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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 18 mai 2020 145 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheTravail & emploi

Bourdin Direct - Lundi 18 mai 2020

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 19 %Défensif 34 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 43:28OuverteÉludée

    À propos des lycées, vous n'avez aucune nouvelle ?

  • 43:31OuverteÉludée

    Et des classes de quatrième et troisième ?

  • 43:50OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça a posé des problèmes pour l'organisation, ces préavis de grève ?

  • 45:27OuverteRéponse partielle

    Frédéric, comment les particules circulent-elles d'un humain à l'autre ?

  • 49:27OuverteRéponse partielle

    Olivier, vous êtes menuisier à Usès. Vous allez partir pour deux jours ?

  • 50:32OuverteRéponse partielle

    De nouveaux foyers de contamination dans les abattoirs. Les conditions de travail sont pointées du doigt.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:02PrésentateurChiffre
    « 144 cas ont été répertoriés en France selon la direction générale de la santé. »
  • 2:36PrésentateurChiffre
    « 25 foyers de contamination ont été identifiés sur le territoire. »
  • 2:39PrésentateurFait
    « Olivier Véran, le ministre de la Santé, a estimé que c'était la preuve que le système mis en place pour tester, isoler et casser les chaînes de contamination était opérationnel. »
  • 8:07PrésentateurFait
    « Le Covid-19 touche particulièrement les abattoirs. »
  • 8:28PrésentateurChiffre
    « Hier, plus de 100 personnes, je dis bien 100 personnes, étaient testées positives au Covid-19 dans deux foyers, au sein de deux abattoirs, l'un près d'Orléans et l'autre près de Saint-Brieuc. »
  • 10:30PrésentateurChiffre
    « On estime que 4% des salariés américains qui travaillent dans des abattoirs aux Etats-Unis sont atteints du Covid-19. »
  • 10:44PrésentateurChiffre
    « Le centre de contrôle et de prévention américain a recensé environ 5000 cas pour 130 000 employés. »
  • 25:05PrésentateurFait
    « Une étude qui a été menée sur des hamsters par des chercheurs à Hong Kong. »
  • 25:28PrésentateurChiffre
    « Le résultat, c'est que la transmission du virus est réduite de 60% avec le masque. »
  • 33:37PrésentateurFait
    « Il faut travailler à une augmentation des salaires des personnels hospitaliers au-delà des primes. »
  • 33:40PrésentateurPromesse
    « Promesse d'Olivier Véran. »
  • 33:59InvitéChiffre
    « Pour mettre fin à une injustice, en dehors des primes, il gagne 300 euros de moins en moyenne par mois par rapport aux autres pays européens. »
  • 34:17InvitéFait
    « Il planche sur la fin des 35 heures à l'hôpital. »
  • 34:23InvitéFait
    « En clair, pour les soignants qui le veulent, retour du travailler plus pour gagner plus, comme c'est déjà le cas dans le privé. »
  • 51:16InvitéFait
    « Jors 6 cas avaient été signalés vendredi dernier. »
  • 51:24InvitéChiffre
    « Les tests ont fait apparaître 63 nouveaux cas dans le Loiret. »
  • 51:27InvitéChiffre
    « Ce sont 34 personnes qui ont contracté le virus. »
  • 51:51InvitéChiffre
    « Plus de 360 salariés doivent encore être dépistés d'ici demain. »
  • 53:33InvitéFait
    « Les 150 000 élèves qui vont reprendre le chemin de l'école devront porter un masque et respecter les mesures sanitaires mises en place. »
  • 55:03InvitéFait
    « Un plan santé est en préparation à la clé des augmentations de salaires. Pour cela, le ministre de la Santé envisage notamment de déplafonner les heures supplémentaires. »
  • 55:11InvitéFait
    « Aujourd'hui limitées à 15 heures par mois. »
  • 55:53InvitéFait
    « Nous sommes très dubitatifs sur le contenu. Il est hors de question pour ces salariés de travailler plus dans les conditions actuelles. »
  • 56:03InvitéFait
    « Ce que demande la CGT, c'est des négociations sur la question salariale, mais aussi un plan d'urgence justement de création de postes qui permettrait d'améliorer les conditions de travail des salariés. »
  • 56:43InvitéFait
    « J'avais peur, mais je me suis dit, allez, on y va et on verra. Il faut que je guérisse et tout, je ne veux pas rester comme ça. »
  • 57:28InvitéFait
    « Le cancer n'attend pas. Le cancer n'attend pas le coronavirus. Il y a certaines maladies cancéreuses très agressives où on ne peut pas se permettre d'attendre. »
  • 1:04:51InvitéChiffre
    « Nous, ce que l'on attend, c'est le différentiel de salaire entre une infirmière française et le salaire moyen infirmier européen, c'est-à-dire 300 euros par mois. »
  • 1:18:54PrésentateurChiffre
    « Jusqu'ici, 144 cas ont été répertoriés selon la direction générale de la santé. »
  • 1:20:09PrésentateurChiffre
    « 483 morts supplémentaires en 24 heures. »
  • 1:20:27PrésentateurChiffre
    « Sur 209 employés testés, 69 sont positifs. »
  • 1:20:55PrésentateurChiffre
    « 34 cas ont été dépistés. »
  • 1:21:43PrésentateurChiffre
    « 150 000 jeunes de 6e et de 5e reprennent les cours. »
  • 1:31:04PrésentateurChiffre
    « La Ligue a un budget total important qui est de 108 millions d'euros. »
  • 1:33:01InvitéChiffre
    « Il y en a 400 000 qui sont détectés d'un cancer tous les ans. »
  • 1:33:08InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, il y a 150 000 personnes qui meurent du cancer. »
  • 1:33:52InvitéChiffre
    « On considère qu'il y a au moins 10 millions de moins. »
  • 1:34:04InvitéChiffre
    « La Ligue a un budget total important qui est de 108 millions d'euros. »
  • 1:44:04PrésentateurChiffre
    « 70 cas de fermeture d'école par précaution. »
  • 1:45:00PrésentateurChiffre
    « 12 personnes au total sont testées positives. »
  • 1:47:18PrésentateurChiffre
    « C'est-à-dire 300 euros par mois. »
  • 1:47:55PrésentateurFait
    « un décret a été publié au journal officiel vendredi début d'une période de transition »
  • 1:48:39PrésentateurFait
    « nous aurions aimé quand on a vu le temps qu'allait durer ce conflit rapidement pouvoir préparer la suite »
  • 1:48:45PrésentateurFait
    « et notamment le vote du budget »
  • 1:50:14PrésentateurFait
    « l'Italie ne peut pas rester éternellement sous cloche »
  • 1:50:19PrésentateurFait
    « nous sommes confrontés à un risque calculé »
  • 1:50:22PrésentateurFait
    « la courbe épidémiologique pourrait à nouveau repartir à la hausse »
  • 1:50:25PrésentateurFait
    « mais nous devons accepter ce risque sinon on ne pourra jamais redémarrer »
  • 1:54:21PrésentateurChiffre
    « 144 cas signalés depuis début mars cas d'infection rare proche de la maladie de Kawasaki vraisemblablement lié au Covid-19 »
  • 2:01:56PrésentateurChiffre
    « amélioration des rémunérations pour les salariés de l'hôpital qui compte d'ailleurs beaucoup de femmes atteindre un niveau de rémunération correspondant au moins à la moyenne européenne »
  • 2:02:06PrésentateurChiffre
    « la moyenne européenne c'est 44 000 euros par an contre en France selon le médecin la moyenne c'est entre 35 000 et 37 000 euros »
  • 2:02:21PrésentateurFait
    « il faut sortir du dogme de la fermeture des lits »
  • 2:03:30PrésentateurChiffre
    « 50 à 70% des dépenses c'est du personnel c'est de l'enveloppe financière pour les salaires »
  • 2:12:13InvitéChiffre
    « 100% de l'offre ça veut dire 25% des passagers »
  • 2:13:08InvitéFait
    « on est l'un des seuls pays d'Europe à imposer la distanciation sociale dans les transports en commun »
  • 2:14:14InvitéChiffre
    « 5 millions de tests sérologiques à disposition des associations des entreprises et des collectivités en Île-de-France »
  • 2:16:33InvitéChiffre
    « nous en donnerons 150 000 aux soignants d'Île-de-France »
  • 2:18:14PrésentateurFait
    « cette crise a montré l'échec du modèle bureaucratique français »
  • 2:18:21PrésentateurFait
    « pourquoi les régions ont été plus agiles que l'état pour se procurer des masques »
  • 2:19:27PrésentateurFait
    « la crise sociale elle est devant nous »
  • 2:20:54PrésentateurPromesse
    « j'ai demandé à l'État de faire un plan zéro charge sociale pour l'embauche des jeunes pendant deux ans »
  • 2:23:31PrésentateurChiffre
    « la région va donner 250 000 euros dans le cadre de la souscription d'Emmaüs »
  • 2:23:45PrésentateurChiffre
    « nous allons donner une aide pour 109 000 familles pour remplacer les cantines »

Temps de parole

  • Présentateur84 %
  • Invité3 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, lundi 18 mai, l'info sur RMC. Il est presque 6 heures, Céline Kalman est là pour les dernières informations, Céline bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, à la lune de ce journal un témoignage, celui du père du garçon décédé des symptômes de la maladie de Kawasaki le 8 mai à Marseille. Il avait 9 ans, l'enfant avait été en contact avec le Covid-19, la famille envisage de porter plainte. 25 foyers de contamination identifiés dans tout le pays depuis le début du déconfinement, notamment dans des abattoirs mais aussi dans un foyer de jeunes travailleurs à Compiègne, Lianloise.

Et puis la rentrée des classes en zone verte au collège ce matin pour 150 000 élèves de 6e et 5e, reprise progressive et porte du masque obligatoire. Il est 6 heures, bienvenue à tous sur RMC. C'est un père anéanti qui prend la parole ce matin. Son fils de 9 ans est décédé à Marseille le 8 mai dernier. Il a succombé à une forme proche de la maladie de Kawasaki décrite chez des enfants ayant été en contact avec le coronavirus. A ce jour, 144 cas ont été répertoriés en France selon la direction générale de la santé. Ce papa a décidé de se confier à nos confrères de BFMTV pour alerter les autorités mais aussi les parents. Benjamin Pelsy.

1:15
Invité

Après trois jours de fièvre, ce père amène son fils aux urgences. Sa température est de 38,5. Des plaques rouges sont apparues sur l'ensemble du corps du garçon. Une interne est arrivée, elle a commencé à l'examiner.

1:26
Présentateur

Elle a déshabillé, elle a regardé toutes ses plaques rouges, ses boutons rouges. Elle n'était pas très rassurée.

1:31
Invité

Les médecins laissent repartir le père et l'enfant avec une ordonnance d'antibiotiques. Quelques heures après, il fait une attaque cardiaque hospitalisée en réanimation. Le garçon de 9 ans sera déclaré en mort cérébrale 5 jours plus tard.

1:43
Présentateur

J'ai demandé, est-ce que vous avez trouvé à quoi ça a été dû ? Le médecin m'a dit qu'il savourerait que les symptômes ressemblent aux symptômes du Kawasaki.

1:52
Invité

Pendant ces cinq jours, le garçon est testé au coronavirus.

1:55
Présentateur

Il a bien été exposé au Covid-19, mais sans développer de symptômes. Ce contexte sanitaire, je pensais qu'on allait jouer la carte de la précaution. Mon fils n'avait pas d'antécédent médical, il était en parfaite santé. Je souhaite que ce soit le premier et le dernier en France. Je ne souhaite à aucun parent de vivre une tragédie pareille.

2:12
Invité

La famille envisage de porter plainte pour faire toute la lumière sur la mort de l'enfant.

2:17
Présentateur

Sept jours que la France est déconfinée. Ces dernières 24 heures, 483 personnes sont décédées. C'est le bilan le plus élevé depuis fin avril. Une hausse qui n'est pas due à l'enlever du confinement lundi dernier, puisque ce délai est trop court par rapport à la durée d'incubation et d'aggravation de la maladie. 25 foyers de contamination ont été identifiés sur le territoire. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a estimé que c'était la preuve que le système mis en place pour tester, isoler et casser les chaînes de contamination était opérationnel. Mais ce qui est surprenant, c'est la variété des cas et des lieux. Nicolas Robert. Par exemple, ces foyers de contamination dans des abattoirs.

L'un dans les Côtes d'Armor où 69 personnes ont été testées positives. L'autre près d'Orléans où 34 salariés d'une entreprise sont contaminés. La cause principale est souvent la même. Il est difficile, voire impossible, de respecter la distanciation physique. C'est le cas aussi de ces structures qui hébergent des travailleurs. A Clamart, en Ile-de-France, à Compiègne, dans l'Oise ou à Annecy. A chaque fois, les résidents se sont infectés entre eux. Il y a aussi ces cas de contamination lors d'obsèques, comme en Savoie ou en Dordogne, de réunions de profs dans la Vienne ou d'employés municipaux dans le Tarn.

Pour l'instant, ces foyers ont rapidement été détectés et les cas contacts sont en train d'être testés. L'objectif des autorités sanitaires, éviter une nouvelle propagation à grande échelle du virus. Et à Fleury-les-Aubrais, dans le Loiré où 34 personnes ont été testées positives au Covid-19, la mairie a décidé de fermer tous les établissements scolaires par précaution. Reprise très progressive aujourd'hui dans les collèges. Les sixièmes, cinquièmes peuvent retourner dans leur établissement. Attention, seulement en zone verte, là où le Covid-19 circule peu. 150 000 élèves au total sont concernés. Chaque collège a dû se réorganiser pour respecter le protocole sanitaire.

En tout cas, Margot, élève de cinquième, Anis et sa maman, Sandra, sont impatientes de reprendre un rythme un peu plus normal.

4:08
Invité

Le réveil, ça va être dur, c'est sûr. Adieu les grâces matinées. Mais au moins, ça va permettre de mieux travailler. On peut dire que c'est comme une nouvelle rentrée. Les amis, d'habitude, quand on se voit, on se fait des câlins, on se fait des bisous à partir du bonjour. Là, il y aura les un mètre de distance. Ça va être un peu plus différent. Je suis contente qu'elles reprennent. L'idée, c'est quand même reprendre le chemin de l'école. C'est reprendre le chemin de la vie. D'une certaine façon, la vie ordinaire. Que chacun, à nouveau, retrouve un peu la place à laquelle il est convié, en fait.

4:42
Présentateur

Et je précise que pour l'instant, il n'y a pas de reprise. Pour les quatrièmes, troisièmes, qui attendent les décisions du gouvernement prévues à la fin du mois. Des écoles, des communes de Soyeaux et la Couronne, dans la banlieue d'Angoulême, fermés temporairement. Deux membres du personnel enseignant ou encadrant ont été testés positifs au Covid-19. En Italie, on ne déconfine pas à moitié. La plupart des entreprises et commerces du pays rouvrent aujourd'hui. Et contrairement à la France, les restaurants, bars et cafés accueilleront aussi des clients. C'est un risque, un risque calculé, a déclaré le Premier ministre Giuseppe Conte.

Les gymnases, piscines, cinéma et théâtre seront, eux, autorisés à ouvrir dans une semaine. Alors, c'était comment ce week-end ? Ça faisait finalement longtemps qu'on ne s'était pas trop posé la question entre nous. Confinement oblige, mais celui-ci avait un goût de liberté retrouvée. Fanny Cousin.

5:34
Invité

À Carnon, près de Montpellier, la plage a rouvert ce week-end. Rosenne savoure son premier bain de mer. L'odeur de l'iode et de la mer, ça manquait. Soleil, ciel bleu, plage. Lydia apprécie ses premiers instants de liberté.

5:45
Auditeur

C'est mon premier jour de plage. Je vais bien mettre mes pieds dans l'eau, si vous savez comme c'est bon. C'est la vie qui reprend.

5:53
Invité

À Lyon, Serena profite d'un peu de verdure. Le département du Rhône est en zone verte et le parc de la Tête d'Or est donc ouvert. L'occasion pour elle de retrouver quelques amis sans oublier la distanciation sociale.

6:03
Auditeur

Je vois mes bottes, mais à distance un peu. Chacun sur un banc, à peu près un mètre de distance. Histoire de renouer les liens, c'est cool. Pour revoir ses proches, à Rouen, Quentin, Alisson et Com ont organisé un pique-nique de retrouvailles.

6:15
Présentateur

On avait besoin de se revoir après un mois et demi. On avait besoin de se revoir, il fait beau et tout. Il fait beau, l'été commence et puis le côté nature qui est sympa.

6:25
Invité

On s'est déconquêté un petit peu. Ces Rouennais attendent désormais la prochaine étape du déconfinement début juin avec Ils espèrent, la réouverture des bars et des restaurants.

6:33
Présentateur

Dans l'actualité également, la mort d'un adolescent de 17 ans, ça s'est passé hier soir dans le quartier de Planoise à Besançon. Jean-Baptiste Bourgeon, le tireur, a pris la fuite.

6:43
Invité

Oui, hier vers 19h30, l'adolescent est au pied d'une barre d'immeubles de ce quartier sensible.

6:48
Présentateur

Un coup de feu éclate, il est mortellement touché au thorax à bout portant. Ce jeune homme de 17 ans était connu de la justice pour trafic de stupéfiants. Sa mort serait peut-être liée à un règlement de compte entre bandes rivales. Plusieurs fusillades ont eu lieu dans ce quartier au cours des derniers mois. Un homme, un complice présumé du tireur, a été interpellé. Mais l'auteur du coup de feu, lui, a réussi à prendre la fuite. Il est activement recherché. Merci Jean-Baptiste. Et des violences ont éclaté aussi hier soir à Argenteuil dans le Val d'Oise, au lendemain de la mort d'un jeune homme de 18 ans dans un accident de motocross à proximité d'une voiture de la BAC.

Il n'y a pas en tout cas de corrélation entre l'accident. Les forces de l'ordre ont fait usage de lacrymogènes pour disperser de petits groupes d'habitants. La nuit des Molières, qui décerne les prix les plus prestigieux du théâtre français, aura bien lieu. Cette année, ce sera le 23 juin prochain. Il n'y aura pas de public. Ce sera diffusé à la télévision dans un format adapté. Isabelle Adjani est nommée dans la catégorie de meilleure comédienne. Bien, merci Céline. On vous retrouve tout à l'heure, évidemment. Bien, ça va mieux. Au standard, ça marche. Vous pouvez appeler le 3216, il n'y a pas de soucis. Allez-y, n'hésitez pas. Bien, vous êtes à l'antenne.

Dès que vous le souhaitez, vous appelez. Vous connaissez notre lien. Il est étroit, vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Il est 6h07. Le Covid-19 touche particulièrement les abattoirs. Vous avez entendu cela dans le journal et vous avez suivi. Hier, plus de 100 personnes, je dis bien 100 personnes, étaient testées positives au Covid-19 dans deux foyers, au sein de deux abattoirs, l'un près d'Orléans et l'autre près de Saint-Brieuc. Dans les codes d'Armor, 6 cas avaient été signés les vendredis derniers et les tests de dépistage ont fait apparaître 63 nouveaux cas positifs.

Dans le Loiré, ce sont 34 cas qui ont été confirmés dans l'abattoir à Tradival, le plus important abattoir d'animaux de boucherie de la région centre-val de Loire. Reportage de Camille Schmitt à Fleury-les-Aubrées, donc, dans le Loiré. Devant l'abattoir, Aminata est nerveuse. Elle attend son tour pour se faire dépister du coronavirus. Cette salariée n'a aucun symptôme, mais elle craint d'être contaminée.

9:02
Invité

On a le gel hydroalcoolique, on a les masques, mais c'est impossible de respecter la 1 mètre de distance parce que vu comment on travaille. 34 cas ont été confirmés dans cet établissement.

9:13
Présentateur

Plus de 360 salariés doivent être dépistés d'ici demain. Pour Laurent Habert, directeur général de l'agence régionale de santé du centre Val-de-Loire, le but est de casser la chaîne de transmission du virus. A chaque fois qu'il y a un cas confirmé, il y a également une recherche de cas contacts qui se fait dans la sphère amicale, familiale, de façon à chercher les ramifications à partir de ce noyau initial professionnel. A 400 kilomètres de là, dans l'abattoir de Kermenay en Bretagne, ce sont désormais 69 salariés qui sont contaminés. Un chiffre qui inquiète Alain Cadet, président du conseil départemental des Côtes d'Armor.

Les salariés habitent 20 ou 25 communes autour et peuvent évidemment disséminer en quelque sorte le virus. Ça va tellement vite. L'apparition de ces foyers de contamination peut s'expliquer par les conditions de travail dans ces établissements restés ouverts pendant le confinement, selon l'épidémiologiste Yves Buisson. Les conditions de promiscuité, les endroits où les gens se changent, les vestiaires, etc., qui sont peut-être à revoir par la médecine du travail. Il rappelle que la viande n'est pas considérée comme un vecteur possible de transmission du virus. Oui, mais on se pose des questions. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il y a tant de cas dans les abattoirs français ?

Quentin Vinay, la France n'est pas le seul pays concerné. D'autres pays constatent une hausse des contaminations dans les abattoirs. Oui, on estime que 4% des salariés américains qui travaillent dans des abattoirs aux Etats-Unis sont atteints du Covid-19. Le centre de contrôle et de prévention américain a recensé environ 5000 cas pour 130 000 employés. Des contrôleurs, notamment 4 contrôleurs chargés de faire respecter les règles sanitaires, sont morts selon les autorités. Mais en réalité, ce chiffre serait plus élevé. On serait plus proche de la trentaine selon un syndicat américain. Le constat est le même en Allemagne.

