Laurent Saint-Martin : « L’endettement était la meilleure solution »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des manifestations contre les violences policières malgré les annonces du gouvernement ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que le problème vient des systèmes de contrôle et de sanction des policiers ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Le chef de l'État doit-il prendre la parole pour restaurer la confiance dans la police ?
- 9:00RelanceRéponse directe
Le projet de loi restreint les libertés pour 4 mois, n'est-ce pas une entrée dans le droit commun ?
- 13:00RelanceRéponse directe
Les commissions d'enquête parlementaires et celles de l'Élysée ne risquent-elles pas de se chevaucher ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Que contiendra le troisième budget rectificatif de 40 milliards ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Laurent Saint-MartinFait
« la police française n'est absolument pas raciste »
- 4:00Laurent Saint-MartinFait
« l'importation de l'histoire américaine sur notre sol national est un peu dangereuse »
- 6:00Laurent Saint-MartinFait
« la police nationale et le corps le plus contrôlé »
- 17:00Laurent Saint-MartinPromesse
« nous avons fait le choix de nous endetter »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] et notre invité politique ce matin c'est laurence à 20 ans je vous remercie beaucoup d'être avec nous députés la république en marge du val de marne rapporteur général de la commission des finances de l'assemblée nationale on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représentée par stéphane bern bonjour et on commence par ces manifestations hier dans plusieurs villes de france manifestation contre les violences policières et ce malgré les annonces la veille de christophe castaner le gouvernement n'arrive pas à calmer la colère je crois que les annonces du ministre de l'intérieur ont été clairs et bienvenus effectivement mais il faut pas tout confondre dans cette séquence il ya effectivement une lutte contre le racisme qui est toujours toujours à sa lieu pourvu qu'elle soit fait effectivement par de bonnes intentions avec de bonnes intentions et puis il ya cette petite musique sur les violences policières qui me dérange un petit peu parce que qu'il y ait parfois des mauvais comportements dans la police nationale ou de la gendarmerie évidemment qu'ils seraient capables de dire le contraire vous savez il ya des idiots partout il ya des gens qui disent des insanités partout et il faut les sanctionner plus encore effectivement quand vous êtes responsable que vous porter l'uniforme ça là dessus je crois que le ministre d'intérieur a été très clair il a eu raison de le dire en même temps il ya une petite musique moi qui m'inquiète un petit peu c'est de laisser penser que la police française est raciste on a vraiment l'impression que dans ces manifestations de plus en plus se dit que la police française est violent et raciste c'est faux je m'inscris totalement en faux contre ce discours là la police française n'est absolument pas raciste qu'il y ait des dérapages malheureusement par quelques agents publics qui doivent être probablement mieux sanctionner de façon plus exemplaires oui la police française n'est pas raciste et je trouve que l'importation de l'histoire américaine sur notre sol national est un peu dangereuse et ça serait à mon avis manquer de respect et pour l'histoire américaine et pour l'histoire française que d'essayer de faire parfois des parallèles un peu de doute vous êtes en train de nous dire que le problème c'est les systèmes de contrôle et de sanction des policiers qui dérape aujourd'hui c'est là qu'il ya un souci il faut quand même savoir que la police nationale et le corps le plus contrôlé mais la fonction de la fonction publique est-ce que la problématique c'est pas dû confier les enquêtes par exemple à l'igpn finalement scellé les policiers qui enquêtent sur les dérapages des policiers il peut y avoir un débat là-dessus effectivement est ce qu'à un moment doit pas y avoir une part de tutelle par la justice également pour pour contrôler et sanctionner moi je crois aujourd'hui que l'igpn fait un travail qui est difficile et qui est assez