Robots humanoïdes : la prochaine grande révolution mondiale ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pourvu que ça dure avec le groupe Casse des dépôts. Engagé au cœur des territoires pour accélérer la transformation écologique et contribuer à une vie meilleure pour toutes et tous. [musique] Bonjour, nouveau numéro de pourvu que ça dure, l'émission qui rend l'écoonable sur Public Sénat.
Aujourd'hui, on s'intéresse aux robots humanoïdes qui ne sont plus du tout de la science-fiction. Mais de quoi sont vraiment capables ces machines ? Dans quelles mesures vont-elles bouleverser notre marché du travail et plus généralement nos vies ?
Réponse dans quelques instants. Et puis et de péquer à San Francisco en passant par Séou, une nouvelle bataille technologique se joue à l'échelle mondiale. Alors, comment la France mais aussi l'Europe peuvent peser ?
Réponse avec le patron de Wondercraft, la pépite française qui attire tous les regards. Mais en attendant, c'est bien la Chine qui domine totalement le marché des robot comme l'on suggérait ces images impressionnantes diffusé à l'occasion du nouvel an chinois Manuelre. Salto, mouvement d'arts martiaux.
Ils enchaînent les gestes très techniques comme des athlètes de haut niveau. Et pourtant, ce ne sont pas des humains. Ces robots humanoïdes sont bien réels.
Et ce soir-là, pour le nouvel an, ils ont fait le show en direct à la télévision chinoise devant des centaines de millions de téléspectateurs. Et ces robots ne sont pas seulement capables de combattre. Majord d'homme, réceptionniste, livreur, serveur, ouvrier ou assistant domestique.
Ils font les lessive, plie le linge, remplissent le lave-vaisselle et range même la maison. Et dans cette course technologique, un pays a pris une longueur d'avance, la Chine. Avec une population vieillissante et une main d'œuvre qui se raréfie, Pékin mise massivement sur les robots pour maintenir sa puissance industrielle.
Et ça marche. Des entreprises chinoises comme Uptech ou Unitre sont si avancé qu'elles ambitionnent de vendre entre 10 et 20000 robots humanoïdes en 2026. Mais les États-Unis veulent rattraper leur retard avec leurs entreprises de pointe comme figure AI qui répond en image au Chinois avec son robot humanoïde au côté de Melania Trump.
Elon Musk et sa marque Tesla comptent eux aussi participer à la course et au milieu de cette bataille technologique mondiale, la France et l'Europe peuvent-elle encore exister ? Et bien voilà, les robots arrivent mais sommes-nous prêts à les accueillir ? Manon Vermanous, bonjour.
Bonjour. Vous êtes consultante tech chez chez Joséphine. Il faut évidemment revenir sur ces images qu'on vient de voir qui sont qui sont bluffantes des robots humanoïes chinois qui font du kung fuu.
Est-ce que comme moi votre mâchoire s'est décroché quand vous avez vu ça ? À vrai dire, en fait, la course, elle est déjà en œuvre depuis de nombreuses années en Chine. C'est juste qu'on l'avait pas vu arriver parce qu'on s'y était pas intéressé aujourd'hui en Europe.
Mais c'est vrai que ça fait longtemps finalement que les Chinois ont mis des bouches et doubles en matière de robotique. Et là, en fait, c'est vrai qu'ils viennent de passer une nouvelle étape en industrialisant toutes leurs machines, en étant extrêmement innovant et ont dépassé largement finalement les Américains là-dessus. H c'est quoi juste pardon question simple, un robot humanoïde, quelle différence avec un robot classique ?
Un robot humanoïde, c'est en fait c'est une machine qui a une forme humaine qui va avoir des capacités de préhension avec les mains, qui va avoir finalement tous les axes du corps humain et on en compte 50 à 60. Donc c'est dire la complexité d'une telle machine et qui va être capable d'effectuer des tâches polyvalentes euh avec cette capacité de mobilité qui est très forte et qui est propre finalement au corps humain. OK.
Donc aujourd'hui au moment où on se parle, la Chine domine complètement ce secteur des robots humanoïdes. Il y a pas de débat. Alors aujourd'hui euh selon les derniers chiffres, on dit que 90 % des robots humanoïdes qui ont été vendus en 2025 émanent de société chinoise.
