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interviewRMC — Face à Face· 11 mai 2021 21 min

L'invité de Bourdin Direct : Fabien Roussel - 11/05

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

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Fabien Roussel

Fabien Roussel, bonjour. Bonjour M. Bourdin. Merci d'être avec nous ce matin. Première grande radio-télé depuis dimanche. Que s'est-il passé dimanche ? Eh bien, les adhérents du Parti communiste vous ont choisi. Vous serez candidat à l'élection présidentielle l'année prochaine. Vous êtes député, vous êtes le patron du Parti communiste. Les adhérents ont approuvé votre candidature à 82%. Vous dites, je suis le candidat du monde du travail et je veux faire de la jeunesse une grande cause nationale. Le monde du travail que l'on oublie actuellement ?

0:52
Présentateur

Le monde du travail que l'on oublie depuis tellement longtemps. Parce que derrière le monde du travail, il y a ceux qui sont dans les usines, mais aussi ceux qui sont dans les services publics, dans l'enseignement, dans nos hôpitaux, qui demandent tout simplement à pouvoir exercer leur mission correctement et être correctement rémunérés. La richesse de la France, ce sont eux, ce sont elles. Ce sont ceux qui tiennent le pays à bout de bras et ils se sentent méprisés, ils se sentent abandonnés. Ils demandent à pouvoir juste être reconnus correctement, à la hauteur de ce qu'ils font, de pouvoir vivre dignement.

Que ce soit des sages-femmes que j'ai rencontrées la semaine dernière à l'occasion de la journée internationale, après cinq ans d'études, c'est 1800 euros net. Mais que ce soit aussi l'agricultrice, l'agriculteur, que ce soit ceux qui enseignent dans nos écoles et qui subissent de grandes difficultés à exercer leur métier, ils ne sont pas correctement rémunérés, ils travaillent dans des conditions difficiles et c'est pourtant eux la richesse de notre pays. Ils exigent beaucoup plus que ce que la France leur offre aujourd'hui. Vous vouliez être candidat, Fabien Roussel,

2:00
Fabien Roussel

parce que le parti communiste a été absent des dernières présidentielles. C'est bien cela. Vous ne pouviez pas envisager une présidentielle sans le parti communiste.

2:09
Présentateur

Mais parce que la situation l'exige, la situation est tellement grave aujourd'hui avec cette double crise sanitaire, mais aussi économique. Parce qu'en plus de cette crise sanitaire qui s'abat sur le pays, vous voyez que le grand déménagement industriel se poursuit. Vous voyez que nous avons encore des délocalisations de nos productions qui se font à l'étranger, dans des pays à bas coût, au nom de la rentabilité à court terme. C'est logique de profit de court terme. Il faut les abandonner parce que non seulement c'est mortifère pour l'emploi, pour notre souveraineté nationale, économique, c'est mortifère pour le climat aussi.

Et donc ce sont ces deux urgences, climatiques et sociales, que nous devons tenir ensemble. Et c'est pour ça qu'il y a besoin de sortir de ce système. La question, c'est même pas qu'il faut sortir de ce système parce que c'est irrémédiable. C'est quand ? Et ce que je souhaite, c'est que ce soit le plus tôt possible.

3:04
Fabien Roussel

Alors Fabien Roussel, je reviendrai tout à l'heure sur la gauche qui est désunie, totalement désunie. Je reviendrai sur votre candidature, mais je voudrais que l'on parle d'insécurité parce que vous avez des choses à dire sur la question. La sécurité sera l'un des sujets majeurs de la présidentielle. Pourquoi tant d'ambiguïté de la gauche sur les questions de sécurité depuis si longtemps ?

3:28
Présentateur

Fabien Roussel. Il y a besoin de dire, et je le dis, que la sécurité n'est pas un droit comme les autres. C'est un droit fondamental, comme celui de se nourrir, de se loger. Quand je dis que c'est un droit fondamental, c'est qu'il faut pouvoir le garantir à tous les citoyens qui souffrent le plus aujourd'hui d'insécurité, qui n'est pas un sentiment, qui est réel pour beaucoup trop de nos concitoyens. Qui en souffre le plus ? Ce sont ceux des quartiers populaires. Les plus modestes. Les plus modestes. Qui ne votent plus.

