Édition spéciale : Lyhanna, un corps trouvé, l'identification en cours - 04/06
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous. Toutes nos équipes sont sur place, bien évidemment, Pauline vient de vous le dire, c'est la tournure dramatique que semblent prendre les événements. D'ailleurs, nous allons tout de suite retrouver Isor Delagore sur place à Puy-Casquier. C'est l'endroit où a été retrouvé le corps. Isor ? Isor, c'est à vous. Isor, c'est à vous, vous êtes en direct de Puy-Casquier.
Ah, pardon, excusez-moi. Effectivement, on est en direct de Puy-Casquier, où un barrage a été mis en place par les gendarmes. Ils ont agrandi la zone, un périmètre de sécurité. On nous a demandé de reculer. C'est la gendarmerie mobile qui s'assure que ce périmètre soit bien délimité. L'objectif, c'est de ne pas laisser de traces dans cette zone, puisqu'un corps a été retrouvé dans le Gers après 7 jours de recherche. On n'a pas encore de confirmation concernant l'identité de ce corps. Des recherches ADN doivent être effectuées.
Mais ce qu'on sait, c'est qu'on est seulement à 10 minutes de Florence, l'endroit où la jeune Liana de 11 ans a été vue pour la dernière fois, vendredi, entre le collège et la piscine. C'est un travail de recherche conséquent qui a été effectué par les gendarmes. 170 gendarmes étaient mobilisés ces derniers jours pour chercher ce corps. Des battues citoyennes, des chasseurs, mais également des cavaliers ont été également mobilisés sur cette opération, puisque la zone de recherche était immense, gigantesque. 450 kilomètres à parcourir, à quadriller. Et on ne sait pas précisément où a été retrouvé ce corps, dans quelles circonstances le travail de recherche continue pour les enquêteurs.
Merci Isor Delagorse, donc à Pucasquier, avec Alain Branger en direct pour BFM TV. Donc, il y a le travail d'identification continue. Vincent Vanzinghem. Oui, effectivement, le travail d'identification, il est en cours et on en parlait à l'instant. Ça va évidemment prendre du temps, peut-être pas non plus des jours, parce que qu'est-ce qu'on va regarder ? On va regarder la taille du corps qui a été découvert, le poids, les vêtements qu'on peut retrouver, puisqu'on parle en tout état de cause, s'il s'agit du corps de la petite Liana, d'un corps qui a disparu il y a sept jours. Donc, il y a encore des vêtements, des choses à analyser.
Et puis, en parallèle de ça, on va se livrer à une comparaison ADN. On peut imaginer, évidemment, que les enquêteurs, les gendarmes qui travaillent sur cette affaire depuis une semaine ont pris l'ADN de l'INA pour pouvoir effectuer le plus rapidement possible des éléments de comparaison. Ça, c'est l'aspect vraiment identification, avec une communication attendue du procureur d'Agin, qui est en charge avec le juge d'instruction de cette enquête. Quand il y aura cette identification, cette vérification, il communiquera dessus. On pense bien sûr aux parents de la fillette. Ils ont été avertis avant que l'information soit rendue publique.
Mais j'imagine, là, il y a une attente, l'attente de la confirmation que c'est leur fille. Donc, il faut aller vite aussi. Oui, il y a ça. Et ça me rappelle des mots qui avaient été prononcés par Erwann Coiffard, le porte-parole de la gendarmerie, lundi, ici même sur votre plateau, Alain Olivier, qui disait qu'on met en place un gros dispositif. Pourquoi dispositif ? Parce qu'on le doit aux parents. Là, de la même manière, on doit cette réponse aux parents. Il faut préciser et saluer le fait qu'ils ont été prévenus immédiatement après la découverte de ce corps, avec cette réserve. Évidemment que cela nécessite encore des expertises, des analyses complémentaires.
Mais on évite au maximum que les parents soient les derniers informés sur une affaire aussi médiatique que celle-là. Jacques Pombonne, qui est avec nous, le général de gendarmerie. Jacques, c'est donc le résultat aussi d'un travail de fourmis mené par les gendarmes depuis plus de six jours. Rappelons que l'enfant a disparu vendredi après-midi, vendredi dernier, à la sortie de son collège, puisqu'on l'a vu la dernière fois qu'on a vu Liana. C'était à bord de ce véhicule conduit par le suspect. Mais ce travail de fourmis, ce sont des battues quotidiennes qui ont été réalisées ? – Alors, des battues quotidiennes, oui. En plus, sur une zone qui est extrêmement vaste.
On a parlé de trois fois la surface de la ville de Paris. Donc, c'est tout à fait considérable. Sachant qu'un corps, et encore plus un petit corps, si on passe deux mètres, trois mètres à côté, dans une zone forestière, dans une zone herbeuse ou fourrée, évidemment, on ne va pas le voir. Donc, c'est vraiment un travail… – Surtout s'il a été caché. – En plus, s'il a été caché. – C'est une possibilité. – Je dirais que c'est le principe d'un examen scientifique, d'une recherche scientifique. C'est-à-dire qu'on avance lentement, mais on est certain qu'à un moment donné, on n'est pas obligé de retourner sur le lieu. Alors après, il peut y avoir un loupé.
On peut faire d'abord un survol de la zone avec un drone, parce que ça va aller très vite. Mais ensuite, il faut à un moment donné descendre sur le terrain, quadriller le terrain maintenant avec, comme le dit Alexandra, avec des moyens qui sont des moyens numériques, donner un petit secteur à chacune des lignes de ratissage, et puis, on n'arrête pas, je dirais, tant qu'il y a l'espoir de retrouver la petite fille. – On est à combien de kilomètres du collège de Florence, le collège de Lianin ?
– Tout ça se passe dans une zone très restreinte. Et en fait, ces recherches qui ont été menées, un gendarme m'expliquait que ça a été fait avec un logiciel de quadrillage numérique, qui est une très haute technologie, et qui permet de tracer des compartiments sur la zone topographique à explorer, et comme le disait à l'instant le général Fonbonne, de confier chaque compartiment à des gendarmes sur le terrain, sous le commandement du colonel qui dirige ces opérations, et ça permet qu'à chaque fois qu'un indice est retrouvé dans une zone, qu'il puisse être enregistré numériquement. C'est un gain de temps énorme.
Ce gendarme me disait qu'avant, quand il y avait des battus, des recherches de la sorte, eh bien c'était fait à la main en fait, sur des cartes. Maintenant, tout se fait avec de la technologie, et ça permet une plus grande efficacité, une plus grande coordination entre les différentes personnes sur le terrain.
– Mais justement, général Fonbonne, là où est découvert le corps, ça devient une scène de crime. On est d'accord, il y aura sûrement des indices peut-être à relever autour, mais comment est-ce qu'on définit ensuite le périmètre autour du corps ? – Alors ça, c'est la vraie question. Je vais dire qu'on va le définir au plus largement possible. On imagine par exemple que l'on est à côté d'un chemin d'accès, on va évidemment étendre cette scène de crime sur tous les lieux où on va présupposer qu'il peut y avoir un indice. La difficulté justement, c'est cette présupposition. Donc, je dirais que sur une scène de crime, comme dans une enquête criminelle, c'est toujours le principe de précaution.
C'est-à-dire que si l'on pense que la scène de crime peut faire la surface de cette table, eh bien, on va encercler, on va protéger deux ou trois fois cette surface, de façon à être, alors évidemment, il y a toujours une marge d'erreur, mais au moins avec la certitude d'avoir pris toutes les précautions et de n'avoir laissé une chance d'oublier quelque chose qui soit uniquement extrêmement faible.
Mais c'est vraiment la difficulté sur des affaires, par exemple, où l'on a une poursuite, où l'on a quelqu'un qui poursuit une autre personne avec une arme, qui tire, qui ne le tue pas, qui tire une seconde fois, qui le blesse, mais la fuite continue, vous pouvez avoir une scène de crime qui va faire plusieurs dizaines, plusieurs centaines de mètres. Rappelez-vous, pour l'affaire de la disparition du petit Émile Soleil, il y a eu des constatations qui ont été faites de façon extrêmement large et d'autant plus large qu'on ne sait pas exactement où ça s'est passé. Ce qui n'est pas le cas ici. On a retrouvé, donc, a priori, le corps de Liana.
On attend, bien sûr, la confirmation par les analyses qui sont en cours sans l'aide du principal suspect puisqu'il se mûre dans le silence.
Oui, mais pour en revenir à la scène de crime rapidement, donc, d'abord, on observe, ensuite, on va vers le corps, on regarde un peu ce qu'il y a autour,
on prélève, on prend des choses et tout à la fois, il faut faire d'autres choses. Aujourd'hui, on modélise les scènes de crime. C'est-à-dire que, quand les enquêteurs vont arriver, alors, j'ai demandé à Olivier Prodom en régie, je ne sais pas si il y a eu le temps de chercher, cet appareil qu'utilisent les gendarmes aujourd'hui, qui est un appareil assez impressionnant, c'est un trépied avec une espèce de boîte et à l'intérieur, un cercle qui tourne, c'est une caméra et qui va observer toutes les distances entre ici et le plafond, entre vous et moi, et qui va tout modéliser.
On va garder ça en mémoire, c'est une modélisation de la scène de crime, une conservation des lieux qui permet d'y revenir ensuite et, d'abord, on fait, ça s'appelle un croquis préliminaire, c'est le premier croquis qui est fait comme ça par les enquêteurs, et puis ensuite, un croquis définitif qui va être amélioré avec ces informations. Et ça, ensuite, ce croquis définitif, grâce à la modélisation, il va être présenté devant la cour d'assises, devant le tribunal.
Et ça devient tellement courant que dans le meurtre de Crépole, la mort du jeune Thomas qui avait été poignardé, vous vous souvenez, en 2023 dans la Drôme, eh bien, le procès a eu lieu et la scène de crime a été modélisée et on a demandé à des témoins de mettre des masques pour voir les déplacements des uns et des autres. Et ça, la modélisation en 3D est capable de reconstituer des scènes comme celle-ci. Et là, dans la découverte du lieu où se trouve le corps de Liana, eh bien, ça doit être fait obligatoirement. Enfin, oui, non. Oui, c'est un corps qui va la retrouver. Quelque chose va l'identité.
Eh bien, il y a, même si ça n'est pas le corps de Liana, en tout cas, c'est une découverte d'un corps et il va y avoir une modélisation de ce lieu qui permettra
même de se resituer à l'intérieur pour des gens, des magistrats qui viendraient travailler plus tard sur cette affaire. Et tout ceci pourra être utilisé par la défense aussi de cet homme qui, rappelons-le, a aussi des avocats, va se défendre, ni pour l'instant toute implication parce que ça se passe dans un moment très restreint. Elle est vue vivante à 15h05 dans la voiture de Jérôme Barrella.
Vendredi dernier.
Vendredi dernier. Elle disparaît ensuite et lui est revu en fin d'après-midi à la fête de l'école de sa fille. Et donc, il se passe vraiment assez peu de temps entre le moment où elle est vue dans la voiture et le moment où lui réapparaît.
Une heure et demie, deux heures, peut-être pas plus.
Exactement. Et donc, ce que disait à l'instant Dominique sur la modélisation, si tenté qu'il s'agisse du corps de Liana, la modélisation de cet endroit qui pourrait servir pour les enquêteurs de scènes de crime sera utilisée aussi pour voir si c'est compatible avec l'agenda de ce suspect qui est aujourd'hui le suspect principal dans cette affaire.
On est prudent, bien sûr, parce qu'on n'a pas encore l'identification officielle. Mais enfin, les gendarmes savent déjà s'il s'agit d'un enfant ou pas. Oui, on peut difficilement imaginer qu'il y ait le corps. Je pense que l'information n'aura pas été... Je suis désolé d'entrer dans les détails. Ce n'est pas par curiosité malsaine, c'est pour essayer de comprendre comment l'enquête accélère. Le corps est sur place ou est-ce qu'il a été emmené par les gendarmes ? La levée du corps, c'est la dernière chose que l'on fait. C'est-à-dire que, comme je le disais à l'instant, on commence à périmétrer la zone... Mais on laisse le corps sur place. On laisse le corps. On le recouvre. On le recouvre.
On le recouvre ou pas ? On n'y touche pas. On fait un cadrillage. J'évoquais tout à l'heure la comparaison avec une bataille navale. C'est exactement la même chose. Avec le radar 3D, on va pouvoir modéliser et ensuite, on a une équipe qui prend la procédure, qui enregistre les CV et une seconde équipe qui sont les techniciens en identification criminelle qui vont du plus loin au plus près, prélever tout ce qu'ils trouvent, photographier éventuellement au radar 3D des traces de pas, des traces de pneus. Puis, ensuite, lorsque tout aurait été ramassé, le médecin légiste est là mais personne ne rentre sur la scène de crime à part les opérateurs.
On rentre toujours par le même chemin avec un chemin aussi étroit que possible de façon à ne pas marcher n'importe où et ça n'est qu'à la fin qu'on va faire les prélèvements sur le corps mais on peut le protéger éventuellement avec un plastique, avec quelque chose de complètement neutre comme c'est peut-être le cas s'il pleut, s'il pleut énormément et qu'on puisse avoir une modification, je dirais, des vêtements, une modification de la scène de crime qui soit parasitée. Mais normalement, on n'y touche pas. Ça peut durer 2h, 3h.
Moi, j'ai vu des scènes de crime un peu compliquées où on est découverte par des chasseurs à 6h du matin au lever du jour et on est obligé le soir de mettre des gendarmes avec des spots lumineux pour garder la scène de crime de façon à recommencer le lendemain matin, finir le lendemain matin quand c'est vraiment très compliqué. Il y a des scènes de crime des fois qui durent 24h à Chevaline, ça dure évidemment plusieurs jours. Vous évoquiez les médecins légistes dans un instant. Nous serons justement avec un médecin légiste et criminologue qui sera en direct avec nous. Le temps d'abord de passer par Florence en le Gers.
Si vous imaginez bien, on y retrouve Nicolas Dumas en direct pour BFM TV que depuis l'annonce de la découverte d'un corps, la ville est tétanisée. Nicolas ?
Oui, les gens sont, les habitants sont sans mots en fait, tout simplement. Ils sont sous le choc en fait de l'annonce de la découverte de ce corps. si pour le moment le corps n'est pas identifié comme celui de Liana, pour beaucoup d'habitants, il ne fait pas doute que c'est celui de la jeune fille.
C'est difficile pour eux de retenir leurs émotions parce que depuis vendredi dernier et la disparition de Liana aux alentours de 15h à proximité de son collège, la ville de Florence a été sous le choc notamment avec ces battues qui se sont tenues ce week-end puis les nombreuses recherches et fouilles des gendarmes tout au long de la semaine et aussi l'intervention des chasseurs, de plongeurs dans de nombreux lacs.
