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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 février 2025 27 min

Vincent Louault sur la loi agricole : "ce texte est mal barré depuis le début"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vincent lou on commence en regardant les unes de la presse régionale on en a sélectionné trois on va les regarder ensemble d'abord la une de la voie du Nord ce que l'intelligence artificielle va changer dans nos vies alors qu'on l'a vu c'est ouvert hier le sommet de Paris sur l'intelligence artificielle la deuxième une c'est celle de l'Union crise sans fin pour les apiculteurs avec le retour des néonicotinoïdes c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase déjà confronté aux alléac climatique et au ravage du frelon asiatique les apiculteurs doivent encaisser le retour de trois pesticides c'est un texte vter au Sénat le 27 janvier dernier qui permet l'utilisation de ces substances réputées pour leur effet néfaste sur les abeilles et puis la dernière une c'est celle du Journal du Centre les soignants en souffrance ils dénoncent des prises en charge de patients dégradés des situations déshumanisantes faute de moyens humains suffisants quel uneun choisissez-vous je vais prendre l'Union Crist enfin sur les agricul pour les apiculteurs les agriculteurs c'est sont en grande difficulté les apiculteurs en font partie on a on a toute une série de de de conséquences du changement climatique qui font que le le frolon asiatique alors le retour des de certains de certaines molécules qui sont nécessaires qui étaient surtransposé aujourd'hui on a on a atterri sur une volonté au Sénat de dire on revient sur C surtransposition on a l'image un peu facile des nécotinoïdes qui sont toujours interdits par l'Europe en orobage de semence et qui ne pourront jamais revenir tel que c'est c'était avant sur l'enrobage d'espens dans les sols parce qu'en fait c'était la pollution du sol qui se transmettait aux abeilles sur les sur le colsa de la génération d'après après une betterave ou ou d'autres cultures aujourd'hui on est sur un traitement aérien qui pose beaucoup moins de problème la molécule se se dissipe au bout d'une heure je pense qu'il faut qu'on sorte de l'émotion et qu'on fasse confiance à la au scientifiqu à l'aness à et vous assumez ce vote c'est le vote de cette proposition de loi du plomb hein qui met en colère les apiculteur c'est pas un recul environnemental pour vous de réautoriser certains néonictiné non c'est pas un recul environnemental parce que il faut assumer d'abord j'ai toujours j'ai soutenu le projet de loi du du plomb maisonville j'étais j'étais j'ai vraiment été à la manœuvre pour qu'il y ait 190 signatures j'assume je j'ai toujours défendu l'idée qu'il fallait écouter les chercheurs et quand les chercheurs nous disent on donne un agrément pour l'acétaméprine en pulvérisation ils ont même donné en 2017-29 un label abeille de la c'est à mépride donc vous pouvez pas avoir deux vitesses avec des cultures qu'on ont besoin qui sont la noisette qui sont l'arboriculture et qui sont la betterave donc c'est pas un retour massif des nécotinoïdes faut arrêter sur les noiseautiers il y a pas de problème de de pollinisation sur la betterave non plus c'est des époques où il y a pas il y a pas de sujet donc il faut arrêter de de de de d'actionner les leviers de la peur sur tout un tas de sujets comme on voit beaucoup dans la presse nationale très parisienne là en l'occurrence c'est la presse région mais oui oui vous savez quand on regarde la la télévision le soir on peur sur l'aliment peur sur l'eau peur peur peur peur peur surt on se demande si on va finir par avoir tout le temps peur on va revenir sur l'agriculture dans 5 minutes on va puisque c'est l'actualité au Sénat avec l'examen du projet de loi agricole mais d'abord dans le reste de l'actualité on l'a vu dans le journal ce sommet sur l'intelligence artificielle qui s'est donc ouvert hier à Paris à l'initiative d'Emmanuel Macron Emmanuel Macron qui appelle un sursaut européen une stratégie d'action similaire à celle de Notre-Dame de Paris ça veut dire que