C'est la quissière du supermarché, c'est le chauffeur de bus, c'est l'infirmière qui travaille la nuit ou qui rentre au petit matin, c'est ceux qui ne supportent plus les rodéos qui les empêchent de dormir. C'est ces gens qui, en somme, vivent dans des quartiers qui sont aujourd'hui, aujourd'hui, oubliés par la République. Ils sont oubliés par l'État. Et donc il y a besoin de redonner... Mais oubliés par l'État,

4:30
Fabien Roussel

mais oubliés par les forces politiques, mais oubliés par la gauche, pardon, dans ces quartiers populaires. Qui ont souvent voté à gauche. Que se passe-t-il ? Il y a une très forte abstention. Pourquoi ? Parce que la gauche a déserté ses quartiers ? Disons clairement les choses.

4:47
Présentateur

Fabien Roussel. Non, je ne le dirai pas. Alors, pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que j'ai rencontré, ces derniers temps, tellement de maires, pas que de gauche, mais des maires, qui sont en première ligne, à chercher des moyens pour faire en sorte que la République, pour que l'État, rentre de nouveau dans ces quartiers. Mais ils posent quand même des vrais problèmes. Il y a la question de la sécurité, donc de la police, avec une politique de répression, de sanction efficace, ferme, et sur laquelle on ne doit pas. Bien sûr, il faut. Pour vous, il n'y a pas de doute. Il n'y a pas de doute. Vous soutenez les forces de l'ordre.

Il ne peut pas y avoir, il ne faut pas laisser l'idée que la gauche puisse être laxiste sur cette question-là. Et moi, je vous le dis, je ne le serai pas. Il faut une politique de sanction, de répression, ferme, et de montrer que quand on s'attaque à des détenteurs de l'autorité publique, les sanctions sont plus fermes, elles sont dures. D'ailleurs, que l'on soit policier, gendarme, que l'on soit élu, mais que l'on soit aussi enseignant, contrôleur de bus, pompier, oui, les sanctions doivent être fermes. Alors justement, Fabien, vous allez attendre. Mais il faut aussi l'autre pied. Je vais y revenir. Mais les sanctions,

5:58
Fabien Roussel

lorsqu'il y a agression de policiers ou gendarmes, est-ce qu'il faut, lorsqu'il y a ces agressions, ces violences, des infractions spécifiques ? Je vous pose franchement la question. Est-ce qu'il faut des condamnations spécifiques

6:15
Présentateur

pour les policiers et gendarmes ? À partir du moment où on s'attaque aux détenteurs de l'autorité publique, aux forces de sécurité intérieure, mais aussi, comme nous venons de le dire, aux pompiers, mais aussi à ceux qui représentent l'État et qui exercent des missions comme l'enseignement, comme la sécurité dans les trains, ou que ce soit derrière des guichets, vous savez, ceux qui sont justement dans toutes ces professions, comme derrière les guichets, ils en prennent quand même, des violences. Donc infractions spécifiques pour les violences contre les policiers et les gendarmes.

Oui, des infractions spécifiques afin de bien montrer que quand on s'attaque à eux, sous quelque forme que ce soit, les sanctions seront graves et elles seront fermes. Hier, le gouvernement a envoyé un signal fort.

7:00
Fabien Roussel

Le Premier ministre a précisé que la peine de sûreté pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre un policier ou un gendarme serait portée à 30 ans et que les possibilités de réduction des peines seraient strictement limitées pour les agresseurs de membres des forces de l'ordre. Vous approuvez ? Oui, je suis favorable. Oui, je suis favorable. Vous n'hésitez pas sur les questions sécuritaires. Non, mais parce que c'est un vrai sujet.