Donc il y a bien une une ultra domination effectivement de la Chine à cet égard. Pourtant, on l'a vu dans le reportage et vous venez de le dire, les Américains ont été précurseurs en matière de robots humanoïdes mais ils se sont fait doubler. Qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est la Chine qui les a copié et maintenant c'est elle qui innove. C'est ça leire, c'est qu'il y avait un adage qui était assez connu il y a 10 15 ans en disant ben les les Américains innovent, la Chine copie, les Européens régulent. Alors les Européens régulent toujours, mais c'est vrai que la tendance c'est inversée entre la Chine et les États-Unis.
Les Chinois innovent énormément, parfois bien plus rapidement aujourd'hui que les États-Unis. Mais il faut quand même rappeler que les États-Unis ont été vraiment précurseurs en matière de robotique. C'est juste qu'ils n'ont pas fait de passage à l'échelle et c'est ce passage à l'échelle finalement des Chinois qui leur donne toute cette hyper puissance aujourd'hui en matière de robotique.
Et donc leur force aux Chinois, aux robots chinois, c'est euh leur technologie mais aussi cette capacité de promettre des prix qui seront qui sont qui seront attractifs. Exactement. En fait aujourd'hui le fait de produire en grande quantité permet finalement d'abaisser les coûts.
Le fait aussi qu'il maîtrise finalement toute la chaîne de d'approvisionnement avec des composants assez critiques en robotique parce qu'on parle d'une machine donc qui a énormément de pièces différentes dont il faut pouvoir s'approvisionner facilement et aujourd'hui la Chine maîtrise tout cela. Donc en produisant massivement ces robots, on va pouvoir baisser les prix et finalement euh déclencher des des pollutions de ventes qui n'auraient pas forcément existé face à des robots américains qui coûtaient plus d'une centaine de milliers de dollars. Alors là, on parle de robots qui coûtent entre 5000 et 20000 € de 20000 € pièces. 5000 à 20000 €.
Est-ce que la technologie des robots est prête ? Parce que pour le coup, on voit cette chorégraphie, il y a de la communication. Évidemment, c'est une démonstration de force, c'est l'occasion du nouvel an en chinois, on comprend bien, mais est-ce que c'est prêt ou il faut encore attendre un petit peu ?
Alors, je pense qu'il faut vraiment distinguer en fait plusieurs étapes dans la robotique. C'est pas 0 ou 1, c'est vraiment un processus vraiment très itératif qui dure depuis plusieurs années en matière de performance de ces robotsl aujourd'hui. Effectivement, ce qu'on a vu avec ce nouvel an chinois, ce qui était très intéressant, c'est les capacités de mobilité de fait d'avoir des robots qui fassent une chorégraphie sans tomber.
Ça veut dire qu'ils sont extrêmement agiles. C'était très intéressant là-dessus. En revanche, ils étaient capables de répéter une chorégraphie qui était déjà orchestrée depuis le départ dont on connaissait finalement tout l'environnement.
Et en fait la vraie difficulté en robotique, c'est quand vous naviguez par exemple dans une maison dans un environnement qui n'est pas connu. Vous allez faire face à des situations que vous n'avez pas anticipé et c'est là où finalement on va mesurer euh l'évolution de la robotique. C'estàd ils sont prêts les robots et alors justement dans cet environnement là inconnu.
Alors justement non pas encore. Et là la technologie n'est pas mature encore là-dessus. En revanche, ce qu'on peut dire c'est que dans un futur très très proche et là on le voit avec des usines BMW en Allemagne qui s'équipe de robots humanoïdes dans leurs usines qui a une installation peu à peu de tous ces robots-là parce qu'ils sont en environnement connu avec des tâches très répétitives, très connues.
Alors que des robots domestiques, il faudra encore attendre quelques années. Combien de temps pour avoir un robot humanoïde domestique et à quel prix ? Vous avez dit entre 5000 et 20000 mais ça c'est pour un robot industriel.
Alors là c'était pourant c'était les premiers robots humanoïdes dont on parlait de ces fameux robots chinois. Mais effectivement et la question de performance, il faut voir ça vraiment comme un processus itératif. C'est-à-dire que au début les robots ne seront pas extrêmement performants.
Ils vont apprendre ce qu'on va faire ce qu'on appelle faire du machine learning, apprendre de leurs erreurs et peu à peu au fil des années finalement ils vont tellement apprendre de leurs erreurs qu'ils vont devenir extrêmement performants. C'est pour ça que ça ne se fera pas sur un temps très court mais bien sur un temps plus long. Hm, il y a de l'IA, de l'intelligence artificielle évidemment là-dedans.