Il faut dire que les habitants sont clairement sous le choc. Il y a notamment des habitants qui se sont regroupés dans la brasserie qui ne se situe pas très loin.
Ils suivent attentivement les moindres détails sur le poste de télé. Ils regardent les informations. Ce qu'il se dit sur la ville, c'est vraiment un village qui est sous le choc depuis vendredi dernier et encore plus depuis l'annonce de la découverte de ce corps bien qui n'a pas été encore formellement identifié comme celui de l'IANA.
Merci Nicolas Dumas avec Laura Champion en direct de Florence dans le Gers pour BFM TV. Philippe Boxo est avec nous médecin légiste, criminologue. Il a écrit La mort, c'est malgré aux éditions KENS. Bonsoir Philippe Boxo. Merci d'être en direct avec nous sur BFM TV. On se demandait maintenant justement quel était le rôle du médecin légiste. À quel moment il intervenait puisqu'on parle de découverte d'un corps mais on parle aussi d'analyse en cours. D'abord le médecin légiste il intervient sur la scène de crime une fois que le laboratoire a terminé ses recherches c'est-à-dire la collection des indices ce qui veut dire qu'il ne va pas nécessairement pouvoir accéder au corps tout de suite.
Ça, ça dépend un peu comment la scène de crime est organisée. Et puis son but ça va être aussi et d'abord d'identifier la personne c'est-à-dire d'être certain de qui il s'agit. Pour ça on va mesurer sa taille on va évaluer son poids on attendra d'être en salle d'autopsie pour connaître un poids correct et réel et de faire les tous premiers prélèvements à réaliser sur place.
Comme elle est disparue depuis 7 jours des prises de température ne seront pas utiles ni nécessaires parce que c'est une technique qui ne fonctionne que dans les 24 premières heures ce qui veut dire qu'on est déjà normalement normalement je ne connais pas l'enquête mais normalement on est déjà trop tard il n'est pas apparu dans l'enquête qu'on l'ait séquestrée pendant 6 jours avant de la tuer et de la déposer là où vous l'avez trouvé.
Donc on va tenter d'identifier pour ça la chose la plus facile la plus rapide c'est de faire appel aux dentistes ce que nous appelons les odontologues médico-légaux ce sont des dentistes qui avec la fiche dentaire de la petite vont pouvoir vérifier qu'elle a reçu les mêmes soins que sur la fiche dentaire qu'elle a les mêmes croissances de dents etc.
Ce qui permet l'identification extrêmement rapide beaucoup plus précoce que l'identification qui est la reine c'est par l'ADN et vu qu'elle n'a disparu que depuis 7 jours que normalement forcément le décès date au maximum de 7 jours il y a encore moyen de faire de l'ADN sans le moindre problème ce qui permettra d'identifier de la façon la plus formelle. Donc il faut confirmer son identité et puis ensuite essayer de comprendre ce qui s'est passé de quoi elle est morte.
Exactement alors ça c'est l'autopsie qui permettra de le déterminer il y a 7 jours je ne sais pas quelles sont les conditions climatiques dans la région où elle a été découverte 7 jours c'est déjà beaucoup s'il fait chaud s'il n'a pas trop plu c'est déjà beaucoup ça veut dire que les insectes l'auront colonisé et auront commencé évidemment à faire disparaître les traces en même temps qu'ils se sont occupés du corps c'est le problème et c'est la difficulté que l'on a dans ces cas-là c'est que les insectes à condition qu'ils fassent plus de 18 degrés centigrades ont une activité qui est extrêmement précoce ils arrivent tout de suite ils pondent leurs oeufs les oeufs deviennent des larves consomment le corps et donnent des naissances à des insectes adultes alors si ça nous permet les insectes d'avoir grâce à l'ontomologie médicale égale une très bonne précision quant au jour pas l'heure mais le jour du décès ce qui est embêtant évidemment c'est qu'ils font disparaître par le fait qu'ils sont nourrices des parties du corps qui peuvent être très importantes et très intéressantes pour tenter de savoir ce qu'il s'est passé mais normalement en 7 jours on devra encore avoir des traces et des indices qui nous permettront de déterminer quelle est la cause du décès normalement vis-à-vis des parents on doit quand même aller vite on leur doit de confirmer rapidement qu'il s'agit bien de leur enfant alors vis-à-vis des parents c'est une question d'heure c'est-à-dire que ce soir on saura s'il s'agit bien de Liana ça peut être une question d'heure il suffit d'avoir la fiche dentaire et on aura déjà une très bonne approximation il suffit aussi de voir les vêtements qu'elle porte de voir si elle porte un bijou à son âge à mon avis il n'est pas tatoué mais il n'a pas de persigne non plus mais voilà ce sont des éléments qui sont des éléments de conviction et alors à son ADN qu'est-ce qu'il fait il vient juste confirmer une chose que l'on savait déjà mais il le confirme de façon certaine donc pour les parents et des parents d'enfants disparus me l'ont déjà confié à plusieurs reprises il n'y a rien de pire que de ne pas savoir donc il faut apporter le plus vite possible la certitude que c'est leur fille et il faudra apporter aussi le plus vite possible la certitude de la manière dont elle est décédée parce que c'est une question qui hante les familles quant à savoir ce qui s'est vraiment passé Philippe Boxo vous êtes médecin légiste vous êtes donc habitué à regarder la mort à voir la mort à disséquer la mort mais est-ce que c'est plus compliqué quand il s'agit d'un enfant ?
Ah c'est plus compliqué pour tout le monde c'est-à-dire que l'émotion en salle d'autopsie est palpable il y a des autopsies où l'ambiance en salle d'autopsie est bonne je veux dire voilà c'est du travail c'est du travail commun mais là quand il s'agit d'un enfant ce n'est jamais du travail commun ce n'est jamais du travail commun c'est quelque chose de très pénible à faire pour ceux qui sont chargés de faire l'autopsie c'est pas le meilleur souvenir de ma vie et d'ailleurs dans mes bouquins ce sont des autopsies dont j'évite de parler vous n'en parlez pas ? pourquoi ? parce que c'est trop douloureux ?
parce que c'est douloureux pour moi mais c'est aussi je l'imagine douloureux pour les familles et donc c'est une raison pour laquelle je ne parle pas des autopsies d'enfants et pourtant Dieu sait si j'en ai fait merci Philippe Boxo merci d'avoir été avec nous je rappelle vous êtes médecin légiste Jacques Fonbonne quand même un mot parce qu'effectivement le corps a été retrouvé sans que le suspect numéro 1 un corps a été retrouvé sans que le suspect numéro 1 ne parle est-ce que là on peut retourner le voir est-ce qu'il va être informé de la découverte d'un corps ou pas ? alors on peut retourner maintenant ce ne sont plus les gendarmes qui ont la main c'est le procureur ?
c'est le procureur on ne peut plus le réentendre en garde à vue même si on n'avait pas été au bout des 48 heures c'est terminé on ne peut plus le réentendre c'est le juge d'instruction qui va le convoquer et qui va je dirais procéder à des auditions on va dire techniquement de la même façon que ça aurait été fait par un enquêteur mais ça n'est plus lui mais en revanche ce qui va se mettre en oeuvre ce qui va continuer à se mettre en oeuvre c'est que le juge d'instruction va délivrer a déjà délivré ce qu'on appelle une commission regatoire c'est-à-dire un ordre très général mon colonel commandant la section de recherche bien vouloir vous trouver compétent pour apporter tout élément toute manifestation de la vérité dans le PV dans l'affaire numéro de temps donc les officiers de police judiciaire vont ensuite rendre leur pièce vont lui téléphoner vont être en lien constant quasi quotidien sur une affaire comme ça avec le juge d'instruction à la lumière de ce qu'ils vont lui apporter le juge d'instruction même de son initiative pourra faire extraire la personne qui est en détention et lui poser les questions en présence de son avocat et avec toutes les garanties qu'offre le code de procédure pénale Maître Darmont Oui alors il faut bien comprendre que le parquet n'est plus en charge de l'enquête c'est le juge d'instruction par le biais d'un réquisitorat introductif qui a été saisi par le parquet pour enquêter donc après la Procure de la République a le droit de disséquer certains éléments de raconter comment avance l'enquête par le biais de communiqués de presse et donc c'est la raison pour laquelle on l'a entendu hier on l'entendra peut-être aujourd'hui ou demain mais sur les interrogatoires M.
Barrella peut être entendu quand le juge d'instruction le souhaite et M. Barrella peut écrire au juge d'instruction s'il souhaite être entendu donc si jamais en détention demain après-demain il se dit bon ça serait quand même bien que je passe aux aveux que j'explique ce qui s'est passé charge à lui de prendre attache avec le juge d'instruction de lui dire écoutez M. le juge Mme le juge je souhaite être entendu interrogé au fond je suis prêt à répondre à vos questions et à ce moment-là ça peut être très rapide donc pas avoir un interrogateur au fond dans les jours qui suivent la semaine prochaine si M.
Barrella le souhaite dernier développement donc dans l'affaire de la disparition de la petite Liana on est à 24h près ça ferait une semaine la découverte d'un corps d'un corps du côté de Puy-Casquier identification en cours nos équipes sont sur place on revient sur le field et l'avancement peut-être dramatique de cette enquête dans un instant après six jours de recherche un corps a donc été retrouvé à Puy-Casquier les analyses sont en cours le périmètre est bouclé par les gendarmes Puy-Casquier sur les lieux de la découverte du corps où nous retrouvons Isor de Lagorse pour BFM TV on le voit avec ce fourgon derrière vous on voit bien cette zone qui est aujourd'hui qui est maintenant quadrillée et fermée par les gendarmes Isor
agrandi ce périmètre tout à l'heure nous avons dû nous écarter de ce périmètre où un corps a été retrouvé ici dans le Gers après sept jours de
on va retrouver Isor de Lagorse dans un instant pour BFM TV donc c'est bel et bien le travail de ratissage des gendarmes qui a permis cette découverte général Fonbonne alors oui il est également possible six jours oui parce qu'on ne le sait pas que des premières expertises sur le GPS sur le matériel informatique de la voiture est déjà permis de serrer une zone un petit peu plus faible que cette zone gigantesque sur laquelle les gendarmes ont travaillé et qui est de l'ordre de 400 km2 et c'est quelque chose de considérable en tout cas on ne peut pas ne pas le faire et on ne peut pas ne pas le faire comme il faut lorsqu'on fait un ratissage parce que le temps qui passe parce que le dépérissement des preuves qui en est la conséquence serait un frein serait un obstacle complet à l'enquête c'est-à-dire qu'en analysant le GPS si on essaie de voir le scénario on peut imaginer les gendarmes et l'analyse est montré que le véhicule serait resté à ce moment-là longtemps stationné dans cette zone agricole on se dit ah s'il est resté longtemps là il faut qu'on aille voir et qu'on reste un bon moment et qu'on cherche à comprendre quand on dit longtemps c'est pas plus de 2h 2h30 puisqu'on sait par rapport au reste des déplacements il peut être 30 secondes entre la route qui est à 30 mètres arrêter le véhicule sortir un corps de la voiture lui faire faire 15 mètres soit en le portant soit éventuellement en le traînant remonter la voiture et partir c'est-à-dire que le GPS permet de savoir si la voiture roule sans interruption ou si elle s'arrête alors je veux dire peut-être que l'analyse n'a pas encore été faite et qu'elle ne fera que corroborer parce que là ça va être une preuve pénale qui va être accablante c'est-à-dire que si le véhicule du suspect s'est arrêté à cet endroit-là pour un temps même très bref suffisant pour déposer un corps exactement l'endroit où on va la trouver voilà il y a une explication à fournir mais je dirais qu'à ce moment-là Isor de Lagorse est avec nous par téléphone donc sur les lieux où se trouvent en ce moment les gendarmes où le corps a été découvert
tout à fait un corps a été découvert dans un cours de recherche tout un périmètre a été mis sous cloche par les gendarmes notamment les gendarmes mobiles ils l'ont d'ailleurs étendu nous avons dû reculer pour vous expliquer un petit peu la zone où nous nous trouvons effectivement on est en bordure de forêt autour des champs et un corps a été retrouvé appui casqué on n'a pas encore la confirmation concernant l'identité de ce corps un travail d'identification et notamment de recherche ADN doit avoir lieu mais ce que je peux vous dire ce qu'on sait c'est qu'on est à 10 minutes seulement de Florence le lieu où la petite Liana 11 ans a été aperçue et vue pour la dernière fois vendredi dernier vers 15h un travail conséquent de recherche a été effectué par les gendarmes 170 personnes mobilisées agents de gendarmerie mais également une battue citoyenne des chasseurs et des cavaliers qui ont effectué des recherches pendant ces 7 jours parce que la zone était conséquente importante 450 km² c'est l'équivalent de 3 ou 4 fois Paris qu'il fallait ratisser alors on ne sait pas encore si le corps qui a été retrouvé est celui de la petite Liana le travail des enquêteurs va se poursuivre
Isor Delagorse en direct depuis Casquier pour BFM TV il faut préciser Alexandra que le corps est toujours sur place puisque l'analyse se fait directement sur le lieu la scène du crime donc identification du corps c'est de comprendre exactement ce qui s'est passé de quoi est morte la petite Liana on apprend aussi que le procureur d'agent s'est rendu sur place avec le juge d'instruction
oui les magistrats sont sur place et le procureur d'agent va communiquer à 18h donc dans moins d'une heure maintenant il doit communiquer par voix écrite par communiqué de presse on peut supposer que ça veut dire qu'à 18h on aura une réponse sur l'identification de ce corps sinon il aurait probablement donné une heure plus tardive ça veut dire que dans moins d'une heure et bien on sera fixé sur la découverte
mais l'annonce de la découverte du corps a eu lieu à quelle heure tout à l'heure à quelle heure est-ce qu'on a su
à 15h30 donc à 15h30
ça fait deux heures on a commencé à voir des sources
qui nous disaient qu'un corps avait été découvert et que qu'un corps venait d'être découvert ça c'était à 15h30 et donc très rapidement on a essayé d'appeler toutes nos sources pour confirmer et puis finalement l'une d'elles a indiqué à mon collègue Mathias Tesson que oui un corps avait bien été découvert que les parents de la petite Liana avaient été avertis et que désormais des analyses complémentaires devaient avoir lieu et ça il était 15h45 à ce moment-là
mais essayons aussi de voir ce qui s'est passé là si maintenant on en sait plus donc le corps est là il a été sans doute placé là entre la sortie du collège vendredi dernier et la fête de l'école qui a lieu vers 17h30 18h où l'on retrouve donc ce Jérôme Barrella donc il a eu deux heures deux heures et demie pour agir on le retrouve à cette fête de l'école comme si de rien n'était et ensuite le lendemain il est interpellé le samedi il est interpellé le lendemain
placé en garde à vue le samedi midi donc ça dit quelque chose
aussi de son comportement pendant toutes ces heures
et ce qui mène jusqu'à lui c'est un témoin qui indique aux enquêteurs parce qu'en fait ce qui s'est passé c'est qu'à 19h le vendredi soir les parents de la petite Liana signalent la disparition inquiétante de leur fille elle n'est pas revenue du collège alors qu'elle aurait dû déjà être à son domicile immédiatement vu l'âge de la jeune fille vu son profil elle n'avait jamais fugué tout de suite la machine se met en branle la machine opérationnelle pour entamer des recherches et donc il y a des des enquêtes de voisinage qui ont été réalisées dès vendredi soir pour essayer de comprendre où pouvait être cet enfant et c'est un témoin qui a été entendu par les enquêteurs qui a dit j'ai vu Jérôme Barrella le père de petites filles qui sont scolarisés dans le même collège que Liana partir avec l'enfant dans sa voiture et donc c'est comme ça
mais comment s'est comporté on sait comment s'est comporté Jérôme Barrella pendant toutes ces heures on ne savait pas où se trouvait la petite Liana on lui a demandé il lui a dit qu'il l'avait déposé à la piscine est-ce qu'il était un parent comme un autre peut-être inquiet de sa disparition parce que ça aussi ça sera intéressant de le savoir s'il y a dissimulation de sa part ça fait penser à est-ce qu'il a parti
de rechercher
à Nordal Lelandais par exemple qui recherchait pardon à Jonathan Daval qui recherchait sa propre femme qui l'avait tuée
Oui effectivement on n'a pas pu vérifier cette information sur le fait qu'il ait participé aux recherches dès vendredi soir ou non mais la rumeur a couru qu'il avait participé à ce moment-là aux toutes premières recherches en tous les cas ce que l'on sait c'est son attitude en garde à vue il a nié toute implication son avocate qu'on a eu au téléphone à de multiples reprises ces derniers jours nous dit mon client est présumé innocent il reste présumé innocent et devant le juge d'instruction quand il lui a été posé des questions il est resté mutique
Mais juste pour rester sur ce qui est l'information du jour c'est-à-dire la découverte de ce corps là les gendarmes sont sur place ils ont défini un périmètre analyse sont en cours analyse Prélèvement Prélèvement Pas d'analyse a priori Prélèvement Les analyses se feront à l'institut médical Ce qui veut dire qu'on commence déjà à essayer d'établir un scénario simplement en regardant ce qu'il y a autour ou pas ?
