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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 20 septembre 2011 44 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Conférence de presse de Marine Le Pen sur les sénatoriales de Septembre 2011

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 59 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 18:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez des questions sur ce sujet ou sur d'autres ?

  • 18:23ComplaisanteRéponse partielle

    C'est empathique de l'exprimer pour les maires, c'est aussi une façon de solliciter leur parrainage avant la présidentielle où ça n'a vraiment un autre choix.

  • 22:08OuverteRéponse directe

    L'euro et l'Europe sont des motifs de votre campagne, les sujets forts de votre campagne ?

  • 25:39FerméeRéponse directe

    Vous serez présent dans 36 départements, quels sont les deux départements que vous n'êtes pas là ?

  • 26:08OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous regrettez que Alain Dumé ait finalement refusé de faire apparaître sur ses bulletins de vote et sur sa liste la mention soutenue par le Front National ?

  • 27:30FerméeRéponse directe

    Vous êtes favorable au maintien du département comme structure de base ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:28PrésentateurChiffre
    « 58 millions d'euros par an, et notamment 58 millions pour l'année 2010. »
  • 6:45PrésentateurFait
    « Les sénateurs ont approuvé le matraquage fiscal, la régression sociale, les plans ruineux de sauvetage de l'euro. »
  • 6:57PrésentateurFait
    « Une indemnité de fonction qui échappe à l'impôt sur le revenu, des primes diverses, des facilités d'emprunt, la gratuité des voyages en première classe au réseau SNCF. »
  • 9:57PrésentateurFait
    « J'avais soulevé cette difficulté lors des problèmes avec la neige, parce que maintenant, quand il y a 3 cm de neige, le pays s'arrête. »
  • 22:22PrésentateurFait
    « Un certain nombre d'états réfléchissent à la sortie de l'euro sauf semble-t-il la France. »
  • 24:51PrésentateurFait
    « Il est aujourd'hui urgent de prendre la décision de séparer les banques de dépôt et les banques d'affaires. »
  • 30:19PrésentateurFait
    « Je suis très opposé au service civique qui consiste à les faire balayer les feuilles par des jeunes. »
  • 31:56PrésentateurFait
    « Il y a des systèmes occultes qui se sont mis en place et que le simple fait qu'ils soient occultes démontrent qu'ils ne doivent pas être si honnêtes que cela. »
  • 33:17PrésentateurFait
    « Ces instructions qui ont été données au parquet sont évidemment des instructions politiques. »
  • 40:12PrésentateurFait
    « ce ne sont que des réquisitions du parquet »
  • 40:20PrésentateurFait
    « le pouvoir politique sollicite, espère en tout cas la relax de monsieur Chirac »
  • 41:01PrésentateurFait
    « de l'échec aujourd'hui de l'intégration de jeunes français d'origine étrangère »
  • 41:45PrésentateurFait
    « j'ai toujours plaidé et le Front National a toujours plaidé pour l'existence de deux États souverains, sécurisés »
  • 42:00PrésentateurFait
    « cette reconnaissance de l'État palestinien pourrait être peut-être un pas en avant »
  • 42:56PrésentateurFait
    « il me semble qu'il a aussi participé à un certain nombre de gouvernements qui ont commis en la matière des actes plutôt répréhensibles »
  • 43:33PrésentateurFait
    « même si nous avons des positions opposées, on l'a quand même vu sur le projet qui est le nôtre »

Temps de parole

  • Présentateur91 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mesdames, Messieurs, merci d'assister à cette conférence de presse qui est consacrée aux élections sénatoriales du 25 septembre, dont on entend, il faut bien le dire, relativement peu parler. Ce scrutin est pourtant le dernier rendez-vous électoral avant l'élection présidentielle du 22 avril 2012. Une élection, c'est vrai, particulière, puisqu'elle a lieu au suffrage universel indirect, demandant la parole non pas au peuple français, mais à ses représentants à l'Assemblée nationale, dans les conseils régionaux, départementaux et municipaux. Il s'agit là, en quelque sorte, d'un scrutin censitaire où les sénateurs ne sont que des élus des élus.