Euh, le robot, c'est de l'IA en machine. En fait, c'est finalement le un fil un fil continu finalement avec l'IA. Et aujourd'hui, en fait, les gros progrès qui sont faits en intelligence artificielle ont permis finalement de construire des robots qui soient beaucoup plus fiables finalement dans leur mouvement, dans leur dans dans leur capacité à effectuer des tâches de manière automatique.
La Chine, est-ce qu'elle est capable aujourd'hui de les produire en masse ces robots ? parce que j'ai entendu parler de ces de ces dark usine grandes comme la ville de Lyon avec des robots qui fabriquent déjà d'autres robots. Ça existe déjà ça ?
Ah oui, ça existe déjà et c'est très impressionnant et ce qui fait peur en fait, ce qui est intéressant finalement dans cette industrie de la robotique, c'est c'est la création d'un tout nouveau marché parce que la robotique ça existait pas. On construisait pas des robots il y a quelques années. Donc là, c'est un marché qui est en création.
Il y a une dernière étude Barkle qui a été publiée à ce titre qui parle d'un marché qui était à 2 milliards là en 2025 qui devrait passer à 200 milliards en 2035. Donc les chiffres sont absolument considérables. Donc il y a la création de ce secteur là.
Mais ça va abruver aussi toutes les autres industries que vous en parlez où en fait finalement des usines qui vont construire des automobiles par exemple vont pouvoir se doter elles-mêmes de leurs propres robots. Donc il y a vraiment un effet cascade de la robotique. Demain après-demain les robots vont arriver dans nos maisons, dans nos usines.
Je pense au marché du travail dans quelle mesure ça va bouleverser le marché de l'emploi ? Alors, c'est vrai que en fait à à l'origine, il faut faut bien se rappeler qu'en fait les les robots étaient utilisés pour ce qu'on appelle les 3D, c'est-à-dire dirty dual dangerous, c'est-à-dire des des tâches répétitives, sales et dangereuses. Donc c'était tout ce qui était finalement ingrat.
Parallèlement, on s'est rendu compte en fait que sur le effectivement le marché du travail, il y a beaucoup de secteurs qui n'arrivent pas à recruter. Il y a une pénurie de main d'œuvre et c'est vrai qu'il y a une double opportunité aujourd'hui pour les pour les entreprises, c'est d'à la fois combler ce manque de main d'œuvre et aussi de gagner en compétitivité en baissant en baissant finalement leur coût de production. Donc c'est vraiment une double opportunité et le risque c'est que si elles ne le font pas c'est qu'en fait les entreprises qui s'en seront dotées ben viendront en fait tuer les emplois.
Donc mais il y a quand même un risque pour nos emplois quand je vous écoute. Il y a il y a évidemment ça va impacter plus ou moins tous les secteurs d'activité mais avec des degrés tout c'est quoi ? C'est le BTP, l'agriculture, les soins, la santé, le secteur auto.
Voilà. Exactement. On parlait de la construction des voitures.
Dans l'agriculture, on voit des robots, il y avait d'ailleurs des robots français qui avaient travaillé beaucoup pour appuyer et soutenir les agriculteurs. On parle pas de remplacement vraiment, mais plus de complémentarité et de gagner finalement en produ en productivité. Donc finalement c'est plus c'est pas bon un monde idéal ça la complémentarité homme robot.
Non parce qu'en fait il y a beaucoup d'études qui ont été faites qu'en disant que justement c'était beaucoup plus productif de faire collaborer un robot et un homme ensemble qu'un robot agissant seul ou un homme agissant seul. Donc je pense que il faut pas non plus regarder tout du côté négatif mais je pense qu'il faut aussi voir le verre à moitié plein et pas à moitié vide. Parce qu'aujourd'hui c'est vrai que des États comme la Chine des États comme les États-Unis ils ont compris en fait les enjeux de développer ses propres technologies car il y a des gros enjeux de souveraineté derrière.
On parle aussi de robots soldats. Ça peut faire peur quand même. Il paraît que la Chine construit des prototypes destinés au champ de bataille.
Alors, c'est vrai que on parle de robot soldat. Aujourd'hui, il faut savoir qu'effectivement la robotique, elle est déjà utilisée sur le champ de bataille. C'est de la science-fiction.
