aussi. C'est-à-dire qu'on a la vie reprise, on va dire une petite année, par un coup, on est quasiment revenu à des activités normales aujourd'hui, quand on regarde la fréquentation, des événements, etc. Et finalement, on oublie assez vite. Mais c'était, si vous m'amenez à me replonger dans cette affaire-là, c'était très particulier.
Là, pour le coup, on a été concentré sur des questions d'organiser les tests, d'essayer de voir comment on pouvait accompagner la vaccination.
On était dans l'urgence, dans l'action, dans le concret, dans le 13 opérationnel, mais ça n'a pas dû être facile pour faire aussi du lien avec l'équipe pour plein de nouveaux élus. Parce que vous étiez élu depuis longtemps, vous aviez un peu d'expérience, mais être maire pour la première fois, est-ce que ça a changé un peu votre vie et votre quotidien quand on devient maire comme ça, de sa commune ?
Alors, de ce point de vue-là, je m'y préparais un petit peu. J'espère que ça arriverait parce que c'est un engagement fort que j'avais depuis le dernier mandat, puisqu'on avait constitué une équipe qui avait eu de bons résultats aux élections précédentes. Bien sûr, ça change, puisque d'un seul coup, vous vous sentez investi d'une mission nouvelle et on ressent quand même sur ses épaules. Chaque fois que je rentre dans Brigné, je me dis au fait, je suis maire de Brigné. Vous me disiez d'ailleurs,
en préparant cette émission, mais à moitié en plein d'autant, que vous aviez à la fois intégré que vous étiez maire, mais il y a peut-être des moments où quand vous entrez dans le bureau du maire, vous vous dites, mais qu'est-ce que je fais là ? Ce n'est pas évident,
il y a un dédoublement un peu ? Un peu. Je pense que la personne et le maire sont un peu... Oui, c'est les mêmes, mais c'est aussi deux personnes différentes. C'est clairement un engagement fort de se retrouver à la tête d'une commune vis-à-vis des agents, de nos concitoyens, et on doit être rappelé à l'ordre, et se rappeler à l'ordre soi-même, et puis, effectivement, ça conduit à des comportements qu'on n'a pas forcément...
On met la bonne casquette au bon endroit, mais ça rend peut-être un peu schizophrène, même parfois... En fait, derrière, il y a aussi quelque chose qui est intéressant, dont on reparlera peut-être, mais c'est vrai que le maire, pendant très longtemps, c'est une figure à la fois d'autorité, de symbole. On venait voir le maire et c'était impressionnant. C'est peut-être un bien dans l'évolution de la démocratie, un relationnel de proximité qui est un peu différent, mais parfois un peu trop. C'est-à-dire que les maires ont aussi été parfois contestés.
Certains de vos collègues proches, je pense à Xavier Audeau, à Jérémy Bréau, à certains de mes maires qui parfois ont été menacés, ont été frappés, comme si l'autorité, comme si le symbole avait perdu de son pouvoir, de son effectivité. Est-ce que parfois, quand on vient, entre guillemets, engueuler le maire, est-ce que c'est Serge Bérard qui se sent parfois interpellé ou vous le prenez à titre personnel ? Ça ne doit pas être simple de faire la part des choses.
Tout d'abord, j'ai la chance d'être dans une commune qui est paisible, où ces questions, je n'ai pas été confronté réellement, bon, s'il y a quelques... C'est en général, mais... Mais le supporter qui vivent des situations beaucoup plus délicates et d'ailleurs, ils ont tout mon soutien parce que je comprends que pour eux, lorsqu'ils vivent ça, lorsqu'on vit ça, c'est difficile. Moi, je suis resté... En fait, le fait de devenir maire n'a pas changé ma vie pour autant et je vais toujours au marché comme avant. Je suis toujours dans le monde associatif comme avant sur mes activités. C'est important d'ailleurs de garder ce recul-là aussi à travers le fait qu'on ne change pas de vie.
Vous avez mis un petit peu, je crois, vous avez une vie professionnelle assez active, mais vous avez mis un peu... Je pense que c'est trop difficile de gérer les deux.
J'étais en fin de carrière de toute façon et il me reste très peu de choses que je fais. J'ai gardé quelques petites actions professionnelles mais marginales. Honnêtement, je pense que compte tenu de l'investissement que j'ai aujourd'hui dans la commune, je ne sais pas comment j'aurais pu faire du fait du métier que je faisais pour mener de front la conduite d'une mairie, les différents projets dont vous parliez dans le syndicat de rivière aussi du SMAGA. On va développer tout ça. C'est vrai que... C'était... Honnêtement, je ne vois pas cumuler une activité professionnelle sérieuse avec des engagements de cette nature.
