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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 19 juillet 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSécuritéJusticeInstitutions & élections

Pour Jean-François Copé (LR), Emmanuel Macron "fait payer une addition impardonnable" aux Français

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Bonsoir Jean-François Copé, l'invité de la chaîne.

  • 0:06OuverteRéponse partielle

    Ces questions de justice, de sécurité, on va y venir dans un instant parce qu'elles sont bien sûr présentes dans l'actualité et elles seront présentes dans la campagne présidentielle.

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Les États-Unis ont lancé une nouvelle série de bombardements contre l'Iran ce matin pour, disent-ils, punir la mort de deux de leurs militaires lors de frappes iraniennes en Jordanie.

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Vous qui avez été ministre, vous qui avez eu des responsabilités nationales, est-ce que vous craignez une bascule géopolitique quand on voit ce qui est en train de se dérouler ces dernières heures ?

  • 1:45RelanceRéponse directe

    Le président de la République a mis sur la table une initiative franco-britannique pour sécuriser les voies maritimes du détroit d'Ormus. Pour parler poliment, Donald Trump a dit non merci. Ça ne verra jamais le jour. Est-ce qu'on pèse encore, franchement ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Embrasement au Moyen-Orient, conséquence directe dans le réservoir des Français. On voit que le prix du baril de pétrole a réaugmenté ces derniers jours et que le litre de diesel a repris près de 9 centimes, d'ailleurs, en moins d'une semaine. Est-ce que vous craignez qu'il y ait à nouveau une flambée des prix de l'essence et du diesel pour les Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Locuteur non identifiéFait
    « D'abord, ce qui est vrai, c'est qu'on le craint depuis le début puisqu'en réalité, ce que nous aimons, nous, les Occidentaux, c'est des démarches rationnelles, compréhensibles. »
  • 0:55Locuteur non identifiéFait
    « Or, ce qui est vrai, c'est que l'initiative de Trump, depuis le début, elle est incompréhensible. À la fois par son impréparation, par son absence totale de coordination avec les alliés. »
  • 1:58Locuteur non identifiéFait
    « Non, c'est très difficile. Mais c'est très difficile parce que nous n'avons, il faut bien le dire, jamais eu de situation comme celle-là avec un président américain totalement irrationnel face à une situation qui est effroyablement complexe. »
  • 2:14Locuteur non identifiéFait
    « Mais je rappelle que les grandes règles de la diplomatie, c'est qu'un rapport de force, c'est d'abord fait pour éviter une intervention militaire. »
  • 3:11Locuteur non identifiéFait
    « Oui, bien sûr, en ayant toujours en tête qu'heureusement que notre pays, par rapport à d'autres, a une autonomie énergétique avec l'électricité qu'elle produit. »
  • 3:25Locuteur non identifiéFait
    « Il y a un moment où il va falloir que Trump s'arrête parce qu'en réalité, les opérations qu'il mène, elles sont brutales, elles sont violentes. »
  • 3:38Locuteur non identifiéFait
    « Il a des mid-term elections en novembre. Et il y a un moment, il va falloir qu'on se mette autour de la table pour discuter quand même. »
  • 4:03Locuteur non identifiéFait
    « D'abord, pourquoi est-ce que la question internationale est aussi forte ? C'est parce que les populistes au pouvoir, dans un certain nombre de grands pays du monde, ont bouleversé tous les équilibres de manière unilatérale et, il faut bien le dire, irresponsables. »
  • 4:14Locuteur non identifiéFait
    « Regardez ce qu'il en est de la situation de l'Ukraine du fait de la décision folle du président russe de l'envahir. »
  • 4:23Locuteur non identifiéFait
    « Regardez ce qui se passe avec, effectivement, avec Trump maintenant en Iran, mais pas seulement. »
  • 4:46Locuteur non identifiéFait
    « nous avons quelques questions à poser, et à Mme Le Pen, et à M. Mélenchon, qui sont systématiquement les amis des méchants. »
  • 5:01Locuteur non identifiéFait
    « Je vois, comme tout le monde, que les amis de Trump sont de plus en plus nombreux à souhaiter sa victoire. J'ai vu Elon Musk, j'avais lu Steve Bannon il y a quelque temps, je vois que Trump n'a pas d'antipathie pour elle, mais qu'il envoie quelques clins d'œil. »
  • 5:30Locuteur non identifiéFait
    « En tout cas, c'est suffisamment rare de voir un président d'un pays ami se mêler à ce point des choses, que cela en dit long quand même sur les pensées ou arrière-pensées. »
  • 5:49Locuteur non identifiéFait
    « C'est-à-dire la contestation de l'État de droit, comme aux États-Unis avec Trump, l'idée que finalement, les solutions sont faciles, il suffit juste de renverser la table, comme le fait Trump en Iran, avec le succès qu'on connaît, mais aussi comme il l'a fait sur les tarifs commerciaux, etc. »
  • 6:05Locuteur non identifiéFait
    « En réalité, quand vous lisez les ébauches du programme du RN, vous découvrez assez fréquemment qu'il n'y a qu'à faire. On va faire, on va se débrouiller, on va tout casser. »
  • 6:18Locuteur non identifiéFait