exemplaire on ne peut pas reprocher à l'igpn de ne pas prononcer des sanctions c'est peut-être pas assez su ça c'est vrai c'est peut-être passé démontrés et je vous assure j'étais encore dans le commissariat de boissy saint léger dans ma circonscription cette semaine je vous assure que les policiers sont très régulièrement contrôlés et surtout surtout au delà des processus de contrôle administratif s'il vous plaît rendez vous bien compte que 99% des forces de l'ordre de ses agents publics font ça pour protéger la population et pour être à leurs côtés ce ne sont pas des gens qui sont racistes agressif et violent ne peux pas laisser dire ça le jour où on perd la confiance dans notre police et que la police à linverse perd la confiance qu'elle peut avoir dans sa population c'est le chaos il faut absolument recréer un climat de confiance entre les forces de l'ordre et la population heureusement on le voit d'ailleurs dans les enquêtes d'opinion très très grande majorité de français a totalement confiance dans les forces de l'ordre c'est heureux mais ces manifestations sont parfois une loupe grossissante assez erronée de ce que pourraient penser l'opinion publique attention la police française n'est pas raciste n'est pas violente il ne faut pas laisser dire ce genre de manifestations auxquelles étaient présentes des parlementaires malgré l'interdiction à ces manifestations étaient interdites pour cause d'état d'urgence sanitaire qu'est ce que vous pensez de la présence de ces parlementaires côté un parlementaire et libre je suis pas là pour faire la leçon de morale de savoir où est-ce qui doit se trouvait où non j'en appelle chacun à la responsabilité évidemment sur le respect des conditions sanitaires mais au delà j'en appelle aussi à la responsabilité sur la parole qui est donnée qui est démontré ce que je disais tout à l'heure quand on est représentant du peuple quand on est parlementaire par exemple on ne peut pas dire que la police est raciste comme si c'était un parlementaire qui votent la loi ça ne nous pose pas problème qui soit une manifestation interdite si bien sûr que si ça pose un problème tout parlementaire qui enfreint la loi à tort par par définition mais je crois que au delà du simple du simple non respect de la règle de sanitaires qui est déjà une faute en soi vous avez raison mais il ya aussi le message et la symbolique et ça ça m'importe particulièrement c'est à dire que un parlementaire représente vous avez dit la nation la loi la fée il écrit il applique sur le terrain et donc il a aussi cette co responsabilité quand il s'adresse à la police nationale est donc un parlementaire qui généralisera des comportements honteux par quelques individus isolés dans la police nationale comme si la police était raciste et parfois malheureusement il ya une petite musique de la part de certains bons d'extrême gauche dans notre dans notre hémicycle je pense que c'est le député de certains pour pas tous ceux là aussi al'inverse ne faisant pas l' amalgame mais il ya effectivement certains propos qui parfois dérapent ne sont probablement pas pensé sont là un petit peu pour attiser mais je crois qu'à mettre de l'huile sur ces flammes là sur ces braises là dans notre pays c'est extrêmement dangereux et extrêmement coupable vous évoquiez à l'instant la confiance comme un point clé la confiance entre la police et la population et vice versa est ce que le chef de l'état peut restaurer cette confiance est ce qu'il doit prendre la parole dans cette histoire oui ou non et pourquoi le chef de l'état prendra la parole de façon il le fera plus globale le chef de l'état prendra la parole c'est pour quand je les passe de façon plus globale non pas sur les violences policières et le prochain chef de l'état s'adressera aux français sur l'état de la crise sanitaire l'état de la crise économique l'état de la crise sociale et l'état de notre pays l'inconnue sociétale évidemment que ces sujets là seront abordés d'une manière ou d'une autre c'est normal à partir du moment où il ya des choses qui se passent dans notre pays le chef de l'état est concerné en premier lieu c'est normal et donc s'exprimera aussi sur les sujets démocratiques également sur les sujets de réconciliation dans notre