Il est bien évident que cette configuration électorale nuit à la représentativité réelle des électeurs et fait du Sénat une institution à part dans notre système politique, échappant aux nécessaires contrôles démocratiques. Ce système est pour le moins critiquable au vu du rôle et de la place du Sénat dans la procédure législative française.

Au même titre que les députés, les sénateurs votent les lois de la République, ils participent directement à l'élaboration des législations qui régissent la vie quotidienne des Français, ils occupent même une place de plus en plus prépondérante dans la vie politique française, si l'on en juge par le recours désormais récurrent aux commissions mixtes paritaires pour trancher un désaccord entre les deux assemblées, alors même que la Constitution accorde le pouvoir décisionnel aux députés.

Bien que la Haute Assemblée joue aujourd'hui un rôle important dans notre système politique, elle est tout autant que l'Assemblée nationale et de manière plus marquée, peu représentative de l'opinion publique, et je le crois en décalage avec l'image que l'on peut se faire d'une démocratie moderne. C'est un système cadenassé, une assemblée verrouillée par les partis traditionnels, qui creuse le fossé entre des électeurs qui ont l'impression de ne pas être entendus et des élus qui, en raison du mode de scrutin, sont confortés dans l'idée de ne pas avoir de contrat à rendre à l'opinion publique.

Les élections sénatoriales ne doivent plus apparaître pour ce qu'elles sont, des élections de notables, qui se déroulent entre initiés d'une caste et dans l'indifférence générale des Français, et j'en veux pour preuve, effectivement, la place très limitée qui est accordée à ces élections par les différents médias. L'exigence démocratique nécessite d'insuffler un vent de renouveau, de marteler, je le crois, qu'aucune assemblée, quelle qu'elle soit, ne doit échapper au gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

La représentativité parlementaire est indissociate d'une démocratie vivante et ouverte, et c'est dans ce souci d'associer en permanence l'ensemble des Français aux décisions qui les concernent que le Front National, vous le savez, peut-être pour l'instauration de la proportionnelle intégrale à toutes les élections. Tout comme il le fait lors de chaque consultation électorale, le Front National présentera des candidats et des candidates dans 36 des 38 départements qui sont concernés par ce renouvellement.

40 candidats et suppléants dans les 20 départements où l'élection se fait au scrutin majoritaire, 122 candidats dans les 16 départements où l'élection se déroule au scrutin de liste proportionnelle. Cette élection, par essence inéquitable en raison de son mode de scrutin, s'apparente, il est vrai pour le Front National, à une opposition du pot de fer contre le pot de terre.

J'allais presque dire que c'est une injustice au second degré, puisque les modes de scrutin organisés pour les élections, notamment régionales, générales et nationales, font que nous sommes privés des représentants que nous devrions pourtant avoir, et que par un effet direct, cette élection sénatoriale s'apparente aussi en une élection profondément injuste où la voie du mouvement qui est le nôtre est peu ou pas représentée. Les moyens financiers des partis du système sont évidemment sans commune mesure avec ceux dont nous disposons.

Nos candidates et nos candidats, qui sont ancrés dans leur territoire, n'ont que leur détermination, leur conviction, leur force de persuasion à offrir quand ceux de l'UMPS s'appuient sur de véritables machines de guerre électorale. Excusez-moi de parler d'un sujet qui fâche, mais on a évoqué il y a un certain temps, à juste titre je crois, l'usage qui est fait de la réserve parlementaire. 58 millions d'euros par an, et notamment 58 millions pour l'année 2010.

Celle-ci est mise à disposition des sénateurs, et est utilisée généralement dans l'entretien du clientélisme électoral, des capacités logistiques et financières conséquentes, des soutiens médiatiques de poids, et il suffit de mesurer le fossé existant entre les moyens mis à disposition des formations politiques concourant à l'élection, pour constater que les règles du jeu ne sont pas les mêmes, et que la compétition est forcément tronquée. Les sénateurs en campagne se servent de cette réserve parlementaire pour aller faire des promesses, brutalement, alors que les projets attendaient depuis deux ans, deux ans et demi.