l'heure est à l'urgence nationale on est en retard sur l'intelligence artificielle alors on peut avoir une fierté c'est qu'on n'est pas en retard sur l'intelligence artificielle on est plutôt en avance on est plutôt dans le dans le pelon de tête il faut être un peu fier dans ce pays de ce qu'on fait de bien l'intelligence artificielle en fait partie on a de nombreuses start-up en Europe ça se passe plutôt bien donc il a très bien dit le notre énergie des carbonet fait que on a une un avantage euh on a un avantage sur le le coût de l'énergie on a en plus une volonté européenne basée sur l'éthique sur un des principes démocratiques dont faut être fier donc à un moment il faut arrêter de faire win nous pleurons et être un peu fier de ce que nous sommes capables de faire dans ce pays et en Europe l'autre actualité on l'a vu là aussi dans le journal c'est François Baou qui a donc échappé à une motion de censure hier une nouvelle elle a pas été votée par le PS elle a pas été votée par le rassemblement national est-ce que vous redoutez en revanche celle du Parti socialiste la semaine prochaine qui fustige notamment cette expression d'Emmanuel de François baayrou sentiment de submersion migratoire oui alors déjà moi je regrette la banalisation desmtions de censure parce que on est dans un moment un peu fragile de notre de notre République on se retrouve aujourd'hui avec tout un tas de motions de censure nos habitants sont complètement perdu quand je retourne sur sur mon territoire tous les weekends les habitants me disent mais de toute façon vous écoute plus parce qu'on ne comprend plus rien et vous avez perdu le sens commun vous avez perdu ce que pourquoi vous avez été élu le le le devoir de faire avancer les problématiques dans le pays et lesmtion de censure la dernière j'y comprends encore plus rien parce que un coup les socialistes votent la motion de censure un coup ils en mettent une nouvelle c'est pas tout à fait pour le pour les mêmes sujets et à la fin à la fin le risque c'est que le rassemblement national arrive en à voter une de censure et appuie encore sur Stop vous redoutez celle de laain moi je redoute rien du tout je je je dis juste il va falloir assumer aussi les acte d'un délire collectif qui va nous emmener tout doucement dans quelque chose qui est pas souhaitable aujourd'hui nous avons besoin d'une stratégie nous avons besoin d'un gouvernement déjà il y a pas de majorité il faut actionner 493 en permanence donc c'est pas très glorieux donc il faut réussir à avancer pour on a la loi du plomb à passer à l'Assemblée nationale il faut un peu de volonté autrement on aucun problème pour nos habitants et la sanction sera dure le moment venu est-ce que vous êtes d'accord avec François Baayou qui veut élargir le débat sur l'immigration qui dit qu'il faut ouvrir un débat sur casqueatre français je pense qu'il est temps d'élargir ce débat vous savez il faut l'ouvrir ce débat sur cascate français ou c'est pas le moment alors je sais pas si c'est pas le moment il y a une demande de notre société à à s'emparer des problèmes sur des sujets qui sont vous savez mais mon arrière grandère père était était d'origine chinoise et le débat et ma mon arrière- grand-mère a perdu sa nationalité française quand elle s'est marié avec un chinois c'est ça elle est devenue àatride donc et ça on éétait pas en 1800 et on était en 1923 donc le débat il doit être ouvert par contre il faut faire preuve aussi de tempérance et d'efficacité encore une fois d'efficacité on va revenir à l'agriculture puisque c'est l'actualité au Sénat le salon de l' culture s'ouvre dans une dizaine de jours ce sera le 22 février et le Sénat poursuit donc l'examen du projet de loi d'orientation agricole un projet de loi qui vise à répondre au mal-être de la profession on va voir le résumé de ces dernières heures de séance avec Alex [Musique] Poussard bonjour Alex bonjour Aran bonjour Vincent louau bonjour et Alex et sénateurs ont donc poursuivi hier l'examen du projet de loi d'orientation agricole effectivement ce texte du Gouvernement qui est censé répondre aux malettes des AG agriculteur et à un défi le