7:20
Présentateur

J'ai la différence avec Jean-Luc Mélenchon ? Je ne sais pas, vous lui poserez la question. Je vous dis, moi, en tout cas, ce que je pense. Et je suis, moi, favorable à avoir un discours très clair là-dessus. Mais les policiers et les gendarmes, il y a deux policiers qui ont perdu la vie dans des conditions dramatiques ces 15 derniers jours. Il y a les trois gendarmes qui ont perdu la vie aussi en fin d'année dans le puits de Dôme. Ce sont des hommes et des femmes qui exercent une mission difficile dans des conditions je ne vais pas dire si, mal payées dans des conditions de travail qui se dégradent régulièrement.

Pour moi, ce sont des travailleurs qui méritent d'être respectés beaucoup plus dans leur évolution, dans leur travail, dans leur salaire. Vous savez que leur point d'indice qui détermine leur salaire, il n'a pas évolué depuis plus de 10 ans. Ils n'ont que des primes au coup par coup en fonction des coups de gueule, des manifs qu'ils font. Leur évolution de salaire n'a pas bougé depuis 10 ans. On embauche comme gardien de la paix à 1700 euros net et au bout de plus de 30 ans de carrière on finit à 2400. Vous le saviez ça ? Qu'on finit à 2400 euros net qui n'ont pas d'évolution tout au long de leur carrière. Le 19 mai, il y aura

8:32
Fabien Roussel

un rassemblement de policiers à Paris devant l'Assemblée nationale. Vous y serez ?

8:39
Présentateur

Oui, je souhaite y être. Je souhaite y être. Je souhaite que les élus communistes, ceux qui sont aussi en première ligne, je vous le disais, dans des villes de banlieue comme à la campagne, mais je pense à mes collègues qui eux aussi sont face à des difficultés et qui réclament beaucoup de moyens. Je pense à Philippe Rio, le maire de Grigny qui a lancé cet appel pour que les communes aient plus de moyens pour faire face à toutes les difficultés qu'ils ont dans leur vie.

Je souhaite que l'on y soit tous ensemble, serrés les uns contre les autres et qu'on apporte notre soutien aux forces de sécurité intérieure, mais qu'on lance un appel fort et vibrant à ce que la République retrouve ses droits et pénètre de nouveau dans tous ses territoires. Je vous parle d'école, je vous parle d'éducateurs, je vous parle de moyens à mettre en œuvre pour que les services publics et l'autorité de l'État puissent vivre de nouveau et que chacun se sente en paix. Ce n'est pas que en sécurité mais qu'on puisse vivre mieux.

Vous savez que des fois, c'est des associations qui sont obligées de faire vivre ça, mais ce n'est pas le rôle d'une association, c'est le rôle de l'État de faire en sorte qu'il y ait de la propreté, que quand il y a des dégradations, ce soit réparé, qu'il n'y ait pas de zones de non-droit où on n'a pas le droit de passer, où il y ait des parcs avec des jeux, avec des terrains de foot, où tout le monde puisse vivre en paix.

9:56
Fabien Roussel

C'est quand même le minimum que de réclamer ça. Est-ce que vous comprenez que 44% des policiers et militaires soient prêts à voter pour Marine Le Pen ? Est-ce que vous comprenez cela ? Je comprends

10:07
Présentateur

surtout leur colère. Oui. Je comprends surtout leur colère. Oui. Ma crainte, c'est que comme on vit déjà sur une poudrière, c'est qu'en votant pour elle, on lui donne le briquet pour la faire sauter, la poudrière. Parce que, quand même, je ne vois pas, je n'entends pas les propositions concrètes qu'elle fait, par exemple, nous, nous proposons la création d'une police nationale de proximité dotée de 30 000 hommes et femmes. 30 000 hommes et femmes statutaires. Pas comme ils sont en train de faire aujourd'hui en embauchant par-ci, par-là des contractuels. 30 000 hommes.

Pour au moins rattraper ce qu'a défait Nicolas Sarkozy sous sa présidence qui avait supprimé près de 15 000 postes de policiers. Ce gouvernement va à peine rattraper ce qui a été déconstruit par la droite. Il faut au moins doter notre police nationale de 30 000 hommes et femmes statutaires et formés. Mais dites-moi... C'est un effort prioritaire. Oui, c'est prioritaire. C'est un budget. C'est un budget. Quand on veut que l'État retrouve, fasse vivre les droits de chaque citoyen dans nos quartiers, dans nos villes, mais ça va coûter des sous. Où est-ce qu'elle va aller prendre l'argent, Mme Le Pen, en privatisant la sécurité sociale, en demandant de travailler plus longtemps ?