Le maire reçoit enfin la lettre qui lui explique que son projet sera financé grâce à la réserve parlementaire. Bon, évidemment, en l'occurrence, personne n'est dupe des raisons pour lesquelles tous ces dossiers se débloquent à quelques jours ou à quelques semaines des élections sénatoriales. Eh bien, il n'en reste pas moins que le Front National ait bien décidé à faire entendre sa voix et à persturber, en l'occurrence, ce scrutin.

Il s'agit, je crois, d'apporter aux Français un vrai choix entre des représentants d'un système qui défendent peu ou prou la même politique et les mêmes candidats, et nous aurons à cœur de promouvoir la démocratie directe, la justice sociale, la protection des intérêts des travailleurs français et la préservation des communes et des territoires. C'est vrai que le Sénat a été longtemps perçu comme une institution aux compétences et aux prérogatives confuses. Le Sénat souffre incontestablement d'un défaut de lisibilité et le travail de ses élus d'une réelle transparence.

Cela tient peut-être au caractère de ses élus, d'ailleurs, qui ne sont pas portés vers l'expression à destination du peuple français. À quoi servent les sénateurs ? Les Français, ce serait bien normal d'y répondre, tant ces élus sont, je crois, coupés des réalités et déconnectés des souffrances des Français. Cette Assemblée, elle, renvoie à une image d'Assemblée de notables qui ne connaissent en l'occurrence ni la crise ni les différentes politiques d'austérité.

Les sénateurs ont approuvé le matraquage fiscal, la régression sociale, les plans ruineux de sauvetage de l'euro, défendent dans le même temps jalousement leurs coûteux et confortables privilèges, une indemnité de fonction qui échappe à l'impôt sur le revenu, des primes diverses, des facilités d'emprunt, la gratuité des voyages en première classe au réseau SNCF, aussi bien pour les sénateurs en activité que pour ceux qui ne sont pas à la retraite, et cette liste n'est pas exhaustive, davantage divers, qui sont pour le moins indécents au moment où les Français sont appelés à se serrer régulièrement et de plus en plus la ceinture.

Même si cette campagne se déroule comme à l'accoutumée dans l'indifférence générale, et pour nos compatriotes le sachent, les sénateurs de droite comme de gauche portent une lourde responsabilité dans la crise qui frappe notre pays. C'est vrai qu'ils ne sont pas en première ligne en termes de responsabilité, et pourtant, ils sont co-auteurs. Loi de finances, loi ordinaire, loi de financement de la sécurité sociale, loi organique relative à l'organisation des pouvoirs, c'est vrai que le champ d'application et de compétence des sénateurs est large.

Et le moins que l'on puisse dire, est qu'ils partagent avec leurs collègues du palais Bourbon, encore une fois, la même culpabilité dans le crime commis contre la nation, contre sa souveraineté, contre sa prospérité, contre ses libertés, et la responsabilité toute particulière de son organisation territoriale. Cette conférence de presse doit être l'occasion de rappeler quelques vérités trop vite oubliées.

Le Sénat a en effet adopté, sans faiblir, la fameuse loi de réforme des collectivités territoriales, véritable usine à gaz, qui au nom d'une prétendue simplification administrative vise à entériner la disparition des petites communes rurales au profit de métropoles et de communautés de communes dévoreuses de crédit public.

Ce renoncement à la mission du service public, de tout le public, aussi bien celui qui est en zone urbaine qu'en zone rurale, s'inscrit, je crois, dans cette logique de démantèlement progressif des divisions administratives du territoire auquel nous, au Front National, nous sommes particulièrement attachés, vous le savez, communes, départements, nations, qui, je le crois, constitue le ciment de l'État-nation, quand nos adversaires politiques sont, eux, attachés plutôt à communautés de communes, régions, Europe. Ce replâtrage administratif n'est évidemment pas sans conséquence pour l'avenir des dizaines de milliers de petites communes et de leurs habitants.

Au nom de la réduction des dépenses publiques, les bonnes et non les mauvaises, auxquelles le système refuse obstinément de s'attaquer, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler dans d'autres circonstances, cette réforme territoriale entraîne de facto la disparition des services publics de proximité. Crèches, écoles, bureaux de poste, maternité. La fusion de structures spécifiques telles que le regroupement des directions départementales de l'équipement et de l'agriculture, qui répond là aussi à une logique purement comptable et vise à privatiser à tout va des pans entiers et des services relevant du domaine public.