400 salariés d'une usine ont été déclarés positifs au Covid-19 dans une ville pas très loin de la frontière d'ailleurs. Là-bas, la règle, c'est la suivante. Les sites les plus touchés sont fermés et tous les employés sont testés. La même politique est menée en France. Les 400 salariés près d'Orléans vont être dépistés. Dépistage qui a déjà commencé d'ailleurs et les premiers résultats seront connus très rapidement. Contamination dans les abattoirs, les consignes du gouvernement sont pourtant très strictes dans les abattoirs. Et oui, c'est pour ça qu'on s'étonne ce matin parce que vous savez que le gouvernement a rédigé des fiches métiers avec des consignes pour tous les métiers imaginables.

Il est demandé dans les abattoirs évidemment de respecter scrupuleusement les règles d'hygiène, mais aussi de condamner un poste de travail sur deux à la découpe par exemple pour respecter les distances. Distance de plus d'un mètre sur la chaîne d'abattage. Il y a beaucoup de bruit avec les machines alors il est demandé de remplacer la parole par des gestes codifiés pour se passer les consignes ou alors de les écrire sur des ardoises, éviter le travail en équipe, mettre en place une procédure spécifique pour les couteaux et même dans les vestiaires ou alors les salles de repos en établissant carrément un planning pour les pauses cigarettes.

Merci Quentin, il est 6h11, vous appelez le 32-16, vous avez l'habitude maintenant, vous êtes avec nous, nous sommes avec vous, nous continuons et nous allons parler des masques, des masques ou des gants que l'on retrouve partout, dans les fossés, au bord de la route, dans la rue. Nous sommes avec Didier qui a 61 ans, qui est dans les Yvelines. Bonjour Didier. Bonjour Vandac. Ça va Didier ce matin ? Très bien. Vous regardez la télé, vous écoutez la radio Didier ? Non, non, j'écoute la radio, je suis dans ma grue. Dans votre grue ? Ah déjà ? Déjà au boulot là ? Oui, oui, oui. A quelle hauteur ? A quelle hauteur ?

12:37
Invité

Là, tu as une cinquantaine de mètres.

12:39
Présentateur

Une cinquantaine de mètres, tout seul dans votre grue, là vous êtes bien ? Oui, oui, tranquille. Il fait beau en plus, non ? Ah bah oui, là c'est top. Ah c'est top. Là, faire de la grue, comme on dit, vous êtes grutier de profession. 48 ans. 48 ans ?

12:57
Invité

Ça commence à faire.

12:59
Présentateur

Non, mais ça ne fait pas 48 ans que vous êtes grutier. Non, mais ça fait exactement 43 ans, mais entre temps je faisais grutier puis je faisais autre chose. Ah d'accord, d'accord. Mais pourquoi grutier ? J'ai commencé comme manœuvre et puis après mon patron m'a demandé de dépanner parce qu'il n'avait pas de grutier. Et puis j'ai commencé comme ça, puis ça m'a plu, puis voilà. Oui. Et vous vous retrouvez seul là-haut ? Oui, oui, tout seul. C'est ce que vous aimez ? C'est ce que vous aimez ? Ah oui, oui, oui, oui.

13:36
Invité

Je suis tout seul. Et puis même quand je suis à la maison, je travaille, je préfère travailler seul parce que j'ai l'habitude d'être tout seul.

13:43
Présentateur

Oui. Vous savez Didier, je me souviens d'un reportage que j'avais effectué à l'occasion de la construction du viaduc de Millau. Et là-bas, il y avait des grutiers, des grues qui étaient, mais je ne sais pas combien de mètres de haut, c'était impressionnant. Oui, ils sont à peu près à 180-200 mètres à peu près. 180-200 mètres de haut. Et le grutier me disait, je suis capable d'enfoncer un bouchon dans une bouteille de champagne.

14:10
Invité

Oui, ça se peut parce qu'on a des caméras.

14:13
Présentateur

Moi, j'ai travaillé le plus haut que j'ai travaillé, j'étais à 193 mètres. On a des caméras, on peut zoomer. Le gars qui est en bas avec son téléphone, qui me regarde, qui me fait une grimace, je le vois parce que je zoome et on voit très bien.

14:24
Invité

Comme si on était à côté.

14:26
Présentateur

Comme si vous étiez à côté. Alors oui, la précision, la précision doit être extrême.

14:32
Invité

Extrême. Ah oui, oui, c'est à peine on touche la manette. En fin de compte, à peine vous touchez la manette, le frein commence à se déclencher et le poids du crochet fait descendre le mouffe tout doucement.

14:45
Présentateur

Tout doucement ? Oui. Non, c'est impressionnant la technologie maintenant embarquée dans ces grues.

14:52
Invité

Ah ben, ça n'a rien à voir il y a 30 ans.

14:55
Présentateur

Ah ben, oui. Vous montez comment ? 200 mètres ? On monte par une échelle ou un petit ascenseur ? Non, non, maintenant, les ascenseurs sont obligatoires à partir de 35-40 mètres. 35-40 mètres, oui. Vous prenez un ascenseur dans la grue ? Oui, oui, vous avez l'ascenseur. Soit il est à l'intérieur, soit il est à l'extérieur. Dites-moi, vous n'avez jamais eu le vertige, Didier ? Non, non, il vaut mieux pas. Non, mais ça, oui, non, mais ça, c'est pas pour moi, je vous dis tout de suite. C'est pas pour moi. Charles, c'est pour vous. Même moi qui n'ai pas le vertige, passé, je pense, 10-15 mètres, je commencerai un peu à trembler. Il faut avoir confiance dans son matériel.

Mais tout ce que je viens d'entendre, ça me passionne. J'ai très envie de monter dans une rue. C'est passionnant, c'est passionnant. Je vous invite à venir, en plus, je suis sur le plateau de Saint-Cré à côté de Palaiso. Ah oui, c'est pas moi. Didier, à partir de quelle vitesse du vent vous ne montez plus ? Disons, on ne travaille plus à partir de 70 km heure. À partir de 50, déjà, de toute façon, tout ce qui est les panneaux, le contreplaqué, tout ce qui fait force au vent,

15:59
Invité

à partir de 50, on ne prend plus les panneaux, tout ce qui est léger. Et à partir de 70 km heure, on monte le crochet et on attend.

16:06
Présentateur

Moi, je me souviens, ce que me racontaient ces grutiers du viaduc de Millau, ils me disaient, au moindre souffle de vent, sans la grue bouger. Ah oui, c'est même à 25, 30 km heure, quand vous avez des grandes flèches, quand vous avez 50, 65 mètres de flèches, quand vous êtes en bout de flèche, oui, ça bouge un petit peu. C'est pas léchant, mais c'était agréable. Est-ce que vous avez eu peur ? Est-ce que vous avez eu peur, déjà ? Le vent, à cause du vent, essentiellement. Oui, oui, non, non, non, je me souviens, quand il y a eu les grosses tempêtes sur Paris, le plus que j'étais, c'était à 110 km heure, j'avais pas peur.

Par contre, quand je suis descendu, j'étais en bas, oui, j'avais peur, parce qu'il y a pas mal de chauves qui volaient. Donc, en fin de compte, j'étais plus en sécurité dans le sud de ma grue qu'en bas. Extraordinaire, Didier, extraordinaire ce que vous nous racontez. Bon, Didier, en bas, en bas, malheureusement, qu'avez-vous vu des masques ou des gants dans la rue ou dans les fossés ? Des masques. Des masques. Et c'est vraiment, là, j'ai honte d'être français, quoi. Quand on voit ce truc, j'entendais un auditeur qui disait, c'était un policier, je crois qu'il était à La Réunion,

17:14
Invité

que, bon, il pouvait mettre des amendes de 68 euros, et que, de toute façon, les gens faisaient pas la 10 euros.

17:20
Présentateur

68 euros, ça, c'est pour les mégots, hein ?

17:23
Invité

Oui, oui, oui, oui, bien sûr.

17:24
Présentateur

Mais bon, je vous garantis que si vous mettez une amende de 200 euros, le gars, avant de jeter le masque, il va réfléchir, hein ?

17:29
Invité

Je sais pas, à part qu'il soit milliardaire, mais bon...

17:32
Présentateur

Oui.

17:33
Invité

Mais c'est vrai, c'est une honte, c'est une honte.

17:35
Présentateur

Il faut mettre des amendes pour vous, Didier ? Ah oui, oui, oui, oui. Faut taper où ça fait mal. Faut taper où ça fait mal, M. Bourdin. Oui. C'est malheureux. Et l'argent qu'on arriverait à récolter, servirait pour les gens qui ont travaillé pendant le confinement, et puis l'État, l'État, parce que, mine de rien, l'argent qu'ils ont donné, il faudra bien payer un jour. Ah oui, et l'État, c'est nous, hein ? N'oublions jamais ça, parce qu'il y a beaucoup oublié. Bien sûr, hein ? Oui.

18:02
Invité

Et là, il faut travailler, il faut reprendre le boulot, mais il faut faire ça intelligemment, c'est tout, quoi.

18:07
Présentateur

Merci beaucoup, Didier.

18:09
Invité

De rien, Jean-Dac. Et merci, continuez, puis bonne semaine à vous.

18:13
Présentateur

On va continuer, ne vous inquiétez pas, il est 6h18, nous allons prendre notre première invitée, Aline Gubry. Dans un instant, on va faire un tout petit peu de pub, pourquoi Aline Gubry est consultante en développement durable. Elle va nous rappeler, elle va nous rappeler que les masques, les gants ne sont pas biodégradables. A tout de suite, vous êtes sur RMC, merci formidable, hein, Didier. Il est 6h18.

18:34
Invité

RMC. RMC, 6h, 9h. Bourdin direct.

18:40
Présentateur

Il est 6h21, n'arrivons pas à joindre Aline Gubry, décidément, ça commence mal, cette matinée. Je sens qu'on va avoir des problèmes tout au long de la matinée. Enfin, ça arrive. Vous continuez, il n'y a plus de 32-16, maintenant ça marche. Bien, on va se tourner vers Charles Magnin, qui lui est là. Dans ces cas, Charles, dans ces cas-là, Charles, il est là tous les matins. Trois histoires, trois images insolites, Charles. Oui, on va commencer avec une messe en drive-in. C'était hier à Chalon-en-Champagne, une première en France, sur le parking du Parc des Expositions.

200 voitures, espacées d'un mètre l'une de l'autre, face à l'évêque sur scène, qui célèbre une messe diffusée dans les radios des véhicules. Et pour recevoir la communion, il suffisait d'allumer ses warnings, de baisser sa vitre. Et un prêtre vient distribuer l'hostie de la main à la main, des mains évidemment lavées avant et après. Mais, image insolite qui prouve qu'on peut célébrer une messe tout en respectant les fameux gestes barrières. Et certains vont plus loin, comme ce prêtre de Détroit, aux Etats-Unis, qui désormais bénit les passagers des véhicules avec un pistolet à eau. Là encore, une sorte de drive-in.

Le croyant arrive à hauteur du prêtre, il baisse sa vitre et hop, le prêtre lui envoie une petite rasade d'eau bénite avec son pistolet. Il n'a pas besoin de s'approcher des voitures. Il est avec son pistolet à eau. Exactement, au bénite dans le pistolet, attention, soyons précis. Il est vert le pistolet à eau. Le croyant baisse sa vitre et hop, petite rasade pour les plus fidèles. Ça allie les deux passions de certains Américains, les armes et la religion. Bien, aux Pays-Bas, les autorités conseillent aux célibataires de se trouver un partenaire sexuel exclusif pendant l'épidémie.

Oui, écoute bien, Quentin, aux Pays-Bas, le confinement n'est pas obligatoire, mais la population est invitée à suivre des consignes très claires. Ainsi, le très sérieux Institut National de la Santé Publique néerlandais a publié cette note qui précise qu'il est logique, Quentin, qu'en tant que célibataire, vous souhaitiez également avoir des contacts physiques. Il faut alors, je cite, fréquenter la même et unique personne, un copain câlin ou une copine câline, et réduire au maximum les contacts avec d'autres personnes. Une consigne de bon sens, en réalité, qui a d'ailleurs beaucoup agacé les internautes qui estiment que les autorités s'invitent un peu trop dans leur vie privée.

Certains redoutent d'ailleurs la publication d'une sorte de Corona Sutra qui montrerait les gestes barrières à respecter sous les draps. Les Corona Sutra, c'est pas mal. Nous terminons avec un record, celui de la paire de baskets la plus chère de l'histoire. 560 000 dollars, c'est le prix auquel a été adjugé hier soir aux enchères. Une paire de sneakers, comme on dit, c'était à New York. Pas n'importe quelle paire, des Air Jordan 1, modèle rouge, blanche et noir, fabriqué en 1985, porté en match et autographié par Michael Jordan lui-même. Alors évidemment, ce record s'inscrit dans la folie qui entoure en ce moment tout ce qui touche de près ou de loin à Michael Jordan.

Le documentaire sur sa vie, qui s'appelle The Last Dance, fait un carton d'audience dans le monde entier sur Netflix. On vous le recommande d'ailleurs pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu. Et surtout, ça confirme désormais que les baskets, les sneakers, sont de véritables œuvres d'art qui ont leur place aux enchères comme des tableaux ou des sculptures. Bien, attention à la mouche. Elle est sur votre épaule. Non, pas attention d'ailleurs. Elle est là, oui. Elle vole. Vous ne lui faites pas de mal. Non, mais moi, je ne vais tuer une mouche. Mais non, pourquoi ? Un insecte. Je ne tue jamais un seul insecte. Et chez moi, dans mes Cévennes, c'est la maison des insectes.

Il y a des insectes partout. Des scorpions, des araignées. Mais c'est bien. Donc la mouche va nous accompagner. Ça prouve que c'est sain, que l'environnement est sain. Que c'est vivant. C'est vivant, oui d'accord. On va en faire venir d'autres d'ailleurs. D'autres mouchines. Aline Gubry est donc là. J'ai récupéré Aline Gubry, qui est consultante en développement durable. Bonjour.

22:23
Invité

Bonjour Jacques.

22:24
Présentateur

Zéro plastique, zéro toxique. C'est ça votre livre, c'est ça ?

22:28
Invité

Oui, exactement. Et le guide de l'alimentation durable également.

22:32
Présentateur

Et le guide de l'alimentation durable. Dites-moi Aline Gubry, il faut rappeler quand même que les masques jetables, que les gants ne sont pas biodégradables.

22:44
Invité

Exactement. Merci Jean-Jacques. En fait, les masques chirurgicaux sont faits de polypropylène. En fait, c'est du plastique. C'est vraiment du plastique. C'est le même plastique qui est utilisé dans les pots de yaourt, par exemple. Alors, on n'aurait pas idée de jeter un pot de yaourt par la fenêtre dans la nature. Pour les masques, c'est exactement pareil.

23:01
Présentateur

Oui. De la matière synthétique, issue de la pétrochimie.

23:07
Invité

Exactement, exactement. Donc, c'est absolument pas biodégradable. S'ils se retrouvent dans la nature, par exemple, ces masques vont être chargés de produits chimiques toxiques pour la faune, pour la flore, pour les sols, etc. Ils ne vont absolument pas disparaître.

23:25
Présentateur

Est-ce qu'on peut les recycler, Aline Gubry ? Est-ce qu'on peut les recycler ?

23:29
Invité

C'est l'autre question. Non, surtout pas. En fait, techniquement, le polypropylène serait recyclable. Techniquement, on sait le recycler. Les pots de yaourt, par exemple, dans certaines communes, peuvent être recyclés. Le problème, c'est que là, pour des raisons sanitaires, évidemment, aucune filière de recyclage ne va les accepter. Donc, il ne faut surtout pas les mettre dans la poubelle de recyclage. Il faut vraiment les mettre dans la poubelle d'ordures ménagères non recyclables, dans un sac poubelle.

23:57
Présentateur

Dans un sac poubelle. Sac fermé, donc, à mettre avec les ordures ménagères. Il faut rappeler que quand on les jette, quand on les jette par terre dans un fossé, que se passe-t-il ? Aline, racontez-nous.

24:09
Invité

Eh bien, ils ne vont pas disparaître. Ils vont tout simplement se déliter en ce qu'on appelle des particules de microplastiques. Donc, ils sont quasiment invisibles à l'œil nu, mais qui sont très dommageables pour l'environnement. La faune, par exemple, va le confondre avec une alimentation. Donc, des poissons vont manger ces microplastiques. Et figurez-vous que ces poissons, après, on va les manger. Donc, en fait, on va retrouver nos propres déchets plastiques dans le poisson qu'on mange potentiellement.

24:37
Présentateur

Bien. Merci, Aline. Jetés par terre, ces masques ou ces gants sont emportés par le vent, par la pluie, puis les fleuves, ils finissent souvent dans les mers et les océans. Merci, Aline Gubry, d'être passée par chez nous, comme ça, avec la liaison Skype. Vous vouliez nous dire quelque chose, Quentin, je sens. Sur les masques, si vous voulez. Sur les masques, tiens. Allez-y. De plus en plus de Français en emportent. Et ça tombe bien parce que leur efficacité est prouvée par une étude. Une étude qui a été menée sur des hamsters par des chercheurs à Hong Kong.

Alors, ces chercheurs ont placé des cages contenant ces hamsters, des hamsters infectés, à côté d'autres cages qui, elles, contenaient des hamsters en bonne santé. En fait, ils voulaient voir si les animaux malades allaient contaminer les autres. Ils ont mis en place un système de soufflerie pour pousser le virus. Et ils ont installé des masques entre les cages pour voir si ça faisait vraiment barrière. Le résultat, c'est que la transmission du virus est réduite de 60% avec le masque, alors que deux hamsters sur trois tombent malades quand il n'y a pas de masque. C'est bien la preuve que c'est efficace, dit ce.

Le chercheur de Hong Kong, à l'origine de cette étude, c'est un expert en coronavirus. Grand défenseur du masque aussi, il faut le dire. Est-ce que ce déconfinement est conduit à un bon rythme ? Faut-il accélérer le déconfinement ? Oui, non, on en parle ce matin, c'est un bon débat. Mickaël, tiens, qui est à Saint-Mandrier-sur-Mer, dans le bar très vite. Mickaël, j'ai une minute avec vous. Bonjour. Oui, bonjour. Alors, vous avez respecté le confinement ? Oui, je l'ai respecté à la lettre. Je l'ai respecté à la lettre et depuis le déconfinement, je ne suis pas encore sorti. Ah bon ? Pas encore ? Non. Non, parce que j'ai une peur bleue d'être contaminé.

Oui, vous avez peur d'être contaminé, vous n'êtes pas sorti. Mais vous pouvez quand même, en prenant les précautions, hein Mickaël ? Pourtant, j'ai trois masques en tissu à la maison,

26:25
Invité

donc peut-être que la mairie de mon village m'a donné, mais je ne sors pas, j'ai peur.

26:34
Présentateur

Vous avez peur ? Une phobie, quoi ? C'est ça, Mickaël ? C'est ce qu'on peut appeler ça, oui, une phobie, oui. Mais Mickaël, il faut sortir. Je vous le dis, je vous le dis. Il faut sortir, vous ne risquez rien avec les précautions. Ben, je ne sais pas, c'est une peur bleue, je n'y arrive pas. Vous n'y arrivez pas ? Est-ce qu'il faut qu'on suit ? Oui. Je vais juste chercher mon courrier en bas dans la boîte aux lettres, ou quand je reçois un colis, et c'est encore pire, je demande à ce que le colis ne soit pas remis dans la main, je demande à ce qu'on le pose par terre, qu'on le pose par terre, qu'on ne sache peut-être prendre moi.

Peut-être qu'il va falloir consulter quelqu'un, un médecin, je ne sais pas, non ? Je ne sais pas, mais... Parce que vous n'allez pas rester éternellement enfermé chez vous ? Oui, c'est sûr, mais je n'arrive pas à sortir. Oui, mais je ne sais pas, moi, une consultation, commencer à dialoguer avec un psy ou un psychiatre, je ne sais pas, Mickaël, moi. Mais je pense qu'il faudrait que vous consultiez, peut-être. Je ne suis pas médecin, je me garderais bien de vous donner le moindre conseil de médecine, mais franchement, Mickaël, vous savez ce qu'on va faire, Mickaël ? Je vais vous reprendre après le journal, d'accord ? D'accord. Allez, on va dialoguer un peu.

Saint-Mandrier-sur-Mer, c'est dans le Var. Mickaël qui ne sort pas. Vous voyez les conséquences ? On ne les mesure pas suffisamment. 32-16, la touche 5, c'est la machine à caper, évidemment. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. À suivre, dans Bourdain Direct, retour au collège en zone verte pour les 6e et 5e,

28:18
Invité

avec port du masque obligatoire, comment les établissements se sont organisés. Philippe Vincent, le secrétaire général du syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale, avec nous après le journal de 6h30 sur RMC.

28:32
Présentateur

Il est 7h, qu'est-ce que je dis ? 6h32, c'est Anne-Sophie Belbier qui est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Maternelle, primaire et maintenant collège. Retour en classe aujourd'hui pour 150 000 élèves de 6e et 5e. Seules les zones vertes sont concernées. Le port du masque est obligatoire. 483 morts de plus en 24 heures. Dernier bilan, 25 foyers de contamination identifiés en une semaine. Un cluster a été découvert dans l'Oise, dans un foyer de travailleurs étrangers. Et puis des stades vides, mais des records d'audience, reprises du championnat de football allemand ce week-end. RMC 6h32.

Impression étrange après deux mois de confinement. 150 000 jeunes de 6e et 5e vont à nouveau entendre leur réveil sonner. Les collèges rouvrent aujourd'hui dans les zones vertes. Les régions les moins touchées par l'épidémie. Retour très encadré, mesures sanitaires strictes, peu importe. Certains élèves sont impatients de retrouver leur classe. Illustration à Nice, au collège Port-Limpia. Romain Cluzel, Caroline Philippe. Après 65 jours sans aller au collège, le temps commençait à être long pour Arthur.