renouvellement des générations défi compliqué à relever regardez ces chiffres d'ici à 2035 43 % des chefs d'exploitation agricole auront plus de 65 ans et le nombre d'exploitation aura diminué de 30 % et en 2022 par exemple 21000 agriculteurs sont partis à la retraite mais seulement 14000 se sont installés alors ce projet de loi il vise à simplifier la transmission des exploitations et l'installation des jeunes agriculteurs avec par exemple la mise en place d'un guichet unique baptisé France service agriculture pour faciliter la mise en relation entre les acteurs et les démarches d'installation l'État devra aussi fournir un diagnostic de l'exploitation lors des différentes étapes de la carrière de l'agriculteur et puis le Sénat a voté la création d'une aide au passage de relais des exploitations concrètement cette aide sera allouée à un agriculteur qui a 5 mois de la retraite 5 ans pardon de la retraite accepte de transmettre son exploitation à un jeune Vincent louau selon vous est-ce que ce texte répond suffisamment à ce défi majeur du renouvellement des générations d'agriculteurs écoutez c'est un texte qui est qui est apparu et qui a été porté par Marc fenau suite aux événements de début d'année donc on est un an nous sommes 1 an après les événements de janvier ce texte il est nous les agriculteurs on dit quand le champ est mal semé la récolte est compromise et et le texte il est mal barré depuis le début pourquoi il est mal barré parce qu'on a défini un périmètre de ce texte trop restreint qui répond pas sur l'économie qui répond pas sur l'environnement qui est un périmètre qui est très restreint et qui a été une volonté des conseiller de l'Élysée donc donc c'est pas le bon texte c'est pour ça que laurend Duplomb maisénonville et moi-même j'ai participé à ce qu'on ait un autre texte qui vienne en appui à ce texte qui n'était pas le bon texte on l'a dit on l'a dit depuis le début les agriculteurs l'ont dit moi mes agriculteurs me disent écoute Vincent on attend rien de ce texte parce que en fait c'est c'est compliqué on parle installation on parle juridique sur le poids de l'agriculture de la souveraineté agricole de l'intérêt général majeur et de l'intérêt des intérêts fondamentaux de la Nation pour avoir un droit agricole qui soit équivalent en droit de l'environnement sachant que le droit de l'environnement sera toujours suprême parce que il y a une annexe de la Charte de l'environnement qui fait que l'environnement est toujours suprême mais dans le droit de tous les jours administratif l' l'agriculture sera mieux considérée par le juge administratif qui fera qu' on aura une jurisprudence qui sera plus favorable sur tous les projets agricoles et un un enchaînement de de problématique pour les agriculteurs ça veut dire quoi ça veut dire que l'enjeu c'est que dans certaines décisions publiques l'agriculture prime sur l'écologie non elle primera pas sur l'écologie elle sera je c'est pour ça que je veux pas qu'on soit dans la réduction elle ne primera pas elle sera d'équivalence ce qui est quand même énorme d'avoir une agriculture d'équivalence sur l'environnement les accords de Paris qu'on cite beaucoup parle de l'agriculture et de la nécessité de se nourrir aussi d'importance d'importance majeure il faut reconnaître que dans notre Charre de l'environnement et c'est pour ça que j'ai déposé une PPLC là-dessus pour pour permettre de mettre les accords de Paris dans notre char de constitutionnelle parce que aujourd'hui on a un trou dans la raquette on a établi une charte de l'environnement qui est massive et qui nous empêche tout je vais vous donner un exemple on veut revenir sur zan on veut revenir sur le al c'est le zé artificialation une projet de loi d'un d'un collègue sénateur et demain on peut nous opposer la régression environnementale c'est-à-dire que l'écran que l'on que l'on prend par la loi ne peuvent pas revenir en arrière et ça aujourd'hui si on prouve à nos habitants qu'on peut pas revenir en arrière sur des choses qu'on a mal calibré à l'origine on est tous législateurs un peu foutus pour ne pas répondre aussi aux problématiques des entreprises al sur