    « La réalité, c'est que les problèmes sont complexes, nous le savons tous, c'est que quand des populistes prennent le pouvoir, en promettant que tout se réglerait facilement, eh bien on a un anti-modèle très intéressant avec Donald Trump, et je pense, enfin je suis même certain, que toutes celles et ceux qui veulent que les partis de gouvernement soient présents dans cette campagne pour sauver notre pays, et je pense en particulier à droite, évidemment pas à gauche, la gauche elle n'existe plus, elle s'est fourvoyée avec Mélenchon, eh bien on soit capable de porter ce discours. »
  • 6:57Locuteur non identifiéFait
    « En revanche, la contestation de l'état de droit par le RN est quelque chose de très récurrent dans toute l'histoire du RN, comme d'ailleurs de LFI, de Mélenchon. »
  • 7:20Locuteur non identifiéFait
    « En réalité, Jean-Luc Mélenchon, il est dans la même veine, on ne l'entend absolument jamais critiquer l'intervention russe en Ukraine. »
  • 7:34Locuteur non identifiéFait
    « Comme de la même manière, on ne l'entend absolument jamais évoquer, ni lui ni ses amis, la situation catastrophique des femmes en Iran, alors qu'il est absolument inarrêtable sur le sujet palestinien. »
  • 9:16Locuteur non identifiéFait
    « Exactement. »
  • 9:20Locuteur non identifiéFait
    « C'est une fantastique hypocrisie, et je peux vous garantir que ce sujet va coller comme le sparadrap du capitaine Haddock à la campagne de Mme Le Pen. »
  • 9:42Locuteur non identifiéFait
    « Je rappelle, la burqa, c'est le masque intégral. Rien à voir avec un voile. »
  • 10:08Locuteur non identifiéFait
    « l'interdiction du voile dans l'espace public, d'ailleurs dans la rue, c'est en réalité le faux combat par excellence, parce que c'est totalement impossible. »
  • 10:52Locuteur non identifiéFait
    « le référendum sur ce type de sujet, c'est totalement inconstitutionnel, puisque ça n'est pas prévu par le champ de la Constitution. Donc on piétine l'État de droit, comme avec Trump, et on fait ça pour quoi ? On dit, allez, référendum, comme ça, on est sûr qu'on ne sera pas embêté. »
  • 14:59Locuteur non identifiéFait
    « Je suis favorable à de très nombreuses mesures sécuritaires. »
  • 15:22Locuteur non identifiéFait
    « Il faut, en tout état de cause, avoir un suivi ad vitam toute la vie pour ceux qui sont des délinquants sexuels parce que malheureusement, ce sont des déviances extraordinairement dangereuses. »
  • 20:43Locuteur non identifiéFait
    « D'abord, je voudrais rappeler que c'est ce que nous payons avec la folle dissolution de Macron. »
  • 20:49Locuteur non identifiéFait
    « et qui est la conséquence de cette folie que Macron n'a jamais assumée et qui fait que son bilan de ce point de vue est impardonnable. »
  • 21:05Locuteur non identifiéFait
    « nous payons aussi d'avoir, après la crise fort bien gérée du Covid, laissé filer les dépenses publiques dans des proportions irresponsables quand on voit ce qui a été fait par les autres pays. »
  • 21:50Locuteur non identifiéFait
    « Moi, j'ai été ministre des Finances comme vous le savez et je sais comment on fait pour baisser les dépenses publiques sans augmenter les impôts. »
  • 22:01Locuteur non identifiéFait
    « Vous notez d'ailleurs au passage que les propositions du RN comme de LFI dans ce domaine sont d'une pauvreté extrême puisque ça consiste exclusivement à augmenter les impôts et pour le RN, il y a une petite prime, c'est de faire croire qu'on va baisser les dépenses en réduisant la contribution de la France au budget européen ou en supprimant les aides aux immigrés. »
  • 22:45Locuteur non identifiéFait
    « D'abord, le point positif pour moi, c'est ce qu'il a fait au tout début, c'est quand il a gouverné par ordonnance et qu'il a modernisé le droit du travail. »
  • 23:00Locuteur non identifiéFait
    « Pour le reste, il y a eu un travail tout à fait positif sur ce qui concerne l'attractivité économique de notre pays. »
  • 23:08Locuteur non identifiéFait
    « Mais pour le reste, je suis désolé de vous dire que sur le plan régalien, c'est un effondrement, sur le plan budgétaire, c'est un effondrement et que sur ces deux sujets, il fait payer à la France et aux Français une addition qui, je le répète, est impardonnable. »
  • 23:55Locuteur non identifiéFait
    « Mais la vraie catastrophe, c'est la politique économique de Mme Le Pen, par exemple, qui est aujourd'hui favorite et très favorite dans les sondages. »
  • 24:07Locuteur non identifiéFait
    « Elle consiste à être dans une approche très anti-européenne, d'être dans une approche qui va viser à fermer nos frontières à un moment où il faut, au contraire, trouver des réformes courageuses à faire qu'elle ne veut pas faire sur les retraites, sur la fonction publique, sur les dépenses publiques en général. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié76 %
  • Présentateur23 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Jean-François Copé, l'invité de la chaîne. Merci beaucoup d'être avec nous. Ces questions de justice, de sécurité, on va y venir dans un instant parce qu'elles sont bien sûr présentes dans l'actualité et elles seront présentes dans la campagne présidentielle. Mais ce qui marque l'actualité de cette journée, c'est aussi ce qui se passe à l'international qui a bien sûr des conséquences aussi au niveau français. Les Etats-Unis ont lancé une nouvelle série de bombardements contre l'Iran ce matin pour, disent-ils, punir la mort de deux de leurs militaires lors de frappes iraniennes en Jordanie. Il y a eu des riposes de Téhéran, notamment en direction du Koweït.

