Pourquoi le RN est l'idiot utile de la macronie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:49OuverteRéponse directe
Pourquoi vous penchez-vous sur le cas RN ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Vous critiquez le récit médiatique sur le RN, pourquoi ?
- 4:16RelanceRéponse directe
La présence de députés RN à l'Assemblée est-elle la faute des médias ?
- 5:43OuverteRéponse directe
Le RN emprunte-t-il à la gauche ?
- 6:43OuverteRéponse directe
Le RN est-il le parti le plus capitaliste de France ?
- 8:58OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la stratégie du RN sur les retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22PrésentateurFait
« Le parti d'extrême droite de Marine Le Pen partage en réalité nombre de positions politiques et idéologiques avec les néolibéraux qui forment les familles politiques situées au centre et à la droite de l'hémicycle. »
- 7:00InvitéFait
« Quand il proposait d'augmenter les salaires, et quand il l'a fait dans une proposition de loi venue en discussion il y a quelques semaines, finalement, il poursuit ce que la droite libérale a toujours voulu, c'est-à-dire augmenter les salaires en diminuant les cotisations sociales, les cotisations patronales, pour aller de plus en plus vers ce qu'ils appellent le salaire réel. »
- 8:10InvitéFait
« Ils ont refusé systématiquement tout ce qui pouvait être des financements alternatifs mettant à contribution les grandes fortunes, les gros salaires, les entreprises qui font des profits, ou à la limite, quand à gauche, on proposait, il y avait des amendements pour proposer 10% de taxation, 9%, 8%, ils refusaient. »
- 9:07Locuteur non identifiéFait
« Et moi, quand j'entends aujourd'hui tous les LR nous parler de courage sur ce texte de loi, mais est-ce que le courage, c'est de demander à une caissière, à un boulanger ou à un électricien de travailler jusqu'à 64 ans ? »
- 9:23Locuteur non identifiéFait
« Cette réforme, c'est la baisse des pensions. Parce qu'en décalant l'âge de départ à la retraite, et c'est la raison pour laquelle j'en veux beaucoup à la NUPES d'avoir empêché le débat sur le fond de la réforme, beaucoup de Français vont devoir partir avec une décote. »
- 9:32Locuteur non identifiéChiffre
« Il y a 6% des Français qui partaient avec une décote il y a 10 ans. Il y en a 13% aujourd'hui, et ce chiffre va évidemment augmenter, parce qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent ce matin, qui font des métiers difficiles, qui font des métiers de force, qui ont le corps usé, et qui ne pourront pas aller jusqu'à 64 ans. »
- 11:26InvitéChiffre
« Jérôme Guetsch, qui, usant du pouvoir que lui donne une fonction à l'intérieur de l'Assemblée nationale, qui est de vérifier les comptes de la sécurité sociale, est arrivé à faire dire maintenant, dans une lettre à Olivier Dussopt, que ces 1200 euros minimums pour la retraite, finalement, ça sera 10 à 20 000 personnes par an qui pourront être concernées, alors qu'au départ, on était parti sur 1,8 million. »
- 17:38InvitéFait
« Les allocations familiales seraient réservées au foyer dont au moins l'un des deux parents a la nationalité française. »
- 21:47InvitéFait
« Depuis 1945, tout étranger qui se trouve sur le sol français régulièrement a les mêmes droits sociaux. »
- 29:32InvitéFait
« Le loup, c'est simple, c'est la retraite à 60 ans avec 42 ans de cotisation pour une carrière complète. »
- 30:06InvitéFait
« Donc retraite à 67 ans pour ceux qui ont commencé à 25 ans. »
- 30:20InvitéFait
« Il faut inciter les jeunes à commencer à travailler de bonheur s'ils veulent avoir une retraite. »
- 33:44InvitéFait
« Geoffroy de Roux de Bézieux, le patron du MEDEF, a complètement acquiescé et veut porter maintenant le sujet. »
- 34:59InvitéFait
« elle maintient le taux plein à 67 ans »
- 35:15PrésentateurFait
« Marine Le Pen avait beaucoup voté avec son groupe contre de lois progressistes envers les femmes à l'Assemblée Européenne »
Temps de parole
- Invité66 %
- Présentateur26 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 22 %
- Locuteur non identifié 32 %
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Ils sont sages, encravatés et se disent disciplinés, veulent incarner à l'Assemblée l'opposition crédible et raisonnable à la Macronie. Ce sont les 88 députés du Rassemblement National se mettant en scène dans les médias et sur Internet, adoptant un discours souvent emprunté à une certaine gauche populaire. Le parti d'extrême droite de Marine Le Pen partage en réalité nombre de positions politiques et idéologiques avec les néolibéraux qui forment les familles politiques situées au centre et à la droite de l'hémicycle. La xénophobie en plus, bien que là-dessus, le reste de la droite se débrouille plutôt pas mal de plus en plus.
