Audition de représentants de Carrefour France, Intermarché et du Groupe Casino
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour mesdames messieurs. Je vous propose que nous débutions notre audition en vous remerciant de votre présence. Donc nous recevons aujourd'hui monsieur Hervé Daudin, directeur marchandise du groupe Carrefour.
Bonjour monsieur. Monsieur Philippe Lazar, directeur des produits frais. Monsieur Patrice Mounier, directeur de marché des des PHPLS, c'est ça ?
Et directeur marchandise régionale des MR. Voilà, c'est complet. et madame madame Joël Beij comme ça qu'on prononce directrice commerciale.
Merci donc madame messieurs de de votre présence. Je suis tenue de vous rappeler les règles des commissions d'enquête qui consistent à prêter serment avant d'être entendu. Et je vous rappelle donc que toute tout faux témoignage devant notre commission est passible des peines prévues aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et de 75000 € d'amende.
Donc je vous invite à apprêter serment les uns après les autres en ouvrant vos micros, en levant la main droite et en disant "Je le jure, je le jure. Merci. Je le jure.
Merci. Je le jure. Merci monsieur.
Je le jure. Merci madame. Je vous remercie également de nous déclarer toute éventuelle mission ou lien d'intérêt actuel qui pourrait être utile de préciser à la connaissance de la commission.
Rien à déclarer. Très bien. Euh votre groupe occupe une place centrale dans la distribution alimentaire française et européenne avec une part de marché qui est estimée à plus de 21 %.
L'organisation de vos achats et la manière dont se structurent vos négociations commerciales ont donc un impact déterminant sur l'ensemble de la chaîne de valeur des producteurs au consommateurs. Et c'est bien là le cœur des questionnements de cette commission d'enquête. Nous souhaitons donc mieux comprendre vos méthodes de négociation commerciale ainsi que l'articulation entre vos différentes structures d'achat en France et en Europe et je dirais vos différentes structures de services aussi négociation de plan d'affaires et donc la répartition des compétences et des rôles de ces différentes structures et de ces différents niveaux.
Et puis bien évidemment vous entendre au sujet euh de l'impact des lois égalmes et des évolutions euh éventuel qu'elles ont entraîné dans euh dans la construction du prix en matière de sanctuarisation matière première agricole ou au regard des des options qui sont beaucoup discutées aujourd'hui. Donc je vous propose euh une organisation en deux temps. D'abord je vais vous laisser la parole.
Combien d'entre vous vont prendre la parole ? Juste monsieur Voilà. Donc ben vous disposez de deune bonne dizaine de minutes voire plus et puis ensuite on nous laisser un premier une première série de questions à madame la rapporteur et puis euh nos collègues qui auront certainement des questions complémentaires à poser.
Merci euh monsieur Donin, vous avez la parole. Merci madame la présidente. Donc madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs, vous avez souhaité auditionner Carrefour à plusieurs reprises.
Nous vous remercions de ces invitations qui doivent permettre à chaque niveau de comprendre pleinement les responsabilités qui sont les nôtres, en particulier vis-à-vis du monde agricole et des consommateurs. Pour les minutes que vous m'accordez, je vais me permettre de vous présenter rapidement notre organisation achat. Notre stratégie de négociation est, compte tenu du thème de votre commission d'enquête, notre façon d'appréhender la diversité de nos marges.
En premier lieu, notre organisation. Le groupe Carrefour est un groupe international dont l'enseigne est présente dans plus de 40 pays et qui achète ses marchandises pour plus de 53 milliards d'euros. Nos multiples implantations nous permettent donc de disposer d'une forme de tour de contrôle des méthodes de négociation et de leur efficacité dans des contextes réglementaires variés.
Ce qui permet d'éclairer ou de relativiser les débats que nous avons en France sur ces sujets. Les exemples de nos voisins européens pourraient à cet égard être utiles aux travaux de votre commission. En France, notre organisation dont les équipes sont ici présentes à mes côtés s'adapte par grande catégorie de produits à la taille des fournisseurs afin de rester, c'est notre intention, dans une relation la plus équilibrée possible avec nos contreparties.
Nous avons quatre niveaux de responsabilité. les achats locaux, les achats régionaux, les achats nationaux et les achats internationaux portés par notre centrale européenne qui représente 42 % de notre chiffre d'affaires achat PGC mais uniquement 0,6 % de l'ensemble de nos fournisseurs. Ces quatre niveaux de responsabilité sont les garanté avec les industriels, des plus petits au plus grands, avec le souci de trouver des accords bénéfiques à tous.
Comme vous le savez, nous venons de fonder avec coopérative U et RTG une alliance concordice dont le code de conduite permet de respecter les principes de la loi égalime pour les produits à destination de la France. Cette alliance a convié a confié à Eurea le soin de mener les négociations d'achat avec 45 des plus gros fournisseurs internationaux. et à CWT Partners le soin de vendre des services auprès de 65 d'entre eux.
Nous répondrons naturellement à toutes vos questions sur ces centrales et nous serions d'ailleurs prêts à participer à l'élaboration d'une charte de bonne conduite de ces centrales sous l'égorités de concurrence. En second lieu, notre stratégie de négociation. Naturellement, nous négocions afin d'obtenir les meilleures conditions sur les prix et sur la générosité promotionnelle afin d'améliorer le pouvoir d'achat de nos clients et la concurrence entre distributeur et rude.
Mais contrairement à ce que l'on croit, le prix n'est pas notre seul objectif. Il y a maintenant plus de 7 ans, nous avons lancé Act for Food, programme qui a permis à Carrefour devenir le leader de la transition alimentaire. transition alimentaire pour tous grâce à des actions concrètes qui promuvent le mieux manger.
Par exemple, le groupe a été le premier distributeur au monde à demander en 2022 à ses 100 plus grands fournisseurs d'adopter une trajectoire 1,5°gr s'engageant à dééférencer ceux qui ne respecteraient pas cette condition. Vous le voyez, nous ne déférençons pas forcément pour un désaccord sur les prix mais potentiellement pour le climat. Autre exemple, nos objectifs en matière d'innovation qui doivent encourager les industriels au renouvellement de leur offre en faveur d'une alimentation plus responsable.
Le prix oui, mais surtout la transition alimentaire. Vous l'avez compris, nos négociations ne sont pas uniquement transactionnelles. Elles doivent être transformantes au service d'une côte part accrue de notre chiffre d'affaires en faveur de produits sains ou à faible empreintes carbone que nos plans d'affaires avec les industriels doivent traduire.
Dans nos façons de négocier, nous utilisons aussi beaucoup les données et les approches quantitative pour les analyser. Nous pensons que la donnée pacifie la négociation et crée le langage commun à la fixation d'un bon prix d'équilibre. C'est d'ailleurs dans cet esprit que l'observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires a été créé il y a près de 15 ans et qu'il a permis à la profession de se poser les bonnes questions.
Nous suggérons d'ailleurs qu'il puisse étendre ses travaux à l'ensemble des produits de grande consommation et à tous les industriels. C'est aussi dans cet esprit de transparence des chiffres que nous préconisons d'abandonner l'option 3 de la loi égalime. Enfin, à de rares exceptions prêts, nous ne négoons pas directement avec les agriculteurs.
Néanmoins, notre objectif dans la droite ligne de la loi égalime est de leur assurer via les coopératives ou les industriels avec lesquelles nous interagissons une juste rémunération. Nous coconstruisons avec nos partenaires les prix en intégrant les coûts de production et en valorisant leurs bonnes pratiques agricoles. Carrefour tient à son rôle de premier partenaire du monde agricole français.
Nous représentons ainsi 35 % des contrats de long terme signés entre la grande distribution et l'agriculture française. Près de deux fois notre poids sur le marché. avec plus de 30000 agriculteurs partenaires.
Philippe ici présent pourra vous les détailler. Enfin, en 3è lieu, venons-en à la gestion de nos marges et à la fameuse péréquation qui est au cœur des travaux de votre commission. Dans un magasin, il y a des catégories margées qui en quelque sorte financent celles qui ne le sont pas et il ne faudrait pas arriver à la conclusion que ce sont justement les catégories des produits sains ou en lien direct avec le monde agricole qui financent les autres.
Nous partageons pleinement vos préoccupations. Aujourd'hui, notre profession subit cette péréquation par la structure des marchés à l'aval concernant les prix de vente par la pression concurrentielle de multiples façons à la mont concernant les prix d'achat par la nature de nos industriels et des marchés de matière première. Cette péréquation résulte en quelque sorte de la main invisible du marché, en particulier pour les grandes marques.
Nous sommes persuadés qu'une stratégie de produits sains passe nécessairement par une correction. Cette correction du marché peut se faire à l'initiative des entreprises elles-mêmes. Par exemple, Carrefour offre des prix attractifs grâce à une prime fidélité de moins de 10 % sur tous les fruits et légumes.
Elle peut aussi s'envisager cette correction par la régulation. Les produits sains oui, mais compatibles avec la réduction du ticket caisse de nos clients. Mais nous savons aussi que cette correction des péréquations ne suffira pas à ell seul à organiser la transition alimentaire que nous appelons de nos vœux.