Oui et non c'est-à-dire que le scénario c'est les enquêteurs les officiers de police judiciaire de la section de recherche de Toulouse qui vont établir ce scénario à partir des constatations qui ont été faites sur le terrain Ce que je disais tout à l'heure c'est-à-dire qu'on dit aux techniciens d'identification criminelle vous ramassez tout vous notez en numérique l'endroit où vous l'avez trouvé et ensuite procéduralement vous le mettez dans un sachet en plastique ou dans un sachet en papier craft le tampon de la gendarmerie le numéro du scellé évidemment le directeur d'enquête est sur place parce que là-bas c'est une scène de crime oui oui c'est absolument une scène de crime donc le directeur d'enquête est sur place parce que à la vue du corps on va on va avoir quelques éléments je pense que l'identification le corps est assez est assez récent oui je dirais qu'on ne peut pas ne pas penser voilà qu'il n'y a pas vraiment de suspense encore une fois on ferme la porte on la ferme de façon absolue mais il n'y aura pas véritablement de difficulté là l'intérêt de cette scène de crime c'est le mode opératoire c'est éventuellement la succession des actes qui ont pu entraîner la mort il y a des agressions sexuelles sur l'enfant mais ça on le verra avant la mort on le verra à l'institut médico-légal si vous voulez on va emmener le corps ce qu'on appelle la levée de corps qui est le dernier acte qu'on va faire sur une scène de crime et ensuite on le mène à l'institut médico-légal en essayant d'avoir aucune pollution on va mettre le corps dans ce qu'on appelle un body bag c'est à dire un sac dans lequel on va absolument l'enfermer dans un véhicule de transport qui doit être absolument propre ensuite à l'institut médico-légal autopsie recherche des causes de la mort et recherche éventuellement d'une trace d'ADN potentiellement celle de l'agresseur nous sommes avec le docteur Magali Baudon-Bruzel bonsoir madame merci d'être avec nous vous êtes experte psychiatre agréée près de la cour de cassation chef du service médico-psychologique de la prison de Fresnes vous êtes en contact avec ce qu'on appelle des prédo-criminels on va y revenir parce que on va s'intéresser bien sûr au profil du suspect numéro 1 dans cette affaire mais tout d'abord je voudrais si on peut essayer de se mettre à la place de la famille de Liana qui a appris cet après-midi qu'a priori on a retrouvé le corps de leur fille à la fois ça doit être un soulagement de savoir précisément où elle était et en même temps bien sûr un drame absolu puisqu'il n'y a plus malheureusement elle est morte et maintenant j'imagine qu'ils veulent savoir ce qui s'est passé c'est important pour eux
oui je suppose bien sûr vous savez pour les familles dont disparaissent les enfants il y a il y a toujours l'espoir qu'on va le retrouver donc je pense que la sanction est terrible de savoir mais ça s'arrête mais ça s'arrête à quel prix
mais on a quand même envie de savoir ce qui s'est passé c'est important dans le deuil bien sûr de ne pas rester sans réponse
bien sûr
alors on a le prochain savoir les circonstances maintenant c'est à dire ce qui est arrivé à cette jeune fille avec ce suspect ce suspect numéro 1 comment en voyant cette affaire en entendant ce que vous avez pu entendre sur Jérôme Barrella c'est le suspect numéro 1 comment vous réagissez ça vous fait penser à quoi quelle méthodologie
alors sur les modes opératoires c'est pas vraiment ma spécialité ce que je peux dire c'est d'expérience d'experts et aussi de psychiatres qui prend en charge alors en soin des personnes auteurs de violences sexuelles majeurs ou mineurs sur majeurs ou mineurs qui veulent au fond comprendre leur acte et surtout ne pas les recommencer alors les meurtriers sexuels c'est rare quand même c'est très rare les pédophiles meurtriers sexuels c'est toujours terrible donc qu'est-ce qu'il y a de plus terrible finalement et donc ça choque l'opinion terriblement ça choque chaque être humain au fond de soi mais c'est pas fréquent
pourquoi tu le dis à ce moment là
je crois que là il faut plutôt voir du côté des collègues gendarmes mais je ne sais pas je peux répondre comme n'importe qui peut-être par peur peut-être par plaisir là pour le coup l'enquête peut pas le dire à ce stade
on a appris donc il y avait beaucoup d'affaires qui impliquaient cet homme depuis 2017 il y a deux plaintes officielles pour viol première affaire qui remonte à 2017 et qui nous conduit jusqu'en 2026 bon et la justice visiblement a loupé a loupé cet individu qui aurait dû sans doute être mis hors d'état de nuire avant est-ce qu'on est face à un profit d'un pédophile d'un pédocriminel en série selon vous
je ne sais pas si on peut dire ça souvent on dit les tueurs en série les violeurs en série les pédophiles qui commettent plusieurs actes on en voit moi j'en ai expertisé pas mal j'en ai vu pas mal en soins aussi donc il y a plusieurs victimes on dit il y a plusieurs victimes je ne crois pas que ce soit le terme vous voyez pédophile en série alors meurtrier sexuel en série peut-être là je ne sais pas pour l'instant est-ce qu'ils ont
conscience de ce qu'ils font
quand ils font quoi
quand ils agressent une petite fille de 10 ans de 11 ans
alors sur l'agression sexuelle ou sur le meurtre c'est deux choses différentes c'est ça que je voulais dire l'agression sexuelle je ne vois pas comment elle pourrait ne pas être consciente elle est quand même réalisée pour une question qui est la question du plaisir l'agression sexuelle souvent je réponds ça à mes patients me disant mais pourquoi j'ai fait ça docteur j'essaie de comprendre mais je leur envoie que c'est quand même ça le moteur numéro un c'est le plaisir de commettre une agression sexuelle alors peut-être de la commettre ou le plaisir d'avoir une relation de type sexuel ou sexuelle avec un enfant si c'est un peu
mais si c'est du plaisir est-ce que ce sont des gens malades ou pas ?
alors la pédophilie elle est inscrite dans les classifications nosographiques comme une déviance mais par exemple le fétichisme aussi d'abord c'est une déviance sexuelle c'est un terme voilà alors est-ce qu'ils sont malades malades au sens une maladie
donc c'est pas une pathologie
au sens large si vous voulez comme un trouble de la personnalité peut-être une pathologie c'est inscrit dans une classification nosographique donc c'est pas seulement un terme si vous voulez judiciaire voilà ça veut dire un trou de la préférence sexuelle c'est le terme mais en revanche c'est pas une maladie mentale au sens des maladies mentales avec perte de la réalité par exemple des psychoses des sujets qui ont des hallucinations qui délirent qui sont plus dans le même monde
donc il n'y a pas de perte de la réalité lorsqu'il y a un passage à l'acte
non il n'y a pas de perte de la réalité dans un passage à l'acte pédophilique sauf si c'est un psychotique qui le commet dans un contexte psychotique
mais est-ce qu'on dit souvent en matière de pédocriminalité il y a beaucoup de récidive c'est difficile pour un pédophile de s'arrêter
oui c'est bon on dit pédophile toujours pédophile un jour etc et vice versa c'est pas très intéressant je crois c'est pas très opérant si vous voulez si le fantasme est là c'est-à-dire si le plaisir sexuel il est là dans les relations sexuelles avec les enfants le fantasme court toujours on change pas de fantasme j'allais dire chacun de nous le sait bon les fantasmes restent ou restent un petit peu et donc pour faire évoluer cela en gros il y a deux possibilités il faut essayer de faire les deux premièrement travailler avec le sujet sur l'abstinence j'y pense toujours mais je le fais pas je le ferai plus jamais
donc il y pensera toujours c'est ce que vous dites
alors
il faut qu'il apprenne à ne pas passer à l'acte
c'est une première hypothèse la deuxième et puis il y a tout le champ si vous voulez de variables au milieu la deuxième c'est le fantasme évolue il peut maturer ça peut arriver j'ai eu des patients en soins qui sont maintenant attirés par des hommes jeunes adultes alors qu'ils agressaient des enfants prépubères des garçons le fantasme évolue il y a une maturation sexuelle mais ça c'est du soin c'est des prises en charge très très longues et puis on peut arriver vers un exercice de la sexualité qui est correcte avec des adultes concentrés Oui
arrêtez-moi docteur si je me trompe mais pour moi la pédophilie n'est pas une maladie n'est pas une pathologie dans le sens où on ne meurt pas il n'y a pas de pronostic vital engagé on ne prend pas un doliprane pour se soigner la pédophilie c'est une paraphilie arrêtez-moi si je me trompe encore une fois au même titre que des frotteurs que les voyeurismes voilà c'est très bien renseigné par la médecine aujourd'hui on sait exactement ce qu'est la pédophilie on peut l'estimer on a des on a des des personnes parfois qui sont donc pédophiles et qui souffrent d'autres paraphilies de type Joël Le Scorneck qu'on a vu récemment qui était aussi voyeuriste voilà il cumulait un nombre de paraphilies assez invraisemblable et donc vous pouvez définir le terme de paraphilie le paraphilie c'est une forme de déviance c'est à dire qu'on va aller vers l'interdit vers quelque chose dont on connaît c'est l'attirance de l'interdit l'attirance vers quelque chose qu'on n'a pas forcément le droit de commettre est-ce que c'est ça docteur ou je vulgarise un peu trop peut-être
c'est un trouble de la préférence sexuelle voilà donc effectivement ça peut être si vous voulez le fétichisme le voyeurisme le froturisme l'exhibitionnisme et la pédophilie fait partie de ces troubles
de mettre le fétichisme et la pédophilie dans la même famille c'est pas les mêmes deux
et qu'est-ce que vous portez sur la castration chimique pour les personnes qui agressent sexuellement et à répétition des enfants j'aime bien je suis contente de vous poser cette question il ne faut pas parler de castration chimique parce que c'est un traitement qui est réversible donc l'image de la castration montre quelque chose d'irréversible c'est très intéressant ce traitement moi je le prescris à une petite cohorte de mes patients j'étais encore hier avec un ou même deux pour lesquels j'ai prescrit ce traitement c'est un traitement qui aide à réduire la pulsion sexuelle donc c'était un traitement frénateur de la libido alors ça ne coupe pas le fantasme le fantasme reste
ça ne coupe pas ce qu'on a dans la tête
ça ne change pas ce qu'il y a dans la tête mais ça amoindrit si vous voulez le flux sexuel l'intérêt sexuel est-ce que ça stoppe la mécanique ? vous voulez dire l'érection alors oui pour certains cas certains sujets continuent à avoir des érections c'est très variable et en même temps vous comprenez que ça doit être difficile à entendre pour les gens qu'on puisse parler de fantasmes de plaisir sexuel quand on parle de criminalité sur des enfants c'est extrêmement difficile pour les victimes et pour les familles des victimes ça je pense que c'est extrêmement difficile vous avez déjà
pardon
là je travaille en scientifique donc si vous voulez je vous ai dit comment
la scientifique a déjà eu des résultats de soins qui ont marché sur des sur des patients que vous avez pu avoir et qui ont peut-être pu sortir en disant mais ça y est je suis soigné il n'a jamais recommencé
alors le résultat final c'est à la mort du patient parce qu'on ne peut pas prédire ce qui va se passer donc on ne sait jamais moi j'ai des patients en soins depuis très longtemps alors je dis moi mais c'est toute mon équipe en réalité des sujets
qu'est-ce que vous appelez très longtemps
par exemple plus de 10 ans j'ai un sujet qui est suivi depuis plus de 10 ans qui a été sous traitement frédateur de la libido plusieurs fois c'est surtout au printemps qu'il vient nous chercher parce qu'il sait qu'il n'est pas bien qu'il a à nouveau des idées il ne veut pas sortir il n'ose pas il a peur de recommencer il a des mauvais fantasmes je me souviens de ce patient qui était allé acheter des sous-vêtements d'enfants et il est venu nous voir désespérés en disant je suis en train de faire quelque chose ça ne va pas du tout bon il était juste allé acheter des sous-vêtements d'enfants non non mais je veux dire ce qui est intéressant c'est qu'il était en soin et qu'il était venu nous le dire
il avait conscience bien sûr c'était quelqu'un qui avait une vie de famille qui vivait seul
non c'est quelqu'un qui vit seul que j'ai toujours en soin et voilà donc celui-là n'a jamais récidivé et bon on continue à le suivre je ne peux pas faire une prédiction
comment sont suivies ces personnes qui sont donc en liberté qui peuvent effectivement à un moment donné replonger dans leur pulsion est-ce qu'ils sont vraiment suivis, contrôlés ou est-ce que malheureusement parfois on les perd de vue parce qu'on n'a pas les moyens de les suivre parce qu'il y a d'autres dossiers d'autres affaires
alors il y a des il y a des contraintes judiciaires nous on suit notre petit groupe de notre équipe suit dans le cadre d'un centre de soins pénal mordonnés donc on suit des personnes qui nous sont adressées enfin qui viennent eux-mêmes mais qui sont en soins ordonnés par la justice donc ils ont un soin qui dure un certain temps souvent sur les suivis sociaux judiciaires donc ils sont obligés ils sont contrôlés par le juge de l'application des peines et donc le temps le temps de cette prise en charge nous on est en pluridisciplinaire on peut prescrire des traitements des psychologues font des psychothérapies individuelles en groupe des infirmiers peuvent être là pour les soutenir
voilà Jacques c'est une question docteur pour savoir pour essayer de comprendre quel est le quel est le degré de mensonge et le degré de perversion lorsque l'on a ces gens ces gens face de nous en garde à vue j'ai deux exemples pour illustrer mon questionnement pardon je me rappelle d'une affaire d'un homme d'une quarantaine d'années qui avait violé une petite fille de 8 à 9 ans d'après mes souvenirs dans un ascenseur lorsqu'on le prend en garde à vue il nous dit et je ne sais pas donc si c'est de bonne foi mais il avait l'air d'être bonne foi en nous disant écoutez je l'ai croisé dans le couloir de l'hôtel elle était avec ses parents et puis je l'ai un peu suivi je me suis débrouillé pour me retrouver seul dans l'ascenseur avec elle parce que j'avais vu dans ses yeux le désir qu'elle avait de moi et puis j'ai un autre exemple qui est l'affaire Van Gelhoven elle commence à être un peu ancienne elle est de 1991 où Christian Van Gelhoven qui était un sujet hollandais à côté de Pignan à elle dans les Pyrénées-Orientales avait enlevé violé et assassiné deux petites filles de 10 ans pendant la garde à vue on a petit à petit des éléments des éléments factuels qui arrivent on l'a vu à tel endroit on retrouve sur lui un ticket d'autoroute bref on a des éléments précis des éléments objectifs qui se mettent en place et au bout d'un moment s'entend sans doute qu'il est au bout de ses arguments il nous dit écoutez vous êtes des gens qui vous prétendez normaux parce que c'est vous qui faites les lois et parce que vous êtes les plus nombreux vous avez des femmes vous avez des maîtresses moi j'aime les petits garçons j'aime les petites filles vous avez saisi mon passeport à l'époque il n'y avait pas de réciprocité je vais en Thaïlande pour satisfaire mes fantasmes et c'est comme ça et je ne vous dirai plus rien est-ce que quels sont ces deux profils est-ce que ce sont des profils que l'on rencontre fréquemment est-ce que ce sont des gens qui mentent alors qu'ils ont parfaitement conscience et notamment dans le premier exemple que j'évoquais de commettre comme vous le disiez quelque chose d'interdit ou vraiment de bonne foi d'avoir l'impression qu'il y a une réciprocité avec la future victime à l'égard de leurs pulsions