l'installation des jeunes agriculteurs est-ce que ce texte répond à la problématique le texte fait vous n' pas l'air convcu non non je suis pas convaincu parce que les agriculteurs pour avoir une transmission d'entreprise nous l'avons dit nous le redisons il faut des schémas économiques sur nos entreprises il faut des entreprises qui gagnent de l'argent il faut des entreprises qui ont autre chose que des problèmes financiers avec un avenir et pour vendre une entreprise et puis pour transmettre une entreprise il faut qu'il y ait un schéma économique donc quand vous n'avez pas d'économie sur vos entreprises agricoles vous n'avez pas de transmission quand les gamins voient leurs parents en difficulté pendant 15 ans sur leur ferme ils ont pas envie de reprendre l'exploitation familial Alex les sénateurs ils ont de nouveau débattu du développement de l'agriculture biologique oui puisque la majorité de droite du Sénat avait la semaine dernière supprimé l'objectif d'avoir 21 % de surface agricole cultivé en agriculture biologique d'ici à 2030 et alors que la filière de l'agriculture biologique est à la peine en ce moment et hier soir dans le débat et bien la gauche satoriale a essayé de rétablir cet objectif et ben oui il faut savoir que l'agriculture biologique est le système le plus abouti des systèmes de l'agro de la transition agroécologique bien entendu il se doit d'être soutenu il se doit être soutenu parce que ce n'est pas un système lambda c'est un système qui assure notre souveraineté qui assure la durabilité de notre production en France voilà les sénateurs de gauche sont revenus à la charge mais pour leurs collègu de droite et bien il est inutile d'avoir un objectif pour développer le bio et vouloir mettre une fourchette telle qu'elle est proposée n'a pas de sens on peut être très bien demain à 30 % 40 % de bio pourquoi limité et si je le dis c'est parce qu' on le vit aujourd'hui sur le terrain avec la la descente du marché où il y a plus le déboucher par rapport au volume de certains types de production agricole en bio c'est pas pour autant que des gars je l'ai déjà évoqué la semaine dernière euh se déconvertisse au final la gauche n'a pas réussi à rétablir cet objectif Vincent louau ce vote de la majorité de droite du Sénat de suppression de cet objectif de cette ambition de développer l'agriculture biologique ça peut être perçu comme un recul environnemental oui mais attendez eu soit on s'arrête sur des punchlines comme Monsieur salmon il nous a fait ça quand même des dizaines de fois et vous avez énormément de films à faire sur des punchlines c'est leur le il dit l'agriculture bio c'est l'avenir de l'agriculture ou ououi non non mais çaab oui oui et puis on peut soigner aussi avec de la mestine à base de tisane et puis de trucs complètement hubuesque il y a une non non mais il y a aussi une caricature où il y a les bons et il a les méchants nous on sent ça dans les myclle il y a les bons agriculteurs tous bio et il y a les méchants c'est les firmes c'est les phytosanitaires c'est les médicaments on entend ça toute la journée donc vous m'excusez d'avoir un petit moment de fatigue sur ces sur ces éléments de langage qui restent des éléments de langage pour être dans le dans le dans le fun de l'écosystème de l'écosystème la réalité c'est que dans une loi de programmation indiquer des objectifs qu'on ne peut pas atteindre ou qui sont inintégnables ou qui ressemblent à rien ça sert à quoi c'est c'est le rôle du législateur de dire on se donne un objectif à 30 % 40 % 50 % non c'est pas le rôle du législateur le le le rôle du législateur c'est de paramétrer une agriculture qui est multiple et qui gagne de l'argent pour avoir des fermes qui soient viables qu'elle soit bio non bi bio ou tout ce que vous voulez avec des schémas qui sont tous différents donc je comprends que enlever ce chiffre puisse porter agression et encore une fois vous utilisez le terme de régression environnementale c'est une question non mais c'est une question mais il faut un peu de précision parce que si pour vous le le fait de d'écrire des textes et de la loi porte une régression environnementale