Une nouvelle fois, la région semble au bord d'un embrasement général. Vous qui avez été ministre, vous qui avez eu des responsabilités nationales, est-ce que vous craignez une bascule géopolitique quand on voit ce qui est en train de se dérouler ces dernières heures ?

0:44
Locuteur non identifié

D'abord, ce qui est vrai, c'est qu'on le craint depuis le début puisqu'en réalité, ce que nous aimons, nous, les Occidentaux, c'est des démarches rationnelles, compréhensibles. Or, ce qui est vrai, c'est que l'initiative de Trump, depuis le début, elle est incompréhensible. À la fois par son impréparation, par son absence totale de coordination avec les alliés. Et donc, on est en train, jour après jour, de découvrir des initiatives intempestives.

Et je trouve que par rapport à ça, les Européens, de manière générale, et la France en particulier, réagissent plutôt sainement avec une approche dans laquelle il y a des initiatives défensives, notamment pour préserver le détroit d'Ormus, autant qu'on peut le faire, pour aussi participer à la sécurité de nos alliés, je pense en particulier aux Émirats. Vous savez que la France agit beaucoup aux côtés des Émirats. Et puis ensuite, du point de vue diplomatique. Mais c'est vrai que nous avons, avec Donald Trump, un interlocuteur qui est totalement imprévisible. Et c'est toute la tragédie de ce que nous vivons aujourd'hui.

1:45
Présentateur

Vous évoquez une réaction française à la hauteur. Le président de la République a mis sur la table une initiative franco-britannique pour sécuriser les voies maritimes du détroit d'Ormus. Pour parler poliment, Donald Trump a dit non merci. Ça ne verra jamais le jour. Est-ce qu'on pèse encore, franchement ?

1:58
Locuteur non identifié

Non, c'est très difficile. Mais c'est très difficile parce que nous n'avons, il faut bien le dire, jamais eu de situation comme celle-là avec un président américain totalement irrationnel face à une situation qui est effroyablement complexe. On le sait depuis le début, dans un rapport de force avec l'Iran. Mais je rappelle que les grandes règles de la diplomatie, c'est qu'un rapport de force, c'est d'abord fait pour éviter une intervention militaire. Or là, on a commencé par l'intervention militaire avant le rapport de force.

À moyenne en quoi, aujourd'hui, nous devenons fragilisés, nous les Occidentaux, les Américains en premier, alors que nous avions tous les outils pour être en position de force. C'est un immense gâchis que les citoyens européens, tellement tentés par les populistes, devraient méditer. Parce que les partis populistes, et on le voit avec Trump, qui en est le pire des modèles, c'est d'abord l'impréparation et l'imprévisibilité. Et on le voit, hélas, à travers ce qui se passe.

2:53
Présentateur

Embrasement au Moyen-Orient, conséquence directe dans le réservoir des Français. On voit que le prix du baril de pétrole a réaugmenté ces derniers jours et que le lit de diesel a repris près de 9 centimes, d'ailleurs, en moins d'une semaine. Est-ce que vous craignez qu'il y ait à nouveau une flambée des prix de l'essence et du diesel pour les Français qui nous regardent et qui, pour ceux qui ont la chance de le faire, s'apprêtent à partir en vacances ?

3:11
Locuteur non identifié

Oui, bien sûr, en ayant toujours en tête qu'heureusement que notre pays, par rapport à d'autres, a une autonomie énergétique avec l'électricité qu'elle produit. Mais bien sûr que c'est une conséquence directe sur le pouvoir d'achat des Français. Après, je me dis, il y a un moment où il va falloir que Trump s'arrête parce qu'en réalité, les opérations qu'il mène, elles sont brutales, elles sont violentes. Mais leurs résultats, du point de vue de l'efficacité sur le terrain, les résultats sont extrêmement faibles. Il a des mid-term elections en novembre. Et il y a un moment, il va falloir qu'on se mette autour de la table pour discuter quand même.

3:45
Présentateur

Alors justement, puisque vous en parlez, on voit bien que cette question internationale, peut-être plus que lors d'aucune autre élection présidentielle, elle sera sur la table. Ce ne sera peut-être pas la question décisive et centrale, mais elle sera sur la table. Quelle attitude devra avoir le futur ou la future présidente face à Donald Trump ?

3:59
Locuteur non identifié

D'abord, pourquoi est-ce que la question internationale est aussi forte ? C'est parce que les populistes au pouvoir, dans un certain nombre de grands pays du monde, ont bouleversé tous les équilibres de manière unilatérale et, il faut bien le dire, irresponsables. Regardez ce qu'il en est de la situation de l'Ukraine du fait de la décision folle du président russe de l'envahir. Regardez ce qui se passe avec, effectivement, avec Trump maintenant en Iran, mais pas seulement. Donc on voit bien aujourd'hui que c'est pour cela que la question internationale a pris un tour aussi considérable.

4:32
Présentateur

Mais pour le prochain chef de l'État, ce sera quoi l'attitude ?

4:35
Locuteur non identifié

C'est un allié ou c'est un ennemi, Donald Trump ? C'est une excellente question. Et vous voyez bien que la campagne présidentielle française, elle va beaucoup se passer à l'aune de cela, parce que nous avons quelques questions à poser, et à Mme Le Pen, et à M. Mélenchon, qui sont systématiquement les amis des méchants.

4:50
Présentateur

Alors qu'est-ce que vous posez comme question à Mme Le Pen, vous dites ?