il y a les deux il y a ce qu'on appelle les distorsions cognitives chez ces sujets-là chez certains en tout cas qui font que dans leur cerveau au fond ils se racontent une histoire qui n'est pas vraiment vraie pas vraiment fausse ils pensent que ce n'est pas faux et donc c'est intéressant parce que ça on peut faire évoluer ça en thérapie de groupe par exemple juste un exemple un sujet qui dit moi je ne comprends pas très bien ce que c'est cette histoire de consentement j'y étais donc je vous donne un exemple vécu oui bon finalement elle était un peu d'accord c'est elle qui venait dans le fond du jardin bon c'était une petite jeune fille de 13 ans et je ne comprends pas elle était d'accord elle venait et un autre patient lui dit tu dis n'importe quoi tu es prévenu moi je suis condamné moi j'ai vu les victimes à l'audience c'est pas vrai elle venait parce qu'elle avait peur et tu te racontes n'importe quoi à toi-même voilà donc ça si vous voulez c'est les distorsions cognitives donc le procès peut parfois être une pour pour les personnes que vous voyez le procès peut parfois permettre de réaliser la gravité des actes qu'ils commettent je ne sais pas en tout cas pour certains il y a le temps judiciaire le temps de l'enquête puis après le temps le temps du procès le temps du travail aussi parfois avec le conseil avec l'avocat on voit heureusement on voit des sujets qui évoluent au fur et à mesure de l'affaire judiciaire jusqu'à peut-être reconnaître les faits et puis avancer aussi sur la compréhension de la gravité qu'ils font et la nécessité de soins c'est possible
ce sont des hommes dans la très très grande majorité des cas à 90% à chaque fois
je crois à plus que ça 100%
quasiment 100%
les agressions sexuelles sur enfants de la part des femmes sont sans doute plus importantes que ce qu'on pense mais il y en a voilà à un moment donné on pensait qu'il n'y en avait pas ou quasiment pas il y en a mais elles sont quand même en grande minorité
on va justement reprendre le parcours ou le dossier de celui qui est suspect numéro 1 dans cette affaire qui est actuellement en détention préventive c'est Jérôme Barrella bonsoir François Gapillon bonsoir à tous oui rappelons que au total il y a jusque là 5 procédures en plus bien sûr de celles liées à la disparition de Liane la première vous le voyez remonte à 2017 un signalement à la justice à ce moment là pour une relation je mets des guillemets de Jérôme Barrella avec une adolescente de 17 ans lui en a alors 32 il n'y a pas eu de suite judiciaire en raison du consentement entre guillemets et de l'âge de cette jeune fille 3 ans plus tard en 2020 une enfant de 7 ans participe à une soirée pyjama au domicile de Jérôme Barrella suite à quoi elle dénonce des viols une plainte déposée par la mère de Lafillette en 2022 à Béthune dans le Pas-de-Calais plainte qui arrive au parquet de Hoche deux ans plus tard seulement en 2024 des investigations sont ensuite lancées mais officiellement elles ne permettent pas de caractériser les faits par manque de preuves l'affaire est classée sans suite mais on l'a appris hier elle va être réexaminée autre procédure celle-là née de faits datant là encore de 2020 Jérôme Barrella est alors agent d'entretien dans un lycée du Gers il est licencié au motif d'une relation inappropriée avec une élève c'est le directeur de l'établissement qui a spontanément contacté la gendarmerie dimanche dernier pour évidemment sur fond de disparition de Liana alerter sur cet antécédent aucune procédure pénale n'avait été à l'époque lancée sur ce dossier d'après la procureure de Hoche on se demande aujourd'hui pourquoi l'article 40 du code de procédure pénale n'a pas été utilisé il impose je vous le rappelle à tout fonctionnaire qui dans l'exercice de ses fonctions acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit d'en informer sans délai le procureur et puis il y a la plainte pour viol déposée l'été dernier par la mère de Rosa une amie des enfants de Jérôme Barrella elle assure qu'il l'a violée à plusieurs reprises entre septembre 2024 et août 2025 chez lui Rosa avait alors entre 10 et 12 ans au moment des faits en septembre dernier une expertise médico-légale menée sur Rosa a permis de constater plusieurs lésions corporelles compatibles avec les viols qu'elle décrivait ce qui veut dire que depuis neuf mois neuf mois Jérôme Barrella n'avait toujours pas été placé en garde à vue sur le fondement de ces résultats très concrets et très précis enfin hier une nouvelle plainte pour viol sur mineur a été déposée par le père d'une jeune fille qui dépend de l'aide sociale à l'enfance les faits dénoncés datent là encore d'août 2025 et là encore il se serait produit lors d'une soirée pyjama Merci François Gapillan dernière info concernant cette enquête la découverte du corps Alexandre Gonzales
Oui plusieurs sources nous confirment une information du Parisien le corps a été trouvé dans un silo agricole alors un silo agricole c'est un réservoir de stockage qui est hermétiquement fermé et qui sert à entreposer des objets des granulés tout ce qui peut être lié au matériel agricole c'est dans un silo agricole proche du lieu de la disparition que le corps a été retrouvé on attend toujours des résultats pour confirmer l'identification de ce corps
Comment peut-on interpréter le fait qu'il aurait donc mis le corps dans un silo pour le cacher ?
C'est un élément très intéressant Une volonté de dissimuler bien sûr Après il faut savoir quelle est la configuration du silo à grains on imagine un silo à grains de 10, 15, 20 mètres de haut ça veut dire qu'il faut je dirais je ne parle pas de préméditation volontairement je n'utilise pas ce terme juridique Il faut connaître le lieu Oui il faut connaître le lieu il faut savoir qu'éventuellement le silo est vide et il faut je dirais peut-être avoir suffisamment reconnu le terrain ce qui donne évidemment une autre coloration au fait de façon à se dire je vais pouvoir le faire Alors après si c'est un silo à grains vous savez comme on a chez soi pour les pelés de sa chaudière qui peut faire un mètre deux mètres de haut là ça peut être tout à fait opportuniste c'est à dire s'il y a simplement un couvercle à soulever et à se débarrasser du corps et à le refermer ensuite c'est pas la même chose que s'il faut escalader s'il faut rentrer dans un endroit avec un corps sur le dos et le jeter dans ce silo mais ça veut dire que c'est à l'aune de ce qu'on disait tout à l'heure c'est à dire que les recherches ça veut dire que le ratissage on va vraiment dans les moindres détails et on va chercher dans un endroit qui à la limite est improbable alors revenons sur ce que François Gapillon vient de détailler c'est à dire toutes ces affaires qui impliquent le principal suspect de plainte pour viol des signalements à chaque fois classés sans suite une nouvelle plainte déposée là récemment comment vous interprétez ça c'est un immense dysfonctionnement selon vous maître le traitement judiciaire des affaires mettant en cause monsieur Barrella est un fiasco là on a une plainte d'une mineure de 11 ans en 2022 qui vient déposer donc plainte pour des faits de viol qu'elle a subi deux ans auparavant et que la seule chose qu'on lui rétorque deux ans plus tard en 2024 c'est un classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée visiblement infraction un classement 21 il y aurait dû selon moi avoir une prise en compte beaucoup plus approfondie de la parole de la victime à ce moment là d'autant plus que visiblement elle avait décrit ce qu'elle avait subi de manière assez précise et c'est dramatique de se dire qu'aujourd'hui la seule réponse que la justice peut apporter c'était un classement sans suite on a cette enquête d'août 2025 qui a duré une éternité révélée par BFMTV qui est toujours en cours et là il n'a jamais été entendu monsieur Barrella alors qu'encore une fois c'était des faits d'agression sexuelle sur mineurs et donc il a fallu attendre plusieurs mois pour qu'on se soucie de ce monsieur et c'est aujourd'hui finalement qu'on s'en soucie et peut-être qu'il sera entendu dans le cadre de cette enquête d'août 2025 je suppose que l'ensemble des faits qui sont reprochés avec toutes ces plaintes vont être étudiés en même temps et puis il y a une nouvelle plainte qui a été déposée hier matin aussi dont on ne sait pas grand chose
oui une nouvelle plainte qui a été déposée hier matin parce que
viol sur mineur lié à la soirée pyjama
voilà et en fait là maintenant en fait ce qui est terrible ce qui est terrible c'est que cet homme Jérôme Barrella qui rappelons-le est présumé innocent mais il était au contact de très nombreux enfants
lui-même a deux enfants sa fille aînée étant l'amie de la disparue
qui sont âgée de 7 et 11 ans et en fait on se rend compte qu'il gravitait beaucoup autour des copines de ses enfants et aujourd'hui ce qui est dramatique c'est que tous les parents dont les enfants ont pu à un moment ou un autre transiter par le domicile de cette famille se posent des questions forcément avec leurs propres enfants savoir s'il a pu se passer quelque chose parce que on se rend bien compte que les témoignages commencent à arriver avec cette petite Rosa par exemple qui vous en parlait à l'instant qui avait dénoncé des faits en août 2025 qui a grandi aujourd'hui mais qui racontait à nos reporters qui l'ont rencontré qu'elle est quand même encore extrêmement traumatisée ce qu'elle a vécu
cette affaire judiciaire devient une affaire politique avec notamment Marie Chantrey la réaction de la porte-parole du gouvernement de Maude Bréjon qui a partagé qui dit partagé l'indignation de tous les français
oui effectivement et signe de la sensibilité aussi de ces affaires on est en capacité de vous dire et de vous confirmer selon nos informations que les plus hautes autorités de l'Etat ont été averties de la découverte de ce corps dans l'après-midi avant qu'elle ne soit révélée aux médias c'est-à-dire que le Premier ministre le ministre de l'Intérieur également ont été averties en premier lieu de la révélation et de la découverte de ce corps cela intervient aussi après une séquence politique hier à l'Assemblée Nationale c'est un fait rare de le noter quand même Laurent Nunez le ministre de l'Intérieur interpellé par le député du Gers Gers département où la petite Liana a été portée disparue qui a posé cette question faisant effectivement le déroulé des événements de ce que vous décrivez vous Alexandra depuis plusieurs jours maintenant de ces ratés de ces failles Laurent Nunez qui le dit ordonner une enquête administrative confiée aux inspections générales de la gendarmerie et de la justice parce qu'en effet c'est une succession de excusez-moi je mets des gros guillemets de trous dans la raquette dans cette affaire quant au profil de cet homme des faits signalés des plaintes déposées qui n'ont pas été suivies des faits et qui vont sans doute être dans une période politique que l'on connaît particulièrement j'ai envie de dire particulière et intense un sujet de la campagne Gabriel Attal notamment au déplacement aujourd'hui a dit que ce n'était pas à la hauteur d'un pays comme la France
On écoute Gabriel Attal Premier ministre et ministre de l'éducation nationale
Les révélations qu'on a eues ces derniers jours ça fait croix dans le dos c'est extraordinairement choquant on voit bien à travers cette affaire qui est absolument dramatique et terrible et à travers d'autres affaires qui ont émergé ces derniers mois que sur la question de la lutte contre les violences faites aux enfants évidemment qu'on doit avancer et qu'il y a manifestement une forme de révolution à faire parce que manifestement on n'est pas au niveau aujourd'hui de ce qu'un pays comme la France et que tout pays d'ailleurs est en droit d'attendre pour protéger ses enfants
C'est une question uniquement de moyens parce que c'est souvent ce qu'on le répond la justice n'a pas assez de moyens de bien traiter les affaires ou est-ce qu'il y a un problème on ne protège pas suffisamment nos enfants en France Non il y a un problème de fond c'est un problème systémique C'est un problème systémique Oui on a pris en considération la parole des femmes avec le mouvement MeToo je pense qu'il serait temps aujourd'hui de prendre en considération la parole des enfants Il faudrait MeToo enfant Exactement et on attend aujourd'hui la disparition de Liana pour se réveiller mais ça fait des décennies qu'on demande à ce que Il y a eu le périscolaire parisien aussi qui a beaucoup choqué Oui il y a eu le périscolaire le périscolaire parisien on ne sait pas vraiment ce qui se passe on ne sait pas combien d'informations judiciaires sont ouvertes combien il y a de mises en cause véritablement c'est le flou aussi de ce côté-là mais je pense qu'il faut une formation des gendarmes des policiers qui doivent accueillir du mieux possible la parole des enfants parce que c'est délicat de poser des questions à un enfant c'est extrêmement compliqué Oui mais j'ai entendu le témoignage d'un gendarme dire écoutez moi je reçois une femme qui se plaint qu'il y a un viol sur sa fille et puis j'ai à côté le dossier d'un double accident avec une famille qui attend aussi de savoir ce qui s'est passé et puis depuis deux jours j'ai un meurtre et puis j'ai une affaire de viol et puis j'ai des coups et blessures
Ça s'appelle la priorisation par la politique pénale
et ça ça remonte au politique Est-ce qu'on peut entendre ce gendarme quand il dit j'ai 30, 40, 50 dossiers et je suis tout seul en attendant qu'il y ait la priorisation politique il y a la gestion du quotidien qui est faite par le gendarme qui reçoit toutes ses plaintes alors est-ce qu'il est effectivement chargé noyé sous les plaintes et pour chaque famille c'est la priorité chacun pense qu'il est prioritaire Comment ça se passe ?