Alors, non, c'est pas alors les robots soldats pour l'instant. Oui. Oui.
Robot soldat. En revanche, la robotique, elle est déjà envre et notamment en Ukraine. On parle de robotique aér aéroterrestre, pardon, c'est-à-dire de la collaboration entre des drones aériennes et des robots terrestres, pas qui n'ont pas une forme humanoïde parce que ce n'est pas finalement la forme la plus adaptée, parce que finalement la forme d'un humain peut être très adaptée sur des tâches domestiques.
En revanche, sur un terrain boueux, vous voyez, il peut se casser en rien de temps. Donc il faut adapter toujours en fait la forme du robot par rapport à ce qu'on veut en faire. Et demain le robot soldat effectivement ça fait ça peut faire peur mais est-ce qu'il faut mieux pas sacrifier des vies de robot que des vies humaines ?
Ah oui effectivement la question mérite d'être posée. Après il faut quand même des gardes fous surtout si ces robots sont utilisés par des régimes pas très démocratiques et pas très bienveillants. C'est vrai aujourd'hui que il y a il faut des gardes fou.
Il y a déjà énormément en fait de comités de de d'élans qui ont été pris en la matière notamment par l'ONU qui ont qui ont fait des des axes de discussion là-dessus. En revanche, à quel point seront-ils suivis ? C'est vrai qu'on voit aujourd'hui quand même les Nations- Unies sont très affaiblies.
On le voit avec les conflits qui se passent aujourd'hui à travers le monde. Déjà, ça c'est premièrement. Et deuxièmement aussi, si on il faut qu'on soit dans une optique de coconstruction de la régulation avec les acteurs privés.
Il faut pas opposer en fait à mon avis régulation et entreprises de la robotique parce qu'elles ont tout intérêt à travailler ensemble. Aujourd'hui, vous avez beaucoup d'entreprises en Europe qui n'ont qu'une envie, c'est de développer la robotique mais elles ne veulent pas être freinées en fait. elle ne va pas être freinée par les pouvoirs publics et je pense qu'il y a un enjeu à la fois pour les publics aussi de défendre la souverainet terme européenne et technologique en matière justement qu de l'Europe et de la France la France qui est à la train en matière de de robot humanoïd il y a des raisons d'aller doucement voilà est-ce qu'il faut sécuriser un peu tous les sujets ou est-ce que on a tort de trop réfléchir on a oui on a tendance à beaucoup réfléchir et encore une fois c'est un tort qui nous fait beaucoup beaucoup de mal aujourd'hui en France et en Europe parce qu'en En fait, il faut voir ça d'une perspective mondiale en disant "Mais qu'est-ce que font les autres ?" Et aujourd'hui, les autres, ils font quoi ?
Il se sont déjà engagés dans la course depuis bien longtemps. Et aujourd'hui, on sait que le temps est une donnée vraiment très précieuse en matière d'innovation et on donne un avantage, chaque jour, on donne un avantage compétitif de plus en plus important à ces autres pays. Sachant que on parlait de robotique humanoïde et de notamment de robots chez vous.
Mais si demain vous êtes enregistré chez vous par des puissances extraeuropéennes, est-ce que ça va pas vous poser des problèmes ? Est-ce que aussi d'avoir des robots humanoïdes qui sont chez vous, qui sont chez monsieur et madame tout le monde en France, est-ce que ça va pas poser un problème s'ils viennent de de puissances étrangères qui ont d'autres volontés et qui ne sont pas forcément bienveillantes quoi ? Ou tard, il n'est pas trop tard, le combat n'est pas perdu.
Alors, je pense qu'il faut malgré le retard accumulé, je pense qu'il faut pas être défétiste. Je pense qu'on a en fait la chance qu'on a et pour être aussi sur une note très positive parce que ça me tient vraiment à cœur, c'est que la France et l'Europe sont doté de talent et de laboratoire de recherche extrêmement performant en la matière. Donc ça, il faut quand même le souligner.
En revanche, euh je pense qu'il faut vraiment alerter les pouvoirs publics sur leur nécessité de de davantage de commande publique en matière de robotique, davantage de confiance des administrations et pas de méfiance euh à l'égard de ces nouvelles technologies parce que sinon effectivement là à ce moment-là, les puissances étrangères auront de plus en plus d'importance finalement en matière de robotique. Allez, merci à vous pour cette explication. Manon Vermenous, consultante tech chez Joséphine.