C'est d'ailleurs un vrai sujet aussi puisque moi j'arrivais au moment de la retraite ce qui m'a permis de pouvoir prendre en charge ces missions sans trop de difficultés mais c'est un vrai sujet quand même dans la société ça. Oui, parce que pour eux il faut s'engager
quand on veut renouveler un peu mais c'est un sujet même démocratique c'est-à-dire que quand on veut renouveler et confier des mandats à la société civile à d'autres personnes qui ont eux-mêmes sur une vie de parents d'activité professionnelle pendant très longtemps c'était beaucoup des retraités en fait. Oui, tout à fait. Et à Brigné vous avez réussi un peu à essayer de diversifier ou c'est pas si simple
que ça ? Non, je crois qu'à Brigné c'est comme ailleurs et j'ai des élus des adjoints qui sont toujours en activité c'est compliqué pour eux ils font de leur mieux ils y arrivent mais c'est quand même très prégnant.
Bon ben on va découvrir un peu mieux votre vie d'élu votre mandat puisque vous êtes arrivé à Brigné pas par hasard mais vous nous raconterez vous êtes né en Auvergne et puis dans une deuxième partie de l'émission on découvrira ensemble un peu mieux votre commune A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission toujours avec Serge Bérard le maire de Brigné Alors vous êtes aujourd'hui je crois non inscrit d'hiver droite vous avez été à un moment quelques années à l'UMP
j'ai fait le choix de me retirer de ne pas renouveler c'est vrai que j'ai une vision j'ai un peu de recul on va dire sur l'organisation des partis politiques
on en parlera peut-être un peu plus tard Alors vous n'êtes pas de Brigné vous êtes né en Auvergne c'est ça ? Qu'est-ce qui vous amène comme ça un jour à vous installer à Brigné à vous engager puis à devenir maire de la commune comment est-ce que ça vient cette idée-là ?
Écoutez j'ai été j'avais une activité de consultant je travaille beaucoup sur la région parisienne avec mon associé on a décidé de se rapprocher de lui on travaillait aussi un peu sur Lyon c'est le TGV en fait qui m'a amené sur la région lyonnaise et Brigné est apparu un peu le fruit des rencontres et des hasards et des connaissances comme une ville parfaitement bien placée par rapport à ma vision de ma vie personnelle c'est-à-dire à la fois pouvoir profiter de la grande ville tout en étant à la campagne et c'est ce que Brigné offre et ce que je défends aujourd'hui d'ailleurs comme maire et c'est l'engagement de la vie sociale pour le coup j'ai été rugbyman de toute ma vie donc de ce point de vue-là participer à des associations travailler sur le enfin je me suis retrouvé dans des associations sportives notamment à Saint-Génie-Laval qui est notre ville voisine avec mes amis de Saint-Génie-Laval les anciens vétérans avec qui j'ai joué jusqu'à il y a peu vous étiez musicien
si vous aviez un des projets on en parle je suis toujours
je suis toujours musicien de jazz à mes heures
de vos passions
voilà
donc c'est souvent par l'associatif c'est tout d'un coup avec un projet il y a un élu qui vous dit
tiens viens nous rejoindre c'est exactement ça j'avais le président de l'association musicale le maire de l'époque Michel Thiers m'a dit puisque tu tiens tant à faire cette école viens la faire avec nous j'ai saisi la balle au bon et effectivement j'ai rejoint l'équipe comme délégué à la culture à ce moment-là ça c'est en 2001 et je suis resté élu avec cette équipe jusqu'en 2008 et j'y considérais après que vous avez fait des allers-retours
mais ça c'est les aléas de la vie est-ce que parce que c'est aussi parfois une question que j'ai avec mes invités quand on passe de l'autre côté c'est-à-dire du côté politique est-ce qu'il n'y a pas le sentiment parfois soit d'un peu de frustration soit d'une perte de liberté quand on est président d'Assoce on fait plein de choses est-ce que quand on passe de l'autre côté on devient peut-être un peu plus œcuménique est-ce que c'est une forme de pouvoir de faire et d'agir mais c'est quoi la différence entre les deux engagements ?
Effectivement quand on est président d'association on est sur un objet bien précis avec des enjeux à la défense d'un projet musical qui est très fort et très important à Brigny qui continue à l'être c'est pas très différent simplement on change les enjeux mais on est toujours à la même démarche pour moi c'est toujours la même chose je défendais particulièrement la musique auprès des élus à l'époque et aujourd'hui je défends ma commune avec la même énergie simplement le spectre des actions est un peu plus large
Alors Brigny en quelques mots si on ne connait pas si on doit découvrir votre commune ce serait quoi la carte postale ? Comment vous nous parlez de votre territoire ?