Moi, des politiques libérales où en fait, on nous donne d'un côté mais on nous prend de l'autre, ce n'est pas possible. C'est bien pour ça qu'il va falloir aussi, pour pouvoir mettre en place ces politiques de retour de l'État dans le pays, il va falloir prendre le pouvoir sur l'argent, sur les banques. Et c'est là où se justifie une candidature comme la mienne. Il faut oser s'affronter pour puissance de l'argent.

11:36
Fabien Roussel

Vous avez lu peut-être la nouvelle tribune de militaires parue dans Valeurs Actuelles. Nouvelle tribune de militaires. Oh là là. Heureusement qu'ils ont Valeurs Actuelles. Heureusement qu'ils ont Valeurs Actuelles.

11:47
Présentateur

Ça vous inquiète ou pas ? Franchement. C'est un climat inquiétant. Je ne peux pas dire le contraire. C'est un climat inquiétant qui peut, par certains aspects, rappeler les années 30. Vous pensez ? Oui, c'est un climat inquiétant qui peut rappeler les années 30 avec des militaires qui appellent à l'insurrection, menaces de guerre civile. C'est dangereux. Des policiers, des gendarmes en colère. Et très en colère. Et je comprends leur colère. C'est quand même la police, l'armée, le dernier rempart pour assurer la cohésion de la nation. Ces digues ne doivent pas sauter. et donc il faut pouvoir les tenir, les rassurer, leur parler. Mais c'est quand même grave.

Et cet appel de quelques généraux à la retraite et d'autres sous couvert d'anonymat, on ne sait même pas si c'est des militaires d'ailleurs, je trouve désolant que Valeurs Actuelles leur fasse autant de publicité. C'est quoi ? C'est un coup politique de l'extrême droite selon vous ? Ce qui est sûr c'est que nous sommes en période pré-électorale, que cette question elle est sérieuse, qu'elle ne doit pas faire l'objet de récupération, mais qu'en revanche, comme c'est une période électorale, mais que chaque candidat à la présidence de la République dise clairement ce qu'il entend mettre en œuvre et qu'il prenne un engagement avec les Français.

Moi c'est pour ça que je parle d'un pacte à faire avec les Français. Moi je veux prendre un engagement avec eux, leur dire ce que je vais faire, comment je vais le financer et comment on va écrire ensemble ce projet pour la France. Je veux un engagement clair et m'adresser en priorité justement à celles et ceux qui aujourd'hui souffrent de ce système.

donc les classes moyennes, les classes populaires, les travailleurs, les salariés, autant les gendarmes et les policiers que les infirmières que les enseignants que les étudiants, la jeunesse et c'est pour ça d'ailleurs la jeunesse, parlons-en de la jeunesse, celle qui est aujourd'hui le plus abandonnée et dont les séquelles vont être très graves par rapport à la pandémie qu'ils viennent de vivre. Si jeunes sur 10 disent aujourd'hui avoir une détresse psychologique, il va bien falloir leur répondre et c'est pas parce que demain il n'y aura plus de pandémie qu'ils vont aller mieux. Il va falloir mettre des moyens dans l'école, dans l'éducation nationale. Ce sera aussi une réponse.

Ce sera aussi une réponse pour lutter contre l'insécurité, de doubler nos moyens dans nos écoles, dans nos collèges, dans nos lycées. Mais je suis pour doubler le budget de l'éducation nationale. Je le dis franchement, c'est une cause nationale. Il faut doubler le budget de l'éducation nationale. Il va falloir prendre 5 ans pour embaucher 90 000 professeurs, construire des écoles, des lycées, des collèges. Mais c'est merveilleux. Dans nos quartiers justement, là où c'est dur, construisons des écoles, construisons des collèges de proximité, faisons en sorte que les enfants aillent à l'école peut-être plus longtemps mais qu'il n'ait plus de devoir à faire à la maison.