Nous agissons bien au-delà du prix et des marges en mobilisant l'ensemble des énergies de nos partenaires. par exemple le fléchage de la générosité promotionnelle des industriels ou encore une vraie stratégie de marque propre en avant-garde sur les nouvelles exigences alimentaires ou enfin une politique innovante de l'offre avec un quart d'heure d'avance qui se différencie du commerce de masse et qui promeut les nouvelles aspirations du mieux manger. Nous préférons beaucoup plus parler de péréquation d'offre ou de chiffre d'affaires que de seules péréquation de marge.
Notre directrice commerciale France Joël ici présente pourra naturellement vous détailler tout cela si vous le souhaitez. Vous l'avez compris en conclusion, pour nous la relation industrielle distributeur ne doit pas être un rapport de force statique et stérile dont le prix serait la seule variable d'ajustement et qui conduirait à un nouveau volet législatif. Elle doit être le creuset d'une dynamique de transformation de l'offre en faveur d'une transition alimentaire qui est la raison d'être de Carrefour.
Alexandre Bonpard qui présente demain notre nouveau plan stratégique Carrefour 2030 pourra certainement vous en dire beaucoup plus quand vous l'auditionnerez la semaine prochaine. Je vous remercie. Nous sommes avec toute l'équipe à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
Merci monsieur le directeur. Donc on laisse la parole à madame la rapporteur. Bien merci madame la présidente.
Monsieur le directeur merci pour vos propos introductifs. Bonjour aux autres également présents et bravo d'avoir essayé de faire la parité à cette table. Ça n'est pas si fréquent dans nos auditions.
Euh vous disiez que nous avons reçu à plusieurs reprises les des dirigeants de Carrefour et vous en êtes. Nous le faisons pour l'ensemble des groupes de grande distribution. Nous le faisons pour vous comme pour l'ensemble de vos concurrents de manière à bien comprendre comment vous êtes organisé.
Et bien sûr, il n'y a pas de traitement différencié entre les uns et les autres. Je voulais juste le préciser puisque nous étions euh nous sommes nous sommes en j'allais dire en public mais en tout cas on peut nous voir en direct donc je voulais si quelqu'un nous suit sur internet qu'il puisse le savoir. J'aimerais revenir sur la gouvernance dont vous nous avez parlé donc vous nous avez effectivement parlé de Concordice.
J'aimerais que vous me réexpliquiez le lien entre Concordice et Eureka. Et alors si j'ai bien compris, il y a Concordis, Ereeka et CWT. C'est ça.
Alors, je veux bien que vous me réexpliquz. Vous avez parfaitement compris, mais je vous réexplique ou réexplique à tous ceux qui nous écoutent. Donc, Concordis, c'est l'organe de gouvernance de notre alliance avec coopérative U et RTG, notre partenaire allemand.
Donc cet organe de gouvernance, il est aujourd'hui basé à Bruxelles. Concordis, Concordis est une société de droit belge. Euh et euh cet organe de gouvernance, il prend toutes les euh décisions essentielles pour cette alliance.
Donc les décisions essentielles, c'est le code de bonne conduite, c'est potentiellement l'élargissement de notre alliance à d'autres partenaires que Coopérativ ou que RTG. C'est au sein de cette de Concordice également les stircos, les comités opérationnels qui permettent de gérer cette alliance. Et la caractéristique de Concordis, c'est qu'il donne mandat pour les négociations à l'achat à Eka de négocier pour son compte.
D'accord. Donc Eka négocie pour le compte de Concordice et donc des partenaires à Madrid et s'agissant de la vente de services internationaux. C'est aussi Concordiste qui donne mandat à CWT qui est basé à Genève de vendre des services internationaux pour le compte des trois partenaires de l'Alliance que sont à la fois CoopérativeU, Carrefour et RTG.
D'accord. Vous avez vraiment positionné des entreprises sur tous les pays euh voisins. Dommage qu'il n'y en ait pas eu en France.
Non, je plaisante. Euh mais donc une à Bruxelles, c'est Concordis. Une à Madrid, c'est Eurekaa et pour les services, c'est en Suisse.
C'est ça. C'est exactement CWT. CWT en Suisse ayant 30 ans d'existence donc nous l'avons maintenu en ses locaux.
Eka existait déjà, nous l'avons maintenu en ses locaux. Et la seule décision que nous avons eu à prendre quand nous avons choisi c'est Concord. On a choisi Bruxelles parce que il fallait pas que ça soit en France, il fallait pas que ça soit en Allemagne, fallait que soit c'est tombé à Bruxelles, ce qui nous paraît sauf une bonne brille.
Ça tombe souvent à Bruxelles. Alors, concernant les centrales nationales, est-ce que vous avez aussi des centrales nationales ou est-ce que ce sont ces centrales qui font l'ensemble de vos négociations ? Donc ces centrales internationales, elles ne négocient que pour 45 industriels concernant Eureka et elles ne vendent que pour 65 industriels des services internationaux à Genève.
Le reste est géré au niveau local, régional ou national par des équipes entre guillemets France qui sont ici présentes peut-être. Donc en interne, c'est-à-dire que là vous ne déléguez pas pour les C'est ça, hein, c'est j'ai pas loupé une structure française d'achat. Elles sont intégrées.
Elles sont uniquement intégrées et elles travaillent pour le compte de Carrefour France et de tous ces magasins en France. Je vous remercie. Je vous remercie.
Je vous demande juste de Je vous demandais juste de repréciser parce que peut-être que j'avais loupé le fait qu'il y ait une entreprise spécifique qui fasse vos achats en France comme ça se fait des fois. Très bien. Donc ça veut dire que les contrats de fournisseur de TPE, de PME se font exclusivement en France.
Exactement. Uniquement en France. Uniquement en France.
D'accord. Donc on ne trouvera pas de TPE ou de PME dans les livres de RE. Surtout pas.
Très bien. Je vous remercie. J'aurais voulu que vous nous disiez que vous étiez que vous souhaitiez que vos centrales d'achat respectent la loi française.
Vous vous le savez hein, ça n'est pas du tout ce qui se fait habituellement. Habituellement les les centrales européennes d'achat, elles sont même plutôt là pour contourner la loi française. Enfin, disons qu'elles sont là et on en profite pour contourner la loi française puisqu'elles ne sont pas sur le territoire français.
En tout cas, on a eu nous d'autres d'autres centrales enfin certaines centrales européennes qui nous ont clairement expliqué qu'elles ne suivait pas le droit français. Donc là, vous vous nous dites euh que vous souhaitez qu'elle le suive. EREA a tout de même fait l'objet d'une sanction de 10 millions d'euros notifiés en novembre 2024 pour les dépassements de date butoire de négociation commerciale.
Est-ce à partir de là que vous avez décidé de changer votre fusil d'épaule et d'appliquer de leur faire appliquer la loi française ? Alors de tout temps, Eureka toujours indiqué quand il négociait uniquement pour les pays de Carrefour Europe, a toujours indiqué qu'il souhaitait d'un point de vue opérationnel respecter l'esprit des galimes. qu'il le disait avant, il le dit après et il continue encore plus à le dire que notre nouveau partenaire coopérative que vous avez reçu ici même l'affirmé c'est un point absolument essentiel pour coopérative comme pour nous d'être capable de respecter Galim en particulier dans sa fonction MPA et dans sa fonction d'adbutoire.
Très bien. Donc là, vous pouvez nous garantir sous serment que vos centrales d'achat respectent désormais euh la loi française et en particulier les lois égales. Alors, je peux vous affirmer sousement que notre intention est bien de respecter les principes de la loi égalime.
Oui, en revanche, il y a un débat juridique mais qui intéresse nos avocats et cetera qui est est-ce que euh la loi égalime s'applique vis-à-vis du droit espagnol ou elle s'applique pas vis-à-vis du droit espagnol ? C'est un sujet qui d'un point de vue opérationnel d'une certaine manière ne nous intéresse pas. D'un point de vue opérationnel, j'ai mission et je donne mission à mes équipes de faire en sorte que la loi égalime soit respectée.
Très bien. Euh et le deuxème point concernant les pénalités ou les sanctions que vous évoquez, oui, même si notre intention est de respecter la loi égalime, il peut se trouver que le 1er mars à minuit 1 tous les contrats ne soient pas signés. Et effectivement au titre de 2024, ce n'est pas 10 millions mais c'est 7,3 millions d'euros de sanctions qui nous ont été imposées pour retard concernant c fournisseur et nous nous sommes acquités de cette sanction même si nous la contestons au niveau de nos avocats et nos juristes, considérant que le droit applicable est le droit espagnol et non pas le droit français.
Nous avons bien compris. Merci. Alors maintenant, je veux bien qu'on arrive sur les la question des services puisque vous savez que c'est un sujet euh qui j'allais pas dire qui nous passionne mais en tout cas qui nous inquiète un peu pour tout vous dire puisque'à chaque fois que nous rencontrons soit des industriels, des représentants d'industriel et cetera, revient sur la table le sujet des services qui serait en fait une manière maquillée de demander des ristourn à vos fournisseurs sans leur fournir de services.
Alors, expliquez-nous comment ça fonctionne. Donc c'est CWT qui gère vos services. Enfin, si j'ai bien compris, est-ce que pour pouvoir être référencé chez Carrefour, il faut d'abord passer par CWT et s'acquitter d'un certain pourcentage de services ?