Alors je pense qu'il y a plusieurs points qu'il faut examiner parce que c'est évidemment des dossiers extrêmement sensibles d'abord sur la parole de l'enfant on forme les gendarmes mais évidemment pas tous il y a 50 000 gendarmes départementaux on forme des gendarmes aux techniques spéciales d'enquête de l'audition des mineurs je l'ai dit déjà plusieurs fois sur ce plateau c'est-à-dire que l'on ne pose jamais à l'enfant une question fermée à laquelle il va répondre par oui ou par non l'autorité de l'adulte encore plus si c'est un policier ou un gendarme va inciter l'enfant à répondre systématiquement oui est-ce que le monsieur t'a fait du mal ? oui est-ce qu'il t'a emmené dans sa voiture ?
oui en revanche raconte-moi ce qui s'est passé comment est son appartement ? tiens est-ce qu'il y a de la peinture sur les murs ?
il y a des objets qui décorent de façon à donner à l'enfant la possibilité de factualiser la chose après tous les gendarmes ne sont pas formés à ça il y en a systématiquement dans les unités de recherche les unités de recherche de la gendarmerie c'est ce qu'on appelle une brigade de recherche il y en a une par arrondissement on va dire ce sont 10 officiers de police judiciaire ils travaillent en civil ils font des enquêtes vous avez ensuite la section de recherche qui elle va s'occuper de la grande criminalité mais en aucun cas une brigade territoriale et j'ai l'impression que c'est la brigade de Lectour qui a pris cette affaire on va dire que c'est difficilement compréhensible si c'est vraiment comme ça que ça s'est passé qu'est-ce que c'est une brigade ?
pourquoi c'est difficilement compréhensible ?
parce que c'est pas leur niveau de compétence une brigade territoriale pour parler pour que les gens comprennent de façon explicite c'est les gendarmes que vous voyez au bord de la route qui font la circulation routière qui font des patrouilles de surveillance la nuit qui vont traiter des affaires judiciaires oui des coups et blessures des bagarres à la sortie d'un bus donc ça veut dire que ce type d'affaires devrait remonter elle doit obligatoirement remonter au moins à la brigade de recherche alors après est-ce que c'est un problème systémique est-ce que c'est un problème je dirais de mauvaise compétence il n'y a pas des champions du monde partout donc on peut imaginer qu'à un moment donné il y a quelqu'un qui prend la mauvaise décision pardon Jacques je vous interromps il y aurait une affaire qui aurait dysfonctionné mais enfin là c'est une série de classements sans suite de plaintes pour viol pas suffisamment prises en compte dans l'urgence c'est à ça que je voulais en tenir donc là c'est là où le côté systémique semble quand même apparaître on dit la même chose mais je pense qu'il faut faire la part des choses sans a priori les affaires on voit maintenant ça je dirais à l'arrivée on voit ça en se disant mais comment se fait-il que ces affaires n'ont pas été tous les français se disent pardon depuis vendredi dernier et surtout depuis hier avec l'intervention de la procureure cet enfant n'aurait peut-être pu la sauver on est d'accord si cet homme avait été hors d'état de nuire avant vous savez c'est fatiguant c'est ça que les français se disent c'est fatiguant d'entendre les hommes politiques parler moi je trouve que ce que dit monsieur Attal c'est de la récupération je suis désolé et je vais vous raconter tout à l'heure c'est assez classique quand tu parlais de l'affaire Vangelove en 1991 j'ai travaillé sur cette histoire je voulais interduver les parents d'Ingrid Vandeportal j'ai interviewé Johnny Vendre le gendarme qui a interviewé qui a fait parler qui a fait avouer Christian Vangelove on nous avait dit plus jamais ça il avait tué avec acte de torture et de barbarie deux petites filles de 11 ans Ingrid Vandeportal Muriel Sanchez 20 ans plus tard j'ai travaillé sur l'affaire Francis Evrard il fait peut-être partie de vos patients Francis Evrard au total il a fait l'objet de 8 condamnations pour violences sexuelles sur mineurs 32 ans de détention 6 semaines après la fin de sa condamnation il sort de prison il enlève le petit Ennis à Lille il l'emmène dans un parking il le viole toute la classe politique se révolte je crois que c'est monsieur Sarkozy qui est président en tout cas c'est Rachida Dati qui est ministre de la justice et on fait voter et c'est bien la rétention de sûreté on dit maintenant quand quelqu'un ira en prison on lui dira monsieur vous avez 20 ans et à l'issue des 20 ans on vous évaluera c'est vous qui le faites et on vous mettra une année supplémentaire et peut-être une autre et peut-être encore une autre des psychiatres des conseillers d'insertion de probation des gens de l'administration pénitentiaire qui disent voilà on va le garder plus on va le laisser sortir et depuis l'affaire Evrard qu'est-ce qui se passe ?
Rien et on a aujourd'hui ce dysfonctionnement encore un encore un donc depuis le moment où je vous parle 91 manque de moyens ou manque de discernement manque de décision c'est quand même que monsieur Attal dise c'est le boulot c'est la faute des gendarmes c'est la faute de la justice c'est la faute du manque de moyens des gendarmes et de la justice donc c'est la faute des politiques qui ne leur donnent pas les moyens et bien sûr c'est trop facile de critiquer ceux qui sont sur le terrain
c'est un problème de moyens c'est un problème du fait que les petits parquets c'est le cas du parquet d'Auge c'est trois magistrats le parquet d'Auge trois magistrats seulement pour absorber toutes les affaires c'est le problème du fait qu'ils soient débordés de dossiers mais c'est aussi quand même il faut le dire un problème de choix des autorités judiciaires notamment le parquet d'Auge quand ils reçoivent cette procédure en janvier 2025 de la petite Rosa que nous avons révélée il y a deux jours où on parle de viols sur mineurs décrits de façon circonstanciée avec un examen médico-légal qui montre des lésions compatibles avec les viols décrits par cette petite petite fille ce parquet fait le choix de confier l'enquête et c'est ce que disait tout à l'heure le général Fombole à une brigade de proximité ce n'est pas du tout des gendarmes qui traitent ce genre de dossier ce sont des gendarmes qui traitent le quotidien et qui est difficile ça j'en conviens tout à fait mais qui ne traitent pas des affaires judiciaires d'enquête judiciaire là il y a l'examen médico-légal la description de viols et il y a le traitement des antécédents judiciaires sur cet homme Jérôme Barrella qui montre l'existence de classements sans suite sur des affaires sexuelles
donc ça aurait dû alerter quand même
même s'il n'y a pas de condamnation même s'il y a un casier judiciaire il y a quand même quelque chose qui aurait dû alerter les autorités judiciaires qui aurait dû alerter aussi le parquet de Toulouse le tout premier parquet qui prend ce dossier qui aurait dû quand ils transmettent le dossier au parquet d'aujourd'hui dire attention ce dossier est peut-être un gros dossier de pédocriminalité sauf que le parquet
dit ce n'est pas de notre ressort il ne l'examine peut-être même pas d'ailleurs il le transmet c'est un problème du jury
il le transmet peut-être ce jour-là et c'est une réalité que nous nous ne connaissons pas ils le transmettent peut-être ce jour-là avec 10 autres dossiers de pédocriminalité donc en fait donc oui il y a un problème de moyens mais il faut aussi qu'il y ait un problème qui ait une volonté politique de prioriser aujourd'hui la pédocriminalité par rapport à d'autres formes de criminalité qui a été organisée est-ce qu'il n'y a pas une priorité donnée aujourd'hui
sur le narcotrafic mais oui bien sûr que oui on ne leur dit pas pédocriminalité on leur dit on fait du narcotrafic on fait du contrôle routier parce que les gens roulent trop vite et se tuent sur les routes et je veux dire quand même alors c'est une bêté brigade territoriale pleurol c'est lectour donc lectour c'est une brigade territoriale le patron de la BT c'est 10 personnes à peu près Jacques c'est ça le patron de la BT il est en droit de dire à son autorité à son capitaine commandant de compagnie la compagnie dont dépend la BT commandant moi je ne peux pas faire ça ce dossier il n'est pas pour moi il est en droit de lui dire donc il aurait pu le faire donc un peu de responsabilité individuelle c'est ce que vous dites pour finir sur l'aspect politique de cette affaire parce qu'il va falloir qu'on reprenne les aimants et puis on attend le communiqué de presse du procureur Marie Chantret donc on voit qu'effectivement on est rentré en campagne présidentielle donc les candidats vont forcément s'exprimer là-dessus j'ai entendu aussi Raphaël Glucksmann parler mais ça veut dire quand même que le gouvernement va devoir apporter une réponse pas simplement parler d'indignation le ministre de la justice je le trouve pour l'instant silencieux depuis 6 jours il ne s'est pas exprimé sur cette affaire Charles Darmanat mais à un moment donné il va falloir qu'il dise des choses
et qu'il dise les choses qu'il s'exprime en effet pour le moment c'est le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes qui a pris la parole
parce qu'on était sur l'enquête
parce que l'indignation était là et que c'est le député de la circonscription qui aussi s'emparait de cette question dans le cadre de l'Assemblée nationale il y a cette enquête administrative volée gendarmerie volée justice que diront ces enquêtes quelles seront les conclusions et puis ensuite il y a sans doute ce que décrivait parfaitement Alexandra de prioriser aussi ce type de dossier et de s'intéresser en priorité à ces cas qui concernent des enfants là encore une fois c'est sans doute ça peut-être les leçons terribles mais c'est ce que nous disent aussi le politique les politiques aujourd'hui quand on s'adresse à eux
Mathias est-ce que vous pensez que ce type d'affaires peut être justement comme une sorte d'électrochoc et réveiller un peu tout le monde je trouve ça surtout tragique qu'on attende d'en venir là pour que les consciences se réveillent là le garde des Sceaux a dit que c'était c'est exprimé il n'y a pas très longtemps je vois sur les bandeaux tout à fait inacceptables les failles dans le suivi judiciaire il vient de réagir Gérald Darmanin vient de dire à l'instant que c'était tout à fait inacceptable cette procédure judiciaire alors des failles ça c'est sûr des failles et ce qui est assez étonnant est-ce qu'il peut y avoir des sanctions est-ce que des magistrats vont devoir quand même rendre des comptes ça serait intéressant de savoir qui a rendu le classement 108 en 2024 sur la plainte de 2022 par exemple après je ne sais pas si on aura les noms des procureurs de la République ou des substituts on dit souvent que la justice a du mal à faire son autocritique Vurgo sanctionné sur une sanction de 1 à 10 il a une admonestation c'est niveau 1 c'est l'instruction ça en plus de 1 à 10 c'est pas le parquet donc on a la réponse
les magistrats
jamais on y touche le parquet ça me semble très difficile qu'on puisse l'atteindre avec une sanction sur un subside du procureur ou un procureur de la République ça me paraît ça n'existe pas c'est-à-dire qu'un médecin qui rate aujourd'hui une opération il est sanctionné oui mais il y a l'ordre des médecins qui existe qui peut le sanctionner éventuellement qui peut le radier sur une affaire de pédophilie chez un magistrat pour laquelle j'avais été saisi à la section des recherches d'Orléans on avait retrouvé plus d'un million de photos et de vidéos pédopornographiques chez lui il y a eu une instruction la sanction a été de 1000 euros d'amende combien ?