L'opération séduction alors de l'ex-Front National qui, pour cette même entreprise, a changé de nom, n'est donc pas nouvelle. Mais avec l'arrivée inéditée en masse de députés au Parlement, il semblerait que le parti de la dynastie des Le Pen prenne enfin son envol jusqu'à ce que Marine Le Pen elle-même apparaisse en tête des personnalités politiques et syndicales incarnant le mieux l'opposition au projet de réforme des retraites du président, selon un récent sondage IFOP. Mais au juste, quelle alternative est proposée par l'ERN sur ce sujet ? Vient-elle réellement en rupture avec celui du gouvernement, cette alternative ?
Et plus largement, comment ces nouvelles figures, telles le journal Bardella, tentent de séduire l'historique électorat volatile avec une certaine gauche ? Ce sont des questions que nous allons nous poser avec Michel Soudet, rédacteur en chef adjoint du Média Politis, pour ce nouveau combat de l'info. Bonsoir Michel Soudet. Bonsoir. Comment allez-vous ? Très bien. Parfait. Merci d'être là ce soir avec nous. Alors, comme je disais, vous publiez dans les colonnes de Politis un article fouillé sur le dossier retraite, retraite au pluriel, avec un titre prometteur, retraite, ce que prône vraiment le Rassemblement National.
Mais avant d'aller plus loin sur ce dossier, on a beaucoup de choses à dire, pourquoi vous penchez-vous ? Pourquoi vous penchez sur le cas Rassemblement National, le cas RN en général, vous semble si important ? Par ailleurs, on sait que vous avez écrit, ce n'est pas la première fois, sur le sujet. Pourquoi vous penchez sur le sujet ?
Effectivement, ce n'était pas la première fois et ça fait déjà maintenant pas mal d'années, puisque j'ai commencé à écrire sur le sujet dans Politis en 1988, donc ça ne nous rajeunit pas.
J'avais un an.
Non, c'était effectivement une approche à faire obligatoirement, parce qu'il y a effectivement une opposition qui peut être sur le terrain politique, et ça c'est aux partis qui ne sont pas d'accord ou en opposition avec le Front National, le Rassemblement National, de faire le boulot, notamment à s'opposer dans le cadre des élections, etc. Mais on a un travail d'information depuis que ce parti existe, depuis qu'il a émergé encore plus, et ce travail d'information, il ne faut pas le prendre à la légère.
Moi, j'ai entendu pendant des années, et on l'entend encore, je l'ai entendu à l'Assemblée Nationale la semaine dernière, quand il y avait le débat sur les retraites, on entendait dire, et des grands journalistes à la télé recevaient les dirigeants du Front National, ils leur disaient, mais vous n'avez pas de programme, j'ai toujours pensé autrement. Le Front National a un programme, il peut être évolutif, on peut le critiquer, etc. La question, c'est de savoir à quel prix ce programme peut venir en application, quelles sont les conséquences de ce qu'il défend dans son programme, à supposer qu'il l'applique. Mais en tous les cas, il faut toujours prendre ces questions au sérieux.
Bien sûr, et on va en parler ce soir. Alors, revenons à votre article, à votre décryptage. Dès le départ de celui-ci, vous vous en prenez, oh, et je vous cite, « au récit médiatique servi à l'envie par les médias mainstream », c'est vos mots. Alors, pour illustration, de mon côté, j'ai noté, on le voit à l'écran, Lops qui, lui, titre en une de son dernier numéro au magazine, vous l'avez sans doute vu passer, « RN, la conquête silencieuse », titre-t-il. Alors, très buruyant quand même, ce silence quand même, je ne peux pas s'être d'accord. Et puis après, on se demande d'abord s'ils sont sourds. Et puis finalement, on réalise que non, au contraire, ils participent au bruit.
Mais à la fin, que doit-on comprendre, surtout selon vous, en fait, que s'il y a des députés aujourd'hui en nombre à l'Assemblée nationale, c'est de la faute d'abord ou seulement aux médias ?
C'est en partie aux médias qui ont une responsabilité qu'ils n'ont pas toujours assumée. Et on le voit, un certain nombre d'éditorialistes, de commentateurs, parmi les plus en vue, considèrent depuis plusieurs années, déjà. On l'avait noté avec Denis Siffère, j'avais fait un petit livre sur Mélenchon et les médias. Et dans ce petit livre, on avait montré qu'il y avait un certain nombre de traitements différenciés où des éditorialistes comme Jean-Michel Apathy, par exemple, considéraient que, finalement, Marine Le Pen était plus sérieuse que Jean-Luc Mélenchon et ne se cachaient pas de le dire. Ils le disent toujours.
Duzop l'a dit il y a quelques jours qu'elle était plus républicaine que certains d'un gauche.