sur la volonté je pense que là on est tous on devient tous paranoïque et c'est un gros moment de fatigue pour notre démocratie et la façon dont le législateur doit travailler donc faut être très ferme là-dessus on se donne des objectifs les agriculteurs et les éleveurs savent que Al on se donne plus en l'occurrence pour l'agriculture bio mais si c'est il faut se donner des objectifs pour l'agricultur bio mais il faut encore avoir des clients pour l'agriculture bio enfin attendez on est ici à Paris mais à la à la fin filière qui est à la peine en ce la filière est à la peine parce que les prix sont 30 40 % plus chers alors faut déjà faire le nettoyage dans la distribution qui prend des marges plus fortes sur les produits bio il faut aussi relever que la production bio a des handicaps qui font que le le consommateur s'y retrouve pas donc quand le consommateur s'y retrouvera ils mangeront du bio et les gens se sont bien aperçus qu'il y avait pas une différence flagrante et qu'on allait pas tous mourir parce qu'on prenait des produits de qualité qui étaient non bio aussi et aujourd'hui on a ce principe de réalité qui revient qui revient et qui et qui est nécessaire pour éviter la caricature de notre agriculture et aujourd'hui Alex les sénateurs il devrait débattre des atteintes à l'environnement entraîné par les les activités agricoles effectivement puisque ce projet de loi assouplit les peines pour certaines atteintes à l'environnement causé par les activités agricoles atteintes à certaines espèces animales végétales ou à des habitats naturels et la majorité de droite du Sénat veut aller encore plus loin et propose de dépénaliser des atteintes à l'environnement qui seraient considéré comme non intentionnell elle passeraiit donc d'une sanction pour voir aller à 3 ans de prison et 150000 € d'amende à une amende pouvant aller seulement jusqu'à 750 €. Vincent louau là encore on peut se demander voilà est-ce que c cet assouplissement qui est accru par la majorité sénatoriale est-ce que c'est pas une forme d'impunité pour les agriculteurs vis-à-vis de certaines attentes à l'environnement quand vous vous faites attraper par un radar 10 kmh au-dessus de de de la règle vous passez pas au pénal vous avez une progressivité de la sanction vous avez du règlementaire administratif qui vous met une sanction qui s'appelle une amende et des points en moins et vous avez le pénal au-dessus de 50 km/h pour l'agriculture ça doit être pareil on se retrouve face à une multitude de procès qui à la fin soit le juge dit vous n'avez rien donc déjà on fait mouliner tout ça système juridique pour rien et après avec des simples amendes de 100 200 200 300 € alors que les associations grâce au système judiciaire certaines demandent jusqu'à 500000 € de dommage c'est arrivé dans les Ardennes et ils sont très bien défendus par certains avocats qui qui sont spécialistes de de ça qui demande des sommes phamineuses sur des atteintes de l'environnement qui était non intentionnel il faut qu'on ramène un peu de bon sens soit on continue à avoir la mise la la mise en avant de problèmes sur l'agriculture les vraies atteintes environnementales doivent être sanctionnées lourdement nous à la campagne on sait très bien que certaines atteintes environnemental faite par certaines populations ne sont jamais sanctionné et là parce que vous allez avoir eu un coup de vent qui va faire dévier un produit où c'est pas attentionnel les gens se retrouvent au pénal donc par exemple pour parler concrètement la pollution d'une rivière avec des produits avec des pesticides ça doit être sanctionné fortement mais mais bien sûr la pollution d'une rivière aujourd'hui nous ne pouvons plus traiter au long des rivières il y a des bandes en herbé de 10 15 m au long des rivières donc il y a pas de raison de poller les rivières les pollutions intentionnelles doivent être sanctionné c'est pas là-dessus qu'on que l'on est aujourd'hui quz j'ai un agriculteur dans mon département ça avait fait un peu son le le buzz 50 gendarmes sur dénonciation chez lui un matin à 7h parce que il a été dénoncé par un voisin un voisin et une association