Louis Aliot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:02FerméeRéponse directe
Vous voterez au second tour le 6 mai ?
- 0:06OuverteRéponse directe
Et vous savez ce que vous ferez ?
- 0:11RelanceRéponse directe
C'est-à-dire ? Voter blanc ?
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Et ça peut être un mot d'ordre ça pour les 6 400 000 électeurs de Marine Le Pen ? Voter blanc ?
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En tout cas, il s'agit de les dissuader à voter Nicolas Sarkozy.
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Mais ils vous écoutent. Vous pouvez leur parler encore.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Voter blanc. »
- 0:33Invité politiqueFait
« L'UMP, la droite, est tombée dans le piège qui a été tendu par SOS Racisme il y a déjà plus de 20 ans. »
- 0:39Invité politiqueFait
« Front National égale extrême droite égale nazi, ce n'est pas vrai, mais ça ne fait rien. »
- 2:30Invité politiqueFait
« Comment on ne peut pas non plus appuyer sur François Hollande, qui est en train de s'allier, qui bénéficie, qui dit rien. »
- 2:37Invité politiqueFait
« Des voix de Jean-Luc Mélenchon, qui est quand même allié d'un communiste très dur, d'un communisme très dur. »
- 4:04Invité politiquePromesse
« Qui s'appellera Rassemblement Bleu Marine. »
- 4:51Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, le FN n'est une force qui n'est ni de droite, ni de gauche. »
- 5:22Invité politiqueFait
« M. Sarkozy comme M. Hollande défendent le même idéal européen, ultralibéral, on va dire social-démocrate. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Il y a un système. Ce système, il est à la fois de droite et de gauche. Et puis, il y a des anti-systèmes. »
- 5:50Invité politiqueFait
« J'ai dit hier, dans une radio concurrente, il a commencé à essayer de parler d'immigration, il a parlé d'insécurité, il a parlé d'Europe, de critique de l'Europe. »
- 6:02Invité politiqueFait
« On va lui acheter une perruque blonde, comme ça la panoplie sera complète. »
- 6:33Invité politiqueFait
« C'est d'avoir des députés, et si possible un groupe parlementaire, parce qu'on imagine mal que près de 20% de l'électorat ne soient pas représentés à l'Assemblée Nationale. »
- 6:52Invité politiqueFait
« Il se situera dans l'opposition au pouvoir en place, d'ailleurs, quel qu'il soit. »
Temps de parole
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- Présentateur34 %
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Bonjour Louis Alliot, vice-président du Front National. Vous voterez au second tour le 6 mai ?
J'irai voter, c'est un devoir de tous les citoyens.
Et vous savez ce que vous ferez ? Ah oui, moi oui. C'est personnel. C'est-à-dire ? Voter blanc ?
Ni l'un ni l'autre, oui. Voter blanc. Écoutez, je ne sais pas, moi ce matin j'ouvre la radio, je tombe sur M. Guéant, qui dit en cas de deuxième tour aux législatives Front National Parti Socialiste, je ne voterai pas pour le Front National. Je vois Mme Joanno sur Twitter qui en fait de même. Alors est-ce que M. Nicolas Sarkozy a donné un mot d'ordre, peut-être ? Bon ben voilà, je crois que les choses sont claires. L'UMP, la droite, est tombée dans le piège qui a été tendu par SOS Racisme il y a déjà plus de 20 ans. Front National égale extrême droite égale nazi, ce n'est pas vrai, mais ça ne fait rien. Il continue, il continue, il continue.
Eh bien les électeurs du Front National ne se laisseront pas traiter de la sorte. Et je pense malheureusement pour eux qu'ils en tiendront compte lors du deuxième tour.
Et ça peut être un mot d'ordre ça pour les 6 400 000 électeurs de Marine Le Pen. Voter blanc ?
Non, je ne pense pas que ça peut être un mot d'ordre, ça peut encore bouger. Marine Le Pen dira le 1er mai lors de son grand discours. Elle dira ce qu'elle pense du scrutin présidentiel. Vous savez, il y a des nuances dans le vote. Pour le deuxième tour, on en a vu d'autres. Donc elle dira précisément. Mais je ne vois pas comment on pourrait voter pour des candidats qui finalement, et la preuve en est donnée, représentent la même chose.
Et on vous a bien entendu il y a un instant. En tout cas, il s'agit de les dissuader à voter Nicolas Sarkozy.