4:53
Locuteur non identifié

Écoutez, je vois, comme tout le monde, que les amis de Trump sont de plus en plus nombreux à souhaiter sa victoire. J'ai vu Elon Musk, j'avais lu Steve Bannon il y a quelque temps, je vois que Trump n'a pas d'antipathie pour elle, mais qu'il envoie quelques clins d'œil. Et d'ailleurs aujourd'hui, sur son réseau social,

5:12
Présentateur

Donald Trump a retweeté, comme on dirait, un article de presse qui pose une question, qui dit finalement, est-ce que la prochaine étape du nationalisme à la Trump dans le monde, ce sera en France ? La France sera-t-elle la prochaine avec le retour de Marine Le Pen ? Il a repris cet article comme s'il pouvait l'espérer en tout cas.

5:30
Locuteur non identifié

En tout cas, c'est suffisamment rare de voir un président d'un pays ami se mêler à ce point des choses, que cela en dit long quand même sur les pensées ou arrière-pensées. Mais c'est une question qu'on va poser à Mme Le Pen.

5:42
Présentateur

C'est-à-dire, vous dites quoi ? Marine Le Pen à l'Elysée, c'est Donald Trump à l'Elysée ?

5:45
Locuteur non identifié

En tout cas, la question, on va la lui poser, parce que je vois bien que les méthodes sont les mêmes quand même. C'est-à-dire ? C'est-à-dire la contestation de l'État de droit, comme aux États-Unis avec Trump, l'idée que finalement, les solutions sont faciles, il suffit juste de renverser la table, comme le fait Trump en Iran, avec le succès qu'on connaît, mais aussi comme il l'a fait sur les tarifs commerciaux, etc. En réalité, quand vous lisez les ébauches du programme du RN, vous découvrez assez fréquemment qu'il n'y a qu'à faire. On va faire, on va se débrouiller, on va tout casser.

La réalité, c'est que les problèmes sont complexes, nous le savons tous, c'est que quand des populistes prennent le pouvoir, en promettant que tout se réglerait facilement, eh bien on a un anti-modèle très intéressant avec Donald Trump, et je pense, enfin je suis même certain, que toutes celles et ceux qui veulent que les partis de gouvernement soient présents dans cette campagne pour sauver notre pays, et je pense en particulier à droite, évidemment pas à gauche, la gauche elle n'existe plus, elle s'est fourvoyée avec Mélenchon, eh bien on soit capable de porter ce discours.

6:44
Présentateur

Mais Marine Le Pen, dont vous parlez, Marine Le Pen n'a jamais, elle a toujours reconnu le résultat des élections, elle a été battue deux fois au deuxième tour, elle n'a jamais dit l'élection a été truquée comme a pu le faire Donald Trump.

6:54
Locuteur non identifié

Oui, bien sûr, et puis de toute façon elle n'en avait pas les moyens. En revanche, la contestation de l'état de droit par le RN est quelque chose de très récurrent dans toute l'histoire du RN, comme d'ailleurs de LFI, de Mélenchon. Et c'est évidemment un marqueur très important pour nous.

7:12
Présentateur

Vous pointez du doigt, vous dites Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, il y a des questions qui leur seront posées sur le plan international. Vous avez parlé de Marine Le Pen, quelles questions vous posez à Jean-Luc Mélenchon sur ce domaine-là ?

7:20
Locuteur non identifié

En réalité, Jean-Luc Mélenchon, il est dans la même veine, on ne l'entend absolument jamais critiquer l'intervention russe en Ukraine. Il a toujours dit qu'il n'était pas favorable effectivement à cette invasion. On ne peut pas dire que ce soit sur ce sujet-là qu'il est le plus présent. Comme de la même manière, on ne l'entend absolument jamais évoquer, ni lui ni ses amis, la situation catastrophique des femmes en Iran, alors qu'il est absolument inarrêtable sur le sujet palestinien. Ce n'est pas un procès d'intention que vous lui faites là ? Ah non, je ne crois pas, non. D'ailleurs, je vois à travers votre sourire que même vous, vous ne croyez pas à votre question.

La réalité, on n'est dupe de rien. L'extrême droite comme l'extrême gauche, et c'est pour ça que je mets un signe égal entre LFI et le RN, c'est la même démarche, celle de soutenir des approches qui sont ce que l'on appelle des approches populistes. C'est-à-dire, en réalité, faire croire qu'on peut tout régler avec des boucs émissaires, faire croire que les problèmes sont simples à régler, alors que nous, nous savons bien que c'est moins spectaculaire d'être dans un parti de gouvernement, mais on sait bien que les problèmes sont complexes, qu'il faut du temps, qu'il faut négocier, qu'il faut se battre, qu'il faut être déterminé, qu'il ne faut pas renoncer.

Et d'ailleurs, bien souvent, ce que l'on reproche au parti de gouvernement, c'est d'avoir renoncé à faire les baisses de dépenses nécessaires parce qu'on ne voulait pas être impopulaires, c'est ce que nous vivons aujourd'hui, à caler sur les questions de sécurité, parce que c'est toujours plus compliqué à traiter que des questions plus aimables, de faire des chèques aux uns et aux autres, et c'est ça, aujourd'hui, qu'il faudra reprendre en main.