environnementale et presque un on est 6 mois après il a toujours pas le début d'une contravention c'est pas c'est pas normal et il va être traîné au pénal sur des choses qui sont pas établies donc à un moment il faut ramener le bon sens ramener aussi le le fait que vous faites un petit excès de vitesse sur une problématique environnementale vous avez une sanction tout de suite réglementaire et une amende Vincent lou on l'a vu dans le journal hein des agriculteurs qui sont de retour sur le terrain là c'était dans le sud-ouest des Pyrénées Atlantiques au Pyrénées Orientales est-ce que selon vous le mouvement peut reprendre comme il a repris l'année dernière alors je vais vous dire je l'ai déjà dit lors d'un débat sur l'agriculture les agriculteurs sont fatigués desésabusés ils veulent même plus manifester manifester entre deux barrières d'autoroute les gars ils sont ils sont épuisés d'abord ils le disent parce que quand vous avez aussi une forme de sanction au moment du vote pour les Chambres d'agriculture c'est un message qu'ils disent et tous les territoires pour vous ça a été une sanction la FNSEA elle a perdu 20 Chambre d'Agriculture c'est pas une sanction la FNS a reste majoritaire euh il y a y a avec une forte poussée de la Coordination Rurale oui mais c'est ce sont les territoires qui sont qui sont en souffrance les territoires intermédiaires qui sont en difficulté desag voilà qui sont en souffrance on suit la carte de france de la souffrance agricole donc la FNSEA a un peu le même syndrome que tous les partis politiques ben il faut aussi qu'à se réforme parce que par exemple nous donner les amendements 15h avant le avant la dépose des amendements c'est pas pour le ploa ben je suis désolé c'est pas un un signe de professionnalisme ça c'est dit et je l'ai dit à Arnaud Rousseau à un moment la FNSEA doit être dans son rôle on est lourdement attaqué par beaucoup de fédérations écologistes et il est temps aussi que la fnsoa f son rôle de de de rééquilibrage juridique qui est un peu autre chose qu'une cogestion strict ou parce que on cogère on nattaque jamais l'état du coup vous n'avez pas le temps de travailler les amendements de la FNSEA et de dialoguer avec eux sur Cifog moi je suis en dialogue permanent avec eux donc l'allas qui arrive 12h avant je peux vous dire elle est même pas auculé parce que j'ai autre chose à faire et je trava dossier merci Alex à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera du Conseil constitutionnel ce sera suivre dans le club on termine par l'actualité chez vous dans votre département on retrouve Valérie Pernet bonjour Valérie merci beaucoup d'être avec nous directrice départementale adjointe de la rédaction de La Nouvelle République en indréloir Valérie on va parler d'un autre sujet avec vous puisque'aujourd'hui ce sont les 20 ans de la loi Handicap l'occasion pour vous de faire un bilan oui parce que ces 20 ans n'ont évidemment paschappé pas échappé aux militants de l'APF France handicap d'indréloir et ils ont tenu à passer un petit coup de gueule dans nos colonnes ce mardi euh parce qu'ils sont pas vraiment ravis de cet anniversaire il parle même de non anniversaire pour tout vous dire ils ont plutôt à cœur à de demander plus de contrôle plus de sanctions euh plus de sensibilisation au handicap parce que en fait il nous explique toutes les difficultés qu'ils ont dans leur quotidien dans les déplacements par exemple à tour Lardi boudimi nous explique comment il doit patienter dans la rue le temps qu'une rampe soit déployée pour aller acheter son pain par exemple il nous explique quand même que ce n'est pas pas très agréable au quotidien donc vraiment ils estiment qu'il y a encore des gros gros progrès à faire en terme d'accessibilité euh donc il parl vraiment de non anniversaire et ils estiment qu'il y a vraiment des progrès à faire euh mais au-delà de cette partie accessibilité la loi Handicap promettait aussi surtout l'inclusion scolaire et je profite de la présence du sénateur louo sur votre plateau pour pour lui demander un petit peu sa position sur cette question parce que aujourd'hui elle pose débat il y a de nombreux