pays il y a effectivement vous je ne m'en cache pas un enjeu pour la fin du mandat de réconcilier davantage le pays il y a des fractures aujourd'hui nous l'avons vu avec les gilet jaune d'un point de vue social nous voyons avec les manifestations aujourd'hui d'un point de vue peut-être plus territoriales et malheureusement parfois un peu plus communautaire ce qu'il faut absolument éviter justement et notre enjeu une de nos responsabilités pour la fin de ce mandat c'est de ne surtout pas laisser s'aggraver ces fractures surtout si elles sont communautaires mais bien de les rassembler et de rappeler que nous sommes nation et que nous faisons tous la france et qu'il n'y a ni différents en français à un autre en fonction de sa couleur de peau en fonction de son origine ou en fonction de sa religion et que surtout la police par exemple puisqu'on en parle est d'abord là pour ça viré pour protéger sa population et pas pour le presser et l'a sanctionné allez on va parler d'un autre sujet le gouvernement qui ne prolongera pas vraisemblablement l'état d'urgence sanitaire au delà du 10 juillet mais un projet de loi est présenté ce matin en conseil des ministres pour restreindre les libertés pour une durée de quatre mois vous n'arrivez pas à sortir de cet entre deux de ses en même temps justement c'est une sortie en sifflet comme on dit d'eux des prérogatives et des outils qui sont à donner à l'exécutif c'est une très bonne méthode l'état d'urgence doit rester une situation exceptionnelle et de gouvernement l'a toujours dit et il le respecte voilà il a été voté deux fois parce que le confinement l'exigé considère aujourd'hui que n'ya plus matière à prolonger l'état d'urgence fectivement delà du 10 juillet c'est heureux je pense que c'est une bonne mesure parce que parfois on peut être un petit peu trop habituée des mauvais outil qui serait un peu trop effectivement à la faveur de l'exécutif non nous sommes justement est ce qu'avec ce projet de loi vous ne prêtez pas le flanc à ceux qui vous disaient que les mesures de l'état d'urgence vont finir par entrer dans le droit commun est ce que là finalement ce n'est pas le cas pas du tout puisque c'est un projet de loi qui là encore présentera de façon temporaire des outils qui permettra à l'exécutif de garder des capacités à réagir vite en cas de nouvelle catastrophe sanitaire c'est plutôt intelligent je trouve c'est à dire que l'état d'urgence non c'est terminé ça ne se justifie plus mais il faut quand même faire conserver à l'exécutive quelques outils qui sont très différents de l'état d'urgence qui lui permettent de réagir un peu plus vite que justement le régime de droit commun et puis quand tout ça sera derrière nous vraiment derrière nous alors il sera temps de revenir à notre régime de droit commun sur la situation de l'hôpital et de la santé en général vous suivez les travaux devenus c'est dur de la santé qu'est ce qui est ce qui se profile alors d'abord il ya une volonté politique inouïe inouïe inédite sur le fait d'investir enfin dans notre hôpital public à deux volets de la sortie de ce ségur là c'est effectivement mieux reconnaître les ce métier-là et mieux les rémunérer il faut dire les choses telles qu'elles sont il faut mieux les gratifier font mieux les payer et puis il ya le sujet de l'investissement dans l'hôpital parce que c'est pas parce qu'on aura mieux payer le personnel est une partie importante c'est pas parce qu'on aura uniquement mieux payer le personnel que l'hôpital public sera totalement libéré de ses difficultés donc il faut leur les moyens d'investissements et fonds de ces camps à quelle hauteur ses moyens vous avez un andré trop tôt pour le dire et c'est justement pour ça que le secteur de la santé sert à faire de la concertation sert d'abord à écouter évaluer les moyens nécessaires bien sûr ce que fait nicole notât aux côtés du ministre de la santé aujourd'hui dans les territoires c'est précisément mais vous allez voir échelle ça peut représenter connaît aujourd'hui nous avons déjà initié cette dynamique là par exemple en reprenant un tiers de la dette des hôpitaux publics tout l'avant voté en commission avant-hier dans ce qui s'appelle le projet de loi organique sur le transfert de la dette sociale