29:45
Invité

Ce matin, il retrouve sa classe de 5e. On portera des masques, on restera à 1 mètre. Mais j'ai vraiment très hâte, comme ça je pourrais voir mes copains. Mais aussi ses professeurs pour poser plus facilement des questions. C'était un peu compliqué parfois de travailler tout seul. Par exemple, il y avait une leçon de maths, j'avais pas trop compris le fonctionnement des leçons. Si tu les comprends pas, il n'y a pas un professeur qui peut te les expliquer. Son père, Jean-François, lui aussi est heureux de passer le relais. On a mis un point d'honneur à rendre en temps et en heure les devoirs qu'il devait rendre. Mais par rapport au programme total, il y a plus que des devoirs à rendre.

Il y a quand même des leçons et d'enseignements, quelque chose de complet. Ces quelques semaines sont précieuses pour remettre les élèves à niveau en vue de la rentrée de septembre,

30:23
Présentateur

selon Marc Dimec, le principal du collège Port-Limpia. Il ne va pas y avoir d'évaluation des élèves et de notation à l'heure actuelle, c'est pas possible. Donc je pense que l'intérêt, c'est d'être bienveillant, de les remettre au travail. On va jauger que les enseignants vont faire ça pour essayer de relancer la rentrée. Et pendant les vacances cet été, ils ont aussi prévu d'organiser un soutien scolaire pour les élèves les plus en difficulté. La réouverture des collèges des quatre régions en zone rouge et de Mayotte doit être tranchée à la fin du mois. Dans la banlieue d'Angoulême, des écoles des communes de Soyeaux et La Couronne ont dû fermer.

Deux membres du personnel enseignant ou encadrant ont été testés positifs au Covid. Le virus continue donc de circuler. D'ailleurs, ce week-end, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé que 25 foyers de contamination avaient été identifiés en France, notamment dans deux abattoirs, l'un près d'Orléans, l'autre près de Saint-Brieuc. Dans l'Oise, à Compiègne, c'est un foyer de travailleurs étrangers qui est touché. Nicolas Ropère. C'est début mai qu'un premier membre du foyer ait détecté malade du coronavirus. Quelques jours plus tard, un deuxième cas est signalé. Éric Niquez, le directeur de l'établissement, décide alors d'agir. J'ai tout de suite, bien sûr, confiné l'étage.

Et on a donc pris l'initiative de demander à l'ARS de tester l'ensemble du foyer, c'est-à-dire un peu plus de 200 personnes. Résultat, 12 personnes au total sont testées positives. Un moindre mal reconnaît le directeur du foyer.

31:47
Invité

Tout s'est fait quand même de façon assez rapide, parce qu'on l'avait anticipé. Et moi, ce que je voulais absolument éviter, c'est d'avoir 200 personnes contaminées.

31:54
Présentateur

On est par contre probablement passées à deux doigts d'une catastrophe qu'on aurait eue si on n'avait pas testé l'ensemble du foyer.

32:01
Invité

Les 12 malades ont été placés à l'isolement. Les résidents vont, eux, être confinés à leur étage.

32:07
Présentateur

483 morts de plus en 24 heures en France. Bilan quotidien le plus élevé depuis fin avril. Une hausse essentiellement due aux décès dans les EHPAD et dans les établissements médico-sociaux. Les hospitalisations et les admissions en réanimation continuent de baisser. RMC 6h35, un témoignage à présent. Celui d'un père endeuillé. Son fils de 9 ans est mort à Marseille le 8 mai dernier. Victime d'une forme proche de la maladie de Kawasaki. Décrite chez de jeunes patients ayant été en contact avec le Covid. 144 cas ont été répertoriés selon la Direction Générale de la Santé. Important donc d'alerter les autorités comme les parents. Raison pour laquelle ce papa a décidé de parler sur BFM TV.

Je ne souhaite à aucun parent de dire une tragédie pareille. C'est parti d'une fièvre, une interne. Elle est arrivée, elle a commencé à l'examiner. Elle a déshabillé, elle a regardé toutes ses plaques rouges, ses boutons rouges. Elle n'était pas très rassurée. On est rentré à la maison. Le petit, il a commencé à avoir la tête qui va en arrière. Il y a des yeux qui tournent. Les pompiers, ils étaient directement sur place. Ils ont fait très vite. Ils l'ont pris en charge. On l'a mis sur le brancard. Ils ont vu qu'il ne respirait plus. On ne trouvait plus son poux. Le cœur, il avait arrêté de battre. Il a été admis en service de réanimation à l'hôpital de la Tchimone.

Le diagnostic était que mon fils était tombé dans une mort cérébrale. Il n'y a plus rien à faire. J'ai demandé, est-ce que vous avez trouvé à quoi ça a été dû ? Le médecin m'a dit qu'il savourait que les symptômes ressemblent aux symptômes du Kawasaki.

33:33
Invité

Mon fils n'avait pas d'antécédent médical. Il était en parfaite santé.

33:37
Présentateur

Il faut travailler à une augmentation des salaires des personnels hospitaliers au-delà des primes. Promesse d'Olivier Véran. Le ministre de la Santé en lancera la première étape de son plan lundi prochain. Avec une grande réunion avec les partenaires sociaux, des collectifs de soignants. Paul Barcelone.

33:53
Invité

C'est ce qu'attendent les soignants. Le gouvernement promet de meilleurs salaires à l'hôpital, notamment pour les infirmiers et infirmières. Pour mettre fin à une injustice, en dehors des primes, il gagne 300 euros de moins en moyenne par mois par rapport aux autres pays européens. Deuxième objectif, rendre l'hôpital public plus attractif. Et pour cela, l'exécutif entend changer de philosophie. Il planche sur la fin des 35 heures à l'hôpital. En clair, pour les soignants qui le veulent, retour du travailler plus pour gagner plus, comme c'est déjà le cas dans le privé. Alors que dans le public, le plafond est fixé à 15 heures supplémentaires maximum par mois.

Des heures supplémentaires trop rarement payées par manque de moyens. Désormais, plus question de traîner. Le gouvernement veut aller vite, très vite. Présentation de ce plan avant l'été pour l'intégrer au prochain budget de la Sécurité sociale voté à l'automne.

34:42
Présentateur

Après dix semaines d'interruptions, le football rebondit, reprise du championnat allemand ce week-end. Loin de l'effervescence habituelle, les matchs se sont joués comme prévu à huis clos, Timothée Mémont. La Bundesliga a d'abord réussi un coup de pub sans précédent, reprenant son championnat alors que le reste du monde est à l'arrêt. Sky, diffuseur de la première division allemande, a enregistré samedi un record historique d'audience avec 3,7 millions de téléspectateurs pour son multiplexe, le double d'une après-midi de football normal. Malgré une longue période d'inactivité, les joueurs, eux, ont semblé plutôt en jambes avec une moyenne de 2,75 buts par match.

Le spectacle a plutôt été au rendez-vous. Les supporters, eux, ont joué le jeu. En restant chez eux, aucune manifestation à proximité des stades n'a été enregistrée. Bref, ce week-end ressemble à un succès. Pour autant, les jours à venir seront déterminants. Les tests effectués tous les deux jours sur les joueurs vont révéler si le virus s'est propagé entre joueurs au fil de cette journée et si le modèle et les protocoles sont efficaces et pérennes, grand perdant de la journée. L'ambiance habituellement s'y fervente dans les stades allemands réduite à néant. Les courses, Mathieu, c'est à Chantilly.

Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 5, Karlstadt, outsider numéro 10, Mortree. Le 5 et le 10. Je suis content de retrouver Mickaël. Mickaël ? Oui ? Saint-Mondrier-sur-Mer, donc dans le Var. Que faites-vous dans la vie comme métier, Mickaël ? Je suis dans les espaces verts et j'attends, parce que je travaille aussi dans un centre pour travailleurs handicapés et on fait les espaces verts, pardon. Oui. Et en fait, le 2 juin, normalement, je devrais reprendre. Bon, vous reprendrez le 2 juin ? Écoutez, j'appréhende. Vous appréhendez, hein. Vous n'êtes pas sorti de chez vous depuis le 16 mars ? Ou très peu ? Très peu.

Mais là, depuis le déconfinement, je ne suis pas sorti. Vous n'êtes pas sorti depuis le déconfinement, vous n'êtes pas le seul. Quentin Vinet. Oui, on a une étude YouGov ce matin qui nous indique que depuis le 11 mai, un Français sur trois reste confiné, reste à la maison, surtout chez les jeunes d'ailleurs. Et beaucoup attendront le mois de juin pour refaire la fête. Comment faites-vous pour les courses, Mickaël ? J'ai des amis autour de moi et je leur donne l'argent. Ils ont ma carte bleue parce que j'ai quand même retiré un peu d'argent sur moi. Et c'est eux qui vont faire les courses à ma place tellement j'ai peur d'aller quelque part. Mickaël, je vais être un peu indiscret.

Vous vivez seul ? Oui. Vous vivez seul. Que faites-vous de vos journées ?

37:14
Invité

Je regarde la télé ou je... ça dépend.

37:20
Présentateur

Ou je me mets sur le balcon, mais parce que j'ai un balcon quand même chez moi. Oui, ça c'est bien.

37:25
Invité

Mais je ne sors pas.

37:27
Présentateur

Vous ne sortez absolument pas ? Non. Et vous avez peur de sortir ? Oui. Mais vous voyez du monde dans la rue ? Oui, je vois du monde, mais pour moi... Mais avec un masque, même avec un masque, Mickaël ? Même avec un masque, j'ai peur de sortir. Vous avez peur d'attraper ce virus ? Oui. Vous avez peur que ce virus soit dans l'air ? C'est ça. Vous avez peur du contact avec les autres ? C'est ça. Qu'est-ce qu'ils pourraient faire ? Oui, allez-y, allez-y, pardon. Quand il y avait le confinement et que je sortais, en fait, quand je croisais une personne, même si c'était rare, je changeais de trottoir. Oui. Ça, beaucoup d'entre nous l'ont fait. Mickaël. Qu'est-ce qui vous ferait ressortir ?

Qui vous pousseraient à ressortir ? À part le boulot ?

38:20
Invité

Ben, je sais... Franchement, je ne sais pas.

38:25
Présentateur

Quand vous voyez la vie qui reprend autour de vous, vous n'avez pas envie de ressortir en vous disant « Bon, finalement, j'ai eu un peu peur, j'ai pris mes précautions, c'est bien, mais maintenant, il faut que je vive. »

38:38
Invité

Ben, j'aurai quand même une appréhension.

38:42
Présentateur

Une appréhension, oui. Bon, Mickaël, on vous rappellera. D'accord. D'accord ? Il n'y a pas de souci. Et merci. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ? Ben, je regarde la télé et je tenais à vous dire que vous êtes quelqu'un de bien

38:59
Invité

et franchement, vous avez raison dans certains interviews que vous faites à ne pas avoir votre langue dans votre poche.

39:09
Présentateur

Bon, ben, merci beaucoup, Mickaël. Merci, dans tous les cas. Merci beaucoup. Allez, nous allons parler des collèges, puisque vous savez qu'aujourd'hui, dans les classes de 6e et 5e en zone verte, ben, retour au collège. Et je serai dans un instant avec, masque obligatoire pour les enseignants et les élèves, et je serai dans un instant avec le secrétaire général du syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale, qui représente les principaux et les proviseurs. A tout de suite. 6h43, vous êtes sur RMC. Et sur RMC Découverte, bien sûr. RMC.

39:43
Invité

RMC, 6h-9h. Vos dans direct.

39:46
Présentateur

Les collèges rouvrent, enfin, pas toutes les classes, 6e, 5e, en zone verte. Philippe Vincent, bonjour. Allô ? Philippe Vincent, vous êtes là ? Je ne vous entends pas. Philippe Vincent, vous êtes là ou pas ? Bon, c'est la matinée des problèmes. Vous êtes là ou pas ? Oui, oui, je suis là. Ah ben, dites-moi. Vous êtes secrétaire général du syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale, les principaux et proviseurs. Donc, 6e, 5e, dans les zones vertes. Pas pour tous les élèves, on est bien d'accord. Pas pour tous les élèves. Et masque obligatoire pour les enseignants et les élèves. Oui, c'est ça.

C'est le contexte auquel nos collègues principaux et principaux adjoints vont devoir faire face aujourd'hui, dans à peu près trois quarts du territoire métropolitain. Bien. Il y a d'autres consignes, évidemment. Respect des distances, des distances. On se lave les mains. Enfin bon, ce sont des collégiens en même temps. 6e, 5e. Ils commencent à être responsables. Oui, et puis je pense que le contexte a joué. Ce sont des jeunes qui ont quand même passé huit semaines confinés dans leur famille. J'imagine que l'actualité leur a un peu parlé quand même. Et qu'ils s'attendent, parce qu'on leur a beaucoup dit, et qu'ils s'attendent à être pris en charge avec un minimum ou un maximum.

Ça dépendra des conditions de prise en charge sanitaire. Philippe Vincent, comment s'est-on organisé dans les collèges ? Moi, je dirais qu'on a eu l'avantage d'avoir une grosse semaine de préparation. Il a fallu régler, et c'était souvent l'essentiel du travail des collègues, la capacité à savoir si on aurait les personnels de tout type, enseignants, mais aussi agents, personnels administratifs, de santé, sociaux, disponibles pour accueillir ne serait-ce qu'une partie de notre population élève. Et puis, il y avait, je dirais, tous les aspects pratico-pratiques, avec la préparation des bâtiments, des salles, des locaux, et puis des détails très prosaïques.

Est-ce qu'on aurait assez de gel, assez de masques, assez de stickers, assez de rubalises ? Enfin, voilà, tout un panel d'éléments techniques qu'il a fallu recueillir en une semaine. Comment ça fonctionne ? Vous avez du gel hydroalcoolique à l'entrée du collège ou à l'entrée des classes ? Je dirais qu'on a multiplié, oui, quand on a eu les livraisons en temps et en heure. Oui, du gel à l'entrée, et puis du gel, en général, du gel dans chaque classe ou dans chaque local utilisé, de manière à ce que les élèves n'aient pas à le chercher, ni les personnels. Philippe Vincent, problème, ce sont les élèves-mères.

Enfin, les élèves, ce n'est pas un problème, mais beaucoup, j'imagine que beaucoup voulaient revenir. Et vous ne pouvez pas tous les prendre. Il y a un mélange des deux, en fait. Oui, d'une manière générale, on sent bien lorsqu'on leur pose des questions qu'ils ont plutôt envie de venir. Parce que, bon, en gros, pour un collégien, le collège, c'est mieux au collège, pour faire simple. Et donc, parce qu'il y connaît ses relations, ses copains, ses enseignants. Donc, je pense qu'il y avait une envie de revenir. Et puis, il y avait aussi l'inquiétude pour nous, finalement, de ne pas retrouver au rendez-vous une population qu'on aurait bien voulu avoir. C'est celle des décrocheurs.

Et dans certains endroits, c'est quand même des pourcentages relativement importants. Et on se demande si ceux-là seront bien au rendez-vous. Ils seront bien au rendez-vous. Je crois savoir qu'en Ile-de-France, par exemple, les autorités régionales appellent les familles des décrocheurs qui sont souvent identifiées pour les pousser à retrouver, évidemment, le chemin du collège, de l'école ou bientôt du lycée. À propos des lycées, d'ailleurs, vous n'avez aucune nouvelle. Et des classes de quatrième et troisième ? À tous ces niveaux-là, que ce soit les grands de collège ou les lycéens, qu'ils soient professionnels, généraux ou technologiques, sont toujours en attente.

Le ministre annonçait une décision fin mai. Nous sommes tous sur le pied de guerre pour savoir quelle sera la décision. Bien. Et en ce qui concerne, j'ai vu quand même que certains syndicats d'enseignants, pas tous, mais certains syndicats, avaient déposé des préavis de grève jusqu'à la fin de l'année scolaire. Comme ça, c'est quand même plus tranquille. La CGT, Sud Éducation, SNALC et Solidaires. Vous avez beaucoup de... Oui, ça vous fait sourire, Philippe Vincent. Oui, ça vous fait sourire. Oui, parce que c'est quelque chose, finalement, d'assez courant dans le paysage. Oui, vous avez l'habitude. Non, mais c'est sûr que vous avez l'habitude.

Mais est-ce que ça a posé des problèmes pour l'organisation, ces préavis de grève ? Non, pas à ce stade. Ce qui pose plutôt des problèmes aujourd'hui, c'est les personnels qui sont encore fragiles, qui ont des contre-indications ou qui sont en charge de personnels fragiles, ou qui sont dans un état, je pense à votre interlocuteur précédent, de stress par rapport à une reprise. Voilà, donc c'était le besoin de savoir si, finalement, on aurait des personnels au rendez-vous pour accueillir, ne serait-ce qu'une partie de notre population scolaire. Bien, ben, merci beaucoup, Philippe Vincent. Merci, bravo, et bon retour. Bon retour au collège et bientôt au lycée.

Il est 6h51 et je salue le travail fait formidable, je le dis, fait par les principaux de collège et par les proviseurs de lycée. Des travails formidables dont on ne parle pas suffisamment, parce que vous vous rendez compte qu'ils ont en charge toute l'organisation d'établissements qui reçoivent souvent des centaines et même parfois des milliers d'élèves. Et puis, il n'y a pas que les élèves, il y a les enseignants, tout le personnel dans un collège ou dans un lycée. Il est 6h51, nous allons retrouver Frédéric Simotel. Oui, qui va nous dire exactement ce qui se passe quand on tousse. Comment les particules circulent-elles d'un humain à l'autre ? Les images 3D nous permettent de le découvrir.

C'est déjà demain, dans un instant, sur RMC. RMC, au vin direct. Le témoignage de Mickaël, tout à l'heure, juste avant et juste après le journal de 6h30, vous a ému et vous a même incité à témoigner vous aussi.

45:51
Invité

Samy nous écrit, nous sommes une famille de 5 adultes. Personne ne sort. On a dû sortir 3 fois seulement depuis le début du confinement pour acheter du pain. Ce matin, je suis sorti acheter de la viande. J'ai vraiment très peur. David nous dit, il ne faut pas vivre avec cette peur parce qu'elle paralyse. Il faut vivre avec la crainte, car la crainte nous permet la prudence et le respect des gestes barrières.

46:12
Présentateur

Si l'on n'a pas de crainte, on se sent invincible. Et c'est à ce moment-là que l'on risque quelque chose, mais ne surtout pas être paralysé par la peur.

46:20
Invité

Ghislain nous écrit aussi, c'est la première fois que je fais une démarche et que j'appelle ou que je contacte la radio. Je tenais à remercier M. Bourdin de prendre en charge ce jeune homme, Mickaël, à deux reprises. Je suis moi-même dans une période délicate. Je ne désarme pas.

46:33
Présentateur

Et puis, j'ai aussi Pascal qui a peur de sortir de chez lui, surtout depuis qu'il a appris qu'il allait devoir reprendre le boulot à la fin du mois. R.M. C'est déjà demain avec Frédéric Simotel. Bonjour Frédéric. Bonjour Jean-Jacques. Alors Frédéric, grâce au visualier... Oh là là, je vais y arriver. Je vais trop vite. Visualisation informatique en 3D, on peut se rendre compte de la circulation des particules du virus dans l'air dès qu'une personne tousse. On parle. On parle. Rien que très utile pour comprendre l'utilité d'un masque, Frédéric. Oui, et puis même pour réaménager un peu le loco. Donc là, c'est des chercheurs finlandais qui ont fait ce test.

Alors si vous nous regardez là en télévision, vous allez voir ces images assez impressionnantes. Donc on a une personne qui est dans un rayon, un supermarché, c'est modélisé en 3D. Et lorsqu'il tousse, lorsqu'il éternue, on voit toutes les particules. Alors comment elles se répandent ? Est-ce qu'elles vont au-dessus d'un rayon ? Et combien de temps elles restent en suspension aussi. Dans l'air. Donc tout ça, c'est assez intéressant pour aménager les rayons d'un supermarché. Est-ce qu'il faut élargir les allées ? Est-ce qu'il faut mettre davantage de filtres dans le système d'aération ? Est-ce qu'il faut mettre des plexiglas aussi au-dessus des rayons ?

Donc tout ça, ça va permettre de comprendre un peu mieux tout ça. Oui, et d'autres travaillent, toujours grâce à ces simulations, sur les systèmes de circulation d'air dans les avions. Oui, on sait que les avions vont reprendre en France a priori mi-juin et puis vers l'Europe à partir de la moitié de l'été. Et là, c'est assez impressionnant parce qu'une personne tousse, alors c'est sans masque, qu'une personne tousse à son siège et qu'elle envoie des particules à côté, on peut le comprendre. Mais figurez-vous que ça peut aller jusqu'à 7 rangées devant vous. Une personne sur trois peut être infectée par vos particules quand vous toussez dans l'avion.

Donc ils imaginent, alors évidemment, les avionneurs sont en train de travailler à une circulation d'air, peut-être qu'ils viendraient par en dessous plutôt que par au-dessus. Des nouveaux filtres aussi pour le système d'aération. Et puis, bien entendu, le port du masque sera obligatoire. Si vous regardez cette vidéo, vous comprenez pourquoi. Simulation informatique encore, pour voir l'effet du port du masque. Oui, alors l'erreur, toujours pareil, si vous voyez en images, c'est assez impressionnant. On voit vraiment ces deux images, l'une à côté de l'autre. Et on voit la personne qui parle avec son masque ou qui tousse, enfin voilà, qui expulse de l'air.

Et puis une personne qui est sans masque. Et là, on voit exactement tout ce qui se passe. En plus, on voit aussi, par cet effet d'image informatique, les effets de la chaleur du corps aussi. Parce que le Covid peut se transporter par des petites gouttelettes de transpiration. Et bien là, on voit parfaitement pourquoi ces gestes barrières, pourquoi on doit garder cette distance de plus d'un mètre, et pourquoi on doit avoir un masque. C'est impressionnant. Oui, c'est impressionnant. Et là, on comprend tout à fait. On se dit, ah ben tiens, même en déconfinement, j'ai intérêt à garder ma distance de sécurité. Merci Frédéric. Il est 6h58, Olivier, là. Bonjour Olivier. Oui, bonjour Jean-Jacques.

