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interviewÉric Zemmour· 10 septembre 2023 52 min

Eric Zemmour : Mon meeting de rentrée avec Marion Maréchal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

1:02
Présentateur

Mesdames et Messieurs, il est maire de Cogolin, coordinateur départemental du Var. Merci d'accueillir M. Pierre Etienne. Marc Etienne, pardon de l'ansade. Notre président, qui m'a fait l'honneur de venir défendre ici nos convictions depuis plus d'un an. Bienvenue à toi, Eric. Il arrive sur tes terres de cœur que j'ai le plaisir de fouler depuis des années. Avec Marion depuis fort longtemps, avec toi désormais, et avec tous ceux qui m'ont honoré de leur présence ici. Guillaume Pelletier, Stéphane Ravier, l'excellent Stéphane Ravier, pardon, excusez-moi. Nicolas Bay, Stanislas Rigaud, Damien Rilleux, pour ne citer qu'eux.

Bienvenue ici pour lancer la bataille décisive des Européennes derrière Marion. Pour rendre aux Français la parole et porter leur voix au sein de cette institution qui est l'incarnation, la personnification même de l'expression selon laquelle l'enfer est pavé de bonnes intentions. Je sais que vous attendez avec impatience l'intervention d'Eric et de Marion, je vais donc être bref. Je veux témoigner ici en ma qualité d'élu de terrain pour vous dire que nous devons incarner l'espoir et non le désespoir. Parce que c'est ce qu'attendent nos concitoyens et c'est ce dont la France a besoin.

Nous devons conserver le cap, le cap tracé par Eric, qui est un langage de vérité, de sincérité et de bon sens. Vous pouvez compter sur nous pour ne jamais sombrer dans le populisme, la démagogie et la facilité. Les Français ne sont pas des enfants et nous serons toujours aux côtés de la France du travail, du mérite, de la vérité, de la culture et de l'excellence. Ici dans le Var, j'ai l'honneur d'être en charge de l'organisation de notre mouvement et le travail bien avant le talent et la condition des succès de demain.

C'est le travail de chacun d'entre nous qui feront des élections européennes un succès retentissant pour reconquête et qui fera définitivement taire tous ceux qui ont cru un peu vite pouvoir se passer de nous. Les élections européennes sont des élections où le vote est un vote de conviction et non de pseudo-calcul politique. Combien d'entre nous ont entendu l'année dernière des proches dire qu'ils ne voteraient finalement pas pour Eric de peur de voir Mélenchon au second tour ? Combien ont renoncé à leurs convictions par peur du pire que les médias avaient annoncé Urbi Tétorbi ?

C'est l'occasion cette fois-ci pour les Français de reprendre la main, de manifester la défense de nos valeurs sans arrière-pensée. C'est à nous tous de nous investir comme un seul homme pour défendre notre unique ambition, l'avenir de la France, que nous ne laissons ni aux mains des islamistes ni aux mains des wokistes. Notre combat est noble, il est juste et nous savons que l'histoire avec un grand H nous donnera raison. Attachés à notre passé, gonflés d'espérance en notre avenir, emparons-nous du présent et lui aussi nous donnera raison. Vive Reconquête, vive Eric, vive Marion et surtout...

Mesdames et Messieurs, merci d'accueillir Nicolas May, Guillaume Pelletier, Marion Maréchal, notre candidate et le président de Reconquête, Monsieur Eric Zemmour. Le président de Reconquête, Monsieur Eric Zemmour.

7:31
Éric Zemmour

Université d'été de Reconquête et je vous dis merci, merci, merci pour votre amitié, merci pour votre magnifique mobilisation, merci pour votre ténacité. J'y vois, j'y vois une preuve magnifique de votre sincérité. Merci à ma chère Marion. Vous le savez désormais, j'ai décidé de lui confier la mission de conduire notre liste pour les européennes. Et vous avez bien fait de l'applaudir car comme vous, je suis fier et heureux qu'elle s'engage avec détermination, enthousiasme dans la bataille qui vient. Je veux que nous soyons tous soudés et à ses côtés. Avec tant de nos autres jeunes talents, je suis convaincu qu'elle défendra nos idées brillamment.