Même chose du côté d'Alain Duhamel. Donc, il y a cette petite musique qui revient où, finalement, le côté sérieux, le côté non-brouillant des députés du Rassemblement national séduit, finalement, une bonne bourgeoisie médiatique qui… Qui serait dupe ? Je ne sais pas s'ils sont dupes. Je pense qu'ils partagent une partie des principes, des valeurs défendues par Marine Le Pen.
C'est surtout à propos de gauche. On en parlait tout à l'heure. Elle emprunte à la gauche, à une certaine gauche, des discours qui ne pourraient pas plaire aux bourgeois.
Elle emprunte sur le vocabulaire. En étant, pour cela, extrêmement fidèle à ce qu'est le Front national depuis une bonne trentaine d'années, que j'avais caractérisé dans un essai que j'avais fait sur ce parti en 1996 comme un parti opportuniste, attrape-tout, qui est capable d'adapter son discours pour rechercher un électorat particulier, s'adapter à l'ère du temps, et d'où un certain nombre de variations dans ce qu'il pouvait défendre. Mais il reste le noyau.
C'est marrant ce que vous dites là, parce que ça adapte à tout. Un parti s'adapte à tout. Rien à voir avec le parti, mais ça m'a pensé au capitalisme un petit peu. Le capitalisme qui s'adapte à son époque. C'est ce que je pense, au moins, qui pourrait rattraper le moindre truc. Est-ce qu'on pourrait dire que ce parti est le plus capitaliste des partis en France ?
En tous les cas, ce n'est pas un parti qui remet en question le capitalisme, qui remet en question la libre entreprise. Au contraire, dans ses propositions, dans son programme, quand il proposait d'augmenter les salaires, et quand il l'a fait dans une proposition de loi venue en discussion il y a quelques semaines, finalement, il poursuit ce que la droite libérale a toujours voulu, c'est-à-dire augmenter les salaires en diminuant les cotisations sociales, les cotisations patronales, pour aller de plus en plus vers ce qu'ils appellent le salaire réel. Ce que les ultra-libéraux appellent le salaire réel comme un miroir aux alouettes qu'on vendrait.
Donc, vous gagneriez plus, mais après, il faudrait vous débrouiller pour votre assurance, pour la sécu ou autre. Beaucoup de propositions du Rassemblement national faites par amendement ou autre dans cette mandature, on le voit, agissent comme ça. C'est, on va vous donner plus, mais il ne faut pas que les patrons, les entreprises aient à payer. Dans le débat sur les retraites, ils ont refusé systématiquement tout ce qui pouvait être des financements alternatifs mettant à contribution les grandes fortunes, les gros salaires, les entreprises qui font des profits, ou à la limite, quand à gauche, on proposait, il y avait des amendements pour proposer 10% de taxation, 9%, 8%, ils refusaient.
Et pour se donner bonne conscience, ils proposaient un autre amendement où ils acceptaient 3%.
Oui, on voit la position. En tout cas, n'empêche que dans cette opération séduction qu'on décrit et qu'on comprend de plus en plus en discutant ensemble, Marine Le Pen elle-même a une botte secrète, un élément talentueux quand même, il faut le reconnaître, sur le terrain médiatique des débats autour, on en revient de la réforme des retraites. Jordan Bardella, cette jeune recrue, adore, on le voit, les plateaux de télévision et les enchaînes. Alors, je vous propose de l'écouter, face à Benjamin Duhamel, hier, sur le plateau de BFM TV, c'était du coup, encore une fois, autour des débats sur la réforme des retraites.
Et moi, quand j'entends aujourd'hui tous les LR nous parler de courage sur ce texte de loi, mais est-ce que le courage, c'est de demander à une caissière, à un boulanger ou à un électricien de travailler jusqu'à 64 ans ? Et les Français qui nous écoutent ce matin, et ils l'ont bien compris, doivent bien retenir que cette réforme, c'est la baisse des pensions. Parce qu'en décalant l'âge de départ à la retraite, et c'est la raison pour laquelle j'en veux beaucoup à la NUPES d'avoir empêché le débat sur le fond de la réforme, beaucoup de Français vont devoir partir avec une décote. Il y a 6% des Français qui partaient avec une décote il y a 10 ans.
Il y en a 13% aujourd'hui, et ce chiffre va évidemment augmenter, parce qu'il y a beaucoup de gens qui nous écoutent ce matin, qui font des métiers difficiles, qui font des métiers de force, qui ont le corps usé, et qui ne pourront pas aller jusqu'à 64 ans. Quant aux bénéfices économiques de la réforme, tout le monde a bien compris qu'il n'y aura évidemment pas le bénéfice escompté, et qu'on est là dans la gestion d'une pénurie que le gouvernement a lui-même organisée.