Donc dans votre question sur les services, il y a les services internationaux et puis il y a tout ce qui concerne les ristournes, les remises, les services potentiellement nationaux. Je vais répondre dans un premier temps puisque vous m'y invitez sur les services internationaux qui sont portés par CWT. Donc s'agissant des services internationaux, effectivement CWT depuis 30 ans propose à ces industriels et dans le cadre de Concordis à 65 industriels des services internationaux.
Je peux vous les détailler si vous le souhaitez. Euh je vous ai même amené un contrat euh précisant, je vous les remettrai les 81 pages du contrat en l'occurrence précisant les services que nous offrons, les services qui sont acceptés et choisis par les industriels. Euh et ces services ne sont absolument pas redondants avec des services qui sont vendus par ailleurs au niveau national.
Il n'y a pas de chevauchement, ce sont naturellement pas des services fictifs et ce ne sont absolument pas des droits d'entrée potentiel pour rejoindre telle ou telle centrale. Je vous parle souser d'ailleurs des industriels qui sont chez CWT qui ne sont pas chez Oreca et vice-versa. Donc il y a des industriels, des très gros industriels, y compris dans notre top 10 qui ne sont pas intéressés par les services, donc ils n'ont pas de service avec le le groupe Carrefour.
Très bien. On passe au national. Alors au national, je propose que peut-être Patrice nous explicite ou Joël l'ensemble des services en réalité ce sont des ristours qui sont effectivement vendus dans le cadre d'un plan d'affaires à l'ensemble de nos industries.
C'est ça. Tout à fait. C'est ça qui nous intéresse.
C'est-à-dire lorsqu'un client vient qui vous propose un produit à 100, il est possible que vous l'achetiez à 100 mais qu'à cela vous fassiez déduire un certain nombre de services que vous faites payer à ces fournisseurs, je le dis pour celles et ceux qui nous écoutent et qui ne seraient pas habitués des négociations commerciales. Donc dans ces services, il y a du service promotionnel. Enfin, il y a il y a plein de choses que vous allez nous expliquer euh et qui permet en fait de réduire le prix le prix d'achat ou en tout cas de faire un prix d'achat moins important en échange d'un certain nombre de services.
Alors, expliquez-nous quels sont ces services ? Quelle est la part de ces services sur le prix initialement proposé par le fournisseur ? Expliquez-nous ça et dites-nous s'il y a toujours des services en face des prix.
Très bien. Alors déjà, je vais vous expliquer comment on négocie avec nos industriels. Donc on négocie comme le prévoit la loi sur la base de leurs tarifs et de leurs conditions générales de vente.
Donc c'est le socle de la négociation. Ensuite, on va négocier trois types de remises. Les premières remises que l'on négocie, c'est les remises sur facture ou les ristour qui sont prévues dans le cadre des CGV que nous communique les industriels.
Le deuxième niveau de de remise qu'on va qu'on va négocier avec eux, c'est des conditions particulières de vente sur facture qui sont négociées sur la base de contrepartie qu'on peut leur proposer. Et comme le disait Hervé, le troisème niveau de de remise qu'on peut négocier, c'est une ristourne, une ristourne globale qui est qui correspond à un plan d'affaires. Et dans le cadre de ce plan d'affaire, on a un certain nombre de contreparties qui sont liées à la construction de l'assortiment, au référencement de nouveaux produits, en la mise en sur la mise en avant pardon de de des produits sur le développement des innovations.
Et donc tout ça, ça nous donne une ristourn global que l'on va négocier avec chaque industriel. Et au niveau français, tous les industriels prennent des services ? Alors non, pas tous les industriels puisque par exemple quand on négocie avec des fournisseurs régionaux, il y a des fournisseurs sur lequels on négocie juste un prix sans forcément qu'il y ait de qu'il y ait de services.
Ça dépend des fournisseurs. La construction du prix est différente pour d'un fournisseur à l'autre. Combien avez-vous de fournisseurs pour lesquels il n'y a pas de services facturés ?
J'ai pas le chiffre précis du nombre de fournisseurs pour lequel il y a pas de service facturer. Mais vous pourz nous l'envoyer. Oui, on pourra vous communiquer et puis Oui, dites-nous avec votre connaissance du euh de votre activité à peu près si vous pensez que c'est 1/3 1/10e, euh 1 cè euh à peu près.
Est-ce que c'est fréquent ? Non. Ou non, c'est c'est enfin sur les fournisseurs comme le disv, il y a trois niveaux de de négociation.
Aujourd'hui, on a les fournisseurs ultra locaux qui sont négociés au niveau des magasins. Donc là, il y en a plus de 2000. Là-dessus, il y a aucun service, c'est juste Ensuite, on a tous les fournisseurs qui sont négociés au niveau régional, donc dans les euh les euh les les centrales d'achat qu'on a en région aujourd'hui.
Donc il y a un peu plus de 3000 fournisseurs qui sont négociés et là, je dirais que il y a plus de la moitié des fournisseurs qui n'ont pas de qui n'ont pas de de de ristourn dans leur contrat et après il y a les fournisseurs qui sont négociés au niveau national et donc là-dessus par contre la plus grande partie des fournisseurs ont des des remises et des restoures dans leur dans leur contrat. C'est combien de fournisseurs au niveau national ? Excusez-moi, il y en a à peu près 1000 au niveau un peu moins de 1000 au niveau national. 1000 et et peut-être pour compléter parce que c'est important pour que tout le monde comprenne, c'est le point essentiel que que Patrice évoqué, c'est que les CGV sont le socle de la négociation.
Donc d'une certaine manière, la loi nous impose de commencer à discuter sur une base 100. Pour que vous ayez les bons ordres de grandeur, mais je pense que nos confrères les ont indiqué. Les CGV, c'est une base 100.
Ensuite, il y a des remises pour le cas de Carrefour en moyenne qui sont de l'ordre de 15. Donc, on passe de 100 à 85. Et puis ensuite s'engage une ultime négociation qui est compliquée, qui conduit à vendre un plan d'affaires et ce plan d'affaires nous conduit à passer de 85 à 55.
Donc grossièrement, il y a un prix proposé de 100 et infiné nous aboutissons à un prix net qui est le seul qui compte puisque infiné c'est sur cette base de ce prix que la marge va se déterminer au niveau de chacun de nos produits, de chacune de nos catégories qui ne sera que de 55. Ce 55, je fais écho également à mon introduction, il se compare à un prix pas trop éloigné dans nos autres filiales européennes chez nos autres partenaires. Donc vous voyez, on achète le prix de la même manière ou ou pas trop différent partout en Europe. simplement la construction de ce prix et la construction de la négociation imposée par ce dispositif de la loi qui est que la que les CGV doivent être le socle de négociation nous amène à créer en quelque sorte ses remines, ses risournes, ces services pour aboutir à la fin des fins à un même prix net qui est le prix net de notre nos autres voisins européens.
À ce prix net, il y a d'autres choses à soustraire si je puis me permettre. Alors le le 55 que j'ai vote est un prix net 3 nets complet. Voilà.
Oui. Mais après on sait qu'il y a du 4 net, du 5 net, du 6 net, même du 12 net. Alors tous ceux qui arrivent et qui sont là à votre place viennent nous enrichir, j'allais dire la la créativité pas.
Mais peut-être que nous ne sommes pas assez créatifs, mais nous ne connaissons que le 3 net. Nous connaissons le 4 net, peut-être souhaiterez-vous nous interroger là-dessus, qui est notre stratégie promotionnelle et le 5 net. J'ai répondu sur ce point qui concerne les services que nous vendons à l'international sur une partie des industriels et naturellement que sur les gros industriels.
Là, on parle de du peu près 10000 industriels depuis le début et là je ne parle que de 100 sur ces 10000 enfin 60 sur ces 10000 industriels. Petite précision. Donc alors le le 4N net c'est quoi ?
C'est en fait où se situent les primes fidélité que vous avez évoqué tout à l'heure ? Alors, les primes fidélité font partie de la générosité, ce qu'on appelle la générosité enseigne, c'est-à-dire ce sont des budgets marketing gérés euh par la direction commerciale et la direction marketing pour définir justement en fonction de la stratégie de Carrefour quels sont les les verticales sur lesquelles nous souhaitons accompagner nos clients pour mieux manger. En l'occurrence, deux exemples qui ont été validés depuis donc pour tous nos membres du club Carrefour et ils sont plus de 8 millions qui bénéficie.
Donc au total hein, le club Carrefour comptabilise 14,5 millions de clients hein qui font partie de ce ce club et 8 millions d'entre eux bénéficient de la fameuse prime bio par exemple qui octroie 10 % de remise fidélité sur tous les produits Carrefour Bio, hein. Donc les produits Carrefour Bio, on parle de 50 % du chiffre d'affaires bio. C'est une gamme très large de plus de 1000 produits euh sur laquelle donc on investit pour accompagner et démocratiser le bio à nos clients membres.
Donc cette générosité, c'est la générosité en on va revenir sur le bio mais cette générosité pardon, elle est payée par qui ? Oui, c'est ça. Qui qui finance pris sur quoi alors ?