Alors oui, applaudissons-la, encourageons-la et mettons tout notre cœur à l'ouvrage. Merci. Merci à nos invités extérieurs qui font encore la preuve cette semaine que le débat d'idées est chez Reconquête. Merci à Laurent Oberton, à Yvan Rufol, à Jean-Paul Gourevitch, à Paul-François Paoli et à tous les autres. Merci à Laurence Trochu et à Jean-Frédéric Poisson. Merci à Marc-Etienne Lansade, Guillaume Pelletier, Stéphane Ravier, Nicolas Bé, Sarah Knappot, Stanislas Rigaud. Merci à tous nos élus, à tous nos cadres et à nos bénévoles d'avoir fait de ce week-end un moment aussi utile que joyeux. J'aimerais aussi remercier des hommes qui ne sont pas là mais qui nous ont fait vibrer ce week-end.

Je pense évidemment à notre 15 de France. Quel match, quel jeu et quelle cérémonie d'ouverture. Vous aurez remarqué que les mêmes qui pleurnichent parce que les élèves ne peuvent plus porter une robe saoudienne dans les murs de nos écoles ont hurlé tout le week-end parce que Jean Dujardin portait un béret. Peut-être, je me demande s'ils n'étaient pas tristes parce que Médine n'était pas notre invité. Alors, laissons-les. Merci à vous tous. Je savais que je pouvais vous faire confiance et je ne suis pas surpris. Nous venons de traverser une année où ceux qui nous détestent disaient que nous étions finis.

Une année parlementaire au cours de laquelle les politiciens ont tout fait pour mettre les vérités que nous avions dites sous le tapis. Une année où le silence et la tactique sont passés pour du génie. Une année où, comme d'habitude, le politiquement correct a évité tout contact avec la réalité. Mais une année narquoise où le réel ne s'est pas laissé faire, où il a décidé de transpercer le rideau de fumée médiatique de toute sa force et, disons-le, de toute sa violence. Une année où les banlieues, les porteuses de la baïa, les émeutiers, les pays africains, les fans de Médine, les passeurs et les pillards, les prétendus antifascistes et les associations de propagande n'ont pas chômé.

Une année, enfin, dont nous sortons renforcés parce que la conviction de dire la vérité, même quand elle est difficile à entendre, nous a soudés et permis de convaincre davantage de Français. Mes amis, l'année qui vient sera donc l'année du rebond. Le nôtre, mais surtout, je l'espère, celui de la France et de l'Europe. Vous l'avez compris et c'est pour ça que vous êtes là. Quelle émotion de vous voir si fort, si heureux de brandir le flambeau de la vérité et le drapeau français. Quel honneur pour nous tous. Merci vraiment. Vous êtes venu aujourd'hui dans le bar et il y a quelqu'un à qui cela n'a pas fait plaisir. J'ai appris hier que le président du Parti communiste français, M.

Fabien Roussel, Oui, oui, celui-là, M. Fabien Roussel voulait faire interdire notre réunion. C'est le même, c'est le même Fabien Roussel d'ailleurs, qui voulait déposer une résolution contre ma candidature en 2022. C'est que M. Roussel a beau aimer les entrecôtes, il reste l'héritier de la guillotine et du goulag. Comme, comme disait l'autre, une dictature, c'est quand les gens sont communistes. Soyons fiers d'être la cible préférée des islamo-gauchistes et de tous les prétendus antifascistes. C'est parce que nous agissons qu'ils nous combattent.

Oui, nous agissons et en cette rentrée scolaire, je veux vous le dire, mes chers amis, je crois que l'opiniâtreté de nos parents vigilants n'est pas étrangère au départ de l'ancien ministre de l'Éducation nationale, M. Papendail. N'ayez pas peur de savourer cette victoire, vous la méritez. Nos parents vigilants ont été en première ligne toute l'année pour défendre nos enfants, pour dénoncer le grand endoctrinement, pour exiger le retour de l'excellente, du mérite, de l'effort et de la discipline. Je l'ai dit cette semaine, je veux que nos enfants apprennent l'ABCD avant le LGBT. Dès cette rentrée, je vous le demande, présentez-vous à toutes les élections de parents d'élèves.

Nous avons le pouvoir de peser davantage. Encore, c'est possible, c'est utile et c'est notre devoir. Et si Gabriel Attal veut s'inspirer de certaines de nos propositions, c'est tant mieux. Nous n'est lui au front, sans aucun droit d'auteur. Je le dis sincèrement, je le félicite pour son interdiction de la baïa à l'école. Sachons reconnaître les mesures qui vont dans le bon sens. Je dis à Gabriel Attal, bravo, monsieur le ministre, mais ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Il est plus que temps d'imposer et non pas d'expérimenter l'uniforme à l'école. Cela existe déjà dans nos Outre-mer. Nous n'avons pas besoin de l'expérimenter puisque nous savons déjà que cela fonctionne.