8:44
Présentateur

Vous parliez de la question du Rassemblement national. L'ERN semble se diviser sur cette question de l'interdiction du voile, par exemple, dans l'espace public. C'est quelque chose qui était présent dans le programme de Marine Le Pen depuis plusieurs années, selon nos confrères du Monde. Eh bien, il y aura une discussion, notamment, entre Jordan Bardella et Marine Le Pen là-dessus, et certains poussent Marine Le Pen, finalement, à organiser un référendum sur cette question-là, si elle accédait au pouvoir, en disant notamment que ça permettrait de contourner une interdiction, ou en tout cas une réserve a priori du Conseil constitutionnel.

Vous êtes bien placé, parce que vous, vous êtes celui qui a interdit la burqa dans l'espace public.

9:15
Locuteur non identifié

Exactement.

9:16
Présentateur

Un référendum sur l'interdiction du voile dans l'espace public.

9:19
Locuteur non identifié

Bonne idée ou mauvaise idée ? C'est une fantastique hypocrisie, et je peux vous garantir que ce sujet va coller comme le sparadrap du capitaine Haddock à la campagne de Mme Le Pen. Pourquoi ? Vous avez devant vous quelqu'un, vous l'avez rappelé, qui a été toujours extrêmement ferme contre l'intégrisme islamiste, et qui l'est rappelé en toutes circonstances, et notamment en faisant voter la loi d'intégration de la burqa. Je rappelle, la burqa, c'est le masque intégral. Rien à voir avec un voile.

Et aujourd'hui, dans ce prolongement, je dis qu'il faut être extrêmement ferme, continuer d'être très dur face aux dérives islamistes partout, salles de sport, les prisons, on connaît tout ça, mais qu'en même temps, l'expérience de maire de mots qui est la mienne, c'est de rappeler qu'on ne fait pas n'importe quoi, parce qu'en réalité, il faut qu'on reste crédible. Or, je l'ai dit, l'interdiction du voile dans l'espace public, d'ailleurs dans la rue, c'est en réalité le faux combat par excellence, parce que c'est totalement impossible. Je me suis fait, en disant cela, insulter, notamment chez votre chaîne concurrente, M.

Pro, sur CNews, qui m'a même traité, je crois que c'est la seule fois de ma vie que ça m'est arrivé, d'islamiste, il fallait quand même relayer en cela, par toute la fachosphère, Mme Knafot, etc. On s'est un peu à se dire, bon, on voulait être crédible, là, on risque de l'être un peu moins. Je vois Mme Le Pen très embêtée, parce que ce sujet est absurde. Je serais très intéressé de savoir à quel moment toute l'équipe de M. Pro et de tous ses amis vont venir lui demander comment elle va faire.

Quant au référendum, Guillaume Daré, je voudrais être très clair là-dessus, le référendum sur ce type de sujet, c'est totalement inconstitutionnel, puisque ça n'est pas prévu par le champ de la Constitution. Donc on piétine l'État de droit, comme avec Trump, et on fait ça pour quoi ? On dit, allez, référendum, comme ça, on est sûr qu'on ne sera pas embêté.

11:05
Présentateur

Mais dire que c'est inapplicable, est-ce que ça veut dire que pour vous, le voile n'est pas un signe d'asservissement de la femme ?

11:12
Locuteur non identifié

Écoutez, moi, je demande à m'assurer que ce soit vraiment le cas. Je suis maire de mots, je vois bien beaucoup de mes administrés EES, donc, qui portent le voile, et dont j'observe qu'elles réussissent parfaitement bien leur vie de famille, leur vie professionnelle, que quand elles sont fonctionnaires, elles enlèvent le voile, évidemment, pendant l'exercice de leur fonction. On les trouve dans les entreprises, à tous les niveaux de responsabilité. Donc le voile est compatible avec la République ? Mais je pense surtout qu'au-delà de ça, c'est trop tard. Il aurait fallu l'évoquer il y a 30 ans, on ne l'a pas fait.

Ou plus exactement, on l'a fait à juste raison, à l'initiative de Jacques Chirac, pour l'interdire à l'école, et on a très bien fait, et dans un certain nombre de lieux publics. En revanche, mener ce combat-là, en réalité, c'est encore donner du grain à moudre à l'autre partie de l'extrémisme, c'est-à-dire à l'extrême-gauche, qui va avoir un discours de victimisation. Je préfère, moi, que l'on ait un discours moderne à l'égard de nos compatriotes français, par ailleurs de confession musulmane, pour leur dire, vous n'êtes pas des victimes, mais vous ne serez pas non plus des boucs émissaires.

Vous avez des choses à faire en tant que citoyen français pour la France, à travers vos qualités personnelles, que vous soyez homme ou femme. Vous devez respecter la laïcité, et que je sache, dans la laïcité, ce n'est pas l'interdiction des religions, et le monde entier... Mais comment on fait pour savoir

12:28
Présentateur

si une femme, elle porte volontairement le voile, ou si ça lui est imposé ?

12:31
Locuteur non identifié

Mais au nom de quoi, on aurait cet a priori pour des femmes qui en font le choix. En revanche, nous avons, et là aussi, c'est le maire qui vous parle, C'est aussi peu crédible quand Gabriel Attal proposait, par exemple, de l'interdire aux mineurs de moins de 15 ans. Mais à la limite, sur les mineurs, on peut avoir cette discussion, parce qu'effectivement, les mineurs, par définition, n'ont pas le même libre arbitre. Mais vous savez, il y a beaucoup de manières différentes sur le terrain de voir ce qu'il en est des différentes familles et de celles qui sont dans des situations qui mettent les femmes dans une logique de victime.