Merci à vous. Merci beaucoup. Alors, on l'a compris, l'Europe est à la traî mais peut-être plus pour longtemps, un acteur en train de changer la donne et il est français.
Et si la France n'avait pas dit son dernier mot dans cette grande bataille technologique des robots humanoïdes ? Jean-Luc Constanzop, bonjour. Bonjour.
Merci d'être avec nous sur Public Scen. Vous êtes le cfondateur de la société Wondercraft. Vous vous êtes pas lancé, faut raconter l'histoire tout de suite dans ce secteur des robots humanoïdes.
D'abord, vous êtes lancé dans le secteur de la santé du handicap. euh avec des exosquelettes et depuis peu ben vous avez essayé de de vous lancer dans les robots humanoïdes avec euh Calvin. Comment comme ça euh comment ça murri cette idée de passer des exosquelettes au robots humanoïdes ?
En fait, c'était l'idée des humanoïdes était présente depuis le début parce que l'un des un trois fondateurs Nicolas Simon, voulait faire marcher son frère. Moi, je voulais faire marcher mon fils et Nicolas qui est le probablement un des meilleurs roboticiens de l'industrie, a eu l'intuition il y a 13 ans de dire "On va pas faire des machines mécaniques qui font bouger les gens de façon médicale. On va faire un humanoïde dans lequel on va mettre une personne qui ne marche pas." Et c'est vraiment les mots qu'il écrivait sur les premières présentations qu'on faisait en 2012.
H le donc on a construit chez Wonder Warcraft une plateforme robotique, c'est-à-dire du logiciel, d'intelligence artificielle, des moteurs qui sont passés assez naturellement de aider des gens à marcher, à aider des gens à faire une tâche parce que un quand on fait marcher quelqu'un, on peut pas tomber, on peut pas tomber en panne. Euh et deux, on emmène des gens qui font plus de 100 kg. Donc la plateforme qu'on a créée, elle était très puissante et très robuste.
Ce ce que voyant dès les années 2019-2020, les premiers oxyosquelettes sortaient pour être distribués aux hôpitaux et on s'est dit on a le premier robot humanoïde, même s'il a il est coupé en deux, il a pas les bras, qu'il soit capable de en plus évoluer pour faire plus que emmener une personne qui ne marche pas mais faire des activités qui sont utiles aux humains. Pardon ? Un exosquelette qu'on explique ce que c'est pour être sûr.
Un exosquelette. Donc c'est un robot mais qui est le long des jambes et des hanches et qui fait que si vous êtes en fauteuil roulant, vous vous levez, vous marchez. On je pense que beaucoup de gens l'ont vu le nôtre aider Kevin qui est notre pilote d'essai et Thba qui est le frère de Nicolas à marcher à porter la flamme olympique au jeu.
Oui. Au jeu de Paris. Euh et ce que voyant, on a commencé à développer un petit peu en secret en secret des humanoïdes.
Et il y a un peu moins de 2 ans, on a rencontrer Renault qui nous a dit "Nous, on a besoin d'humanoïde pour nos chaînes de production parce qu'on ne trouve plus de gens pour faire des tâches et Dieu merci, pénible, dangereuses et cetera. 1 et de on peut vous aider à les produire parce que vous allez avoir le problème de les produire par centaines de milliers." Ouais.
En quantité. Et qui sait produire des objets complexes par centaines de milliers ? l'industrie automobile.
Et donc en en littéralement 15 jours, on s'est mis d'accord avec Renault pour ce partenariat qui est très important euh de faire des humanoïdes pour Renault et pour le reste du monde. Votre dernier né donc c'est c'est Calvin. Il a deux jambes, deux bras, des caméras pour évaluer l'environnement mais il n'a pas de tête.
Pourquoi pas de tête ? C'est surprenant parce que dans l'imaginaire collectif, le robot évidemment il a une tête pour ressembler à un humain. Ouais.
Mais Wondercraft, on fait pas des robots imaginaires en fait. On fait des robots qui vont dans le monde réel et donc on on conçoit les robots en fonction de ce dont on a besoin. Aujourd'hui, on n pas besoin de simuler une tête.
Si on a besoin d'un capteur 3D, caméra de senseur, on va les mettre où il faut et pas nécessairement faire une tête pour les accueillir. Donc aujourd'hui, on a une caméra qui est en haut du robot mais il a pas besoin de tête. Donc on a pas besoin de lui faire une tête.