Il est plus que temps d'interdire le voile pour les mères accompagnatrices de sorties scolaires, de sortir de l'école, les associations de propagande, de restaurer les classes de niveau, l'exigence au baccalauréat et les méthodes pédagogiques qui ont fait nos succès d'antan. Il est plus que temps d'enseigner notre si belle histoire à nos enfants et pas le musée des horreurs que la gauche en a fait. Notre gouvernement ne veut pas d'abaïa. Veut-il réellement mettre fin aux pressions communautaristes, à l'entrisme islamique, à l'islamisation de la France, qu'il mette fin à l'immigration ? Il est plus que temps de nous écouter. Ne nous excusons pas d'avoir eu raison si tôt.

C'est ce que nous proposons depuis le début. C'est ce que nous continuerons de proposer. Et c'est ce que nous finirons, je vous le promets, par mettre en œuvre. Car le monde, lui, ne nous attend pas. Et il est fort instable. La grande fourmilière humaine s'est réveillée. A l'Est, le retour de la guerre sur le continent européen. Au sud, l'Afrique en pleine crise de croissance, plus instable et menaçante que jamais. Et là-bas, au loin, les puissances asiatiques qui, plus sûres d'elles que jamais, jettent un regard affamé sur le vieil Occident. Notre pays a besoin d'un cap, d'une boussole.

Aucun de ses dirigeants, à commencer par le président de la République, ne semble capable de lui en fournir une. Que diront les manuels d'histoire d'Emmanuel Macron dans dix ans ? Dans vingt ans ? Dans trente ans ? Sans aucun doute, sans aucun doute, on dira que ces deux mandats furent marqués par le recul inédit de l'influence française dans le monde et plus particulièrement en Afrique. Il y a eu le Mali. Il y a eu la Centrafrique. Il y a eu le Burkina Faso. A chaque fois, la France est brutalement congédiée et humiliée.

Il y a eu la fin de l'opération Barkhane, répétition d'une vieille mélodie française où les indéniables succès de nos militaires sont gâchés par l'inconsistance de nos politiques. Il y a maintenant le Niger et cette nouvelle junte militaire dont les membres crachent sur la France à longueur de journée, tout en portant encore pour certains d'entre eux un créit français. Il y a aussi ce fameux couplet anti-France, remis au goût du jour dans l'hymne national algérien, leur intolérable communiqué à la suite de l'affaire Naël, ces provocations permanentes, ces provocations permanentes d'une diaspora qui sait où va sa fidélité.

Pas une fois, pas une seule fois, le Quai d'Orsay n'a songé à convoquer l'ambassadeur algérien. Béate, la France ne tend pas seulement l'autre jour. Elle se laisse cracher au bijage et s'efface partout, sans un mot, plus au clôture. En 2017, Emmanuel Macron avait effectué une tournée inaugurale en Afrique, promettant la fin de la France-Afrique. Eh bien, pour une fois, la promesse est tenue. Mais comme à chaque fois avec notre Jupiter de pacotille, la copie est brouillonne et les Français n'en tirent que les inconvénients. Chers amis, je veux vous dire la vérité. La lame de fond qui jette la France hors d'Afrique ne peut pas être arrêtée. Ce n'est pas être défaitiste que de dire cela.

C'est être réaliste pour en tirer le plus grand bénéfice possible pour la France et les Français. De Gaulle, lui, l'aurait compris et en aurait pris son parti. Oui, la vague qui nous pousse hors d'Afrique ne s'arrêtera pas. C'est le propre d'une vague. Elle vient de loin, elle avance, elle détruit, elle repart. Alors profitons-en. Surfons sur la vague au lieu de la subir. La table est renversée. Nous en redresserons une autre, plus belle encore. Oui, chers amis, il est temps de mettre un terme à la France-Afrique, mais à nos conditions. La décolonisation n'a été en vérité qu'un marché de dupe.