nous avons repris une partie de la dette des hôpitaux pourquoi parce que quand vous alléger l'endettement des hôpitaux vouloir redonner de l'oxygène du souffle pour réinvestir donc faire des achats donc permettre de moderniser l'hôpital la modernisation de l'hôpital est une des clés de la réussite de ségur de la santé mais pour ça il ya deux manières de faire soit vous faites un plan de août en bas parce que vous êtes persuadé d'avoir la vision et puis après on se rend compte que dans l'application c'est pas aussi simple que ça et ça va pas toucher les bonnes personnes soit vous prenez un peu plus de temps et c'est tout l'objet du ségur de la santé et vous écouter vous écouter et vous concerter d'accord et vous allez chercher justement des solutions de compromis vous allez chercher finalement les solutions qui s'adaptent au mieux à ce que vous disent les professionnels faut écouter le terrain aux côtés le terrain et de ségur de la santé c'est écouter le terrain hospitaliers et les mesures seront présentées ça sera traduit par différentes manières deux façons soit législatives soient réglementaires peu importe là le véhicule on va dire normatif mais ce qui sera promis à l'issue du c ur de la santé sera fort voilà sera fort et sera sans précédent et je rappelle juste parce que c'est toujours un petit peu un petit peu baroque de faire croire qu'on se réveille avec cette crise sanitaire sur la question de l'hôpital enfin faut quand même rappeler que depuis trois ans on a augmenté les budgets comme personne ne l'avait fait qu'ils aient toujours des problématiques de matériel de logistique rémunération bien sûr et enfin le budget de l'hôpital ni déjà en augmentation depuis trois ans tant que de ségur de la santé sait pas on se réveille on se rend compte que c'est un sujet à l'hôpital c'est une accélération d'un processus qui a déjà commencé quand agnès buzyn et ministre de la santé et qu'il nous faut prolonger d'ici la fin de mandat avec justement à une remise à plat des besoins avec une remise à plat des outils possibles augmentations de salaires des soignants qui n'étaient pas prévus et effectivement et une ojeda dennis bien et une augmentation à des salaires c'est l'augmentation des salaires là aussi et qui n'auraient pas eu lieu s'il n'y avait pas eu cette crise de la mise en paiement vous savez l'augmentation des salaires dans la fonction publique que ce soit celle d'état salle hospitalière ou celle de la fonction publique territoriale c'est toujours très très cher pour la collectivité parce qu'il ya beaucoup d'agents publics et des personnes qui le ressentent assez peu sur leur feuille de paie donc par définition si vous voulez faire une augmentation massive ce qui est importante qui doit avoir lieu ça va vous coûter encore plus cher donc il faut le faire sur l'endettement l'endettement votre ya des moments pour le faire plus ou moins et c'est vrai qu'une sortie de crise est un moment 1 pour s'endetter pour répondre à la crise et donc pour mieux rémunérer nos enseignants qui en plus ont été en première ligne et le mérite amplement mais on voulait dire sessegnon qu'est ce que j'ai dit les incendies anglais soulignant que jerry tendance ici mais la commission denquête le le sénat et l'assemblée nationale qui mette en place des commissions d'enquêté sur la gestion de ce que vivent 19 la manière dont le gouvernement a géré et l'elysée qui annonce la mise en place de sa propre commission denquête est ce que pour vous c'est une atteinte aux droits du parlement le parlement a des prérogatives que le constituant lui a donné qu' effectivement de contrôler l'action de l'exécutif dont acte donc c'est au parlement de se saisir de mon cas cette commission d'information de commission denquête qui ont lieu je rappelle que la mission d'information sur la crise sanitaire et la crise économique a eu lieu au parlement depuis le tout début richard ferrand a mis ça en place dans les tout premiers jours j'en suis un des membres et elle s'est transformée en commission denquête le rapporteur de cette commission denquête n'est pas franchement un farouche partisan de la majorité ce monsieur eric ciotti pas dire qu'on respecte pas les droits de l'opposition on le fait dans justement une