Mais ce n'est pas les dissuader. Comment se faire insulter un jour et leur apporter un suffrage le lendemain ? En tout cas, moi, à titre personnel, moi, j'en ai été victime. Vous savez, à Perpignan, j'étais au deuxième tour dans une cantonale face au PS. Eh bien, l'UMP, et même il y avait des députés de droite populaire au présent là-bas, ont appelé à voter contre moi. Bon, ben voilà. Les électeurs du Front National font des choix en fonction de préoccupations politiques et sociales. Ils feront leur choix. Ce sont des gens libres. Ce sont des gens intelligents. Oui. On verra le reste.
Mais ils vous écoutent. Vous pouvez leur parler encore. Non, je ne crois pas. Aux 60% environ, d'après les études des électeurs de Marine Le Pen, qui pourraient porter leur voix vers Nicolas Sarkozy le 6 mai, vous leur dites quoi ? C'est une bêtise ?
Je ne dis rien du tout. Je dis que le suffrage n'appartient à personne. En revanche, je leur dis de bien étudier les uns et les autres et de bien répondre aussi aux accusations ou aux attaques des uns et des autres.
C'est tout de même sur le président sortant que Marine Le Pen a porté ses coups les plus durs. C'est lui et de loin qui était le plus conspué lors de ces meetings par les militants du Front National.
Oui, mais ça dépend. Ça a beaucoup de choses. Mais comment on ne peut pas non plus appuyer sur François Hollande, qui est en train de s'allier, qui bénéficie, qui dit rien. Tout le monde trouve ça normal. Des voix de Jean-Luc Mélenchon, qui est quand même allié d'un communiste très dur, d'un communisme très dur. Donc, je veux dire, voilà, les choses sont gares. Il y a un système. Ce système, il est à la fois de droite et de gauche. Et puis, il y a des anti-systèmes. Eh bien, les électeurs, il va falloir qu'ils transforment ce clivage, le vieux clivage droite-gauche, entre système et anti-système.
En espérant une implosion ou une explosion de l'UMP et une recomposition de la droite. C'est ça ?
Non, mais moi, je pense que la recomposition, elle aura lieu à droite. C'est inévitable, puisqu'il ne pense rien sur tous les sujets de la même chose, sur tous les sujets.
Enfin, elle aura lieu, surtout en cas de décret de Nicolas Sarkozy.
Mais même à gauche, elle aura lieu. Parce que quand vous avez Jean-Luc Mélenchon qui fait campagne tout le premier tour en disant que son programme est incompatible avec les idées de M. Hollande, qui se bat pour un SMIC à 1700 euros, et qu'au final, il n'aura pas ce SMIC, mais il appelle comme ça à voter François Hollande, les électeurs de la gauche sont trahis aussi. Donc, inévitablement, il y aura une recomposition de l'ensemble de la vie politique française après ces élections présidentielles.
Récomposition de la droite, plutôt en cas de défaite de Nicolas Sarkozy. Ça changera tout, quand même, pour votre future bataille, celle des législatives ? Pour savoir qui sera président le 6 mai prochain, non ?
C'est une information, effectivement, qui changera beaucoup de choses pour les élections législatives.
Donc, convenez que votre intérêt objectif, c'est une défaite de Nicolas Sarkozy.
Notre intérêt objectif, c'est qu'il y ait un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale du Front National.
Bon, et qui s'appellera comment ? Alors, Nouvelle Droite, comme le dit Gilbert Collard ?
Qui s'appellera Rassemblement Bleu Marine.
Oui, ça c'est pour la campagne, mais après, Nouvelle Droite, rebaptiser le FN Nouvelle Droite.
Gilbert Collard, d'abord, n'appartient pas au Front National, pas encore.
Oui, il s'est exprimé en son nom pendant toute la campagne.
Deuxièmement, c'était un propos, c'était un propos de plateau, où il a dit, nous allons remplacer l'UMP, nous sommes la Nouvelle Droite.
Il ne faut pas écouter les propos de plateau.
Si, mais je veux dire, voilà, ça voulait dire ce que ça voulait dire, mais ce n'est pas un label, c'est un slogan de Gilbert Collard.
Bon, donc, droite, peut-être, Nouvelle Droite ?
Écoutez, notre électorat, il vient, il y a des anciens déçus, très déçus même de la gauche. Il y a énormément de déçus de la droite, et puis il y a une partie de jeunes, c'était la première fois qu'ils votaient, 23 ou 24%. Voilà, ça c'est une force aussi pour l'avenir. Donc je veux dire, voilà, aujourd'hui, le FN n'est une force qui n'est ni de droite, ni de gauche.
J'ai tout de même noté les propos de Marine Le Pen dimanche soir, elle prédisait la défaite, certaine ou quasi certaine, du président sortant. Elle disait, nous sommes désormais la seule opposition à la gauche ultralibérale, laxiste et libertaire. Opposition à la gauche, c'est la droite, Louis Alliot, non ?
