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Discours / meetingRenaissance (sur YouTube)· 2 mars 2017 131 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploiRetraites

Élection présidentielle | Présentation du programme du candidat Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 89 %Attaque 6 %Défensif 4 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 24:01FerméeRéponse directe

    Suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires : patronales ou salariales ? Pas de défiscalisation ?

  • 25:02FerméeRéponse directe

    Réforme de la sécurité sociale : suppression des régimes spéciaux ? Alignement des retraites public/privé ?

  • 27:03FerméeRéponse directe

    Critère des 80 % d'exonération de la taxe d'habitation ? Qui paiera encore ?

  • 29:04OuverteRéponse partielle

    Projet dans la continuité du hollandisme ?

  • 32:05OuverteRéponse directe

    Proportionnelle : pourquoi pas mentionnée ? Fonds industriel de 10 milliards : quelles entreprises ?

  • 35:06OuverteRéponse directe

    Plan d'investissement 50 milliards : détails écologie ? Emplois francs : modalités de sélection ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Emmanuel MacronPromesse
    « Un plan inédit pour la formation et la qualification de nos concitoyens les plus fragiles. »
  • 10:00Emmanuel MacronPromesse
    « Rétablir les allègements de cotisation pour les heures supplémentaires. »
  • 20:00Emmanuel MacronPromesse
    « Interdiction de toute fonction de conseil pour les parlementaires. »
  • 22:00Emmanuel MacronPromesse
    « Réduire d'un tiers le nombre de parlementaires. »
  • 13:00Fait
    « Dès l'été 2015, je disais que nous devrions aller vers un sujet de règlement de la dette grecque. »
  • 5:00Chiffre
    « Nos territoires ultramarins ont un problème. Ils sont à en moyenne à 90 % dépendants sur le plan énergétique et alimentaire. »
  • 6:00Fait
    « Je maintiendrai les surrémunérations parce qu'aujourd'hui on ne peut pas les supprimer. »
  • 7:00Chiffre
    « 80 % de notre biodiversité est ultramarine. »
  • 9:00Fait
    « Nous définirons dans la loi les normes fondamentales auxquelles personne ne peut déroger ni ne doit déroger qui définiront ainsi l'ordre public social. »
  • 12:00Fait
    « Personne ne peut prétendre de manière claire avoir une majorité parlementaire sur la base de son seul parti. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Marie, ça va ? Ça va. Merci à vous encore.

Bonjour, ça va ? Tu vas bien toi ? Bonjour à toutes et tous.

Merci beaucoup d'être présent ce matin pour la présentation de notre projet. Je vais en quelques minutes en donner la philosophie, les grands axes, les principales mesures et je répondrai à toutes vos questions. la présentation de ce projet que nous avions prévu de longues dates et j'avais eu l'occasion à plusieurs reprises d'expliquer pourquoi nous avions souhaité séquencer les choses de la sorte intervient à un moment important et grave de notre campagne pour l'élection présidentielle un moment important et grave parce que deux candidats ont décidé de proposer des projets ou conservateurs ou de régression et de repli pour pour le pays, mais qu'ils ont aussi décidé délibérément de s'attaquer à l'état de droit et à l'autorité de la justice en particulier.

Dans cette période, il me paraît tout particulièrement indispensable d'une part de garder le calme la dignité de la vie publique dont nous sommes les dépositaires et dans le même temps de rappeler évidemment le respect de nos institutions et la volonté de proposer un projet pour le pays. Parce que le projet qui vous est aujourd'hui soumis, c'est celui qui ambitionne de construire une France nouvelle et de retrouver l'esprit de conquête français. C'est cela ce qui depuis le début nous caractérise.

C'est la volonté que nous portons. Alors, je sais que beaucoup chercheront et nous en nous y reviendrons sans doute dans le cadre des questions à savoir si c'est un projet de droite ou de gauche. Nous pourrons en discuter.

Je veux surtout que ce soit un projet qui permette à la France d'entrer pleinement dans le 21e siècle, d'y réussir et de donner à chacune et chacun sa place. La méthode qui a été retenue pour construire ce projet a consisté d'abord à prendre acte de réalité. Nous sommes dans une situation unique, inédite dans un grand pays de l'Union européenne qui depuis 35 ans n'a pas réussi à résoudre le problème du chômage de masse.

Nous sommes le seul grand pays européen dans cette situation et en même temps, face à des défis eux aussi inédits. la révolution numérique, la transition écologique et environnementale, le risque terroriste qui sont les uns et les autres en train aujourd'hui de faire basculer notre quotidien dans un monde nouveau. Ce projet a été aussi construit avec le terrain et toutes celles et ceux qui depuis le début contribuent au mouvement.

Nous avons aujourd'hui plus de 205000 adhérents. Ce projet a été construit sur la base de la grande marche au printemps et à l'été dernier. Plus de 100000 conversations avec les Français, plus de 25000 questionnaires ont ensuite été remplis et un travail unique a été construit par nos comités locaux.

Plus de 3000 ateliers de réflexion depuis plusieurs mois se sont organisés pour construire ce projet. Il est donc le reflet de ce qui est remonté de la base, de ce qui a été construit avec les uns et les autres, les unes et les autres pour proposer avec ensuite plusieurs centaines d'experts et nombre d'entre eux sont présents aujourd'hui, je les en remercie, la cohérence de ce projet, c'est donc à la fois un projet complet, résumé dans le livret qui vous a été remis et en entête un contrat avec les Français qui le cœur de l'engagement que je souhaite prendre qui vous est aujourd'hui soumis. Je suis pour ma part confiant dans la capacité qu'un autre pays à se transformer et à réussir ses défis.

Ça peut peut-être vous sembler paradoxal dans un moment où beaucoup doutent, où certains parlent de guerre civile et ne veulent offrir à nos concitoyens que le spectacle du pessimisme. Je suis formidablement confiant pour plusieurs raisons. La première, c'est que la France est un pays irréformable mais nous ne proposons pas de le réformer.

Nous proposons une transformation complète radicale, un changement de logiciel sur beaucoup de sujets et le mouvement constitué dont nombre d'élus ici présents reflète à la fois la variété et la richesse et je les en remercie montre que nous ne sommes pas dans un temps classique de la vie politique française. Ce qui est en train de se passer est inédit. Ce que nous allons proposer à nos concitoyens n'est pas de les réformer parce qu'ils n'attendent pas d'être réformés.

Ils attendent en effet une transformation radicale sur beaucoup de sujets. Et ensuite parce que le cœur de ce projet c'est de les responsabiliser. C'est de proposer à chacune et chacun de prendre sa part dans ce changement, d'y occuper pleinement ses responsabilités. l'État à les sienne, l'Europe à les sienne, les collectivités territoriales, mais les citoyens sont les acteurs de cette transformation radicale.

Ce projet de conquête a choisi d'abord de regarder vers l'avenir. Je l'ai dit, la transformation du travail, la transformation de d'autres modèles productifs, la transition numérique, ce sont des risques mais aussi de formidables opportunités. Et donc au cœur de ce projet, il y a le refus d'acter la défaite.

Je ne dirai pas dans ce projet que nous avons d'ors et déjà perdu la bataille du travail. Non, le travail va changer et nous participerons de son changement. Nous l'accompagnerons, nous transformerons nos équilibres.

C'est aussi pour cela que l'investissement est au cœur de la philosophie que nous portons. C'est aussi pour cela que je ne propose pas dans ce projet des remèdes qui ont pu être fait dans certains autres pays européens il y a 30 ou 40 ans. L'avenir de la France, ce ne sont pas les réformes britanniques des années 80.

C'est un projet ensuite qui regarde nos contraintes en face et donc qui n'est pas irréaliste. Il est en terme de finances publiques cohérent. Nous avons des engagements à tenir parce que nous sommes un pays endetté.

Parce que ne pas tenir compte de ces contraintes, c'est décider de laisser à nos enfants et nos petits-enfants une charge avant même qu'ils commencent à vivre. Et parce que la cohérence de ces contraintes, c'est ce qui nous tient également dans l'Europe. Et ce projet est un projet éminemment européen.

Et donc nous libérer seul de nos contraintes en pensant que nous arriverons à faire progresser l'Europe parce que les autres l'accepteraient est une profonde erreur. Au cœur de ce projet, il y a la volonté de tenir le fil européen et donc sa cohérence. L'exigence écologique et environnementale est aussi un des fils rouges de ce projet parce que cela fait partie de ce que nous devons tenir parce que cela fait partie des engagements de responsabilité qui sont aussi les nôtres et c'est un projet qui tient compte évidemment de la réalité de la force de la menace terroriste qui aujourd'hui divise parfois notre pays, le fragilise et implique donc le plus grand engagement.

Ensuite et enfin c'est un projet qui s'inscrit de manière pragmatique en terme d'action. Plusieurs actions relèvent du niveau européen où se construit une souveraineté efficace en matière écologique et énergétique, en matière de numérique, en matière de sécurité. L'État prend évidemment sa part de responsabilité sur nombre de sujets, mais c'est également un projet qui décide de construire avec les territoires, les collectivités territoriales en confiance une vraie transformation de l'action publique.

La cohérence de ce projet consiste à concilier plusieurs objectifs jusqu'alors distincts. L'efficacité et la justice. D'abord, chaque mesure a été choisie au regard du critère d'efficacité pour qu'à la fin du quinquen chacun puisse mesurer concrètement en quoi sa vie a été améliorée, en quoi il a retrouvé du pouvoir, la possibilité de faire des choix et l'évaluation sera d'ailleurs un axe fort des politiques que nous mettrons en place.

Et en même temps, la justice est évidemment au cœur du projet que nous portons parce que l'indessence, les privilèges n'ont que trop duré et nous voulons les mêmes règles pour tous quels que soient les statuts. Nous voulons des dirigeants responsables, exemplaires et qui rendent des comptes. Mais il n'y a pas de justice véritable sans efficacité et il n'y a pas d'efficacité qui tiennent si elle n'est pas juste.

D'autre part, nous réconcilions dans ce projet la liberté et la protection. Et c'est pour moi l'un des fils rouges depuis le début de notre philosophie. Il est essentiel de libérer des secteurs d'activité multiples, la capacité de nos concitoyens à choisir leur vie, à ne pas subir.

Mais en même temps, dans ce monde en profond changement, il est indispensable d'apporter les sécurités individuelles qui doivent accompagner chacune et chacun. Et donc la réconciliation de la liberté et de la protection est également un fil rouge de ce projet et je crois son point d'équilibre. Nous ne cherchons ainsi pas à conserver ou à adapter mais bien à transformer en profondeur les différents secteurs qui sont ici concernés.

Ce programme touche donc à la fois la vie quotidienne de nos concitoyens, a pour but de redonner des perspectives et cet esprit de conquête en particulier à nos classes moyennes et à construire l'avenir de notre pays. Le cœur de de ce projet, ce sont les six chantiers que j'ai définis au début de ce texte qui sont la structure du contrat avec les Français sur lequel je m'engage. Le premier chantier, c'est celui de l'éducation et de la culture.

C'est la condition même de de notre cohésion nationale. C'est ce pourquoi je veux remettre la transmission des savoirs fondamentaux de notre culture, de nos valeurs au cœur du projet de notre école. C'est un projet à la fois de transmission et d'émancipation.

S'il n'y a pas de transmission juste de nos valeurs, des savoirs, de ce qu'est notre culture, il n'y a pas de vraie liberté. Et en même temps, c'est par l'école, l'université, la culture que nous pouvons construire un vrai projet d'émancipation parce que c'est ainsi que se construit véritablement l'égalité des chances, la possibilité de former des femmes et des hommes autonomes, libres de choisir. Et c'est cela qui guidera à la fois notre projet pour l'école.

Et nous proposons à cet égard de revenir sur plusieurs mesures récentes, de redonner aussi beaucoup plus d'autonomie et de moyens à l'école, au collège, au lycée, de reconnaître le rôle essentiel des enseignants, de les rémunérer également davantage et en même temps dans les zones les plus en difficulté de diviser par deux le nombre d'élèves par classe en CP et CE1. C'est cela qui nous conduit à revenir vers une véritable autonomie de nos universités en terme pédagogique, en terme de recrutement également. C'est cela qui nous conduit à avoir un projet ambitieux pour la culture et en particulier pour l'accès à la culture avec à la fois le passeport culture, l'ouverture des bibliothèques, mais de nombreuses autres mesures parce que c'est l'accès de tous à l'excellence qui est ainsi privilégié.

Le deuxième chantier sera celui de la société du travail parce que l'émancipation de chacune et chacun dans notre société se construit par le travail. C'est le travail qui nous permet de sortir de notre condition initiale, de choisir véritablement notre vie. Je demanderai ainsi au gouvernement de simplifier le droit, de réformer l'assurance chômage pour en faire un droit universel avec des exigences nouvelles pour chacun et cela s'accompagnera d'un plan inédit pour la formation et la qualification de nos concitoyens les plus fragiles.

C'est un projet de sécurité professionnelle nouvelle qui est ici porté articulant une réforme en profondeur de notre assurance chômage pour en faire un droit universel avec des devoirs pour chacun eux aussi nouveaux mais en même temps une formation et une requalification tout au long de la vie inédite. C'est parce que je crois cette société du travail que plusieurs mesures d'allègement de charge, d'amélioration de la rémunération et du pouvoir d'achat des travailleurs ont été décidés et annoncés depuis plusieurs semaines. C'est aussi pour cela ayant entendu les demandes de nos adhérents et fort des discussions que nous avons eu ces dernières semaines que j'ai également décidé de rétablir les allègements de cotisation pour les heures supplémentaires.

C'est également pour cela que nous avons décidé une réforme en profondeur de la taxe d'habitation. Parce que comme toutes les mesures prises en matière de travail dans ce projet, c'est une mesure essentielle pour les classes moyennes françaises. La taxe d'habitation est aujourd'hui un impôt qui est injuste sur le plan social comme sur le plan territorial.

C'est un impôt qui est payé indépendamment du revenu, excepté pour les plus modestes d'entre nous qui sont aujourd'hui exonéré, mais qui lorsqu'on gagne un ou deux SMIC est le même que lorsqu'on gagne 5 ou six SMIC pour un logement si celui-ci a les mêmes caractéristiques dans la même ville. Il n'est donc pas juste sur le plan social. Il n'est pas non plus juste sur le plan territorial parce que lorsqu'on en regarde la structure, c'est un impôt qui est beaucoup plus élevé dans les villes moyennes, dans les villes centres, dans les villes périphériques, là où bien souvent les entreprises sont parties et où nos classes moyennes subissent cet impôt.

Parce que je crois à la nécessité de redonner de l'espoir à nos classes moyennes qui sont le socle du consensus social et politique français. J'ai décidé d'exonérer 80 % de nos concitoyens de cet impôt. C'est une mesure d'efficacité et de justice.

Elle se fera évidemment en préservant en totalité les finances des collectivités territoriales et leur autonomie fiscale. Le troisème chantier sera celui de la modernisation de notre économie et de notre société. D'abord par une stratégie d'investissement assumée et ambitieuse pour la France hexagonale et la France d'outre mer afin de construire un modèle de croissance compatible avec nos objectifs et donc d'investir massivement sur le numérique, sur la transition écologique et environnementale.

Notre projet n'est pas un projet punitif, c'est un projet de croissance mais qui consiste aussi à accompagner le développement des énergies renouvelable, le développement de l'économie circulaire, le développement d'une d'une vraie stratégie d'effacement thermique et énergétique. Et nous pourrons y revenir dans la discussion. Là aussi, beaucoup de mesures sont détaillées.

C'est d'autre part un projet qui vise à construire une vraie mobilité économique et sociale par le numérique, par la recherche, par l'entrepreneuriat et l'innovation. Le projet que nous portons n'est pas un projet qui consiste à aider celles et ceux qui ont déjà réussi à réussir encore davantage, mais c'est un vrai projet de mobilité économique et sociale qui cherche à permettre à chacune et chacun lorsqu'il en a talent, la capacité, la volonté à réussir dans notre société. C'est d'ailleurs la cohérence avec l'engagement éducatif et culturel que je viens de rappeler.