Je vous rappelle que j'avais soulevé cette difficulté lors des problèmes avec la neige, parce que maintenant, quand il y a 3 cm de neige, le pays s'arrête, et il s'arrête justement parce qu'on a transféré un certain nombre de prérogatives et que donc celles-ci ne sont tout simplement plus remplies. Cette réforme mal ficelée se traduit par la baisse continue des effectifs et la suppression de nombreuses subdivisions territoriales qui rendent de plus en plus difficile l'accès à des services qui sont essentiels. Voirie, ingénierie, assistance aux projets des communes, urbanisme par exemple. Elle entraîne les mêmes conséquences d'ailleurs pour les professionnels du monde agricole.

La sécurité sanitaire et environnementale et l'enseignement agricole. Dans cette longue liste des coupes claires opérées dans les services rendus au public, nous n'oublions pas, et nos candidats ont évoqué ce sujet régulièrement auprès de leurs électeurs, les pompiers volontaires, qui sont 200 000 et dont le statut est menacé par une directive européenne. Ce problème va être un problème considérable.

Front National avait déjà alerté d'ailleurs les Français sur les dangers de cette directive lors des élections régionales et cantonales qui aboutiraient, si elle était adoptée, à la fermeture de centaines de centres de secours situés hors des grandes agglomérations avec les conséquences que l'on imagine aussi bien pour la sécurité des Français que pour le tissu économique local. Au moment où notre pays plaide pour la multiplication dans un certain nombre de pays pauvres, de centres de soins, de centres de sécurité, nous on fait exactement l'inverse, on les détruit, rallongeant d'autant, évidemment, le temps d'intervention nécessaire.

Permettez-moi de vous dire que si vous avez le feu à la maison et que les pompiers mettent une heure à arriver, il y a quand même de grandes chances pour que vous ne retrouviez pas grand-chose au moment où ils arriveront. Alors il n'échappe à personne que cette réforme, cette prétendue réforme territoriale avantagera en réalité exclusivement les villes et les grandes communautés de communes au détriment des petites communes rurales qui sont condamnées à se fondre de gré ou de force. Et en réalité, de gré ou de force à disparaître. C'est avec l'aval du Sénat, longtemps considéré comme le représentant des petites communes et de leurs habitants que ce coup de jarnac a été enterriné.

Ce sont les sénateurs du MPS qui ont sciemment trahi ceux qu'ils étaient censés défendre. Eh bien, c'est à un autre choix que nous convions les grands électeurs et parmi eux, les dizaines de milliers d'élus des communes rurales qui sont les grands oubliés et les premiers sacrifiés de cette politique gouvernementale. Si de vraies économies sont à réaliser, elles ne doivent pas se faire sur le dos des Français et au détriment des services publics de qualité. C'est une politique de décentralisation à leurs défauts, à leurs excès, qu'il faut avoir le courage de s'attaquer.

Ce que la Cour des comptes a fait à de multiples reprises dans un nombre important de rapports qui n'ont évidemment jamais été suivis. Vous avez bien vu que les décentralisations, ce n'est même pas la décentralisation, c'est les décentralisations, ont compliqué en réalité à l'extrême les politiques publiques, désorienter l'usager, détruire les services publics et affaiblir l'État dans sa dimension stratégique alors que dans le même temps apparaissaient des féodalités locales et s'aggravaient les inégalités entre territoires et entre Français. Moi, je pose juste la question, quid du pouvoir aujourd'hui, du petit maire, dans une communauté d'agglos, dans une communauté de communes ?

À cette complexité et à cette inefficacité de cette politique, s'ajoute le coût toujours plus élevé. Il faut dire qu'à chaque fois qu'on fait une strata, évidemment, ça multiplie par deux le coût. À chaque fois qu'on fait une strata, c'est la multiplication des embauches, notamment des effectifs de la fonction publique territoriale.