Oui, mais ça c'est sur l'échiquier politique, c'est quand vous regardez l'Assemblée nationale, le Parlement. Mais non, c'est pas ça, voilà. Ça c'est sur le plan de l'échiquier politique. Après, il y a les idées. C'est vrai que M. Sarkozy comme M. Hollande défendent le même idéal européen, ultralibéral, on va dire social-démocrate. Et puis comme je le disais tout à l'heure, ensuite, il y a un anti-système qui est plutôt pour une Europe des patries, qui est plutôt pour un protectionnisme aux frontières, un patriotisme social. Celui-là, nous l'incarnons et pour l'instant, nous l'incarnons seul.
La fête du vrai travail que Nicolas Sarkozy veut organiser pour le 1er mai, vous en pensez quoi, Louis Alliot ?
Écoutez, j'ai dit hier, dans une radio concurrente, il a commencé à essayer de parler d'immigration, il a parlé d'insécurité, il a parlé d'Europe, de critique de l'Europe. J'ai dit, on va lui acheter une perruque blonde, comme ça la panoplie sera complète.
Enfin, vous ne pouvez pas nier quand même que la valeur travaille, il en parle depuis longtemps.
Non mais de là à venir le 1er mai défiler, alors que nous faisons, nous, notre défilé traditionnel depuis plus de 20 ans, c'est un signe qu'il court derrière nous, quand même.
Ah, c'est plus une concurrence pour le Front National que pour celle du défilé des syndicats traditionnels ?
Bien sûr, il court derrière nous. Voilà. Il court, il court, il court.
Et il ne va pas vous rattraper, pensez-vous ?
Non, je ne crois pas.
Non, vous ne pensez pas qu'il va rattraper. L'objectif pour les législatives du Front National ?
C'est d'avoir des députés, et si possible un groupe parlementaire, parce qu'on imagine mal que près de 20% de l'électorat ne soient pas représentés à l'Assemblée Nationale, ce qui serait une curiosité à l'échelle de l'Europe et à l'échelle des démocraties mondiales.
Et quelle sera l'attitude de ce groupe parlementaire, s'il existe dans l'Assemblée qui viendra en juin ?
Eh bien, il se situera dans l'opposition au pouvoir en place, d'ailleurs, quel qu'il soit.
Quel qu'il soit.
Et il sera une force de proposition alternative, et notamment sur les sujets qui touchent à l'Europe, à l'économie, et au système qui, aujourd'hui, dirige nos affaires à la place du citoyen français.
Vous essaieriez de participer, quand même, d'une certaine façon, à ce système, en mêlant vos voix, parfois, à des propositions, à des projets qui pourraient vous plaire ?
Mais vous savez, dans les conseils régionaux où nous siégeons, où il y a des majorités de gauche, nous votons aussi des propositions qui sont faites, quand elles sont dans l'intérêt général, par les exécutifs de gauche. Ça ne pose aucun problème particulier, vous savez.
Donc vous n'êtes pas dans l'opposition systématique ?
On n'est pas dans l'opposition bête et disciplinée. On est dans une opposition constructive, dans l'intérêt général et national.
Et vous serez candidat à Perpignan ?
Je serai candidat à Perpignan.
Avec l'espoir d'être élu ?
Ah ben, toujours. Vous savez, quand on va à la compétition, c'est pour être élu, sinon on n'y va pas.
Non, mais vous avez des chances. Je ne sais pas, je n'ai pas regardé les...
Oui, c'est la première circonscription des Pyrénées-Orientales. C'est Perpignan.
C'est Perpignan, où le sortant est aujourd'hui...
Est un député de la droite populaire.
Oui. Donc quelqu'un qui... Dont vous vous sentez proche par les idées qu'il a pu exprimer ? Parce que la droite populaire s'est encore exprimée hier.
Écoutez, ce n'est pas facile parce qu'il vient de prendre comme suppléant un radical valoisien ancien socialiste. Alors je pense, moi, que le grand écart fait mal aux adducteurs. Donc je pense que ce n'est pas facile de défendre des idées et d'avoir un suppléant qui prône le contraire de ce qu'on pense.
Louis Alliot, vice-président du Front National. Merci d'être venu ce matin au micro de France Inter. D'autres invités, juste après la revue de presse. D'abord Henri Guénaud, conseiller spécial du président de la République, de Nicolas Sarkozy. Et puis Jean-Marc Ayrault, député maire de Nantes et président du groupe parlementaire socialiste. A tout de suite avec Bruno Duvic. Bien.
J'sentir, c'est mon finance. T'espoirée, c'est mon finance. Elle est venu. Sous-titrage, c'est mon finance. Merci.
Louis Aliot