C'est pour cela que plusieurs mesures sont décidées dans le cadre de cette philosophie, mais que tout particulièrement pour les quartiers les plus en difficulté, nous avons décidé d'aller plus loin en matière de lutte contre les discriminations, mais également plus loin en terme de lutte pour l'inscription dans notre société et dans l'économie des jeunes qui viennent des quartiers dit politiques de la ville. Et c'est à ce titre que nous avons décidé les emplois francs pour les quartiers politiques de la ville, c'est-à-dire une prime de 15000 € sur tr durant 3 années pour tous les jeunes issus des quartiers politiques de la ville. Ce qui est un changement profond de philosophie.

Jusqu'à présent et depuis le début, nous avons toujours décidé d'aider les quartiers, c'est-à-dire d'assigner à résidence les jeunes qui étaient nés dans les quartiers les plus difficiles de la République, de ne pas leur permettre de s'en sortir par l'école. Vous avez compris que nous avons le projet contraire en différenciant complètement les moyens et de permettre à des entreprises de s'installer dans ces quartiers quand bien même parfois elle n'embauchit jamais un jeûne de ces quartiers. La philosophie que nous retenons est profondément différente.

Elle consiste en quelque sorte à donner la possibilité à chaque jeune issu de ses quartiers d'avoir une aide spécifique pour l'aider justement à trouver un emploi et donc à inciter les employeurs à retenir ces jeunes. C'est aussi dans le cadre de cette philosophie que nous avons décidé évidemment une stratégie cohérente sur le plan macroéconomique et micro-économique d'aide à l'investissement privé. qui est essentiel dans cette stratégie de modernisation.

L'investissement privé et l'emploi par les entreprises qui leur permettront d'aller justement vers le numérique, d'aller vers la qualification de nouveaux emplois est un axe essentiel de la création de cette nouvelle société vers laquelle justement nous nous orientons. La société que je veux sera à la fois libérée des carcans et des blocages et également protectrice pour les plus fragiles. C'est aussi pour cela qu'au cœur du programme d'investissement, nous avons la volonté d'accompagner la transformation de secteurs qui sont aujourd'hui parfois en difficulté parce qu'ils ont besoin d'un investissement qui leur permette de prendre le virage de la modernisation.

C'est pour cela qu'au cœur du programme d'investissement d'avenir, il y a un volet dédié à la santé pour aider à la modernisation non seulement de l'hôpital mais également de la médecine libérale et des maisons de santé. C'est pour ça qu'il y a un volet dédié à l'agriculture. J'ai eu l'occasion durant ces derniers jours de le présenter de 5 milliards d'euros afin d'aider à la modernisation des structures agricoles pour accompagner dans leur transformation nos exploitants agricoles.

Construire la modernisation de notre économie et de notre société, c'est aussi y restaurer la confiance, c'est-à-dire y mettre plus de transparence. C'est une condition dans une société de mobilité. Nous sommes aujourd'hui en France dans une société de statut.

Chacune et chacun a des avantages et des protections qui dépend de son secteur, du statut dans lequel il est rentré. Cela crée de la défiance, cela crée des rigidités. Nos concitoyens ont et auront de plus en plus à vivre.

Des changements profonds durant leur vie professionnelle, des risques nouveaux à prendre. Ils les choisiront ou ils les subiront. Et pour être pleinement efficace et juste, nous avons besoin de restaurer de la confiance dans notre société et donc de la transparence.

C'est pourquoi nous avons décidé d'avoir un système d'indemnisation du chômage universel et non plus réservé au salariés par une assurance. C'est aussi pour cela que nous avons pris la décision d'aller vers un système de retraite plus transparent et efficace. Je ne proposerai pas de modifier durant le quinquena à venir l'âge de départ à la retraite.

Cela est fait depuis 20 ans. Ce sont des mesures de changement paramétrique qui ne changent pas la philosophie du système ni n'améliore la confiance qu'on les jeunes ou les moins jeunes en celui-ci. Tous les sondages le montrent.

Je ne proposerai pas de changer l'indemnisation des retraités. On ne peut pas faire la réforme de notre système de retraite en réduisant le pouvoir d'achat de celles et ceux qui sont aujourd'hui en retraite. Et donc à cet égard, tous les paramètres actuels seront préservés.

Mais nous irons vers un système universel de retraite où pour chacune et chacun, quel que soit son statut, sa profession, son secteur d'activité, 1 € cotisé donnera les mêmes droits à la retraite. Cette réforme en profondeur est indispensable. Elle n'a été que trop reportée.

Elle prendra du temps. C'est pour ça que aucun français, aucune française qui aujourd'hui est à 5 ans de la retraite ne sera concernée par cette réforme. Nous en concerterons les paramètres et les préparerons dans une méthode concertée que je pourrais vous présenter en détail et que j'expliciterai dans les prochaines semaines.

Mais elle consistera dans les années à venir à faire progressivement monter en charge ce système profondément nouveau qui est indispensable pour restaurer la confiance de nos concitoyens dans le système de retraite, pour assurer une vraie justice et une vraie transparence de ce système et pour redonner aussi des libertés. Il y aura toujours un âge légal évidemment, mais il y aura la possibilité en fonction de la cotisation faite tout au long de sa vie de choisir aussi son âge de retraite en sachant pertinemment à quelle cotisation justement on a souscrit et quels sont les droits qu'on a ainsi acquis. Je défie chacune et chacun dans cette salle aujourd'hui de savoir où vous en êtes sur votre système de retraite.

Il y a et je crois qu'un rapport de l'INC sort aujourd'hui qui le montre, des gagnants, des perdants une illisibilité complète selon que vous passiez d'un statut à l'autre, d'un secteur à l'autre, du public au privé. C'est cette illisibilité qui crée la défiance, parfois des injustices incompréhensibles. Et bien c'est cela que nous allons donc changer en profondeur en maintenant caractéristique profonde d'un système par répartition.

C'est aussi parce que nous voulons moderniser notre économie, notre société et donc protéger les plus faibles que nous aurons une politique volontariste en matière de handicap avec une stratégie qui nous permettra durant ce quinquena d'appliquer enfin les lois votées en terme d'accessibilité et de mobilité. C'est indispensable. Aujourd'hui, les personnes à mobilité réduite, mais plus largement, l'ensemble des personnes vivant en situation de handicap n'ont que trop subi les retards.

C'est aussi une part de l'investissement public que nous avons décidé de mettre pour accompagner les acteurs privés et les collectivités territoriales face à ces changements profonds dont j'ai pleinement conscience. C'est aussi pour cela que nous avons décidé parce que le cœur de cette stratégie, c'est d'aider les personnes en particulier les plus jeunes vivant en situation de handicap à vivre une vie la plus normale possible et bien d'avoir une stratégie volontariste d'aide à l'inscription dans l'école et donc enfin de palier nos insuffisances en matière d'auxiliaire de vie scolaire et donc à la fois de répondre aux besoins en terme de poste mais également de péréniser ces derniers. Le 4è chantier que nous vous proposons et que je veux porter consiste à renforcer la sécurité de la nation.

Nous sommes aujourd'hui confrontés à la menace terroriste. Elle fait partie du quotidien de nos concitoyens. La bataille contre le terrorisme djihadiste se conduit et continuera à se conduire dans les prochaines années à l'international comme sur le plan national.

À l'international, elle s'inscrira dans une feuille de route diplomatique qui consiste partout à construire la paix, qui consiste partout à avoir un objectif premier de notre stratégie qui est de lutter contre les terroristes et tous les clans terroristes au proches au Moyen-Orient, au Maghreb Mashrek et en Afrique saélienne et subsahahélienne. Les théâtres d'opération sont nombreux. Ils appliqueront ils impliqueront une stratégie à la fois française, européenne et évidemment le maintien de nos coalitions internationales.

Et c'est aussi pour cela que j'ai confirmé l'engagement d'arriver à 2 % du PIB en terme de dépenses militaires. Cette stratégie, elle se déploie aussi au niveau national avec des engagements que j'ai déjà annoncé qui s'inscrivent dans notre stratégie budgétaire d'embauche de 10000 policiers et gendarmes. la reconstruction d'un véritable renseignement français sur le plan territorial, indispensable pour réussir la lutte contre le terrorisme et en même temps la structuration d'un étatmajor au niveau national et d'une cellule de coordination au niveau national de l'ensemble de nos services de renseignement pour consolider les données et pour coordonner beaucoup plus qu'elles ne le sont aujourd'hui nos forces de renseignement dans la lutte contre le terrorisme La sécurité, c'est bien évidemment aussi la sécurité du quotidien.

C'est cela qui a conduit à confirmer plusieurs engagements. Celui de recréer justement une police de sécurité quotidienne avec d'autres techniques d'intervention et de présence dans les quartiers. Je pourrais y revenir si vous le souhaitez et je l'ai détaillé durant ces dernières semaines avec aussi d'autres formes d'intervention. la capacité à sanctionner de manière immédiate par des amendes plusieurs infractions mineures qui aujourd'hui n'ont pas de véritable réponse pénale et en même temps de nouveaux pouvoirs comme le pouvoir d'injonction d'éloignement du territoire qui sera donné sous le contrôle du juge à nos forces de police.

C'est une politique de tolérance zéro à l'égard de toute forme de délinquence mais également à l'égard de toute dérive policière que nous portons dans ce projet. Assurer la sécurité, c'est aussi faire respecter sans concession notre laïcité. Et là, je veux le redire, notre laïcité, telle qu'elle a été définie en 1905 est un bouclier aussi bien pour celles et ceux qui croient que pour celles et ceux qui ne croient pas.

Et je n'accepterai pas que certains ou certains soient stigmatisés dans notre République parce qu'il croient à une religion. Et je pense que c'est une profonde régression et un risque de guerre civile et le piège qui nous est tendu par aujourd'hui nos assaillants. Mais de la même façon, je n'accepterai pas qu'au nom de leurs croyances, certaines ou certains puissent considérer qu'on peut déroger aux règles de la République, interdire des femmes d'aller s'asseoir dans des terrasses de café et considérer que l'égalité homme-femme ou que ce que les lois de la République protègent ne doit pas être respecté.

Fin restaurer partout l'autorité de l'État et dans l'État c'est une condition de notre sécurité et je le dis avec beaucoup de force. Remettre en cause la légitimité de l'autorité judiciaire. Appeler à des trêves judiciaires pour les politiques ou l'école blanc.

C'est affaiblir l'autorité de l'État et l'autorité dans l'État. Et ça n'est pas compatible avec une vraie politique de sécurité dont notre pays a aujourd'hui besoin. Notre pays n'a pas besoin de faux débats théoriques.

Notre pays n'a pas besoin d'autoritarisme ou d'argument d'autorité. Il a besoin d'une autorité vraie qui reconnaît la force de nos institutions. Le 5e chantier que je porterai sera celui du renouveau démocratique.

Il y a aujourd'hui et malheureusement les temps que nous vivons l'illustre chaque jour un doute, un soupçon permanent qui pèse sur les décideurs politiques. Je le regrette profondément. Il y a dans toutes les professions, dans toutes les corporations, des femmes et des hommes qui ne respectent pas la loi.

Ils doivent partout être poursuivis de manière juste, quitable, transparente. Pour autant, et je le dis alors même qu'on m'a souvent reproché de ne pas être moi-même aujourd'hui un élu, quoique j'espère, vous l'avez compris, j'aspire à le devenir. Je ne veux pas que nous tombions dans ce syndrome qui consiste à jeter le soupçon ou l'uprobre sur la totalité des élus.

Il y a nombre d'élus de la République, qu'il soi maire, conseillers, municipaux, départementaux, régionaux, parlementaires, nationaux ou européens qui donnent de leur temps, de leur énergie, ont toujours respecté les lois de la République et la moralité publique et qui aujourd'hui se trouvent pris dans ce débat. qui est une lèpre pour la dignité de notre vie publique. Alors pour y répondre, nous prendrons plusieurs mesure.

D'abord, c'est ce que nous avons annoncé durant les derniers jours et les dernières semaines, une vraie stratégie de moralisation de la vie publique. Il ne s'agit pas ici de prendre des mesures qui ne soient pas intelligibles pour nos concitoyens, mais au contraire de prendre des mesures attendues qui je l'espère permettront de répondre à ce soupçon. Le projet de moralisation de la vie publique que nous porterons consiste d'abord à éradiquer les conflits d'intérêt qui aujourd'hui parfois trop souvent existent.

C'est ce qui entre autres nous conduira à organiser l'interdiction de toute fonction de conseil pour les parlementaires, quel que soit d'ailleurs le type de parlementaire, parce que il n'est pas possible de construire la loi de la République et de dépendre financièrement d'intérêt tiers ou d'être rémunéré par ces intérêts tiers. C'est pour cela aussi que nous porterons une réforme qui interdira l'embauche de proches ou de membres de sa famille. Cette réforme fait partie des statuts d'en marche depuis le premier jour, mais nous n'apporterons pour que tous les parlementaires la respectent.

C'est cela aussi qui nous conduira à demander à l'Assemblée nationale et au Sénat et bien de rapprocher le régime de retraite aujourd'hui qui parle nos parlementaires avec le régime de retraite de droits commun. C'est aussi cela qui nous conduira. Un texte d'ailleurs a été récemment discuté au Parlement sur ce sujet et rapporté par plusieurs parlementaires ici présents qui nous conduira à ne pas investir pour notre part en tant que candidat d'en marche aux élections législatives.

Un candidat qui aurait un casier judiciaire de type B2 ou qui aurait fait l'objet de peine d'inéligibilité. mais plus largement, nous souhaitons l'inscrire dans la loi. Ensuite, cette ce renouveau démocratique que nous souhaitons porter au-delà du projet essentiel de moralisation de la vie publique, c'est aussi un projet de renouvellement des femmes et des hommes.

C'est ce que le mouvement en marche porte depuis le premier jour. C'est ce qui fait que la moitié de nos candidats investis pour les élections législatives seront de nouveaux candidats et non des parlementaires reconduits. Cet objectif de renouvellement, nous le ferons.

C'est ce qui en même temps nous conduit à prendre des engagements qui seront traduits par voie législative en terme de non cumul des mandats dans le temps. Ensuite, le renouveau démocratique passe également par une vraie responsabilité politique. Elle est indispensable, elle fera partie de la gouvernance que je veux retenir pour le quinquena.

La responsabilité politique a un sens, la responsabilité politique du président d'abord, ce qui fait que je m'engage chaque année à aller rendre compte des avancées de mon banda et en particulier de ces six chantiers devant le parlement réunis en congrès comme le prévoit la constitution dans sa dernière réforme. responsabilité des ministres également dont je fixerai la feuille de route et qui seront responsables pleinement de la gestion de leur portefeuille ministériel et en particulier des engagements de finances publiques que je prends. Ce cela sera évalué chaque année avec si le respect n'est pas plein et entier et bien des décisions qui seront prises en terme de maintien dans le gouvernement.

Être ministre, c'est un honneur, c'est aussi une responsabilité. Et c'est aussi pour cela que je défends l'idée que les ministres et ce sera tout un travail à faire avec le Nouveau Parlement et bien que les ministres soient beaucoup plus auditionnés par des commissions parlementaires fassent l'objet d'un travail justement partenariat avec les le parlement que des commissions d'enquête parlementaires puissent se multiplier beaucoup plus que nous l'avons dans le système français parce que c'est ainsi qu'on fait vivre la responsabilité politique du gouvernement beaucoup plus qu'on ne le fait aujourd'hui dans le système français. Je crois enfin, comme vous l'avez compris, à la responsabilité politique au niveau parlementaire.

C'est ce qui fait que je souhaite pour justement tenir cette responsabilité, cette efficacité, réduire d'un tiers le nombre de parlementaires, non pas pour faire des économies, mais pour leur donner plus de moyens en terme d'évaluation, de pouvoir passer beaucoup plus de temps et d'énergie sur l'évaluation des politiques publiques et du travail gouvernemental. Passer moins de temps à légiférer et là aussi j'y reviendrai dans le détail dans les prochaines semaines. Passer moins de temps à légiférer mais beaucoup plus de temps à contrôler, à évaluer nos politiques publiques, à contrôler l'action du gouvernement et ainsi à mettre je crois plus de transparence dans notre vie publique.

Enfin le 6e chantier sur lequel je m'engage, c'est un chantier sur le plan international et européen. Celui qui consiste dans le cœur de ce qui est considéré traditionnellement comme le domaine propre du président de la République à défendre en cohérence avec ce que je viens d'exprimer nos intérêts. Je pourrais revenir sur tous les sujets que vous souhaiterez aborder en matière de politique internationale mais trois objectifs guideront mon action en la matière.