Que tout se fasse à l'école, qu'on leur donne plus de cours de sport, de culture, de vie ensemble. On a un grand projet à porter pour la jeunesse.

14:39
Fabien Roussel

Fabien Roussel, j'y reviendrai. Vous serez invité à nouveau ici. Ne vous inquiétez pas. Fabien Roussel, les Hauts-de-France, c'est votre région. Vous l'aimez, vous l'aimez cette région. Quand vous voyez Éric Dupond-Moretti venir face, affronter Marine Le Pen, il le dit ouvertement, je suis là pour la chasser de ses terres. Ça vous inspire quoi ? Quand elle dit regardez ce qui s'est passé avec Bernard Tapie, regardez ce qui s'est passé avec Jean-Luc Mélenchon, tous ces forts en gueule qui sont arrivés et qui sont repartis,

15:11
Présentateur

ça vous inspire quoi ? Ça me rend triste et malheureux comme beaucoup de gens de ma région. C'est une erreur ? J'y vis, j'y suis né, j'y mourrai et ça te amant les eaux dans ma commune où on parle de cette actualité. On en a marre d'être les spectateurs d'un match de personnalités qui viennent de l'extérieur s'affronter comme s'ils étaient sur un rythme et de l'extérieur

15:35
Fabien Roussel

il est originaire du Nord et avec Dupond-Moretti.

15:38
Présentateur

Il est membre d'un gouvernement, il a fait le choix d'être membre d'un gouvernement, je respecte Dupond-Moretti, y compris le travail qu'il a fait. Ce n'est pas de lui que je parle. Je dis qu'il est membre d'un gouvernement et il choisit de venir affronter Marine Le Pen mais qu'est-ce qu'il a fait dans son gouvernement pour lutter contre le chômage, pour faire en sorte que nos usines ne partent pas à l'étranger ? Il participe à un gouvernement qui l'a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, qui a fait beaucoup de cadeaux aux riches, qui n'aide pas les commerçants, les PME, les petites boîtes. Chez nous, on souffre de tout ça.

Pourquoi chez nous le taux de chômage est supérieur de 4 points à la moyenne nationale ? Il en est de cette région Dupond-Moretti, Marine Le Pen aussi. Non, elle, elle n'en est pas, elle est de 5 coups mais elle s'est fait élire chez nous. Mais ils utilisent notre région comme un match, un lieu où on s'affronte quand il y a des élections, un ring et puis après, un petit tour et puis il s'en va. Par contre, nous on reste. On a moins de lits de réanimation chez nous que dans n'importe quelle autre région de France. C'est normal ça ? Et alors, ils vont venir s'affronter mais ils ne vont pas régler ces problèmes-là.

16:41
Fabien Roussel

Et la gauche dans tout ça ? Et la gauche dans tout ça ? Ah, bah alors là... Où êtes-vous à gauche ? Des unions totales. Où êtes-vous à gauche ? Avec cette présidentielle qui s'annonce à un nom de la présidentielle. Nous avons déjà deux candidats, Jean-Luc Mélenchon et vous. D'ailleurs, qu'est-ce qui vous sépare ? Quelle est la différence

16:59
Présentateur

entre les deux ? Eh bien écoutez, ce qui nous sépare, ce que nous disons nous, c'est que cette situation dans notre pays est tellement grave qu'il y a besoin de propositions nouvelles. Neuves. Ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon n'apporte pas de propositions nouvelles. À travers ma candidature que je veux collective et la construire avec d'autres, je souhaite pouvoir apporter des propositions nouvelles pour la France. Parce que nous avons véritablement besoin de construire un nouveau modèle de société. Mais tous les candidats vont me dire ça.

17:30
Fabien Roussel

vont arriver et vont me dire je souhaite apporter

17:33
Présentateur

des propositions nouvelles. Tous vos candidats vont peut-être dire ça mais moi je serais peut-être le seul de neuf dans l'histoire. Et avec effectivement des propositions nouvelles que je présenterai mais vous voyez rien que le fait de dire que je souhaite mettre la jeunesse au cœur du projet pour la France que nous devons reconstruire. Faire en sorte que d'ici 20 ans nous ayons la jeunesse la mieux formée du monde. Mais je dis ça en forme d'objectif. mais parce que nous devons mettre le paquet pour notre jeunesse.