Sur le SRP + 10. Non, c'est pris sur nos marges, nos économies de coût de gestion, nos budgets marketing. On a tous les ans donc un budget générosité client enseigne.
Donc qui n'est pas financé euh par le fournisseur et qui n'apparaît à aucun moment dans le Non, pas les primes marchés et les primes bio. Non, ce sont des investissements Carrefour donc par l'enseigne. D'accord.
Donc il y a des services que vous faites payer à vous-même, pardon. Mais parce que c'est un peu ça parce là, il s'agit de d'un avantage client en fait. C'est Oui.
D'accord. Donc vous vous financez vous-même vos avantages clients sur votre carte fidélité sur les primes fidélité la prime bio, prime marché pour les fruits et légumes. Oui.
D'accord. En revanche, je pense que vous pensiez à tout ce qui est NIP, donc les enveloppes NIP. Là, il s'agit plutôt des offres promotionnelles qui animent nos catalogues toutes les semaines et qui sont financées.
Donc là, c'est de la générosité qu'on donne aux clients mais qui est financé fournisseur. Par exemple, quand je fais un deuxième à moitié prix sur un produit de marque nationale, c'est le fournisseur qui a accepté le mandat et qui finance cette promotion pour le fournisseur pour le client, pardon. Oui, c'est ça.
Et et et pour la fidélité, j'insiste, par rapport à votre débat sur la péréquation, la façon dont on corrige potentiellement cette péréquation, évidemment la fidélité et le moyen pour nous de corriger cette péréquation puisque on a des marges brutes obtenues par euh nos ventes de produits et puis ça nous donne à partir de cette marche les budgets qu'on réaloue si nécessaire en fonction de nos priorités. Et la façon de le réallouer, c'est en particulier la fidélité. Donc c'est bien des financements perçus en quelque sorte par Carrefour grâce à cette marge dégagée sur la vente de ces produits qui permet d'être réalloué et affecté euh aux produits euh phare qui sont les produits en faveur de la transition alimentaire.
Merci. Donc là, vous pouvez nous garantir sous serment que les fournisseurs sont totalement libres de ne pas faire appel à des services. On est d'accord ?
Tous les fournisseurs de Carrefour peuvent ne pas prendre de service et dire "Non, non, nous on veut juste vous vendre tel prix, notre produit, on peut négocier le prix du produit si vous voulez, mais c'est ce prix-là." En fait, aujourd'hui, la loi nous oblige pour négocier des réductions de prix de vendre des contreparties. On n pas le droit de négocier des réductions de prix sans avoir de contrepartie.
Donc en fait, on est obligé de vendre des services si on veut négocier une réduction de prix avec D'accord. Mais s'ils veulent pas acheter de services ? Justement, la question c'est de savoir si ils ne veulent pas aller plus loin dans la négociation et qu'on reste sur le CGV, que se passe-t-il quoi ?
Merci. Ben dans ce cadre là, ce qu'on va faire, c'est que on va faire des choix entre les industriels pour parce que nous ce qu'on a besoin, c'est d'être positionné en terme de prix d'achat pour pouvoir derrière être positionné en terme de prix de vente. Et donc toute la discussion avec les industrials, elle tourne autour de ça justement pour avoir un prix d'achat qui est compétitif et qui nous permet de quel confirmez qu'il y a une obligation de passer par les services pour pouvoir faire baisser le prix.
Oui, parce que c'est la loi qui nous oblige à à baisser à passer par des services pour pour faire baisser le prix. J'entends la loi. Non, oui, on peut pas on peut pas baisser les CGV.
La proposition initiale des industriels fait que le socle de la négociation, c'est les CGV. La loi permet de vendre des contreparties pour que le prix net soit plus faible. Oui.
Oui. Si l'industriel ne souhaite pas baisser son prix net, j'ai fait exprès de vous donner les ordres de grandeur parce que c'est les ordres de grandeur du marché. Oui, ça veut dire que typiquement il propose un produit à 100 alors qu'en réalité le prix net qu'il vend aux autres distributeurs va être à 55 donc il va être dépositionné.
Donc après, on peut effectivement décider de prendre un produit qui est dépositionné avec les impacts négatifs que ça aurait sur les ventes et sur les prix de vente qui serait offert à nos à à nos clients. Mais c'est c'est dans l'intérêt de personne. Donc chacun comprend que pour se remettre entre guillemets un prix net de marché, on a intérêt à se mettre autour d'une table et à trouver les voies et moyens ensemble de manière collaborative pour trouver un plan d'affaires qui permet d'avoir les volumes suffisants entre eux et nous pour avoir à la fin des fins un prix net qui soit un prix net. le plus proche possible du marché.
Alors, je vais avoir des questions euh très précises sur une série de services, si on peut appeler ça des services ou en tout cas euh de de demandes que pourrait vous pourriez effectuer à vos fournisseurs. Vous me dites si oui ou non ça se pratique à Carrefour. Donc la première chose euh que j'aimerais savoir, c'est est-ce que dans vos contrats il y a des pénalités administratives ?
Non, il y a pas de pénalité administrative dans les services qu'on vend. Très bien. Alors, je suis pas dans comme c'est une pénalité, c'est pas tout à fait un service, mais j'ai déjà vu des contrats alors qui n'émanent pas de de chez vous, mais avec des pénalités administratives.
Non pas que je veuille vous donner de mauvaise idée, hein, attention, mais je sais que ça se pratique de temps en temps. J'entends que Carrefour ne le pratique pas. Ce qu'on va vous passer, quoi qu'il arrive, c'est notre contrat.
Vous aurez accès à nos contrats avec les 25 contreparties relatives à nos contrats et vous verrez que dans ces 25 contreparties qu'on coche, tout le monde n'est pas obligé de prendre les 25. qui en prend une une sur les 25 et cetera. Vous verrez effectivement que dans ces 25 contreparties qui expriment le plan d'affaires, la ristourne et cetera, il n'y a pas effectivement.
Est-ce que vous demandez à vos fournisseurs de d'ouvrir euh de payer ou d'être payé via un une banque spécifique où ils doivent aller ouvrir un compte ? Non. Non.
Non. D'accord. Très bien.
Est-ce que vous demandez à vos fournisseurs de s'équiper spécifiquement de matériel de logistique pour pouvoir vous livrer de manière uniforme ? Je pense par exemple aux fruits et légumes avec des palettes spéciales, avec des cagettes spéciales. C'est monsieur Lazar. sur cette partie euh non mais j'ai vu qu'il y avait un projet de loi qui était en cours sur les planètes intermédiaires.
Donc ça sera un sujet qui va arriver je pense assez rapidement mais pour le moment c'est c'est traité avec nos nos fournisseurs directement. Et qui est votre fournisseur ? Euh est-ce que c'est IFCO comme tout le monde ?
Il y a beaucoup d'IFCO. Oui bien sûr. Ah oui, il y a beaucoup d'IFCO.
C'est ce que je constate puisque beaucoup bah beaucoup d'FCO aussi pour comment tout ce qui est économie de cagette et et ainsi de suite. Donc d'accord, il y a beaucoup d'cois. Et pourquoi ?
C'est un souhait de votre part ? C'est un fournisseur indépendant. Ça s'inscrit aussi dans la dans une politique RSE dans lequel IFCO il répond parfaitement, dans lequel on a aussi un engagement dans les 4 5 ans de monter en puissance sur les cagettes IFCO.
Donc oui, c'est un travail que nous sommes en train de mener avec aussi les équipes RSE de Carrefour. Merci. Alors, j'ai une autre question.
Est-ce que vous avez des produits gratuits de la part de vos fournisseurs ? Vous leur demandez de vous livrer des palettes de produits gratuits lorsqu'il y a un nouveau produit, lorsqu'il y a une promotion spécifique ? Ça peut arriver mais c'est pas une pratique qui est très courante chez Carrefour mais ça peut arriver.
D'accord. Très bien. Je vous remercie.
Alors, je veux bien qu'on revienne si j'ai encore le temps, madame la présidente, j'ai un petit peu de temps. Je veux bien qu'on revienne sur l'option l'option 3. J'aimerais enfin comprendre alors je vais vous poser la question à vous parce qu'on m'a tellement dit ici dans cette salle que l'option 3 c'était vraiment l'absence de transparence, que c'était inacceptable et cetera.
Alors tous les distributeurs disent ça et je vous avoue que j'ai du mal à comprendre. Alors, j'aimerais bien que vous nous l'expliquiez. Je vous explique ce que je ne comprends pas.
L'option 3, elle vous donne une évolution de la part de la matière première par rapport à l'an dernier et cetera. Donc elle vous donne cette évolution là validé par un/ers que l'État reconnaît qui est le commissaire au compte de l'entreprise et vous vous obstinez à dire mais ça ne nous donne pas l'information. Pourtant l'information vous est donnée.
Certes, vous ne pouvez pas la contrôler mais quelqu'un la contrôle pour vous. Donc qu'est-ce qui vous embête tant dans cette option 3 ? Je ne comprends pas.
En fait, ce qui est gênant dans l'option 3, c'est qu'on connaît pas la part de la matière première agricole qui est dans le prix du produit de l'industriel. On connaît effectivement une variation de la matière première agricole. On sait que la la matière première, elle a varié de 2 %.