Et de la même façon, on a pour l'instant, il a pas besoin d'avoir des taches de grande dextérité. Donc on lui met des sortes de pinces qu'on adapte à chaque tâche. On ne voit pas le robot humanoïde comme un fantasme anthropomorphe.
On voit le robot humanoï qui ressemble aux humains. Ah on voit le robot humanoïde comme un un truc fantastique parce que comme il est comme un humain quand même, il a deux bras, deux jambes et il est capable de faire des actions très complexes, il peut faire il peut utiliser le monde tel que nous on l'a fait. C'est ça l'intérêt d'humanoïde.
Et comme on est beaucoup à penser ça, tous les effets d'échelle, c'est-à-dire tout l'apprentissage que l'industrie fait, va se diriger vers ce format humanoïde qui n'est pas optimal partout, mais qui est globalement optimal. Et et donc, on a eu raison de de se lancer là-dedans parce que tout le monde converge vers cette idée que de bras, de jambes, c'est super bien pour exécuter un grand nombre de tâches dans l'industrie, mais c'est encore mieux demain quand on va s'en servir pour aider, vous voyez, la personne qu'on aide à marcher souvent. Elle a du mal à mettre sa chemise, elle a du mal à couper ses légumes.
Pourquoi ? Parce qu'elle a aussi les bras faibles, pas seulement les jambes. Ou une personne âgée qui est encore qui est chez elle mais qui a besoin d'aide.
La démographie fait qu'on a plus des dents pour aider ces gens-là. Oui. La démographie fait qu'on a plus de gens là pour le coup c'est heureux pour travailler dans des tâches difficiles dans les usines.
Donc cette pression démographique colossale fait qu'on va avoir des besoin des robots depuis les usines jusqu'à aider les gens en perdre d'autonomie. Et là, un humanoïde, c'est bien pratique parce que ma maman, par exemple, s'il faut l'aider à marcher et ben le robot aura à peu près le même format qu'elle. Vous voyez, ça vous paraîre folklorique.
En début d'émission, on voyait les robots chinois qui stupéfiants, bluffants qui ont fait du à l'occasion du nouvel an chinois du du kung fuorraphie de kung fu pour vous c'est incroyable, c'est spectaculaire ou est-ce que c'est gadget ? Alors, c'est génial mais nous on fait des robots qui vont travailler dans le robot, ils font pas de kung fu ? Non, on fait pas de kung fu parce qu'on a' pas trop le temps.
Alors, si on avait beaucoup de moyens, on ferait peut-être du kung fu euh mais on préfère concentrer nos ingénieurs sur faire des tâches en sécurité. Beaucoup des robots qu'on voit faire du kung fu n'ont pas une solution de sécurité, par exemple. Or, vous n'entrez pas dans l'usine si vous n'avez pas une solution certifiable de sécurité.
Ça paraît pas marrant par rapport aux chorégraphies chinoises, mais il faut pas que le robot blesse quelqu'un qui est en train de passer dans l'usine. Il faut avoir un un taux de succès des tâches, comme je disais tout à l'heure, supérieur à 99 8 %. Ouais, il faut pas tomber en panne, il faut pouvoir prendre des charges très lourdes.
C'est ça qui nous intéresse, c'est de déployer des robots qui marche en usine. Et Renault a annoncé il y a pas très longtemps que euh il nous achetait 350 robots pour commencer. Ouais, pour commencer.
Et pour cette raison et je crois que c'est le première la première annonce de ce type en Europe. Je suis pas sûr qu'il y a eu encore beaucoup d'achat aux États-Unis et il y en a en Chine mais je les ai pas vu en production. H les robots qui font du kung fu du kung fu mais quand vous les voyez en production d'un seul coup ils sont tout lents pourquoi parce que c'est une autre histoire en fait nous on se spécialise plutôt de ce côté-là un petit peu sérieux de l'histoire vos robots à Dou chez Renault ils sortent maton dit une voiture par minute alors il faut être modeste aujourd'hui c'est l'usine de doigt de Renault qui sort une voiture par minute donc il faut que nos robots rentrent dans cette chaîne parce que il y a des postes dans cette chaîne qui sont occupés par des humains et qui sont difficiles, dangereux peu ergonomiques et on se fait mal.