Amputé de son empire, la France n'a pas pour autant cessé de maintenir sous perfusion une kyrielle de jeunes États rancuniers incapables de subvernir à leurs propres besoins. Les États concernés, eux, n'ont bénéficié que d'un deux régimes de semé-liberté hypocrite devant subir les leçons de morale droit de l'homiste et paternaliste de politiciens français qui n'hésitaient pourtant pas à soutenir des tyrans corrompus. Nous avons tant diminué notre empreinte dans notre ancien précaré africain que nous ne faisons plus peur, mais nous sommes quand même restés, récoltant ainsi cette stupide accusation de néocolonialisme. Cette ambivalence n'a fait qu'attiser la rancœur.

Nous le payons aujourd'hui en nous faisant mettre à la porte comme des malpropres sous les insultes et les colibés. Nous devons en prendre acte. Mettons fin à l'hypocrisie. Cette fois, c'est la bonne. La France-Afrique peut tirer sa révérence. Le côté pile, on le connaît. Les États africains vont pouvoir profiter d'une pleine et entière liberté. Et après tout, s'ils ont envie de parler russe et chinois, ainsi soit-il. Mais, mais réjouissons-nous, il y a un côté face. Fini les milliards de dettes effacées en échange de rien pour se donner bonne conscience.

Fini les opérations militaires de dernière minute où l'on verse le sang français pour venir en aide à des États ingrats qui n'évoient qu'une preuve d'impérialisme. Fini la tolérance pour tous ces pays qui nous envoient leurs chômeurs, leurs délinquants et leurs mineurs isolés, mais ne récupèrent jamais leurs clandestins en nous refusant les indispensables et ses papiers consulaires. Fini les accords commerciaux qui profitent toujours au même alors que l'Afrique subsaharienne ne représente que 0,5% de notre commerce extérieur. Fini les visas généreusement accordés aux étudiants, aux migrants désirés de trouver un Eldorado qui, peu à peu, disparaît.

Fini le traité de 1968 qui facilite, au-delà du raisonnable, l'entrée des Algériens en France. Ce traité qui permettrait, en cas de crise en Algérie, à des millions d'entre eux, et je pèse mes mots à des millions d'entre eux, de venir très facilement dans notre pays. Oui, avec nous, la France-Afrique prendra fin pour tout le monde. Il est plus que temps, il est plus que temps que cela s'arrête. Reprenons la main. L'Afrique ne veut plus de la France chez elle. Très bien, nous ne voulons plus de l'Afrique chez nous. La décolonisation, c'est pour tout le monde. Nous renonçons à la France-Afrique. Refusons la France africaine. Coopérons. Coopérons quand cela sert nos intérêts.

Nous traiterons enfin d'égal à égal. Mais que cela ne nous coûte plus un centime et ne nous vaille plus un seul migrant. Rétablissons des relations diplomatiques saines avec les pays qui nous respectent, comme le Tchad, comme le Maroc, dont nous avons trahi l'amitié pour la chimère algérienne. J'en profite, j'en profite, pour lui adresser au Maroc, au roi du Maroc, au peuple marocain, tout notre soutien dans l'épreuve qu'il traverse. Rapprochons-nous des pays prêts à nous comprendre et à nous parler sans la rancune d'un passé qui, soi-disant, ne passe pas. Il faut comprendre que nous ne pouvons pas grand-chose pour nous opposer à ce qui pousse les migrants hors d'Afrique.

En revanche, nous pouvons tout pour abolir ce qui les attire chez nous. Oui, c'est bien chez nous qu'il faut concentrer désormais nos efforts. Vous me connaissez, je suis un admirateur de Napoléon et du général de Gaulle. Ce n'est pas moi qui vais abdiquer la grandeur française. Mais justement, maîtriser l'espace intérieur est la condition sine qua non de la crédibilité à l'extérieur. Or, nous avons perdu beaucoup de notre crédit à cause de notre endettement, de la délinquance, des émeutes, de notre niveau d'éducation, de la vitrine parisienne brisée, de nos derniers présidents grotesques. Il nous faut regagner ce crédit chez nous avant de prétendre jouer à nouveau un rôle planétaire.

Et lorsque je dis chez nous, je ne pense pas seulement à la France, mais je pense aussi à l'Europe tout entière. Car notre rupture avec la France-Afrique n'est en rien le premier acte d'une séquence isolationniste. Au contraire, elle doit nous permettre de nouer des liens plus étroits que jamais avec nos frères européens. Tant de choses nous rapprochent, nos racines latines et grecques, notre héritage chrétien, notre tempérament, nos traditions, notre culture, notre vision de la place des femmes, notre histoire partagée, nos chers paysages, en un mot, notre civilisation.