Par contre, quand on doit écrire une clause de révision automatique, si on n pas la part la matière première agricole, c'est très compliqué de mettre en place une clause. Donc c'est pour ça qu'on que que c'est opaque. Ça nous permet pas d'avoir une transparence totale et vraiment de réajuster derrière nos prix en fonction des évolutions de matière.
On a juste un déclaratif à un instant qui nous dit bah voilà, j'ai mes prix et ma matière première qui ont varié de X%. Puis je vais je vais vous donner un exemple très concret qui fait l'objet des négociations en ce moment même avec les industriels. C'est le chocolat.
Euh aujourd'hui, nous avons des industriels qui arrivent avec des hausses de prix du chocolat de + 8 à + 10 %. Or, le cours du cacao euh a baissé en tout cas depuis le mois de septembre de l'ordre de 30 à 40 %. Bon, néanmoins, ils arrivent avec une MPA euh qui est en inflation et qui est potentiellement validée au titre euh des commissaires au compte.
Et comment comprendre cet écart entre la réalité du de l'évolution des matières premières et la demande des industriels qui est entre plus + 8 et + 10 %. Il y a il y a plusieurs façons de le comprendre mais pour ça faudrait être transparent. Il y a plusieurs façons de l'étudier mais pour ça faudrait être transparent.
Il y a les périodes de référence, il y a que l'industriel stock ou non son chocolat ? Est-ce que l'industriel est dans une situation de de prendre des instruments financiers pour se couvrir sur les variations de son cours ou non ? Mais en tout état de cause, dans la discussion qu'on va avoir avec eux, dans le cas du chocolat, il y a quatre gros industriels qui font du chocolat en France et avec lequel nous négocions.
Il y en a un qui arrive avec une hausse de prix qui est proche de zéro et l'autre qui arrive une hausse de prix qui est entre + 8 et + 10. Bah, on veut comprendre pourquoi et négocier. Pardon, j'entends.
Mais que ce soit fait dans l'option 3 ou non, ça ne change rien. Vous constatez un écart de matière première agricole de + 8 % quand le marché est à - 30 %. Que soit fait par un par un commissaire au compte, enfin que cette donnée soit validée par un commissaire au compte ou donné dans une option 2, ça ne change pas grand-chose.
C'est ça que je veux vous dire. Ah si si parce que dans un premier temps si un industriel grossièrement a spéculé sur le cours du cacao s couvert financièrement sur le coût du cacao en tire les conséquences potentiellement négatives sur l'évolution de ces tarifs, c'est pas la même chose que de négocier avec un industriel qui lui a simplement acheté son cours de caca au moment où il devait l'acheter et arrive auprès du client pour potentiellement nous demander une hausse. Donc là la là donc vous remettez en cause en fait c'est la la la certification même du la fiabilité de la certification du commissaire au compte.
Le commissaire au compte on lui demande de certifier une politique de matière première sur la base d'un indice de matière première. Il faut qu'on faudrait qu'on soit d'accord déjà entre nous sur est-ce que c'est le bon indice ? Est-ce que c'est la la bonne stratégie financière ?
Est-ce que c'est la bonne stratégie de stockage ? C'est tous ces éléments qui font l'intimité. Vous rentrez enfin voilà, on comprend le positionnement mais vous rentrez vraiment dans des choix internes à l'entreprise.
Euh ouais, parlez souvent de secret des affaires, mais voilà pour le coup c'est aussi le choix de de l'entreprise à partir du moment où où il y a une il y a un commissaire au compte qui certifie. Mais j'entends que vous remettez en cause la fiabilité de de cette certification. Non, c'est c'est pas la fiabilité.
Je je remets pas du tout en cause la fiabilité. J'essaie juste de comprendre dans le cas présent, je vais vous donner cet exemple, pourquoi tel industriel arrive avec une hausse de + 8,5 % alors que tel autre industriel arrive avec une ha de plus avoir des frais logistiques différents, il va pas avoir acheté au même moment, il va avoir peut-être des coûts énergétiques différents. Non non, ça c'est on parle pas des coûts énergétiques, c'est la MPI, on parle que de la MPA, on ne parle que de l' MPA acheter à un autre moment et cetera.
De pas ça, j'entends que vous êtes libre d'acheter ou de ne pas acheter. Mais dans le cadre de la négociation, si on vous dit que c'est bien euh c'est bien ça l'évolution de la MPA, ça vous le voilà, il faudrait pas que ça soit une remise en cause de la certification même des commissaires au compte puisque là c'est plus préoccupant. Du coup, ça du coup du coup ça va créer des gros écarts entre certains industriels sur une même famille de produits et du coup ça crée des beaucoup de tension dans les négociations avec ces industriels parce qu'il y a des il y a des il y a des éléments qu'on a du mal à Oui mais ça ils peuvent le comprendre.
Je veux dire le vendeur le vendeur de chocolat qui vient vous voir enfin le pardon le l'industriel chocolatier qui vient vous voir et qui vous vend 10 % plus cher alors que la matière première a baissé de 30 %. Il comprend bien qu'il va pas tout à fait être dans la même dynamique que ses concurrents. Il va pas avoir vouloir perdre des parmes marché aussi.
Donc enfin, je veux dire sa logique économique, celle que vous appliquez, elle il se l'applique aussi. Donc je s'il le fait, c'est qu'il a peut-être pas loi, elle nous impose bien de prendre cette code part de la MPA et de ne pas la négocier. Oui, tout.
Donc il est il est il est légitime qu'on se pose la question pourquoi est-ce que sur le chocolat en marque distributeur dans lequel on a une totale transparence des prix puisqu'on sait exactement la décomposition des produits, on est à - 10 pourquoi un industriel est à zéro et pourquoi un autre industriel est à + 10 il faut essayer de vous êtes plus cher ou moins cher que vos collègues distributeurs. Enfin après ça c'estah oui mais à partir du moment où c'est ce qu'on va devoir payer c'est à partir du moment où c'est ce qu'on va devoir payer. C'est intéressant de savoir comment est-ce que cette matière première a été obtenue.
Est-ce que c'est la spéculation ? Est-ce que c'est l'évolution de Après, c'est dans la relation avec votre c'est dans la relation avec votre fournisseur et c'est à vous dans la relation avec votre fournisseur posé. Exactement ce qu'on souhaite.
On souhaite pouvoir discuter avec lui de ce cas spécifique. Et et je je parle du chocolat parce que le chocolat est un cas complexe mais le le laine le lait n'est pas complexe en fait. Allez, expliquez-nous pour le lait.
Pourquoi ? Parce que le lait, il y a un cours du lait. que la MPA est facile à calculer et que à la fin des fins, on s'entend très vite sur la MPA.
Mais mais il y a des matières premières, c'est la caractéristique de de la loi égalim pour lequel il y a pas forcément un indice de référence. Les stratégies de couverture sont potentiellement différentes selon les industriels et c'est cette diversité entre guillemets de la gestion de ces matières premières qui rend très compliqué cette option 3 et on préfère être le plus transparent possible dans la relation qu'on a avec l'industriel exactement comme on l'a sur la marque distributeur pour pouvoir négocier sereinement avec lui. On a compris votre logique.
Merci. Alors est-ce qu'il existe des spécificités en matière de négociation avec les fournisseurs s'agissant de produits bio ? Alors, vous avez compris ici ce qui nous anime puisque j'ai déjà posé cette question à vos concurrents.
Quand on regarde un marché, un rayon de fruits et légumes, d'ailleurs, vous avez vous-même été enfin, il y a eu cette question sur le prix des Pink Lady qui a été critiqué sur euh sur ces sur le montant. Ça concernait pas, je crois les pommes bio. Mais en tout cas, vous savez que UFC Choisir a sorti une enquête qui nous explique qu'avant même d'être mise en rayon, avant même d'avoir été acheté au fournisseur, 1 kg de pomme non bio était margé à 50 centimes, 1 kg de pomme bio à à peu près 2,50 €.
Ce qui constituait euh principalement la différence de prix entre le bio et le non bio. Autrement dit, c'est pas la différence du prix payé au fournisseur, c'est la différence de marge entre l'un et l'autre. Est-ce que vous confirmez cette étude euh de que choisir ?
Est-ce que vous constatez autre chose sur les prix bio ? Bref, quel est votre politique de marge entre du bio et du non bio ? sur l'intégralité des produits frais, donc concernant la marge du bio et la marge du standard conventionnel, sur l'intégralité du produit frais, nous avons le même taux de marge commerciale.
C'est aussi un souhait de l'enseigne d'avoir ce même taux de marge commerciale. Vous avez le même taux de marge. Oui.
Donc c'est-à-dire que si il y a 10 centimes bien l'intégralité du produit frais sur l'intégralité tous les rayons du produit frais tous les produits frais admettons que vous margez allez à 60 % tous vos produits frais sont margés au même taux que ce soit que ce soit des bananes françaises euh de Guyane ou des là je n'ai pas le détail au rayon mais on pourra vous le fournir mais sur l'intégralité des produits frais cumuler l'ensemble des ventes sur l'ensemble du secteur produit frais, la marge commerciale entre un produit bio et un produit conventionnel est le même. Et la même pardon c'est un pourcentage. Oui, c'est un pourcentage par rapport au prix d'achat, on est d'accord.