Vous savez que je combats de manière assez vigoureuse cette explosion de la fonction publique territoriale et la multiplication des dépenses publiques qui en résultent sans d'ailleurs amélioration des services rendus, tout en défendant la fonction publique d'État qui, elle, subit des saignées massives alors que, je le crois, elle répond réellement à un besoin de service. Alors, devant ce bilan négatif, il est peu temps de revenir à une conception plus efficace et juste de la répartition des compétences.

Cela passe par le maintien de la communauté du département comme échelon de proximité essentiel, tout comme l'État demeure l'échelon stratégique incontournable face notamment à la mondialisation. Le maintien et le renforcement de ces trois échelons demeurent vital dans le processus de redistribution des richesses et dans l'application du principe de solidarité nationale entre communes riches et communes pauvres. Les élections sénatoriales seront dans quelques jours l'occasion de réaffirmer le rôle prépondérant des communes et des départements dans l'organisation administrative de notre pays.

Elles doivent, je le crois, permettre au Sénat de retrouver la place et le rôle qui lui est dévolu, la représentation et la défense des élus locaux et des petites communes. Au-delà de l'élection à proprement parler qui se résume bien souvent comme on a pu constater avec la multiplication de listes dissidentes à une quête éperdue de titres et de privilèges, c'est l'avenir de notre organisation territoriale qui est en jeu, la continuation et le maintien du service public dans l'ensemble du pays, la défense de la ruralité, de ceux qui y vivent et de ceux qui en vivent.

Eh bien, les candidats du Front National seront les porte-voix de ces millions de Français oubliés, des élus dont les revendications se perdent dans les couloirs feutrés du palais de Luxembourg et qui ont été abandonnés par le système ont justement, dimanche, la possibilité de se faire entendre. Je crois qu'il est de leur devoir de faire souffler le vent du pluralisme, ça leur changera, ça les changera, il faut bien dire, dans une assemblée qui est sourde aux aspirations du peuple français, c'est de leur devoir d'assurer aussi une réelle représentativité des opinions et des projets politiques.

Il est de leur responsabilité d'élire des femmes et des hommes véritablement soucieux de défendre les intérêts et la pérennité des communes. Je pense que le Sénat aujourd'hui, comme l'Assemblée nationale, demain, ont besoin de changements, d'innovations et d'une véritable force de propositions et il me semble que seuls les sénateurs Front National seront à même de remplir ces missions au service de la France et des Français. Vous savez pertinemment que ces élections sénatoriales, cette année en particulier, vont être évidemment scrutées par les appareils politiques. UMP et PS vont regarder de très près les résultats dans leur globalité de ces élections sénatoriales.

Eh bien, je pense qu'ils vont également scruter de très près les résultats que vont pouvoir enregistrer les candidats du Front National. Nous avons un potentiel de voix, comme l'ensemble des partis, d'ailleurs, notre potentiel de voix est de 50 voix, puisque nous sommes sur la moitié des départements, je vous le rappelle, et que nous n'avons quasiment que des conseillers régionaux à peu de choses près. Bon, deux conseillers généraux et un certain nombre de petits élus qui se sont maires, qui se sont déclarés. Mais c'est à peu près une cinquantaine d'électeurs sur lesquels nous pouvons compter.

Je crois qu'il sera très intéressant, effectivement, de vérifier combien les candidats du Front National peuvent réunir autour d'eux et quel sera le delta entre notre potentiel électoral et le résultat définitif de ces élections sénatoriales. Est-ce que vous avez des questions sur ce sujet ou sur d'autres, d'ailleurs ?

18:23
Locuteur non identifié

C'est empathique de l'exprimer pour les maires, c'est aussi une façon de solliciter leur parrainage

18:32
Présentateur

avant la présidentielle où ça n'a vraiment un autre choix. Non, je crois qu'il ne faut pas tout mélanger. Ça fait très longtemps, vous savez que le Front National s'est positionné auprès des petites communes, ça fait très longtemps qu'il se plaint de la manière dont a été opérée la décentralisation, de leur perte de pouvoir, de la désertification rurale. Ça ne date pas d'hier. On a soulevé ces problèmes lors des cantonaux, on a soulevé ces problèmes lors des régionales, on les souleve d'ailleurs depuis de nombreuses années. Et je vous rappelle que le document administratif que les maires peuvent donner à tel ou tel candidat n'est pas un vote.