Nous sommes tous européens et à des degrés différents, confrontés au plus vaste défi de notre civilisation n'est jamais connu, celui de sa propre disparition. C'est en effet un continent qui se déverse dans un autre. La coopération est donc vitale. Nous ne nous en sortirons pas si notre politique migratoire consiste à renvoyer les clandestins en Italie et réciproquement. Comment se satisfaire de la fraîcheur de nos relations avec nos voisins italiens quand nos deux pays partagent une si longue histoire commune ? La France a un rôle immense à jouer. Elle doit tendre une main franche à ses voisins et à ses amis. Proposons à l'Europe une nouvelle donne.

L'histoire, la longue et belle histoire européenne, a fait de Paris, Rome, Madrid, Athènes des âmes sœurs. Ne laissons pas ces liens se distendre. Faisons de la défense de notre identité la clé de voûte de cette alliance. Si nous partageons la même civilisation, nous partageons aussi la peur de la voir disparaître et la certitude que si rien n'est fait, cette disparition est programmée. Par ailleurs, ramenons les Allemands à la raison sur la question du nucléaire. Ils jouent un jeu dangereux à vouloir de toutes leurs forces nous priver de notre atout nucléaire. Nous devons sortir du tarif AREN qui, au nom d'un dogmatisme libéral, greffe EDF de ressources pour investir.

Nous devons également sortir du marché européen de l'énergie. Nous pourrons quand même continuer d'acheter et de vendre de l'électricité à nos voisins, mais nous ne subirons plus les effets délétères de ce mode de fixation des prix. C'est parce que ce marché est stupidement branché sur le marché spéculatif du gaz que les prix de l'électricité ont explosé. L'énergie est le nerf de la guerre depuis la révolution industrielle. Ne laissons pas l'Europe se déclasser par de mauvais choix stratégiques. Le patient travail que nous avons accompli au fil des décennies pour créer un arsenal nucléaire français, militaire et mais aussi civile peut nous assurer une prospérité bien méritée.

Ne laissons ni les Allemands, ni qui que soit d'autre, nous voler nos atouts. Car, car ne nous leurrons pas, cette explosion des prix qui ruine nos familles, auberne nos finances publiques, conduit à la faillite nombre de nos entreprises, à une cause majeure, à une cause principale. Comment se plaindre de l'inflation quand on ne ferait rien pour traiter sa cause principale ? L'homme d'État n'est pas celui qui s'agite pour corriger les conséquences alors qu'il ne traite pas les causes. L'homme d'État n'est pas celui qui sort le chéquier pour subventionner une économie qu'il a lui-même contribué à affaiblir.

L'homme d'État n'est pas celui qui a tellement dépensé d'argent, tellement dépensé notre argent, qu'il se retrouve comme la cigale dans la fable de La Fontaine, fort démuni quand l'hiver fut venu. L'homme d'État est celui qui met l'État en mesure de protéger les Français. Alors, me direz-vous, qu'est-ce qu'un État qui protège ? Une grande partie de la classe politique française considère que l'État qui protège le mieux est l'État de gauche. Alors, disons-le, franchement, c'est un mensonge et ce mensonge nous tue. Qu'est-ce qu'un État de gauche ? C'est un État qui vous dit, laissez-moi faire, je m'occupe de tout. Je vais vous donner tout ce dont vous avez besoin et tout sera gratuit.

Dormez tranquille, brave gens, je suis bienveillant et je suis généreux. Grâce à l'argent magique, je vais vous héberger, je vais vous nourrir, je vais payer votre facture d'électricité et votre protection sera assurée. C'est un mensonge et ce mensonge nous tue. Pourquoi est-ce un mensonge ? Parce que cet argent, cet argent magique, c'est le vôtre pour vous héberger gratuitement, vous nourrir gratuitement, vous soigner gratuitement, vous payer vos factures et vous couvrir de cadeaux. L'État de gauche va vous piller, vous tomber, vous essorer, vous ruiner. Parce que derrière chaque nouvel assistana, il y a un nouvel impôt. Derrière chaque nouvelle subvention, il y a une nouvelle taxe.

Derrière chaque cadeau, il y a une baisse de votre pouvoir d'achat. Cette règle ne connaît aucune exception. Donc, l'État de gauche ne vous protège pas car vous appauvrir, vous ruiner, détruire votre pouvoir d'achat, c'est le contraire de la protection. Vous affamer pour gaver la bureaucratie, c'est le contraire de la protection. Vous interdire de vous enrichir, c'est le contraire de la protection. Le premier moyen de vous protéger, c'est de cesser de vous emmerder.