Vous savez qu'il y a quelques mois nous avons accueilli le congrès des maires du Rhône et lors de ma prise de parole j'ai rappelé qu'Alphonse Allais avait trouvé avec Brigny de quoi se réjouir puisqu'il disait qu'il fallait faire les villes à la campagne qui l'air était plus pur et c'est exactement le cas de Brigny puisqu'on est au bout de la métropole et après nous il y a la campagne vraiment vous quittez le cœur du village et vous êtes dans la vallée embarrée vous êtes tout de suite dans les monts du Lyonnais dans des chemins qui vous conduisent jusqu'à Isron donc je crois que ça c'est une caractéristique importante on est à la fois dans un bassin de vie métropolitain mais avec encore des agriculteurs qui ont des élevages dans la commune donc on a cette chance-là qui est vraiment importante et auquel les Brignyraux sont très attachés et en fait la ville se divise en trois une zone d'activité intense on a 6 000 emplois sur la commune au moins une zone urbanisée importante et à 40% près de la commune qui reste en espace naturel en espace terre
pour presque 12 000 habitants aujourd'hui
alors on est 12 450 officiellement je pense qu'il y a un développement démographique important
oui parce que ça a beaucoup grandi c'était d'ailleurs peut-être un des sujets de votre campagne municipale en 2020 la conception peut-être je vais dire de l'évolution du développement et de l'urbanisme de la collectivité c'est ça qui vous vous concernez particulièrement
c'est vrai qu'on a eu on a élaboré un PLU au cours du mandat précédent et on a eu des oppositions significatives avec l'équipe qui était en place à l'époque on n'avait pas tout fait la même conception des choses on ne voyait pas effectivement la ville ne doit pas se fermer à l'extérieur on sait qu'il y a une pression foncière démographique indéniable et il ne s'agit pas de se fermer on a des obligations à tenir aussi dans le cadre du SCOT mais il ne faut pas qu'on ait une cohérence territoriale
dans lequel il y aura une je veux dire un 6 pour nos auditeurs parce que c'est intéressant pour ceux des fidèles qui nous écoutent on reçoit souvent des maires qui sont dans la métropole qui eux n'ont plus la maîtrise de la signature des permis de construire etc alors que vous vous l'avez c'est une vraie différence entre la métropole et le reste c'est important de le signaler donc pour vous il fallait quoi ? lutter un peu contre un trop fort développement faire attention aux fonciers pas construire n'importe comment et en même temps il y avait une demande c'est-à-dire que votre population elle a grandi assez rapidement
on est confronté à cette difficulté sur un territoire qui ne va pas grandir d'accueillir on doit accueillir une centaine de logements enfin créer une centaine de logements pour faire simple là on est allé beaucoup plus vite et beaucoup plus fort sur le mandat précédent ce qu'on a effectivement critiqué c'était un point d'achoppement aujourd'hui d'ailleurs on essaie puisqu'on a pris un peu d'avance de ralentir j'en parle avec les promoteurs il ne s'agit pas de dire Brigny on construira plus à Brigny mais il faut retrouver une organisation enfin un aménagement qui soit serein on a actuellement un quartier de la gare qui est en plein chantier qui se termine on aura 350 logements c'est beaucoup c'est trop je pense qu'il faut qu'on veille à l'avenir tout en en faisant attention
aussi peut-être à la diversité et à la mixité est-ce que vous êtes soumis aussi à toutes ces problématiques de construction de logements sociaux etc. est-ce que vous êtes vigilant sur le maintien de cet équilibre entre différents types de populations
et types de logements ? on tend vers les fameux 25% donc on n'a pas à se précipiter et ça je l'assume vis-à-vis des pouvoirs publics de l'état je pense qu'il faut bien sûr il faut que toutes les communes fassent des efforts pour permettre à tout un chacun de se loger on en est bien conscient mais il faut aussi se rappeler qu'il y a des gens qui sont là depuis longtemps qui sont attachés à leur commune à l'équilibre de leur commune et cette notion d'équilibre est une notion essentielle parce que derrière les logements il y a du monde et derrière le monde il y a des écoles des équipements des services etc.
donc tout ça il faut veiller à pouvoir les offrir parce que ça grandisse en harmonie les brignéraux sont contents d'être abrignés il faut qu'ils continuent d'être contents d'être abrignés c'est ça l'enjeu
quand on parle un peu d'urbanisme on parle effectivement de construction on parle aussi peut-être d'équipement de centralité est-ce que vous faites partie de ces communes qui a une vraie centralité est-ce que c'était un sujet comment on fait pour garder cet équilibre souvent le sujet c'est les commerces de proximité ce genre de choses ça fait partie des projets que vous aviez ?