Je crois que ce serait pour le coup une erreur que de vouloir essayer de confondre les votes au sénatorial et ces parrainages puisque, encore une fois, le parrainage n'est pas un vote ou alors ça voudrait dire qu'on n'a définitivement rien compris au fonctionnement de la cinquième et qu'il y aurait donc un vote censitaire pour élire ceux qui ont le droit d'être candidats.

Bon, c'est pas du tout le sens de cette de cette comment dire de cette procédure procédure dont je tiens quand même à vous rappeler que Nicolas Sarkozy avait promis de la modifier une fois de plus et qu'une fois de plus le débat existe toujours au moment de l'élection présidentielle au moment de l'élection présidentielle on fait toujours des grandes promesses alors un coup on promet que la liste des maires sera plus anonyme l'autre coup qu'on élargira les conditions de recueil de ces parrainages et en règle générale rien n'est jamais fait on se retrouve toujours dans la même situation. Et là vous les avez là au fin du coup ?

Je les ai là comme ça non je les ai pas en claquant des doigts d'abord parce que nous ne pouvons jusqu'au mois de janvier recueillir que des pré-engagements puisque la loi complètement stupide d'ailleurs qui consiste à obliger les candidats à récupérer les formulaires définitifs en l'espace de 15 jours ça n'apporte strictement rien au débat ça pose même pour en avoir discuté avec le CSA ça pose même des problèmes au CSA puisque par définition les médias sont censés se caler sur ce calendrier de recueil définitif des maires pour mettre en place l'équité entre les candidats dont on sera sûr qu'ils le seront bon alors ça intervient très tardivement dans la campagne parce que je crois que c'est au mois de février le dépôt définitif est au mois de février et encore une fois on pourrait très bien envisager de modifier cette règle et d'autoriser les parrainages à être recueillis dès le mois de septembre dès le mois d'octobre qu'est-ce que ça apporte encore une fois de contracter ce délai de recueil donc nous sommes actuellement sur le terrain pour récupérer pour aller chercher les pré-engagements de signatures étant entendu et vous le savez aussi que par le passé nous avons eu sur ce sujet quelques décomptes

21:26
Locuteur non identifié

à ce cas c'est plus facile avec vous que ça l'était avec votre père

21:30
Présentateur

écoutez au moment où je vous parle nous n'avons pas contenu du calendrier nous avons fonctionné sur le même calendrier que celui de 2007 pour l'instant nous n'avons pas enregistré de difficultés majeures mais nous n'en sommes qu'au début du recueil de ces pré-engagements si au cours de cette procédure j'étais amené à avoir des difficultés ou à penser ou à ce qu'on me prouve qu'il y ait effectivement à nouveau des pressions qui sont effectuées évidemment j'en tiendrai tout naturellement informer les français par votre intermédiaire

22:08
Locuteur non identifié

l'euro et l'europe sont des motifs de votre campagne les sujets forts de votre campagne vous avez vu que ce matin mon décommissaire a avoué que finalement il faudrait peut-être continuer à recapitaliser les banques européennes qui allaient en tout cas prolonger la possibilité pour les états de recapitaliser les banques européennes quelle est votre réaction maîtrise