logique transpartisane parce qu'une commission denquête doit faire cette cet effort de de valade non seulement de transparence mais aussi de respect des oppositions donc on donne la main même le rapport on le donne à eric ciotti et à l'opposition donc je pense que ça c'est important le sénat doit faire également son travail là tu pourquoi est-ce-que l'exécutif fait aussi ce travail là c'est pas la même logique n'est pas là pour se contrôler lui-même il est là pour mieux comprendre pour mieux comprendre ce qui a pu dysfonctionné également son sein mais ça n'a pas constitutionnellement c'est l'objectif premier des commission denquête monté par le sénat et l'assemblée la de mieux comprendre ce qui s'est passé la valeur constitutionnelle d'une commission d'enquêté parlementaire et la plus importante évidemment qu'il y ait des travaux au sein de l'elysée au sein du gouvernement pour mieux comprendre certains dysfonctionnements internes et ça ne saurais pas dire le contraire les conditions d' enquête parlementaire vous êtes en train de dire quelle prime sur ce que pourrait monter le non seulement l'elysée constitue chez l'annonceur et six revers de la république de paris qui ouvre rue ou qui ouvre une enquête en fait ça est ce que c'est pas de nature à à perturber ou ou limiter la portée d'action des commissions d enquête parlementaire à écouter c'est à chacun de respecter la constitution dans laquelle nous vivons mais justement je fonce les risques au point pour le coup le parlement est l'organe qui a légitimité pour contrôler l'exécutif voilà et les conditionnent enquêtes sont en cours et nous verrons bien les conclusions qui seront menées mais je n'ai aucun doute sur le fait que le parlement peut pas enquêter sur des sur des sur des sur des procédures judiciaires en cours donc du coup votre votre marge de manoeuvre de votre rayon d'action ne sera-t-il pas limité par set cette initiative judiciaire je fais toute confiance rapporteur à la commission d enquête et à l'ensemble des membres pour trouver toutes les marges de manoeuvre que la constitution leur leur procure pour aller effectivement poser les bonnes questions auditionner les bons les bons responsables et surtout c'est ça qui m'importe moi vous savez la question n'est pas de savoir qui a la meilleure commission denquête surtout est-ce qu'on ressort de cette crise avec des outils améliorés modernisée qui nous permettent de mieux anticiper les crises quand demain elle venait à se reproduire un dernier mot là dessus il ya une soixantaine de plaintes qui ont été déposées contre des membres du gouvernement sur cette gestion de la crise est ce que vous les comprenez ces plaintes il ya beaucoup beaucoup de bruit politique derrière ces plaintes il faut pas être naïf il ya beaucoup de militantisme je trouve un peu indécent entre nous que puisse avoir des plaintes au milieu de la crise qu'on voit comment le gouvernement a pu gérer de façon assez exemplaire cette crise sanitaire le reste maintenant c'est à la justice de s'en saisir ce n'est pas à moi d'interférer bien sûr mais je trouve que parfois certains militantisme un peu un peu désoeuvrés pendant cette crise aurait mieux fait de participer à cette union nationale équipe et je suis pas politique je suis pas là linverse pour porter des plaintes dans l'autre sens moi je me préoccupe du pays et comment est-ce qu'on peut effectivement avancer tous ensemble je trouve juste que certains n'ont pas fait grand chose et se sont contentés de porter plainte le troisième budget rectificatif va être présenté ce matin en conseil des ministres et un budget de plus de 40 milliards en soutien notamment aux secteurs en difficulté l'aéronautique l'automobile le tourisme est ce que vous savez ce qui contient plus précisément c'est un budget rectificatif d'abord qui va redéfinir une nouvelle trajectoire de finances publiques parce que tous les mois elle évolue malheureusement nous avons une récession qui va être estimée à 11 points c'est quand même beaucoup nous avons un déficit qu'il a dépassé les 10% nous d'avoir un endettement on sait gaza ce sont ce sont des chiffres qui donnent un petit peu le vertige pour en porter le budget que je suis mais il faut les assumer faut les prendre comme