Donc en fait, vous répercutez la différence de prix d'achat un peu sur les marges, mais ça doit être minime. Alors, ça veut dire que euh ça veut dire qu'on doit être dans des différences de prix entre le bio et le non bio assez faible. Puisqu'ici même dans cette salle, on nous a expliqué et un spécialiste de cette question des prix d'achat entre le bio et le non bio nous expliquait que le prix de vente enfin ou le prix d'achat entre le bio et le non bio était de quelques 10 enfin peut-être 10 % maximum 20 %.
Or c'est pas ce qu'on voit en rayon. Mais après dans le dans la politique de prix chaque enseigne fait sa politique de prix. Nous concernant Carrefour on est le premier partenaire aussi du monde agricole bio.
D'accord. Donc on a aussi beaucoup de partenaires avec qui nous travaillons. Nous avons fait des choix aussi stratégiques euh de mettre des primes.
Vous Joël en a parlé tout à l'heure he sur des remises spécifiques sur le fruits et légumes y compris sur la partie fruits et légumes bio. Donc c'est un choix d'enseigne de se positionner aussi sur ce créneau là. Très bien.
Alors, puisque j'en suis au pommes, je veux bien vous poser une petite question sur le prix des Pink Lady qui a été critiqué dans la presse, donc qui était vendu à 44,49 alors que le prix fournisseur était inférieur à 2 €. Donc là, alors là, c'est pareil dans le prix de la Pink Lady, nous faisons des préconisations de prix à l'intégralité du réseau. Nous avons des un réseau intégré et un réseau franchisé.
Euh, il se peut aussi que je n'ai pas le le le dites en en visuel, mais il se peut aussi qu' est un prix qui a été pratiqué en magasin sur un différentiel qui n'était pas le prix de vente préconisé. D'accord. Ça m'intéresse ça.
Le prix de vente préconisé, c'est une de mes questions. Donc le prix de vente préconisé, c'est à l'ensemble des magasins Carrefour, c'est une à ceux qui ne sont pas franchisés. Est-ce qu'il y a une différence de traitement entre les magasins franchisés et les autres ?
Donc nos équipes pricing définissent et préconisent des prix à l'ensemble des magasins. Le parc intégré applique hein euh à 99 % les prix préconisés par le national. Le parc franchisé euh est libre euh de suivre ou pas la préconisation de nos équipes pricing.
On a pour autant avec l'équipe des indicateurs de mesure du taux d'application, on l'appelle et on voit qu'on est sur le PGC de l'ordre de 80 % d'application. En revanche, en qualité de franchisés et commerçants autonomes, je rappelle nos franchisés sont libres de déterminer leur prix de vente. Voilà.
D'accord. Voilà. Sur la politique prix.
Combien vous avez de franchisés par rapport au non franchisés aujourd'hui ? C'est quoi ? 50 % de notre business.
Oui. Oui. Aujourd'hui, oui, si je compte la proximité.
Oui, tout à fait. D'accord. Donc, c'est quand même une grande partie des magasins sur lesquels vous n'avez pas tout à fait la main en terme de prix. plus tout à fait la main alors qu'avant alors nous avons la recommandation et la préconisation qui est suivie.
Donc comme je vous l'ai dit, on on suit notre taux d'application hein. Donc euh redonnez-nous le taux suivi 80% 80 %. D'accord.
Très bien. Alors euh vous avez est-ce que vous avez un contrôle interne sur les prix en magasin ? Vous avez ça, une équipe qui alors au-delà du suivi donc du taux d'application qu'on fait à travers les données qui remontent dans les systèmes avec les équipes pricing, je n'ai pas de police nationale sur lespris mais voilà c'est il y a pas de sanction vis-à-vis de de de nos franchisés sur cet item là.
Encore une fois, ils sont libres de de pratiquer mais on a le suivi de de la pertinence et de l'application de ces de ces prix de vente préconisé. Merci. Alors, je voudrais revenir sur ma première question.
Alors, excusez-moi, c'est parce que j'ai oublié de vous poser une question qui m'intéresse. C'est sur la gouvernance européenne là en matière d'achat, votre centrale Concordice. Il y a qui dans cette centrale Concordice ?
C'est quoi l'élément de gouvernance ? Donc l'élément de gouvernance, la Concordice, c'est c'est l'organe de de gouvernance de cette alliance. Donc qui est une alliance entre trois partenaires, Carrefour dans ses implantations en Europe, Coopérative U et RTG qui est notre partenaire allemand.
Euh voilà, voilà les trois voilà les trois partenaires et se concord à un conseil d'administration. Dans ce conseil d'administration, il y a deux représentants de coopérative U, deux représentants de Carrefour dont moi-même, deux représentants de RTG. Euh ce conseil d'administration a ensuite euh des ce qu'on appelle des stircos, donc comité spécialisés, l'un plus spécialisé sur les la vente de services internationaux, l'autre plus spécialisé sur euh les la les les achats et les négociations de de de produits.
Et ensuite derrière des comités opérationnels qui suivent au jour le jour les performances, la façon de négocier à la fois de Reca et de CWT. Bien. Je vous remercie.
Est-ce qu'on peut revenir un peu sur les marges et que vous puissiez nous dire puisqu'il nous reste quelques minutes, donc euh à combien s'élève la margeette ? Je sais que c'est pas un secret pour Carrefour hein, à combien s'élève la margeunette euh pour Carrefour ? Comment vous vous situez par rapport à vos concurrents puisque vous avez dû en entendre une partie et puis vous connaissez bien sûr le marché et voilà comment vous analysez la différence de margeette par rapport à vos concurrents ?
Alors, on ne se compare pas à nos concurrents puisque vous savez, on a des business models qui sont potentiellement différents compte tenu du poids de la proximité, du poids des supermarchés, du poids des hypermarchés, mais on a aucune difficulté effectivement pour vous indiquer en moyenne notre marge. Donc, on a des éléments qu'on pourra vous transmettre. Si vous voulez, on peut vous donner les ordres de grandeur pour que vous en disposiez.
Effectivement quand on prie quand on vend un prix quand on vend un produit 100 quelque sorte on l'a acheté 70 et donc l'écart entre ces 100 et ces 70 ce sont les 30 entre guillemets de de marge marge commerci et nous avons nous devons payer une logistique qui est de 4 centimes, une démarque qui est de l'ordre de 2 centimes, des frais de personnel qui sont de l'ordre de 14 centimes, des loyers qui qui sont de l'ordre de 2 centimes 5. D'autres frais opérationnels de l'ordre de 7 centimes qui incluent la sécurité, les amortissements, l'Haïti et cetera et donc qui nous font à la fin des fins une marge opérationnelle nette de 0,5 centimes. Donc nous vendons un prix 100 pour une marge opérationnelle de 0,5 tout compris hein quand on enlève tous les coûts pour un produit que nous avons donc acheté effectivement 70 par rapport à une proposition qui nous a été faite du fournisseur de 130.
Très bien. Oui, c'est intéressant. D'accord.
Là, lorsque vous dites "On est à 05 de Margenette". C'est ça que vous nous dites hein, par rapport à d'autres qui ici au micro nous ont dit "On est entre 1 et demi et 2, voire on est au-dessus de deux". Euh quelle est la différence entre vous ?
Comment se fait-il que certains peuvent réussir à marger à 2 % quand d'autres margent à 0,5 ? Elle se fait où cette différence d'habitude ? Elle se fait sur l'ensemble.
Alors, je pense que tout le monde ne parle pas exactement de la même notion de marge nette. Est-ce que c'est un résultat opérationnel courant ? Est-ce que c'est un bénéfice net ?
Donc c'est pas tout à fait les mêmes chiffres. Grossièrement, notre résultat opérationnel courant, il est de 2,5 %. Nos chiffres sont publiés ce soir même.
D'ailleurs, nous présenterons nos résultats annuels. D'ailleurs, si vous pourrez nous dire une fois qu'ils seront publiés le chiffre en valeur absolue parce que un pourcentage toujours intéressant. Sû tout à fait.
Tout à fait. Et mais par contre notre bénéfice net effectivement il est plutôt de l'ordre de 1 % entre 07 et 1 %. Donc ça dépend de ce dont on parle.
Soit on inclut la totalité des amortissements des frais financiers et cetera, soit on ne les inclut pas. Donc c'est pour ça que je vais avoir un tout petit peu de mal à comparer précisément des choses que je ne sais pas parfaitement comparable. Ensuite, après, il faut voir, je dirais poste après poste, si la politique de frais de personnel est la même chez eux que chez les autres qui vous ont indiqué des marges.
Si effectivement la logistique est la même, c'est sûr qu'elle n'est pas exactement la même puisque quand vous avez un mix de proximité ou de supermarché plus élevé que pour les hypermarchés, vous avez des coûts logistiques en moyenne qui sont plus élevés, c'est l'ensemble de ces éléments qui font que que la marge n'est pas forcément parfaitement comparable. Est-ce que ce chiffre intègre les recettes des centrales de service international ? Bien sûr, ça c'est du net.