Le premier c'est évidemment la sécurité de nos concitoyens. C'est l'objectif premier, la boussole qui doit nous guider dans toutes les discussions, toutes les prises de position. queles que soient les régions du globe.

Le second, ce sont nos intérêts climatiques. La France durant ce quinquena porté avec beaucoup de réussite un agenda climatique en organisant avec succès la COP 21. Nous devons aller plus loin et porter cette voie à l'international.

Et nos intérêts, ce sont aussi nos intérêts dans ce débat que nous devons continuer à porter. Et enfin, ce sont nos intérêts économiques qui doivent également évidemment conduire la diplomatie française, en particulier avec plusieurs régions du globe qui sont essentielles pour notre commerce extérieur et pour plusieurs filières. Il y a en particulier une stratégie africaine sur laquelle là aussi je reviendrai dans les prochaines semaines que je souhaite conduire.

L'Afrique sera pour nous, j'en suis convaincu, dans la décennie à venir, le continent de tous les risques et de toutes les opportunités. Et je souhaite donner une nouvelle impulsion à notre diplomatie en Afrique, non pas seulement à travers parfois d'indispensables intervention militaires, mais une politique culturelle pour la francophonie, une politique économique beaucoup plus forte. Enfin, c'est évidemment l'Europe qui est au cœur de notre projet.

Je l'ai dit, nombre des réformes que nous proposons dans ce projet et que je souhaite porter sont indispensables pour la France mais sont attendu au niveau européen. Nous ne pourrons pas réussir dans le monde tel qu'il se construit aujourd'hui sans une véritable stratégie européenne. Le projet que nous portons, c'est de relancer l'agenda européen à 27 demain qui est indispensable pour réussir en matière de sécurité, de politique énergétique, de politique numérique entre autres et qui suppose de redonner une nouvelle impulsion au marché unique en même temps que nous aurons à organiser en bon ordre le Brexit.

Mais de la même façon, nous avons besoin de relancer la zone euro, de lui donner une impulsion nouvelle en matière d'investissement, de reconstituer la solidarité aujourd'hui perdue au sein de cette zone sur le plan économique et social. C'est le cœur de la stratégie que nous poursuivrons dès les premiers mois du quinquena. Elle implique d'avoir une France crédible et une France qui soit un véritable partenaire pour l'Allemagne.

Le couple franco-allemand et le cœur de réacteur aussi bien de la zone euro que de l'Union européenne. Il n'est pas la condition suffisante mais il est la condition nécessaire de tout avancer. Je ne proposerai donc pas la grande brutalité à l'égard de l'Allemagne, les leçons de morale, l'attention constructive ou toutes les formules qu'on a pu entendre ces dernières décennies durant les campagnes présidentielles françaises.

Je propose de restaurer la crédibilité française vis-à-vis de l'Allemagne pour dans les 6 mois les convaincre d'un vrai changement et d'une capacité ensemble pour une politique d'investissement active et de plus de solidarité en zone euro et en Europe. Nous en avons tous et toutes besoin parce que c'est l'avenir de l'Europe de notre jeunesse qui se construit dans la décennie à venir. Nous n'avons pas réussi depuis la crise de 2008 à vraiment reconstruire l'Europe.

Depuis 2008, nous avons une génération perdu qui n'a connu dans nombre de pays de l'Europe que le chômage de masse et que l'absence de projet. Notre devoir dans les années qui viennent, c'est d'être capable de reconstruire le rêve européen sur d'abord notre capacité à prendre nos responsabilités. Au-delà de ces six chantiers, il y a une cause nationale que je porterai qui est l'égalité entre les hommes et les femmes.

C'est une cause nationale parce qu'au-delà des mesures techniques sur lesquelles je me suis déjà exprimé, sur lesquelles je peux revenir, je considère que c'est un sujet absolument fondamental de la vitalité de notre société, de notre économie et notre de notre démocratie. Et donc l'égalité homme-femme sera une cause nationale. Les femmes sont aujourd'hui sous-représentées.

Elles sont aujourd'hui l'objet de violence, de harcèlement. Parce que une forme de consentement tacite, c'est trop longtemps installé dans la société, c'est trop longtemps installé dans la vie professionnelle, c'est même trop longtemps installé dans la vie politique. Et donc c'est à travers une politique assumée que je porterai moi-même dans les nominations, dans les pratiques, dans le suivi de notre vie économique et sociale avec plusieurs mesures concrètes que cette cause sera suivie.

Voilà les grands axes et les grands engagements mesdames messieurs que je voulais porter à votre connaissance ce matin avant de répondre à toutes vos questions dans le temps qui s'ouvre maintenant à nous. Je vous remercie pour votre attention. [Applaudissements] Allez-y.

Le pouvoir appartient à celles et ceux qui ont les micros. Et bien, je le prends. Merci Raphael Legend, journal d'opinion.

J'auraiis deux questions à monsieur Macron, s'il vous plaît. Une première sous forme de précision. Vous annoncez donc une suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires.

Alors, s'agit-il des cotisations patronales ou salariales ? Et confirmez-vous que il n'y aura pas de défiscalisation du coût des heures supplémentaires. 2è question, la grande réforme de votre éventuel quinquena s'annonce donc sur la sécurité sociale ?

C'est une question de méthodologie. Comment comptez-vous supprimer les régimes spéciaux ? C'est un vieux sujet en France et aligner les retraites du public sur le privé.

Merci. Alors sur le premier sujet, vous avez raison d'être précis, je propose de revenir aux exonérations de cotisation salarial et patronale qui avait été décidé il y a maintenant près de 10 ans. Mais je ne reviens pas sur les mesures en terme d'impôt sur le revenu parce qu'il n'y a pas de raison et pas d'élément de justice à cela.

Si vous gagnez 2000 € parce que vous êtes salarié à pleinttemps sans heures supplémentaire et que vous gagnez 2000 € parce que vous avez 1500 € de salaire principal et 500 € d'heur supplémentaire, il n'y a rien qui justifie ni d'ailleurs qui incite votre employeur à vous donner ces heures supplémentaires. Donc ce c'est une injustice fiscale que je ne reproduis pas. Par contre, les exonérations de cotisation patronale et salariales au-delà de celle que nous décidons sont des éléments qui encouragent au travail et qui sont différenciants.

Pour ce qui est de votre deuxième point, la réforme qui est la nôtre est beaucoup plus large puisque vous on pourra y revenir au gré des questions mais propose une réforme en profondeur de la sécurité professionnelle et donc de l'assurance chômage de la formation professionnelle qui sont aussi des sujets qui parfois touchent certains régimes spéciaux et qui font l'objet d'une vraie différence entre plusieurs types de travailleurs en France au-delà de la définition classique que nous avons des régimes spéciaux. Mais votre question porte plus spécifiquement sur les retraites. La méthode que je retiens pour cela, elle consiste à ne pas toucher, comme je l'ai dit, les paramètres de la retraite actuelle.

Toutes les Françaises et tous les Français qui sont à la retraite ne verront aucun changement et donc il y aura pas d'ajustement pour faire des économies sur leur retraite. Toutes celles et ceux qui sont en train de partir à la retraite ou qui partiront dans les 5 années à venir ne verront aucun changement de paramètre. En méthode, je propose une concertation s'appuyant d'ailleurs sur les travaux du corps qui a fait l'objet depuis plusieurs décennies d'un vrai travail en profondeur qui a créé d'ailleurs du consensus qui a mis en lumière tout ce travail et donc nous concerterons avec l'ensemble des partenaires sociaux des forces politiques parce que mon souhait c'est de conduire cette réforme de manière transpartisane et bien les modalités d'une réforme progressive que nous allons faire monter en charge.

Donc il y aura d'abord un travail de concertation et de préparation. appuyé sur les travaux techniques existants. Il y aura ensuite évidemment un texte de loi qui sera voté et une réforme qui sera conduite en transition, c'est-à-dire que progressivement et c'est une réforme qui pour être à plein régime prendra 10 ans.

Mais vous savez, notre démocratie, elle a besoin de retrouver le temps long. Il y a des mesures d'urgence et des mesures radicales qu'il faut prendre. J'en ai présenté plusieurs, mais parfois les mesures radicales, il faut les prendre même si on accepte de ne pas totalement voir les effets durant son propre mandat.

Mais c'est parce qu'on a bien souvent omis celaux qu'on ne les a pas prises. Et donc la montée en charge complète, elle prend 10 ans parce que progressivement ce sont des génération après génération et bien ce système de cotisation et de droit ouvert en transparence et en parfaite égalité qui prend le dessus sur les régimes actuels. Ce qui fait que oui, cela conduira à la suppression des régimes spéciaux.

Et donc l'intégralité, les je crois 37 caisses de retraite qui aujourd'hui existe et bien convergeront dans un système unique où chaque euroversé donnera les mêmes droits en matière de prestation. Après, vous avez des libertés dans ce système, celle de surcotiser pour acquérir des droits supplémentaires et donc vous pouvez tout à fait décider de cotiser davantage pour avoir plus de droits. Vous aurez un âge légal de retraite qui pour que le système tienne et l'âge aujourd'hui 62 ans qui permet sa stabilité sur le plan macroéconomique.

Mais en même temps, vous pouvez tout à fait décider si vous voulez améliorer votre retraite de cotiser plus longtemps en continuant à acquérir des droits. Voilà. Alison Tassin LCI, vous parlez de 80 % d'exonération pour la taxe d'habitation.

Je voulais savoir sur quel critère vous vous basez et quels seront ces 20 % qui vont continuer à payer cette taxe d'habitation. Alors, les 80 %, c'est un critère très simple, c'est le revenu de référence, c'est comme pour l'impôt. Donc ce sont les 80 % des ménages, je dirais les plus modestes, c'estàdire des classes modestes, des classes moyennes et même des classes moyennes supérieures.

Et donc, on le calcule par un revenu de référence qui est aujourd'hui celui qu'on identifie pour l'impôt sur le revenu. Ce qui fait que ce sont les classes les plus aisées qui ne bénéficieront pas de cette mesure parce que c'est comme je l'ai dit une mesure qui est essentiellement ciblée sur les classes moyennes. Ça veut dire un revenu fiscal de référence de 5000 € pour un couple avec deux enfants.

Pour être très clair donc sur 80 % donc 80 % des Françaises et des Français bénéficieront de cette exonération. Donc comme vous le voyez la quasi totalité et c'est bien une exonération ce qui veut dire que aujourd'hui vous recevez euh votre taxe d'habitation et demain elle sera payée par l'État et qui la payera directement aux collectivités territoriales pour comme je le disais ne pas dégrader les finances de ces dernières. Bonjour.

Bonjour. Je suis là votre gauche. Bonjour Francis Brochet pour les quotiniens régionaux du groupe Ebra.

Il y a dans cette salle beaucoup de personnes qui ont travaillé avec François Hollande. Vous avez vous-même travaillé avec François Hollande. Comment contestez que votre projet dans la continuité du hollandisme ou pour le dire de manière plus positive, dans un renouvellement du hollandisme ?

Alors, je vais vous dire, il ne m'appartient pas de définir le hollandisme puisque je crois que son principal auteur, c'est toujours refuser à le définir lui-même. Donc, je vous renvoie à cet égard au président de la République. D'autre part, moi-même, j'ai en effet été d'une part conseiller, d'autre part ministre.

Je l'ai toujours dit, les conseillers sont les conseillers. J'ai jamais demandé à mes conseillers de prendre les responsabilités bonnes ou mauvaises des décisions que j'avais prises. Par contre, je prends toutes mes responsabilités lorsque j'ai été ministre de la République et les réformes que j'ai pu porter et que j'ai eu l'honneur de défendre, je les assume pleinement, bonnes ou mauvaises, et je suis prêt à en rendre compte de la première à la dernière.

Pour le reste, j'ai eu des désaccords stratégiques avec le président de la République qui m'ont conduit à lancer un mouvement politique nouveau, à ensuite quitter le gouvernement, démissionner de la fonction publique et être candidat à la présidence de la République. Si j'étais dans un projet de continuité, je n'aurais pas pris tous ces risques ni décidé de d'endosser tous ces ennuis. Je crois être un esprit rationnel et donc si j'étais convaincu de la continuité, je n'aurais pas fait tout ce chemin cher monsieur donc c'est un projet qui assume ce qu'il est, qui veut retrouver l'esprit de conquête de la France qui dit dès le début ce qu'il veut faire qui prend des décisions et des mesures radicales de liberté comme de protection et qui articule les deux qui ne cherchent pas des compromis imparfaits entre ces objectifs multiple et qui assume que sur certains sujets, nous devons libérer la société, nos territoires, la force de nos élus, de nos associations et qui en même temps assument des protections radicales.

Pour autant, vous ne trouverez pas chez moi la volonté de critiquer ce qui a été fait durant ce quinquena. Je l'ai toujours dit, j'ai du respect pour le président de la République en tant qu'institution et j'ai du respect pour l'homme qui est François Hollande et on peut se distinguer, on peut porter sa stratégie et son cap de manière claire sans pour autant céder aux enfantillages ou à la tristesse de notre vie politique qui consiste à dire que tout ce qui a été fait avant était forcément mauvais. Et donc, j'assume pleinement de dire que beaucoup de décisions qui été qui ont été prises en matière de sécurité, en matière économique et social par les gouvernements de François Hollande ont été des bonnes décisions.

Elles n'ont pas toujours été assumées, pas toujours été du expliquées, parfois prise trop tard. On peut après rentrer dans les détails, mais il y a beaucoup de choses queon peut assumer. Pour autant, je ne suis pas un élément de continuité parce que voilà, nous rentrons dans un projet nouveau, cet esprit de conquête que je porte et surtout avec de la clarté et des équilibres neufs.

Oui, Michel Rose de Rutters. Je ne vois pas dans le programme de mention de l'introduction de la proportionnelle qui était le sujet de votre accord avec François Baou. Et deuxème question, vous parlez de la création d'un fond industriel doté de 10 milliards issus des sessions de part de l'État dans des entreprises publiques.

De quelle entreprise parlez-vous en particulier ? Est-ce que vous pensez à Renault Air France ? Est-ce que vous pourriez donner des exemples ?

Merci. Alors, l'alliance que nous avons construit avec François Bairou ne mentionne pas la proportionnelle comme vous l'aurez noté, ni dans la déclaration initiale de monsieur François Bairou, ni dans ma réponse. Elle porte un objectif d'alternance vraie.

C'est la réponse qui est faite à votre collègue à l'instant si doute il y avait et elle porte un objectif de reconnaissance du pluralisme de notre vie politique que j'assume pleinement puisque cela faisait partie des cinq conditions que j'avais énoncé au moment de notre stratégie et de nos règles pour les législatives. Et donc dans ce cadre-là, nous aurons à travailler sur le sujet de la proportionnelle. Je me suis exprimé dans un discours à l'automne dernier à Strasbourg pour indiquer que j'y étais favorable.

Nous allons maintenant travailler aux modalités d'abord de mise en œuvre et ensuite d'équilibre. Je ne suis pas favorable à la proportionnelle intégrale, mais je suis favorable à une dose de proportionnel qui, je pense, permet de mieux refléter le pluralisme de notre vie politique et donc nous y travaillerons. Ensuite sur le deuxième sujet, le fond dont il est question consiste à en effet placer soit des sessions, soit des titres aujourd'hui détenu par l'Agence des participations de l'État dans un fond qui permet ainsi d'utiliser les dividendes perçues sur ces titres dans le financement de l'économie et pas simplement à des fins budgétaires.

Si on veut avoir une bonne stratégie industrielle et d'innovation, nous avons besoin de continuer à investir dans nos entreprises publiques, dans notre stratégie publique pour la recherche, l'innovation, le développement. Et donc à cet égard, ce que je veux faire, c'est de créer une fondation qui gagera ses titres ou ses produits de session dans une enveloppe protégée avec une gouvernance propre et qui permet d' qui permettra d'utiliser en particulier une partie des dividendes pour justement des crédits et la pérennité de ces crédits en matière de recherche et développement. Notre stratégie de recherche et développement public ces dernières années a pati et notre politique d'innovation aussi a pâti d'un manque de visibilité budgétaire et donc c'est en cohérence avec les objectifs énoncés que je veux faire cela.