Le meilleur moyen, le meilleur moyen de vous protéger, c'est de croire en votre intelligence, en votre moralité, en votre responsabilité, en votre capacité à travailler, à créer, à vous sortir de la crise grâce à vos efforts et à vous enrichir. Oui, oui, mes amis, vous voulez cette liberté, vous voulez ce pouvoir et l'idéologie de gauche qui déteste la richesse et la prospérité et votre ennemi. Vous préférez vous acheter une maison individuelle à vos frais plutôt que de faire la queue pendant dix ans pour obtenir une place dans une HLM financée par vos impôts et par votre épargne. Et vous avez raison.

Vous voulez que l'État protège votre argent au lieu de protéger les immigrés avec votre argent et vous avez raison. Vous voulez que l'État protège vos frontières plutôt que de protéger les clandestins avec vos impôts et vous avez raison. Vous voulez que l'État protège votre créativité, votre courage, votre dynamisme plutôt que de protéger la bureaucratie et vous avez raison. Vous ne voulez pas de l'État de gauche et moi non plus et nous avons raison. L'État protecteur, le vrai, c'est l'État qui vous laisse bien gagner votre vie et qui vous laisse dépenser votre argent comme vous le voulez. C'est l'État que nous voulons diriger.

C'est l'État sans gaspillage, sans huile à gaz, sans décadence déguisée en providence. C'est l'État qui respecte vos efforts au lieu de les décourager. C'est l'État qui respecte votre argent au lieu de vous le voler. C'est l'État qui sera le meilleur allié de votre réussite, de votre confort, de votre projet, de votre inventivité et de votre liberté. C'est un État qui aime les Français au lieu d'être leur Dieu. C'est un État puissant mais humble, implacable avec la criminelle et bienveillant avec les innocents. C'est un État qui veut que vous soyez heureux comme vous le voulez, chez vous et pour vous.

Vous l'avez compris mes chers amis, nous sommes ici à Reconquête les seuls à être à la fois anti-walk, anti-immigration et économiquement de droite. Cela tombe bien, car partout en Europe, ce sont ces combats-là qui unissent toutes les droites et les conduisent à la victoire. Nous voulons un continent sans lutte des classes, sans lutte des races, sans lutte des sexes, sans guerre de religion ni guerre civile. Et nous allons tout faire pour l'obtenir. Tout au long de l'année, nous ne cesserons de mener ce combat pour la renaissance de notre civilisation. Je sais pouvoir compter sur vous, chers amis. Le combat qui s'annonce sera rude, mais il sera beau.

Nous y jetterons toutes nos forces déterminées à faire entendre partout en Europe la voix du vieux continent qui ne se rend pas. Il y aura beaucoup de nouveautés cette année, beaucoup de vérités qui seront dites, beaucoup de nouvelles idées qui seront portées, beaucoup de nouvelles espérances. Vous n'allez pas regretter de participer à la Reconquête, vous n'allez pas regretter d'être venus, vous n'allez pas regretter de reprendre le combat, vous n'allez pas regretter de nous battre avec Marion. Vous n'allez rien regretter du tout. D'ici juin, alors, d'ici juin, nous retournons au combat.

Voilà, faites-vous entendre, dites ce que vous voulez pour vous-même, dites ce que vous voulez pour votre pays, dites ce que vous voulez pour l'Europe. Cette année, la France va avoir besoin de votre énergie. Cette année, la grande aventure recommence, la Reconquête, chapitre 2, c'est nous. Alors à vous de jouer, ils ne nous déclasseront pas, ils ne nous remplaceront pas. Nous vivrons chez nous et pour nous. Marion, c'est maintenant à toi de parler à nos amis. Je suis fier et heureux que tu te lances dans cette bataille. Vive notre vieille Europe qui n'a pas dit son dernier mot. Vive la civilisation occidentale qui a encore tant de choses à dire au monde.

Vive notre héritage et notre passé glorieux. Vive la République et surtout, surtout, vive la France.

39:14
Présentateur

Elle est notre candidate pour l'élection européenne. Merci d'accueillir Madame Marion Maréchal. Musique. Mesdames et Messieurs, Madame Marion Maréchal.