Dans un département qui m'est cher, le Gard. Et dans une ville, la plus belle ville du Gard, il faut le dire. La plus belle ville de la région. De la région, je suis obligé de le dire. C'est Usès. C'est absolument magnifique. Vous êtes menuisier, Olivier, à Usès. Oui, je m'apprête à partir pour un parti pour deux jours.

49:46
Invité

Et puis voilà, le téléphone a sonné. Je suis avec vous ce matin.

49:51
Présentateur

Dites-moi, vous regardez la télé ou vous écoutez la radio ?

49:54
Invité

Le matin, avant de partir, j'ai la télé. Après, je mets la radio. Et voilà. Je bosse.

49:58
Présentateur

Vous savez que vous êtes nombreux à faire comme ça. On commence avec la télé, puis ensuite la radio. Olivier. Exactement. Vous avez bien fait d'attendre. Enfin, le téléphone a bien fait de sonner parce que vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec, Olivier.

50:12
Invité

Merci beaucoup.

50:13
Présentateur

Merci à toute l'équipe. J'en suis très amoureux. Merci. Merci d'être avec nous dans tous les cas le matin. C'est un vrai plaisir. Salut Olivier. Bonne journée. Bonne journée à vous. Au revoir. Merci. Au revoir. Il est 6h59.

50:25
Auditeur

Lundi 18 mai.

50:26
Présentateur

L'info sur AMC. Il est 7h juste, Céline Calman. Et là, pour les dernières informations, Céline, bonjour.

50:32
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. De nouveaux foyers de contamination dans les abattoirs. Une centaine de cas dans les Côtes d'Armor et dans le Loiret.

50:39
Présentateur

Les conditions de travail sont pointées du doigt. 150 000 élèves de 6e et 5e ont mis un réveil ce matin. Retour au collège dans les zones vertes où le virus circule peu. Une reprise progressive sur la base du volontariat avec masque obligatoire. Et puis en Italie, phase 2 du déconfinement activé. Réouverture des commerces aujourd'hui, mais aussi des cafés et restaurants. Il est 7h sur RMC. Bienvenue à tous. Une semaine après le déconfinement en France, de nouveaux foyers de contamination ont donc été détectés un peu partout sur le territoire. Au moins 25 selon le ministre de la Santé Olivier Véran. Dont 2 dans des abattoirs, l'institut dans les Côtes d'Armor.

Jors 6 cas avaient été signalés vendredi dernier. Les tests ont fait apparaître 63 nouveaux cas dans le Loiret. Ce sont 34 personnes qui ont contracté le virus. L'abattoir Tradival où les tests vont se poursuivre aujourd'hui. Reportage de Camille Schmitt à Fleury-les-Aubrais.

51:33
Invité

Devant l'abattoir, Aminata est nerveuse. Elle attend son tour pour se faire dépister du coronavirus. Cette salariée craint d'être contaminée. On a le gel hydroalcoolique, on a les masques, mais c'est impossible de respecter un mètre de distance parce que vu comment on travaille.

51:49
Présentateur

34 cas ont été confirmés dans cet établissement. Plus de 360 salariés doivent encore être dépistés d'ici demain. Pour Laurent Habert, directeur général de l'agence régionale de santé du centre Val-de-Loire, le but est de casser la chaîne de transmission du virus. A chaque fois qu'il y a un cas confirmé, il y a également une recherche de cas contact qui se fait dans la sphère amicale familiale de façon à chercher les ramifications à partir de ce noyau initial professionnel. A 400 kilomètres de là, dans l'abattoir de Kermenay en Bretagne, ce sont désormais 69 salariés qui sont contaminés. Un chiffre qui inquiète Alain Cadet, président du conseil départemental des Côtes d'Armor.

Les salariés habitent 20 ou 25 communes autour et peuvent évidemment disséminer en quelque sorte le virus. Ça va tellement vite. Il craint que son département ne passe en rouge alors que les Côtes d'Armor ont jusqu'ici été très peu touchées par l'épidémie. Et à Fleury-les-Aubrets, la maire de la ville a décidé de refermer toutes les écoles par précaution et de ne pas rouvrir les collèges. Car oui, c'est la rentrée aujourd'hui pour 150 000 élèves de 6e et 5e sur la base du volontariat et dans les zones où le Covid-19 circule peu, c'est-à-dire dans les zones vertes. Éric Villard est enseignant dans un collège niçois. Il est très heureux de revoir ses élèves en chair et en os.

J'ai hâte de retrouver mes élèves. Le contact aux élèves en direct, c'est un manque ça, c'est indéniable. Les premiers cours qui vont avoir lieu avec les élèves, ça va vraiment être de les rassurer, de reprendre le rythme. On n'est plus à la maison sur son lit, on est en classe. Ça paraît bête, mais c'est important. Faire peut-être un bilan sur ce qui a été vu. Et puis appuyer, revenir sur les notions qui sont peu comprises ou mal comprises. Et puis si tout va bien, il faut avancer et puis essayer de terminer ce fameux programme pour préparer au mieux les classes supérieures.

53:33
Invité

Et les 150 000 élèves qui vont reprendre le chemin de l'école devront porter un masque et respecter les mesures sanitaires mises en place.

53:40
Présentateur

Un retour timide et progressif, Nicolas Trenot. Des collèges seront quasiment vides ce matin et d'autres moins. Par exemple, seulement 30% des élèves de 6e, 5e vont retrouver leur classe dans certains collèges en difficulté de REP+, d'après un syndicat enseignant, contre 80% dans d'autres établissements situés plutôt à la campagne. Ensuite, si les mesures sanitaires strictes sont bien respectées dans ces collèges de zone verte, les élèves de 4e et de 3e pourront revenir à leur tour, car à ce jour, personne ne sait quand ils reprendront l'école. Le ministère de l'Éducation nationale décidera à la fin du mois, mais des élus aimeraient être fixés plus rapidement à Lyon.

La rentrée des plus grands sera difficile avant le 2 ou le 9 juin, prévient d'ores et déjà le président de la métropole, David Kimmelfeld. La réouverture des collèges dans les zones rouges doit aussi être étudiée fin mai. 3200 collèges pour le moment restent fermés. Fermés également des écoles des communes de Soyo et La Couronne. C'est dans la banlieue d'Angoulême. Deux membres du personnel enseignant ou encadrant ont été testés positifs au Covid-19. Réouverture aujourd'hui des agences Pôle emploi. Après plus de deux mois de fermeture, on y reviendra dans le journal de 7h30 sur RMC. RMC 7h04, plus de 19 000 personnes restent hospitalisées, malades du Covid-19 en France.

Environ 2000 patients sont en réanimation. Les personnels soignants restent évidemment fortement mobilisés. Ils vont scruter les annonces d'ici l'été du gouvernement. Un plan santé est en préparation à la clé des augmentations de salaires. Pour cela, le ministre de la Santé envisage notamment de déplafonner les heures supplémentaires. Aujourd'hui limitées à 15 heures par mois. Une piste accueillie plutôt froidement par les intéressés.

55:14
Invité

Reportage à Marseille de Lionel Dian.

55:16
Présentateur

Aujourd'hui, les infirmières ne peuvent pas faire plus de 15 heures supplémentaires par mois. Et surtout, ces heures sont rarement payées. Déplore Pascal Jourdan, infirmière déléguée CGT à Marseille.

55:25
Invité

Les heures supplémentaires, on ne peut pas les récupérer parce qu'on n'est pas assez nombreuses. Et on ne peut pas nous les payer parce que le budget de l'hôpital ne le permet pas. Alors certaines trouvent la possibilité d'aller travailler dans le privé. En plus que leur poste à l'hôpital, malheureusement. Ce n'est pas permis, c'est illégal. Tout le monde le sait, mais c'est une pratique très courante.

55:48
Présentateur

L'idée du gouvernement de déplafonner les heures supplémentaires à l'hôpital pour augmenter les rémunérations, ça ne séduit pas Mireille Stivala de la fédération CGT Santé.

55:56
Invité

Nous sommes très dubitatifs sur le contenu. Il est hors de question pour ces salariés de travailler plus dans les conditions actuelles. Ce que demande la CGT, c'est des négociations sur la question salariale, mais aussi un plan d'urgence justement de création de postes qui permettrait d'améliorer les conditions de travail des salariés, mais aussi la prise en charge des patients.

56:16
Présentateur

Des syndicats hospitaliers qui prévoient désormais de se remobiliser chaque semaine pour peser sur le gouvernement. Et c'est l'une des conséquences de la pandémie. De nombreux patients atteints de cancer ont repoussé leur rendez-vous à l'hôpital. Les médecins alertent sur le risque gravissime de repousser son traitement.

56:33
Invité

Reportage dans le service d'oncologie de l'hôpital privé de Seine-Saint-Denis au Blanc-Ménil. Marie Meunier, Benoît Ballet.

56:39
Présentateur

Assise sur une chaise inclinée dans une blouse colorée qui laisse dépasser son bras gauche perfusé, et Katia, 49 ans, entame une séance de chimiothérapie qui va durer 3 heures. Pour se rendre à l'hôpital, elle a dû combattre sa peur du virus.

56:51
Invité

J'avais peur, mais je me suis dit, allez, on y va et on verra. Il faut que je guérisse et tout, je ne veux pas rester comme ça.

57:00
Présentateur

Mais bon, ça a été jusqu'à même. Pour certains, en revanche, l'appréhension est encore trop forte. Gaëlle Seknazi est la directrice des soins infirmiers.

57:07
Invité

On a eu d'autres patients sur des cancers de la vessie qu'on a essayé de relancer plusieurs fois et qui, effectivement, ne veulent pas venir de peur d'attraper le Covid.

57:18
Présentateur

Le docteur Valentine Sultan, oncologue médical, assure que les précautions sont prises pour réduire le risque de contamination à l'hôpital. Elle insiste surtout sur la nécessité d'écouter son médecin. Le cancer n'attend pas. Le cancer n'attend pas le coronavirus. Il y a certaines maladies cancéreuses très agressives où on ne peut pas se permettre d'attendre.

57:35
Invité

Dans certains cas, la chimiothérapie peut même être réalisée par traitement médicamenteux

57:39
Présentateur

permettant aux patients de rester chez lui et de réduire les interactions sociales.

57:44
Invité

La vie des Italiens au ralenti depuis plusieurs semaines va reprendre aujourd'hui. R'ouverture des commerces, mais aussi des bars et des restaurants. Nous prenons un risque, a dit le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

57:55
Présentateur

Un risque calculé. Mais certains Italiens estiment que ça va trop vite, comme cette Milanaise.

58:01
Invité

Moi, je ne suis pas encore assez rassurée pour aller au restaurant. Et puis, ça ne me plaît pas. Je ne vois pas l'intérêt d'y aller si c'est pour être aussi éloignés les uns des autres. C'est triste. J'y retournerai quand ce sera plus normal. De toute façon, beaucoup de professionnels ne sont pas prêts pour ouvrir

58:21
Présentateur

pour des raisons de sécurité sanitaire. Et la basilique Saint-Pierre de Rome rouvre aussi ses portes aujourd'hui, tout comme la place Saint-Pierre qui donne accès à ce lieu culte. Dans une semaine, ce sont les cinémas, théâtres et piscines qui devraient rouvrir dans le pays. En parlant théâtre, la nuit des Molières, qui décerne les prix les plus prestigieux du théâtre français, aura bien lieu. Ce sera le 23 juin prochain. Et ce sera sans public au Théâtre du Châtelet, diffusé à la télévision. Premier week-end déconfiné pour les Français. Certains chanceux ont pu mettre les pieds dans l'eau.

Après la réouverture des plages par endroits, d'autres se sont baladés en forêt à Fontainebleau, par exemple, à moins de 100 kilomètres de Paris, Romain Poiseau. Le chant des oiseaux est presque masqué par le bruit des voitures qui prennent d'assaut les parkings. Et quand on s'enfonce dans la forêt, derrière chaque arbre, chaque rocher, un pique-niqueur, un grimpeur qui profite du grand air.

59:11
Invité

Oui, il y a du monde, mais par rapport à l'environnement qu'on avait dans Paris, où on est les uns sur les autres dans la rue,

59:17
Présentateur

il faut le dire, on ne peut même pas marcher sur les trottoirs, là, ça va. Mathieu est venu avec neuf amis pour la journée. Je jouis de la liberté. C'est comme ça, départ en vacances. Vacances, oui, mais sous surveillance des gardes forestiers. Bonjour, il y a un masque qui traîne par terre. Oui, c'est le mien. Oui, mais vous le prenez et surtout vous le ramassez. Ce n'est pas un camping. Avec cette liberté retrouvée, les incivilités en forêt se multiplient. Tanguy Niveau est technicien de l'ONF. On a pu le voir tout à l'heure, des masques qui traînent par terre, aux entrées de parking, etc.

59:45
Invité

Donc, il faut respecter la nature, il ne faut pas faire n'importe quoi, pas arracher les plantes, rester dans les chemins. Hier, on se serait cru sur une plage dans le sud, quasiment les serviettes, limite les maillots de bain, il ne manquait plus que la mer.

59:56
Présentateur

La côte d'Azur en forêt de Fontainebleau, mais comme le rappelle Mickaël, un grimpeur. Le vent qui passe dans les arbres,

1:00:01
Invité

la sensation d'être connecté avec les éléments,

1:00:03
Présentateur

tout simplement, en fait. Rien ne vaut le contact avec la nature, après deux mois de confinement. Dans l'actualité également, à Besançon, un adolescent de 17 ans, tué par balle hier soir, alors qu'il se trouvait devant l'entrée d'un immeuble situé à Planoise, quartier sensible de la ville. Le tireur a pris la fuite. L'homme qui était dans la voiture avec lui a été interpellé. Il est 7h10, merci beaucoup Céline. On vous retrouve tout à l'heure à 8h. Je vais prendre Fatima. Fatima qui est dans l'Oté-Garonne. Bonjour Fatima.

1:00:28
Auditeur

Bonjour Jean-Jacques. Je suis vraiment enchantée de vous avoir, vous et votre équipe.

1:00:31
Présentateur

Moi aussi, moi aussi Fatima. Alors, le déconfinement. D'abord, un mot. Est-ce que ça va trop vite ? Est-ce que c'est au bon rythme ? Comment le vivez-vous ?

1:00:40
Invité

Écoutez, moi ça va parce que j'habite la campagne. Donc, je peux m'extérioriser comme je veux. J'ai un grand jardin.

1:00:46
Auditeur

Mais je trouve que ça va beaucoup trop vite.

1:00:48
Présentateur

Beaucoup trop vite, ça va trop vite. Il y a beaucoup, beaucoup d'auditeurs. C'est marrant. Alors, c'est très partagé. Certains disent, mais attendez, maintenant il faut nous libérer. Il faut accélérer le déconfinement. Et d'autres qui disent, non, non, non, non, ça va beaucoup trop vite. Après, ce qui me fait peur, c'est les frontières qu'on ouvre avec l'Italie. Oui, le 3 juin, le 3 juin. Pas encore, le 3 juin. Oui, mais vous savez, il sera vite là, c'est dans 15 jours. C'est l'Italie qui a décidé d'ouvrir ses frontières, le 3 juin. Oui, mais... À tous les Européens de l'espace Schengen.

1:01:17
Auditeur

C'est ça. Donc, on va avoir un mélange et on aura encore...

1:01:20
Présentateur

Ça vous fait peur, ça ?

1:01:22
Auditeur

Ah oui, moi ça me fait peur. Écoutez, moi, Jean-Jacques, j'ai 60 ans.

1:01:24
Présentateur

Oui.

1:01:25
Auditeur

J'ai fait très attention. Quand j'entends des jeunes qui me disent qu'ils ne veulent pas aller travailler parce qu'ils ont peur, moi, je suis obligée d'aller travailler.

1:01:33
Invité

Je pense que je suis plus une population qui craint que certains jeunes. Je suis donc responsable d'une cantine. Je travaille dans un milieu... Dans un collège ? Oui, tout à fait. Dans un milieu rural. Donc, beaucoup de parents n'ont pas voulu remettre leurs enfants. Oui. Mais on a quand même des primaires maternelles. Donc, les primaires vont arriver sans les masques. Les collégiens ont les masques. Oui. Nous, on a des conditions draconiennes pour faire à manger. C'est de la folie. On doit pulvériser sur les cartons que l'on reçoit des produits. Oui, oui, tout à fait. Mais alors, moi, je vous dis franchement...

1:02:06
Présentateur

Mais les conditions, vous disiez, pulvérisées sur les cartons ?

1:02:10
Invité

Oui. On reçoit, par exemple, des cartons, vous savez, par exemple, des cartons de nourriture. Par exemple, on va trouver du thon. On va reçoivre du thon. Il faut pulvériser les cartons avant de les ouvrir. Une seule personne doit s'occuper de cela. Après, vous défaites toutes les boîtes. Vous devez toutes les nettoyer

1:02:27
Présentateur

avec des lingettes. C'est incroyable le nombre de nettoyers. Ça doit vous rassurer, quand même, ces précautions, non, Fatima ?

1:02:35
Auditeur

C'est-à-dire que moi, ça me rassure pour les enfants, mais pas pour nous. Parce qu'on ne sait pas ce qu'il y a eu sur les cartons où ça a transité et tout ça, quoi.

1:02:43
Présentateur

Oui, oui, bien sûr. Mais en prenant... Vous avez des gants, vous aurez des masques. Oui, on a tout ce qu'il faut. C'est vrai. Vous avez tout ce qu'il faut. Oui, mais je sais, je sais. D'ailleurs, il y a une compétition puisque je rappelle quand même que les écoles dépendent des mairies et les collèges des départements. Il y a une compétition entre collectivités locales. Bon, Fatima, bonne rentrée. Vous savez ce qu'on va faire. On va vous rappeler, d'accord ? Oui, voilà.

1:03:07
Auditeur

Je vous remercie. Et merci pour vos émissions. C'est génial.

1:03:10
Présentateur

Merci, Fatima. Merci, c'est un plaisir. C'est un plaisir. Le déconfinement, la vitesse du déconfinement, Quentin. Et puis, certains font moins attention maintenant. Depuis le début, par rapport au tout début du confinement, on s'aperçoit qu'on se lave moins souvent les mains, qu'on oublie de tousser dans son coude, qu'on ne fait pas vraiment attention à la distance d'un mètre entre chaque personne. Presque tous les indicateurs de vigilance sont en baisse chez Santé publique France. Seulement 4 personnes sur 10 respectent scrupuleusement les 4 grandes consignes. Les mains, le coude, la distance, la bise. La seule mesure qui perdure, d'ailleurs, c'est la bise ou la poignée de main.

9 Français sur 10 ont arrêté d'embrasser un proche ou un inconnu, d'ailleurs. Honneur au personnel soignant. Thierry Amourou, bonjour. Bonjour. Vous êtes porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers. Vous êtes vous-même infirmier à la PHP, à Paris, hôpital Saint-Louis. Thierry Amourou, vous entendez tout à l'heure, Mickaël, qui nous disait « Moi, je ne peux pas sortir de chez moi les effets psychologiques du confinement. » Vous connaissez ça aussi, les effets psychologiques de la crise chez le personnel soignant. Ça existe, hein, Thierry Amourou ? Oui, parce que nous, la difficulté qu'on a eue, ce n'est pas simplement gérer une pénurie.

Ça a été gérer le manque, le manque de masques, le manque de surblouses, le manque de tests, le manque de lits. Et on a été amené à faire des choses qu'on n'avait jamais fait avant, quoi. Bon, aujourd'hui, ça fonctionne. Aujourd'hui, d'abord, il y a moins de malades. Oui. Donc, évidemment, ça fonctionne bien, mais c'est le moment, maintenant, de demander des efforts au gouvernement, à l'État. Et le premier effort, c'est d'augmenter les salaires. Là, vous êtes... D'ailleurs, on va voir, hein, Olivier Véran promet des augmentations de salaires. Combien, demandez-vous ?

Alors, nous, ce que l'on attend, c'est le différentiel de salaire entre une infirmière française et le salaire moyen infirmier européen, c'est-à-dire 300 euros par mois. Il y a une différence de 300 euros. La moyenne européenne est à 300 euros plus élevée que la moyenne française. Oui, on est sous-payés en France. D'ailleurs, vous voyez, on est toujours un peu dans la logique de bénévolat ou de charité. Ces derniers temps, il y a eu ces parlementaires qui ont lancé un appel aux dons de RTT qui seraient transformés en chèques cadeaux via une usine à gaz. Non, pas du tout. Nous, on est pour la reconnaissance de nos compétences, de nos responsabilités, de notre engagement au quotidien.

Et donc, on veut être payé correctement par l'État employeur. On ne veut pas vivre de la charité parce que, vous savez, le propriétaire de notre logement ou au supermarché, on ne peut pas payer en médaille, on ne peut pas payer en défilé du 14 juillet. Oui, donc tout ça, c'est bien, mais ce que vous comptez faire, ce que vous voulez, ce sont des augmentations de salaire. Ça, c'est la première demande du personnel infirmier. Alors, nous allons voir, puisqu'il va y avoir de grandes réunions qui vont commencer, de grandes concertations. Est-ce que ça a commencé déjà ?

1:06:22
Invité

Alors, non, il faut comprendre que toutes les organisations syndicales ont appris à la fois le plan et la date du 25 qu'à la lecture du journal hier.