ça c'est une chance qu'on a c'est que brigné en réalité si on raisonne en termes de bassin de vie est entouré de villages de plus petites villes c'est plus des villages maintenant qui assez naturellement dont les habitants assez naturellement viennent commercer à brigné c'est un point de passage ça a été toujours comme ça il suffit d'aller sur notre marché d'ailleurs ce matin samedi
c'est le samedi souvent les élus c'est le dimanche
et bien vous rencontrerez là la moitié des clients du marché sont des gens qui sont des communes voisines d'accord donc ça c'est aussi un sujet et du coup on a la chance d'avoir une belle centralité avec un cœur de village qui est superbe le garon qui traverse le village donc il y a un côté champêtre qui est resté là et auquel les brignéraux sont très attachés avec à peu près 150 points de vente tout compris qui est important et d'ailleurs on a encouragé les conversants à s'organiser l'association on retrouve des couleurs parce qu'il est important qu'on puisse faire la discussion
la concertation le se parler un petit peu tout ensemble c'était aussi ce que j'ai compris une priorité un peu de votre peut-être manière de faire de la politique alors si ce n'est autrement mais du moins de renouer avec une forme de concertation de nouvelles relations aux citoyens
c'était un peu ça votre projet c'est vrai que parfois c'est vrai que quand on est maire on se retrouve à la tête d'une ville la verticalité la française ce sera du bien dans le rôle du maire et dans lequel je suis plus ou moins à l'aise pour être honnête je ne suis pas paternaliste par essence je crois au collectif je crois à l'incité de partager et je crois que c'est un des gros enjeux de nos sociétés aujourd'hui d'ailleurs qui permettra peut-être de regagner la confiance de nos concitoyens de les faire participer réellement pas simplement ce n'est pas de la poudre aux yeux la participation nous on a mis en place un service de participation citoyenne par exemple et on s'attache sur tous les projets et on peut avoir quelques loupés encore parce que ce n'est pas forcément dans la culture des services dans la culture de nos concitoyens aussi que de se dire mais j'ai mon mot à dire il faut que je le dise de façon posée utile constructive et que les élus soient dans une posture aussi d'écoute réelle donc tout ça ce sont des nouvelles pratiques à construire et alors on le fait au niveau de notre commune mais si on devait parler plus généralement
il y a horizontalité plus que verticalité si j'entends bien mais aussi transversalité c'est-à-dire que vous parlez vous travaillez avec vos voisins sur un certain nombre de sujets divers et variés il y a évidemment les questions de la rivière et tout mais aussi sur les problématiques de sécurité comment vous travaillez avec vos voisins est-ce que c'est facile de travailler avec des villes de la métropole du coup ?
je pense qu'on a la chance d'être entouré de maires avec qui nous entendons très bien donc qu'ils soient de la métropole ou pas peu importe on a la chance d'être au sein de la comité de commune de la vallée du Yaron on est 5 maires qui nous entendons parfaitement bien
j'avais reçu d'ailleurs Damien Combet
qui vous a sans doute dit la même chose on a cette chance de former une équipe cohérente même si bien sûr chacune des communes a ses enjeux mais on s'entend bien et autour de nous que ce soit Paris-Millet à Saint-Gilles Laval Xavier Odo Jérôme Moroge Julien Vulmar Olivier qui n'est pas loin avec tous ces maires autour de nous nous avons d'excellents rapports et par exemple on travaille sur un projet de centres de supervision urbain pour mutualiser nos efforts les frontières institutionnelles elles sont dans la tête des administrations mais pas dans la tête de nos concitoyens les problèmes ne s'arrêtent pas
aux frontières de la commune ni les enjeux
ni les flux et les mobilités la notion de bassin de vie est essentielle
parmi les priorités de votre mandat il y avait aussi il y a une actualité donc on va en parler une dimension évidemment de protection de votre cadre de vie de votre environnement ce qui vous a amené sur ces questions d'ailleurs a gagné une marienne d'or alors pour nos auditeurs c'est quand même un prix connu, prestigieux qui existe depuis de longues années vous êtes le seul dans le Rhône cette année à avoir gagné ce type de récompense pour justement quelque chose qui était lié à l'environnement racontez-nous un peu cette aventure et cette belle distinction
je pense que tous les élus au sein de notre groupe n'est pas politisé on a différentes sensibilités et la sensibilité environnementale est très importante c'est un des marqueurs de notre projet et de nombreux projets aujourd'hui sont construits dans l'idée qu'il faut repenser la ville en mettant de la nature partout où c'est possible on fait un parc au sud de la ville près de la zone du quartier des Pérous qui était un quartier historiquement 100% logements sociaux qui a été revitalisé qui est complètement différent maintenant pour accompagner ou améliorer la qualité de vie on crée un beau parc de près d'un hectare au sud on est en train de refaire une centre au cœur de ville on a refait une place qui était très minéralisée enfin bon je ne peux pas vous citer tous les exemples et parmi les sujets il y a la question de l'éclairage il se trouve que une de nos élus Christine Marcière était proche de Madame Vauclin qui est un astronome qui portait un projet qui nous vient de Genève sur l'idée d'éteindre en fait une belle idée qui est de dire il faut éteindre les lumières pour allumer les étoiles c'est magnifique et on a adhéré à ce concept-là qui correspondait aussi à une réflexion sur les économies d'énergie
oui parce que j'allais dire tout est lié entre l'environnement la nécessité de la sobriété énergétique je suppose que c'est un vrai enjeu pour vous bien sûr et puis il y a un certain nombre de mers qui font des expérimentations je crois pour éteindre la lumière la nuit pour regarder si ça fonctionne parfois même y compris en termes de sécurité mais vous il y avait quelque chose qui a été modélisé avec beaucoup d'associations qui ont participé ça s'appelait comment ce projet ? c'est la nuit est belle la nuit est belle et ça a eu lieu quand ?