tel et la crise est très violente et maintenant l'objectif c'est comment est-ce qu'on permet à nos secteurs économiques à nous ont pas de rebondir comme on dit dans le jargon à économie donc effectivement c'est un texte il va prolonger l'urgence économique le fonds de solidarité l'activité partielle pour certains certains cas le prêt garanti par l'état en continu toutes ces mesures d'urgence économique et puis cette fois si dans ce texte on commence à cibler par secteur ce qui en ont le plus besoin vous en avez cité certains l'automobile l'aéronautique le tourisme et la restauration la presse le collectif droit territorial et j'allais venir un troisième volet important qui est l'aide importante aux collectivités territoriales elles y ont participé par leurs baisses de recettes fiscales notamment à la crise et puis qui ont fait aussi des dépenses de fonctionnement tant qu'il était important dans un pays où il ya de l'autonomie financière des collectivités mais pas de l'autonomie fiscale il est important que l'état prenne le relais et soutiennent les collectivités le premier ministre là dessus a été sans ambiguïté l'état viendra compenser et aider les collectivités locales à hauteur dit de façon vertigineuse je reprends un terme que l'usagé 460 milliards de soude d'euros de soutien public du fait de ces trois projets de loi de finances rectificative cumulés c'est juste énormissime comment on va trouver cet argent ou est-ce qu'on va le chercher vous évoquiez le l'emprunt tout à l'heure en dix ans et les périodes de crise et moment d'emprunter mais quand même on est sur des montants hallucinants c'est du jamais vu c'est du jamais vu 20% à payer 20% du produit intérieur brut consacré à la crise c'est du jamais vu comment on va payer nous avons fait le choix de nous endetter nous avons fait le choix de nous endetter vous savez c'est possible de la durée sans augmenter les impôts vous répondre mais d'abord il faut que les français comprennent qu'il n'ya pas 36 solutions pour trouver de l'argent soit dans le prélève s'appelle l'impôt soit on emprunte sur les marchés où sont en fait des économies hier il n'était ni raisonnable de demander aux français de participer à hauteur du montant que vous avez cités étaient ni raisonnable d'aller faire des économies de fonctionnement hauteur de 400 milliards d'euros donc nous avons choisi l'endettement qui était la meilleure des solutions il se trouve que nous sommes dans un contexte macro économique avec des taux d'intérêt très bas il se trouve que nous pouvons emprunter à 10 ans à taux zéro il aurait été coupable de ne pas profiter cette situation où les marchés sont favorables et il se trouve que la france est quoi qu'on en dise dans notre pays souvent pessimiste une excellente référence sur les marchés financiers la france avec les etats-unis et l'allemagne est la meilleure signature comme on dit sur les marchés financiers c'est à dire que l'on veut nous prêter plus que ce que nous émettons nous n'allons quand même pas nous priver de ce privilège et nous avons la capacité aujourd'hui à financer la crise est-ce que ça doit durer éternellement et qui va rembourser à la fin cette dette est ce que ça doit durer éternellement non bien sûr nous devons nous endetter autant que de besoin guère plus parce que sinon justement ce qui nous prête un moment ne vaut plus vouloir donc prêté donc il faut être responsable il faut être sérieux budgétairement mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir recours à l'endettement et qui paiera un jour vous savez la dette publique c'est pas votre dette avec votre ménage quand vous achetez votre crédit immobilier ce n'est pas non plus la dette de la pme qui doit rembourser chaque mois à la banque ça fonctionne pas comme ça une dette souveraine une dette souveraine se refinancent ça veut pas dire que ça se rembourse pas mais ça se refinancent est ce qui compte surtout budgétairement c'est à dire pour les citoyens et pour leurs impôts c'est la charge de la dette le coût de la dette à partir du moment où vous avez une charge de la dette qui est si basse vous pouvez augmenter votre capital qui sera renouvelée par de nouvelles émissions et puis effectivement quand la crise est passé quand les nuages