1:06:34
Présentateur

On ne connaît pas le plan encore. Oui, oui, oui. Et donc, on a peur que ce soit une grande messe type grand débat. Voilà, je vous ai réunis et puis maintenant, je vous dis ce que j'ai déjà décidé. Donc, on n'est pas vraiment dans une optique de négociation. Si on vous dit ces 300 euros d'augmentation, vous dites tant mieux. Merci. Là, vous dites c'est bien. Voilà, c'est une des trois revendications que l'on a et c'est bien. Autre revendication. Les 35 heures. Alors, briser un peu le carcan des 35 heures à l'hôpital pour organiser différemment le temps de travail des personnels. Il faut ou pas ?

Alors, il faut savoir qu'à l'hôpital, on est en 38 heures ou 37 heures mais il n'y a pas d'hôpitaux en 35 heures. Ce que l'on a, c'est des RTT, des jours de RTT

1:07:25
Invité

que l'on ne peut pas prendre faute de personnel et donc, on revient sur les repos, etc. Par exemple, à la PHP, vous avez un million de jours qui sont accumulés

1:07:35
Présentateur

sur les compteurs et que les gens ne peuvent pas prendre. Donc, il faut embaucher alors qu'on fait l'inverse parce que depuis 10 ans, on ferme des lits, on supprime des postes. Pourquoi ? Parce qu'il y a des plans d'économie sans cesse. On a retiré au budget de l'hôpital plus de 10% de son budget. 11,3 milliards en 10 ans alors que le budget est de 84 milliards. Donc, on n'en peut plus. Mais comment fait, par exemple, un pays comme l'Allemagne que vous citez en exemple souvent, puisqu'à juste raison, vous dites, regardez, en Allemagne, les infirmiers ou infirmières sont payés 300 euros de plus, peut-être plus même en Allemagne. Je parle de la moyenne.

Bon, la moyenne européenne, c'est 300 euros de plus. Mais est-ce qu'on travaille plus ou pas en Allemagne ? Est-ce qu'un infirmier ou une infirmière allemande travaille plus ou pas qu'en France ? Non. Il n'y a pas plus ? Non, non, non, non, parce qu'encore une fois... Alors, l'organisation est différente ? Oui, oui, oui. Non, le souci que l'on a en France c'est toutes ces technostructures, les agences régionales de santé qui ont été créées il y a 10 ans, elles ont été créées pour mutualiser, c'est-à-dire fermer des lits, des services, des hôpitaux un peu partout. On a fermé 100 000 lits en France, 20% des capacités, on est passé d'un peu plus de 500 000 à un peu moins de 400 000 et on a vu,

1:08:59
Invité

là, avec cette crise, que lorsque la France a 5 000 lits de réanimation

1:09:03
Présentateur

et l'Allemagne 25 000, il y a un problème parce que l'Allemagne ne jette pas l'argent par les fenêtres. Oui, mais est-ce que par rapport au nombre de lits, il y a plus de personnes en Allemagne qu'en France ? Parce que l'Allemagne ne dépense pas plus pour son hôpital qu'en France. Oui, mais ils ont peut-être moins de technostructures comme c'est régionalisé. Vous voyez, le ministère de la Santé c'est 11 000 fonctionnaires. Après, l'ARS Île-de-France c'est 1 200 fonctionnaires. Vous voyez, enfin, quand je dis fonctionnaire, c'est souvent des chargés de mission contractuelle donc payés deux fois plus qu'un fonctionnaire normal.

Vous voyez, si on supprimait tous ces gens-là, pour chaque poste supprimé, on pourrait créer deux à trois postes d'infirmières ou d'être soignants dans les hôpitaux. Qu'est-ce que vous demandez encore ? Alors, rouvrir des lits et créer des postes parce que c'est vraiment là le souci. On voit bien, vous me posiez la question sur le nombre

1:10:01
Invité

d'infirmières par habitant. En France,

1:10:06
Présentateur

on est à 10, en Allemagne, 13 pour... En fait, il ne s'agit pas de dépenser peut-être plus mais de dépenser mieux ? Tout à fait. Tout à fait. Dépenser autrement ? Oui. Oui, oui, oui. Si on pouvait se débarrasser de ces lourdeurs administratives, voilà. Nous, on est confrontés à des directions qui gèrent des tableaux de bord, des ARS, qui sont dans une logique de traçabilité, non pas de qualité. Donc voilà, tout ce qu'il faut changer. Nous, à l'hôpital, on a su faire face pendant l'épisode Covid. Vous avez vu, tout le monde s'est organisé. C'est mobilisé. Et puis, les administratifs sont passés au second plan. Ils nous ont laissé faire parce qu'ils étaient débordés. Donc, restons comme ça.

Mettons la santé en premier plan et l'administration derrière. Tout à fait. Bien, merci beaucoup, Thierry Amourou. Merci d'être venu nous voir. Il est 7h20. Mathieu, depuis qu'on sait qu'on peut partir en vacances en France cet été,

1:11:06
Invité

on s'est rué sur les sites de réservation sur Internet. Victor Joannin va tout nous dire du pain quotidien dans une minute sur RMC.

1:11:12
Auditeur

RMC.

1:11:14
Invité

RMC.

1:11:15
Présentateur

Du pain quotidien. On se repose. C'est Victor Joannin qui est avec nous. Bonjour, Victor. Bonjour. Victor, les Français vont donc pouvoir partir en vacances cet été en France mais pas qu'en France, en Italie aussi déjà. Les sites de réservation des gîtes et des campings ont été très visités durant tout le week-end. C'est peut-être votre cas. Appelez-nous, 32-16. Vous êtes allés sur Internet. Vous êtes allés voir. Vous alliez passer vos vacances peut-être, Victor. Oui, effectivement. Les professionnels ont senti un frémissement après le discours du Premier ministre jeudi. Les téléphones des gérants de camping se sont remis à sonner.

Les réservations chez VVS Vacances ont été multipliées par 10 même si on est encore loin des niveaux habituels puisqu'on a 50% de l'activité par rapport à un mois de mai classique pour Gîtes de France. Alors, il y a encore beaucoup d'incertitudes sur les activités qui seront autorisées ou pas autorisées. Les professionnels, s'impatient. La réouverture n'est pas encore actée pour les boîtes de nuit, les piscines, très appréciées par les Français qui restent chez eux pour les vacances mais aussi les parcs à terme. La direction du Puy-du-Fou a même lancé une pétition. Elle ne comprend pas pourquoi elle ne peut pas rouvrir alors que les eaux et les châteaux le peuvent.

Le parc Vendéen perd un million d'euros de chiffre d'affaires par jour et attend de pied ferme les annonces du gouvernement qui détaillera un calendrier de réouverture des sites touristiques la semaine prochaine. Alors, pour voyager à l'étranger, c'est clair, hors Europe, c'est compliqué. Là, il faut oublier pendant encore plusieurs mois mais en Europe. Alors, c'est possible. La Commission européenne a proposé de permettre les déplacements entre les pays où la situation sanitaire est maîtrisée mais pour le moment, les États avancent en ordre dispersé. L'Italie contre rouvrir ses frontières dès le 3 juin alors qu'à l'inverse, l'Espagne restera fermée aux touristes jusqu'en juillet.

En attendant que ça se décante, le gouvernement français conseille pour l'instant de patienter avant de réserver ces vacances dans un État européen. Et notamment en Italie. Et concernant... Quoi que l'Italie, c'est déjà possible. Et concernant... Enfin, c'est possible à partir du 3 juin. Et concernant les transports, y aura-t-il des trains en quantité suffisante ? Alors, la réservation des billets STIO est ouverte depuis vendredi et le patron de la SNCF l'a promis. Le trafic sera rétabli à 100% d'ici l'été mais en fait, cet engagement cache le fait que seul un siège sur deux est proposé à la vente à cause de la distanciation physique.

La compagnie Forovir se prépare au grand week-end de départ, vous savez, avec les gares bondées et pour éviter les regroupements devant les trains, le quai sera annoncé 40 minutes à l'avance alors que c'est 20 minutes maximum aujourd'hui. 20 minutes, parfois 10. Oui, oui, maximum. Et les avions, oui. Et les avions, les vols domestiques pourraient reprendre le mois prochain en France. L'Association internationale du transport aérien l'a fermé ce week-end. Puis l'objectif est de rouvrir les vols européens en juillet et enfin les vols intercontinentaux à l'automne.

Jean-Baptiste Djebari, le secrétaire d'État au transport, sera mon invité demain matin parce que là, j'ai plein de questions et vous écouterez bien. Nous aurons, je l'espère, des réponses sur nos voyages, nos déplacements. Merci Victor. Il est quelle heure ? Il est 7h27. Je me tourne vers Charles Magnin à l'actu des réseaux sociaux. RMC.

1:14:05
Auditeur

RMC. Hashtag Magnin.

1:14:06
Présentateur

Bon, quand on ne porte pas de masque et qu'on est ministre, eh bien, ça suscite l'indignation des internautes. C'est un peu la nouvelle mode sur les réseaux sociaux scrutés, dénoncer le non-respect des gestes barrières. Exemple samedi, Christophe Castaner est en déplacement au bord de la mer en Seine-Maritime. Le ministre de l'Intérieur ne porte pas de masque, mais il pose pour des photos avec les habitants, notamment des enfants, sans respecter la fameuse distance d'un mètre. Et bien évidemment, l'image tourne en boucle sur les réseaux sociaux accompagnée de commentaires qui accusent Christophe Castaner de bafouer les gestes barrières.

Cette question du port du masque a d'ailleurs pris un tour très politique hier. Emmanuel Macron était dans l'Aisne, à Montcornet, pour célébrer les faits d'armes du général de Gaulle en juin 1940. Et sur place, le chef de l'État ne portait pas de masque, région Hauts-de-France. Sur les images de la cérémonie, Xavier Bertrand est l'un des seuls à porter le masque. Il affirme à nos confrères de Wasabdo que ce serait l'Élysée qui aurait demandé aux élus de ne pas porter de masque. Xavier Bertrand dit qu'il a refusé, estimant que les distances entre les personnes présentes n'étaient pas suffisantes.

Et il n'en fallait pas plus, là encore, pour déclencher une nouvelle salve de commentaires sur les réseaux avec beaucoup d'arrière-pensée politique. Bien, autre image qui a suscité beaucoup de réactions, les masques par terre, jetées dans les rues, dans les fossés, dans la campagne. Image tweetée par les éboueurs à Paris, à Lyon, mais aussi par des internautes un peu partout en France. À chaque fois, le même constat, des masques, des gants jetés sur les trottoirs, dans les caniveaux, des déchets qui représentent un désastre environnemental, mais aussi un danger pour les éboueurs chargés de les ramasser et qui indignent, évidemment, les internautes.

L'un d'entre eux raconte « Je suis allé marcher dans la campagne aujourd'hui, j'ai vu des masques jetés au sol, au cœur de la nature. Ceux qui font ça sont plus dangereux avec des masques que sans. Les masques sont devenus les nouveaux mégots », ajoute une internaute. Et toujours sur Twitter, le ministère de l'Écologie rappelle encore une fois les consignes. On jette son masque dans un sac dédié qu'on jette ensuite dans le bac à ordures ménagères. Et le masque qui fait toujours sourire les internautes, Charles ? Oui, aussi. Par exemple, cette internaute qui témoigne « J'ai craqué, je viens de commander un masque à l'effigie de Gaston Defer. Je vais pouvoir être l'homme au masque Defer.

» On a aussi cette jeune femme qui lance un appel. « Messieurs, soyez intelligents et évitez de nous draguer quand on porte un masque. On va vite comprendre que ce n'est pas notre visage qui nous intéresse. » Je vous passe toutes les comparaisons entre le port du masque et celui du préservatif. En revanche, il y a cet internaute qui se perd un peu dans les consignes et qui écrit « Si j'ai bien compris, après chaque utilisation, il faut laver son masque 30 minutes en machine à 60 degrés, puis désinfecter la machine à la javel, puis la démonter pièce par pièce, puis rincer la salle de bain au Karcher, voilà pour les consignes les plus strictes imaginées par un internaute. » Merci Charles.

Allez, Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Luc. Si nous parlions de l'Italie, l'Italie qui a précipité son déconfinement, qui va ouvrir ses frontières le 3 juin. Alors je pose la question ici en France. Est-ce qu'on déconfine trop vite ? Pas assez vite ? Vous nous dites, vous continuez à débattre et je vois qu'au standard ça débat beaucoup. Alors en Italie, vous avez tout de nous expliqué. Eh bien ils ont décidé soudainement d'accélérer. La décision a été prise ce week-end de façon inattendue. Presque tous les commerces, absolument tous les commerces, les églises, les musées et surtout les bars et les restaurants.

Ça va être un des rares pays d'Europe où tout sera ouvert comme ça. Et puis dans 15 jours, vous l'avez dit, ce sera l'ouverture des frontières, la liberté de circuler totale pour les Italiens à l'intérieur du pays et la liberté pour nous d'aller chez eux. D'aller en Italie, évidemment. Il est 7h30. A tout à l'heure, Nicolas, 8h moins 10. A suivre, les dons ne baissent pas, ils s'effondrent. Le cri d'alarme du président de la Ligue contre le cancer qui appelle aussi les patients a continué de consulter

1:17:45
Invité

malgré le coronavirus. Axel Kahn, avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC.

1:17:51
Présentateur

Il est 7h31, c'est Anne-Sophie Valbir qui est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Quand je suis arrivée, mon fils commençait à suffoquer témoignages ce matin sur RMC et BFM TV. Celui d'un père qui a perdu son enfant de 9 ans, mort d'une forme proche de la maladie de Kawasaki à Marseille. 25 foyers de contamination identifiée en France en une semaine. Plus de 100 personnes testées positives dans deux abattoirs près d'Orléans, près de Saint-Brieuc. Les précisions de Jean-Baptiste Bourgeon dans un instant. Et puis, nouvelle étape du déconfinement, réouverture des collèges dans les zones vertes.

150 000 jeunes de 6e et 5e sont concernés. RMC, 7h31. Il a décidé de prendre la parole sur BFM TV pour alerter les autorités, les parents. Le papa de ce petit garçon de 9 ans, victime d'une forme proche de la maladie de Kawasaki, décrite chez de jeunes patients ayant été en contact avec le Covid. L'enfant est décédé à Marseille le 8 mai dernier. Jusqu'ici, 144 cas ont été répertoriés selon la direction générale de la santé, Benjamin Pelsi.

1:19:01
Invité

Après trois jours de fièvre, ce père amène son fils aux urgences. Sa température est de 38,5. Des plaques rouges sont apparues sur l'ensemble du corps du garçon.

1:19:09
Présentateur

Une interne est arrivée, elle a commencé à l'examiner, elle a déshabillé, elle a regardé toutes ses plaques rouges, ses boutons rouges. Elle n'était pas très rassurée.

1:19:17
Invité

Les médecins laissent repartir le père et l'enfant avec une ordonnance d'antibiotiques. Quelques heures après, il fait une attaque cardiaque hospitalisée en réanimation. Le garçon de 9 ans sera déclaré en mort cérébrale cinq jours plus tard. J'ai demandé est-ce que vous avez trouvé

1:19:30
Présentateur

à quoi ça a été dû. Le médecin m'a dit qu'il savourait que les symptômes ressemblent aux symptômes du Kawasaki.

1:19:37
Invité

Pendant ces cinq jours, le garçon est testé au coronavirus. Il a bien été exposé au Covid-19

1:19:43
Présentateur

mais sans développer de symptômes. Ce contexte sanitaire, je pensais qu'on allait jouer la carte de la précaution. Mon fils n'avait pas d'antécédent médical, il était en parfaite santé. Je souhaite que ce soit le premier et le dernier en France. Je ne souhaite à aucun parent de vivre une tragédie pareille.

1:19:58
Invité

La famille envisage de porter plainte pour faire toute la lumière sur la mort de l'enfant.

1:20:02
Présentateur

Le coronavirus qui continue de circuler. Dernier bilan le plus important depuis fin avril. 483 morts supplémentaires en 24 heures. 25 foyers épidémiques qui ont par ailleurs été identifiés en une semaine en France. Annonce du ministre de la Santé, Jean-Baptiste Bourgeon. Deux abattoirs notamment sont touchés.

1:20:22
Invité

Oui,

1:20:23
Présentateur

le premier foyer d'infection concerne l'abattoir de Kermené dans les Côtes d'Armor. Sur 209 employés testés, 69 sont positifs. L'agence régionale de santé assure que ces personnes sont isolées à leur domicile. L'ARS va désormais identifier les cas contacts de ces personnes contaminées pour les placer en quarantaine. Des tests supplémentaires sont prévus aujourd'hui sur d'autres employés de l'abattoir. Il y a un autre foyer d'infection Jean-Baptiste dans un abattoir du Loiret. Oui, dans l'abattoir de Fleury-les-Aubrais. Cette fois, 34 cas ont été dépistés.

Compte tenu de l'importance de la circulation du virus, l'ARS a décidé de tester l'ensemble des 400 salariés du site entre aujourd'hui et demain. Des contaminations qui peuvent s'expliquer par la promiscuité entre les salariés et des gestes barrières difficiles à respecter autour des plans de travail et lors des opérations de découpe de la viande. Enfin, tous ces abattoirs sont également restés ouverts durant la période de confinement afin d'approvisionner les grandes surfaces. Jean-Baptiste Bourgeon, merci beaucoup. A Fleury-les-Aubrais, vous le disiez, 34 personnes ont été testées à positive.

À partir de ce lundi et pour toute la semaine, les écoles, les accueils de loisirs et les crèches resteront fermés. Réouverture dans ce contexte des collèges dans les zones classées vertes aujourd'hui. 150 000 jeunes de 6e et de 5e reprennent les cours. Reprises progressives, mesures sanitaires strictes. Jean-Wilfrid Forquès, vous êtes au collège Bétence à Muret près de Toulouse où le tiers des élèves de 6e font donc leur retour. Tout est en place ici pour accueillir les élèves. Nous sommes avec le principal Philippe Antunas. Bonjour. Bonjour. Tout est en place dont les masques qui est une priorité absolue. Obligatoire pour les personnels et pour les élèves.

Quand les élèves sont là, les masques sont obligatoires pour tous les personnels. Comment ça se passe dans les salles de classe ? Dans les salles de classe, 12 élèves par groupe, dans des salles avec des points d'eau et avec une distanciation physique de toutes les tables. Il y aura des personnels pour surveiller tout ça ? Tous les personnels sont en ordre de marche pour surveiller.

1:22:24
Invité

Les élèves resteront dans la même salle toute la journée ?

1:22:27
Présentateur

Toute la journée, ils restent. Les professeurs se déplacent avec leur matériel. Toutes les salles sont équipées de vidéoprojecteurs, de matériel informatique pour pouvoir travailler comme d'ordinaire et pouvoir accompagner les élèves qui viendront. À peu près 33% de l'effectif de 6e que c'est aujourd'hui. 77 élèves, très exactement, en classe de 6e

1:22:43
Invité

entre ce matin ici dans cet établissement. Pour les 5e, ce sera demain matin.

1:22:47
Présentateur

Jean-Wilfrid Forquès avec Maxime Souignac. La réouverture des collèges des 4 régions en zone rouge et de Mayotte doit être tranchée à la fin du mois. Le gouvernement promet d'augmenter les rémunérations à l'hôpital. Une réunion est prévue lundi prochain au ministère de la Santé avec les partenaires sociaux. Les agences Pôle emploi reprennent progressivement leur activité. Aussi, à partir d'aujourd'hui, vous pourrez aller sur place sur rendez-vous uniquement dans un premier temps. Le protocole sanitaire doit être scrupuleusement respecté là aussi. Maxime Brandstatter, Sabère Desarges, Camille Fournier. Cette agence Pôle emploi du 19e arrondissement de Paris rouvre ses portes aujourd'hui.

Claire Véa, Vasse de la Lande est responsable équipe de l'agence. Elle a dû adapter les lieux.

1:23:31
Invité

On a volontairement mis un marquage au sol pour la distanciation sociale. On aura un agent qui sera positionné de manière à vérifier que tout demandeur d'emploi mettra du gel sur ses mains.

1:23:41
Présentateur

Une reprise, mais pas encore un retour à la normale. Beaucoup d'agents restent en télétravail et sur place, l'équipe est restreinte.

1:23:47
Invité

On aura une personne du coup sur le poste sanitaire et une personne au vidéoportier et une autre personne qui sera là pour les urgences d'accueil. Donc on sera à peu près sur 9 personnes maximum.

1:23:57
Présentateur

Attention donc, si vous pensiez revenir à l'improviste, ce ne sera pas possible, explique le directeur de l'agence, Philippe Rafin.

1:24:03
Invité

Toute la journée sera en rendez-vous, sur rendez-vous. Et donc de la même manière qu'avant, on prenait des rendez-vous pour l'après-midi, on les prendra également pour le matin avec la spécificité également que pour l'utilisation du matériel, l'ordinateur à disposition pour les usagers, il faudra également prendre un rendez-vous, ce qui n'était pas le cas avant. Ils pouvaient se présenter directement aux zones d'accueil et utiliser les ordinateurs.

1:24:24
Présentateur

Les prises de rendez-vous se font uniquement sur Internet ou par téléphone. Dans l'actualité, également un jeune homme de 17 ans tué par balle à Besançon dans le quartier sensible de Planoise hier soir. Le tireur a pris la fuite mais l'homme qui se trouvait avec lui au moment des faits a été arrêté. Et puis des tensions à Argenteuil dans le Val d'Oise, conséquence de la mort d'un jeune de 18 ans. Il s'est tué à moto ce week-end à proximité d'une voiture de police ce qui interroge sur les circonstances de l'accident. Une enquête est ouverte et les courses s'est achantillé mais Mathieu n'est pas là. Je ne sais pas. Mathieu, les courses alors Mathieu. Mathieu arrive tranquillement.

Le numéro 5 Karlstadt. Le 5 Karlstadt et le 10 Mortry. Le 5 et le 10. C'est ça. C'est le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Je ne me suis pas encore

1:25:13
Invité

reçu que tu n'étais pas là et puis là tout d'un coup bam ! Vous étiez en train de discuter tranquillement.