ça a eu lieu alors c'était la deuxième année avec nous d'ailleurs les villes voisines ont participé aussi on n'était pas les seuls dans le projet disons qu'on a on s'était bien impliqué dès la première année qui nous a mené à candidater mais on n'était pas on n'était pas les seuls ça s'est élargi d'ailleurs beaucoup cette deuxième année je pense que ça va continuer et donc c'est une expérience intéressante qui nous a permis de mesurer à quel point on était incapable de bien éteindre la ville donc c'était une expérimentation très forte qui fait que lors du dernier conseil municipal de mercredi dernier on a d'ailleurs voté l'idée d'une expérimentation d'extinction des feux de minuit à 5h du matin tout en préservant certains points sensibles lumineux donc vous voyez cette expérience pédagogique puisque le soir de la nuit est belle il y a des promenades qui sont organisées pour découvrir les étoiles a conduit aussi à nous a facilité la vie finalement pour passer le message et pourquoi on allume la nuit je crois que d'une manière générale si on est déjà en tant qu'élu capable chacun dans nos domaines d'agir pour améliorer ou faire en sorte que notre planète soit moins maltraitée faisons-le et pourquoi l'allumer la lumière de minuit à 5h du matin on va savoir là maintenant si ça pose vraiment des problèmes
et on en te raconte d'ailleurs on va reparler de tout ça dans une troisième partie de notre émission mais ce qui prouve que ces engagements pour la planète peuvent aussi et c'est ça qu'on veut montrer à travers nos émissions très localement alors je vous dis à tout de suite pour une troisième partie de notre émission on se retrouve pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec vous Serge Bérard vous êtes toujours maire de Brigny et on parlait de plein de sujets et notamment de cette belle récompense pour la collectivité je dis une marienne d'or qu'est-ce que ça représente les concours les récompenses est-ce que c'est important ou c'est juste une manière aussi peut-être de saluer un travail collectif comment vous le vivez est-ce que c'était agréable à prendre toujours ?
c'est toujours agréable d'avoir une reconnaissance je pense qu'à titre personnel à titre collectif pour l'ensemble de la commune c'est aussi un excellent levier de communication pour permettre de dire voilà ce qu'on considère comme important considéré comme important qu'il faut se réinterroger sur nos façons d'être au regard de ce qui se passe je crois qu'aujourd'hui on est tous sensibilisés à ces questions d'environnement et d'écologie et quel que soit d'ailleurs le positionnement politique qui aujourd'hui ne pense pas qu'il faut améliorer le traitement de notre planète et donc éviter d'allumer quand c'est pas utile la nuit permettre aux oiseaux de nuit de jouer correctement de se reproduire
c'est juste du bon sens en fait du bon sens et puis on en parlait juste avant sa troisième partie mais c'est vrai qu'il y a aussi des contingences qui se sont imposées à nous à chaque français mais aussi à vous comme gestionnaire d'un patrimoine c'est-à-dire c'est cette question aussi de la sobriété énergétique je suppose que vous avez clairement des économies à faire comment est-ce qu'on fait quand on émerge comme ça d'un certain nombre d'équipements publics pour aller chercher les 10-15% d'économies qu'est-ce que vous avez mis en place en termes de rénovation peut-être énergétique ?