sont un petit peu partie vous devez effectivement stabiliser votre dette et commencer à la réduire effectivement aujourd'hui la france a une capacité d'endettement qui est encore tout à fait possible et qui est encore tout à fait acceptée par ceux qui nous prêtent c'est ça qui est rassurant c'est ça que la crise aussi nous a démontré parce que vous savez vous ne le savez pas tant que vous êtes affronter directement par cette crise face à vos créanciers il se trouve qu'il ya même plus de demandes parce que le produit que l'on met sur le marché notre dette notre dette à tous elle est demandée mais nous devons nous devons absolument utiliser sont garantis que à court terme ou à moyen terme il y aura aucune augmentation d'impôts ou de création bulgare ans un pot pour rembourser j'aurais pu voir dans les yeux il n'y a pas on ne touche pas aux impôts je vous le garantis il n'y aura pas d'augmentation prélèvements obligatoires sous ce quinquennat c'est la seule garantie que je vais vous donner parce qu'après je ne sais pas si je serai responsabilités pour vous le garantir à nouveau et d'ici fin 2022 il y en aura pas n'y en aura pas pour deux raisons d'abord parce que ce serait idiot de croire qu'on remboursera et les déficits à 11,4 avec delà de l'augmentation d'impôts en deux ans c'est faux les échelles sont totalement différentes donc nous ne pouvons pas de toute façon réduire des visites aussi rapidement ça prendra des années donc ça ne se réglera pas par deux ans d'impôts et deuxièmement c'est totalement contre productif en demande aux français de consommer plus parce que ils ont de l'épargné excédentaire liés au confinement en demande aux entreprises de redémarrer d'investir 1 quand même pas les sabres et avec des prélèvements obligatoires et un moment il faut un peu de cohérence économique la relance passe par au contraire une capacité avoir de l'oxygène une capacité à pouvoir soit consommé comme vous êtes aux ménages soit investir quand vous êtes une entreprise toc oui je vous le répète pas d'augmentation d'impôts pendant dernière question stéphane comment quelle est l'ambiance au sein de l héroïne la république en marche comment ça se passe il ya une réunion groupe pierre est-ce que vous pouvez nous en donner quelques éléments d'ambiance je ne vous donnerai aucun élément parce que même si tous fuites n'ont justement pas j'ai une doctrine très pénible un peu vieux jeu vous me l'accorderez mais ce qui reste dans une réunion privée n'a pas à sortir publiquement donc je vais écouter aujourd'hui le groupe la république en marche et concentré mais réellement concentré et j'en suis la preuve vivante aujourd'hui je vais recevoir les ministres à la commission des finances il est constant ont préparé franchement il ya quand même quelques lignes de fracture je comprends je comprends c'est un reproche l'appétence pour le potin politiques liées au groupe lions franchement si vous avez un groupe majoritaire à l'assemblée est ce qu'aujourd'hui c'est un groupe affaibli contre un président affaibli à sa tête on contre on n'est pas affaibli quand on est en responsabilité qu'on traverse la plus violente crise que le pays n'a jamais connu les français s'en fichent pas mal de savoir qui est à la tête du groupe la république en marque est-ce qu'il est fragilisé est-ce qu'il envoyait une autre cas fuite etc je vous assure je vous assure que les français s'en fichent pas mal et ils ont raison traverse une crise au réseau pas le moment vers d'autres visées mais le groupe est là en plus de groupes quand même le groupe est là il est présidé par le tempo et pas formidable le groupe est là il un président nous sommes à la tâche nous avons un projet de l'authie danse rectificative a voté nous le ferons nous le ferons et nous préparons les deux prochaines années avec une nouvelle stratégie très probablement qui sera d'abord présentée par le président de la république dans quelques semaines et nous faisons les choses par étapes vraiment je suis plus que jamais et je crois que nous ne sommes collectivement concentrer sur le fait de transformer ce pays et de l'aider à sortir de la crise tout le reste c'est de la littérature politicienne qui n'est absolument pas prioritaire
Laurent Saint-martin