1000 euros d'amende 1000 euros d'amende pour la détention d'un million de clichés pédopornographiques absolument pour la détention pas de prison avec sursis rien de tout non non on s'attendait quand même à ce qu'il y ait je dirais une sanction significative mais ça n'a pas été le cas mais je voudrais finir le propos que j'évoquais tout à l'heure l'affaire de Rosa avec des constatations médico-légales ça c'est la plainte de 2025 un médecin légiste ne dira jamais ce sont les faits qui ont provoqué les lésions un expert va toujours dire c'est compatible ou c'est incompatible là je veux dire que c'est incompréhensible si la procédure est telle qu'elle nous a été rapportée qu'il y a eu un classement sans suite et qu'on n'est pas c'est pas sur 2025 le classement sans suite non non c'est sur l'affaire maintenant sur le reste et c'est pour ça que je pense qu'il faut faire la part des choses ce que je disais tout à l'heure c'est qu'on voit maintenant les faits à l'arrivée ce sont des classements qui sont des classements 21 c'est à dire que le parquet considère que l'infraction n'est pas suffisamment circonstanciée n'est pas suffisamment établie pour que l'on puisse poursuivre c'est à dire qu'il n'y a pas de garde à vue c'est à dire qu'il n'y a pas de traces dans les bases de données et que donc le rapprochement si j'ose dire ne se fait que maintenant ce qui est incompréhensible en revanche c'est que Jacques stop pardon mais il n'y a pas le nom dans les fichiers si on tape selon Jérôme Barrella on ne peut pas avoir du moment il n'a jamais été compiété il n'y a pas le traitement
des antécédents judiciaires ah bah si s'il y a des classements sans suite
oui mais classements sans suite sans la personne sans le non il faut que la personne soit mise en garde à vue et qu'il y ait un classement sans suite
mais il y a eu des classements sans suite le conseil
il n'y a pas eu de mise en garde à vue
peut-être sur des dossiers précédents il y a eu si si il me semble qu'il y a eu garde à vue
pas sur les affaires qu'on évoque juste pour être tout à fait précise
on s'interrogeait sur le silence du garde des Sceaux ministre de la Justice Gérald de Tarn il vient de s'exprimer parlant de faits tout à fait inacceptables et qu'il dit il s'engage à rendre public le rapport qui a été ordonné ses enquêtes administratives et il précise également que si des sanctions sont à prendre il les prendra voilà pour la position aujourd'hui du garde des Sceaux qui s'est exprimé cet après-midi combien de temps
peut prendre cette enquête ?
je ne sais pas combien de temps ça peut prendre précisément l'enquête je sais qu'il y aura beaucoup je pense d'éléments à recueillir je veux juste souligner un point c'est que la Procure la Procure de la République hier a expliqué qu'ils allaient rouvrir le dossier de 2024 après le classement sans suite la plainte de 2022 classée sans suite en 2024 c'est assez rare pour être souligné ça veut quand même dire qu'il y a eu un problème dans ce dossier dans la gestion de ce dossier et je trouve ça encore une fois extrêmement triste qu'on attende ce type de fait-là pour se dire ah en fait c'était peut-être du sérieux la plainte de 2022 on n'aurait peut-être pas dû la clôturer en 2024
je rebondis sur ce que disait Marie à l'instant sur les propos de Gérald Damanin qui sont il faut les lire ils sont très importants il réagit à la plainte que nous avons révélée il y a deux jours sur notre antenne c'est le doute de 2025 par la petite Rosa nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement qui est révélateur de notre mauvaise organisation et du fait que nous ne prenons pas au sérieux la parole de l'enfant voilà ce que dit Gérald Damanin
c'est acté par le garde des Sceaux il n'y a plus qu'un il n'y a plus qu'un vous avez raison mais ça peut être effectivement un des sujets de cette campagne présidentielle le garde des Sceaux continue en se demandant c'est ça Marie Chantré pourquoi nous ne sommes pas intervenus alors que ça fait de longs mois qu'on a des plaintes contre ce monsieur c'est tout à fait inacceptable
et il le dit si des sanctions doivent être prises à l'encontre donc sans doute de certains magistrats parce que c'est eux en l'occurrence
notamment la procureure Doche qui sont visés
et ce rapport cette enquête administrative demandée diligentée par le ministre de l'Intérieur sera rendue publique
oui mais ce qu'on comprend bien c'est qu'il y a cette affaire là mais vous dites vous-même que c'est systémique donc il ne faudrait pas simplement se dire bon on va sanctionner et puis on passe à autre chose c'est à dire qu'il faut une révolution j'ai envie de dire des esprits au sein même du monde judiciaire sur la prise en compte des enfants de leur parole oui c'est pour ça que je pense qu'à quelques mois maintenant de la présidentielle ça va être un sujet majeur à aborder par les différents candidats parce que c'est sans démagogie c'est un problème de politique publique il faut absolument qu'aujourd'hui la parole de l'enfant soit prise en considération et donc charge maintenant aux candidats de nous offrir des garanties sur la prise de la récolte de cette parole qui est si fragile à obtenir il faut bien comprendre c'est tellement difficile il a déposé plainte pour défait de viol alors on attend le communiqué du procureur dans un instant sur les derniers développements dramatiques après la découverte d'un corps six jours après la disparition de l'IANA on va retrouver Nicolas Dumas à Florence pour BFM TV Florence qui est le lieu où a disparu la petite fille c'est là qu'elle résidait on imagine bien évidemment l'état de sidération la stupeur le choc sur place dans la commune
oui le choc c'est exactement le mot dans cette ville de 6000 habitants depuis vendredi déjà le premier choc c'était cette disparition de l'IANA 11 ans aux alentours de 15h à la sortie de son collège puis tout ce qui a suivi ces fouilles avec les gendarmes mais aussi les habitants de la ville qui se sont commencés déjà le week-end dernier puis qui se sont poursuivis toute la semaine en début d'après-midi il y avait encore du porte-à-porte de par les gendarmes pour essayer de récolter le moindre témanage et lorsqu'on a appris cette nouvelle de la découverte d'un corps qui pour le moment n'est pas formellement identifié comme celui de l'IANA pour les habitants il ne fait aucun doute c'est celui de la petite fille il y a peu de doute pour les habitants ici à Florence ce qu'on a pu voir notamment c'est lorsqu'on apprenait au tout début lorsque la nouvelle est sortie les habitants ont été sous le choc lorsqu'on leur annonçait cette nouvelle certaines grand-mères par exemple nous disaient qu'elles ne comprenaient pas ce qui s'était passé dans cette ville de 6000 habitants qui habituellement est totalement paisible
Nicolas Dumas en direct de Florence pour BFM TV à Nicolas qui est avec Laura Champion nous sommes rejoints par Karine Dabadi médecin légiste bonsoir d'être là madame le travail maintenant il va être confié justement au médecin légiste alors tout d'abord il faut identifier le corps le corps qui est toujours sur place confirmer qu'il s'agit bien de la petite Liana et puis ensuite il va falloir à partir des premières constatations essayer de comprendre ce qui s'est passé
oui alors pour l'identification du corps on a différentes techniques on commence par faire effectivement un examen externe du corps on va mesurer la taille regarder la couleur de peau dire à peu près son âge bien évidemment et ensuite on peut faire deux types d'analyses soit des analyses ADN qui sont un peu plus longues autrement des analyses odontologiques c'est à dire qu'on va faire un examen dentaire et le comparer à un examen dentaire antérieur ce qui nous permettra de faire une identification
ça peut prendre combien de temps parce qu'il faut aussi assez vite confirmer aux parents je pense à eux que c'est bien leur petite fille qui se trouve là
ce qui est le plus rapide c'est effectivement les analyses dentaires qui peuvent être faites dans la journée du moment qu'on a le corps on peut avoir très rapidement l'identification par les analyses dentaires
le corps est sur place sans doute depuis maintenant quasiment 7 jours dans la nature dans un silo agricole il peut être abîmé
oui bien sûr alors le corps il va s'abîmer plus il fait chaud et plus il va s'abîmer donc ça c'est important de le savoir et après il faut savoir est-ce qu'il est bien là depuis 7 jours ou est-ce qu'il a été déposé plus tard donc il y a aussi cet élément là puisqu'en fonction effectivement de l'état du corps de la température on va pouvoir aussi avoir une idée de est-ce que ça fait bien 7 jours qu'il est là ou est-ce que Alexandra une dernière information sans le procureur qui communique et qui ne confirme pas pour l'instant qu'il s'agit du corps de Liana mais qui donne une information importante en disant que le corps qui a été retrouvé paraît être celui d'un enfant porteur de vêtements similaires à ceux que la mineure enlevée Liana la mineure enlevée est séquestrée portée au moment de sa disparition il indique qu'une autopsie réalisée là doit permettre dans les prochaines heures de confirmer avec certitude l'identité mais donc il parle déjà d'un corps d'un enfant qui porte des vêtements similaires à ceux de Liana au moment de la disparition voilà ce qu'annonce le procureur à l'instant par voie de communiquer
donc ce sont quand même des indices qui permettent d'imaginer il est très prudent voilà il est prudent il reste prudent quand même
il reste prudent mais enfin il dit quand même des choses extrêmement claires et on comprend désormais pourquoi les parents ont été avertis dès l'instant où le corps a été découvert c'est que dès l'instant où ils ont découvert ce corps les enquêteurs ont compris qu'il pouvait s'agir de la petite Liana au vu de la taille de l'enfant bien sûr et des vêtements
mais Général Fonbonne ça fait 6 jours que durent les recherches qu'est-ce qui a pu conduire les enquêteurs là précisément à Puy Casquier on est à 10 minutes de Florence en voiture cette espèce d'exploitation agricole et ce silo pourquoi d'un coup sont-ils allés là-bas et ont concentré la recherche là-bas je pense que c'est la progression du ratissage on est dans une zone qui est parfaitement logique par rapport à la chronologie de la présence et de l'absence de la personne qui a été mise en examen donc même si elle est extrêmement grande c'est un ratissage ça fait une semaine que les gendarmes mobiles parcourent cette zone je dirais qu'à un moment donné on va tomber sur un endroit comme les autres où potentiellement le corps peut se trouver même si c'est improbable on va tout fouiller y compris effectivement un silo à grain sauf à ce que les expertises sur le GPS de la voiture aient commencé à parler et qu'on ait un spot particulier d'un arrêt particulier de la voiture à cet endroit-là sur lequel on va évidemment procéder à des recherches plus importantes et plus fines on s'interrogeait sur savoir est-ce que le corps a été déplacé ou non en même temps la fenêtre de tir si j'ose dire du potentiel meurtrier ou assassin est assez courte puisqu'on l'a vu Jérôme Barrella à bord de sa voiture et Liana à la sortie du collège vers 15h15 vendredi dernier et qu'a priori on le revoit à une fête de l'école deux heures ou deux heures et demie après et ensuite il est interpellé le lendemain et c'est très dangereux il aurait peut-être pu revenir la nuit déplacer le corps mais il avait un laps de temps assez court quand même d'être vu sur les lieux il a découvert sur les lieux d'une exploitation agricole écarté à un endroit écarté d'une vue directe c'est quelqu'un qui connaît les lieux
alors je ne sais pas si on peut voir cette carte derrière nous cette vue de la ville de Florence en fait c'est tout là-haut à gauche
voilà c'est ici que le corps a été découvert le collège il est en bas à droite il est sur la droite de l'image le collège de Liana il est ici je ne sais pas où est la piscine en bas à droite et là-haut c'est l'endroit où il a été découvert c'est-à-dire que pour aller là-haut il fallait connaître cet endroit peut-être l'avoir reconnu avant c'est vraiment tout à côté en voiture c'est 10 minutes en voiture où est-ce qu'on va pour abandonner il faut traverser la ville absolument donc aller l'abandonner là-bas ça veut dire qu'il connaissait l'endroit qu'il avait peut-être imaginé le scénario si un jour je passe à l'acte c'est là que je cacherais le corps on ne va pas dans un endroit comme ça au hasard une exploitation agricole à l'écart est-ce qu'il s'est passé quelque chose là-bas ce qui est terrible dans cette affaire c'est d'imaginer qu'en plus il avait vraiment focalisé sur cet enfant mais bien sûr qu'il était focus sur cet enfant il venait là dans le matin il lui apportait des chocos il lui apportait des friandises il l'avait invité en tout cas sa fille la fille de ce monsieur de Jérôme B l'avait invité chez elle à des soirées pyjama il s'était visiblement mal comporté puisque les parents de la petite Liana ne voulaient plus qu'il retourne chez lui comportement inapproprié chatouilli et autres bien sûr donc ses parents ne voulaient plus qu'il y retourne et malgré l'interdiction qui avait été faite aux parents à la petite de voir cet homme il venait la voir à la sortie de l'école il lui apportait des friandises des gâteaux autant dire oui Alain qu'il était focus sur Liana mais justement il est dans le mutisme dans le silence depuis qu'il a été placé en détention provisoire c'est donc bel et bien le travail de ratissage des enquêteurs des gendarmes qui a permis de retrouver le corps de cet enfant qui porte selon ce que nous dit le procureur une tenue semblable à celle de Liana mais maintenant comment ça se passe pour celui qui est toujours suspect numéro 1 Maître Mourabatik bonsoir merci de nous avoir rejoint est-ce qu'on va on va retourner voir le suspect en prison est-ce que le procureur va diligenter d'autres actes comment ça se passe il va être interrogé il va venir devant le magistrat instructeur devant le juge d'instruction et on va procéder à un interrogateur alors là maintenant il n'y a plus nécessairement un besoin de réactivité imminente puisque le corps a été retrouvé et donc je pense que ce que vont faire les enquêteurs et le magistrat instructeur c'est qu'ils vont essayer d'enquêter au maximum d'avoir un maximum d'éléments et ensuite ils vont le confronter aux éléments tangibles scientifiques techniques et parce qu'il est dans le silence comment le faire sortir de son silence maintenant alors le droit enfin le silence il a le droit d'exercer son droit au silence mais ça n'enlève en rien les éléments objectifs qui existent dans l'enquête et puis il va être extrait de sa cellule il va être interrogé et il va être confronté aux éléments objectifs et il est tout à fait possible d'imaginer que lorsque l'on va le confronter à tel ou tel élément et bien il va avoir envie de s'expliquer soit pour dire effectivement qu'il a fait s'il a envie de reconnaître ou de poursuivre en disant qu'il est innocent et de définir sa stratégie qui sera la sienne au moment où il sera interrogé enfin on voit bien que l'enquête progresse malgré son silence puisqu'on a sans doute retrouvé le corps l'autopsie va sans doute nous dire comment est morte Liana
oui puis on peut aussi retrouver sur le corps sur les vêtements sur tout ce qui l'entoure de l'ADN de l'auteur voilà on va chercher sous les ongles on va chercher sur les vêtements sur son corps donc en fait on pourra comparer et on pourra effectivement ça fera un élément de plus à lui soumettre
donc l'enquête va avancer sans lui si j'ose dire la procédure j'imagine Alexandra va changer enfin les termes de procédure parce que pour l'instant il y a une information judiciaire ouverte pour enlèvement et séquestration quand on aura confirmé officiellement qu'il s'agit bien de Liana ça va évoluer
oui c'est-à-dire que le parquet va prendre ce qu'on appelle un réquisitoire supplétif pour passer sous la qualification d'homicide voire peut-être même d'assassinat s'il y a matière à penser pour l'autorité judiciaire qui a eu préméditation dans la mort de la petite fille si tenter qu'il soit confirmé son identité et après ce réquisitoire supplétif et bien le juge d'instruction aura la possibilité de convoquer le suspect principal Jérôme Barreau pour l'entendre en présence de son avocat pour l'interroger et comme le disait à l'instant Mourad Batik lui pourra donc soit répondre aux questions soit garder le silence on sait qu'il l'a déjà fait pendant son interrogatoire avec le juge d'instruction il était resté mutique
si on remonte Dominique Rizet le parcours de cet homme qui on le rappelle est suspect numéro 1 c'est une succession d'affaires qui ont été classées de signalements de plaintes pour viol mais qui n'ont jamais pu être étayées ou qui ont fait l'objet de mise en examen mais là si c'est lui là il a basculé c'est-à-dire qu'il a basculé dans le meurtre dans l'assassinat peut-être avec préméditation donc il faudra comprendre pourquoi d'un coup il est passé à l'horreur la plus absolue
vous savez comme souvent il y a toujours un parcours
dans la délinquance qui mène au crime il y a souvent un parcours dans la pédocriminalité depuis les exhibitions puis ensuite les attouchements jusqu'au viol
et ensuite jusqu'au meurtre ça ne se passe pas d'un seul coup et ça ne se passe pas en général son itinéraire
tel qu'il est connu ça commence en décembre 2017 si on nous dit qu'il a 41 ans on enlève 9 ans il en a 32 pour une relation avec une lycéenne de 17 ans à chaque fois il y a des faits 2017, 2020, 2022, 2025 ça c'est pas le pire c'est la maman de cette fille de 17 ans qui dit ma fille fréquente ou un homme de 32 ans fréquente ma fille de 17 ans c'est normal qu'elle s'alarme elle dépose plainte et cette fille de 17 ans dira oui mais c'est une relation consentie oui mais l'âge au fil des années ça se rejeunit ça descend il y a une petite fille de 11 ans puis ensuite une petite fille de 7 ans et puis cette affaire qui vient de sortir dont parlait Alexandra tout à l'heure cette affaire dont on ne sait encore rien puisque la procureure nous dit et j'apprends mon parti apprend qu'une plainte vient d'être déposée liée à la soirée pyjama liée à la soirée pyjama on ne sait pas l'âge de cette victime mais c'est certain en tout cas il est allé j'imagine qu'elle a à peu près le même âge oui bien sûr c'est à dire qu'au fil des années il s'enfonce dans sa perversion il va doucement vers cette tendance parce qu'on ne l'a jamais arrêté aussi parce que finalement rien ne le stoppe puisque ce qu'il a fait a été impuni
il y a un gendarme tout à l'heure qui m'a dit au téléphone cette affaire remet en cause tout notre système parce qu'il me dit en fait là il y a eu une succession d'erreurs mais qui en réalité et ça je parle sous le contrôle de maître bâti qui se retrouve dans plein d'autres dossiers en fait nous on découvre ça aujourd'hui on est horrifié mais les avocats qui travaillent au quotidien avec des victimes qui essayent de porter plainte disent que finalement c'est assez courant de déposer plainte et de ne pas avoir de nouvelles ensuite pendant des mois y compris lorsqu'on parle d'enfants
de mineurs soyons rassurés il y a une enquête administrative qui va arriver tout va bien se passer on va avoir des stupides je vous sens ironique c'est extraordinaire attendez on est dans un pays où ce qui arrive aujourd'hui ce que l'on découvre est le fruit de notre quotidien je veux dire ça arrive tous les jours et on a un garde des Sceaux et un ministre de l'Intérieur qui nous disent ne vous inquiétez pas il y a une enquête administrative qui va être diligentée moi je peux vous le donner si ça nous arrive tous les jours c'est donc systémique c'est pas seulement un cas isolé un fiasco judiciaire isolé donc ça veut dire qu'il faudrait faire quoi alors ?