1:25:18
Présentateur

Axel Kahn nous a rejoints. Bonjour professeur. Bonjour. Bien, merci. Nous avons parlé du cancer évidemment et du cri d'alarme que vous lancez ce matin sur RMC et RMC Découverte. Il est 7h39. En attendant, je vais prendre vite Anthony qui est dans les bougies de la septème les ballons. Ça va mon cher Anthony ? Oui, ça va très bien. Merci. Vous êtes aide-soignant. Anthony ? Oui, tout à fait. Je suis en service de la chambre. Bon, vous êtes en service. Alors, le déconfinement, est-ce que ça va trop vite ou pas trop vite en France ? Quel est votre sentiment, Anthony ?

1:25:47
Invité

Alors, moi, personnellement, je trouve que ça va très très vite et qu'il y a énormément de gens qui ne respectent pas du tout le confinement,

1:25:54
Présentateur

surtout dans les centres commerciaux. Il n'y a plus de confinement, qui ne respectent pas les règles du déconfinement, on voulait dire. Oui, ils ne respectent rien du tout. Par exemple, hier,

1:26:02
Invité

je prends le cas d'un grand centre commercial proche de chez moi. Les gens à l'intérieur n'ont pas de masque. Ils rentrent dans les magasins, ils ont des masques dans les sacs. Ils rentrent dans les magasins avec un masque, mais par contre, dans les couloirs, dans toute la périphérie, il n'y a pas de masque. On trouve plein de masques par terre. Il n'y a aucun respect. Et le plus grave, c'est que c'est surtout chez les jeunes.

1:26:23
Présentateur

Oui, surtout chez les jeunes.

1:26:24
Invité

Chez les jeunes, c'est une catastrophe. Vraiment catastrophique.

1:26:27
Présentateur

Et puis, vous avez le témoignage de Mickaël tout à l'heure, qui reste chez lui, cloîtré. Il a 34 ans et il a peur de sortir. La phobie de sortir.

1:26:36
Invité

Mais je comprends. Honnêtement, je le comprends. Quand vous allez dans des grands supermarchés et que vous voyez des gens sans masque, que vous voyez même des personnes âgées sans masque, il y a quand même beaucoup d'inconscience avec tout ce qui s'est passé, avec le nombre de morts qu'il y a eu chez la personne âgée, avec le nombre de cas qu'il y a eu chez des patients jeunes aussi. Parce qu'il faut savoir qu'il y a beaucoup de patients jeunes qui ont été atteints. Donc, c'est vraiment... Donc, on n'accélère pas

1:27:00
Présentateur

le déconfinement pour vous, Anthony ? Non. Non, pas du tout, non. Eh bien, merci, Anthony. Vous nourrissez le débat. Merci à vous, Daniel. Merci, Anthony. Et merci d'être avec nous. Est-ce qu'il faut accélérer le déconfinement, professeur Axel Kahn ? Non, mais je crois qu'il faut se déconfiner prudemment, mais également sans être obsédé. Vous savez, une épidémie, toujours, on en a connu d'autres, c'est la première du 21e siècle de cette importance. Mais il y en a eu quatre bien plus importantes virales au 20e siècle. C'est la moins grave des dernières grandes pandémies virales, celle-là. Eh bien, il y a un pic et puis ça disparaît.

Et donc, il ne faut pas vivre totalement obsédé par cet épisode qu'on a vécu quand même. Donc, la vie continue et notamment, on en reparlera, la lutte contre le cancer. Oui, ça, je vais en parler. Évidemment que je vais en parler, professeur. La vie continue et il faut absolument rouvrir peu à peu tous les espaces de vie. J'appelle ça des espaces de vie. Écoutez, je vais vous dire. Oui. On ne pouvait pas faire autrement. Mais je vous ai rappelé qu'au 20e siècle, il y a eu quatre pandémies virales beaucoup plus mortelles que celles-là. Il y a eu la grippe espagnole, il y a eu le sida, il y a eu la grippe asiatique et la grippe de Hong Kong. Oui. Toutes plus mortelles que celles-là.

Et donc là, c'est la première grande pandémie du 21e siècle. La raison pour laquelle elle est exceptionnelle, ce n'est pas qu'en tant que pandémie, elle est exceptionnelle, c'est que l'obsession de sa santé, que je comprends bien et je ne le reproche pas du tout, de l'homme du 21e siècle a fait que pour la première fois dans toute l'histoire de l'humanité, l'humanité s'est figée. et les conséquences économiques et sociales de cet arrêt total de l'activité du monde seront plus douloureuses, plus mortelles sans doute que les conséquences du virus. Il faut se rendre compte.

Et par conséquent, il faut certainement ne pas prendre à la légère la lutte contre ce virus, mais ce serait totalement déraisonnable de prendre à la légère également l'après-lutte contre le virus. Que ce soit dans le domaine de l'économie ou dans le domaine des luttes contre les grandes maladies et en particulier pour ce qui concerne le cancer. Alerte ! Alerte ! Les dons s'effondrent. C'est ce que vous dites. Vous présidez la Ligue nationale contre le cancer dans deux minutes. Nous développons tout cela avec le professeur Axel Kahn qui est notre invité ce matin. Il est 7h43. RMC, Vos mains directes. L'autre grand sujet qui vous agite,

1:29:26
Invité

ce sont ces masques que l'on retrouve par terre, jetés dans la rue, dans la campagne, à la plage, à la montagne. Ne me dites pas que ça vous étonne, nous dit Laurent. Moi, je ne suis pas du tout étonné. On découvre, on redécouvre l'incivisme de nos compatriotes. Ce n'est que la continuité du comportement insupportable de certains Français. Toujours avoir des excuses bien sérieuses à leurs yeux avec des arguments irréprochables. Didier, lui, nous dit que la prévention, ça ne marche pas. Il faut une amende d'au moins 68 euros. Philippe, pas d'accord non plus avec la manière douce. Il faut taper au portefeuille.

entre 100 et 150 euros, si récidive, même pour tous les détritus, les mégots, les mouchoirs, avec une grosse campagne à la télévision avec les enfants, pour culpabiliser les parents, nous dit Philippe. Bruno va même encore plus loin, 350 euros, parce que cette somme serait plus dissuadive, nous dit-il. Un autre Didier nous dit, on voit effectivement des masques par terre à Narbonne, mais ce qui me révulse le plus, ce sont les gens qui rentrent dans des magasins sans masques. C'est la preuve, selon Didier, de l'égoïsme de certains qui se moquent bien de protéger les autres. RNC, 6h-9h, Vaud'indirect.

1:30:29
Présentateur

Professeur Axel Kahn, président de la Ligue Nationale contre le Cancer. Notre invité ce matin, les dons s'effondrent. Alerte. Professeur. Oui, on est extrêmement en difficulté, extrêmement ennuyé, parce que la Ligue, c'est quelque chose quand même. Elle a 102 ans, mais ce n'est pas ça, ce n'est pas son âge qui fait qu'elle est tout à fait honorable et importante. C'est qu'elle a quasiment une mission de service public en France. Elle est le premier financeur non institutionnel de la recherche, 38 millions d'euros, plus que même l'Institut National du Cancer et que les autres fondations. Par ailleurs, et ça, les gens ne le savent pas, elle a un rôle social extraordinaire.

Sur tous les territoires, elle offre des soins de support oncologique gratuits, vous savez, pour accompagner les personnes dans ce long tunnel qui a un parcours de soins de cancer. La psychologie, les soins capillaires, la socio-esthétique, l'activité physique adaptée, etc. Absolument partout. Elle donne des chèques, de l'argent liquide aux personnes qui ont été paupérisées par le cancer. Les personnes pauvres sont évidemment très fragiles à la paupérisation par la maladie. Et lors de la crise du Covid-19, de la Covid-19, c'est encore pire en réalité. Et dans ces conditions-là, il y a un problème, on comprend bien, on s'y attendait, c'est que les gens n'ont plus la tête à ça.

Et puis, il y a la crise économique. Et donc, d'un seul coup, d'un seul coup, véritablement, ce qui permet à la Ligue, qui ne dépend que de la générosité publique, de faire son travail essentiel, devient extrêmement incertain. nous sommes les financeurs de plusieurs centaines de jeunes chercheurs doctoraux qui sont l'avenir de la recherche en cancérologie. On ne sait pas si on pourra payer les salaires. Nous sommes ceux qui, par conséquent, offront ses aides sociales sur tout le territoire. On ne sait pas comment on va faire. Nous sommes, par conséquent, ceux qui offront gratuitement ses soins de support. On ne sait pas comment on va faire.

Or, vous savez, je disais tout à l'heure en répondant à votre question, évidemment, la crise de la Covid-19, c'est terrible. Mais voilà, il y a un pic. Et puis, même s'il y a une petite récidive l'an prochain, j'espère que le vaccin y viendra avant, eh bien, on n'en parlera plus bientôt. Si, on le rappellera dans l'histoire. Mais bon, une épidémie, c'est comme ça. On en a connu d'autres, réellement. Le cancer, non. Le cancer, il y a 750 000 ou même 720 000 maintenant jeunes Français qui naissent tous les ans. Il y en a 400 000 qui sont détectés d'un cancer tous les ans. Plus de 1 sur 2. Aujourd'hui, il y a 150 000 personnes qui meurent du cancer.

Et pas simplement des hommes plutôt âgés comme moi, comme avec la Covid-19, mais des enfants, mais des femmes en nombre. Et par conséquent, c'est adversaire, le cancer. Il est redoutable. Il ne faut pas déposer les armes. Il ne faut pas déposer les armes. Je suis inquiet tout simplement parce que je me dis que si véritablement on baisse la garde, notre adversaire, il va avancer. Il va l'emporter. Je ne veux pas que le cancer, il fasse des progrès parce que, de manière intercurrente, la Covid-19 a frappé. Voilà ce que je ne veux pas. qu'il faut donner. Absolument, il faut continuer à donner. Les dons sont effondrés de combien, Axel Kahn ?

Alors actuellement, on considère qu'il y a au moins 10 millions de moins. Ça représente quoi en pourcentage ? 10 millions de dons en moins ? Alors, c'est sur deux mois par conséquent. 10 millions de moins à la Ligue, c'est de l'ordre de... La Ligue a un budget total important qui est de 108 millions d'euros. Mais 10 millions d'euros, c'est la totale... Sur deux mois ? Non, on n'a pas perdu 108 millions d'euros. On a perdu 10 millions sur les deux mois. Sur deux mois ? Absolument. Mais sur un budget de 108 millions ? Sur des dons de 108 millions par an ? C'est une projection, on ne va pas dire. Oui, bien sûr. C'est considérable. C'est considérable.

C'est considérable pour vous donner une idée. C'est la totalité des salaires que nous payons pour ces chercheurs doctorants et donc l'avenir de la recherche en cancérologie. C'est la totalité des millions, c'est également la somme pour les soins de support. C'est deux fois plus à peu près que les enveloppes que nous versons pour les aides sociales d'urgence aux personnes que le cancer a frappé et a paupérisé. Professeur, j'entends déjà des auditeurs et des ministres mais il y a l'État pour ça qui va compenser. Mais non. Écoutez, de toute façon, il y a deux éléments. Il y a un élément philosophique et un élément factuel. Oui.

L'élément philosophique, c'est que même quand il y a l'État, on ne peut pas dissuader les générosités. Il y a un mouvement très important qui s'est manifesté par l'AFM, par la Ligue qui est plus ancienne que l'AFM, qui est que le citoyen, il est évidemment partie prenante dans l'engagement pour sa santé. Est-ce que vous, vous voulez déléguer toute votre santé à quelqu'un d'autre ? Non. Vous ne le voulez pas ? Non. Personne ne le veut ? Eh bien, moi, je dis naturellement que l'État, il a un rôle extrêmement important et il le remplit plus ou moins bien. On peut le contester, on peut l'approuver.

Mais de toute façon, par rapport à cette maladie qu'est le cancer, il est clair que ça n'est jamais suffisant. Oui. Ça n'est jamais suffisant. À l'heure actuelle, la tendance quand même, c'est de baisser les prévenuements obligatoires, etc. Et donc, évidemment, on ne peut pas demander à l'État d'augmenter son intervention au rythme où l'exigence de la lutte contre cet adversaire extrêmement malin, extrêmement redoutable que son lait cancer l'exigerait. Professeur, merci. Nous aurons l'occasion de revenir sur le sujet. Je lance un appel au nom de la Ligue nationale contre le cancer. Je peux donner le site ? Allez-y. Allez-y.

Ligue-cancer.net Ligue-cancer.net Vous avez le site, vous allez sur dons. Et s'il vous plaît, un autre point, après je vous laisse tranquille, un autre point. Il y a des gens qui sont paupérisés, qui vont avoir des difficultés. Mais il y a 500 milliards d'euros qui sont thésorisés par environ 500 000 personnes dans ce pays. Donc je m'adresse également aux gens qui ont du bien. Vous qui avez du bien, vous pouvez également avoir le cancer. Avoir du bien, n'évite pas d'avoir le cancer. Vous qui avez des biens, vous avez besoin de la Ligue. Eh bien, merci pour cet appel, Axel Kahn. Merci beaucoup. Expliquez-nous, Nicolas Poincaré. Nicolas, c'est le moment. RMC. Expliquez-nous. Expliquez-nous.

Alors Nicolas, on parlait de l'Italie, évidemment. L'Italie qui a accéléré son déconfinement depuis ce matin. Oui, depuis ce matin, la liberté de circulation est en grande partie rétablie et la plupart des commerces peuvent rouvrir leurs portes. Donc ce pays qui a été longtemps le plus touché d'Europe veut maintenant tourner la page. Le gouvernement italien a planché toute la nuit de samedi à dimanche pour peser le pour et le contre et finalement, les décisions surprises ont été annoncées hier matin.

Avec 15 jours d'avance sur le calendrier prévu, les Italiens retrouvent le droit de circuler librement et sans justificatif à l'intérieur de leur région alors que jusqu'à hier, c'était avec justificatif et seulement à l'intérieur de sa commune. Donc on voit que ça change tout. Les commerces sont tous autorisés à rouvrir ce matin mais aussi les musées, les sites touristiques, les églises, y compris Saint-Pierre-de-Rome et puis surtout les restaurants et les bars qui rouvrent librement et même un truc de dingue. Les plages avec le droit d'amener sa serviette à la plage et de s'asseoir dessus. Un truc qui n'existe pas encore chez nous.

Donc l'Italie a été le premier pays qui s'était confiné une semaine avant la France. C'est aussi un pays qui s'est d'abord très prudemment déconfiné jusqu'à cette soudaine accélération hier matin. Et le nouveau calendrier prévoit d'autres réouvertures ces prochaines semaines. Les piscines et les gymnases ce sera pour lundi prochain, les théâtres et les cinémas pour le lundi d'après et puis trois jours après ce sera la liberté totale de circuler avec aussi la réouverture des frontières. Donc dès le 3 juin les Italiens pourront circuler dans tout le pays et les touristes étrangers c'est-à-dire nous pourront venir sans avoir à subir de quarantaine comme ça avait été évoqué.

Donc sauf mauvaise surprise dans un peu plus de 15 jours l'Italie sera un pays totalement déconfiné à deux exceptions près les écoles qui restent fermées jusqu'en septembre et puis le football on n'a pas encore la date de la reprise du calcium. Est-ce que ce n'est pas un peu risqué tout ça ?

Alors si, le Premier ministre je vous ai précompté le dit, il le reconnaît c'est risqué il a même dit qu'il imagine que les courbes de contamination et de décès vont peut-être remonter mais selon lui il faut accepter ce risque parce que sinon l'autre choix c'est de rester enfermé jusqu'à l'arrivée d'un vaccin et jusqu'à sa distribution à tout le monde autrement dit une perspective beaucoup trop lointaine en clair c'est risqué dit le Premier ministre italien mais on n'a pas le choix. Bien, le gouvernement italien qui voudrait restaurer un système de traçage des malades en France on a peut-être StopCovid nous verrons bien et en Italie ça s'appelle comment ?

Ça s'appelle Immuni et c'est Immuni exactement comme StopCovid c'est donc une application sur les téléphones pour enregistrer par Bluetooth les personnes que vous avez rencontrées sur la base du volontariat sans géolocalisation c'est la même idée et elle provoque les mêmes réticences et le même débat qu'en France et puis aussi le même retard à l'allumage mais localement en Italie ils ont eu des idées dans les musées de Florence et dans la célèbre cathédrale le Giomo on va distribuer aux visiteurs des colliers qui vibreront dès qu'ils seront à moins de 2 mètres d'un autre visiteur autrement dit ça va autour de votre cou si vous êtes trop proche de votre voisin et puis alors à Rome à l'aéroport de Fiumicino une trentaine de caméras thermiques ont été installées et puis des employés vont se déplacer au milieu de la foule avec des casques qui enregistrent la température des gens jusqu'à 7 mètres de distance et si vous vous faites repérer comme ayant de la fièvre vous êtes aussitôt évacué par ambulance dans un hôpital dans un hôpital les italiens qui ont aussi ouvert les portes des prisons et assez largement c'est le correspondant de libération à Rome qui le raconte ce matin pour éviter la contamination dans les prisons surpeuplées plusieurs milliers de prisonniers ont été relâchés et assignés à résidence comme chez nous sauf que ça se fait souvent sur des critères d'âge et seulement voilà les très vieux prisonniers en Italie ce sont souvent des très grands chefs de la mafia 500 par un ont été libérés dont le boss de la mafia de Palerme qui avait 70 ans ou encore un chef mafieux de 85 ans qui avait été condamné pour avoir assassiné un enfant le très jeune fif d'un repenti et il avait dissous le corps dans de l'acide il a été libéré ça a fait scandale et déjà ces derniers jours quelques grands mafieux ont été reconfinés enfin réincarcérés merci merci Nicolas il est 7h57 à suivre un enfant de 9 ans décédé à Marseille après des symptômes

1:41:06
Invité

proches de la maladie de Kawasaki quel lien avec le Covid faut-il craindre d'autres cas nombreux ou pas nous allons tout savoir avec le professeur Damien Bonnet chef du service de cardiologie pédiatrique à l'hôpital Necker à Paris juste après le journal de 8h sur RMC

1:41:20
Présentateur

RMC

1:41:21
Auditeur

lundi 18 mai

1:41:23
Présentateur

l'info sur RMC il est 8h02 c'est Céline Kalman qui est là pour les infos Céline bonjour

1:41:29
Invité

bonjour Jean-Jacques bonjour à tous après les maternelles et primaires la semaine dernière rentrée au compte-gouttes pour les collégiens aujourd'hui mesure sanitaire stricte et port du masque obligatoire

1:41:38
Présentateur

70 cas de fermeture d'école par précaution précise ce matin Jean-Michel Blanquer dans ce journal également un témoignage celui du père du garçon décédé de symptômes de la maladie de Kawasaki le 8 mai à Marseille

1:41:51
Invité

il avait 9 ans la famille envisage de porter plainte et puis l'Italie rouvre ses commerces bars, restaurants mais aussi des lieux de culte comme la basilique Saint-Pierre de Rome une reprise trop précipitée pour une partie des Italiens bienvenue à tous sur RMC

1:42:05
Présentateur

plus de deux mois que le réveil n'avait pas sonné une partie des élèves de 6ème et 5ème retrouvent leurs camarades des professeurs au collège

1:42:14
Invité

et comme en primaire les mesures sanitaires sont drastiques on retrouve analyse donnée devant le collège Debussy à Angers Anaïs un tiers seulement des élèves de 6ème et 5ème reprennent ce matin oui les élèves dans ce collège d'Angers ils vont arriver ici d'une minute à l'autre vous le voyez sur cette image de Pierre-Emmanuel Besset ils vont passer cette grille il y aura prise de température évidemment si c'est au-dessus de 37, 8 et bien ce sera un retour à la maison confinement si ce n'est pas le cas ils rentrent à l'intérieur ils enlèvent leur masque personnel l'établissement leur fournira ensuite 4 masques pour la journée ensuite dans la cour et bien il y a un marquage au sol ils se positionnent à l'intérieur attendent le signal pour rentrer en classe ils restent toute la journée dans la même classe ce sont les professeurs qui bougent avant de rentrer en classe évidemment et bien lavage des mains table à 1m de distance et ensuite sur chaque table de façon nominative et bien il y aura une visière un masque double protection pour ses élèves pendant leurs heures de cours et puis ensuite le self le midi à l'intérieur du bâtiment et bien ce sera un plateau pareil sur une table tout seul pour manger pas de pique-nique la nourriture ce midi est fournie par l'établissement

1:43:22
Présentateur

un aïs de nez avec Pierre-Emmanuel baissé pour RMC un masque pas d'embrassade donc mais qu'importe Margot élève de 5ème à Nice va s'adapter avec sa maman Sandra elles sont impatientes de reprendre un rythme un peu plus normal

1:43:34
Invité

on peut dire que c'est comme une nouvelle rentrée les amis d'habitude quand on se voit on se fait des câlins ou on se fait des bisous à fort dire bonjour là il y aura les 1m de distance donc ça va être un peu plus différent je suis contente qu'elles reprennent l'idée c'est quand même reprendre le chemin de l'école c'est reprendre le chemin de la vie d'une certaine façon la vie ordinaire que chacun à nouveau retrouve un peu la place à laquelle il est convié en fait 70 cas de fermeture d'écoles par précaution précis ce matin Jean-Michel Blanquer le ministre de l'éducation

1:44:08
Présentateur

à Fleury-les-Aubrais les collèges n'ouvriront pas décision de la maire de la ville par précaution là aussi fermeture aussi des écoles primaires après la découverte d'un foyer de contamination dans un abattoir 34 cas de Covid-19 détectés 69 aussi dans un autre abattoir situé cette fois dans les Côtes d'Armor au total 25 foyers de contamination

