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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 8 septembre 2025 14 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Sébastien Chenu : "Les Français ne peuvent plus blairer Emmanuel Macron !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Il est désormais quasiment acquis que le Premier ministre François Bayrou va chuter et n'obtiendra pas le vote de confiance à l'Assemblée. Vers quoi bascule-t-on ce soir ?

  • 0:49OuverteRéponse directe

    On paye encore les conséquences de cette dissolution aujourd'hui ?

  • 1:17RelanceÉludée

    François Bayrou a tiré à boulet rouge sur les oppositions, dont le RN, en les accusant de faire la guerre civile. Est-ce que vous faites ?

  • 1:27FerméeÉludée

    Est-ce que vous faites de la récupération politique ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui garantit le changement ? Le RN est prêt à gouverner ?

  • 2:17RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cette fois que les choses changeront malgré le front républicain ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « Nous basculons vers le résultat que tous ces premiers ministres et ce président de la République ont amené avec leur politique, leur méthode depuis 8 ans de présence d'Emmanuel Macron. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « L'instabilité, qu'elle soit économique ou politique, c'est leur résultat. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « Ils ont organisé une dissolution il y a un an dans laquelle ils se sont avec la gauche, avec les LR désistés, les uns les autres, avec la France insoumise. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « Les Français me le disaient sur le marché de doucher les mines ce week-end : on veut de la sécurité, on veut du pouvoir d'achat, on n'en peut plus de l'immigration, on en a marre de bosser pour rien. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « Il faut se délester des politiques toxiques de l'État, il faut obtenir de l'Union européenne qu'elle nous rende ce que nous lui donnons. »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « Le Rassemblement national, c'est la stabilité. »
  • 6:10Invité politiquePromesse
    « Oui, parce que nous réclamons nous-mêmes aussi ce référendum sur l'immigration. »
  • 8:31Invité politiqueFait
    « Les Français ne peuvent plus blairer Emmanuel Macron. »
  • 8:41Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron n'a jamais été capable d'entretenir une relation directe avec les Français. »
  • 8:53Invité politiqueFait
    « Les Français ont le sentiment de ne pas être aimés de leur président. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu74 %
  • Présentateur26 %

7,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour et bienvenue Sébastien Chenu.

0:01
Sébastien Chenu

Bonjour Madame.

0:02
Présentateur

Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député RN du Nord. C'est votre grande interview ce matin sur CNews Européens. Il est désormais quasiment acquis, Sébastien Chenu, que le Premier ministre François Bayrou va chuter et n'obtiendra pas tout à l'heure à l'Assemblée Nationale le vote de confiance, instabilité politique, péril sur la dette. Malheureusement, déclassement du pays. Vers quoi bascule-t-on ce soir ?

0:24
Sébastien Chenu

Eh bien nous basculons vers le résultat que tous ces premiers ministres et ce président de la République ont amené avec leur politique, leur méthode depuis 8 ans de présence d'Emmanuel Macron. L'instabilité, qu'elle soit économique ou politique, c'est leur résultat. Ils ont organisé une dissolution il y a un an dans laquelle ils se sont avec la gauche, avec les LR désistés, les uns les autres, avec la France insoumise.

0:49
Présentateur

On paye encore les conséquences de cette dissolution aujourd'hui ?

0:51
Sébastien Chenu

Oui, puisque la situation de blocage de l'Assemblée Nationale, c'est leur œuvre, c'est leur résultat. Et puis l'instabilité économique, c'est aussi leur résultat depuis tant d'années. Nous, nous n'avons au Rassemblement National aucune responsabilité dans cette situation qui est l'œuvre de politique menée. La politique a des conséquences, nous les mesurons.

1:09
Présentateur

Chacun se renvoie à la patate brûlante, à ce point Sébastien Chenu. Avant de tirer sa révérence, François Bayrou a tiré à boulet rouge sur les oppositions, dont le RN. Des forces politiques, dit-il quand même, les mots ont leur importance, en guerre civile. En guerre civile pour abattre le gouvernement, un lexique guerrier qui correspond à votre stratégie. Est-ce que vous faites ?

1:27
Sébastien Chenu

Non mais tout ça, c'est du blabla. Maintenant, c'est fini. Je veux dire, M. Bayrou, il faut qu'il assume. Il est en train de solder les comptes de la Macronie. Il est en train de solder les comptes des mêmes politiques qui nous gouvernent depuis tant d'années. C'est-à-dire des politiques libérales, européistes, de soumission à des politiques qui n'ont pas pris en compte l'intérêt des Français. Les Français, ce qu'ils nous disent, moi, les Français me le disaient sur le marché de doucher les mines ce week-end. On veut de la sécurité, on veut du pouvoir d'achat, on n'en peut plus de l'immigration, on en a marre de bosser pour rien. Des choses très concrètes.