en fait moi je peux vous la donner le résultat de cette enquête administrative il y aura deux responsables c'est le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux s'ils font une enquête qui est un tout petit peu transparente et qui est un tout petit peu franche ça devrait remonter jusqu'à eux ça devrait remonter jusqu'à eux parce que la réalité c'est qu'il y a trois procureurs de la République pour 100 000 habitants en France il y en a 15 pour 100 000 en Pologne bon c'est ça le résultat de l'enquête administrative sachant que là on parle de personnalités politiques qui sont dans une majorité qu'au pouvoir depuis bientôt 10 ans exactement donc ça sera difficile de ne pas rendre les compte et puis par-dessus ça par-dessus ça vous voulez dire que de l'Intérieur et de la Justice devraient présenter leur démission ?
je le crois non mais ils ont choisi de jeter sous le bus et de faire des procureurs de la République et des petits substituts il ne faut pas non plus
il tient quand même tout à l'heure des propos assez rares pour un politique il s'est dit terrifié par le dysfonctionnement ça je parle de Gérald Darmanin terrifié par le dysfonctionnement que nous avons révélé ce sont des propos quand même qui engagent un peu les autorités judiciaires en dessous qui engagent aussi de fait les gendarmes parce qu'il y a aussi des questions qui vont se poser du côté des gendarmes et de la façon dont ils ont pu agir pendant ces mois d'enquête préliminaire et cette enquête administrative va peut-être peut-être enfin permettre de mettre en avant la pédocriminalité qui aujourd'hui ne fait pas partie des priorités pénales on le voit dans les dossiers du périscolaire par exemple et dans d'autres les dossiers d'inceste quand on voit aussi le nombre de personnes mineures chaque année il y a 160 000 mineures qui sont victimes d'actes sexuels 160 000
Docteur Dabadi
Oui je veux juste dire qu'en fait il faut recentrer un petit peu le débat sur les victimes parce que je pense qu'on en est là aussi parce qu'en fait on ne les écoute pas on ne les prend pas en compte et moi en tant que médecin légiste j'en rencontre tous les jours et tous les jours je sais qu'on a beau faire tous les examens qu'on peut on recueille leurs paroles on prend le temps parce qu'on prend le temps de les écouter en tant que médecin légiste on prend le temps de les examiner on prend le temps de faire des prélèvements et il est extrêmement désagréable très souvent de nous dire bon bah ça coûtait trop cher on n'a pas fait telle analyse et puis après on apprend que l'auteur il a été relâché et je pense qu'effectivement du moment qu'on confie une personne qui a été victime de violence à un système on doit aller jusqu'au bout et surtout on doit l'écouter parce qu'effectivement trop souvent j'ai l'impression que sa parole est mise en doute et on en est là pour ça parce que cette jeune cette petite fille alors c'est possiblement elle des éléments qu'on a mais ça pourrait être aussi une autre petite fille que l'on retrouve décédée dans ces conditions et bien elle ne devrait pas être là si on avait écouté tout ce qui s'était passé avant donc j'ai vraiment juste envie de recentrer sur ça
on a l'intervention de Gérald Darmanin on va écouter le garde des Sceaux
pourquoi on met du temps à transpertre entre le parquet de Toulouse et le parquet d'Oche et pourquoi on le fait en papier la suite de la plainte pourquoi lorsque la procureure de la République demande de faire des actes d'enquête manifestement ils ne sont pas faits pourquoi on n'est pas intervenu
alors que ça fait de longs mois qu'on a des plaintes contre ce monsieur c'est tout à fait inacceptable en tant que chef d'administration je prendrai mes responsabilités je rendrai public le rapport
et je prendrai des sanctions je les proposerai si je devais y en avoir évidemment en ce qui me concerne avec le conseil supérieur de la magistrature
mais c'est incroyable c'est le Titanic qui coule et c'est l'inverse du capitaine qui dit à tout le monde allez-y je sors le dernier vous avez un garde des Sceaux qui dit non non mais laissez-moi passer moi j'y suis pour rien je sors du bateau qui coule mais je suis complètement d'accord avec ça mais je suis complètement d'accord avec ça plus on accuse les autres plus on est innocent soi-même plus on se dédouane on se dédouane alors que c'est une histoire politique moi j'aimerais un garde des Sceaux qui dise j'ai sûrement une part de responsabilité là-dedans mais on va chercher à savoir qui il y a mais moi j'ai une part de responsabilité c'est un échec pour moi mettez-vous à la place mon métier c'est de défendre d'accord et je vais faire quelque chose d'un peu contre-intuitif je vais défendre des magistrats mettez-vous à la place de ce substitut du procureur du procureur de ces gendarmes qui ont en charge dans leur cabinet des dizaines des centaines de dossiers et qui ont effectivement il y a eu une défaillance sur ce dossier aujourd'hui ils sont pris en meute par les médias par les émissions par les talks par le public et par leur supérieur hiérarchique par le garde des Sceaux et donc si vous voulez c'est infernal à un moment donné le garde des Sceaux il doit prendre ses responsabilités le ministre de l'intérieur il doit prendre ses responsabilités ce sont des gens qui ne sont pas exempts de tout reproche 3 procureurs pour 100 000 habitants en France 15 en Pologne pour 100 000 habitants en France je veux dire c'est pas rien comme argument on peut quand même commencer par là
je me permets de vous interrompre information BFM TV du service politique avec Loïc Besson le premier ministre Sébastien Lecornu réunira demain les ministres de l'intérieur Laurent Nunes mais également le garde des Sceaux Gérald Darmanin pour faire un point de situation sur l'affaire Liana et ses dysfonctionnements c'est rarissime parce que cette affaire Liana
est au début parce que ça fait 6 jours et on vient d'apprendre on a appris effectivement toutes ces affaires ce dysfonctionnement qui semble apparaître cette réunion elle est intéressante ou on est dans la com selon vous ? que de la com c'est une coquille vide non mais faisons une réunion sacrifions ce procureur ou ce substitut du procureur sacrifions pour vous ça va terminer comme ça ?
ces 2-3 gendarmes qui ont travaillé qui ont mal travaillé sur le dossier et puis tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes je veux dire c'est scandaleux cette technique de communication elle est scandaleuse elle n'est pas à la hauteur de la France elle n'est pas à la hauteur de ceux qui prétendent à être le représentant de ces institutions
et je ne me fais pas le défenseur de pardonnez-moi mais il n'y aurait pas eu cette réunion il n'y aurait pas eu cette réaction on aurait aussi considéré la réunion est surprenante quand même la réunion est surprenante
que Gérald Darmanin réagit c'est le moindre des choses il est garde des sauts
absolument un déplacement consacré au narcotrafic était normalement prévu demain le déplacement du Premier ministre également tout cela est annulé
pourquoi selon vous Marie pourquoi ? parce qu'ils prennent conscience qu'il y a une indignation générale chez les Français que les Français ne comprennent pas ils se disent finalement cette petite fille n'aurait jamais dû mourir au regard de ce qu'on sait aujourd'hui du parcours judiciaire de cet homme
l'indignation générale mais également l'émotion d'une petite fille en effet dont on attend la confirmation de son décès mais on ne peut pas légiférer vous savez ça a été un débat notamment sous le mandat de Nicolas Sarkozy légivéré sous l'émotion mais force est de constater que là on touche à un enfant et que la démonstration faite notamment par le service pour les justices d'une totale série de dysfonctionnements ne peut pas rester sans réponse
sauf que ce que les Français vont attendre ce sont des décisions or là il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale on va entrer en période de campagne électorale il ne faut pas de loi émotion il va y avoir forcément une récupération politique notamment peut-être de la part d'un parti qui se dit toujours le parti de l'ordre de la protection des Français et c'est là où il faudra quand même faire le tri entre ce qui pourra vraiment être fait ce qui relèvera de la démagogie ou du populisme en l'espace d'une semaine moi j'ai passé ma nuit de samedi à dimanche ici de 17h à 2h du matin à parler des violences du football pendant 10h d'affilée et on a quand même
tout le monde a vu ce qui s'est passé on s'en est un peu écarté parce qu'on parle de l'IANA et c'est bien normal
c'est un bon choix rédactionnel c'est comme ça qu'on a à faire du journalisme mais qu'est-ce que M.
Nunez a dit à 2h du matin dans la nuit de samedi à dimanche tout est sous contrôle globalement ça s'est bien passé globalement ça s'est bien passé on avait prévu on avait mis le dispositif et pendant ce temps tout le monde cassait tout et là aussi les français l'ont vu oui mais à un moment et aujourd'hui le même ministre de l'intérieur et celui de la justice qui disent allez il y en a on va faire le ménage plus jamais ça c'est terminé on vous le jure commission d'enquête administrative enquête administrative et là vous allez voir ce que vous allez voir et je suis complètement d'accord avec Maître Batik on verra rien du tout il y a deux choses il ne faut pas faire croire aux français que ça ne se reproduira jamais parce que le risque zéro ça n'existe pas en revanche ce qu'il faut faire c'est corriger oui mais ça c'est en donnant comme vous le disiez les moyens aux gendarmes de travailler correctement et aux tribunaux de fonctionner est-ce que ça va pas plus loin que les moyens pardon de vous interrompre mais les moyens c'est ce qu'on dit à chaque fois effectivement il manque de moyens mais moi j'ai l'impression quand même qu'il y a une révolution culturelle à faire dans le monde de la justice c'est-à-dire se dire les enfants c'est priorité absolue pour les enfants là on est effectivement on a raison sans doute de lutter contre le narcotrafic de lutter sur effectivement les contrôles de vitesse sur la route les gendarmes très bien c'est important mais on a l'impression quand même qu'il n'y a pas une priorité absolue sur les enfants c'est ça que je pense que les français constatent aussi c'est un vrai problème au-delà des moyens c'est multifactoriel évidemment il y a un problème de moyens structurels quand vous arrivez dans un cabinet de juge d'instruction qui a 150 dossiers en cours dans son cabinet avec des meurtres des assassinats des actes de torture et de barbarie du terrorisme c'est compliqué de traiter les dossiers c'est compliqué pour une seule personne de traiter tous ces dossiers j'ai l'impression je vous interromps encore mais ça dépend aussi qui porte plainte qui est mise en cause quand la maman de la petite Rosa va voir la gendarmerie c'est une personne lambda qui vient comme ça seule avec sa fille qui a eu le courage de parler de raconter à sa maman si ce qui était en cause si ce qui était en cause était des personnalités si est-ce qu'il n'y a pas aussi ce que vous essayez de nous dire c'est qu'il y a une justice à deux vitesses en France pour certaines personnes et une justice différente pour d'autres bienvenue dans notre système
il y a les histoires de vol de scooter vous vous souvenez ?