Et là, pour le coup, ce travail-là, il y a de très nombreux indicateurs sur le terrain qui nous permettent de l'effectuer. Et je préfère de loin cela plutôt qu'un combat général qui va à nouveau radicaliser sur le terrain. Et encore une fois, je le répète, qui ne peut plus être aujourd'hui l'alpha et l'oméga du combat pour la laïcité, alors même que beaucoup d'entre eux respectent pleinement

13:25
Présentateur

les lois de la République. Jean-François Coupé, vous parliez de la demande de fermeté, d'une fermeté générale, notamment en matière judiciaire. À l'Assemblée, il y a eu une disposition phare d'un projet de loi sur la protection de l'enfance qui a été rejeté, un projet de loi qui était prévu avant la terrible affaire Liana, mais qui a été amendé en partie. Il y avait notamment la volonté d'inscrire et de proposer l'instauration de la perpétuité pour les violeurs en série sur des mineurs de moins de 15 ans. Ça a été repoussé, notamment repoussé par la gauche pour une raison. Écoutez, Éric Coque-Réalité, mon invité à la mi-journée.

Je vous propose d'écouter ce que dit le président de la Commission des finances de la France Insoumise. Écoutez.

14:00
Locuteur non identifié

Quelqu'un qui viole un bébé, qui viole plusieurs bébés, on va peut-être comprendre qu'à un moment donné, je pense que la problématique est telle que s'il le fait, ce n'est pas le fait qu'il risquera la perpétuité qui va l'empêcher de le faire. D'accord ? Voilà, c'est ça la question. Donc, oui... Mais est-ce qu'ils sont incurables ? Non, je ne pense pas qu'ils soient forcément incurables. Par contre, donner les garanties quand ils sortent de prison qu'il n'y ait pas de récidive. Et ça, c'est un problème de moyens.

14:28
Présentateur

Vous auriez été député ? Vous auriez voté l'instauration de la perpétuité pour les violeurs en série sur les mineurs ?

14:33
Locuteur non identifié

Je pense que la question ne peut pas être binaire. On ne peut pas répondre juste par oui ou par non. Parce qu'on a beaucoup de sujets sur lesquels il faut assumer que nous devons mettre en place un dispositif de suivi personnalisé pour chacun des délinquants sexuels. Donc vous n'êtes pas en désaccord avec Éric Coquerel ? Enfin, je ne suis pas en désaccord. C'est plus compliqué que ça. Parce que la difficulté avec LFI, c'est qu'ils sont systématiquement contre toutes mesures sécuritaires. Je suis favorable à de très nombreuses mesures sécuritaires. Donc en soi, la perpétuité ne me choque pas.

Ce que je pense en revanche, c'est que ce qui est capital, c'est que nous ayons en place tout un dispositif qui permette d'empêcher ces gens de nuire. Or, si on veut y parvenir, l'enfermement en est un. Ça n'est pas le seul. Ça en est un. Il faut, en tout état de cause, avoir un suivi ad vitam toute la vie pour ceux qui sont des délinquants sexuels parce que malheureusement, ce sont des déviances extraordinairement dangereuses.

15:32
Présentateur

Alors, on le disait, cette question justice, police, sécurité est déjà dans ce début d'élection présidentielle. La question à droite et au centre, c'est de savoir si on a un candidat au deuxième tour parce qu'il y en a un paquet sur la ligne de départ. Ceux qu'on connaît et qui sont aujourd'hui les favoris, c'est Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Rotaillot. Un sondage a montré que les électeurs macronistes, ils en préféraient un autre qui s'appelle Sébastien Lecornu, le Premier ministre. C'est lui le meilleur candidat pour la droite et la sonde ?

15:55
Locuteur non identifié

Non, mais il y a les sondages, les points de vue, on sort des noms, tout ça est sympathique. Une campagne présidentielle, ça nécessite quand même quelques conditions de prérequis. Mais Sébastien Lecornu serait-il un bon candidat ? Non, mais je ne vais pas répondre à ça parce qu'il y a des prérequis dans une campagne présidentielle. Le premier d'entre eux, c'est qu'il faut être chef de parti parce que vous avez des moyens. Si vous n'avez pas de moyens, vous ne pouvez pas faire campagne. Tous les trois le sont, là, ce qu'on voit. Attal, Philippe, Rotaillot.

La bonne nouvelle, c'est qu'il y a encore un an, on avait 10 ou 12 candidats, maintenant, on n'en a plus que trois dans le bloc de droite et de centre-droite. Donc vous êtes optimiste. Donc, en tout cas, c'est mieux que ça n'était. Donc maintenant, il faut que ces trois-là, ils acceptent d'avoir le sens des responsabilités et que cette fois-ci, le moment venu, à l'automne, ils sortent de l'ambiguïté. Parce qu'on ne peut pas dire d'un côté qu'on ne veut pas voir la finale RN-LFI pour le deuxième tour et dans le même temps, ne pas voir que si on se maintient alors qu'on n'est pas en tête, on fait perdre son camp. Pour l'instant, aucun ne souhaite se retirer. Non, mais bien sûr.