Ce ne sont pas donc simplement des produits de session mais bien des titres aujourd'hui détenus par l'État qui seront placés. S'il devait y avoir des sessions réutilisées dans ce cadre, je ne vous les annoncerai pas aujourd'hui. Précisément parce que connaissant la grand-mère des affaires, si je vous les annoncer aujourd'hui dans une conférence de presse, je créerai une spéculation bien inutile et à notre vie politique et à la vie des dites entreprises.

Bonjour Elisa Bertolomé pour RMC. J'avais deux précisions à vous demander sur l'environnement. Vous annoncez un plan d'investissement de 50 milliards d'euros.

C'est beaucoup. Qu'est-ce que vous allez faire concrètement pendant ce quinquena ? Et deuxièmement sur les emplois les emplois francs pour les jeunes issus de banlieu de quelle manière allez-vous procéder ?

Comment allez-vous choisir ? Est-ce qu'il y aura des emplois prédestinés où toutes les entreprises seront concernées ? Merci beaucoup.

Il y a dû avoir un malentendu. Le plan d'investissement de 50 milliards n'est pas tout entier fléché sur l'écologie et la transition environnementale. Vous allez me créer des ennuis avec notre ami François de Rugie qui lui avait bien compris et c'est très bien les équilibres profonds de ce plan.

Euh je peux vous le détailler et vous le rappeler et présent dans les fiches accessibles sur notre site. 15 milliards d'euros seront consacrés à la transition écologique. 15 milliards d'euros.

Et donc de manière très simple euh avec des objectifs multiples. La rénovation des bâtiments publics, la transformation du crédit d'impôt transition énergétique en prime immédiate perceptible. Pourquoi ?

Parce que dans la rénovation thermique des bâtiments, on a mis en place un crédit d'impôt transition énergétique. Il est un peu complexe et surtout il est arrive trop tardivement. on va le transformer en une dotation immédiate, ce qui permet pour les classes moyennes et bien de faire beaucoup plus simplement ses rénovations.

Ensuite, je l'ai d'ors et déjà annoncé mais je souhaite durant le quinquena pouvoir renouveler totalement les logements en particulier les passoirs thermiques. Ce qu'on appelle les passoirs thermiques, ce sont les logements les plus les plus précaires sur le plan énergétique. Et donc en 10 ans, je souhaite éliminer la totalité de ces logements qui sont bien souvent d'ailleurs des logements détenus par nos concitoyens les plus modestes.

Il y en a aujourd'hui qu 2 millions pardon. Et donc je souhaite les diviser par deux, ce qui là aussi a un coût durant le quinquena de 4 milliards d'euros. Et donc ça fait partie de ce plan d'investissement.

Ensuite, nous éliminerons, je l'ai dit, les véhicules les plus polluants avec une vraie politique de convergence entre l'essence et le diesel. Mais elle doit être accompagnée. C'est toujours la même stratégie.

On ne peut pas sur le plan environnemental uniquement décider des interdits. Il faut accompagner dans leur mutation les acteurs économiques. Quand on dit parfois il faut interdire en totalité tout de suite le diesel, ça n'est pas raisonnable et ça n'est pas possible.

Et qui est victime ? Les classes moyennes ou populaires qui ont besoin de prendre des véhicules diesel pour aller au travail. Et donc nous nous disons, on va réduire durant le quinquena et même supprimer l'écart fiscal qui existe.

Mais en même temps, j'ai décidé un bonus de 1000 € supplémentaires en plus des bonus existants pour toute la conversion et donc pour que les détenteurs de véhicules diesel justement les plus polluants et bien puissent lorsqu'ils achètent un véhicule neuf ou d'occasion bénéficier de ce bonus. Ensuite, il y aura 15 milliards d'euros qui seront consacrés à la qualification et aux compétences. Je l'ai dit, dans une économie de l'innovation et de la compétence, on doit pouvoir former les gens.

Et donc en particulier, j'ai un objectif de formation d'un million de jeunes peu qualifiés éloignés de l'emploi et d'un million de chômeurs. On ne résoudra pas le problème du chômage de masse si en plus du changement de nos règles, c'est tout ce que j'ai énoncé sur la réforme du chômage, on n' pas une politique volontariste en matière de formation et donc formation des plus jeunes, extension doublement de la garantie jeune et formation des chômeurs les moins qualifiés, ce qui est aujourd'hui insuffisamment le cas. Ensuite, il y aura 5 milliards d'euros qui seront consacrés à l'agriculture.

Je l'ai évoqué, c'est le plan d'investissement agriculture. Même philosophique ce que j'évoqué tout à l'heure. Nos exploitants agricoles ont besoin de moderniser les exploitations, de les transformer, d'aller vers la modernisation industrielle, vers des transformations de commercialisation, vers parfois aussi des transformations plus écologiques et donc il y aura des appels à projet sur la base de cette enveloppe.

Ensuite, il y aura 5 milliards d'euros consacrés à la santé à la fois pour la réforme de l'hôpital. C'est indispensable de moderniser l'hôpital par une vraie politique d'investissement qui permettra derrière de dégager des économies sur le plan de l'organisation et également 5 milliards d'euros consacrés aux professionnels libéraux entre autres avec le doublement des maisons de santé. 5 milliards d'euros seront consacrés au transport et aux équipements collectifs locaux avec là aussi des stratégies d'interconnexion de développement des infrastructures de proximité avec une stratégie claire d'infrastructure lisible stable sur le quinquena.

Et enfin, 5 milliards d'euros seront consacrés à la modernisation de l'action publique. De manière très simple, il faut investir dans l'État si on veut faire des économies dans l'État. Et donc, il faut investir dans les systèmes d'information, la numérisation de plusieurs services.

Si on veut améliorer la qualité du travail de nos forces de police et de gendarmerie, il faut transformer leur système d'information. De la même façon pour nos magistrats et nos greffiers qui perdent un temps fou avec des systèmes d'information obsolètes parce qu'on n'investit pas aujourd'hui, tout est pris sur le budget de fonctionnement. Et donc si on veut construire le changement de la société et de l'État durant les années à venir, la moderniser, faire plus d'économie, on a besoin d'un vrai plan d'investissement ambitieux.

Donc voilà comment les 50 milliards sont utilisés. Il n'y a que 15 milliards sur la transition écologique. Télévision espagnol la correspondante ici à Paris.

Vous allez visiter madame Merkel dans quelques jours. Je voudrais savoir quelle est votre position surjet en sur l'Europe de deux vitesses. Dans la situation actuelle, il semble que l'Europe à 27 27 ne fonctionne pas. sur l'austérité, il serait peut-être le temps ou pas de mettre fin à la loi de l'austérité qui a vraiment un peu réussi une partie de de l'Europe.

Et 3è point sur le la la Grèce, est-ce qu'il serait possible pardonner une part de la de la dette grecque qui ne sera jamais remboursée dans la situation actuelle ? Merci. Rien que cela, je ne vous dirai pas la totalité de ce que je dirais à madame Merkel, mais sur le sujet donc je peut-être commencer par là de l'austérité.

Ce dont je veux convaincre l'Allemagne, c'est que nous avons besoin dans les prochaines années de construire un nouvel équilibre. Je crois que vous avez un problème. Non, non, mais je vous en prie. de téléphone ou de chaînes de télévision.

Donc non mais je vous en prie. Donc c'est un sabotage. Je je n'oserais dire d'où il vient.

C'est cela ferait l'objet encore de polémique. Non, ne vous inquiétez pas. Bon, du coup, on va le reprendre dans votre dans votre ordre.

L'Europe à plusieurs vitesses, elle existe d'ors et déjà. Vous avez une Europe à 27, 28 aujourd'hui qui sera à 27 demain parce que nous aurons à organiser le Brexit. Mais il y a au sein de cette Europe des coopérations renforcées qui existent.

L'Europe de Schengen d'ailleurs très différente. Elle associe même des pays tiers. Vous avez au sein de cette Europe l'Europe de la zone euro.

Bon donc entre autres et il y a d'autres coopérations renforcées ou structurées. Donc l'Europe a plusieurs vitesses, elle est là. Arrêtons de nous voiler la face.

Si la zone euro n'a pas avancé ces dernières années, c'est par une espèce de honte d'elle-même et de volonté de ne pas contrarier celles et ceux qui avaient préféré rester au balcon ou dans l'antichambre. Donc, assumons une Europe à plusieurs vitesses, l'Europe, elle s'est toujours construite avec une envie d'Europe. Ça la fait 10 ans qu'il n'y a plus d'envie d'Europe, que ceux qui aiment l'Europe n'osent plus proposer et laissent la place à ceux qui doutent.

Donc, on est passé du Grexit au Brexit et on verra ce qui vient ensuite. Moi, je veux porter un projet européen ambitieux. Donc oui, il y a une Europe à plusieurs vitesses, mais il faut avoir de l'ambition pour chaque cercle.

à 27, je suis pour le marché unique du numérique. C'est la clé pour pouvoir contrôler et avoir une vraie régulation en particulier des géants de l'internet pour défendre notre culture, le respect de justement de la liberté individuelle et de l'intimité de chacun et nos données. sur l'écologie et l'environnement.

Je suis pour un marché à 27 de l'énergie parce que c'est la clé, on doit avoir un prix planché du CO2. Sinon, il y aura pas de vrais marché européen du carbone et il n'y aura même pas de vraie politique nationale derrière. Je crois à une Europe qu'il faut aussi renforcer au niveau de Schengen parce qu'elle protège.

Et donc là, de manière très claire, je suis favorable à ce qu'on renforce les pouvoirs, à ce qu'on donne plus de moyens, au moins 5000 forces de police aux frontières parce que c'est également une Europe qui protège et elle est elle n'a pas le périmètre de l'Europe à 27. Et je souhaite que notre zone euro puissent aussi avancer et aller plus loin avec un budget de la zone euro, avec un parlement de la zone euro et avec un gouvernement enfin économique de cette zone euro. Ce sont quelques illustrations mais le cœur c'est d'avoir un projet pour chaque cercle dans lequel nous sommes.

La pire des choses c'est d'attendre en quelque sorte les autres ou de ne plus oser avancer en voulant être parfaitement homogène. Nous n'aurons pas un projet d'harmonisation fiscale et sociale aussi ambition ambitieux pardon que nous le voulons à 27. Par contre, nous devons l'avoir à 19 ou à quelques-uns au sein de la zone euro.

C'est indispensable. Donc voilà la philosophie qui sera à la mienne qui est un esprit là aussi de conquête européen de relance mais moi j'assume que nous avons besoin de plus d'Europe pour retrouver nos équilibres et protéger. Ensuite sur l'austérité.

L'austérité est la conséquence de quoi ? de la crise que nous avons vécu en 2008-2010 et des politiques parfois d'irresponsabilité qui avaient été conduites avant. On avait menti parfois au peuple en faisant croire que on pouvait vivre dans certains pays comme à Berlin parce qu'on avait le même taux d'intérêt sans avoir fait les réformes.

Ça n'était pas vrai. L'erreur, c'est que nous avons conduit dans plusieurs pays, je tiens ici à le dire, jamais en France. Il n'y a pas eu de politique d'austérité en France, mais il y a eu dans plusieurs pays en particulier méditerranéens au Portugal, en Espagne, pour parti en Italie, évidemment en Grèce, une vraie politique d'austérité.

L'erreur, c'est qu'elle n'a pas été menée de manière articulée et donc elle a été faite en même temps dans ces pays de manière très brutale et en même temps que des réformes dites structurelles. Ce qui a conduit à déprécier très profondément la demande intérieure de la zone euro et donc à fragiliser la zone euro dans son intégralité. et elles n'ont pas été accompagnées ces politiques d'une vraie politique de relance concertée au niveau de la zone et d'un accompagnement volontariste et solidaire.

Et donc ce que je veux dire aux Allemands, le projet que je porte d'ailleurs depuis plusieurs années consiste parce que nous aurons retrouvé notre crédibilité et conduit nos propres réformes à dire que notre Europe a besoin d'une politique de solidarité et de relance. Et la clé de cela, c'est le budget de la zone euro. Je ne propose pas d'un seul coup de lever toutes les règles, mais d'avoir un une vraie politique de relance par un budget de la zone euro, une capacité à lever de l'argent sur les marchés.

Nous l'avons avec le mécanisme européen de stabilité qu'il faudra changer et derrière décider, c'est le rôle d'un budget, bah de d'aider un pays qui est en difficulté mais qui fait les réformes, d'investir sur l'éducation, sur la recherche dans un pays qui est en pleine transition, de corriger des chocs, d'investir vraiment. Enfin, sur la Grèce, vous savez, dès l'été 2015, je disais que nous devrions aller vers un sujet de règlement de la dette grecque. Donc, je ne vais pas attendre aujourd'hui pour le dire.

Pour autant, c'est un sujet qui suppose la coordination européenne et donc je porterai un projet réaliste là aussi articulant responsabilité et solidarité pour le cas grec mais qui suppose de poursuivre en même temps les réformes indispensables à l'économie et à la société grecque. On ne peut pas avoir un projet de solidarité si on délit la Grèce en même temps des responsabilités qui sont les siennes. Voilà.

Donc je pense qu'il faut simplement regarder en face que les équilibres aujourd'hui retenus en particulier en matière de finances publiques ne sont pas soutenables sur le long terme et impliquent un peu plus de pragmatisme ici. Bonjour Nassira Elmoadem Bondi Blog. Vous avez annoncé la création d'une prime de 15000 € sur 3 ans pour l'embauche d'habitants des quartiers politiques de la ville.

Euh est-ce que cela veut dire que vous supprimez, que vous abrogez euh les zones franches urbaines dans les quartiers politiques de la ville, les territoires entrepreneurs qui sont au nombre de 101 ? Ça c'est la première question. La deuxè question, c'est sur la question euh des contrôles discriminatoires de la police.

Euh vous avez été très bref sur les questions de discrimination lors de votre exposé. Est-ce que vous proposez quelque chose de très concret sur la question des contrôles au faciales discriminateurs de la police ? Notamment la question du RCPC qui est demandée par nombre d'associations dans les quartiers.

Et la troisème question, c'est sur la question des techniques d'intervention dans les quartiers. Vous l'avez abordé très brièvement. Concrètement, qu'est-ce que vous proposez ?

Est-ce que vous proposez par exemple de d'interdire certaines techniques brutales d'intervention de la police ? Merci. Sur le premier point, vous me permettez de corriger un oublié auprès de votre collègue qui m'avait posé la question des emplois francs.

Je vous prie de m'en excuser. Euh les emplois francs, donc ce qu'on propose, ça consiste à pour tous les jeunes issus donc des quartiers politiques de la ville. C'est ça le critère et c'est ce qui m'a été demandé par votre collègue auquel euh à laquelle je n'avais pas dument répondu.

Et donc c'est pour l'ensemble des jeunes qui résident dans un quartier politique de la ville d'avoir durant 3 ans la possibilité d'une suppression totale des charges pour l'employeur si il embauche le jeûne et donc c'est 15000 € par an durant 3 ans. C'est une politique volontariste comme ils sont embauchés généralement autour du SMIC ou un peu plus. C'est véritablement une politique de suppression totale de ces charges quasiment.

C'est un droit attaché à la personne que nous proposons parce que c'est ce qui permet vraiment de construire la mobilité économique et sociale dans ces quartiers. Pour autant, nous ne proposons pas de supprimer les dispositifs existants territoriaux, mais simplement de les évaluer. Et aujourd'hui, c'est très important parce que moi ce que je souhaite faire, c'est pour les zones franches urbaines et les dispositifs existants d'allègement à l'impôt sur les sociétés, il y a plusieurs entreprises qui jouent le jeu et qui embauchent les jeunes des quartiers, d'autres ne jouent pas le jeu.

Et donc, c'est plutôt qu'on puisse aller au bout du conditionnement de ses avantages à des critères d'embauche des jeunes dans les quartiers et de participation au développement de ces quartiers. Et donc je souhaite, il y a plusieurs travaux qui ont été d'ailleurs faits par la Cour des comptes he qui ont permis d'éclairer l'efficacité relative dans certaines zones, l'inefficacité dans d'autres, qu'on améliore l'évaluation et donc l'efficacité des dispositifs. Mais je ne propose pas de les supprimer aujourd'hui.

