Soutien aux raffineurs venant de différentes professions : doit-on craindre une grève générale ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:48FerméeRéponse directe
Par heure, Marciel ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a fait ? Ça a été quoi la goutte d'eau ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Pour vous, c'est un peu le retour des gilets jaunes, là ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Mais ça veut dire quoi, ça pète, Marciel ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Moi, je comprends votre point de vue, Marciel, mais comment on fait ?
- 4:10FerméeRéponse directe
Mais le gouvernement, Marciel, vous êtes chauffeur de poids lourds, le gouvernement, il ne peut rien pour vous.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39InvitéChiffre
« Mais nous, les accords de branche qu'il y a eu au début d'année, je vais vous donner un chiffre, enfin deux chiffres. »
- 0:45InvitéChiffre
« 35 centimes brut d'augmentation, 35 centimes brut. »
- 0:50InvitéChiffre
« Oui, par heure, oui. On est à 11,07 euros les conducteurs routiers. »
- 0:57InvitéFait
« On n'est pas des mondiaux dans le transport routier. »
- 1:02InvitéPromesse
« Donc maintenant, si nous, on ne veut pas 20%, on ne veut pas 15%, on veut le minimum, c'est l'inflation, au moins 10%. »
- 1:10InvitéChiffre
« L'inflation, elle est à 6, hein, Marciel ? »
- 1:26InvitéFait
« Total réclame 10, le transport routier voudrait 10 et les infirmières voudraient 10. »
- 2:25InvitéChiffre
« Je vous dis, on est à 11,07 euros brut de l'heure dans le transport. »
- 2:29InvitéChiffre
« C'est-à-dire que pour faire au moins 2000 euros, il faut qu'on fasse 250 heures minimum, 250 heures minimum pour faire 2000 euros. »
- 2:37InvitéChiffre
« Et l'inflation en France est la plus baisse, l'une des deux les plus basses en Europe. »
- 4:18InvitéFait
« je tiens à vous rappeler un petit détail en 1995 pour la grève du permis. Qui c'est qui est intervenu ? Ce n'est pas les patrons, c'est le gouvernement. »
- 4:42Locuteur non identifiéChiffre
« 68, Marciel, accord de Grenelle, 13% d'augmentation, tout est rentré dans l'ordre. »
- 5:18PrésentateurFait
« La France est le pays du monde qui a le plus aidé ses citoyens pendant la crise sanitaire. »
- 5:26PrésentateurFait
« La France est aujourd'hui le pays le plus redistributif au monde. »
- 6:05Locuteur non identifiéFait
« Les gilets jaunes, c'est un avertissement en 2018 pour quelques centimes sur le gasoil. »
Temps de parole
- Invité54 %
- Locuteur non identifié19 %
- Auditeur16 %
- Présentateur10 %
≈ 10,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je ne l'en veux pas, qui continue, qui ne lâche rien, même si c'est compliqué pour moi. Vous savez, je fais ma journée et le soir après, on cherche du gasoil, mais ce n'est pas du tout un problème. Et puis même si on ne tombe en panne et que le lendemain, on ne peut pas aller bosser, ce n'est pas grave. Qui continue, qui continue. La vraie question, c'était est-ce que ça peut s'étendre à d'autres secteurs d'activité ? Alors moi, je vais vous dire déjà, il y a FO Transport qui appelle à la grève dans le transport routier du 17 au 23. J'espère que mes copains de la CGT, de Sud, de Solidaire, des routiers en colère vont se joindre à FO Transport.
Il y a le nucléaire, vous avez dit tout à l'heure, mais il faudrait qu'il y ait, j'entendais l'infirmière qui disait qu'elle avait augmenté que les 4 centimes. Mais nous, les accords de branche qu'il y a eu au début d'année, je vais vous donner un chiffre, enfin deux chiffres. 35 centimes brut d'augmentation, 35 centimes brut.
Par heure, Marciel ?