1:44:29
Invité

identifiés sur tout le territoire dont l'un à Compiègne dans l'Oise dans un foyer de travailleurs étrangers tout le monde a très vite été testé Nicolas Ropère

1:44:38
Présentateur

c'est début mai qu'un premier membre du foyer est détecté malade du coronavirus quelques jours plus tard un deuxième cas est signalé Eric Niquez le directeur de l'établissement décide alors d'agir j'ai tout de suite bien sûr confiné l'étage et on a donc pris l'initiative de demander à l'ARS de tester l'ensemble du foyer c'est-à-dire un peu plus de 200 personnes résultat 12 personnes au total sont testées positives un moindre mal reconnaît le directeur du foyer

1:45:04
Invité

tout s'est fait quand même de façon assez rapide parce qu'on l'avait anticipé moi ce que je voulais absolument éviter c'est d'avoir 200 personnes contaminées il n'est par contre probablement passé à deux doigts d'une catastrophe qu'on aurait eu si on n'avait pas testé l'ensemble du foyer les 12 malades ont été placés à l'isolement les résidents vont eux être confinés à leur étage

1:45:22
Présentateur

RMC 8h06 il a décidé de parler malgré la douleur pour alerter les autres parents c'est à père Anéanti qui prend la parole ce matin son fils de 9 ans a succombé le 8 mars dernier à Marseille à une forme proche de la maladie de Kawasaki les symptômes décrits chez les enfants ayant été en contact avec le coronavirus à ce jour 144 cas ont été répertoriés selon la direction générale de la santé ce papa s'est confié à nos confrères de BFM TV pour alerter aussi les autorités je ne souhaite à aucun parent de dire une tragédie pareille c'est partie d'une fièvre une interne elle est arrivée elle a commencé à l'examiner elle a déshabillé elle a regardé toutes ses plaques rouges ses boutons rouges elle n'était pas très rassurée on est rentré à la maison le petit il a commencé à voir la tête qui va en arrière il disait qu'il tourne les pompiers ils étaient directement sur place ils ont fait très vite ils l'ont pris en charge on l'a mis sur le bancard ils ont vu qu'il ne respirait plus il n'avait on ne trouvait plus son poux le coeur il avait arrêté de battre il a été admis en service de réanimation à l'hôpital de la Chimone le diagnostic était que mon fils était tombé il était tombé dans une mort cérébrale il n'y a plus rien à faire j'ai demandé est-ce que vous avez trouvé à quoi ça a été dû le médecin m'a dit qu'il savourait que les symptômes ressemblent aux symptômes du Kawasaki mon fils n'avait pas d'antécédent médical il était en parfaite santé

1:46:36
Invité

et juste après ce journal le professeur

1:46:38
Présentateur

Damien Bonnetchef du service de cardiologie pédiatrique à l'hôpital Necker à Paris sera Jean-Jacques votre invité dès la semaine prochaine le gouvernement va réfléchir à un plan pour améliorer les conditions de travail à l'hôpital un plan santé avant l'été il est notamment envisagé de déplafonner les heures supplémentaires aujourd'hui limitées à 15 heures par mois mais les soignants eux ne réclament qu'une seule chose une revalorisation significative des salaires Thierry Amourou porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers l'a dit ce matin sur RMC nous ce que l'on attend c'est le différentiel de salaire entre une infirmière française et le salaire moyen infirmier européen c'est-à-dire 300 euros par mois on est sous-payés en France il y a eu ces parlementaires qui ont lancé un appel aux dons de RTT qui seraient transformés en chèques cadeaux via une usine de gaz non pas du tout nous on est pour la reconnaissance de nos compétences de nos responsabilités de notre engagement au quotidien et donc on veut être payés correctement par l'état employeur c'est aujourd'hui que les 30 000 équipes municipales élues dès le premier tour le 15 mars dernier vont entrer en fonction un décret a été publié au journal officiel vendredi début d'une période de transition donc mais ça y est les conseillers municipaux vont enfin pouvoir mettre les pieds en mairie préparer le début de leur mandat reportage au Chénère au Cancours dans les Yvelines

1:48:10
Invité

Juliette Pietraszewski et Pierrick Bonneau 9 élus pas un de plus pour respecter les règles lunettes de soleil sur le nez nous sommes dans le jardin de Véronique Siadou future adjointe aux affaires sociales c'est notre première réunion ensemble donc là aujourd'hui on sait que ça y est on y est mais c'est vrai qu'on a eu quand même plusieurs semaines avec beaucoup beaucoup d'incertitudes

1:48:31
Présentateur

ce matin le nouveau maire Richard Delpierre va enfin pouvoir se rendre en mairie mais pas facile de reprendre le flambeau en pleine crise sans avoir eu accès au dossier nous aurions aimé quand on a vu le temps qu'allait durer ce conflit rapidement pouvoir préparer la suite parce qu'on savait qu'on avait la suite à préparer et notamment le vote du budget le fait de ne pas pouvoir avoir eu accès ni au service ni au dossier a été un peu compliqué à gérer mais on arrive à la fin de cette séquence

1:48:53
Invité

Benoît Ribert futur adjoint à la transition écologique a hâte de passer aux choses sérieuses il y a un mélange de plein de choses il y a de l'envie et il y a une vraie frustration quand même qui se construite là on est effectivement dans une attente qui est compliquée à gérer finalement pour tout le monde on ne sait pas

1:49:07
Présentateur

comment tout va se mettre en place

1:49:08
Invité

priorité de la nouvelle équipe le vote du budget et la rentrée scolaire une fois passé le conseil d'installation qui aura lieu au plus tard dans 10 jours le 28 mai et puis c'est aujourd'hui également que les agences Pôle emploi rouvrent à nouveau leur porte attention uniquement sur rendez-vous nouvelle étape de déconfinement en Italie la plupart des activités économiques

1:49:25
Présentateur

comme les magasins les bars ou les restaurants vont redémarrer

1:49:28
Invité

une activité quasi normale plus ou moins bien accueillie

1:49:31
Présentateur

par les Italiens si Pierre Pézril au programme de la journée pour Marie-Véronique retourner dans sa librairie préférée de Milan

1:49:37
Invité

j'ai très envie d'aller m'acheter de nouveaux livres toutes les librairies étaient fermées pendant le confinement le seul endroit où on pouvait trouver des livres c'était dans certains grands supermarchés mais c'était un choix quand même extrêmement limité

1:49:50
Présentateur

les lieux touristiques les bars les restaurants rouvrent aussi faut pas aller trop vite mais Christine craint que cette relance de l'activité soit trop soudaine et donc risquée

1:49:58
Invité

je ne veux pas me mettre dans un lieu fermé je trouve que c'est pas mal en fait de prendre son verre à emporter et d'aller s'asseoir à l'écart et d'aller le consommer comme ça moi je me sens dans le doute de savoir si je suis contagieuse ou pas

1:50:11
Présentateur

réponse du premier ministre Giuseppe Conte l'Italie ne peut pas rester éternellement sous cloche nous sommes confrontés à un risque calculé sachant et je le dis très sincèrement que la courbe épidémiologique pourrait à nouveau repartir à la hausse mais nous devons accepter ce risque sinon on ne pourra jamais redémarrer prochaine étape le 3 juin la réouverture des frontières l'Italie sera alors un des premiers pays européens à passer ce cap dans l'actualité également à Besançon la mort par balle d'un adolescent 17 ans alors qu'il se trouvait devant l'entrée d'un immeuble situé à Planoise un quartier sensible de la ville le tireur a pris la fuite bien merci Céline alors est-ce qu'on déconfine trop vite pas assez vite vous nous dites ce matin Mickaël nous a appelé Mickaël a 34 ans il habite à Saint-Mandrier dans le Var et il est resté chez lui et il n'arrive plus à quitter son domicile il va devoir reprendre le travail le 2 juin il ne peut plus psychologiquement il est resté confiné pendant plus de 2 mois il ne peut plus sortir de chez lui écoutez le témoignage de Mickaël depuis le déconfinement je ne suis pas encore sorti j'ai une peur bleue d'être contaminé pourtant j'ai j'ai trois masques en tissu à la maison donc tant que la mairie de mon village m'a donné mais je je ne sors pas j'ai peur je vais juste chercher mon courrier en bas dans la boîte aux lettres ou quand je reçois un colis et c'est encore pire je demande à ce que le colis ne me soit pas remis j'ai des amis autour de moi et je leur donne je leur donne l'argent ils ont ma carte bleue parce que j'ai quand même j'ai quand même retiré un peu d'argent sur moi et c'est eux qui vont faire les courses à ma place tellement j'ai peur d'aller quelque part même avec un masque même avec un masque j'ai peur de sortir vous avez peur que ce virus soit dans l'air c'est ça vous avez peur du contact avec les autres c'est ça quand il y avait le confinement

1:52:08
Invité

et que je sortais en fait quand je croisais quand je croisais une personne même si c'était rare et bien je changeais de trottoir

1:52:16
Présentateur

qu'est-ce qui vous ferait ressortir qui vous pousserait à ressortir à part le boulot

1:52:21
Invité

je sais pas franchement je sais pas

1:52:24
Présentateur

voilà témoignage de Mickaël qui vous a fait réagir extrêmement nombreux ce matin nous reviendrons demain matin parce que il n'est pas seul Mickaël demain matin nous serons avec un médecin psychiatre qui nous dira comment faire nous dira s'il est confronté à des cas de plus en plus nombreux d'hommes ou de femmes souvent jeunes qui ont peur de sortir David est à Lambesque dans les Bougirons bonjour David bonjour Jean-Jacques vous dirigez une agence bancaire vous dites il faut pas vivre avec la peur ça c'est ce qu'on dit mais c'est pas si facile que ça qui paralyse certains c'est ça pour moi il faut pas vivre avec la peur parce qu'effectivement on se bloquerait complètement et on ne pourrait plus rien faire par contre moi je personnellement j'ai continué de travailler tous les jours

1:53:10
Invité

et je vis avec une crainte une crainte et je la trouve entre guillemets cette crainte positive parce qu'elle me fait continuer malgré le déconfinement elle me fait continuer à conserver les distances à respecter les gestes barrières

1:53:23
Présentateur

pour ne pas justement me contaminer mais je pense aussi aux proches ne pas contaminer les proches puisque j'ai eu la chance d'avoir la naissance de mon troisième enfant

1:53:31
Invité

pendant le confinement et donc j'ai la crainte de contaminer à la maison et donc je pense que si on vit sans crainte malheureusement on aura tendance à ne pas respecter les gestes barrières et c'est là où ils le vivent c'est de toujours se dire que le virus est présent et de vivre avec une certaine forme de crainte pour se protéger tous mutuellement

1:53:50
Présentateur

je comprends la crainte est utile selon vous merci David merci c'est très intéressant et merci vraiment d'être avec nous vous êtes très nombreux ce matin encore merci d'être avec nous demain je reprendrai le sujet vous appellerez et je vous mettrai l'antenne parce que parce que c'est le c'est vraiment ça secoue notre société en ce moment bien le professeur Damien Bonnet est avec nous chef du service de cardiologie pédiatrique à l'hôpital Necker à Paris professeur Bonnet bonjour bonjour monsieur Bourdain merci d'être avec nous alors 144 cas signalés depuis début mars cas d'infection rare proche de la maladie de Kawasaki vraisemblablement lié au Covid-19 on en est presque sûr professeur Bonnet ou on a encore quelques doutes on en est presque sûr puisque la proportion d'enfants chez qui l'infection a été prouvée par des tests sérologiques et d'environ 90% ce qui n'était pas le cas au moment où l'alerte a été donnée mais je pense qu'aujourd'hui le lien se fait de façon très claire très claire rappelons les symptômes professeur quels sont les symptômes

1:55:02
Auditeur

alors les symptômes sont d'une grande variété mais ceux qui sont au premier plan c'est la fièvre prolongée

1:55:08
Présentateur

qui dure plus que 3-4 jours c'est une fièvre qui est élevée chez des enfants qui sont profondément asténiques et les principaux symptômes sont digestifs des nausées des vomissements des douleurs abdominales et puis derrière il y a tout un cortège de signes qui peuvent apparaître avec des éruptions cutanées une conjonctivite et parfois des atteintes d'autres organes des atteintes respiratoires ou des atteintes rénales des atteintes rénales la langue qui gonfle par exemple professeur Bonnet là dès que la fièvre dure plus de 2-3 jours il faut absolument absolument consulter en tout cas voilà le message est double c'est à dire que les fièvres banales qui sont peu élevées chez les enfants encore en forme justifient un avis auprès d'un médecin ou du pédiatre de l'enfant mais les fièvres prolongées plus de 3 jours et élevées chez des enfants très fatigués justifient une consultation rapide pourquoi professeur cette nouvelle maladie touche-t-elle certains enfants et pas d'autres ?

1:56:12
Auditeur

alors ça on le connait déjà avec beaucoup de maladies infectieuses et on le connait aussi avec la maladie de Kawasaki qui a été évoquée puisqu'il y a

1:56:21
Présentateur

certains parallèles avec celle-ci

1:56:23
Auditeur

il y a une susceptibilité génétique c'est à dire

1:56:26
Présentateur

que vous avez dans votre génome

1:56:28
Auditeur

un certain nombre

1:56:29
Présentateur

de variants

1:56:30
Auditeur

qui ne sont pas des anomalies mais qui vous rendent susceptibles à développer une réaction inflammatoire inappropriée après une infection par exemple et donc c'est pour ça que la maladie restera

1:56:40
Présentateur

il y a eu une étude je crois du 7 mai dans The Lancet qui explique qu'en Angleterre 6 des 8 premiers cas observés étaient des enfants d'origine afro-caribéenne alors en France vous savez que la loi ne nous autorise pas à recueillir les informations sur l'origine ethnique ou la religion mais cette information est disponible et puis si on veut en faire un parallèle un petit peu en miroir il est un peu curieux que nos collègues asiatiques n'aient pas déclaré ce type de cas alors qu'ils nous ont précédé dans la pandémie ce qui peut effectivement suggérer mais il faut rester prudent pour l'instant qu'il y ait des populations qui soient plus susceptibles que d'autres à développer cette complication de l'infection par le coronavirus oui professeur mais paradoxalement la maladie de Kawasaki classique touche davantage les asiatiques oui mais c'est aussi un argument pour la susceptibilité génétique de l'une et de l'autre et un argument

1:57:41
Auditeur

pour dire que ce sont des affections différentes

1:57:43
Présentateur

des affections différentes aujourd'hui 144 cas en France donc professeur ce décès de cet enfant à Marseille vous par exemple à Necker vous avez toujours certains enfants qui sont soignés pour cela oui tout à fait il y a toujours des enfants qui sont admis pour cette maladie le rythme ne s'est pas accéléré depuis trois semaines il y a toujours

1:58:12
Auditeur

des enfants hospitalisés nous savons depuis le départ qu'il s'agit d'un problème qui peut être grave puisqu'il y a une atteinte cardiaque qui est au premier plan chez environ deux tiers des enfants il est bien sûr extrêmement triste que cet enfant soit décédé à Marseille je compatis et je fais

1:58:30
Présentateur

mes condoléances à sa famille mais il est important que l'ensemble de la communauté médicale ait été averti de ce problème et s'y soit préparé et continue d'être très vigilante justement pour les soigner de façon précoce et efficace les enfants qui sont soignés par exemple à Necker restent longtemps à l'hôpital est-ce qu'avant de les retrouver en bonne santé il faut être très patient professeur ? il y a différents moments du séjour pour ceux qui sont admis en unité de soins intensifs ou en réanimation ils y restent quatre ou cinq jours le temps de récupérer et de pouvoir aller dans une unité

1:59:09
Auditeur

de pédiatrie habituelle et puis ensuite il reste encore quelques jours avant de rentrer à la maison maintenant ce que nous avons organisé de façon collective c'est une surveillance des différents organes

1:59:20
Présentateur

et en particulier du cœur pour s'assurer qu'il n'y a pas de problème à long terme et c'est ce qu'on ne semble pas observer pour l'instant on va rester prudent en tout cas on va rester prudent pendant les quelques semaines

1:59:33
Auditeur

qui viennent avant de dire qu'il n'y en a pas définitivement puisqu'on sait que par exemple dans la maladie de Kawasaki qui partage certains parallèles avec ce problème il peut y avoir des anomalies vasculaires un peu plus tard dans l'évolution pour l'instant on surveille encore les enfants qui ont été atteints

1:59:50
Présentateur

Merci beaucoup professeur Damien Bonnet chef du service de cardiologie pédiatrique à l'hôpital Necker à Paris il est 8h21 merci 8h21 A suivre dans Bourdin Direct assouplissement des 35 heures

2:00:02
Invité

revalorisation des salaires que contient le plan du gouvernement à destination des soignants Frédéric Simotel nous détaille tout dans une minute sur RMC

2:00:10
Présentateur

RMC Bourdin Direct

2:00:12
Invité

Et vos messages ce matin celui de Pascal on a reproché à l'état d'infantiliser la population de porter atteinte à nos libertés avec les restrictions et bien quand on voit toutes les images du week-end de masques jetés dans la rue ne croyez-vous pas que l'état avait raison écrit Pascal la population est irresponsable uncivique encore une fois essentiellement dans les métropoles et le pompon c'est bien sûr le jet de masques dans la rue scandaleux geste criminel écrit même Pascal Jean-Pierre nous dit il faut sanctionner ces personnes lamentable de voir notre voirie inondée d'immondices ainsi que nos plages et nos forêts Christophe est pour une amende ils ne comprennent que ça Yann nous dit ils sont indisciplinés sales ces gens ils n'ont aucun respect et l'amende devrait être obligatoire pour Philippe c'est carrément 1000 euros d'amende minimum si Jean envoie un jeté au sol ça fumerait sûrement 100% pour une amende aussi pour les déchets par terre chez Christophe Thierry nous dit qu'à Royan ce week-end des masques en pagaille par terre c'est une honte Olivier nous écoute lui de Nouvelle-Calédonie et nous dit qu'en Corée et au Japon il n'y a aucun masque par terre

2:01:14
Présentateur

des gens et des citoyens éco-responsables

2:01:16
Invité

RMC 6h 9h

2:01:18
Présentateur

Vaudrin Direct Il est 8h25 c'est Frédéric Simotel qui est avec nous hausse des salaires plus 300 euros demande des infirmiers ils étaient avec nous tout à l'heure à 7h10 réforme des temps de travail Olivier Véran Olivier Véran a dévoilé ce week-end les contours du plan pour l'hôpital qui sera présenté avant l'été qu'apprend-on Frédéric ?

Alors il est resté assez général mais il a quand même donné quelques pistes assez sérieuses donc il a envie d'aller vite le 25 mai il va réunir les partenaires sociaux et les collectifs hospitaliers pour donner le coup d'envoi à ce qu'il appelle un Ségur de la santé c'est du nom de l'avenue où est implanté le ministère de la santé alors 1 vous l'avez dit amélioration des rémunérations pour les salariés de l'hôpital qui compte d'ailleurs beaucoup de femmes atteindre un niveau de rémunération correspondant au moins à la moyenne européenne la moyenne européenne c'est 44 000 euros par an contre en France selon le médecin la moyenne c'est entre 35 000 et 37 000 euros selon l'infirmier il y a un gros rattrapage à faire ensuite mise en route d'un programme d'investissement sur la réorganisation des soins sur la logistique il faut sortir du dogme de la fermeture des lits c'est lui-même qui le dit et puis un point très important revoir le cadre du temps de travail à l'hôpital et notamment remettre en cause les sacrosins de 35 heures si des salariés de l'hôpital veulent travailler davantage pour gagner plus il faut les laisser faire aujourd'hui il faut savoir que des infirmières pour augmenter leur rémunération font ce qu'on appelle des ménages dans d'autres oui vont travailler dans une clinique privée exactement ou faire des heures et sont payés oui et donc aujourd'hui il faut qu'elles puissent le faire à l'intérieur de leur établissement et puis derrière c'est revalorisation des carrières vous savez que c'est un métier qui est très on avance par gris par il y a peut-être des choses aussi à revoir dans ce domaine là et puis derrière il faudra traduire tout ça dans le futur budget dans le prochain budget de la sécu exactement justement vous pouvez nous donner quelques chiffres clés sur le budget alors voilà j'ai creusé un peu alors il faut savoir que l'hôpital il est financé à 77% par l'assurance maladie le reste ça vient du paiement des honoraires des patients des mutuels 12 à 20% c'est la facturation des actes médicaux donc 77% par l'assurance maladie et dans les dépenses et bien 50 à 70% des dépenses c'est du personnel c'est de l'enveloppe financière pour les salaires c'est 30% pour les médicaments 6 à 8% pour les prestations hôtelières la restauration mais voyez donc les deux chiffres qu'il faut retenir c'est le budget c'est 77% ça vient de l'assurance maladie et allez 60% de ces dépenses c'est pour du salaire donc on voit pourquoi il faut vraiment rééquilibrer les choses et cibler les points merci Frédéric merci tiens un mot avant de retrouver Valérie Pécresse qui est la présidente de la région Île-de-France au Qatar on ne plaisante pas avec les masques Quentin Vinet en France les amendes c'est dans les transports en commun au Qatar ce sont les sanctions les plus sévères du monde contre ceux qui ne portent pas de masque en public que ce soit dans les transports ou dans la rue jusqu'à 50 000 euros d'amende et 3 ans de prison pourquoi ?