39:54
Invité

Votre sécurité, merci à Eric pour ta confiance qui m'honore. Et merci à vous tous d'être venus si nombreux. Plus de 3000 si enthousiastes. Merci d'être si combattifs. Ce n'est pas rien pour moi de lancer cette campagne ici en Provençal-Côte d'Azur. Je n'ai pas oublié que ce sont les Vauclusiens qui, les premiers, m'ont fait confiance et m'ont élu pour les représenter à l'Assemblée nationale alors que je n'avais que 22 ans. Je n'ai pas oublié qu'en 2015, nous avons été si prêts avec mon équipe de remporter et de diriger cette région.

Et je veux ici saluer ceux qui étaient déjà à mes côtés à l'époque, le sénateur Stéphane Ravier, le maire Marc-Étienne Lansade et le conseiller régional et chef d'opposition à Nice, Philippe Vardon. Eux s'en souviennent très bien. Alors que la victoire était à portée de main, une fois de plus, les basiles, les tartuffes, les ganelons de la politique ont préféré s'allier à la gauche. Le candidat à LR de l'époque, Christian Estrosi, au socialiste Christophe Castaner, et tous les dons finiront plus tard main dans la main chez Emmanuel Macron. Comme ça, il y en a pour tout le monde.

Ces incohérences, ces ambiguïtés, pour ne pas dire ces trahisons, trop d'élus LR en sont coutumiers, toujours à la dérobée, toujours dans les couloirs feutrés du Parlement européen. Alors qu'en France, ils assènent de manière péremptoire qu'il faut plus de contrôle aux frontières, à Bruxelles, ils votent discrètement la répartition obligatoire des migrants partout en Europe. Alors qu'en France, ils critiquent le fonctionnement bureaucratique de l'Union européenne, et bien à Bruxelles, ils font élire Ursula von der Leyen à la tête de la Commission.

Alors qu'en France, ils disserrent sur les enjeux de souveraineté et d'indépendance, à Bruxelles, ils votent les sanctions contre les gouvernements hongrois et polonais, coupables selon eux de défendre leurs valeurs de civilisation et les intérêts de leur peuple. Alors qu'en France, ils cajolent les éleveurs et ils chantent les louanges de la France rurale, à Bruxelles, ils votent en catimini des accords commerciaux déloyaux qui menacent notre souveraineté agricole. Oui, les LR et leur groupe, le PPE au Parlement européen, ont trop souvent trahi les intérêts des Français. Ils ne sont plus légitimes à porter les aspirations nationales de nos compatriotes.

Avec vous, je lance un appel à tous les électeurs LR, à tous les électeurs de droite, à ceux qui, comme François-Xavier Bellamy, devraient être à nos côtés. Rejoignez-nous ! Construisez avec nous la grande force politique dont la France a besoin pour changer radicalement le cap de l'Union européenne. Vous qui avez cru dans le passé en Philippe de Villiers, en Nicolas Sarkozy, en Charles Pasquois, en Philippe Seguin, vous qui êtes aujourd'hui déçus d'Emmanuel Macron, venez à nos côtés défendre les convictions auxquelles vous avez toujours cru. Je lance ici devant vous cette campagne.

Nous avons neuf mois pour convaincre tous les amoureux de la France, qu'ils soient Français de souche ou qu'ils soient Français de branche. Et la maman que je suis peut vous garantir qu'en neuf mois, on peut accomplir de grandes choses. Ici, à nouveau, sur cette terre de Provence, tout commence, tout commence pour faire grandir durant cette campagne le grand mouvement des Français qui, avec nous, sont les ardents défenseurs de notre identité charnelle, culturelle et civilisationnelle. Le grand mouvement des Français qui, avec nous, sont imperméables aux politiquement corrects et les adversaires résolus de la propagande woke et LGBT.

Le grand mouvement des Français qui, avec nous, sont les conservateurs et les continuateurs de la France, du bonheur de vivre libre en France. Une France où l'on parle le français dans nos rues. Une France où nos enfants ne seront pas les cobayes de l'idéologie transgenre. Une France forte, portée par des Frances fières. Ce qui applaudit Jean Dujarbin et son magnifique spectacle pour l'inauguration de la Coupe du Monde de rugby. Une France qui aime le puits du fou et le roman national. Une France qui vibre en chantant la Marseillaise et devant son drapeau. Une France amoureuse de la France de toujours et prête à bâtir la France de demain.