22:28
Présentateur

je pense que le mensonge qui entoure la situation de la zone euro commence à se craqueler voilà le mur du mensonge monté par nos nos élites qu'elles soient politiques ou économiques parfois d'ailleurs les deux en même temps compte tenu de la confusion qui existe dans notre pays se craquèlent sous l'effet de la vérité qui pointe voilà et on a eu un débat hier soir sur ce sujet chez votre confrère chez vos confrères de France 2 aujourd'hui nous savons qu'un certain nombre d'états réfléchissent à la sortie de l'euro sauf semble-t-il la France ce qui ne m'étonne guère parce que quand on est dans une utopie telle que celle qui accourt au niveau du gouvernement de Nicolas Sarkozy ce n'est pas très étonnant mais c'est en revanche très inquiétant parce que il n'y a plus beaucoup de gens qui sont prêts à parier leur patrimoine sur la survivance de l'euro et ce qui s'évoquait encore il y a quelques temps en années s'évoque aujourd'hui en mois donc j'ai regretté d'abord que ce débat n'ait pas lieu en France qu'il ait été manifestement étouffé que ce sujet soit totalement tabou et je suis amené depuis un certain nombre de jours à regretter qu'au plan planifié concerté réfléchi organisé de sortie de l'euro avec nos partenaires européens dont l'initiative aurait pu et pourrait encore d'ailleurs être prise par le couple franco-allemand et bien se soit substituée la panique la catastrophe les propositions qui fusent en tous sens et peut-être demain d'ailleurs la décision qui sera dramatique de jeter sans préalable la Grèce hors de la zone euro entraînant dans son sillage évidemment les banques européennes les banques françaises et déclenchant ce dont personne ne parle le processus destructeur des CDS qui sont les assurances contre les défauts dont personne ne sait exactement quelle est l'étendue de l'exposition effectivement de nos banques quelle que soit la rapidité du processus de désagrégation de la zone euro je pense qu'il est aujourd'hui urgent de prendre la décision de séparer les banques de dépôt et les banques d'affaires c'est-à-dire les banques de dépôt et les banques d'activité spéculative plutôt l'activité spéculative des banques d'un côté et l'activité dépôt et crédit de l'autre et que l'État entreprenne la nationalisation temporaire et partielle de des banques exclusivement bien sûr des banques de dépôt et ce pour protéger les dépôts des Français pour protéger leur patrimoine et leur leur fond qui sont évidemment dans les banques

25:36
Locuteur non identifié

vous serez présent au cantonal au sénatorial pardon vous serez présent dans 36 départements quels sont les deux départements que vous n'êtes pas là

25:46
Présentateur

je crois qu'il y en a oui c'est ça il y a eu le lot

25:51
Locuteur non identifié

problème de dépôt

25:53
Présentateur

de listes c'est une chose qui arrive et

25:55
Locuteur non identifié

le 75 nous soutenons

26:01
Présentateur

un candidat mais nous n'avons pas de liste Front National est-ce que vous regrettez

26:08
Locuteur non identifié

que Alain Dumé ait finalement refusé de faire apparaître sur ses bulletins de vote et sur sa liste la mention soutenue par le Front National qui était visiblement prévue et en plus il a similité prévue

26:20
Présentateur

en tout cas ça a été suggéré je ne sais pas d'ailleurs si c'est le cas sur sa profession de foi il m'apparaît que sur sa profession de foi il y a marqué soutenu par le Front National bon donc si ça n'est que sur son bulletin de vote que ça n'est pas marqué après tout c'est un choix qui lui revient

26:36
Locuteur non identifié

il est quand même petit sur la profession de foi

26:40
Présentateur

oui c'est une profession de foi c'est une profession de foi il y a 6 personnes je crois du Front National sur sa liste dont Hubert de Beaufort dont Michel Griotray qui sont quand même relativement connus bon après c'est un choix tactique par monsieur de monsieur Dumé vous savez la situation de monsieur Dumé est un peu celle de Jacques Perra au cantonal c'est à dire que c'est un candidat qui est soutenu par nous et qui n'est pas un candidat du Front National donc de la même manière que la suppléante de monsieur Perra au cantonal était du Front National il y a sur la liste de monsieur Dumé 6 candidats qui appartiennent au Front National

27:17
Locuteur non identifié

et vous n'avez pas envisagé justement de retirer les militants Front National de la liste et en présenter une estampillée Front National à Paris

27:23
Présentateur

ah non cette hypothèse n'a pas été envisagée non

27:29
Locuteur non identifié

vous êtes favorable au maintien du département comme structure de base ça veut dire que vous êtes favorable au maintien de l'organisation du territoire comme communier