On a on attrape des TMS attire la rigo. Et donc si on veut suivre le rythme, c'est comme quand vous rattrapez le marathon. Si on veut suivre le rythme et ben il faut être dans le rythme d'une voiture par minute.
Par exemple un pneu toutes les 15 secondes quand vous bougez des pneus. H c'est assez fascinant de voir ce qu'on est capable de faire dans l'industrie française encore. Une voiture par minute, c'est évidemment fantastique.
Et donc les robots doivent tout de suite arriver avec un rythme de travail élevé. Et voilà ce qu'a dit Renault euh il y a quelques jours, c'est on sait le faire et euh avec Wondercraft, on est très fier de ça. Donc ils vont produire robots.
Alors oui, oui, le le ce qui était très difficile pour une entreprise comme nous qui est une jeune entreprise, c'est pas forcément de développer un des meilleurs robots du monde, c'est de le produire par 100000. Ça c'est vraiment un truc qu'il ne faut pas réinventer. Et s'il y a un secteur qui sait fabriquer des objets complexes par 100000 ou par million, c'est l'automobile.
Et donc ce ce cet accord avec Renault pour nous est une libération. Ce qu'on appelle dans le jargon le scaling, c'est-à-dire le passage à la très grande échelle. Ouais. est résolu dans notre partenariat avec Renault.
H est-ce qu'à terme les robots vont peu à peu remplacer les tous les humains dans les Renault ou ailleurs ? On a vu que BMW aussi allait avoir des robots humanoïdes dans ses dans ses usines. Est-ce que les robots vont vont voler des emplois notamment dans l'automobile ?
C'est c'est très difficile de répondre à votre question. Euh les scénarios à long terme, il y en a un qui est très connu qui est porté par exemple par Elon Musk et d'autres, c'est on va vers un monde d'abondance complète. C'est-à-dire que les robots coûtent pas cher du tout parce que ça c'est probable.
C'est probable qu'un robot dans 10 15 ans coûte nettement moins de 20000 € voire de 10000 €. Et à ce moment-là, ils peuvent tout faire pour vous. Donc, vous avez accès à des biens.
Puis si on trouve de ressources sur la terre ou que la terre, on veut pas polluer la terre, on va aller chercher ailleurs et cetera. C'est un peu le scénario de rêve. En tout cas, euh sur Je tentis qu'on ait les moyens de se les payer aussi.
Si on a plus de travail, on a pas les moyens de s'acheter un robot, même si une sil à 10000 €. Si les biens ne valent plus rien, en fait la question c'est comment on réparti les biens ? Ça c'est une question politique sur laquelle je ne suis pas compétent mais qui va être vraiment importante pour le personnel politique qui n'a pas beaucoup de temps comme il n'a pas beaucoup de temps pour trouver le moyen que la France ne soit pas cliente de la Chine ou des pour ses robots.
Hm. Ça c'est fondamental hein parce que si vous payez les Chinois pour prendre pour tenir un emploi qui aurait être tenu par un français, vous avez perdu deux fois h et les pays qui seront pas maîtres de la technologie des robots sont des pays déclassés rapidement déclassés. Et c'est le moment où il faut se réveiller collectivement et se dire il faut investir, il faut favoriser l'investissement, il faut foncer dans ce domaine parce que de toute façon ça arrivera.
Oui, mais c'est pas la puissance publique américaine qui a fait émerger Google ou euh Ah, vous pensez Google ? Pas forcément, mais pour ce qui est de Tesla, pour ce qui est de bien sûr le le d'abord et le patriotisme économique européen est très fort. Ach vendre un robot chinois aux États-Unis, c'est pas une partie de plaisir.
Deuxièmement, il y a une un ariori culturel aux États-Unis qui est que la haute technologie vient des États-Unis. Euh ce qui est pas faux. Ouais, ce qui n'est pas faux.
Mais il y en ailleurs aussi. Et quand on arrive avec une technologie, la plupart des Américains pensent que Airbus est américain [raclement de gorge] par exemple. Donc c'est ils ont une sorte de défense naturelle si vous voulez qu'on aura pas nécessairement en Europe mais cette défense naturelle n'existe que si vous fabriquez des robots et vous fabriquez les composants principaux.
Aujourd'hui les robots sont à 90 % dans le monde vendus par des boîtes chinoises. Même les Américains sont en retard. Est-ce que Wercraft qui est la pépite française en matière de robot humanoïd euh vous pourriez vous pourrez faire face à ces rouleau compresseurs ?