Il suffit d'écouter les Français pour comprendre ce que notre peuple veut. Eh bien, ils ont fait tout l'inverse.

2:02
Présentateur

Alors, qu'est-ce qui garantit le changement ? Lors de son discours de rentrée hier à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a de nouveau affirmé que le RN était prêt à gouverner. Que Jordan Bardala était prêt à être Premier ministre en cas de dissolution. Ce que vous dites aujourd'hui, Sébastien Achenu, en fait, c'est un copier-coller de ce que vous disiez déjà en juin 2024. Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cette fois, malgré certainement un front républicain, que les choses changeront, qu'il y aura, selon ces Français que vous avez croisés, le résultat et le RN aux commandes ?

2:27
Sébastien Chenu

Mais bien sûr que nous disons toujours la même chose. Bien sûr que nous répétons la même chose parce que la situation n'est pas seulement la même, c'est qu'elle se dégrade davantage. Donc nous, nous disons qu'il faut se délester des politiques toxiques de l'État, il faut obtenir de l'Union européenne qu'elle nous rende ce que nous lui donnons, il faut s'attaquer au coup de l'immigration et nous pensons que nous sommes le gage de stabilité. Le Rassemblement national, c'est la stabilité. Nous disons aux Français, vous avez vu ce qu'est une Assemblée nationale dans laquelle il n'y a pas de majorité, donnez-nous une majorité.

Avec Jordan Bardella au gouvernement, Premier ministre, à Matignon, en nous donnant une majorité, vous aurez une stabilité politique.

3:02
Présentateur

Donc vous pariez sur un front républicain fragilisé, un moindri, semble-t-il.

3:05
Sébastien Chenu

Mais je pense qu'il y a toujours des gens qui, de façon mécanique, chercheront à faire barrage. À la LFI, ils ont bien fait réélire Elisabeth Borne ou Gérald Darmanin après avoir tapé sur des casseroles ou les avoir insultés pendant des mois. C'est-à-dire qu'eux, en fait, il n'y a rien d'autre qui les guide que la haine du Rassemblement national. Mais il y a beaucoup de Français de bon sens qui disent qu'il faut une majorité, il faut une stabilité. Nous incarnons cette stabilité et je crois d'ailleurs que c'est la première fois que nous sommes le parti politique qui peut le mieux incarner la stabilité et la préservation encore de l'édifice républicain.

3:38
Présentateur

En cas de dissolution et d'élection législative anticipée. Mais si demain, ce qui semble aussi être peut-être le chemin suivi par le président de la République, pour gagner du temps, il y a un nouveau Premier ministre. Est-ce que vous dites ce matin très clairement que quel que soit le profil désormais, vous censurez ?

3:53
Sébastien Chenu

C'est surtout quelle que soit la politique. Marine Le Pen l'a rappelé hier dans son discours à Hélène Beaumont. Écoutez, on peut espérer, on peut se dire que... Est-ce que le président de la République va finir par entendre ce que les Français demandent ? Mais si effectivement, c'est pour nommer un Premier ministre qui, pensant acheter les oppositions avec la proportionnelle ou avec d'autres verroteries, eh bien il plongera comme les autres. C'est la politique qu'il va mener qui sera décisive. On va regarder, mais nous le disons. Si c'est la même politique, la continuité, il y aura le même résultat.

4:28
Présentateur

Des personnalités comme Sarah Knafo, Sébastien Chenieux, appellent à l'union des droites en cas de législative anticipée. Même s'il y a des différences, parfois même très importantes entre vous, dit-elle, il faut se réunir au moins autour d'une plateforme programmatique commune.

4:41
Sébastien Chenu

Oui, moi je pense qu'il faut aller... Qu'en pensez-vous ? Ce n'est pas les accords de parti qui sont intéressants.

4:45
Présentateur

Là, elle parle d'un programme.

4:46
Sébastien Chenu

Oui, d'accord, elle parle d'un programme, elle parle d'accords de parti. Moi je pense qu'il faut aller au-delà de la droite. C'est-à-dire qu'en fait, il y a beaucoup de Français qui ne se sentent pas forcément de droite, mais qui partagent nos valeurs. Ils sont attachés au travail, ils sont attachés au pays, ils sont patriotes. Il faut leur parler aussi à eux. L'union des droites, c'est un peu restrictif. C'est ça que je reproche à Sarah Knafo, bien entendu, qu'il faut pouvoir accueillir...