on va vous raconter on va vous raconter les coulisses Alexandra de la plainte de la maman de Rosa avant de retourner à Pucasqui retrouver Jean-Louis Frit Forkest c'est-à-dire cette dame qui vient avec sa fille qui est donc reçue par un gendarme qui tente de porter plainte elle vient une fois elle appelle elle rappelle et on lui dit madame si vous continuez c'est du harcèlement il faut raconter ce qu'elle a fait elle a demandé à l'intelligence artificielle comment est-ce que je peux faire connaître mon affaire le viol de ma fille
ce qu'elle a raconté c'est qu'au moment où l'affaire Liana surgit et que le nom de Jérôme Barrella apparaît Jérôme B au début on ne donnait pas son identité et qu'elle a compris qu'il s'agissait de l'homme qui d'après sa fille l'avait violé elle dit que la tasse qu'elle avait à la main lui est littéralement tombée des mains et tombée par terre et qu'elle a été sidérée devant cette émission et elle a demandé ensuite effectivement comment réussir à contacter les médias parce qu'en fait ça faisait plus de 9 mois que cette femme isolée isolée des médias si je puis dire essayait du mieux qu'elle pouvait de savoir qu'est-ce qui se passait pour la plainte de sa fille rendez-vous compte qu'il y a un examen médico-légal qui est réalisé par un médecin légiste le 11 septembre dernier qui constate des lésions sur sa fille qui sont compatibles avec les viols qu'elle décrit on parle d'une enfant de 11 ans et que cette maman n'a jamais été informé des résultats de cet examen alors même qu'elle l'a demandé à de très nombreuses reprises c'est peut-être la procédure qui veut ça mais humainement elle a dû apprendre par les médias aujourd'hui le résultat de cet examen pour sa fille en septembre dernier et donc elle a contacté BFM TV parce qu'elle a réussi à obtenir comme ça un numéro de téléphone elle est tombée sur Linda Bouziade et je voudrais lui rendre hommage notre collègue Linda Bouziade qui reçoit les appels et les mails de toutes les personnes qui souhaitent contacter BFM TV et Linda Bouziade l'a écoutée a entendu ses propos et l'a ensuite transmise au service police justice et nous très rapidement on a mené des vérifications et en deux heures on a réussi à vérifier son histoire à la corroborer à la vérifier avec les autorités judiciaires et on a pu la révéler mardi soir à 20h
on va retourner à Pukaski retrouver Jean Wilfried forecast en direct pour BFM TV puisque vous êtes Jean Wilfried là où a été découvert un corps dont la tenue est semblable à celle de Liana
exactement bonsoir Alain bonsoir Olivier un corps d'un enfant qui a été retrouvé en début d'après-midi avec effectivement des vêtements qui semblent correspondre à ceux que porte habituellement Liana c'est pas n'importe qui qui dit ça c'est le procureur de la république qui a été le premier informé par les gendarmes qui ont fait la découverte en tout milieu d'après-midi ici à Pukaski forcément le premier à avoir été alerté c'est le procureur de la république c'est lui qui coordonne l'enquête il s'agit d'Olivier Naboulé c'est le patron du parquet d'argent avec le pôle criminel qui dirige cette affaire maintenant puisqu'on le rappelle le procureur d'Oche a été désaisi il a donc été alerté dans un premier temps il a évidemment évidemment alerté les parents en disant qu'un corps avait été retrouvé qu'il n'y avait pas de certitude qu'il n'était pas en capacité d'affirmer qu'il s'agirait qu'il s'agit du corps de leur fille parce qu'il y a des analyses qui vont être pratiquées il y a des prélèvements qui ont été effectués en début d'après-midi on va avoir des résultats le procureur une fois qu'il a fait cette annonce il est venu sur place il est venu ici légèrement Soisy-Gouillet qui m'accompagne va vous montrer légèrement en contrebat il est arrivé ici il y a beaucoup de fourgons de gendarmerie qui sont présents le procureur est venu sur place il n'est pas seul il est accompagné du juge d'instruction celui qui va diriger l'enquête maintenant puisqu'on a plus d'éléments on va savoir très certainement dans les prochaines heures s'il s'agit du corps de la petite IANA on devrait être fixé certainement très rapidement ce qui est sûr c'est qu'en bas la scène de crime puisqu'il s'agit d'une scène de crime avec un corps retrouvé a été gelée elle est surveillée il y a un périmètre de sécurité pour nous journalistes il est absolument interdit d'approcher à proximité de ce silo scène de crime gelée avec des investigations qui se poursuivent tous ces renseignements qui sont pris de façon très scrupuleuse par les gendarmes vont être consignés ils vont permettre d'alimenter apporter des éléments pour cette enquête qui est en train de se construire autour de ce suspect numéro un en tout cas ce qui est sûr c'est que ici hélas c'est peut-être l'issue l'issue qu'on redoutait qu'on craignait depuis quelques heures ici dans le Gers notamment dans la commune où vit la petite fille et ses parents
Jean-Louis le fruit de Forquest a pu casquer pour BFM TV Dominique Rizet justement on est face à vous on a la visualisation de ces deux communes on a Florence et puis casqué pour comprendre ce qui s'est passé peut-être l'itinéraire meurtrier
on regarde ce que l'on sait aujourd'hui c'est-à-dire la découverte d'un corps à puis casqué qui semble de plus en plus être le corps
de la petite Ilana si on revient au moment de sa disparition on est vendredi il est 15h05 et elle est vue ici à la sortie de son collège le collège Hubert Reeves et une caméra
de vidéosurveillance montre une image sur laquelle on voit la petite Ilana monter dans une voiture grise qui est la voiture du suspect donc aujourd'hui donc placée en détention lui dit ensuite qu'il part qu'il va l'emmener à la piscine la piscine regardez elle est là-bas il faut traverser toute la ville
de Florence pour aller vers cette piscine et il dit qu'il l'aurait déposée ici et qu'ensuite il serait reparti lui au collège pour récupérer sa fille et ensuite assister à 18h30 à une manifestation une fête au collège et regardez où on retrouve le corps on retrouve le corps ici à puis casqué c'est-à-dire en fait tout au bout de l'itinéraire et pas très loin de la piscine qu'aurait pu emprunter la voiture du suspect donc le collège la traversée de la ville de Florence la piscine parce qu'une enfant de 11 ans elle le connaît le trajet pour aller à la piscine peut-être que si lui ne l'avait pas emmenée elle savait y aller toute seule entre le collège et puis Castier il y a quoi il y a 10 minutes de route alors ça je ne peux pas vous dire mais bon a priori dans une ville comme celle-ci où on circule bien 10-15 minutes c'est les alentours absolument donc ça veut dire qu'il est à la piscine une dizaine de minutes après vers 15h20 15h25 regardez la différence la distance visuelle à vol d'oiseau mais ça circule entre la piscine de Florence et l'endroit la flèche rouge c'est quant à Moreau donc notre chef d'édition qui nous a fait ce plan donc c'est vraiment très près c'est ici que se trouve cette fameuse ferme agricole où on a retrouvé un corps cet après-midi alors justement général Fontbonne parce que là on essaye d'esquisser le trajet et puis après il y a le corps qu'on a retrouvé dans le silo est-ce qu'on peut essayer de comprendre le mode opératoire ce qui a pu passer par la tête du suspect numéro 1 moi je pense mais sous votre contrôle docteur qu'on risque d'avoir de très mauvaises surprises sur la découverte sur la découverte de faits similaires et nouveaux on dit en termes de profilage mais c'est pas ma spécialité que les criminels que les violeurs réitérants deviennent et c'est logique de moins en moins prudents au fur et à mesure qu'ils commettent des faits qui ne sont pas poursuivis c'est-à-dire que la première fois on se déplace très loin de chez soi en prenant je dirais des précautions de police technique en mettant des gants en faisant en sorte que l'on ne vous comme on ne vous interpelle pas et puis ensuite finalement il ne se passe rien donc on se rapproche de plus en plus là il y a quand même quelque chose il y a deux choses qui m'interpellent la première c'est que ce sont pour les faits qui n'ont pas été poursuivis des faits qui se passent à son domicile pour des soirées pyjama c'est-à-dire qu'il est il est complètement imprudent mais on peut jouer sur le fait que ce ne sont comme disent les enfants que des attouchements que des chatouilles c'est-à-dire des choses pour lesquelles objectivement il pense qu'il ne pourra pas être poursuivis là c'est complètement différent il est dans la ville où il habite il prend la petite fille si c'est lui à la sortie de l'école avec son propre véhicule alors qu'il sait parfaitement qu'il y a des caméras partout que tout le monde peut le reconnaître sur l'itinéraire jusqu'à l'endroit de découverte du corps soit j'allais dire il est complètement stupide et il ne se rend pas compte du risque qu'il prend soit il est dans je dirais dans une telle euphorie criminelle il ne met jamais rien arrivé jusque là donc je vais en quelque sorte les narguer une toute puissance une toute puissance perverse peut-être jusqu'au moment où il va se passer quelque chose mais ici ne se passe rien c'est pour ça que je pense qu'on risque au fil du déroulement des enquêtes de se rendre compte qu'il y a d'autres faits peut-être d'autres faits non résolus vous employez euphorie criminelle ça veut dire quelque chose euphorie criminelle ou pas
je pense que quand vous parlez d'euphorie criminelle vous évoquez quelqu'un qui a je pense qu'on ne peut pas employer ce terme comme ça sur ces auteurs là je pense que c'est quand même un monsieur qui est quand même père de famille parce qu'en fait cette petite fille c'était une copine de cette fille
il a deux enfants et cette fille est née à le même âge que Liane
j'espère que l'enquête ira aussi à voir ce qui se passait au sein de ses propres enfants parce que j'ai du mal à croire qu'il s'en prendrait qu'aux autres enfants et pas à ses propres enfants je pense que là on est face à quelqu'un qui effectivement aurait dû être interpellé bien avant il y avait des faits il y avait des actes moi je n'irais même pas voir une pathologie psychiatrique haute parce que quand vous dites euphorie criminelle on pourrait penser peut-être qu'il ne se contrôle pas en fait je pense que si le parcours est celui que vous avez montré c'est quelqu'un qui a plutôt réfléchi à ce qu'il allait faire c'est à dire qu'il va plutôt réagir à ses pulsions et aller jusqu'au bout de ses pulsions
parce que cette petite fille il la voyait tous les matins etc donc c'est peut-être un scénario qu'il a préparé
pour moi c'est quelque chose qu'il a possiblement construit si c'est lui parce que là on parle mais peut-être que voilà il faut rester prudent et moi en tant que légiste j'aime toujours être prudente il y a quand même beaucoup d'éléments concordants qui font qu'on peut penser que c'est lui mais en tout cas voilà si c'est lui effectivement je pense plutôt à quelqu'un qui a peut-être mûri cet acte en tout cas moi
Vous posez une question personnelle vous médecin légiste vous avez dit vous faites des constatations de violences d'agressions sexuelles de viols sur des enfants comment on peut exercer ce métier avoir le recul nécessaire professionnel et en même temps être confronté sur des corps d'enfants à cette race de violence
alors c'est très difficile parce que je suis aussi maman de 5 enfants donc voilà il faut voilà mais quand on travaille en tant que médecin légiste il faut essayer effectivement de se dire on va parler en fait en quelque sorte moi j'ai toujours cette vision mon rôle c'est de parler pour soit la personne qui est décédée qui ne peut plus parler ou aussi pour effectivement aider la personne qui est face à moi qui a vécu des violences et pour faire sortir effectivement sortir les éléments de preuve
pour la vérité
la vérité pour moi c'est la recherche de la vérité
c'est ça qui vous motive c'est ce qui me motive
et ce qui me permet effectivement même si c'est très difficile quand on s'occupe d'enfants mais aussi d'adultes mais les enfants c'est encore plus difficile mais en fait je reste motivée par la recherche de la vérité et les aider à parler et qu'ils soient écoutés et entendus et ce que je vous dis par contre je suis extrêmement énervée parce que cette histoire n'aurait pas dû arriver que ça il y a beaucoup d'autres cas comme ça dans ma carrière
on n'écoute pas assez les enfants c'est ce que vous dites
les enfants les femmes les gens qui se font agresser effectivement on ne les écoute pas en fait on leur demande sans arrêt de donner des preuves et nous en tant que médecin légiste effectivement
vous êtes là pour apporter des preuves
on va prendre le temps de les écouter on va constater on va regarder leur corps examiner leur corps dans le moindre détail et on va essayer de sortir des éléments de preuve mais comment la justice effectivement va les traiter et les prendre en compte et très souvent il y a trop de prélèvements qui ne sont pas faits et après on nous pose des questions effectivement en nous disant oui mais si les prélèvements avaient été faits on aurait ces éléments c'est une question de coût c'est une question de coût c'est ce que j'allais vous demander
on a beaucoup parlé de moyens est-ce que vous les avez pour travailler correctement ?
mais en fait nous en fait on fait tous les prélèvements mais on les garde en fait en conservation jusqu'à ce que la justice ça s'appelle des scellés en fait disent je récupère ces scellés pour faire les analyses nous on aimerait pouvoir faire les analyses nous-mêmes mais non en fait c'est la justice qui va décider ou non que ces prélèvements soient analysés et c'est ça le problème c'est une question je pense de coût de la justice ou de donner de l'enquête c'est une fortune c'est ça oui mais en fait pour moi la vie des gens n'a pas de fortune n'a pas de prix n'a pas de coût
mais fortune ça veut dire quoi fortune ? une fortune regardez l'expertise sur les vêtements du petit Grégory sur l'ADN de ses vêtements sa doudoune son pantalon centimètre carré par centimètre carré prélèvement la doudoune le pantalon les chaussures de Grégory 680 000 euros ah bon ? autant ? dans un labo privé qu'on ne va pas citer
680 000 euros ça coûte extrêmement cher le travail était très bien fait génétique dans les dossiers ça coûte extrêmement cher mais là on parle au-delà des moyens on parle aussi de choix humains
de choix individuels
d'un gendarme qui reçoit cette enquête de plainte pour viol sur mineurs et qui ne signale pas à l'autorité au-dessus qui lui a confié cette enquête qu'il n'est pas en capacité de le faire il n'a pas les moyens et que ça doit revenir à une unité de recherche le choix d'une autorité judiciaire qui à un moment donné se dit que c'est une bonne idée de confier à cette unité de proximité de territoire une affaire de pédocriminalité tout ça ce sont des affaires de choix aussi et pas que de moyens
et la colère de ceux qui nous écoutent c'est que tout ça ce qu'on disait ce matin c'était prévisible c'était prévisible on savait que ce genre d'histoire allait arriver avec un personnage comme ça de la même façon que quand on parle des violences faites aux femmes et des féminicides on sait que c'est prévisible quand Bruno Garcia va tuer Julie Douib sa femme parce que c'est l'affaire emblématique des féminicides il y en a bien d'autres évidemment va tuer sa femme en Corse dix fois il est allé lui dire je vais te tuer dix fois elle avec son père sont allés dans des gendarmeries en Corse dire cet homme va tuer ma femme va lui faire du mal et un jour il est arrivé avec son arme il a du tir sportif il l'a tué ça a donné naissance au grenelle des violences faites aux femmes mais voilà tout ce qui est prévisible ce qui est prévisible c'est que les narcotrafiquants qui tirent dans les cités qui se tirent dessus vont finir par tuer quelqu'un un innocent et c'est déjà arrivé voyez tout ça ça révolte ceux qui nous écoutent
et c'est la responsabilité de tous quand on sait de dire parce que là vous parlez des violences faites aux femmes c'est pareil signaler c'est très bien les signalements qui ont été mis en place mais qui les pratique vraiment voilà
il n'y a pas de baguette magique non plus il n'y a pas de réponse toute faite mais il y a sans doute effectivement une volonté politique on va se dépocher sur les autres en disant on va faire une enquête et vous allez voir ce que vous allez voir et on va faire une réunion énième la réunion le rapport l'enquête la réunion tu perroir
et surtout elle en parle de la vie de femmes et d'enfants il faut savoir aussi les protéger
bien sûr merci et peut-être parler un peu plus des victimes que des accusés
c'est ça c'est exactement ça il faut leur donner la parole
dans tous les cas merci d'avoir été avec nous docteur vous avez aidé aussi à mieux comprendre le travail du médecin légiste qui est aussi un travail d'enquêteur pour essayer de découvrir la vérité