Alors euh pas forcément tout seul. Donc dans notre pays, il faut créer un écosystème. On a déjà des on a des éléments d'écosystème.
Il y a Mistral qui est quand même un des leaders de l'IA. Et si même si il est moins connu que Claude ou Chat GPT, tout le monde reconnaît que la qualité de l'IA, qu'elle soit professionnelle, grand public et cetera administral est vraiment au top. Donc ça montre que c'est possible avec des investissements qui sont nettement inférieurs aux investissements américains pour des tas de raisons.
Deuxièmement, comme on est avec Renault, les investissements colossaux de monté en production pour nous sont déjà faits. H donc en fait on a besoin d'embaucher quelques dizaines, une centaine, 150 ingénieurs de plus, fabriquer des prototypes et c'est vraiment à notre portée. Pourquoi ?
Parce que nous, ça fait 12 ans qu'on est dans ce métier. L'équipe de développement de RED est très senior, donc on est plutôt en avance sur nos confrères. Et c'est plus une mise en vitesse qu'il nous faut.
Donc il va pas falloir des dizaines de milliards. En revanche, il faut perdre l'habitude d'investir 10 millions en espérant que ça va bien se passer. Pas bien passé.
Comment sont pour quand ? Ah ben vous les avez eu bien sûr. Vous les avez eu au mois de au mois de mars à la TV.
On c'est Renault qui Oui. qui qui a annoncé les passés. Non, mais à Horizon 2 3 ans.
Ah, on va probablement vendre des centaines de robots. Euh, on espère vendre des centaines de robots d'ici la fin de l'année, des millions en 2026 et des dizaines de millions en 2027. En fait, dès qu'on a dévoilé cette offre européenne euh française, euh on a eu énormément, on n pas eu de travail commercial à faire, on a eu énormément de grandes entreprises qui nous ont appelé.
Pourquoi ? Parce que on a une offre qui est effectivement plus fiable et plus puissante. Donc, on part de là.
Et deuxièmement, tout le monde est bien conscient que dépendre, beaucoup d'industriels sont conscients beaucoup plus qu'il y a 3 ans que la souveraineté qui paraît un truc un peu vaporeux, c'est important parce que qu'une puissance étrangère puisse fermer votre usine sur un coup de parce que la diplomatie a attrapé la grippe ce jour-là, ça n'ira pas, ça sera pas accepté. Donc si on peut avoir une offre souveraine de bonne qualité, je dirais pas qu'on sera défavorisé en Europe. Et et et c'est on est déjà en Craft, on a 70 % on fabrique en France.
Ouais. On fabrique nos robots à Paris. Ouais.
Donc on les fabrique. La française en Europe. À part vous, il y a une boîte allemande mais euh ils sont pas les géants.
Ouais. Non, je pense qu'on a de l'avance mais encore une fois cette avance elle est pas magique. Elle vient du fait que ça fait 12 ans qu'on fait en fait des humanoïdes et qu'on a eu assez peu d'adaptation à faire pour aller fabriquer des vrais robots humanoïdes avec des bras qui travaillent en usine.
On a une équipe fantastique aussi et puis euh donc le match n'est pas plié en tout cas par rapport aux Américains ou aux Chinois même si la Chine a 90 % du marché aujourd'hui. Mais il y a pas de marché aujourd'hui. Oui, c'est vrai.
Il y a pas de robot en opération dans des usines. En fait, on va être parmi les premiers Wondercraft et Renault. Donc euh vous vous encore une fois vous voyez des vidéos de kung fu mais est-ce que vous avez beaucoup de vidéos de robots qui fabriquent des voitures, qui fabriquent des meubles qui fabriquent C'est moins sexy évidemment.
Ouais, c'est moins sexy mais c'est beaucoup plus utile. Ouais. Merci en tout cas.
Merci Jean-Louis Constanza donc cfondateur de la société Wondercraft. Merci pour ces explications. Merci beaucoup.
Voilà, c'est la fin de pourvu que ça l'émission qui rend les coresponsables. Émission tournée depuis le bivoak de l'Oréal France. Pourvu que ça dure, c'est aussi du replay évidemment sur Public Sena.
À très vite. C'était pourvu que ça dure avec [musique] le groupe Casse des dépôts engagé au cœur des territoires pour accélérer la transformation écologique et contribuer à une vie meilleure pour toutes et tous.
Jean-Pierre Bataille