Oui, par heure, oui. On est à 11,07 euros les conducteurs routiers. 11,07 euros brut de l'heure. Et le panier repas, 1 euro sur le panier repas, 1 euro brut. On n'est pas des mondiaux dans le transport routier. Donc maintenant, si nous, on ne veut pas 20%, on ne veut pas 15%, on veut le minimum, c'est l'inflation, au moins 10%. L'inflation, elle est à 6, hein, Marciel ? Pardon ?
L'inflation, elle est plutôt à 6, oui.
Oui, tout à fait, oui. Mais si vous écoutez Michel-Edouard Leclerc qui est passé sur votre interne il n'y a pas très longtemps, il a dit que l'inflation allait continuer à augmenter et qu'en 2023, on va atteindre les 10%. Donc Total réclame 10, le transport routier voudrait 10 et les infirmières voudraient 10. Et puis il faudrait que tout le monde ait 10 au moins de l'inflation. Et j'espère que du 17, à partir du 17, tout le monde va suivre cet exemple du transport routier et puis que tout le monde va se mettre en grève. Parce que quand on a des accords de branche et qu'on négocie, on n'est pas entendu. Dans ce pays, pour être entendu, il faut bloquer comme chez Total.
Et bien maintenant, on va bloquer. Même si on doit jouer avec nos permis, on va jouer avec nos permis, on va tout bloquer.
Marciel, là on vous sent très énervé, je la comprends votre colère, mais c'est vrai qu'on le disait dans Estelle Midi sur RMC, ça fait des mois qu'on dit « bah tiens, la colère couve » et finalement, il ne se passait jamais rien. On avait beaucoup d'auditeurs comme vous qui disaient « bah ouais, on aimerait se mettre en grève, mais on ne peut pas. »
Même la rentrée, on a commencé une rentrée à un mois de septembre catastrophique.
C'est ça, et tout était plutôt peinard, plutôt cool et tout. Et là, on se sent que c'est en train d'exploser, Marciel. Qu'est-ce qui a fait ? Ça a été quoi la goutte d'eau ?
L'inflation, mais on n'y arrive plus, même avec nos salaires. Je vous dis, on est à 11,07 euros brut de l'heure dans le transport. C'est-à-dire que pour faire au moins 2000 euros, il faut qu'on fasse 250 heures minimum, 250 heures minimum pour faire 2000 euros. C'est pas possible. Et l'inflation en France est la plus baisse,
l'une des deux les plus basses en Europe. Bien sûr. C'est encore parce que justement, il y a des mécanismes d'État qui permettent de ne pas avoir cette inflation. Parce qu'en Espagne, c'est le double.
Marciel, pour vous, c'est un peu le retour des gilets jaunes, là ?
Alors, je suis gilet jaune, et puis j'attends qu'ils remettent ça, et puis moi, j'y vais, il n'y a aucun problème. Que ce soit les syndicats, ou que ce soit les gilets jaunes, ou que ce soit autre chose. Il faut de toute façon que ça pète maintenant. Pas dans deux mois.
Mais ça veut dire quoi, ça pète, Marciel ?
Mais il faut que tout le monde soit dans la rue. Moi, je vais vous dire, on parlait de grève générale, et bien moi, je vais vous le dire, si tous les secteurs d'activité arrêtent le travail trois jours, mais trois jours, mais tout le monde, il n'y a plus rien. Il n'y a plus de transport, il n'y a plus de bateau, il n'y a plus de voiture, il n'y a plus d'avion, il n'y a plus rien. Il n'y a plus de médecins, il n'y a plus d'infirmières,
et comment on fait, Marciel ? Moi, je comprends votre point de vue, Marciel, mais comment on fait ? Et si votre mère, votre enfant, ils tombent malades, on fait comment, en fait ? Si tout le monde s'arrête, et si les médecins s'arrêtent, qu'est-ce qu'on fait ? On meurt, on fait quoi ? Tout le monde ne peut pas s'arrêter, Marciel.