5:06
Présentateur

Un plus un plus un font trois, généralement.

5:08
Sébastien Chenu

D'accord, mais il ne faut pas se limiter aux Français de droite. Nous, notre message, il ne se limite pas aux Français de droite. Il les inclut, il leur parle probablement en premier. Il parle, nous parlons probablement en premier lieu aux Français de droite, mais pas seulement. Notre message, il va bien au-delà et c'est là où je trouve que Sarah Knafo manque d'ambition.

5:25
Présentateur

Elle manque d'ambition ? Il faut unir le pays. C'est généralement ce qu'on lui reproche.

5:28
Sébastien Chenu

Oui, mais il faut unir le pays au-delà de ça. On ne parle pas qu'à la droite, nous on parle à tous les Français. Alors comment parler ? Notre message, il est à tous les Français, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur inclinaison politique, quel que soit leur parcours personnel.

5:39
Présentateur

Quand vous insistez sur ça, vous pensez que Reconquête ou d'autres partis insistent davantage, ou en tous les cas excluent une partie des Français ?

5:44
Sébastien Chenu

Oui, ils parlent uniquement et le disent. Ils parlent aux Français de droite auxquels nous parlons. Je pense qu'il faut être beaucoup plus ambitieux. La situation du pays nécessite qu'on parle à tous.

5:53
Présentateur

Alors, je vous cite une autre personnalité. Vous allez me dire à quel Français il parle. Philippe Devilliers estime urgent et vital de convoquer un référendum sur l'immigration. Il parle, je cite, d'un populicide. Il lance une pétition, Sébastien Chenieux, en ce sens, pour contraindre Emmanuel Macron à l'organisation d'un tel référendum. Vous signez ?

6:10
Sébastien Chenu

Oui, parce que nous réclamons nous-mêmes aussi ce référendum sur l'immigration. Philippe Devilliers a, et on le sait, à cœur de défendre notre pays, notre tradition, notre histoire depuis toujours. Il l'a démontré. Il le fait avec beaucoup de talent d'ailleurs. Mais évidemment que les Français ont peur de disparaître. Évidemment que notre pays est en train de se réveiller en voyant qu'il n'est plus exactement, Romain Desarbres en parlait ce matin, sur les prénoms des enfants, qu'il est en train de changer. Nous, nous ne négocions pas l'identité de notre pays. Nous considérons que la France, elle a une identité. Elle a un héritage qui est culturel.

Elle a un message qu'elle porte à travers le monde. Il englobe d'ailleurs ce message et cette identité. Elle englobe tous ceux qui veulent y participer. Et Philippe Devilliers a raison. Il faut demander aux Français leur avis sur l'immigration.

6:53
Présentateur

Pétition donc ?

6:54
Sébastien Chenu

Alors moi, je ne signe pas de pétition. Par principe, je ne signe jamais aucune pétition. Mais je soutiens évidemment cette démarche que je trouve de bonne à loi.

7:03
Présentateur

Le renseignement territorial, Sébastien Chenu, s'inquiète du mouvement du 10 septembre et de la préparation d'actions, dit-il, ultra violentes. Clairement ce matin, est-ce que vous soutenez ou pas un tel mouvement ?

7:13
Sébastien Chenu

Mais moi, je laisse. Vous savez, nous n'on n'est pas une centrale syndicale.

7:15
Présentateur

Vous ne signez pas de pétition ? Vous ne voulez pas me défendre ?

7:17
Sébastien Chenu

Oui, non, parce que j'ai un autre rôle. Mais tous les Français qui veulent manifester en ont d'abord parfaitement le droit. Mais moi, je les comprends. Je comprends, j'entends. Et quand on a envie d'aller manifester...

7:30
Présentateur

Vous l'entendez, mais vous soutenez ? Ma question est assez précise.

7:32
Sébastien Chenu

Je peux soutenir ce mouvement parce que je le comprends. En revanche, ce que je ne peux pas soutenir, c'est la récupération politique que certains cherchent à en faire. On voit bien que LFI, derrière, essaye de faire de la récup. Et d'ailleurs, tout ce que touchaient les filles, ils le pourrissent. Et c'est là où je suis inquiet parce que les violences, les black blocs, tout ça, ça vient de l'extrême gauche. Et je dis aux Français qui vont manifester, vous êtes dans votre droit, je vous comprends, je peux même vous soutenir. Attention à ne pas vous faire récupérer par une extrême gauche.

7:57
Présentateur

Vous avez des craintes sur ce qu'il peut advenir. Parce qu'on sent quand même le RN un peu mal.