Alors beaucoup de choses dans cet extrait, je pense, qui vont vous faire réagir. On croirait quand même entendre encore une fois un homme de gauche. Encore une fois, tous les éléments sont là, insister sur les métiers difficiles, les corps usés, sans oublier la tacle à la NUPES qui aurait empêché le débat de fond. Argument, notons-le, je pense que l'on est aussi emprunté à la Macronie. Comment vous, Michel Soudève, vous analysez ce moment qu'on vient d'entendre là ? Qu'est-ce que ça raconte de la stratégie du RN ?
Je raconte déjà que le RN a agi un peu comme un coucou. Il faut bien voir que dans son entourage, on cherche en vain des économistes, dignes de ce nom, universitaires ou autres, des sociologues, des penseurs sur tout ce qui concerne le quotidien de la société. On va trouver des penseurs, qui remettent en question l'histoire, on va trouver, mais de ce qui nous importe, on ne va pas le trouver. Donc, ils se nourrissent de ce qu'ils disent, des travaux qui sont faits, de ce qui accroche. Je suis sûr qu'ils étaient prêts à reprendre les démonstrations de Michael Zemmour.
De toute façon, ils l'ont fait sur les 1200 euros, les travaux qui ont pu être faits par un député comme Jérôme Guetsch, qui, usant du pouvoir que lui donne une fonction à l'intérieur de l'Assemblée nationale, qui est de vérifier les comptes de la sécurité sociale, est arrivé à faire dire, maintenant, dans une lettre à Olivier Dussopt, que ces 1200 euros minimums pour la retraite, finalement, ça sera 10 à 20 000 personnes par an qui pourront être concernées, alors qu'au départ, on était parti sur 1,8 million. Et sur tout le monde. Et sur tout le monde.
C'est vrai que c'est différent. Du coup, le discours du RN, qu'on voit globalement copié à la gauche,
on comprend ? Pas uniquement à la gauche, parce que la défense des métiers pénibles, de ceux qui se lèvent tôt, qui travaillent, on le trouve à droite aussi. C'est vrai, c'est vrai. Il y a des députés de droite, parce qu'en fait, c'est un vieux truc. François Mitterrand disait, si vous voulez savoir où penche un député, regardez ses pieds. Sous-entendu, il dépend de son électorat. Et beaucoup de députés à droite ou autres ont ces discours-là, parce que leur électorat est composé majoritairement de gens qui vivent ces métiers-là.
Vous prenez un député qui défend l'agro-industrie, les pesticides, tous les traitements de l'agriculture industrielle en Bretagne et ne veut pas voir qu'il y a un problème d'algues vertes comme Marc Le Fur. Bon, un qui est LR, lui, fait état des 3 000 ouvriers qui sont dans les deux principaux abattoirs de sa circonscription, qui ont des troubles musculosquelétiques, qui sont usés de bonheur, etc. Toute réalité réelle que tout le monde connaît sur le terrain.
Et à l'Assemblée, on voit que les discours se heurtent à des prises de position, pour le coup, dans les votes des députés. Vous en faites l'État dans votre article, en partie. Tout à l'heure, vous citiez les votes contre la hausse du SMIC. Il y a vraiment un double jeu. On le rappelle encore une fois, on l'a fait plusieurs fois ici, mais c'est vrai qu'il est important de souligner la posture médiatique d'un porte-parole ou d'un député, d'un dirigeant du parti de Marine Le Pen et leur traduction dans le réel en Suisse.
C'est un travail ingrat d'aller voir un peu comment ça se passe. Alors déjà, il faut savoir que, à part lors de gros sujets comme la réforme des retraites, des journalistes dans les tribunes de l'Assemblée nationale, il n'y en a jamais beaucoup. Ensuite, les députés, est-ce qu'ils parlent ? Qu'est-ce qu'ils défendent dans leurs interventions ? Là, on a vu sur le débat des retraites, finalement que les députés du Rassemblement national ont très peu pris la parole en commission. Ils étaient absents, ils ont déposé peu d'amendements et ils ont encore parlé moins que les amendements qu'ils avaient déposés.
Ils apparaissent comme des opposants parce qu'ils ont déposé au début une motion référendaire après la gauche, avec moins de signataires et que la Macronie leur a fait le cadeau de leur permettre de la défendre à la place de celle de la gauche. Donc, ils ont ouvert les débats, en quelque sorte.
Bien sûr.
Et ensuite, ils ont déposé une motion de censure en raison de la réforme des retraites qui fait qu'ils ont terminé les débats. Donc, ils apparaissent là,
c'est malin.