Pour ce qui est du contrôle aux facièes, je ne propose pas la politique de récipser. Pourquoi ? Parce que le cœur du problème que nous avons dans nos quartiers, c'est un problème de confiance entre les forces de l'ordre et les jeunes ou moins jeunes qui vivent dans ces quartiers.

Je ne crois pas qu'on règle un problème de confiance avec un récipisscé. Je vous le dis très franchement et je pense que dans les quartiers où les situations sont très animées, très difficile, le récipisscé ne règlera pas le problème. Par contre, ce que je souhaite, c'est avoir, je l'ai dit, une vraie politique de tolérance zéro à l'égard de toute dérive ou de toute forme de violence.

Aujourd'hui, nous avons beaucoup trop de contrôle d'identité, en particulier avec de la de la vraie discrimination. Quand on regarde les chiffres qui ont été rendus publs par plusieurs spécialistes et chercheurs, la France contrôle, je crois trois fois plus qu'en Allemagne les identités. C'est une pratique et ça c'est une vraie transformation qu'on doit faire en terme de formation et d'encadrement de la hiérarchie policière.

Nous devons différemment former les policiers. Aujourd'hui, un jeune qui sort d'une école de police, il est trop souvent formé à systématiquement procéder à du contrôle d'identité. C'est à la fois inefficace dans certains quartiers.

Ça peut être quand c'est systématique en effet extrêmement vexatoire et donner une vraie politique de fait de discrimination ou de quasi harcèlement. Et donc on doit former différemment nos policiers pour là aussi avoir plus de jugement, procéder de manière sélective au contrôle d'identité. On doit derrière, c'est d'ailleurs pour cela que je veux une vraie politique de formation de nos forces de police et de gendarmerie que je propose la réouverture de deux écoles de police.

Ensuite, on doit avoir plus de responsabilité de l'encadrement. Ça par rapport aux dérives que vous évoquez, je suis désolé de vous le dire, il y a pas d'autorité de l'État quand il y a pas d'autorité dans l'État. Quand il y a des dérives, elles doivent être sanctionnées et la hiérarchie doit être sanctionnée.

Et donc, si vous me demandez comment je ferai, quand il y aura des violences policières ou des dérives, d'abord il y aura de l'évaluation. Ça va avec la politique que je souhaite conduire. Et donc, j'évaluerai le nombre de contrôles qui sont faits.

Le défenseur des droits sera d'ailleurs activé pour le suivi de ces situations sur le terrain et je suivrai et je demanderai des comptes au commissariat, aux forces de police lorsque elle procède à des contrôles de manière exorbitante et je demanderai des comptes à la hiérarchie policière. Ensuite, quand il y a des violences policières faites sur le terrain, on doit donner tout éclaircissement à ces violences en demandant à la hiérarchie, sinon on supprime tout de suite la hiérarchie policière. Faut être simple.

Donc simplement, quand il y a des violences, il y a une responsabilité hiérarchique. Il y a des commissaires, il y a des directeurs départementaux de la sécurité publique, il y a des préfets, il y a des ministres. C'est il y a une escalade dans la hiérarchie mais il y aura pas d'incident sans réponse.

Moi, je suis pour un système de responsabilité, pas de défiance collective. Enfin, la police de sécurité quotidienne que je propose, c'est le règlement en profondeur du problème que vous évoquez de dérive à la fois de violence et de défiance. C'est-à-dire que dans nos quartiers, ce dont on a besoin, ce ne sont pas de forces d'intervention qui arrivent avec des équipements, des modes opératoires qui ne sont pas adaptés aujourd'hui à la réalité des quartiers et parfois la situation qu'il trouvve.

Nous avons quand on regarde la doctrine d'emploi de nos forces de police, trois grandes natures. Il y a les forces d'intervention, ce que font des brigades spécialisées, ce que fait le raide, le GIGN et ce que font certaines forces de police qui parfois sont intervenues ces derniers temps dans les quartiers. Il y a le renseignement et la poursuite judiciaire, ce que font les OPJ ou les services compétents.

Il y a la sécurité publique. Dans les quartiers, on a trop confondu la sécurité publique et l'intervention. La police de sécurité quotidienne que je propose de recréer, ce sont des policiers qui seront présents en permanence sur le terrain, qui travailleront avec les élus locaux au niveau du quartier avec une vraie politique de quartier et qui travailleront avec les associations de quartier en demandant justement les besoins, les ressentis et en rendant des comptes.

Et quand on a des forces de police qui construisent cette relation de confiance, qui sont sur le terrain, qui construisent une présence policière qui n'est plus une présence systématique d'intervention, on évite aussi le type de dérive inexplicable et inexcusable qu'à juste titre vous dénoncez. Non, je ne propose pas de supprimer les BST, mais je suis je propose de ne pas utiliser les BST comme des commissariats de quartier parce que ça n'est pas la même chose, parce que l'équipement n'est pas le même parce que la nature des interventions qu'ils font n'est pas la même. Par contre, je continue l'équipement en en caméra portative.

Oui, bonjour monsieur Macron Thomas 5 Blat. Une précision d'abord, si vous permettez, les 60 milliards que vous proposez, 60 milliards d'économie, c'est une économie nette, c'est-à-dire toutes les dépenses que vous avez supplémentaire, vous les financez et après il y a une réduction nette des des dépenses de 60 milliards. J'ai bien compris ça.

Deuxème question, comment voulez-vous dérouler votre programme dans le temps ? C'est-à-dire pour pour être efficace, il faut faire les les transformations les plus radicales dès le début. En même temps, avec ça, on risque de bloquer le pays si vous faites la réforme des retraites, la réforme du cô de travail, introduire le budget pour la zone euro et tout ça, c'est ça risque de vraiment bloquer le pays comme on l'a vu dans le passé.

Comment voulez voulez-vous éviter ça ? Et et aussi le budget de la zone euro, il aurait quel ordre de grandeur à peu près ? Les 60 milliards d'économies qui sont proposées, ce sont 60 milliards d'économies nettes par rapport à une trajectoire compte étant tenu de toutes les dépenses supplémentairire que j'évoqué, y compris lorsque je parle de chiffres pour la fonction publique d'économie budgétaire.

J'intègre évidemment dans ma trajectoire l'intégralité des engagements pris en terme d'embauche pour l'éducation, les forces de police, de gendarmerie ou la défense et tous les engagements pris sur les différents budgets. Donc ce sont 60 milliards de vraie économie par rapport à cela. Ce n'est pas du brut qui dont il faudrait en auquel il faudrait rajouter les dépenses additionnelles. 60 milliards de vraies économies.

C'est cela qui me permet de ramener la le niveau de nos dépenses publiques rapportées aux produits intérieurs bruts à environ 51,9 % à la fin du quinquena. C'est une trajectoire qui me permet à horizon 2025 de revenir à 50 % avec des hypothèses de croissance très prudentes et conservatrices puisque je ne dépasse jamais les 1,8 % de croissance. J'espère que nous aurons davantage et à ce moment-là, j'affecterai le relicat de croissance à la fois à des mesures de compétitivité, pouvoir d'achat et des mesures de déficit de réduction du déficit public.

Donc ça c'est le cœur de la stratégie. Pour le séquençage des réformes, d'abord, il y a pas de fatalité, vous savez, à la grève et au refus. Je vais vous dire très franchement, je vous propose un projet qui est clair, qui est assumé et qui est porté.

Si une majorité des Françaises et des Français ne croit ni ne veut dans ce de ce projet, elle votera contre. Si je suis élu sur la base de ce projet, ça signifie qu'une majorité de nos concitoyens aura décidé que ce projet est souhaitable pour le pays. Nous aurons donc une légitimité démocratique sur la base d'un projet clair.

Les grandes les grandes grèves que notre pays a vécu durant les 20 dernières années sont toutes le fruit d'un contexte où le pouvoir politique n'avait pas été élu sur la base des réformes claires portées et donc n'avait pas construit un consensus démocratique derrière ces dernières. Les grèves de 95, ce sont des réformes ambitieuses, courageuses, dont je partage d'ailleurs l'esprit, mais qui n'avaient pas été présenté au peuple et qui suivait une élection faite sur la fracture sociale. Les grandes grèves de la loi travail ont été faites sur une loi qui n'avait pas fait partie du débat de 2012 alors même que la situation était connu et qui n'ont pas vraiment fait l'objet d'une présentation, si je puis dire, pédagogique, au peuple français et de la volonté de construire ni au Parlement ni dans la rue un compromis.

Nous faisons aujourd'hui dans le casadre de cette campagne le travail pédagogique et j'assume pleinement sur le plan politique la nature de cette réforme. Donc elles auront et bien la légitimité démocratique que l'élection leur donne. Donc évidemment nous les ferons.

Les réformes, je vous remercie de votre bon sens que je partage, les réformes les plus dures qui nécessitent du temps pour avoir des résultats concrets, il faut mieux les faire au début qu'à la fin. Si on veut commencer à en voir les effets positifs, ce qui veut dire que la réforme de l'assurance chômage, de la formation professionnel, du code du travail et de l'éducation entre autres seront des réformes que nous porterons dès le début et qui seront prises dans les premiers mois. Les autres réformes suivront et j'en détaillerai le calendrier dans les prochaines semaines.

Elles sont la condition en même temps de notre crédibilité sur le plan européen. C'est ce qui fait que dans le même temps, je porterai le projet européen que j'ai commencé à vous expliquer à partir de l'été automne avec la légitimité que nos premières réformes nous donneront. Ce qui permettra à la fois durant la campagne allemande, mais issue également à l'issue de celle-ci de proposer cette nouvelle donne à l'Allemagne et donc au reste de l'Europe.

Et donc le projet européen pour moi vient dans la foulée de ces premières réformes à partir de l'automne hiver 2017. Le budget de la zone euro, il m'appartient pas aujourd'hui d'en définir la taille. Ce qui est sûr, c'est qu'il doit être un vrai budget.

Et donc, je ne propose pas des mécanismes du type plan Junker. C'est de vrai argent budgétaire additionnel levé sur les marchés puis progressivement avec des affectations budgétaires et fiscales, mais qui doit être de nature à pouvoir à la fois remplir la fonction de d'équilibre au sein de la zone euro et donc de palier des chocs asymétriques subis par tel ou tel pays et en même temps la fonction d'investissement indispensable. Bonjour Paul Larouturau quotidien pour continuer sur le calendrier des des réformes de mon confrère.

Vous dites en détaillant votre programme au Parisien que votre vrai plan pour changer la France, dites-vous, c'est en 10 ans. Or votre mandat, si vous êtes élu, est censé finir en 2022. Est-ce que ça veut dire que votre esprit de conquête est ouvertement sur 10 ans ?

Est-ce que vous êtes officiellement candidat de mandat ? Merci. Je vous remercie de cet esprit de conquête au carré que vous me proposez.

Ça veut dire que j'assume de lancer des réformes qui prendront du temps. Et donc, j'assume qu'une partie du changement que nous portons et de la transformation que nous portons aura des effets au-delà du quinquena. Le temps viendra où les responsabilités personnelles sont prises et je ne suis pas alors même que je suis candidat à une élection déjà candidat à la suivante.

Je sais faire les choses en bon ordre mais je dis pour autant ce qui est très différent et ce qui n'est pas un sujet personnel que j'ai beaucoup d'ambitions pour les 5 ans à venir mais que compte tenu des défis qui sont les nôtres de la profondeur aussi du doute parfois qui s'est installé et de la nature des chantiers certains prendront 10 ans et c'est important d'assigner des responsabilités et une échelle de temps. Donc je dis il y a des choses que je pense pouvoir changer en quelques mois d'autres en quelques années. Je répondrai chaque année à chacun de ces chantiers et je dirai où nous en sommes.

Mais par exemple pour la réforme des retraites que je propose, je vous dis tout de suite qu'elle ne sera pas à plein régime à l'issue d'un quinquena. Le temps viendra ensuite pour les sujets personnels et je dis que les vraies réformes du pays, elles prennent parfois 10 ans et il faut l'assumer. Oui.

Bonjour. Est-ce que vous pouvez préciser votre méthode sur les réformes sociales ? parce que vous évoquez le pouvoir de la loi.

Donc est-ce que ça veut dire qu'il n'y aurait aucune négociation avec les syndicats dont on sait qu'ils sont forts dans les bastions, notamment là où il y a des régimes spéciaux. Est-ce que ça veut dire que vous passez par la loi ? Est-ce que il y a une discussion au parlement ou est-ce que c'est des ordonnances ?

Et puis sur un un plan plus large, s'agissant des retraites, vous avez évoqué ce matin dans le Parisien l'idée d'une différenciation en fonction de l'espérance de vie. Est-ce que vous pouvez préciser ce point ? Merci.

Alors sur le premier sujet, je propose un changement profond en terme de répartition des rôles entre le pouvoir politique et les partenaires sociaux. Aujourd'hui, nous avons des partenaires sociaux qui sont très présents dans la construction de la loi au niveau national, dans la gestion des grands risques, en particulier la retraite, en particulier le chômage puisqu'il est géré de manière paritaire ou dans leséquilibres de la formation professionnelle. Ils ont une place qui est différente depuis une dizaine d'années dans la maladie où l'État a repris plus de responsabilité.

Nous avons des partenaires sociaux qui depuis la loi 2004 dit l'archer négocient au préalable de certaines dispositions législative touchant au code du travail et nous avons des partenaires sociaux qui sont insuffisamment présents ou vivant si j'ose dire dans la branche et dans l'entreprise beaucoup moins que dans la plupart des pays européens. C'est ce qui nous a conduit à avoir des partenaires sociaux qui bien souvent font beaucoup plus de politique que de dialogue social et qui s'exprime sur des débats nationaux. Ils ont leur part de légitimité, ils expriment une sensibilité mais qui sont détenteurs d'une part d'intérêt général, parfois de manière à mes yeux indu en tout cas qui ne correspond plus à la réalité et ils sont insuffisamment présents sur le plan syndical dans la vie sociale de l'entreprise et de la branche.

C'est ça la réalité que nous avons construite après le compromis national de 1945. Ce que je propose, c'est de remettre cela en ordre. Nous l'avons fait de gauche et de droite de manière subreptice sur la maladie durant les 15 années du début des années 90 à 20045.

Je propose d'aller jusqu'au bout de cela. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que pour le chômage, je propose de changer la gouvernance du système pour le transformer sur le mode de ce que nous avons fait pour l'assurance maladie. et donc d'acter qu'aujourd'hui le chômage n'est plus un risque sur lequel les salariés se couvrent seul et qui les concernent seuls et qui devraient simplement être financé par les cotisations sociales.

Je dis le chômage c'est un risque universel qui touche toutes les catégories et qui doit faire l'objet d'une protection universelle beaucoup plus égale entre toutes les catégories agriculteurs, artisans, commerçants, entrepreneur et qui doit donc davantage être financé par l'impôt. ce que j'ai proposé en terme de changement de la cotisation salariale vers la CSG et derrière je dis la gouvernance du système doit être différente. L'État doit reprendre son rôle et prendre les décisions sur ce système d'assurance chômage qui devient un système universel.

Et d'ailleurs, c'est la réalité parce que notre système est très hypocrite puisque il est prétendument paritaire mais comme les partenaires sociaux n'en fixent pas les équilibre ou n'arrive pas à le faire, il est garanti par l'État et depuis des années, c'est la garantie de l'État qui fait vivre le système. Et il y a un peu plus aujourd'hui de 30 milliards de déficit cumulés du système d'indemnisation chômage qui est financé par qui ? Par vous, pas par les cotisations salariales.

Donc il n'est de fait plus paritaire dans son financement. Donc je dis juste clarifions les choses et en même temps les responsabilités. Ne demandons pas aux partenaires sociaux qui ne sont pas responsables de l'intérêt général de prendre des décisions d'intérêt général.

C'est au pouvoir politique de le faire. Il a cette légitimité. En même temps, j'en change la règle parce que je dis c'est un système universel et donc j'indemnise tout le monde.

Mais derrière, comme c'est universel, il n'y a pas de droit àquis au chômage et donc je peux contrôler tout le monde. C'est un système de devoirs. Si je vous offre une offre décente d'emploi après un bilan de compétence, vous pouvez avoir un refus mais pas deux.