Nos précédentes adécesseurs avaient bien travaillé sur les questions de consommation et on continue le travail et en particulier par exemple on a donc adhéré au Cigerly pour nous faciliter ou nous donner les capacités d'investissement sur la transformation de l'éclairage public où là on va investir plus de 2 millions d'euros parce qu'on était assez peu équipés en LED et on va tout passer tout l'éclairage public en LED dans les 3 ans qui viennent avec l'aide du Cigerly voilà un exemple et on continue à travailler sur chaque équipement on vient de rénover une école on met 6 millions d'euros d'investissement où à la fois on a repensé bien entendu toute la partie isolation mais également sur les extérieurs on a transformé les cours d'école aujourd'hui elle est beaucoup plus renaturée voilà donc c'est une prise de conscience qui fait que chaque investissement prend en compte ses réalités de développement durable ça s'impose par exemple on a également dans le cadre de cette rénovation de l'école qui est dans un environnement d'équipements municipaux on a créé une chaudière à bois qui va chauffer tout le quartier tous nos bâtiments donc c'est un travail de longue haleine mais la prise de conscience est là maintenant après c'est une question de moyen de temps pour aller vers
de sensibilisation aussi des populations qui je pense naturellement commencent à en avoir la conscience
oui je crois avec la CCBG on se lance dans un projet de photovoltaïque parce qu'on n'est pas très en avance sur cette question là et quand on réunit on avait par exemple sur cette question là à la fin de l'année fait une réunion publique sur la thématique des économies d'énergie que la commune souhaitait faire s'engager il y avait notamment l'extinction des feux qui était en l'extinction d'éclairage qui était en discussion mais également on avait la HALT qui est une association qui travaille sur ces sujets là était présente pour aussi présenter à tous nos concitoyens qui s'intéressent au sujet et j'espère que ils s'y intéressent tous en tout cas de plus en plus à tout ce qu'eux-mêmes peuvent faire parce que si on va faire ces économies là pas seulement au niveau de la collectivité en tant que telle mais bien au niveau de l'ensemble de nos concitoyens et l'enjeu réellement il est là l'économie d'eau l'économie d'énergie ou l'utilisation intelligente ne soit pas perçue comme privative on parle souvent d'écologie non mais c'est vrai je crois que on peut simplement mettre un peu d'intelligence sur l'éclairage pour en parler puisqu'on a des réflexions en ce moment on gagne 10% en faisant pas grand chose au début donc au moins ça et puis après on investit et je suis plutôt optimiste sur le fait
un sujet sur lequel vous investissez aussi beaucoup qui faisait partie des priorités et qui je trouve est assez intéressant à questionner c'est l'enjeu de la culture on parlait un peu de l'école on parlait d'aider à grandir on parlait d'accompagner mais quelle place prend la culture dans une collectivité d'une certaine taille mais en quoi c'est important en quoi c'est utile et qu'est-ce que vous avez alors des atouts on va en parler
mais pourquoi c'est un sujet si je devais mettre en avant deux thématiques fortes de notre mandat j'évoquais l'environnement on pourrait parler des mobilités puisqu'on est désormais dans le citral et on aura les tests c'est vrai que ça c'est une nouveauté le deuxième vrai enjeu c'est la jeunesse la jeunesse et la culture donc on a fait en sorte on avait un centre social qui fonctionne très bien mais qui se trouve un peu saturé donc on a créé une MJC par exemple qui est en train de se déployer pour offrir d'abord des services aux enfants mais famille mais également qui commence à avoir également des offres culturelles on est en train de parler d'un ciné club par exemple la culture cette préoccupation-là nous a conduit à revoir notre médiathèque on a investi 600 000 euros pour en faire un tiers lieu de toute façon parce que les gens y trouvent plaisir encore plus à venir dans cette médiathèque très bien équipée et on vient d'ouvrir de créer un lieu de culture et d'exposition permanente dans un lieu patrimonial de la ville parce que patrimoine et culture vont de pair qui s'appelle l'espace Choyac dans lequel on accueillera des événements on a déjà accueilli depuis le mois de décembre des événements culturels où les écoles peuvent venir enfin tout ça ça boucle et on avait également on a un festival dans les événements
qui sont à la fois connus il y en a un qui est traditionnel historique qui est le festival de la bulle d'or qui existe depuis combien de temps maintenant ? quoi 30 ans oui donc c'est pas rien le festival autour de la BD
la bande dessinée avec une équipe très consistante depuis toujours des passionnés qui ont fait de Brigny un lieu de BD et on en est très heureux ça nous permet aussi de diriger notre activité des médiathèques des écoles de cette culture de la BD qui est extrêmement intéressante