Mes chers amis, Eric vous l'a dit, nous ne sommes plus seuls. Depuis quelques années, le visage de l'Europe a bien changé. Une partie de la vieille Europe, endormie, culpabilisée, effacée, retrouve la mémoire d'elle-même et la volonté de dire des choses au monde. La belle Europe ridée par les comptables de Bruxelles s'illumine à nouveau à Rome, à Budapest, à Varsovie et à Helsinki, à Amsterdam, à Stockholm. Un grand mouvement, un grand mouvement politique et historique est lancé. Il ne tient qu'à nous de l'amplifier jusqu'au niveau européen.

Il ne tient qu'à nous de saisir l'opportunité historique de mettre fin à cette majorité européenne du centre alliée de la gauche et des verts pour la remplacer enfin par une véritable politique de droite. Pour la première fois, nous pouvons prendre le pouvoir en Europe et y faire appliquer notre rêve européen de puissance, d'indépendance et de prospérité. L'enjeu qui vient est immense. L'Union européenne s'est perdue en chemin. Il est temps de lui redonner une boussole. Cette boussole, c'est son âme, c'est notre âme, c'est notre civilisation. Une authentique politique européenne devrait servir à définir, à protéger et à transmettre notre magnifique civilisation commune.

Définir, c'est-à-dire assumer et promouvoir ce que nous sommes. Nous, la terre des libertés, celle de la liberté d'expression, de pensée, d'opinion et de conscience. Nous ne sommes pas une société de crédit social et de censure. Nous, la terre romanisée, christianisée et soumise à l'esprit de discipline des Grecs, nous ne sommes pas une terre d'islam, de charia et de terrorisme. De l'égalité et de la dignité des hommes, nous ne sommes pas la terre de la marchandisation des ventres et des enfants ni de la soumission des femmes. Protéger, protéger nos frontières, notre indépendance, notamment en matière numérique et agricole, protéger nos industries.

Et enfin, transmettre, transmettre notre patrimoine architectural, naturel et culturel. Mais pour transmettre, mes chers amis, il faut des héritiers. Alors, ensemble, faisons mentir la sinistre prophétie de Marie-France Garraud qui disait « L'Europe est un berceau vide où il n'y a pas d'enfant ». En France et en Europe, nous devons apporter une réponse déterminée à l'effondrement de la natalité au risque de voir nos nations sortir définitivement de l'histoire. Avoir notre jeunesse abîmée par la drogue, par la pornographie et par l'addiction aux écrans. L'Union européenne doit prendre tous ces sujets à bras le corps, car notre jeunesse, c'est notre avenir.

Nous devons dire, nous devons dire aux Français que nous ne pourrons pas les protéger du grand remplacement sans une réponse nationale, bien sûr, mais aussi européenne. Le voilà, le voilà le grand enjeu de ces élections. Nous serons le 9 juin prochain le vote contre l'immigration anarchique, contre l'islamisation, contre l'insécurité et contre les émeutes.

Nous serons le vote qui remet la valeur travail au cœur de notre société, la récompense de ceux qui se donnent du mal, de ceux qui se lèvent tôt, de ces milieux de corvée devenus les premiers de corvée, de ces millions de Français qui ne se portent plus de voir les aides, les chèques et les primes financées, ceux qui ne font toujours aucun effort. Je serai avec vous le porte-voix de cette France du travail, toujours trop pauvre pour être aisée, toujours trop riche pour être aidée. Le porte-voix de ces chefs d'entreprise qui ne demandent qu'à embaucher et qu'à innover. Réservez bien cette date, gardez-la en mémoire.

Le 9 juin prochain, nous allons créer la surprise, ou mieux encore pour nos enfants, pour nos fils et nos filles. Au nom de nos pères et de nos mères, soyons au rendez-vous de l'histoire. J'ai besoin de vous, j'ai besoin de votre énergie, j'ai besoin de votre espérance, j'ai besoin de votre enthousiasme. Avec Éric Zemmour, Guillaume Pelletier et Nicolas Bay, nous comptons sur vous. Si nous sommes mobilisés, nous offrirons aux Français le visage éclatant de la reconquête. Si nous sommes rassemblés, alors nous soulèverons des montagnes. Notre voix portera alors chez nos alliés européens.

Ils diront, oui, la France est de retour, la France fière, la France forte, la France généreuse est de retour. Enthousiasme, battons-nous, vive la vie, vive l'espérance, vive la reconquête, vive notre civilisation, vive les Français et surtout, surtout...

Eric Zemmour : Mon meeting de rentrée avec Marion Maréchal — Éric Zemmour · Pourquijevote