syndicats qui tirent la sonette d'alarme alors je voulais je voulais avoir son avis monsieur le douau que pensez-vous de l'inclusion scolaire aujourd'hui alors pour la loi Handicap oui 20 ans l'inclusion scolaire est toujours on a toujours des difficultés avec problème des bâtiments le problème du personnel il y a pas de fierté à avoir sur des échecs de non application de la loi c'est pour ça que la loi ne peut pas tout faire et que c'est aussi à la aux collectivités de trouver des moyens en grand pragmatisme c'est-à-dire que si vous laissez le législateur et l'autoallumage du législateur pour tout résoudre dans le pays vous n'arerez à rien du tout il faut qu'on retrouve le bon sens de trouver des solutions moi je l'ai fait dans ma commune quand j'étais maire j'ai été très déçu vous savez quand j'ai été élu conseiller départemental en 2015 le le côté social je suis très attaché j'étais spécialiste du du RSA de l'enfance j'ai un toucher du doigt la le handicap et j'étais j'étais scandalisé par le traitement administratif des demandes euh pour le pour gérer le handicap des retards quand vous demandez 6 mois 1 an 1 an et demi quand vous demandez de renouveler de renouveler un agrément pour l'aide MDPH et que il faut encore redonner les mêmes papiers alors moi je sauf s'il y a eu un miracle entre-temps je pense qu'il y a des choses qui sont inadmissibles aujourd'hui c'est un échec de de nos politiques et et ça on narrive pas dans ce pays à décranteler le passage de la loi au pragmatisme de l'efficacité Vincent lou ver Pernet a une deuxième question pour vous sur un autre sujet oui je vais vous emmener au au liège vous connaissez bien monsieur le sénateur c'est au sud de l'indrloir tout près de looche au liège se trouve un établissement assez connu nationalement c'est le courba c'est un lieu où les les pompiers les gendarmes policiers peuvent venir soigner une dépression le burnout ou le stress post-traumatique et c'est un lieu qui qui se développe et qui s'ouvre aussi aux gens du territoire et aux gens de la région qui et qui a une actualité toute toute nouvelle c'est comme on l'explique très bien dans nos colonnes ce matin elle ouvre un nouveau cette institution ouvre un nouveau service aux habitants de la région elle ouvre un service d'hôpital de jour spécialisé dans la dictologie et je me je me dis que c'est un peu l'occasion de parler la dictologie de santé mentale puisque c'est quand même la grande cause nationale en 2000 en 2025 je voulais savoir si vous pensiez que les moyens déployés étaient suffisants en la matière alors écoutez créé alors de mémoire parce que là vous me prenez un peu au saut de l'allée créé en 49 je crois que le courbaas été acheté en 1953 quand j'ai visité le courba pour les les policiers c'est les CRS qu' ont monté qu' on monté l'association nationale d'action sociale le courbas c'est le centre qui regroupe qui regroupe toutes les les personnels policiers qui sont en difficulté qui ont des addictions et qu' on des comme toute la population qui ont des moments où ils tombent un peu et où il se relève oui c'est ouvert à la population je me souviens même mon mon grand-père était passé au courbas après une opération du cœur donc c'est un centre d'excellence qui est magnifique vous êtes au milieu de 80 hactares de de bois et ça rappelle aussi la nécessité et les difficultés d'aider nos forces de l'ordre sur un métier où je peux vous dire ils prennent des wat de de difficultés dans leur métier et il mérit à minima qu'on prenne une attention toute particulière pour eux j'ai fini merci beaucoup merci Vincent louau d'avoir été avec nous et merci Valérie Pernet la Une de La Nouvelle République la santé des agents en danger c'est la Question à la Une de votre journal merci Valérie Pernet merci d'avoir été avec nous dans 20 minutes dans le club on ira dans le gare à l'usine Perrier puisque vos collègues sénateurs de la commission d'enquête sur le scandale des EOS en bouteille S sont rendu il y a quelques jours d'abord on va accueillir notre invité politique Sébastien CHU nous rejoint [Musique]

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