Et donc vous ne pouvez plus me dire "J'ai droit au chômage pendant x mois parce que j'ai cotisé x mois pour avoir ce droit." C'est fini. C'est un système qui est universel avec des droits et des devoirs.

De la même façon, sur le plan de la formation professionnelle, je propose que ce soit ce nouveau service public de la qualification et de la mobilité qui détermine la stratégie nationale en lien avec les régions et les partenaires sociaux et définissent quelle est la bonne stratégie et quel est le cursus que doit suivre l'individu qui est sous-qualifié, qui ne peut plus retrouver un emploi. Donc je vous ai dit, il y en a au moins 1 million aujourd'hui qui sont dans des chômage de longue durée. Derrière les partenaires sociaux ont un rôle, il peuvent délivrer ces prestations, mais ils ne peuvent plus rester dans le système actuel de la formation professionnelle qui aujourd'hui est un système incestueux où les partenaires sociaux, qu' soi d'ailleurs parfois des organisations syndicales ou patronales, sont ceux qui prescrivent les formations, les dispensent et se rémunèrent dessus sans qu'il y ait une vraie évaluation.

Et donc nous clarifions là aussi le système avec des vraies responsabilités sur le projet des retraites. C'est vers le même la même transformation que nous allons. Donc vous voyez, c'est cela que je fais pour clarifier le rôle de chacun et la responsabilité supplémentaire en effet que l'État prendra qui doit être la sienne dans un régime démocratique où on veut mettre de la transparence mais en neant pas la responsabilité des partenaires sociaux qui seront autour de la table et participeront en particulier aux formations qui sont dispensées.

Mais en même temps, je donne plus de place aux partenaires sociaux dans le droit du travail et la négociation au quotidien. Aujourd'hui, ce qui ne va pas, c'est que la loi définit tout. Notre code du travail augmente constamment parce que dès qu'on veut améliorer le dialogue social, on réforme la loi.

C'est quand même étrange. Donc nous ne sommes pas dans une République contractuelle comme je crois au dialogue social, je crois au rôle des syndicats et des partenaires sociaux, mais j'y crois au bon endroit, pas pour faire de la politique, pour faire du dialogue social. Ce que je propose, c'est une réforme profonde qui consiste à simplifier notre code du travail en disant la loi définit des principes fondamentaux et c'est ensuite à l'accord majoritaire d'entreprise ou de branches de définir ce qui est au plus près du terrain sont les bons équilibres pour les salariés.

Donc c'est une vraie confiance que je fais aux organisations syndicales et patronales mais au bon niveau parce que on ne simplifiera pas notre code du travail si on ne procède pas à ce changement profond qui est un changement méthodologique et de gouvernance. Les 10 dernières années, nous avons réformé 50 fois le code du travail. C'est intenable.

Donc c'est ça le vrai changement et la différence si vous voulez profonde qui est la mienne avec les autres projets. Je ne propose pas des changements de paramètres au sein d'un équilibre actuel. Je propose de changer en profondeur les rôles parce qu'aujourd'hui les acteurs ne sont pas à leur bonne place.

Les acteurs ne jouent pas la bonne pièce. Et donc quand on s'engage devant les nos concitoyens pour faire des réformes sociales, qu'elles sont d'intérêt général, c'est au pouvoir politique de les prendre. Quand on veut transformer le droit du travail et les équilibres sociaux, c'est aux partenaires sociaux de prendre leur responsabilité.

C'est cela ce que je propose. Et donc dès le début du quinquena sur le chômage, la formation professionnelle et la réforme du droit du travail, très rapidement nous prendrons des textes de loi. Il ne m'appartient pas aujourd'hui de vous en donner la forme.

Je crois aussi à la responsabilité de chacun. L'une des premières décisions que je prendrai sera de nommer une personne en fonction de Premier ministre. C'est le Premier ministre qui décidera de ces modalités législatives.

C'est pas au président de la République de le faire. et derrière il décidera des modalités parlementaires qu'il entend retenir. Par contre, il est évident que pour la réforme des retraite que je propose, il y aura là un temps de concertation long sur la base des travaux du corps avec l'ensemble des partenaires sociaux, avec l'ensemble des pouvoirs politiques.

Et mon souhait, c'est que nous puissions organiser là une vraie concertation transpartisane parce que comme c'est un projet sur le très long terme, il suppose que toutes les forces du politique du pays soient du représenté autour de la table. Bonjour Isabelle Thor de TF1. Ma question est un peu plus personnel.

Vous avez dans un mensuel déclaré que vous ne vous aimiez pas. Alors ça en a fait sourire certains. Mais plus sérieusement, est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous n'aimez pas en vous et qui pourrait gêner bien sûr votre action politique ?

Et est-ce qu'il n'est pas gênant de prétendre diriger un pays sans s'aimer soi-même ? Alors, je vais vous dire deux choses. La première, c'est que l'amour de soi n'est pas l'estime de soi.

Il est impossible de prendre des décisions, de gouverner ou de présider puisque j'aspire à présider et non à gouverner, si on n' pas l'estime de soi qui est indispensable pour avoir le recul, pour avoir l'amour des autres et la distance. L'amour de soi qui confie nos narcissismes n'est pas une qualité très rarement. Donc il faut avoir l'esprit de distinction à la matière.

J'ai l'estime de moi-même, comme je l'espère chacune et chacun dans cette salle, qui permet le recul, la bonne décision, mais j'ai le droit de ne pas avoir l'amour de moi-même et une contemplation narcissique à l'égard de votre serviteur. [Applaudissements] Ensuite, quoi qu'ayant depuis plusieurs semaines, contrairement à nombre de mes compétiteurs dans cette élection présidentielle constamment définites et les médias comme un contrepouvoir essentiel à la vie démocratique. Je m'étonne de du bovarisme que votre question reflète.

Pendant des semaines, vous m'avez dit "Ce monsieur ne contemple que lui-même. Il n'a d'autres discours que lui-même. Au fond, c'est une secte étrange qui se rassemble avec des enthousiastes que nous ne comprenons pas vraiment, mais il n'est que l'incarnation de quelque chose qu'on ne comprend pas." Les trépignations arrivé pour demander un projet avec beaucoup d'entraints que nous sommes en train de satisfaire.

Et le jour où je vous présente un projet, vous me parlez de moi. [Applaudissements] Donc, poursuivons sur le projet. Bonjour Laurent Desbonet, France 2.

Est-ce que vous comptez supprimer un certain nombre de postes de fonctionnaires ? Et si oui, combien ? D'abord, je ne compte pas aborder le sujet de l'action publique et de la fonction publique par ce biais parce que il ne faut jamais oublier qu'on ne parle pas d'un tableau de chasse, d'un livre de botanique ou de zoologie, mais de femmes et d'hommes qui chaque jour font leur travail et dont nous nous félicitons de l'action lorsqu'il y a une attaque terroriste, lorsqu'il y a un risque naturel ou chaque jour lorsqu'on est malade ou qu'on amène ses enfants à l'école.

Donc je m'oppose à ce discours de l'action politique qui consiste à voir nos fonctionnaires comme un coup ou comme des têtes qu'il faut couper. Ensuite, je crois à l'action publique, à sa capacité à innover, à se réformer elle-même. Et c'est ce qui est en ligne avec l'esprit que j'évoqué au début de la présentation de ce programme.

Je ne pense pas que ce soit un candidat à la présidence de la République ou un président de la République de dire combien de postes de fonctionnaires il supprime. J'ai donné un référentiel 120000 entre les trois fonctions publiques. Je t'ai dit qu'on ne pouvait pas à mes yeux supprimer des postes dans la fonction publique hospitalière, mais entre l'État et les collectivités, c'était l'ordre de grandeur.

Constitutionnellement, je ne serai jamais le décideur du nombre de postes qu'on peut supprimer dans la fonction publique territoriale. Ça fait partie du pacte de confiance que je présente et propose aux collectivités. Le cœur de ce que je veux faire avec la fonction publique et l'action publique, c'est d'abord de dire on doit avoir un vrai système de responsabilité.

Il y a pas de réforme si tout part d'en haut auprès d'un seul homme. Certains l'ont tenté. Ça s'appelait la revue générale des politiques publiques.

Ça ne marche pas parce que tous les anticorps du système se réveillent et la réforme devient portée au centre, au sommet par quelques-uns. Il n'y a pas un corps social, une entreprise qui se réforme de la sorte. Et donc moi, je donne des grands objectifs, un cap au pays.

Je m'engage sur ce cap auprès des Français. je rencontre chaque année et donc moi je demande des responsabilités à celles et ceux que je nomme. Donc le premier ministre que je nommerai, les ministres que je nommerai auront la responsabilité de décliner de manière très précise cet objectif avec ce qui va avec la responsabilité des sanctions s'il ne le respecte pas.

Et donc pour moi, la déclinaison sur le plan budgétaire, c'est-à-dire des politiques publiques, de la politique d'achat et de la fonction publique, ce sera au ministre de la définir. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a des ministères où vous ne pourrez pas réduire le nombre de fonctionnaires parce que ce sont des fonctionnaires de terrain, d'action aujourd'hui, compte tenu de l'engagement, qu'on parle de l'hôpital, qu'on parle de des fonctions de sécurité, des fonctions régaliennes, de l'éducation, c'est quasi impossible. C'est même totalement impossible.

Il y a des fonctions où on peut en réduire si on modernise. C'est pour cela que les ministres auront à leurs mains la possibilité d'investir dans leur politique publique pour moderniser l'action et permettre à leurs fonctionnaires de travailler différemment et d'accompagner leur action dans cette transformation. Il n'y a pas de vraie économie de poste ou de fonctionnement s'il n'y a pas d'investissement.

Et enfin, il y aura aussi une responsabilité des fonctionnaires et de l'encadrement. Je renommerai la totalité des fonctionnaires qui sont nommés en conseil des ministres dans les semaines qui suivront mon élection. Non pas pour les changer tous, mais pour les changer ou les reconfirmer parce que toutes et tous doivent porter avec leurs ministres les objectifs ainsi définis.

C'est ce qui d'ailleurs vous permet de ne pas avoir un président de la République qui veuille faire le travail d'un chef de bureau. Ensuite, je donnerai plus de pouvoir au fonctionnaire sur le terrain. Qu'est-ce qui permet de dégager de l'efficacité de l'économie ?

C'est de donner un capacité d'innovation, d'initiative, d'interprétation aux fonctionnaires sur le terrain. Ils sont en contact avec les décideurs des collectivités territoriales, avec les élus. Ils ne peuvent plus avoir l'instruction de dossier, la discussion avec l'élu sur le terrain et derrière attendre 6 mois que l'administration centrale réinstruise le dossier ou leur réponde.

Donc un directeur d'agence régionale de santé, un directeur d'hôpital, un directeur d'école à Forceurie, un président d'université, des directeurs d'administration centrale et déconcentré auront plus de responsabilité de capacité à faire. C'est ainsi que nous pourrons dégager de vraies économies, de vraies réorganisations et donc ne pas renouveler mes yeux plusieurs milliers de postes de fonctionnaires compte tenu du fait que dans le quinquena qui vient 500000 fonctionnaires partiront à la retraite dans les trois fonctions publiques. Bonjour.

Bonjour monsieur Macron. Thomas desprèl.tv.

Une question à propos de votre passe culture. Comment sera-t-il concrètement versé et comment contrôler que les jeunes l'utiliseront réellement pour ça ? Merci beaucoup.

Il sera versé sur un compte individualisé que chaque jeune pourra activer sur une plateforme individualisée à l'âge des 18 ans, donc au 18 ans. Et je m'inspire ce faisant parce qu'il faut toujours citer ses sources de ce qu'a fait Matthéo Renzi en Italie. Il y a une plateforme qui a été créée numérique sur lequel vous activez, vous remplissez vos données individuelles, il y a une vérification et on active votre compte.

Le choix que nous avons retenu, c'est de ne pas contrôler parce que c'est un projet d'émancipation. C'est un jeune qui a 18 ans veut accéder à la culture et donc ils pourront avoir accès à tous les contenus culturels. Alors évidemment, il s'agit pas d'aller vers des activités qui ne seraient pas culturelles mais par contre nous n'allons pas en définir le contenu parce que c'est impossible parce que surtout ça n'est pas l'esprit qui est le nôtre et la volonté d'émancipation et donc ce sera au libre choix quel que soit le contenu et la nature de la dépense culturelle pour le jeune de le faire.

Je veux dire ici que le financement de ce passe sera fait en quasi totalité par les diffuseurs culturels et les grands acteurs du numérique. Nous avons commencé un travail de concertation. C'est la volonté que je porte.

Nous avons aujourd'hui des grands acteurs économiques et je m'en félicite qui vivent de cette économie mais qui doivent participer avec nous de la construction d'un commun qui est l'éducation de nos jeunes et l'accès des plus jeunes, en particulier des plus modestes à la culture. Et donc ce faisant, nous leur demanderons une une contribution forte au financement de cette mesure. Bonjour Mathieu Magodex, médiia part.

Nous sommes à très peu de temps de la présidentielle et dans la situation politique que vous avez décrite au début qui est assez troublante. Est-ce que vous ne craignez pas ? En tout cas, quelle est la vision que vous avez sur ce projet que vous présentez aujourd'hui ?

Est-ce que notamment en cas de second tour face à Marine Le Pen, il vous permet de répondre à la aux attentes des classes populaires, aux attentes des classes moyennes dont vous avez beaucoup parlé, dont vous commencez à beaucoup parler euh puisque le risque est d'être le candidat vu comme le candidat du mondialisme, mot de Marine Le Pen, de l'UMPS, mot de Marine Le Pensi, finalement du cercle de la raison, des technos et de ce que par votre parcours vous pouvez que vous le voyez ou non incarné. Donc comment vous répondez avec ce projet à ces questions-là ? Euh par ailleurs, il y a pas il y a rien sur les paradis fiscaux dans votre projet.

Est-ce que juste ça n'existe pas pour vous ? Est-ce que la question de la régulation financière plus largement n'existe pas ? rappelant que il y a évidemment des paradis fiscaux à l'intérieur même de l'Europe.

Je vais commencer par votre deuxième question qui est plus ponctuelle et qui justifiera l'accès quand vous aurez le temps. Il a été ouvert ce matin au site internet et à la lecture exhaustive de ce texte qui fait bien référence à la lutte contre d'une part les arrangements fiscaux et l'optimisation fiscale. Je suis totalement favorable à la poursuite du travail qu'il faut d'ailleurs reconnaître ces dernières années a été commencé au niveau européen d'une éradication d'une part du secret bancaire, de la lutte contre les paradis fiscaux et en particulier de plusieurs engagements que je prends de n'accepter aucun accord commercial qui ne s'accompagne d'un accord d'harmonisation fiscale et de lutte contre les paradis et qui demandera à tous les pays membres de l'Europe et à forcerie de la zone euro d'éradiquer les traités bilatéraux avec des paradis fiscaux.

Aujourd'hui, plusieurs membres de la zone euro ont des accords bilatéraux avec des paradis fiscaux, ce qui est non seulement une inefficacité pour nous tous, une vraie injustice et ce qui conduit les uns et les autres à aujourd'hui perdre beaucoup de valeur et continuer à protéger des actions qui sont absolument insoutenables. Pour moi, le cœur de la lutte contre les paradis fiscaux, vous l'avez compris, se joue évidemment au niveau national à travers la politique de contrôle qui est aujourd'hui en France, je dois le dire exemplaire et portée par nos services avec beaucoup de force et de talents depuis plusieurs années, mais surtout une vraie politique européenne. Les scandales récents, Luxlix et autres ont permis d'avancer sur ce sujet.

Je souhaite intensifier cette politique entre autres à travers les mesures que j'ai prises pour le deuxème point et annoncé pour le deuxème point que vous évoqué aussi longtemps que la presse qui prétend le combattre utiliser propagera, feracienne les arguments du Front National, elle aidera en effet ce débat. C'est aussi longtemps que vous passerez plus d'énergie à expliquer que je suis le candidat de l'oligarchie financière, que je suis un ancien banquier uniquement et rien d'autre et que je ne vaux pas mieux que 4 années de ma vie professionnelle à vos yeux parce que moi j'en suis très fier de ces années. Et bien en effet, vous continuerez à faire le lit du Front National cher ami.