Ça représente combien les recettes des centrales de service pour vous ? Ça ça représente une somme que je vous communiquerai en parallèle mais qui est inclu naturellement dans tous les chiffres que je vous indique. Bien, moi j'ai une ou deux petites questions complémentaires.
Euh à un moment dans votre intervention, monsieur Daudin, vous avez vous avez dit, je cite, que la donnée pacifie dans cet esprit. Est-ce que vous pouvez nous donner des éléments sur la question que je posais tout à l'heure sur le SRP + 10 euh puisque c'est quand même un des piliers de la loi égalim euh sur lequel on a euh très peu pour ne pas dire pas d'information sur est-ce que ce dispositif mis en place en France et unique au monde de RP + 10 a-t-il produit ces effets ? En tout cas, il est appliqué.
Donc à quoi est-ce que vous pouvez nous le caractériser et nous dire voilà comment à quoi il a servi ? Alors peut-être deux éléments de réponse. Le premier élément de réponse que l'intention est éminemment louable et parfaitement en phase avec cette logique entre guillemets de régulation de la péréquation qui peut exister entre des produits et des catégories margées et d'autres qui ne le sont pas.
Euh et donc l'esprit de la loi euh on y était favorable et on trouve effectivement que c'est une c'est une bonne idée. Euh donc ça c'est le premier élément. Euh donc pas de contestation de notre part sur ce SRP + 10.
Le deuxème point c'est euh vous savez que la loi descrosailles impose à l'ensemble des distributeurs de transmettre au pouvoir public un bilan très précis du SRP + 10. Donc je vous remettrai très précisément euh le bilan euh de l'expérience SRP + 10 2024 qui a été remis aux autorités publiques en septembre 2025 et qui détaille précisément concernant Carrefour les bénéfices en quelque sorte qu'on a tiré du SRP + 10 et la façon dont nous les avons par la fameuse péréquation corrigée que j'évoquéis en introduction dont les dont nous les avons affectés à d'autres familles de produits. notamment les fruits et légumes de manière à effectivement favoriser cette transition alimentaire et ces produits sains qui sont un des axes clés du groupe Carrefour.
Est-ce que ces ces sommes, on peut éventuellement les retrouver donquait tout à l'heure les les remises fidélités ? C'est ces ces sommes participent tout à fait. Euh ces sommes ainsi récoltées nous permettent d'assurer une marge minimale à cause de ce SRP + 10.
C'est cette marge minimale sur toute une série de produits qui ne sont pas forcément des produits prioritaires nous permettent en quelque sorte d'engranger la marge qu'on réaffecte via la politique de fidélité sur le bio, sur les fruits et légumes. Donc c'est c'est un élément de régulation imposé par le législateur qu'on a utilisé nous pour corriger cette péréquation de marché qui est une péréquation qui à la fin des fins pourrait s'avérer mortifur puisque c'est la péréquation que vous regrettez qu'on regrette tous. Donc il y a des initiatives individuelles qui sont prises par les distributeurs.
Nous on en prend spontanément. Il y a des tentatives qui ont été faites par le législateur le SRP plus. Peut-être qu'il peut y en avoir d'autres, mais en tout cas le SRP + 10 pour essayer de corriger cette cette péréquation de marché.
Oui, je vais laisser la parole à ma collègue mais j'entends hein donc en ce sens le SRP, je dirais bénéfier pour le coup au pouvoir d'achat du du consommateur mais l'objectif initial c'était qu'il permettent une meilleure rémunération du producteur. Donc c'est pas l'usage qui était prévu initialement. Alors dans les négociations, à partir du moment où effectivement on a des familles prioritaires, on est capable notamment sur les fruits et légumes d'engager des partenariats de long terme avec tel ou tel et cetera.
Et donc à la fin des fins, l'idée c'était l'idée du ruissellement et le ruissellement existe en tout cas dans le bilan qu'on a transmis aux autorités et qu'on mettra à votre disposition. Oui, j'ai une question complémentaire. quand je vous entendais parler de votre politique bio, euh j'ai Quelle est la réponse que vous avez apporté à la FCD lorsqu'ils vous ont demandé euh si vous vous souhaitez participer à un panier sain ?
Vous savez, en 2024 euh ils ont voulu initier panier saint pour tous les distributeurs. Or les distributeurs ont répondu par la négative. Quelle était la réponse de Carrefour ?
Il me semble hein parce que je je fais appel à ma mémoire que l'engagement qu'on a pris c'est justement en disant chaque en scène répondait avec son programme euh pour euh donner accès et et démocratiser le mieux manger et en l'occurrence et là je pense qu'on a fait valoir nos primes sur les fruits et légumes, nos primes sur le bio et tous les tous les chantiers qu'on initie sur autour du produit sain parce que en parallèle donc ça a été aussi évoqué par Hervé en introduction, on a monté des coalitions sur le végétal avec des industriels sur les produits 100 pour venir étauffer toutes les gammes dans nos magasins sur ces verticales qui sont aujourd'hui des aspirités clés hein de notre programme Act for Food et sur lesquels on est déjà leader en France. Donc 25 % de part de marché sur le traiteur végétal, on est à 23 % sur le bio et c'est c'est typiquement le programme qui anime toutes les équipes marchandises en France autour de de du mieux manger au niveau de l'offre. Merci.
Est-ce que vous pourrez nous envoyer ? Je vais pas vous demander de me les donner là parce que ce serait ce serait pas fairplay pour vos par rapport à vos concurrents. Mais est-ce que vous pouvez nous envoyer la différence de marge que vous appliquez entre les produits végétaux ?
Alors, j'entends bien les produits transformés végétaux, disons par exemple du lait végétal et du lait normal. Est-ce qu'il y a une grande différence de marge entre les deux ? on voit hein de enfin a priori on peut noter que les produits végétaux sont plus margés comme les produits surpréinés les produits spécifiqu les sans glutè sans lactose et cetera semblent être surmargés puisque les produits semblent être plus chers alors c'est vrai que je dis semble être surmargé peut-être que ce sont les industriels qui les vendent beaucoup plus chers ça je ne sais pas mais si vous pouviez nous transmettre cette information qui restera confidentielle enfin qui sera pas utilisée avec votre nom avec votre nom d'enseigne publiquement, mais qu'on puisse savoir comment s'effectue la marge sur cette catégorie de produits parce qu'on sait qu'elle cible une catégorie de clientèle spécifique.
Est-ce comme pour le bio, on considère globalement que la catégorie de clientèle concernée est plus aisée et donc est capable de d'un pouvoir d'achat supplémentaire et on va aller, j'ai compris que ça n'était pas votre cas, mais mettre des marches supplémentaires. Est-ce que c'est le cas là aussi ? Enfin, j'aimerais que vous nous vous puissiez nous répondre.
Je comprends que vous n'y répondiez pas ici. Je peux tout de même vous donner un élément de réponse qu'on a vérifié avec l'équipe et après évidemment on vous transmettra tout le détail. Mais juste pour vous citer un exemple, un rayon charcuterie en libre service et euh a une marche comparable que le traiteur végétal.
Voilà pour vous dire que il y a pas de sujet de peréquation ou le les produits sains ou les produits un peu plus gras ou les voilà donc il y a pas la volonté de Carrefour de rendre inaccessible les produits sains. Au contraire au contraire c'est pour ça qu'on fait attention à ces à ces marchés là où nous souhaitons en effet accompagner l'alimentation saine dans le cadre du programme. Voilà mais je vous transmettrai le détail.
Je pense pas qu'il ait la volonté de certains distributeurs de c'est une conséquence voilà c'est une conséquence d'une prix attention auquel on fait attention justement j'ai j'ai compris je dirais pas que c'est les conséquences d'une politique prix c'est les conséquences du marché parce que la politique prix nous est en grande partie imposée sur un certain nombre de produit notamment des produits des grandes marques. Donc le sujet qu'on a tous comment est-ce que on infirme cette loi du marché et comment potentiellement on crée les inflexions, les corrections. Donc on peut le faire nous-même, on peut le faire par la régulation et j'imagine que ça ce sera une des conclusions et on peut d'ailleurs être en concurrence entre distributeurs pour faire en sorte que ça soit une concurrence de la vertu.
C'est c'est une des raisons d'ailleurs pour laquelle on n pas on s'est pas mis d'accord sur le panier parce qu'à la fin des fins, on s'est dit chacun va faire un panier mieux que l'autre, chacun va être plus vertueux que l'autre sur le sur les produits sains et que ça va être un élément différentiant positif pour un distributeur versus un autre. Je vous remercie. C'est une belle formule concurrence de la vertu.
Bon voilà en tout cas c'est un bel leader. Moi j'ai deux petites deux petites questions rapide complémentaire. Tout à l'heure tout à l'heure monsieur Daudin, vous avez évoqué votre votre quête aussi de de rémunération la plus juste possible.
Donc en en parlant des coûts de production, en parlant aussi pour vous des bonnes pratiques hein de vos fournisseurs, mais vous avez pas parlé des matières première industriel qui ont quand même connu une grande variabilité euh ces dernières années, ces derniers mois euh et qui mettent beaucoup de d'acteurs, je dirais à en en en difficulté. Donc comment est-ce que vous appréhendez cette volatilité des MPI ? revient un petit peu à la question qu'on avait aussi tout à l'heure qui est quand même un facteur absolument déterminant de la marge résultante pour les producteurs et les et les industriels.