8:01
Sébastien Chenu

Mais toujours, ils vont manifester le 10, ils ne sont pas récupérables. Ce n'est pas la France insoumise qui va manifester le 10. C'est des Français qui veulent faire passer un message politique au gouvernement. En bloquant tout.

8:09
Présentateur

C'est un message politique de tout bloquer aujourd'hui ?

8:11
Sébastien Chenu

En tous les cas, en une journée, c'est une façon de dire qu'ils n'en peuvent plus. Les Français sont au bout du rouleau. Et cette façon d'exprimer leur mécontentement, elle est forte. Mais les politiques qu'ils subissent, le déclassement que les Français subissent, il est fort aussi.

8:26
Présentateur

Est-ce que sur les marchés, notamment celui que vous avez fréquenté ce week-end, les Français vous disent démission ?

8:31
Sébastien Chenu

Ah mais oui, mais les Français ne peuvent plus blairer Emmanuel Macron.

8:34
Présentateur

On en est là, c'est une question de personnalité ?

8:36
Sébastien Chenu

Mais bien sûr aussi. L'incarnation présidentielle, elle est forte dans notre pays, elle compte. Emmanuel Macron n'a jamais été capable d'entretenir une relation directe avec les Français. Il les a méprisés, les Français l'ont compris. Il ne les intéresse pas. Emmanuel Macron n'est pas intéressé par les Français. Sa vision des choses, ses tropismes sont ailleurs, il ne leur parle pas. Et les Français ont le sentiment de ne pas être aimés de leur président. C'est tout de même, là aussi, un vecteur important. Il y a eu des présidents de la République qui pouvaient être contestés.

Mais Chirac, Sarkozy et même Hollande, les Français n'avaient pas le sentiment de ne pas être aimés de leur président. Là, on a un président qui probablement n'aime pas les Français, mais surtout ne s'intéresse pas à leur sort.

9:17
Présentateur

L'affaire Thomas Le Grand, Patrick Cohen, Sébastien Cheneu secoue l'audiovisuel public et au-delà. Rappelons qu'il s'agit de vidéos du magazine L'Incorrect, captées à l'insu des deux journalistes et de deux cadres socialistes. Vidéos dans lesquels on entend notamment Thomas Le Grand affirmer, je cite, « Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick et moi, autrement dit, Patrick Cohen ». Thomas Le Grand a été suspendu à titre conservatoire. Depuis, les deux se défendent de tout complot. Quelle est votre réaction ?

9:43
Sébastien Chenu

Bon, d'abord, il y a la forme et le fond. Moi, sur la forme, je n'aime pas les conversations volées. Mais ils ont validé tout ça depuis des années. Mediapart, Élise Lucet et ses caméras cachées, Patrick Cohen disait que tout ça était très bien. Donc, ils sont à peu près le doigt dans le pot de confiture. Ce qui pose problème, c'est que des donneurs de leçons, comme M. Cohen et M. Le Grand, viennent toute l'année vous expliquer comment les journalistes doivent faire leur métier, comment il faut penser, etc. Et là, on les retrouve en train d'organiser la stratégie du Parti Socialiste. Et en plus, ils sont payés par le service public.

Moi, si je vous sollicitais, Mme Mabrouk, pour m'aider à trouver la stratégie, une stratégie pour le Rassemblement national,

10:22
Présentateur

Nous n'avons jamais pris de café, nous n'avons jamais déjeuné ensemble,

10:25
Sébastien Chenu

eh bien, vous m'enverriez balader. Vous me diriez, chacun son boulot, chacun son rôle. Et vous auriez raison de le faire, d'ailleurs. Mais eux, en plus, ils sont payés par les Français. Alors, l'audiovisuel public, on a bien compris, c'est la gauche qui parle avec le portefeuille des Français. Donc, il y a un détournement du service public de l'audiovisuel à travers... Un détournement ? Oui, un détournement. Et d'ailleurs, je vais déposer moi-même, je vais signaler, je vais faire ce qu'on appelle un article 40, un signalement au procureur, pour ce détournement du service public au bénéfice d'un parti politique.

C'est-à-dire qu'un outil public, financé par le Français, finance de façon illicite un parti politique. Je pense que c'est très grave. Je pense que ça en dit long sur le service public, sur l'idée que ces gens se font du service public, c'est-à-dire qu'en fait, que les Français les payent, ne les dérangent pas. Ils ont une œuvre de militants socialistes, et je pense que ça pose un vrai problème.

11:14
Présentateur

Justement, vous parlez beaucoup de l'audiovisuel et du service public. Les deux journalistes accusent l'extrême droite d'être derrière tout ça, et justement de vouloir abattre ce service public à travers leurs deux personnalités.