Du coup, c'est assez malin, mais entre les deux, rien. C'est discret. Malheureusement, en tous les cas, ça les sert quelque part. Une bonne partie des amendements qu'ils avaient pu déposer n'ont jamais été mis en discussion parce qu'ils intervenaient après les deux premiers articles qui ont été véritablement discutés. L'article 1, c'était sur la fin des régimes spéciaux. Et là, de manière assez étonnante, les régimes spéciaux qu'ils défendaient, c'était avec des arguments non pas sociaux, mais des arguments patronaux qui étaient de dire on a du mal à recruter des chauffeurs de bus et des machinistes dans le métro. Donc, il faut garder le régime spécial de la RATP.
On va avoir besoin de main-d'œuvre française pour nos centrales nucléaires.
L'industrie, gazière, etc. Or, actuellement,
on fait venir, il y en a un qui l'a dit en débat, on fait venir des soudeurs américains, états-uniens. Il faut absolument qu'on puisse attirer des Français donc, on maintient le régime spécial des électriciens gaziers.
C'est vrai qu'il y a eu tout ça de débattu et même au-delà même, on va revenir à cela au niveau de la retraite, mais au-delà même de cela, il y a encore quelques jours, je crois que c'était le 15 février, les députés du RN s'étaient abstenus sur le rétablissement de l'ISF. ça raconte quelque chose de plus large finalement.
Oui, ça raconte que la défense systématique des situations acquises, Marine Le Pen est une héritière. Oui, mais est-ce que ça suffit comme argument
pour faire comprendre peut-être une partie de nos téléspectateurs ce soir, les téléspectatrices de dire voilà, ce parti-là ne nous parle pas, ne vous protège pas en tant qu'ouvrier, en tant qu'employé, en tant que classe.
Mais ce qu'il faut bien montrer c'est que Marine Le Pen elle a une réforme des retraites en tête. Oui. Quel est son projet ? Elle ne l'a pas présenté véritablement. Elle le dit,
elle a aimé le dire, on va écouter un extrait, elle aime le dire que c'est la vraie candidate des 60 ans etc. Et dans le détail effectivement, mais avant d'arriver à là, il y a un point dans votre article qui m'a aussi pas mal interloqué, c'est cette préférence nationale. Vous commenciez peut-être à en parler à l'instant que le RN avait prévu de défendre à travers 6 amendements et que ça n'a pas pu à cause du fait qu'il n'y avait pas le temps etc. Vous pouvez nous en dire un peu plus en fait sur ce qui, de quoi il s'agissait en fait ?
En fait, c'est des amendements qui paraissent un peu techniques et comme dans toute proposition de loi, à chaque fois qu'ils le peuvent, ils avancent des amendements de préférence nationale. Alors là, ça a pris quelle forme ? Ça a pris la forme de dire que les allocations familiales seraient réservées au foyer dont au moins l'un des deux parents a la nationalité française. Ok. Donc, si le foyer, c'est deux résidents étrangers avec titre de séjour en règle, etc., non, ils n'ont pas d'allocation familiale. Ils vont fabriquer, c'est le terme, fabriquer des enfants, fabriquer des travailleurs, ils vont nous faire laisser en France des bons petits français par le droit du sol. Oui, oui.
Mais il ne faut pas leur venir en aide pour leur rassemblement national. Il y a mieux encore, le bénéficiaire, le bénéfice des prestations familiales doit être réservé aux français ou aux ménages, disent-ils, car les politiques en faveur de la famille sont le moyen de soutenir les familles qui éduquent les enfants. Sous-entendu, les familles étrangères n'éduquent pas les enfants. Ils vont être des bons français pour éduquer les enfants. C'est un propos absolument scandaleux.
Bien sûr. Et c'est le cas sur les six ? C'est le cas
sur les six où à chaque fois, c'est pour réserver des prestations sociales qui ne sont pas des prestations sur lesquelles on cotise mais sur lesquelles il y a une contribution de l'État ou qui viennent de cotisations patronales mais pas de cotisations salariales, il les retire aux étrangers. Oui, oui. Mais auparavant, dans le fameux projet de loi qui a donné lieu à la réforme de l'assurance chômage, il y avait aussi un volet, un article qui donnait les conditions d'éligibilité et d'électeur pour les élections professionnelles.
et là aussi, il voulait en exclure les travailleurs qui n'étaient pas de nationalité française ou les travailleurs qui n'étaient pas de l'Union européenne et deuxième point qui montre l'aspect peu social, il voulait en exclure ceux qui étaient depuis trop peu de temps dans l'entreprise, c'est-à-dire ceux qui n'avaient pas six mois, un an, donc les CDI, les CDI uniquement pouvaient voter, les CDD en étaient exclus, les contrats temporaires alors qu'actuellement ils peuvent voter.
Donc un vrai projet de régression, vous le dites avec ce terme-là. C'est un projet
de régression sociale à tout point de vue.
Exénophobe. Exénophobe, effectivement, on le voit, la définition est là, de fait de vouloir proposer des propositions de préférence nationale, je pense que ça résume la chose. Et il y a un très court extrait de Sébastien Chenu, député RN et vice-président de l'Assemblée nationale, là aussi ça en dit pas mal de choses, qui déclarait ceci le 13 février dernier.