Mais il faudra qu'à l'automne, ceux qui sont le moins bien placés des trois se retirent. Selon les sondages ? Il n'y a pas d'autre solution. Ils n'ont pas voulu de primaire. Donc à partir de là, on est obligé d'aller sur les sondages. Et à partir de là, on verra bien ce qu'il en est à l'automne. Vous pensez que le mieux placé, c'est plutôt Édouard Philippe ? Non. Aujourd'hui, je l'ai dit. Bien sûr. D'ailleurs, ça fait des drames. Nouraïo était dans tous ses états. Donc je lui ai expliqué que j'étais de manière factuelle à constater, comme tout le monde, qu'aujourd'hui, Édouard Philippe, il a entre 10 et 11 points de plus en intention de vote que Bruno Retailleau.

Ce n'est quand même pas négligeable. Mais si, encore une fois, ça n'est pas le tiercé sortant au mois de novembre, on en tirera les conséquences. Mais je veux simplement dire une chose. Il faut que sur les trois, les deux qui sont le moins bien placés acceptent, aussi difficile que cela puisse être pour eux et accessoirement pour moi, puisque cela concerne ma famille politique et que j'aimerais mieux que ce soit ma famille politique qui l'emporte. Si jamais ce n'est pas le cas, il faut que chacun prenne ses responsabilités.

17:41
Présentateur

Vous pourriez voter pour l'un de ces trois-là ?

17:44
Locuteur non identifié

Moi, je voterais pour celui des trois qui est le mieux placé. Je veux dire, vous avez... Gabriel Attal, il est plutôt de la gauche, pour vous, ce n'est pas un problème. On va voir ce qu'il raconte. Pour l'instant, il fait des efforts sur humains pour passer à droite. Mais ce n'est pas mon point. Mon point, encore une fois, et je ne suis pas le seul, nous sommes très nombreux à penser la même chose. Écoutez ce que disent des gens aussi expérimentés que Valérie Pécresse, que Michel Barnier, que Gérard Larcher, pour ne prendre que ma famille politique, ou François Baroin, nous sommes tous dans cette logique.

Il ne faut pas prendre ce risque fatal pour la France de laisser une finale Mélenchon-Le Pen. Et donc, notre combat à nous, il est de tout faire pour amener tous ces gens à la raison, à la responsabilité et éviter la catastrophe.

18:24
Présentateur

Est-ce que le candidat est nécessairement parmi ceux-là ou est-ce qu'il peut y avoir un candidat qui surgit à l'automne ? Vous évioquez, par exemple, François Baroin ? Est-ce que ça peut être lui, finalement, le candidat qui rassemble la droite et le centre ? Mais, attendez,

18:34
Locuteur non identifié

comment voulez-vous qu'on puisse, d'un coup, émerger avec les moyens de faire campagne ? Encore une fois, si l'on n'est pas président d'un parti, qu'on n'a pas de moyens financiers, on ne peut pas faire une campagne présidentielle. Il faut arrêter de raconter des choses fausses. Donc, si l'on n'est pas à la tête d'un parti, on ne peut pas y arriver ou avoir, en tout cas, le soutien du parti. Donc, ensuite, que dans le parti, il y a des gens qui comptaient, ça existe, c'est tout à fait humain, ça fait de la démocratie. Mais, en revanche, parce qu'une personne, par ailleurs, pleine de qualité, dit, tiens, finalement, je vais y aller, que ça va se faire. C'est plus complexe que ça.

Et, heureusement, d'ailleurs.

19:12
Présentateur

Vous évoquez, on voit très clairement des propositions qui commencent à être mises sur la table. Le président de votre parti, Bruno Rotailleau, par exemple, il a dit sur ce plateau il y a quelques jours que s'il accédait au pouvoir sur la loi de la fin de vie qui a été votée la semaine dernière, il fera un point d'étape au bout d'un an et il pourrait la soumettre à un référendum. La droite, elle doit remettre en cause cette loi si elle arrive au pouvoir ?

19:29
Locuteur non identifié

Alors, d'abord, il y a toujours ce même sujet, l'état de droit. Aujourd'hui, ce texte ne rentre pas dans le champ prévu par la Constitution pour faire un référendum. Je rappelle que c'est les textes économiques, sociaux et environnementaux. Donc, nous n'y sommes pas vraiment. En revanche, moi, je n'aurais pas voté ce texte. Clairement, je sais, comme tout le monde, combien il est difficile d'accompagner les familles, d'accompagner les membres de sa famille qui sont dans des situations extrêmes et que tout ça est terriblement douloureux.

Mais, comme l'a d'ailleurs rappelé très justement Philippe Juvin, attention, parce que la mesure telle qu'elle est aujourd'hui d'assistance à mourir, c'est une mesure qui est immédiate et qui oublie qu'il faut des années pour continuer de renforcer les moyens en soins palliatifs. Est-ce que la droite devra remettre en cause cette loi si elle accède au pouvoir demain ? En tout cas, l'idée qui est un point d'étape me paraît être une bonne idée. Et la remettre en cause ? Maintenant, il y a une point d'étape, c'est pour regarder comment ça se passe.

20:25
Présentateur

Ce n'est pas exclu. Ce qui va se jouer bien avant cette élection présidentielle, c'est le budget. C'est déjà en discussion. Le budget 2027, ça va être un vrai casse-tête. On est en pleine campagne présidentielle. Quelles sont les lignes rouges pour les Républicains sur ce budget dont tout le monde se dit en réalité, personne ne va le regarder parce qu'on pensera la présidentielle et pourtant, il en faudra bien.