Et et c'est une très bonne politique. Donc vous pouvez donc vous pouvez refuser de voir que depuis des mois, je parle des classes populaires et des classes moyennes, vous pouvez refuser de voir que le projet que je porte pour l'école est un projet pour les classes populaires et les classes moyennes parce qu'il y a peu de banquiers d'affaires qui sont qui ont mis leurs enfants aux zones RP et RP plus. Vous pouvez constater qu'il y a peu d'enfants de banquiers d'affaires qui aujourd'hui sont dans les classes mêmes de la République et donc qui ne sont pas les victimes de politique qui parfois ont réduit l'excellence pour tous.

Vous pouvez aussi dire que la réforme de la taxe d'habitation va surtout profiter à l'oligarchie financière. Vous pouvez dire que la politique économique que je conduis de mobilité économique et sociale et de réussite est une politique pour l'oligarchie financière et les affreux banquiers. Vous pouvez continuer à dire que des grands financiers, des chaînes de télévision, de tout cela et tout cela sont au cœur de ce projet.

La réalité de ce projet n'est pas celle-là. Les Français sont en train de le comprendre parce que si nous n'étions que l'oligarchie financière, vous n'auriez pas beaucoup de visages qui sont là et qui ne l'ont jamais croisé et vous n'auriez pas aujourd'hui la situation politique dans laquelle nous sommes et que nous portons. Donc je tiens à vous dire une chose.

Depuis des mois, je parle des classes populaires, je parle des classes moyennes. Depuis des mois, je me bats contre ce qui corrode l'esprit et le cœur de notre société qui est cette assignation à résidence. Et donc, j'ai le droit de demander pour ma part de ne pas être assigné à résidence.

Moi, je ne suis pas né dans l'oligarchie financière ou la banque d'affaires. J'ai fait 4 années de ma vie professionnelle dont je suis très fier dans ce secteur d'activité économique. Ça m'a beaucoup appris.

Ça m'évite contrairement à d'autres de dire beaucoup de bêtises sur la vie économique et l'ordre du monde, la grammaire des affaires de mon pays. Mais derrière, je suis né, je suis né dans une ville de province française, dans une famille qui ne devait rien, ni au monde journalistique, ni au monde politique, ni au monde financier. Je me suis élevé parce qu'il y a une école dans notre République qui permet de s'élever.

J'ai passé des concours de la République. J'ai été fonctionnaire plus longtemps que je n'ai été banquier d'affaires. J'ai fait mes choix et pris tous mes risques.

Contrairement à tous les autres candidats de la sphère politique, Marine Le Pen compris pour être candidat à l'élection présidentielle. Moi, j'ai démissionné de tout, de tout là où les autres continuent à être payés par la République pour être parlementaires nationaux ou européens. Donc oui, avec beaucoup de fierté, je continuerai à dire que je suis le candidat des classes moyennes et des classes populaires.

Et franchement, quand je compare mon projet à celui de Marine Le Pen qui est un projet de repli, qui est un projet qui on était hier au salon de l'agriculture, propose simplement de sortir de la zone euro et donc une perte de 30 % pour l'épargne de tous nos concitoyens, la perte de tous les marchés européens pour nos agriculteurs. Je suis davantage le candidat de l'agriculture et des classes moyennes que Marine Le Pen. Quand je vois quand je vois le procès de François Fillon, mais je réponds à votre question fond vous pouvez ne pas écouter ma réponse, c'est un choix mais non mais vous l'avez vous en ê vous en avez été, vous en êtes souvent le porte-voie.

Donc je vous réponds quand je vois le projet de François Fillon, quand je vois le projet de François Fillon qui est un projet conservateur qui permet à ceux qui ont déjà réussi de mieux réussir, qui permet non pas de supprimer la taxe d'habitation mais de supprimer l'impôt de ceux qui ont déjà bien réussi dans la vie qui qui est un projet de fermeture sociale qui est un projet de régression sociétale. Je considère que oui, je suis le candidat des classes moyennes et des classes populaires quand je me compare au projet qui est porté par Benoît Amont qui est un projet de défaite face au changement technologique et aux transformations de notre société qui acte le fait qu'il n'y aura plus de travail essentiellement pour nos classes moyennes et nos classes populaires qui n'expliquent pas une seule seconde comment on le finance, comment même on s'engage dans l'Europe, comment même on change une Europe en prenant nos responsabilités. Oui, je vous dis que c'est le projet des classes moyennes et des classes populaires.

Donc voilà comment je vous réponds. Voilà comment je construis non seulement le renouvellement mais l'élargissement, le rassemblement depuis des semaines. Et voilà comment, sans aucun état d'âme, je peux vous dire que le jour d'après du premier tour, quelle que soit la configuration et celui ou celle qui devrait mtre opposé, je pense très sincèrement que nous avons toute la légitimité et la capacité à rassembler largement parce que nous portons le projet le plus juste pour les classes moyennes et les classes populaires. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Bonjour Arthur Bardal Figaro.

Effectivement, on peut plus dire que vous avez plus de programme, mais puisqu'il faut bien qu'on trouve quand même quelque chose, il nous a été dit en préambule de votre intervention qu'il y aurait quelques propositions complémentaires qui viendrait compléter comme leur nom l'indique ce ce projet. Vous avez dit vous-même pendant votre intervention que la proportionnelle ferait partie des sujets sur lesquels vous devez continuer à travailler. Ça me semble être un sujet majeur.

Première question, est-ce qu'il y a d'autres sujets majeurs de ce type sur lesquels il faut encore continuer à travailler ? Deuxième question, est-ce que on aura les réponses sur ce type de sujet avant votre éventuelle élection ou après ? Merci beaucoup.

Bon, vous faites l'objet, une pathologie voisine de votre confrère que j'évoqué tout à l'heure qui consiste avant même d'avoir lu ou pris connaissance de ce qu'on vous donne et de ce qu'on vous explique à essayer d'y chercher ce qui n'y est pas. Je le dis pour vous, ça rend malheureux. Bon, donc essayez déjà d'y comprendre ce qu'il y a, de m'interroger, de le remettre en cause, de le critiquer.

C'est comme ça qu'on construit la démocratie plutôt qu'en essayant non pas de chercher des loups, mais parfois des loups qui n'y sont pas. Bon, ensuite, parce que notre vie politique et et médiatique est ainsi faite, si durant les quelques jours qui nous sépar du premier tour, le cœur de votre travail et de votre intérêt consistait à déplier ce qui est ici écrit, je pourrais m'affranchir de toute nouvelle, de toute animation de cette campagne. Comme ça n'est pas le cas, je continuerai à vous réserver quelques annonces.

Par contre, le cœur du projet, sa cohérence, les mesures les plus importantes y figurent, je vous rassure. Et donc, j'expliquerai simpement simplement plus en détail quelques mesures dans les semaines à venir. Par exemple, je m'exprimerai plus en détail sur les sujets de défense, de politique étrangère au-delà des questions que vous souhaiteriez me poser ce matin.

Je reviendrai sur plusieurs sujets institutionnels et de la méthode de gouvernement parce que ce sont des projets qui méritent en soi et en eux-mêmes plus de temps et qui sont aujourd'hui prêts mais qu'il était trop lourd de mettre dans un projet comme celui-ci. sur le sujet de la proportionnelle, je m'exprimerai en détail avant la fin de cette campagne. Simplement, je peux tout de suite vous dire pour pas qu'il y ait de de malentendu, pour moi, ça n'est pas le cœur du projet et donc je ne fais pas partie des candidats qui vont vous expliquer que je renouvellerai une fois élu la chambre, la nouvelle chambre que nous aurons donc élu au mois de juin et que je procéderai à une dissolution pour tout de suite changer les institutions.

Je vais être très direct avec vous pour éviter là-dessus des des des sous-entendus qui pourraient exister. C'est-à-dire que pour moi, la réforme institutionnelle, elle devra s'organiser durant le quinquena. Elle n'est pas impréalable.

Elle ne peut pas être impréalable. Je crois que ce qu'attendent nos concitoyens, c'est l'action politique. C'est ce sont des mesures efficaces, franches, radicales sur les sujets qui concernent à la fois leur quotidien et leur avenir.

Donc on va d'abord se concentrer là-dessus. Après tous les sujets institutionnels, nous allons les préparer. Je souhaite les préparer, les concerter de manière transpartisane durant mon mandat et au moment qui sera opportun les porter à ce moment-là dans une réforme dont en temps voulu, je préciserai les modalités.

Sur le sujet de la proportionnelle, je pense que je pourrais vous éclairer, même si j'ai quand même déjà dit beaucoup, j'ai dit que j'ai étais favorable. J'ai dit qu'il n'était pas favorable à la proportionnelle intégrale, ce qui ensuite peut nous donner lieu à quelques précisions de type enfin qui pourrait occuper les constitutionnalistes ou les spécialistes de droit comparés dans les semaines à venir mais qui à mon avis ne changera pas le quotidien de nos concitoyens. Oui, monsieur Macron, bonjour.

Hervé Favre, la Voie du Nord, j'avais une question à vous poser. Vous avez insisté sur le l'importance de du développement de l'Afrique et je pense que Jean-Luc Borlot, il sera sensible. À ce propos, est-ce que vous avez trouvé une nouvelle date pour un dîner avec Jean-Louis Borlot ?

Est-ce que vous avez l'espoir de le voir rejoindre En marche très bientôt ? Je salue votre sens de la transition. Je tiens à dire que quelle que soit l'action courageuse, forte, inspirée de Jean-Louis Barlot, l'Afrique mérite mieux qu'une transition et j'espère que nous y reviendrons.

Pour ce qui est du reste, je suis sans doute un peu de la vieille école, vous m'en excuserez mais il faudra vous y habituer. Je ne fais pas partie des responsables politiques qui commentent leur vie privée ou leur contact privé. Pour le reste, je présente un projet cohérent qui depuis le début vise à rassembler tous les progressistes et donc tous ceux qui s'y reconnaissent et qui se voient comme des progressistes, ils sont les bienvenus.

Oui, Richard Verli du quotidien Suisse Le temps. Vous avez commencé à parler de justice et d'état de droit. On voit tous passer des informations sur les frais de bou ministère également d'éventuels problèmes dans vos déclaration à la haute autorité de transparence de la vie publique.

Alors la question sera simple. Est-ce qu'après l'affaire Fillon, il y a peut-être une affaire Macron ? Alors, vous avez raison de de soulever ces sujets qui font l'objet d'ailleurs soit de d'articles indirects, soit de boucles de mail ou de messages numériques du m relayé par des personnes qui je pense sont des personnes vraisemblablement actives et qui ont un rôle en tout cas des opinions tranchées dans cette campagne.

Bon, là-dessus, soyons très clairs. sur les sujets fiscaux, les déclarations à la haute autorité de la transparence pour la vie publique. Je me suis conformé à toutes les obligations légales.

J'ai déclaré dans toutes ces composantes mon patrimoine et mes revenus comme le prévoit la haute autorité dans toutes les fonctions qui ont été les miennes, c'est-à-dire quittant l'Élysée puisque la loi valait y compris pour des postes de cabinet auxquels j'étais soumis, quittant l'Élysée, devenant ministre, quittant mes fonctions de ministre et je le ferai en tant que candidat. C'est la Haute Autorité qui le publie d'ailleurs, ce qui permet à chacun de retrouver les choses. Elle n'y a noté aucune irrégularité et c'est bien elle qui est chargé de ce contrôle.

Et donc je vous renvoie à son président, s'il y avait un problème dans mes déclarations, vous êtes en train de mettre en cause le travail de la Haute Autorité. La Haute Autorité a à chaque fois rappelé que mes déclarations étaient totalement conformes à la fois aux pièces justificatives qui lui avaient été transmises et à ce qu'elle avait pu vérifier. Donc là-dessus, il n'y a eu absolument il n'y a aucun malentendu.

Des gens veulent remettre en cause ces informations. Je le regrette très profondément parce que vous savez dans la construction de ces postérités, ça donne le sentiment que tout est au même point. Donc non.

Et la haute autorité aura d'ailleurs à se prononcer dans les prochaines semaines comme à l'égard de tous les candidats je pense sur la nature des déclarations qui lui sont faites. Donc moi, j'ai confiance dans les institutions, les les autorités indépendantes de mon pays et je vous renvoie euh aux diligences à laquelle la haute autorité procède. Et vous savez, les mêmes qui en effet critiquent l'indépendance de la justice peuvent se mettre à critiquer l'indépendance de la haute autorité pour la transparence de la vie publique. d'aventure, elle venait à dire que les déclarations de votre serviteur sont conformes.

On est on peut s'attendre à tout dans cette campagne. Bah là-dessus, il y a des règles. Ensuite, pour les sujets fiscaux, je l'ai déjà dit, j'ai fait l'objet comme tous les ministres de diligence fiscale.

Dans le cadre de celle-ci, il y a eu un dialogue qui s'est fait. Je m'en suis longuement expliqué dans une page qui est toujours accessible sur Facebook qui a revu mon patrimoine. J'avais fait évaluer mon patrimoine par des experts indépendants pour éviter toute intrusion.

Il y avait un désaccord entre moi et l'administration fiscale, entre les experts indépendants et l'administration fiscale sur le seul bien immobilier que je détiens qui est notre maison familiale qui se trouve être un bien propre de mon épouse. Pour éviter toute discussion, j'ai souhaité me conformer à l'évaluation de l'administration fiscale avant tout redressement et contrôle parce que je considérais que il n'était pas sain étant ministre présent à Ber d'avoir quelques dialogue contradictoire que ce soit. J'ai donc de moi-même suite à ce premier échange payé un ISF de l'ordre de 6000 € sur les 3 années que je devais en rétablissement spontané.

Vous aurez noté qu'il ne s'agit pas de sommes disproportionnées et des montants qui sont parfois dans les affaires aujourd'hui discutées de nature comparable. 6000 € pour trois exercices. J'ai régularisé, je n'ai fait l'objet d'aucun contrôle fix d'aucune sanction par contrôle fiscal ni rétablissement par contrôle fiscal.

Je tiens à le dire et il n'y a jamais eu d'autres sujets fiscaux qui ont été maintenus. Pour ce qui est ensuite des 1200 € de dépenses de fonctionnement qui ont été relatés par certains de vos collègues dans un livre sur Ber, ce sont des dépenses de fonctionnement qui là aussi font l'objet d'un contrôle qui sont donc dument vérifiés qui sont ce dont les ministres disposent dans l'objet de l'exercice de leur mission pour pouvoir recevoir organiser des ministres de légion d'honneur et organiser la vie justement leur vie dans le ministère. J'ai dépensé en 8 mois 80 % de l'enveloppe.

C'est ça ce qui a été noté par vos collègues. Je vous invite à procéder à des diligence comparable dans le temps, l'espace avec nombre de responsables politiques. Vous vous apercevrez rapidement qu'il y a beaucoup de gens qui demandent des dépassements d'enveloppe, ce qui n'a pas été mon cas.

Et surtout ce que reconnaissent d'ailleurs vos collègues dans ce livre, c'est que parce que là ça aurait été une faute et un problème, jamais ces sommes qui sont à la disposition du ministre pour faire fonctionner, qui font l'objet d'un contrôle, ce qui est tout à fait normal, n'ont été utilisé pour le mouvement en marche parce que là, ça aurait été en effet un problème. Je crois que eux-mêmes l'ont dit, je m'en suis moi-même expliqué. Voilà, dans la plus grande transparence, je tiens à rétablir la vérité sur toutes ces choses.

Vous noterez que c'est assez désagréable quand on présente un projet d'avoir cela à faire. Vous avez eu l'amitié de soulever tous ces sujets qui font l'objet de boucle d'eil. Malheureusement, ces boucles continueront demain parce que nous sommes dans un drôle de monde où le soupçon cor dans tout la volonté de transparence et la nécessité de transparence a donné place à une espèce de volonté de déballage permanent et de souhait de salir y compris celles et ceux qui se sont soumis à toutes les règles.

Laurence Laurence Théatin pour François et les outresères premières euh votre entourage nous promet un programme de 150 pages à venir pour les autres mères. Alors, c'est pour quand on l'attend ? Est-ce que vous pouvez déjà nous en donner les grands actes ?