Votre question est très pertinente. Je je fais référence à tout ce que j'indiquais concernant les données. Vous savez, le groupe Carrefour a une caractéristique, c'est un peu la la digital compagnie à tout faire pour que un moment ou un autre, on ait les données correspondant au prix, aux marges et cetera.
Donc un des éléments clés concernant les négociations, c'est avoir une décomposition la plus fine possible de la valeur d'un produit à partir notamment de l'analyse qu'on fait de la marque distributeur. Donc en fait, on a une décomposition fine à partir des méthodes assez classiques qui sont les méthodes entre guillemets du Shou Cost dans lequel on analyse l'évolution des prix qui nous sont proposés par les industriels versus l'évolution de chacune des composantes de du produit. Donc la part de l'énergie qu'il y a dans la création d'un produit, dans la production d'un pays, la d'un produit pardon, la Côte parc, il y a de telle ou telle matière première et on a comme ça une évolution théorique à partir de l'évolution de toutes ces matières premières agricoles et industrielles en se disant voilà de notre point de vue quel devrait être le prix juste issu de la négociation et c'est à partir de là qu'on engage les négociations se disant bah voilà quelle est la cible correspondant à l'évolution très précise. des matières premières sous-jacentes, des matières premières industrielles sous-jacentes et on s'appuie sur notre marque distributeur pour avoir cette décomposition précise quand on discute avec un fournisseur de marque nationale.
Donc tout ce que vous évoquez sur les sur les matières premières industrielles pour nous c'est un élément de travail préalable à la négociation qui est très très important. Ça, on nous a beaucoup dit que effectivement les distributeurs s'appuyaient sur la connaissance qu'ils avaient issue de de leur marque distributeur. Mais on est aussi bien d'accord que un un fournisseur qui est dans une marque distributeur, il a pas forcément la même structure de coût que un fournisseur qui n'est pas dans une marque distributeur.
Donc voilà, j'imagine que vous le prenez bien sûr, on prend compte, il y a des variantes quoi. Voilà, on est dans un monde différent. L'écart principal, c'est quand même les coûts marketing, c'est les coûts de publicité qui qui sont tout à fait naturels chez un fournisseur de marion, les cours recherche et développement.
Tout à fait. Cour tout à fait. C'est c'est des éléments qu'on estime pour pour les écarts de prix qui peuvent potentiellement exister.
Et puis juste dernière petite remarque et puis ensuite on on vous libérera s'il y a pas d'autres questions de madame la rapporteur. Vous avez également évoqué tout à l'heure votre volonté de vous engager dans une charte de bonne conduite qui a déjà été un peu aussi préfuguré je crois par la la FCD. Mais en fait, moi je m'interroge, pourquoi ne pas faire enfin faire une charte de bonne conduite entre distributeurs, c'est une chose, mais faire une charte de bonne conduite entre distributeur et industriel, ce serait quand même plus efficace.
En tout cas, ça nous permettrait d'avancer sur les questions qui nous occupent, c'est-à-dire ce climat de de défiance. Alors, parlez-vous avec les représentations des industriels sur une amélioration de vos pratiques ? Parce que moi, je suis rapporteur d'égalim depuis 2018, j'ai vraiment l'impression qu'on tourne en rond quoi vraiment. et et chacun plaide de sa bonne foi.
Mais en attendant, année après année, on nous dit que les négociations se durcissent. Donc est-ce que vous avez pas le sentiment quand même qu'à on va on va dans le mur puis on voit bien là le le contexte durci aussi aujourd'hui. On a eu les propos de madame la ministre, on a voilà.
Donc voilà, comment voyez-vous l'avenir si chacun des des parties reste sur ses positions ? Je suis moins négatif que vous. Je vois effectivement une montée de fièvre ces derniers jours, mais qui est une montée de fièvre qu'on a toutes les années à la même époque, le salon de l'agriculture, enfin tous les éléments exogènes qu'on connaît.
Et et et à la fin des fins, j'ai plutôt une appréciation entre guillemets d'un sur place plutôt qu'une dégradation année après année. Donc ça c'est la première remarque. La deuxième remarque, je fais écho à ce que j'indiquais qui est les multiples implantations du groupe Carrefour en Europe et donc pas uniquement en France pour constater qu'à la fin des fins, ce sera en France Molière et ses tartuf, ce sera en Italie la Comédia de Larté, ce sera en Grande-Bretagne Shakespeare, je ne sais pas mais à la fin des fins, le prix d'arrivée est pas trop éloigné.
Donc malheureusement en France le prix d'arrivée net des grandes marques de fournisseurs international ça je je ces éléments nous les avons. Vous ne les avez peut-être pas mais nous nous les avons. Donc nous avons une culture en France qui est ce qu'elle est qui fait qu'effectivement je le constate peut-être que je le regrette, on crie beaucoup on s'invective mais à la fin des fins on finit par trouver un accord.
Et pour nous, ce qui est clé, c'est pas uniquement un accord sur le prix, je le répète, et c'est important, c'était tout le sens de notre introduction. C'est un accord sur les prix, c'est un accord sur l'offre, c'est un accord sur le plan d'affaires. On ne discute pas d'un prix, on discute d'un plan d'infire, d'un assortiment de l'offre, de l'évolution de cette offre et du plan d'affaires et il faut qu'à aucun moment les invectives des uns et des autres conduisent à remettre en cause les stratégies des uns et des autres concernant l'évolution de l'offre de l'offre agroalimentaire.
Je je laisser la parole à madame la rapporteur parce que du coup elle a aussi une dernière question mais juste pour vous dire que c'est quand même compliqué de comparer les charges entre tous les pays européens puisqu'on sait très bien que la France singularise quand même par des charges importantes et puis quand on entend un certain nombre d'autres acteurs je je ne sais plus le le syndicat mais je pense à monsieur Prunier qui nous alerte quand même sur le nombre de défaillances d'entreprises. Donc je suis pas sûr qu'au final ça aille quand même très très bien pour tout le monde quoi. forcément on signe parce que ça doit être signé parce que sinon c'est encore pire mais derrière on voit bien que on a un bon nombre de de PME et de DPE qui sont en grande difficulté et nous c'est ce qui nous c'est ce qui nous interpelle hein puisque nous on souhaite une souveraineté du modèle voilà agroalimentaire français avec des entreprises et les maillons intermédiaires en difficulté et un bon nombre en défaillance.
Ça pose question sur notre capacité de main à assurer euh la souveraineté alimentaire de notre pays. Je suis désolé, mais avec beaucoup d'impertinence, madame la présidente, qui est le plus vocal en ce moment euh concernant ces sujets ? Lilec que représente l'île les 100 plus grandes entreprises en particulier filial d'entreprises internationales.
Et le point clé et je suis 100 % d'accord avec vous, c'est à la fin des fins une législation des bonnes pratiques qui préserve l'innovation, les PME, nos territoires, le monde agricole. Il faut pas confondre dans les invectives entre les uns et les autres ce qui relè ce qui relè relève pardon des grosses entreprises potentiellement filial de groupe international de ce qui est notre tissu économique français absolument essentiel qui nous apporte l'innovation qui nous apporte la transformation et à tout à coup sûr qu'il faut absolument protéger. Très bien.
Alors vraiment c'est la dernière des questions puisqu'on a une autre audition qui suit. Alors la ma dernière question, c'est cette année là, au cours des 2 mois et demi de négociation commerciale, est-ce que vous avez dééférencé certains de vos fournisseurs parce que les négociations n'aboutissaient pas ? Non non, on n pas des référencés de fournisseurs.
C'est pas des pratiques qu'on a chez Carrefour. Donc vous ne pratiquez pas le dééférencement. C'est-à-dire que si la discussion sur les prix patine, vous n'utilisez pas votre force de distributeur pour la faire avancer plus vite.
Non, le alors là malheureusement c'est la dernière question mais c'est la question je dirais presque la plus essentielle dans les relations entre distributeurs et industriel. Non, nous n'utilisons pas le déférencement comme menace. D'ailleurs, c'est interdit par la loi.
En revanche, à l'essue d'une discussion, je vous donne l'exemple du chocolat. D'ailleurs, c'est vous-même qui m'annonciez la solution. Si à la fin des fins, il y en a un qui reste braqué sur un + 10 et l'autre qui est à zéro, bah peut-être qu'on terminera la discussion en disant les volumes de celui qui est à + 10 seront peut-être réduits de 30 % et transmis à celui qui est à zéro.
C'est ça pourrait être considéré entre guillemets par certains comme du dééférencement partiel. C'est en réalité une réaffectation du plan d'affaires de celui qui est le plus cher vers celui qui est le moins. Oui.
À compter du 1er mars. À compter du 1er mars ou à partir de maintenant puisqueon commence on commence à discuter le 1er mars, on va avoir du mal à tous mettre voilà. Oui.
Oui. Tout à fait. Dans le cas des négociations.
Tout à fait. Dans le cadre du plan d'affaires. En fait, tout est lié au plan d'affaires.
D'accord. Très bien. Je vous remercie.
Merci beaucoup madame messieur pour cet échange. Vous remercie. Merci.
Anne-catherine Loisier