20:42
Locuteur non identifié

D'abord, je voudrais rappeler que c'est ce que nous payons avec la folle dissolution de Macron. Je voudrais toujours revenir à ça parce que c'est ce que nous payons dans une espèce de cauchemar depuis deux ans et demi et qui est la conséquence de cette folie que Macron n'a jamais assumée et qui fait que son bilan de ce point de vue est impardonnable. Deuxième remarque, nous payons aussi d'avoir, après la crise fort bien gérée du Covid, laissé filer les dépenses publiques dans des proportions irresponsables quand on voit ce qui a été fait par les autres pays. Donc, le problème aujourd'hui, c'est de voir est-ce que les parlementaires et notamment les députés peuvent limiter la casse. Voilà.

Moi, je considère qu'augmenter les impôts est une folie, que seules les baisses de dépenses qui sont complètement y maîtrisées sont prioritaires et que quand on commence par parler de dire qu'il faut augmenter les impôts et je l'entends de partout, je me dis que c'est encore une manière de ne pas prendre les décisions courageuses pour l'autre pays.

21:42
Présentateur

Mais il y a beaucoup de Français qui ne croient y compris les candidats de droite qui disent je n'augmenterai pas les impôts si je suis président de la République.

21:49
Locuteur non identifié

Écoutez, chacun pense ce qu'il veut. Moi, j'ai été ministre des Finances comme vous le savez et je sais comment on fait pour baisser les dépenses publiques sans augmenter les impôts. On peut même baisser les impôts une fois qu'on a fait ce travail. Vous notez d'ailleurs au passage que les propositions du RN comme de LFI dans ce domaine sont d'une pauvreté extrême puisque ça consiste exclusivement à augmenter les impôts et pour le RN, il y a une petite prime, c'est de faire croire qu'on va baisser les dépenses en réduisant la contribution de la France au budget européen ou en supprimant les aides aux immigrés.

Bon, les choses sont beaucoup plus compliquées que ça et le débat pendant la présidentielle permettra là encore de montrer que le RN se moque des Français.

22:30
Présentateur

On amorce la dernière année du double quinquennat d'Emmanuel Macron. Beaucoup pas droite. Au début, on dit finalement qu'il fait ce que la droite n'a jamais fait. Au bout de 10 ans d'Emmanuel Macron, en quelques mots, même si ce n'est pas évident, quel sera pour vous ? Qu'est-ce qui restera d'Emmanuel Macron ?

22:44
Locuteur non identifié

D'abord, le point positif pour moi, c'est ce qu'il a fait au tout début, c'est quand il a gouverné par ordonnance et qu'il a modernisé le droit du travail. C'était indispensable pour tenir la souplesse nécessaire à nos entreprises. Ça a été d'ailleurs créateur d'emplois et c'était sous le gouvernement d'Édouard Philippe. Pour le reste, il y a eu un travail tout à fait positif sur ce qui concerne l'attractivité économique de notre pays.

Mais pour le reste, je suis désolé de vous dire que sur le plan régalien, c'est un effondrement, sur le plan budgétaire, c'est un effondrement et que sur ces deux sujets, il fait payer à la France et aux Français une addition qui, je le répète, est impardonnable. Mais une chose est d'être extrêmement critique à l'égard de son bilan. Une autre est de ne pas voir que si on met en place une vraie politique de droite responsable, ça nous permet d'échapper à la catastrophe absolue que serait le RN ou l'FI au pouvoir.

23:37
Présentateur

La catastrophe absolue, c'est ce que vous dites. Il y a beaucoup de Français qui disent aujourd'hui, finalement, on nous décrit une situation qui serait catastrophique, mais beaucoup de gens qui nous regardent qui ont des difficultés disent la catastrophe économique sociale, on la vit déjà.

23:48
Locuteur non identifié

Non, alors, encore une fois, la situation est très grave. Elle est, je le répète, impardonnable du fait des errements de ces trois dernières années. Mais la vraie catastrophe, c'est la politique économique de Mme Le Pen, par exemple, qui est aujourd'hui favorite et très favorite dans les sondages. Il va nous falloir alerter les Français dont la politique est complètement dingue. Elle consiste à être dans une approche très anti-européenne, d'être dans une approche qui va viser à fermer nos frontières à un moment où il faut, au contraire, trouver des réformes courageuses à faire qu'elle ne veut pas faire sur les retraites, sur la fonction publique, sur les dépenses publiques en général.

C'est ça le courage politique. Et ce n'est pas juste de promettre un référendum qui ne peut pas avoir lieu ou qu'elle ment aux Français sur tel ou tel sujet, notamment, on l'a dit tout à l'heure sur l'interdiction du voile. Donc, je vois bien aujourd'hui que nous avons des partis extrémistes, c'est d'ailleurs tout l'objet du livre que j'ai écrit, les populistes trahissent le peuple et où je pense que nous devons alerter les Français sur le danger absolu avec quelques exemples. Heureusement, regardez Orban en Hongrie.

Orban a coulé son pays en refusant de coopérer avec l'Europe, en ayant des atteintes majeures aux droits de l'opposition à l'information et puis surtout à la corruption parce que quand il n'y a pas d'opposition, il n'y a pas de contrepoids.

25:03
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-François Copé, d'avoir été notre invité ce soir, maire de Maux, membre des Républicains qui appelle donc la droite, les différents candidats du centre et de la droite à s'entendre au mieux à l'automne pour qu'il y en ait un, peut-être, qui ait une chance d'accéder au second tour de l'élection présidentielle. Merci d'avoir été mon invité ce soir.

Pour Jean-François Copé (LR), Emmanuel Macron "fait payer une addition impardonnable" aux Français · Pourquijevote