et reconnue aujourd'hui et oui comme un art à part entière et puis qui parle beaucoup y compris alors à tous mais y compris aux plus jeunes d'entre nous mais il y a aussi un événement que les Lyonnais connaissent bien qui s'appelle Quai du départ qui est arrivé chez vous l'année dernière je crois et dont la prochaine édition a lieu du 30 mars au 2 avril comment est-ce que ça arrive à un événement de cette ampleur qui tout d'un coup arrive à Brigny qu'est-ce qui s'est passé
je crois qu'il y a pas mal de brignéraux qui s'intéressaient à ce festival à Lyon et il se trouve que les fondateurs connaissent bien Brigny puisqu'ils habitent Brigny et donc les rencontres qu'on a pu avoir avec eux les préoccupations qu'ils avaient ils sont interrogés parce qu'ils avaient déjà eu des partenariats entre Quai du départ et Brigny alors ils montraient que ça pourrait être intéressant d'avoir un lieu unique et bien entendu dès qu'ils nous en ont parlé on a saisi la balle au bon aussi et on s'est parfaitement bien entendu pour installer ce festival au sein du Briscope
oui c'est parce que vous avez aussi une très belle salle à Polyvalente
pour une ville de votre taille c'est un équipement intéressant oui c'est un équipement qui a été bien pensé par mes prédécesseurs on a ce qu'on appelle une école des arts on a un auditorium on a une salle de spectacle 350 places on a des salles d'expo donc effectivement pour un événement comme ça c'était un peu du pain béni aussi et il y a moyen de avec une autre salle de Guy de Choya qui va être aussi permettra de faire des expos donc je crois qu'on s'y retrouve tout aussi bien les organisateurs que nous-mêmes et on est vraiment très très heureux d'accueillir ce moment qui est très fort je me suis pas mal investi l'année dernière j'ai suivi le festival c'est magnifique je recommande qui dit attractivité
événement lyonnais on arrive naturellement sur les mobilités parce qu'une des questions et un des enjeux c'est d'arriver jusqu'à chez vous c'est vrai alors c'est vrai qu'il y a une gare à Brigné qui va jusqu'à Saint-Paul etc mais pendant très longtemps et ça même je crois était un sujet de débat pendant des campagnes électorales il n'y avait pas les TCL c'est ça
et ça va changer ça va changer donc en fait la loi L'homme a facilité les choses aussi et donc les cinq mères de la comité de commune ont validé l'intérêt pour nos communes de rejoindre le Citral tout en restant comité de commune de la Valle du Hiron il y a souvent un amalgame
mais c'est pas parce qu'on a les TCL qu'on rentre dans la métropole c'est deux choses différentes
on garde et on en est heureux notre indépendance et pour autant on fait partie quand même de ce bassin de vie je l'ai dit à ma entreprise et grâce à l'arrivée des TCL alors on n'a pas le détail on en parle avec l'équipe du Citral bien entendu on en saura un peu plus dans les semaines qui viennent mais à partir de la rentrée on aura une offre qui sera grandement améliorée avec l'arrivée des TCL probablement la ligne 10 la 12
c'est attendu je suppose par vos habitants par les entreprises les entreprises
je pense que ça les choses ont évolué et vous savez que beaucoup de jeunes aujourd'hui se refusent à acheter une voiture on peut les comprendre et ils ont du mal à venir à Brignet les voies lyonnaises
vont arriver jusqu'à chez vous aussi ?
pardon ?
les voies lyonnaises le vélo il y a des...
alors on travaille aussi donc c'est le deuxième axe la comité de commune la vallée du Héran a fixé comme enjeu clair pour ce mandat les mobilités donc l'adhésion citrale avec tout ce que ça veut dire en termes d'infrastructures à créer puisqu'il a fallu par exemple pour que la ligne 12 rentre dans Brignet refaire une route une voie une rue c'est également les voies 12 qui sont à reprendre on a un gros projet de voies 12 sur la commune donc effectivement on est en train de changer de pied du point de vue des mobilités la région et l'Eron Wauquiez est venu à Brignet à deux reprises on a confirmé l'engagement de la région pour allonger la ligne tram-train de Saint-Paul jusqu'à Givor à terme avec dans un premier temps un doublement normalement de la fréquence et donc une meilleure amplitude les TCL avec la ligne 10 qui arriveront et qui nous permettront du fait de l'arrivée du métro à Saint-Génie-Laval d'avoir un accès rapide sur le métro un vrai changement fort quant à la mobilité et les critiques qui étaient faites et qui étaient tout à fait légitimes que je partageais sur les insuffisances on ne va pas tout régler mais on va faire quand même un très fort bon en avant
et ça c'est du coup ce sont des investissements et des équipements de long terme c'est-à-dire qu'il faut aussi être capable quand on est élu de régler les problèmes du quotidien et se projeter à 10, 20, 30 ans pour emmener sa commune là où on veut l'emmener ça ne doit pas être évident aujourd'hui d'être entre les deux
et on s'aperçoit d'ailleurs par exemple pour illustrer ce que vous dites on va avoir donc les TCL qui arrivent à Brigné mais ça va être le bout de ligne donc la grande crainte qu'on a c'est où les gens vont stationner quand ils vont venir le relais etc donc vous réglez un problème vous en créez 10 derrière et qu'il faut anticiper aussi c'est sûr je suppose