Et oui, mais si à cause des salaires qui n'ont pas augmenté, on n'a pas de quoi soigner nos enfants, nos mères, nos parents, nos grands-parents, tout ça parce qu'il faut qu'on vive, mais qu'à côté, on ne peut pas leur venir en aide. On fait comment ? Moi, je vous retourne la question aussi.
Non, je comprends, mais encore une fois, tout le monde ne peut pas faire grève, c'est impossible. De toute façon, comme il est d'intervenant avant, il n'y a jamais eu de grève générale. Attendez, je ne vous ai pas entendu, Marciel, allez-y.
Tout le monde peut faire trois jours, et moi, je vous dis, si on fait trois jours, il cède au bout du premier jour.
Mais qui cède ? Ça ne peut pas être l'État. Mais le gouvernement, Marciel, vous êtes chauffeur de poids lourds, le gouvernement, il ne peut rien pour vous.
Je tiens à vous rappeler, je tiens à vous rappeler un petit détail en 1995 pour la grève du permis. Qui c'est qui est intervenu ? Ce n'est pas les patrons, c'est le gouvernement. Donc, c'est le gouvernement qui doit prévoir que l'inflation, il doit négocier avec les patrons avant que les routiers et les salariés se mettent en colère. Je vous le rappelle, le gouvernement a les moyens de négocier avec les patrons aussi, parce que les accords de branche...
Mais 68, Marciel, accord de Grenelle, 13% d'augmentation, tout est rentré dans l'ordre. Quand ils veulent le faire, ils peuvent le faire. Et ils n'ont jamais été aussi riches. Et ils n'ont jamais été aussi riches. Arrête ! Arrête !
Arrête, Périco !
Mais si ! Mais la plupart des marges du capital...
La plupart de ceux qui emploient en France sont des petites entreprises qui ne peuvent pas se permettre. Ils ne sont pas concernés, ceux-là. Ah bah si, il y a une grève générale. Si c'est que le CAC 40, évidemment.
La grève générale, c'est pour ceux qui peuvent augmenter, bien entendu. Mais oui, mais c'est pas général.
Qui peut augmenter aujourd'hui ?
Il y a un quoi qu'il en coûte qui a été prouvé. On fait un quoi qu'il en coûte pour les petits... Encore ?
Avec quel argent ? Excuse-moi, c'est bien que tu le rappelles. Et qui va le payer ton quoi qu'il en coûte ? C'est bien que tu le rappelles, Périco. La France est le pays du monde qui a le plus aidé ses citoyens pendant la crise sanitaire. Il ne faudrait peut-être pas l'oublier, ça. Et la France est aujourd'hui le pays le plus redistributif au monde.
Alors un, il faut le rembourser. Et deux, si elle ne l'avait pas fait... Personne ne peut le rembourser. Non mais attendez, qu'on arrête avec cette histoire du quoi qu'il en coûte. C'est très courageux de la part du président de la République de l'avoir décidé. Et c'est formidable. S'ils ne l'avaient pas fait, c'était des dépôts de bilan en masse. Bien sûr. Et du chômage en plus.
Ils arrivent maintenant.
Donc ils n'ont fait qu'une mesure intelligente qu'il fallait prendre à ce moment-là. Très bien. Il y a des pays où ils ne l'ont pas fait qui continuent à vivre, qui continuent à tourner. Et toi, alors qu'on doit le rembourser, tu veux que le plus soit... Je dis aujourd'hui qu'il y a des retards de salaire dans la société française qui doivent être récupérés et rattrapés d'urgence. Sans ça, on va aller au grand chaos et on va tout perdre. Le peu qu'on a, on va le perdre. Si la fracture sociale pète, elle a pété. Les gilets jaunes, c'est un avertissement en 2018 pour quelques centimes sur le gasoil.
La prochaine étape, ça peut être quelque chose de beaucoup plus violent et de beaucoup plus grave. Donc aujourd'hui, le patronat, le capital, le gouvernement, ils le savent. D'accord, mais écoutez, on peut jouer avec le feu. Si ça pète, on verra bien qui seront les vrais victimes. Si on joue avec le feu, on se brûle parfois.