On préfère qu'on fabrique des travailleurs français plutôt qu'on les importe. Et je crois que je ne suis pas le seul à le penser puisque François Bayrou, commissaire au plan, déclarait, j'ai retrouvé sa citation, il n'y a pas d'évidence à une politique qui ne soit pas une politique d'immigration, qui soit une politique d'immigration en ce qui concerne la natalité. Je regardais ce que disait le géographe Laurent Chalard, il disait une politique de la natalité est plus efficace pour amener, pour combler les besoins une politique de l'immigration. Donc oui, nous nous considérons que fabriquer des travailleurs français de demain, il faut aider les familles pour cela.
C'est la logique dans laquelle nous souhaitons nous orienter.
Pour assurer la perpétuation de la civilisation ?
Pour assurer la perpétuité de la civilisation et de la population française. Qu'on ait plus de petits français de demain plutôt que d'ouvrir les vades et de voir l'immigration comme un projet de peuplement. Vous savez, moi je pense que ce n'est pas un gros mot la politique nataliste. Faire des enfants, on a l'impression que c'est devenu un gros mot. Alors c'est vrai que Hollande et Macron se sont beaucoup attaqués aux politiques familiales, notamment aux prestations d'accueil du jeune enfant qui aujourd'hui sont par exemple demandées par très très peu de familles. Mais ce n'est pas un gros mot.
Cet extrait vient nourrir à notre discussion de l'instant. Vous écrivez que ces politiques de préférence nationale remettraient en cause notre droit actuel. Comment ça ? Qu'on comprenne bien.
Alors depuis 1945, tout étranger qui se trouve sur le sol français régulièrement a les mêmes droits sociaux. Il y a tout un droit de droits qui ne relèvent pas d'uniquement de la citoyenneté. C'est-à-dire que les nationaux peuvent voter, les étrangers ne peuvent pas voter. mais pour le reste, il n'y a plus de discrimination réelle. Et ça, ça remonte à une ordonnance de 1945 qui était une ordonnance signée du général de Gaulle. Alors elle a été modifiée au fil du temps. Tous les articles initiaux ont été abrogés et la plupart finalement récemment dans les années 2000-2010.
Mais le fond est là et on a des accords internationaux notamment le fait d'avoir signé le traité et la convention européenne des droits de l'homme qui nous interdit d'appliquer ce type de discrimination. Oui.
Dans un but d'assimilation des populations finalement en fait. De vivre ensemble. L'intégration.
D'aller vers l'égalité. L'égalité des droits. C'est un peu ce qu'on pourrait comprendre de la France du projet républicain. Quelque part, ça fait partie de notre corpus de constitutionnalité. Ce que Jean-Marie Le Pen rejetait quand la question lui était posée. J'ai des souvenirs très précis ou sur des plateaux de télé interrogés sur ce sujet. Ils disaient mais non, ça ne fait pas partie. La déclaration des droits de l'homme et du citoyen disait-il ne fait pas partie de notre corpus de constitutionnalité. Ben si.
Donc là, quelque part, à travers le travail que vous avez fait, vous démontrez que le projet n'a pas changé. Il est peut-être avancé différemment. les mots sont peut-être différents, la forme, mais le projet est le même. Alors ça,
on l'avait déjà écrit. L'article sur les retraites est un article web en accès libre. Mais on avait fait un petit dossier déconstruire Marine Le Pen dans le numéro du 26 janvier. Un numéro dont la couverture a beaucoup circulé parce qu'on mettait sous forme de BD les racailles bourgeoises des chaînes Bolloré, Pascal Praud, Hanouna, etc. Et on appelait à soutenir la presse indépendante que nous sommes, comme le média. Et bon, dans ce numéro, on évoquait effectivement cette dédiabolisation pour montrer qu'en fait, c'était juste quelque chose de tactique et que ça n'était jamais sur le fond.
D'ailleurs, Marine Le Pen avait abandonné le terme de l'expression préférence nationale pour la remplacer par priorité nationale. Qu'est-ce que ça change ? Rien. C'est un peu comme le nom du parti. Finalement, est-ce que ça change rien ?
C'est quand même pas anodin.
Le nom du parti, bon, ça fait nouveau. Maintenant, les anciens se rappellent que quand Jean-Marie Le Pen avait voulu élargir l'implantation et faire élire des députés à l'Assemblée nationale en 1986, il les avait présentés sous l'étiquette Rassemblement national et pour remonter encore plus loin, entre les deux tours des élections du Front populaire, quand la droite divisée voit finalement que la gauche va l'emporter, il y en a qui se tournent vers le maréchal Pétain qui fait un beau texte et dit dans un journal de droite la solution c'est le Rassemblement national. Front populaire, Rassemblement national, on en revient toujours au même...