c'est ce qui fait aussi la joie du mandat de maire je crois que c'est quelque chose qui vous tient à coeur
c'est passionnant j'ai l'habitude de le dire je ne sais pas si je serai un bon maire mais je suis content de l'être parce que c'est une mission passionnante franchement qui est très très diverse c'est vrai que les médias parlent du maire en difficulté et c'est vrai dans un certain nombre de cas mais quand même sur le fond on a un regard bienveillant de nos enfin moi je le vois comme ça de nos concitoyens qui mesurent aussi que ce n'est pas si facile et dès l'instant on peut dialoguer avec eux lorsque ça ne se passe pas bien on trouve assez rapidement des gens le dialogue
la proximité
bien sûr
c'est quand même quelque chose d'essentiel et c'est sans doute aussi ce qui peut contribuer à peut-être réhabiliter aussi à la fois la politique l'homme et les femmes politiques parce qu'on voit bien que ça a été assez abîmé mais c'est localement que ça se passe on n'a pas parlé de politique nationale parce que ce n'était pas forcément le sujet mais vous avez l'impression d'être un homme politique ou d'être un élu de terrain ou comment vous gérez cette distinction
vous touchez du doigt quelque chose qui me tient énormément à coeur je crois que parce que je n'ai pas de vérité de faire une carrière nationale il n'y a pas de scoop là non pas du tout j'ai le pied sur terre par rapport à ça mais je crois qu'on doit s'interroger vraiment institutionnellement je pense qu'il y a dans nos territoires dans nos communes nos départements des gens d'excellents niveaux et on peut en capter d'autres qui viennent s'intéresser à la vie publique à la vie à l'intérêt général et on doit réfléchir à comment mieux décentraliser ce pays comment faire plus de collectifs comment mieux faire participer je pense qu'on a là des clés pour aller vers une autre façon de faire la partie
donner des vrais moyens aux élus arrêter de leur reprendre leur faire vraiment confiance c'est aussi ça
la vraie notion de confiance c'est au coeur de tout ça je pense que l'Etat ne fait pas assez confiance dans ses élus qui ne font pas assez confiance dans leurs grands citoyens je crois que c'est un enjeu français retrouver confiance les uns en les autres c'est la clé de beaucoup de choses si on peut le retrouver
je disais que c'est un métier c'est pas un métier c'est une fonction c'est un engagement c'est un sacerdoce qui prend du temps on est samedi demain c'est dimanche alors vous n'avez pas de marché puisque chez vous c'est le samedi mais est-ce que vous arrivez parfois j'allais dire à décrocher à ne plus être maire pendant quelques instants est-ce que vous avez une passion à hobby qu'est-ce que vous faites de votre dimanche quand vous n'êtes pas maire
je fais beaucoup de sport j'ai le plaisir à retrouver mes copains avec qui je vais faire du VTT le dimanche matin mais vous voyez ce soir par exemple c'est la fête du vélo club et je vais aller danser la fête du vélo club c'est pas j'y allais avant je continue à y aller je prends toujours autant de plaisir partager un bon moment avec des amis et des associations des personnes qui s'investissent à fond dans la vie associative
vous avez une passion aussi vous l'avez évoqué rapidement mais vous êtes musicien de jazz qu'est-ce que vous jouez comme instrument ? je suis trompettiste trompettiste qui n'est pas rien
depuis des années je suppose oui depuis tout petit et puis le jazz est venu un peu plus tard parce que ça demande une maturité un peu et du travail et le souffle toujours le souffle oui surtout des bonnes lèvres c'est ça le problème
et vous êtes dans des orchestres qui vous produisent tant que vous faites des concerts
régulièrement ça fait partie des choses que j'essaie de garder parce que l'amitié avec 7 musiciens comme avec mes copains rugbymen c'est ce qui fait le sel de la vie et vous savez si on veut je pense si on veut être un bon maire il faut être un peu heureux et j'aime bien cette citation de Jacques Prévert que je reprends souvent j'essaie d'être heureux au moins pour montrer l'exemple
ça c'est pas mal alors on va se quitter en musique évidemment avec du jazz qu'est-ce que vous avez choisi comme musique de fin ?
vous m'avez gentiment proposé je tiens à vous remercier Frédéric de vous avoir invité à Lyon 1ère c'est un grand plaisir j'aime beaucoup Chad Baker qui est pour moi un musicien qui a un talent incroyable une sensibilité qui me touche beaucoup et donc je vous ai proposé My Funny Valentine qui est un thème
joyeux est-ce que le jazz est quelque chose de joyeux
quand même ? alors quand je fais du Nouvelle Orléans c'est plutôt la fête quoique il y a des moments aussi le blues c'est pas forcément joyeux c'est entre les deux
c'est la vie
c'est la vie
exactement merci beaucoup monsieur le maire d'être venu nous parler de Brignet on va se quitter avec My Funny Valentine et on se retrouve la semaine prochaine avec un nouvel invité qui sera Michel Antonelle le maire de Francheville merci et bon week-end merci Valéry
c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiat Positif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM
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