11:24
Sébastien Chenu

Non, mais tout ça, c'est pour échapper à leur responsabilité. Ils ont été pris les doigts dans le pot de confiture. Ils organisent la stratégie du parti socialiste, alors qu'ils sont des acteurs payés par le service public. Ça, c'est tout à fait condamnable. Après, ils peuvent dire, c'est l'extrême droite, c'est Pierre, Paul, Jacques. La réalité, les Français l'ont bien vu. Mais les Français la connaissent depuis longtemps. L'avenir du service public, nous, on n'a pas eu besoin de se cacher. On n'a pas attendu de voir M. Cohen et M. Legrand essayer de monter la stratégie du PS pour dire ce qu'on voulait faire du service public de l'audiovisuel.

On considère qu'à l'heure de la modernité, d'Internet, de l'accès à la culture, au sport, etc., par des tas de biais, le service public de l'audiovisuel de cette dimension n'a pas vocation à perdurer. Donc nous, on souhaite privatiser, mais on n'a pas attendu ça.

12:07
Présentateur

D'accord, privatisation, mais qu'est-ce qui garantit ? Alors, à l'inverse, que le mouvement de balancer n'ira pas dans l'autre sens, c'est finalement une forme de neutralité de ce service public. Qui peut la garantir aujourd'hui ?

12:15
Sébastien Chenu

Non, mais aujourd'hui...

12:16
Présentateur

Pourquoi elle peut être garantie ?

12:17
Sébastien Chenu

Non, mais le service public de l'audiovisuel, je vais vous dire, aujourd'hui, c'est une plaisanterie. Je disais, l'audiovisuel public, c'est la gauche qui parle avec le portefeuille des Français. Est-ce qu'on a encore besoin de cet audiovisuel public-là ? Aujourd'hui, je ne le crois pas. Donc je pense que c'est un faux problème. Mais on l'a à tous les étages. Madame Ernot n'a pas dit un mot à la directrice de France 24, Madame Burgraff, qui héberge des journalistes qui tiennent des propos nazis. Enfin, je veux dire, à un moment où on a des gens qui font la campagne du Parti Socialiste à l'intérieur, où on a des journalistes qui tiennent des propos nazis qui sont recrutés.

12:47
Présentateur

Des propos nazis ?

12:48
Sébastien Chenu

Oui, c'était sur France 24, absolument. Et tout ça est fait avec l'argent des Français. Tout ça doit se terminer. Ça coûte 4 milliards par an. C'est quand même cher pour financer un parti qui fait 1,7% à la présidentielle.

12:59
Présentateur

Jamais, M. Chenu, vous n'avez pris de café avec des journalistes qui pourraient être, comment dire, proches de vos convictions, de votre sphère de pensée avec lesquelles vous avez eu des conversations, je ne sais pas, sur les élections, sur l'influence de ces élections, sur une personnalité politique, sur...

13:11
Sébastien Chenu

Jamais. Mais prendre des cafés, des déjeuners, on en a tous tout le temps, mais ça ne transforme. D'abord, il y a le service public de l'EUZEL, puis il y a la presse privée, c'est-à-dire qu'il n'est pas financé par les Français, donc il fait exactement ce qu'elle veut. Libération et Mathieu Pigasse mènent un combat idéologique contre le Rassemblement national, mais ils ne le font pas, même s'ils ont des aides à la presse, ils le font avec, j'allais dire, leurs propres ressources. Enfin, Radio France, France Inter, tout ça, c'est les Français qui payent. Donc, si vous voulez, il est là le problème.

Ce n'est pas qu'il y ait des journalistes qui aient des opinions politiques, bien entendu qu'il y ait des journalistes qui ont des opinions politiques, et c'est la vie, et on a le droit de les rencontrer. Mais c'est qu'à partir du moment où ils sont payés par le service public, par les Français, ils ne doivent pas participer à imaginer la stratégie d'un parti politique.

13:56
Présentateur

Sébastien Chenu, pour conclure, ce soir, vous serez peut-être attentif ou pas à ce que dira François Bayron, et vous, qu'est-ce que vous lui dites ?

14:03
Sébastien Chenu

Merci et au revoir. Merci d'avoir participé. Merci depuis 50 ans, c'est d'une façon ironique, je le dis, d'avoir mis la France dans cet état. Mais maintenant, au revoir, fini le cirque. Rendez les clés, parce que les Français n'en peuvent plus. Sous-titrage Société Radio-Canada

Sébastien Chenu : "Les Français ne peuvent plus blairer Emmanuel Macron !" (CNEWS) — Sébastien Chenu · Pourquijevote