À la même dualité
À la même dualité et à la même opposition surtout entre deux logiques politiques complètement différentes et deux projets politiques bien différents d'ailleurs.
Deux projets politiques bien différents et c'est pas c'est pas si simple à lire quand on le voit de l'extérieur un peu dépolitisé et à ce stade de notre échange on pourrait croire on pourrait enfin comprendre que Marine Le Pen et son parti sont tout bonnement antisociales, anti-humanistes on le comprend bien ici alors que pas du tout selon Éric Zemmour souvenez-vous qu'il a qualifié sa rivale aux dernières élections présidentielles de femme de gauche on écoute sa réaction à elle c'était à l'époque en 2010 en 2022 pardon.
Éric Zemmour il a un projet qui est très néolibéral et qu'il considère que quand on s'intéresse à la justice sociale on est de gauche il ne peut pas concevoir qu'il puisse en être autrement moi je suis désolé j'ai toujours eu une fibre sociale je considère que le rôle d'un président de la République ce n'est pas seulement d'être au chevet de ceux qui n'ont pas besoin qu'on les aide c'est-à-dire les grandes entreprises du CAC 40 les gros salaires les gros moyens comme l'a fait d'ailleurs Emmanuel Macron en supprimant l'ISF mais c'est surtout sur la fortune voilà mais c'est surtout de venir au soutien en aide de ceux qui sont dans une situation de précarité ou de vulnérabilité donc c'est une vision effectivement radicalement différente qui nous sépare
Une vision radicalement différente qui les sépare elle et Éric Zemmour ce n'est pas un peu du pain béni pour l'extrême droite historique de voir arriver un autre parti pour encore une fois faire un pas de côté
Evidemment ça l'a servi ça l'a servi et notamment ça a permis bon par notamment alors là le rôle d'un certain nombre de chaînes dites d'information a été extrêmement important par les invités qu'ils avaient faire venir toujours des éditorialistes de droite et c'est comme ça qu'ils ont fait venir Zemmour et lui ont assuré sa place pour une élection présidentielle ça ouvre ça a ouvert la fenêtre d'Overton toujours plus et finalement permis à Marine Le Pen de passer pour finalement plus modéré que ce que mais c'était on avait eu à peu près le même cas de figure à une autre échelle à l'élection présidentielle de 2002 où Jean-Marie Le Pen était concurrencé par Bruno Maigret qui était dans l'outrance en permanence y compris dans ses clips de campagne officielle contre l'islamisation etc
elle est plus loin dans la forme en fait
beaucoup plus loin sur le fond et dans la forme et outrancière et Jean-Marie Le Pen qui avait soigné sa com' pour apparaître plus patelin etc et qui a profité surtout de la dispersion à gauche de l'effondrement de la gauche mais en tous les cas de la gauche de Lionel Jospin mais bon en tous les cas on avait déjà eu ce phénomène en réduit et là évidemment c'était plus important plus accentué
bien sûr alors à côté de ça on l'a dit tout à l'heure elle aime le marteler dès qu'elle le peut Marine Le Pen promet bien la retraite à taux plein à 60 ans ses partisans aussi à me le rappeler pendant les débats quelle est la vraie candidate de la retraite à 60 ans face à Mélenchon qui aurait soutenu lui Macron vous vous souvenez vous avez travaillé sur le sujet n'appelant pas à voter pour elle au second tour mais là encore on ne nous explique pas tout quand on y regarde de plus près et vous l'avez fait on l'a fait aussi ici aux médias en réalité on est loin de la retraite à 60 ans dans le projet du RN très précisément de manière là on vous écoute qu'il y a un lièvre il y a un loup
alors le loup c'est simple c'est la retraite à 60 ans avec 42 ans de cotisation pour une carrière complète les carrières hachées les temps partiels bon tout ça il n'y a pas de problème donc ceux qui ont commencé tôt peuvent avoir la retraite à 60 ans mais après le nombre de trimestres parce que ça va être avec 40 annuités ça suffit après ça augmente avec à 25 ans 42 annuités obligatoires donc retraite à 67 ans pour ceux qui ont commencé à 25 ans
voilà
et en fait l'idée qu'elle a et qu'elle explique mais elle ne s'en cache pas c'est il faut inciter les jeunes à commencer à travailler de bonheur s'ils veulent avoir une retraite
entrer dans le monde du travail entrer dans le monde
du travail le plus tôt possible le plus tôt possible parce que ça ne sert à rien de suivre des études qui ne donnent pas forcément du travail donc ce faisant je l'accuse de vouloir baisser le niveau d'instruction des jeunes mais aussi le niveau d'instruction du pays parce que dans un monde qui bouge énormément avec avec des tas de révolutions dans tous les sens une bonne instruction permet de s'adapter aux nouveaux métiers aux nouvelles machines de ne pas être perdu dans ce monde on le voit bien avec toutes les victimes de la fracture numérique c'est-à-dire des personnes qui n'ont pas eu les moyens par leur instruction les études qu'ils ont fait de s'adapter à toutes ces nouveautés et c'est dramatique quand l'état fait le virage numérique qu'il fait supprime des services publics dans tous les domaines donc baisser inciter les jeunes à arrêter leurs études beaucoup plus tôt ne pas poursuivre au prétexte que c'est pas ce qu'il leur donne du travail c'est complètement fou quoi