Alors, et est-ce que vous considérez donc que la loi sur l'égalité réelle pour l'outre ne fera pas le job ? Et puis, on aimerait également connaître votre position sur la surrémunération des fonctionnaires Outremè. Alors, je ne sais pas qui vous a promis un programme de 150 pages.

Vous me le direz peut-être à la fin parce que les entourages, je me méfie toujours, vous savez. Il y a des des gens qui se prétendent de l'entourage ou autre. Je n'ai jamais considéré qu'un programme, une stratégie se faisait au poids ou au nombre de pages.

Donc ne soyez pas rassurés par les gens qui vous promettent 150 pages. Voyez-y plutôt une source d'angoisse parce que euh généralement c'est qu'il y a beaucoup de choses à délayer ou qui ne sont pas claires. Je vous propose des axes clairs.

J'ai commencé à les détailler en allant aux Antilles en Guyan et j'irai prochainement à la Réunion aussi pour continuer à en parler. Le cœur de la stratégie, c'est donner la possibilité aux autres meres de réussir. Et donc, il y a une part de l'enveloppe d'investissement qui sera fléché vers les territoires ultramarins, en particulier sur la transition écologique et l'agriculture qui sont deux leviers très importants de la transformation de nos outres.

Aujourd'hui, nos territoires ultramarins ont un problème. Ils sont à en moyenne à 90 % dépendants sur le plan énergétique et alimentaire. Et donc le une politique énergétique favorisant les ENR, la biomasse en particulier, la géothermie qui ont énormément de vo de développement en outre mer, je souhaite les encourager et les accélérer.

L'alimentation aujourd'hui est largement importée avec du coup des prix très élevés, ce qui est le problème récurrent du coût de la vie. On a constamment répondu par une subvention de la demande. Je maintiendrai les surrémunérations parce qu'aujourd'hui on ne peut pas les supprimer.

Mais en même temps, ce que je veux faire, c'est développer l'économie locale et en particulier l'agriculture qui permettra de produire des biens et denr du quotidien à des prix beaucoup plus raisonnables. Et donc, on a des modernisations agricoles à faire pour passer d'une économie qui est encore beaucoup trop vivrière à une vraie économie structurée ultramarine qui a tout à fait la possibilité de se développer valorisant se faisant son capital. Ensuite, la politique outreem que je souhaite conduire, je serai pas exhaustif aujourd'hui, elle elle est aussi axée sur les simplifications pour l'ensemble des indépendants et de l'entrepreneuriat.

C'est ça n'est pas un hasard si j'ai annoncé ma volonté de supprimer le RSI outremè parce que ce sont des économies très dépendantes de l'entrepreneuriat individuel, de l'artisanat et du commerce. Et donc c'est ce projet que je veux porter qui sera très important pour nos territoires d'outre mer et toutes les simplifications en terme de droit du travail ou autres seront extrêmement structurante. Je souhaite également porter un vrai projet et c'est inscrit d'ailleurs dans le programme qui vous a été remis de continuité territoriale pour les territoires ultramarins avec la mise en concurrence de l'INGIN qui parfois aujourd'hui des politiques d'entente et surtout une politique assumée de subvention de certaines lignes pour permettre la mobilité entre l'hexagone et les territoires d'outreem privilégiant d'ailleurs les étudiants et les entrepreneurs dans cette politique de continuité territoriale qui est absolument indispensable pour faire réussir les territoires ultramarins.

Et enfin, je souhaite aussi qu'on valorise, on en a peu parlé, les deux choses qui sont le l'un des trésors de notre outreem, de nos outreemers, c'est d'une part la biodiversité, 80 % de notre biodiversité est ultramarine et donc on a énormément de choses à valoriser sur le plan diplomatique, sur le plan également de la valorisation économique patrimoniale de cette biodiversité et la mer. Nous sommes la deuxième puissance maritime du monde. On en parle quasiment jamais.

Mais en terme de réservaliotique, de valorisation d'énergie nouvelle, et bien le littoral et la mer ultramarine sont à valoriser. C'est mieux, c'est mieux comme ça. Bonjour, Cédric Pierrealga du journal Le Monde.

Vous dites de vouloir toujours réformer le code du travail. Est ça dire que vous voulez donc aller au-delà de la loi Elcomery qui vient d'être adoptée et avec les difficultités que l'on connaît ? Et pouvez-vous nous détailler dans ce cas-là les mesures que vous comptez prendre ?

Et je pense évidemment à une possible un possible plafonnement des indemnités prudomales ou une réforme de la représentativité des syndicats qui seraient amenés à signer des accords dérogatoires dans les entreprises ou les branches. Merci. Alors sur ce sujet, oui, je souhaite aller beaucoup plus loin que ce qui a été fait dans la loi travail. qui a essentiellement concentré le tir et l'action et la simplification sur les règles du droit du travail, mais qui n'a pas touché les autres aspects de la vie de l'entreprise.

Qu'est-ce que nous ferons ? De manière simple, nous définirons dans la loi les normes fondamentales auxquelles personne ne peut déroger ni ne doit déroger qui définiront ainsi l'ordre public social. et nous privilégierons donc les accords majoritaires d'entreprise et les accords majoritaires de branches à défaut, ce qui est une vraie déconcentration de la construction de la norme sociale.

Dans ce travail, on permettra donc sur beaucoup de sujets, au-delà de ce que l'ordre public social définit aux entreprises et bien de d'organiser la vie de l'entreprise, ces grandes règles par un accord majoritaire. Nous donnons ce faisant la possibilité de solliciter un référendum en cas de blocage à la condition qu'il y ait un accord minoritaire. Et en cas d'accord minoritaire, le syndicat minoritaire qui a signé ou le l'employeur peuvent solliciter un référendum pour débloquer la situation, ce qui est un élément très important pour avancer.

Ensuite, nous procédons ce faisant et bien à la négociation sur tous les autres sujets de l'organisation du droit du travail de manière beaucoup plus déconcentrée. La négociation sur les seuils, la négociation sur l'organisation de la vie productive, la négociation sur l'organisation du travail, la possibilité comme aujourd'hui seules certaines grandes entreprises peuvent le faire à travers certains accords qui ont été encadrés par la loi et bien de réorganiser en cas de cycle baissier le temps de travail, de réorganiser les grands équilibres. Nous proposons en même temps de modifier en profondeur les institutions représentatives dans l'entreprise en les simplifiant.

Et le droit commun, ce sera une fusion des structures qui aujourd'hui existent. Et on le sait bien, l'un des problèmes des effets de seuil que nous avons, c'est le fait qu'au-delà de certains seuils, on a la multiplication entre le CE, le CHCT et cetera. Nous aurons la fusion avec une institution unique, sauf si l'accord d'entreprise majoritaire ou l'accord de branche décide autrement.

Et donc il y aura une simplification de droits commun qui est une vraie révolution pour la vie de nos entreprises et la simplification du dialogue social. Parce que la multiplication des structures n'est pas la condition du bon dialogue. Mais en même temps, la condition du bon dialogue c'est de donner de la responsabilité du grain à moudre au dialogue social dans l'entreprise et la branche.

Donc on inverse la philosophie actuelle de notre dialogue social qui multiplie les structures, hyperformalise le dialogue social mais le vide de son contenu puisque tout est défini dans la loi. Là on est dans une philosophie on responsabilise les acteurs. On donne un vrai pouvoir aux partenaires sociaux dans l'entreprise et la branche.

Il y a des vraies régulations puisque c'est un accord majoritaire et il y a en même temps la vraie possibilité de faire des choses mais la loi simplifie et un point très important cette instance unique de représentation au niveau de l'entreprise qui est vraiment ce qu'on décide par défaut pour la réforme des prudomes. Nous remettrons en effet le plaf le plancher et plafond des dommages et intérêts décidés par les instances prudomales comme je les avais porté d'ailleurs dans la loi croissance activité. Ça avait été censuré par le Conseil constitutionnel parce que c'était ça variait selon la taille de l'entreprise mais là on va le mettre de manière beaucoup plus simple au regard d'ailleurs des dommages et intérêts qui sont observés dans les jurisprudences actuelles.

Monsieur Macron bonjour Michel Urvois Westfance votre projet aussi abouti soit-il nécessite pour devenir réalité une majorité au Parlement et notamment à l'Assemblée nationale. Contte tenu de l'émiettement du paysage politique, la multiplicité des candidatures, est-ce que vous ne craignez pas de ne pas disposer de cette majorité ? Est-ce que vous envisagez de négocier avec d'autres forces politiques pour trouver des majorités de circonstan sur tel ou tel projet, tel ou tel aspect du projet ?

Et éventuellement, est-ce que vous envisageriez de recourir à l'arme lourde que peut être soit le 493, soit le référendum ? On va prendre les choses en bon ordre. D'abord, il y a un projet, il y a une campagne présidentielle.

C'est la première chose. Donc on a déjà un premier objectif, c'est de gagner la campagne présidentielle et c'est donc de construire le rassemblement le plus large de tous les progressistes qui se retrouvent derrière ce projet. Ensuite, il y a la deuxième chose qui sont les élections législatives.

Aujourd'hui, je regarde comme vous notre vie politique. Personne ne peut prétendre de manière claire avoir une majorité parlementaire sur la base de son seul parti. Personne.

Pensez-vous que les responsables de gauche le peuvent ? Ils sont encore derrière moi dans les sondages et personne n'a aujourd'hui plus de 25 % réellement dans les sondages si c'est ça ce qu'on voit au premier tour, mais pas plus que François Fillon ne le pourra. Vous pensez que quelqu'un s'il devait passer le premier tour sur la base de 25 % simplement puisse construire de manière claire dans l'État où elle pay une large majorité parlementaire dont son seul parti serait le dépositaire ?

Je n'y crois pas. Et d'ailleurs, je pense que le caractère unique que nous vivons montre bien qu'il y a une recomposition. Et je ne serai pas devant vous s'il n'y avait pas une transformation profonde et unique du paysage politique français.

Je ne serai pas devant vous aujourd'hui. L'intuition que nous avons eu dès le début, la volonté qui a été la nôtre et ce que nous portons dans notre projet depuis le début a permis cela mais en est aussi en quelque sorte l'illustration profonde. C'est ce que veut le peuple français.

Donc ma volonté pour les élections législatives, c'est de construire un rassemblement large autour de ce projet. J'en ai donné les règles. Nous investirons des candidats qui signent avec moi, qui s'engagent autour de ce contrat avec les Français qui sera le cœur de cette majorité de projet.

Et donc je veux je souhaite demain d'abord nommer un gouvernement qui sera le reflet du pluralisme et du renouvellement du mouvement qui est le nôtre et ce gouvernement s'appuyera sur une majorité que nous ferons advenir dans le temps qui sera celui des législatives mais qui illustrera à la fois le renouvellement et le rassemblement. Et ce ne sera donc pas la majorité d'un parti seul. Ce sera une majorité de projets construites sur le contrat avec les Français que je vous ai détaillé ce matin.

C'est comme cela que nous construirons les choses étape après étape. C'est aujourd'hui la clé du renouvellement de notre vie politique et la clé du succès du projet que nous portons. Dernière question.

Alors, Angela Shanton, l'agence Associated Press. Euh, si vous êtes élu président, quelles seraient vos mesures face à la mairie de Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine, notamment la question de protectionnisme américain et les sanctions contre la Russie. Est-ce que vous craignez un effet Trump sur la présidentielle française ?

Si je me permett une petite question à part. Le Parlement européen vient de lever l'immunité de Marine Le Pen affaire des tweetes. Quelle est votre réaction ?

Merci. Alors, je ferai pas de réaction à la décision du Parlement européen, si ce n'est de souligner le fait que heureusement nos institutions nationales et européennes ne perdent pas le bon sens et le sens des institutions et que donc que celles et ceux qui en appelaient à des trêves judiciaires en sont pour leur compte. Et parce que comme je crois, je l'ai dit, à la tolérance zéro et comme je crois à la dignité, à la force de nos institutions, je ne suis pas favorable à la trêve pour quelques-uns.

Donc voilà, je pense que c'est le cours normal des choses. Je ne prendrai pas des mesures face à monsieur Trump ou monsieur Poutine. Je construirai une diplomatie qui vise à privilégier les trois intérêts que j'évoqué tout à l'heure.

Je proposerai d'abord à Vladimir Poutine de poursuivre le chemin historique qui est celui de la France, de l'Europe avec les États-Unis d'Amérique. Je pense qu'un homme ne peut pas changer de manière radicale et profonde l'histoire, le lien de civilisation qui existe entre des grands pays et des grandes puissances. Monsieur Trump a choqué certains, il m'appartient pas de juger celui qui a été élu par le peuple américain.

Il provoque mais vous êtes en train déjà de voir que la démocratie américaine est forte, qu'elle a des contrepouvoirs robustes et qu'elle a des systèmes qui évitent de prendre toutes les décisions du monde. Et donc, je proposerai à monsieur Trump de poursuivre une longue histoire qui a commencé avec la faillette, qui s'est poursuivie avec tous les grands démocrates et qui a fait que à chaque fois que l'un et l'autre ont été menacés ou que la démocratie a été menacée, la France et les États-Unis d'Amérique ont te vré ensemble. C'est cela l'histoire qui m'importe, pas les provocations du jour ou du lendemain.

Ensuite, nous avons besoin pour défendre notre sécurité, nos intérêts internationaux d'une relation forte avec les États-Unis d'Amérique. La sécurité de nos ressortissants impose dans le cadre de la coalition qui est la nôtre en Syrie et en Irak, dans le cadre de ce que nous faisons par ailleurs entre autres en Afrique, une coopération très étroitre avec les États-Unis d'Amérique, en particulier en matière de renseignement. Et donc je souhaite poursuivre cette relation stratégique résolument.

Ensuite, j'aurai un dialogue que j'espère constructif sur les sujets climatiques et économiques. Je pense que monsieur Trump ferait une erreur profonde en reniant les objectifs en matière de climat pris par son prédécesseur. Et je souhaite très profondément construire vo et moyens de poursuivre l'engagement entre autres des États-Unis d'Amérique dans cette voie et je m'appuierai en particulier sur la Chine qui au-delà de l'Europe a décidé de de prendre ses responsabilités de manière remarquable en la matière.

Et quand je vois les discours récents du président Chie sur ce sujet, je ferai sur ce sujet une alliance toute stratégique avec nos partenaires chinois. Enfin, je défendrai nos intérêts économiques. Je pense que monsieur Trump se trompe pour sa propre économie à vouloir défendre le protectionnisme.

L'économie américaine est l'une des plus ouvertes au monde. Elle est l'une de celles où le pouvoir d'achat des classes moyennes est la plus dépendante d'une production qui est faite dans le reste du monde. Je ne crois donc pas une seule seconde qui pourra avoir une politique protectionniste comme il l'a promis.

Si d'aventure il la conduisait, et bien l'Europe, puisque c'est l'Europe en matière commerciale qui nous protège et conduit nos intérêts, défendra ces derniers avec une politique de tarif qui dans le respect des règles de l'OMC défendra nos intérêts. Je ne souhaite pas m'engager dans cette aventure, mais nous répondrons si d'aventure c'est de mauvais choix été pris. Enfin pour la Russie, je souhaite avoir un dialogue exigeant avec les dirigeants russes qui permettra dans le cadre du processus de Minsk une désescalade des sanctions mais qui suppose le respect d'un processus qui a été décidé qu'on appelle le processus de Minsk.

Et au-delà de ce processus et de la l'organisation donc à la fois de son respect, de la désescalade des sanctions, je souhaite poursuivre un dialogue exigeant mais nécessaire avec la Russie comme avec d'autres puissances régionales autoritaires dont nous ne partageons pas les valeurs, mais qui sont indispensables en tant que partenaire pour construire la paix dans le proche et Moyen-Orient entre autres. Donc, j'aurai un dialogue avec la Russie, avec l'Iran, avec la Turquie, avec l'Arabie Saoudite entre autres pour pouvoir avancer de manière concertée à une solution politique durable en Syrie entre autres aujourd'hui et sur les autres grandes discussions internationales qui ne manqueront pas d'apparaître dans les prochains mois. Je vous remercie pour votre attention, messieurs dames.

Merci à vous.

Élection présidentielle | Présentation du programme du candidat Emmanuel Macron — Emmanuel Macron · Pourquijevote