Faire en sorte qu'ils aient accès au savoir à la connaissance et la garantie d'un métier qui va les rémunérer à la hauteur de leur diplôme et faire en sorte que leur diplôme soit considéré. Parce qu'aujourd'hui ils en souffrent. J'ai encore rencontré dans ma circonscription des jeunes de Anzin un jeune qui a un master 5. On lui propose des boulots au SMIC. Quand on lui propose ? J'ai rencontré hier des jeunes du Secours Populaire Français. Le Secours Populaire Français aujourd'hui reçoit des jeunes pour leur trouver des stages ou pour les aider à trouver un emploi parce qu'ils n'ont pas des parents qui peuvent les pistonner.

Il y a une inégalité chez les jeunes face au travail face aux études qui n'est plus acceptable dans un pays riche comme la nôtre.

18:39
Fabien Roussel

Fabien Roussel question politique puis une dernière question sur le Covid. Question politique vous êtes candidat à la présidentielle quoi qu'il arrive vous resterez candidat. même s'il y a tentative de présenter un candidat commun à toute la gauche ? Je ne vois pas qui ça pourrait être entre parenthèses mais enfin bon. Vous répondez à la question. Oui d'accord.

19:02
Présentateur

Alors vous restez candidat jusqu'au bout. Non mais écoutez pour l'instant nous sommes à un an de l'élection présidentielle. Donc je voudrais surtout lancer un appel à nos concitoyens à ce qu'ils s'intéressent à cette élection et je leur fais confiance. Je leur lance un appel à ce qu'ils s'intéressent à cette élection parce qu'ils aillent voter. Mais qu'ils regardent les programmes qu'ils écoutent qu'ils s'y intéressent. Il faut qu'ils s'en mêlent. C'est eux la clé. C'est eux la solution. C'est eux qui vont dire voilà ce que l'on veut en fonction des idées des uns et des autres.

Parce que quand il y a des constructions communes des candidats communs où on fait je tiens je prends un petit peu de ci un petit peu de ça et à la fin Vous n'y croyez pas. Mais c'est les français qui n'y croient pas. Mais c'est les français qui se demandent c'est un arrangement entre eux. Moi je voudrais qu'ils choisissent sur les idées et qu'on ne soit pas candidat contre un autre candidat mais qu'on soit candidat pour dire aux français voilà ce que je mettrai en œuvre.

19:54
Fabien Roussel

Alors dernière question le pass sanitaire a été validé hier par l'Assemblée nationale. Vous avez voté pour ? Écoutez je vais regarder moi je l'ai toujours dit

20:01
Présentateur

je suis plutôt favorable Je sais C'est pour ça que je pose la question Vous êtes favorable ? J'espère que vous avez voté pour hier vous avez voté pour ou pas ? Hier je n'y étais pas et ce n'était pas je suis à la commission des finances Oui non mais d'accord C'est pas ma commission Non mais d'accord

20:15
Fabien Roussel

C'est l'Assemblée nationale qui s'est exprimé hier

20:17
Présentateur

Je suis favorable à l'établissement d'un pass qui va nous permettre notamment de pouvoir participer à des événements culturels importants Là encore je pense aux jeunes qui ont envie de retourner au festival des vieilles charrues au printemps de Bourges au mois de juin que l'on puisse faire vivre ces festivals et si ça passe par un document un pass où on montre qu'on est vacciné ou qu'on a fait son test ou qu'on a fait son test et bien ça peut nous permettre de vivre des grands moments comme la fête de l'humanité à la rentrée de septembre et donc avec un pass sanitaire Nous regarderons ce qu'ont fait les communistes J'espère J'espère qu'on pourra faire une belle fête de l'humanité y compris avec un pass sanitaire

20:57
Fabien Roussel

Merci Fabien Roussel d'être venu nous voir ce matin sur RMC et BFM TV Merci Fabien Roussel

21:02
Locuteur

Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel