Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewAntoine Léaument· 14 janvier 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Contre le Mercosur, la solution c’est Mélenchon !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi maintenir une motion de censure contre le Mercosur alors qu'elle a peu de chances de passer ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Que se passerait-il si Mélenchon était élu président ? Le traité serait-il remis en cause ?

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    Comment faire pour que le traité profite à tout le monde ?

  • 4:30FerméeRéponse directe

    Le recours devant la justice européenne, vous y croyez ou pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Fait
    « Si on déposait des textes que quand on se dit qu'ils ont toutes les chances de passer, alors on ferait plus grand-chose dans cette assemblée nationale. »
  • 1:00Fait
    « Nous avons fait adopter à l'Assemblée nationale il y a quelques semaines une résolution de la France insoumise repoussant le Mercosour. »
  • 1:30Fait
    « Les produits qui sont concernés par le Mercosour, nous avons la possibilité de les bloquer. »
  • 4:00Fait
    « On met en place ce qu'on appelle un protectionnisme solidaire, c'est-à-dire un protectionnisme négocié où on essaie de relocaliser un maximum de notre production. »
  • 4:30Fait
    « Il faut utiliser épuiser tous les moyens qui permettent de faire que ce traité n'entre pas en application. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Antoine Léom. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes à l'origine de l'une de ces motions de censure, mais les socialistes ne s'associent pas, ne compte pas voter cette motion de censure contre le Mercosur. À quoi ça sert de la maintenir dans ces conditions puisqu'elle a assez peu de chance de passer ? Bon, écoutez, si on déposait des motions de censure ou si on déposait des textes que quand on se dit qu'ils ont toutes les chances de passer, alors on ferait plus grand-chose dans cette assemblée nationale.

Et nous, ce que nous voulons, c'est marquer euh un coup parce que il y a une mobilisation des agriculteurs que je salue en ce moment qui est une mobilisation extrêmement utile pour que justement on comprenne bien ce qu'est ce Mercosour, un nouveau traité de libre échange auquel nous nous sommes opposés depuis des années. Jean-Luc Mélenchon a voté quand il était parlementaire européen et chaque fois que le sujet est venu sur la table, il s'est engagé sur ce sujet-là. Puis nos parlementaires européens sur ce sujet-là ont systématiquement combattu le Mercosour.

Puis aujourd'hui, on découvre que d'un seul coup tout le monde a l'air contre hein, puisque nous avons fait adopter à l'Assemblée nationale il y a quelques semaines une résolution de la France insoumise repoussant le Mercosour. Donc il y a eu un vote de l'Assemblée nationale, tout le monde a voté contre le Merkosour mais le président de la République, les Macronistes au Parlement européen ont laissé passer cette histoire et aujourd'hui on a un peu l'impression que tout le monde se réveille un peu tard en disant "Oui, ça va pénaliser les agriculteurs français. Oui, c'est mauvais pour l'agriculture française mais après tout, comme c'est fait et ben maintenant on peut plus rien faire." Ben nous ne sommes pas d'accord avec ça et nous estimons qu'il y a une responsabilité politique du gouvernement, une responsabilité politique des macronistes qui doit pouvoir être porté devant l'Assemblée nationale.

C'est le sens de cette motion de censure. Que se passerait-il si dans un peu plus d'un an Jean-Luc Mélenchon ou un autre insoumis était élu président de la République ? Est-ce que ce traité serait remise en cause ?

Comment très concrètement ça se passerait ? Alors on voit que il va être probablement il va être signé ce weekend et il va immédiatement entrer en application sûr mais vous savez il y a et comment comment vous feriez ? Et ben très concrètement, les produits qui sont concernés par le Mercosour, nous avons la possibilité de les bloquer.

Nous avons la possibilité de dire que nous n'acceptons pas la commercialisation en France de produits qui ne respectent pas les normes françaises. Et il y a quelques temps pour les bloquer, ben on interdit en France la vente de produits qui sont qui qui contiennent des normes ou qui contiennent des des produits type glyphosate par exemple si on interdisait le glyphosate qui qui ne sont pas autorisés dans notre pays. indépendamment de cet accord signé au niveau européen, Union européenne à laquelle nous appartenons.

Oui. Oui, bien sûr, mais on désobéit et c'est justement le sens en fait on a déjà des extrêmement sérieux. C'est ça c'est ça la la les choses qui sont en cause pour les agriculteurs.

Les agriculteurs, ils ont pas forcément de de problème avec le fait queon puisse échanger des produits et qu' puissent vendre eux-mêmes, y compris leurs produits sur les les marchés à l'international. Le sujet des agriculteurs, c'est moi, on m'impose des normes qu'onimpose pas aux autres, mais par contre les autres ont le droit de vendre leurs produits en France. C'est une compétition sa que c'est avec des quotas extrêmement faibles.

Mais oui, je sais bien que c'est avec des quotas extrêmement faibles, mais on commence par faire entrer par ce petit bout-là et ensuite on augmente petit à petit la place de ces produits. Nous nous voulons la logique inverse parce que notre enjeu c'est la relocalisation de la production alimentaire dans notre pays pour que nous récupérions notre souveraineté alimentaire en France. Et pour faire ça, il faut le faire en lien avec les agriculteurs.

Il faut aider les agriculteurs, accompagner les agriculteurs, y compris vers une transition des modèles agricoles. Parce qu'aujourd'hui, les agriculteurs sont enfermés dans un modèle qui est un modèle capitaliste qui les qui les pousse à l'endettement pour acheter des grosses machines, des grandes surfaces agricoles et qui les endettent. Et il y a un certain nombre d'agriculteurs qui trop pris à la gorge finissent par se suicider.

Il y a quand même un agriculteur tous les deux jours qui se suicide en raison généralement de difficultés financières. parle beaucoup évidemment de la partie agricole de Smerca mais il y a pas que ça dans ce traité. Il y a aussi un certain nombre d'industries ou d'entreprises françaises qui pourraient en profiter.

Tout à fait. C'est bon aussi pour dis Oui, mais je dis aux industries françaises qui pourraient en profiter queon jette pas sous le bus une partie de la population. On fait pas comme ça.

On essaie normalement quand on est quand on est des républicains convaincus, on essaie de faire l'intérêt général. Ça veut dire que ça doit profiter à tout le monde. Comment on fait pour que ça profite à tout le monde ?

C'est ce que nous défendons avec la France insoumise. On met en place ce qu'on appelle un protectionnisme solidaire, c'est-à-dire un protectionnisme négocié où on essaie de relocaliser un maximum de notre production parce que je signale que ceux qui nous disent "Oui, ça va profiter à l'industrie française." En attendant, il y a une industrie qu'il faudrait nationaliser carcelore.

Là encore, l'Assemblée nationale a voté sur la base d'une proposition de la France insoumise la nationalisation d'Arcelor Mittol. On attend toujours que le gouvernement se bouge pour cette nationalisation d'arcelor Mital. Mais je veux revenir sur un point bien précis parce que les gens nous disent toujours c'est pas possible, on peut pas résister le marché mondial de l'Union européenne.

Madame euh Annie Jeunev, ministre de l'agriculture vient de décider qu'elle allait interdire à la vente certains produits qui concernent des pesticides interdits en France. C'est donc possible ? Oui, c'est donc possible.

Et quand nous nous le disions, on nous disait "Non, vous les insoumis, vous êtes irrationnel, vous êtes irresponsable, vous comprenez bien le marché mondial et puis l'Union européenne, blab blabla et à la fin, ils font quoi ?" Exactement ce qu'on avait dit qu'il fallait faire. Vous applaudissez la ministre de l'agriculture.

Je j'utilise ça comme un argument extrêmement utile. Dernière question très très brève. Le recours devant la justice européenne, vous y croyez ou pas ?

Ben ce recours devant la justice, de toute façon, il faut utiliser épuiser tous les moyens qui permettent de faire que ce traité n'entre pas en application. Donc, il faut les utiliser ces moyens-là. Mais ensuite, il faut effectivement et vous avez eu raison de ramener la question de l'élection présidentielle, il faut décider dans l'élection présidentielle de refuser ce traité Mercosour en appliquant ce que je proposais tout à l'heure, un protectionnisme solidaire, c'est-à-dire l'interdiction à la vente des produits qui ne correspondent pas aux normes que la France décidera et que le peuple français décidera.

Merci. Merci Antoine Léoman. à tous les deux.