et comment vous expliquez c'est ma dernière question parce que c'est quand même quelque chose qu'on voudrait quand même comprendre comment vous expliquez que ce décryptage qui est à la fois technique mais qui est à la fois pas si complexe pas si compliqué on tend la main on a les résultats des votes des députés on prend un peu le temps comme vous l'avez fait d'aller creuser un petit peu ou de comprendre comment vous expliquez que ce travail là n'est pas ou peu fait dans les canaux des mêlés traditionnels
il n'est pas fait parce que c'est relativement ingrat parce que les interviewers qu'on voit le plus ou en tous les cas qui reçoivent le plus travaillent 7 jours sur 7 sur plusieurs antennes finalement ne s'informent pas posent des questions relativement banales ne vont pas à la source et en tous les cas ne creusent pas leur sujet ils reçoivent des gens qu'ils connaissent qu'ils croient connaître mais ils ne vont pas poser des questions dérangeantes leur demander d'expliquer véritablement bien souvent ils se contentent de leur demander de commenter l'actualité donc on en reste à des discussions sur la communication sur les stratégies on interroge les stratégies on interroge rarement les programmes ça n'intéresserait pas les gens vous pensez ?
je pense que ça intéresserait les gens dans des émissions un peu posées où on ne vous coupe pas la parole toutes les 10 secondes en vous empêchant d'apporter une réponse complète qui ensuite peut être questionnée
c'est vrai en tout cas c'est ce qu'on peut retrouver dans le travail que vous faites dans la colonne de Politis assez certain on appelle d'ailleurs nos téléspectateurs à aller lire votre article que je rappelle est disponible sur le site
il y a quand même un point qu'on n'a pas vraiment abordé même si on a eu l'extrait de Sébastien Chenu c'est que le Rassemblement National a réussi à remettre là dans le débat sur les retraites la question de la natalité qu'il faudrait une politique nataliste ils se sont embarqués derrière et d'autant plus fortement que Geoffroy de Roux de Bézieux le patron du MEDEF a complètement acquiescé et veut porter maintenant le sujet donc là il y a un recul sur les femmes qui est assez dangereux où il faudrait qu'elles participent à l'effort de la nation
d'ailleurs vous y mettez un point d'honneur dans votre article vous parlez d'un projet profondément sexiste il l'est alors qu'on pourrait encore une fois elle le dit je crois que c'est elle ou c'est Valérie Pécresse je les confonds peut-être sur ce point-là où on lui pose la question êtes-vous féministe et elle répond je suis une femme
donc ça coule de source elle répond à peu près à la même chose et dans le précédent article sur ce que n'est pas Marine Le Pen je disais qu'elle n'était pas sociale qu'elle n'était pas écologiste qu'elle n'était pas féministe en ayant décortiqué là-dessus un grand entretien qu'elle a donné pendant la campagne présidentielle à l'hebdomadaire elle où il l'avait bien questionnée bien cuisinée et ses réponses étaient intéressantes et d'ailleurs sur les retraites on retrouve la question où elle se préoccupe très peu du sort des femmes puisque sur les carrières hachées et autres elle se fiche de savoir si elles pourront partir plus tôt elle maintient le taux plein à 67 ans qui en fait est bien souvent l'âge où les femmes peuvent partir avec le maximum de retraite
c'est vrai je pense aussi à nos confrères de Bastamac qui a fait un travail assez formidable lorsqu'elle était eurodéputée Marine Le Pen avait beaucoup voté avec son groupe contre de lois progressistes envers les femmes à l'Assemblée Européenne et bien merci beaucoup Michel Soudet d'avoir répondu à mes questions ce soir je rappelle que vous êtes rédacteur adjoint chez Politis et que votre article retraite ce que prône vraiment le Rassemblement National est disponible vous l'avez dit librement en ligne librement mais ça a un coût peut-être que rappelé
toute l'information a un coût donc il est possible de s'abonner à Politis de faire des dons tout ça sur notre site vous pouvez trouver toutes les informations utiles
tout à fait on ne manquera pas d'aller voir nous on connait mais on invite les personnes à le faire aussi et les personnes à l'Assemblée Européenne
sont en train de faire les personnes à l'Assemblée Européenne et les personnes à l'Assemblée Européenne