pour endiguer la pandémie qui se propage rapidement là-bas qui se propage rapidement alors si vous ne portez pas de masque dans la rue au Qatar 50 000 euros jusqu'à 50 000 euros d'amende et 3 ans de prison là on ne lésigne pas on porte un masque et au Brésil Bolsonaro se moque des gestes barrières il a harangué ses partisans qui ont manifesté par centaines ce week-end sans masque sans distanciation sociale bien sûr alors que le virus a tué plus de 16 000 brésiliens les états là-bas au Brésil ont plus de pouvoir que Bolsonaro dans la gestion de cette crise alors certains pro-Bolsonaro décident de manifester ils réclament carrément une reprise en main militaire et la fermeture du Parlement bien merci merci à toutes et à tous de nous avoir accompagnés ce matin encore une fois c'est un vrai plaisir de vous savoir là vous connaissez notre lien le 32 16 et puis notre lien quotidien vous êtes avec nous nous sommes avec vous il est 8h29 Valérie Pécresse c'est notre invitée dans un instant la présidente de la région Île-de-France

2:05:18
Auditeur

RMC Bourdin Direct

2:05:21
Présentateur

Jean-Jacques Bourdin il est 8h34 Valérie Pécresse est avec nous bonjour merci d'être notre invitée présidente de la région Île-de-France alors le déconfinement a commencé depuis 8 jours maintenant une semaine et j'entends déjà ça et là le débat certains disent ça ne va pas assez vite d'autres disent ça va trop vite quel est votre sentiment ça va trop vite ou pas assez vite je crois qu'on est dans une progression et qu'il faut l'accompagner mais il faut l'accompagner avec beaucoup de vigilance l'Île-de-France vous le savez a failli ne pas être déconfiné donc on avance avec encore beaucoup de prudence on est sous contrôle permanent je vous prends un seul exemple les transports les transports sont déconfinés depuis 8 jours ça s'est globalement bien passé mais ça s'est bien passé pourquoi ?

pour plein de raisons d'abord parce qu'on a demandé à tous les franciliens de rester au maximum en télétravail et il faut qu'ils continuent jusqu'au 2 juin à rester au maximum au télétravail on a demandé aux entreprises de lisser les heures de pointe c'est-à-dire de faire arriver leurs salariés entre 6h30 et 10h30 d'ailleurs vous avez été écouté par l'Etat elle pourrait le faire encore plus on a une charte de dialogue social qui le prévoit elle devrait le faire encore plus et puis on a réussi globalement pas trop mal pourquoi ?

parce que on regarde jour après jour ce qui se passe dans les transports et on adapte jour après jour ce qui se passe donc vous voyez que tout cela se fait sous haute surveillance voilà je vais revenir sur la collaboration entre les régions et l'Etat on s'est aperçu de l'importance des régions du rôle des régions pas que des régions d'ailleurs de départements ou des municipalités mais est-ce que ce déconfitement se fait sur un bon rythme Valérie Pécresse vous trouvez ?

pour moi parler de rythme national ça n'a pas de sens vous venez de le dire quel est le rapport entre une région vous avez un nom Grande Aquitaine dont on pense que 1,5% de la population a été touchée ou l'Ile-de-France où près de 15% de la population a été touchée ça n'est pas la même chose et donc je pense que le rythme du déconfinement ne doit pas être le même selon les territoires on doit pouvoir s'autoriser un petit peu plus de vitesse puisque vous parlez de vitesse dans des régions qui sont beaucoup moins touchées tout ça évidemment en veillant à ne pas faire repartir l'épidémie alors je vais être très concret est-ce qu'il faut ouvrir tous les parcs et jardins à Paris et en Ile-de-France oui ou non c'est ce que demande la maire de Paris Anne Hidalgo quelle est votre position ?

moi j'y suis favorable à condition qu'il y ait plus de contrôles parce que vous le savez l'Ile-de-France est réouverte ses 39 forêts donc on a 39 forêts en Ile-de-France qui sont réouvertes je pense que dans une région comme la nôtre notamment à Paris où tout le monde est confiné dans de petits espaces le fait de ne pas réouvrir les parcs et jardins ça peut avoir un effet pervers celui qu'on a vu ces derniers week-ends de gens qui sont entassés sur des quais du canal Saint-Martin etc donc oui je pense qu'il faut les réouvrir mais avec beaucoup de contrôles pour vérifier qu'il n'y a pas d'attroupement et que les règles de distanciation sociale sont bien ouvrir les bases de loisirs les piscines les terrains de sport alors les piscines c'est un petit peu plus compliqué les terrains de sport aussi parce que c'est des sports collectifs on se touche dans les sports dans un certain nombre de sports collectifs le rugby je pense que vous devez être un amateur donc il y a des sports où on se touche là c'est vraiment aux autorités sanitaires de nous donner les clés mais en revanche les parcs pour la promenade pour la respiration pour aérer la ville bien sûr bien et les bases de loisirs les bases de loisirs je le crois aussi parce que c'est le jardin de ceux qui n'en ont pas après les piscines c'est un autre problème bien les cafés, bars, restaurants fin mai, début juin vous demandez cette ouverture moi ce que je souhaite c'est qu'on travaille et je sais que le gouvernement le fait avec la fédération des cafés, restaurants sur un protocole qui soit un protocole crédible parce que le problème des restaurants et vous le savez c'est est-ce qu'ils peuvent survivre en n'ayant qu'une seule table sur deux qui est occupée est-ce qu'ils ont un modèle économique et donc moi je suis très inquiète pour le secteur des cafés, restaurants j'ai d'ailleurs appelé solennellement le secteur des assurances parce que vous savez qu'un certain nombre de cafés, restaurants ont pris des assurances de pertes d'exploitation et qu'il y a un certain nombre d'assurances qui refusent de compagnie qui refusent de payer ces pertes d'exploitation il y en a un certain nombre d'autres qui comme le crédit mutuel la société générale le crédit agricole ont dit c'est notre devoir moral de compenser ces pertes d'exploitation les assureurs mutualistes exactement et ils ont fait un fond de solidarité moi je dis que j'appelle tout le secteur des assurances à vraiment prendre en compte ce devoir moral je leur ai écrit vous leur avez écrit bien Valérie Pécresse les élèves de collège 6ème, 5ème retrouvent les classes en zone verte je dis bien en zone verte est-ce que vous souhaitez que les collèges et lycées rouvrent rapidement en zone rouge en Ile-de-France si c'est possible sanitairement si c'est possible sanitairement je pense que pédagogiquement ce serait utile je le pense parce que je pense qu'avoir au moins un mois encore de reprise de contact avec les professeurs la classe pouvoir avoir peut-être aussi quelques notes supplémentaires pour ceux qui ont eu un mauvais premier trimestre et qui se retrouvent je pense aux élèves de première de terminale qui se retrouvent avec un contrôle continu qui n'est pas bon vous savez que les notes de confinement n'ont pas été prises en compte donc vous avez des élèves qui ont fait un mauvais premier trimestre mais qui ont travaillé pendant le confinement donc il faut qu'on puisse essayer je pense de réouvrir si c'est possible et d'ailleurs la région s'y prépare on est en train de nettoyer et de remettre en place de désinfecter tous les lycées les villes de france on sera prêt à réouvrir en juin si les autorités sanitaires nous autorisent mais vous souhaitez cette réouverture je pense que pédagogiquement pour les élèves ce serait bon ce serait bon de réavoir un contact avec la classe avant la fin de l'année mais comment faire pour les cantines et notamment pour les décrocheurs mais pas que mais pas que et pour les cantines comment faire alors pour les cantines à ce stade nous ne prévoyons pas la réouverture nous prévoyons des paniers repas qui pourraient être distribués aux élèves vous pourriez la région pourrait distribuer des paniers repas absolument absolument c'est ce qu'on est en train de préparer c'est ce que vous êtes en train de préparer parce que sinon c'est très compliqué enfin c'est très compliqué de réouvrir des cantines vraiment bien sûr les transports on en parlait tout à l'heure l'ARATP fin mai 100% de son offre Valérie Pécresse en tout cas c'est l'objectif l'objectif c'est que d'ici le 2 juin qui est la période que l'état nous a donné on soit vraiment à 100% on va même essayer d'anticiper au maximum pour avoir plus d'offres mais là encore monsieur Bourdin je vous le dis tout de suite 100% de l'offre ça veut dire 25% des passagers ça veut dire que dans un RER où on met 700 on met pardon un RERA où on met 2500 personnes tous les jours on ne peut en mettre que 700 dans un métro où on met 700 personnes tous les jours on ne peut en mettre que 200 donc si on veut respecter cette décision il faut la contrôler tout ça distanciation physique on est obligé d'avoir qu'un tiers des personnes dans les trains ça nécessite un filtrage qui doit se poursuivre j'ai écrit à monsieur Castaner ça s'est bien passé la première semaine policier et gendarme oui ça s'est bien passé la première semaine parce qu'il y avait ce filtrage si ce filtrage si les policiers ne sont pas là pour prêter main forte vous le savez les transports c'est un grand goulet d'étranglement et on aura des effets de foule que nous ne voulons pas avoir alors peut-être et c'est ce que je souhaite l'épidémie va suffisamment régresser pour que le 2 juin on puisse alléger ses obligations parce que vous savez qu'on est l'un des seuls pays d'Europe à imposer la distanciation sociale dans les transports en commun pour rassurer la population et éviter la propagation du virus donc on est l'un des plus stricts au monde l'un des plus stricts au monde c'est vrai vous demandez donc une prolongation du renfort des policiers et gendarmes absolument prolongation du télétravail au maximum jusqu'au 2 juin et au-delà et lissage des heures de pointe pour les entreprises vraiment j'y insiste parce que ça peut à l'avenir le télétravail et le lissage des heures de pointe résoudre nos problèmes écologiques ça peut résoudre le problème des embouteillages en Ile-de-France si au lieu d'arriver tous de reprendre nos mauvaises habitudes après le confinement de réarriver tous entre 8h et 9h on arrivait tous entre 6h30 et 10h30 pas tous à 6h30 tous les jours pas tous à 10h30 tous les jours mais qu'on espacait nos arrivées sur une tranche horaire large on n'aurait plus d'embouteillage en Ile-de-France et on n'aurait plus ces transports congestionnés une heure par jour parce que c'est ça la vérité et les franciliens sont en train de découvrir qu'on peut prendre des transports en commun sans être serrés les uns contre les autres le dépistage 5 millions de tests sérologiques à disposition des associations des entreprises et des collectivités en Ile-de-France c'est bien ce que vous annoncez des tests sérologiques pardon mais qui ne sont pas très fiables Valérie Pécresse pour l'instant si les tests sérologiques que nous allons mettre à disposition pour les soignants et pour ceux qui souhaitent en acheter et en disposer les personnes fragiles notamment en matière de santé ces tests sérologiques elles ont c'est une brique supplémentaire dans la politique de déconfinement c'est quoi cette brique ?

c'est de permettre de savoir si vous avez eu le virus ou pas les tests sont très fiables ces tests ne permettent pas de savoir si une personne est immunisée ou pas alors ils permettent de savoir si on a eu le virus et il semble je le dis avec beaucoup de prudence il semble que le fait d'avoir eu le virus donne une forme d'immunité une forme d'immunité à ce stade on ne s'en sait pas plus on n'en sait pas plus on ne sait pas plus on ne sait pas si cette forme d'immunité est durable ou pas mais vous savez on est en train de chercher on est en train de chercher et donc on va se trouver petit à petit on va savoir et pourquoi c'est important ces tests ces tests qui sont importants notamment notamment pour les personnels soignants les personnels soignants qui sont beaucoup au contact du virus voudraient savoir si elles ont eu le virus ou si elles ne l'ont pas eu et de cette réponse dépend aussi la stratégie de l'hôpital la stratégie de mettre en avant telle personne ou telle autre pareil pour les personnes qui sont en grand risque de santé si vous êtes diabétique si vous êtes en surpoids si vous êtes immunodéprimé si vous avez des gros risques savoir que vous avez eu le virus ou savoir que vous ne l'avez pas ça peut vous conduire à vous protéger davantage ou à ne moins vous protéger ou en tout cas à reprendre une vie plus normale donc cette information les français souhaitent l'avoir et c'est l'état qui va définir comment cette information peut leur être donnée aujourd'hui il y a un décret qui va paraître et moi ce que je voulais c'est qu'on ne soit pas dans cette politique de testing qu'on ne soit pas en retard et qu'on soit prêt donc on sera prêt et il y aura 5 millions de tests à l'achat sur la plateforme de la région pour tous les professionnels de santé qu'ils voudront entre 8 et 9 euros le test ils doivent être faits en présence d'un professionnel de santé l'état va dire comment ça va se passer et nous nous en donnerons 150 000 aux soignants d'Ile-de-France en signe de reconnaissance c'est parce qu'ils ont envie d'avoir cette information vous savez moi je me déplace dans tous les hôpitaux d'Ile-de-France et les soignants veulent savoir s'ils ont eu la maladie ou s'ils ne l'ont pas bien Valérie Pécresse puisque vous parlez des soignants parlons-en les soignants qui demandent qui demandent des hausses de salaire et notamment infirmiers et infirmières qui demandent 300 euros pour revenir à la moyenne européenne est-ce que le gouvernement doit répondre à cette demande plus largement il faut un vrai plan de relance qui passe par la réforme de la santé oui oui à la revalorisation des salaires des 300 euros vous dites oui oui à la revalorisation des salaires des personnels de santé toute catégorie oui toute catégorie mais aussi oui à une réorganisation profonde de notre système parce que ce qu'on a vu Jean-Jacques Bourdin c'est en fait qu'il faut fonder notre système de santé sur la coopération qu'il faut arrêter que chacun soit dans son couloir qu'il faut arrêter que les urgences hospitalières accueillent toutes les personnes qui devraient être traitées par la médecine de ville qu'il faut repositionner notre hôpital sur les vraies urgences qu'il faut aussi débureaucratiser tout ce système essayer de faire mieux revoir le carcan des 35 heures à l'hôpital non revoir plutôt le carcan des normes publiques je le dirais comme ça parce qu'aujourd'hui l'hôpital public il a toute une série de procédures d'appels d'offres de règles administratives qu'il doit respecter et on s'aperçoit que des structures qui sont plus souples structures associatives par exemple sans but lucratif fonctionnent en coûtant beaucoup moins cher et c'est le coût de la norme vraiment ce que je ressens c'est que cette crise a montré l'échec du modèle bureaucratique français on a trop de normes on a trop de règles à respecter ça nous empêche d'avancer ça nous empêche d'agir et on l'a vu pourquoi les régions ont été plus agiles que l'état pour se procurer des masques pourquoi elles ont été plus agiles que l'état dans les aides économiques de proximité dans l'accueil des sans-abri mais parce qu'on n'a pas de normes on a beaucoup moins de normes à respecter et puis on s'en est affranchis comme en Allemagne d'ailleurs et on s'en est affranchis comme en Allemagne d'ailleurs absolument bien la médaille de l'engagement vous trouvez que c'est une bonne idée ça ou pas ?

écoutez moi je pense effectivement c'est symbolique mais le symbolique ça a du poids et de la puissance moi j'y suis favorable vous y êtes favorable j'y suis favorable mais évidemment c'est pas pour solde de tout compte et ça ne nous exonère pas de réformer complètement notre système de santé bien la relance économique taxer les plus riches rétablir l'ISF ce que je crois c'est que si on commence par partir sur le concours Lépine des hausses d'impôts il n'y a qu'une seule chose qui va se passer c'est qu'on va complètement casser la relance donc zéro hausse d'impôts pour moi c'est une ligne rouge ni SF ni mais en revanche là où vous avez je pense raison c'est qu'il va falloir qu'on fasse tous des gestes de solidarité parce que la vérité c'est que la crise sociale elle est devant nous la crise sanitaire j'espère qu'elle est derrière avec beaucoup de vigilance en tout cas on l'a prise à bras le corps mais la crise sociale la crise économique elle est devant nous et donc ça veut dire qu'il va y avoir une montée de la précarité et donc ça veut dire qu'il va falloir faire des gestes de solidarité tous là où nous sommes et avec les moyens que nous avons mais alors gestes de solidarité c'est quoi ?

certains demandent aux salariés de travailler un petit peu plus non pour moi c'est un geste de solidarité ou pas ? non mais attendez ce n'est pas provocateur vous êtes provocateur volontairement qui demande ça volontairement provocateur le vrai sujet ça va être de remettre dans l'emploi tous ceux qui aujourd'hui en sont privés en sont éloignés et faire redémarrer toutes les entreprises qui ne peuvent pas redémarrer c'est ça la priorité et ce n'est pas faire de la provocation sur le temps de travail c'est de la provocation sur le temps de travail ?

aujourd'hui ça ne peut être vécu que comme ça par des millions de chômeurs qui ne demandent qu'à retravailler c'est ça la situation aujourd'hui et d'ailleurs si on fait un plan de relance il doit être très puissant je pense que l'emploi doit être le cœur et la baisse des cotisations et des charges sur l'emploi doit être au cœur il faut baisser les charges patronales il faut aussi il faut aussi moi j'ai très peur monsieur Bourdin j'ai très peur des jeunes j'ai très peur enfin pas des jeunes pour les jeunes j'ai très peur pour les jeunes j'ai très peur d'une génération sacrifiée de jeunes qui vont avoir leur diplôme leur CAP leur bac leur diplôme là leur qualification en juin et que personne ne va recruter c'est pour ça que j'ai demandé à l'État de faire un plan zéro charge sociale pour l'embauche des jeunes pendant deux ans pour éviter qu'on ait cette génération sacrifiée pas de charge sociale pour l'embauche d'un jeune pendant deux ans absolument mais vous savez je vous parlais de solidarité je vais vous donner un exemple de geste de solidarité que je trouve très parlant à la région les directeurs de la région se sont réunis et ont dit nous allons donner des jours de RTT aux associations caritatives pour lutter contre la pauvreté ça veut dire quoi ?

ça veut dire qu'ils disent on a des RTT on ne va pas les prendre on les donne la région s'engage à les transformer en argent puisqu'un jour de RTT ça vaut de l'argent de les transformer en argent et cet argent on le donnera aux associations caritatives vous voyez donc même dans la fonction publique où on n'a pas des salaires mirobolants il y a des gestes de solidarité qu'on peut faire des dons qu'on peut faire on peut donner ces RTT et donc vous voyez mais quand on est chef d'entreprise quand on a des hauts salaires en revanche les gestes de solidarité peuvent être en espèce et permettre à un salarié de donner des RTT au personnel soignant mais permettre aussi aux dirigeants de réduire de réduire leur rémunération vous êtes favorable à ça aussi ?

moi je pense que les dirigeants devraient aussi réfléchir à réduire leur rémunération quels dirigeants ? lesquels ? les dirigeants ceux qui pensent qu'ils touchent des salaires très élevés et que dans cette période il y a des gestes de solidarité vous allez diminuer votre rémunération puisque vous êtes dirigeante oh écoutez c'est des choses qui peuvent s'envisager aujourd'hui vous pourriez aujourd'hui décider de dire je vais baisser un temps ma rémunération pendant je ne sais pas trois mois en tout cas moi ce que je pense vous pourriez ?

ce que je pense c'est qu'aujourd'hui nous allons tous être appelés à faire des dons et donc ces dons il faut qu'on réfléchisse comment on va les faire soit ce seront des dons à des associations caritatives soit ce seront des réductions de salaires je pense qu'il va falloir qu'on se mette tous dans cette logique de lutte mais qui doit réduire ses salaires ? tous les élus ? tous les directeurs d'administration ? je ne sais pas monsieur Bourdin vous savez la France a montré des trésors de solidarité dans cette période et il va falloir continuer je vais vous donner d'autres exemples aujourd'hui nous lançons un grand plan de lutte contre la précarité qu'est-ce qu'on a fait ?

et bien on a décidé qu'on allait acheter tous les surplus alimentaires de nos agriculteurs tous jusqu'à la fin de l'année et que tous ces surplus alimentaires on allait les donner on va les distribuer dans les lycées d'Ile-de-France c'est-à-dire que la région va acheter tous les surplus des agriculteurs de la région absolument et on a commencé et on va les distribuer et on a commencé on a déjà fait des distributions dans une dizaine de villes populaires parce qu'aujourd'hui malheureusement vous le savez il y a des personnes qui n'ont pas eu de revenus depuis deux mois et qui peinent à trouver à manger c'est ça la situation de la France mais de la même façon Emmaüs a crié au secours et la région va donner 250 000 euros dans le cadre de la souscription d'Emmaüs des communautés Emmaüs qui n'ont pas pu travailler pendant le confinement pour les familles les plus modestes les familles des lycéens les plus modestes nous allons donner une aide pour 109 000 familles pour remplacer les cantines parce que vous savez que la cantine ça permettait aux familles en réalité d'avoir un repas équilibré très subventionné par la collectivité le fait de ne pas avoir eu de cantine pendant deux mois c'est des coûts pour les familles qu'on a évalués à peu près 60 euros donc on va donner cette aide de 60 euros à 109 000 familles pour leur permettre de retrouver le pouvoir d'achat qu'elles avaient pendant le confinement donc vous voyez toute cette question de la lutte contre la précarité va être au coeur à mon sens des politiques je pense aussi à la précarité étudiante je pense à la précarité de tous ces jeunes qui aujourd'hui ont été confinés n'ont plus de petit boulot pour travailler pour améliorer leur fin de mois donc sur tous ces sujets-là la région sera présente dernière question les municipales est-ce que le second tour doit avoir lieu en juin ?

je crois que les municipales doivent avoir lieu le plus tôt possible dès que sanitairement vous demandez parce que vous avez vu beaucoup de maires demandent le 28 juin demandent à ce que ce second tour ait lieu le 28 juin ça n'est pas dans mon pouvoir de fixer la date mais là où je les rejoins totalement c'est qu'il faut avoir des maires rapidement pourquoi ?

parce que le plan de relance passera par les maires passera par la commande publique passera par les permis de construire passera par le redémarrage d'un certain nombre de travaux qui vont donner de l'emploi donc il nous faut des maires en place légitimes qui peuvent faire des travaux vous savez qu'un maire en campagne ne lance jamais de travaux dans sa ville donc il faut des maires élus rapidement dès que c'est possible merci Valérie Pécresse d'être venue nous voir ce matin il est 8h53 sur RMC et BFM TV