27:39
Présentateur

nous avions fait des propositions extrêmement précises à la commission qui était chargée de cette réflexion à l'époque et nous avions proposé il me semble la meilleure organisation qui soit à savoir et qui portait d'ailleurs sur le mode du scrutin à savoir un mode de scrutin comme Paris-Lyon-Marseille au municipal c'est à dire que les premiers les élus territoriaux il y aurait eu des listes d'élus territoriaux des listes départementales avec une élection à la proportionnelle dont les premiers deux listes auraient été aussi conseillers régionaux il nous a semblé que cette organisation répondait à la nécessité de simplification incontestablement à la nécessité aussi de réduction des coûts et nous apparaissait être beaucoup plus susceptibles d'être représentatifs clairement de l'ensemble des habitants français mais dans cette disposition c'est vrai que le département conservait une importance considérable les élus régionaux n'étant en quelque sorte que les coordinateurs des politiques départementales au niveau de la région

29:03
Locuteur non identifié

c'est encore un serment

29:20
Présentateur

c'est ça ah l'américanisation qu'est-ce qu'on aime ça chez Sarkozy les Etats-Unis etc ils vont bientôt nous sortir la Bible pour qu'on fasse le serment je pense que ça continue comme ça je pense que l'UMP se berce d'illusions sur ce sujet comme sur tant d'autres d'ailleurs comme ils s'étaient bercés avec leur contrat de citoyenneté leur comment dire ils avaient fait des manifestations dans les mairies pour accueillir je crois oui c'est ça je crois que ce qui est du papier reste du papier je pense que si effectivement il y a une réflexion à mener peut-être doit-elle se mener en tout cas c'est celle que nous menons nous avec le cap de défense doit-elle se poser sur l'existence d'un service national et non pas d'un service civique parce que je suis très opposé au service civique qui consiste à les faire balayer les feuilles par des jeunes payer 3 francs 6 sous je ne suis pas sûr que ce soit ça qui soit susceptible de créer une cohésion et un sens profond de l'appartenance à une nation mais un service national restreint probablement de 2-3 mois qui permettrait effectivement cette mixité qui fait l'objet d'aujourd'hui une certaine nostalgie qui permettrait la prise de conscience de l'appartenance à la nation de la nécessité accessoirement de la défendre avec peut-être des périodes de réserve un peu sur le modèle de ce qui se fait en Suisse ceci n'est pas encore arbitré ça sera assez rapidement puisque notre programme sortira au mois de novembre mais voilà qui m'apparaît beaucoup plus efficace que des serments ou des paroles ou des contrats que l'on demanderait à tel ou tel naturalisé de signer

31:18
Locuteur non identifié

que vous pouvez nous confirmer une information qui est sortie aujourd'hui dans lesnouvelleops.com selon laquelle Florian Philippot sera votre directeur de cabinet de la campagne présidentielle je croyais que c'était

31:29
Présentateur

Nicolas Crochet incroyable ça change tous les 15 jours je rendrai public mon organisation de campagne la première semaine d'octobre

31:38
Locuteur non identifié

donc pas d'affirmation

31:41
Présentateur

non plus je rendrai public mon organisation de campagne la première semaine d'octobre peut-être le 5 est-ce que vous pensez à réduire

31:49
Locuteur non identifié

les indemnités les retraites des sénateurs vous avez parlé peut-être

31:54
Présentateur

je pense en tout cas qu'il y a des systèmes occultes qui se sont mis en place et que le simple fait qu'ils soient occultes démontrent qu'ils ne doivent pas être si honnêtes que cela il n'y a absolument aucune raison pour qu'il y ait des systèmes de retraite qui se mettent en place de manière complètement occulte c'est-à-dire que les français ne les connaissent pas et qui permettent semble-t-il à certains sénateurs de pouvoir obtenir des retraites qui soient sinon égales presque parfois supérieures aux indemnités qu'ils touchaient de toute façon je suis pour une grande simplification de ces indemnités y compris d'ailleurs pour le président de la république et les ministres parce que j'ai proposé que tous les députés sénateurs ministres et présidents de la république inclus touchent la même indemnité

32:39
Locuteur non identifié

le parquet de paris vient de requérir la relaxe de Jacques Chirac dans les emplois c'est-à-dire vous avez eu une réaction

32:48
Présentateur

j'aimerais d'abord savoir sur quel fondement parce que voilà c'est ça c'est que si c'est sur un fondement juridique ou si c'est sur un fondement médical mais je pense que nul au pouvoir n'avait intérêt à se constituer semble-t-il des ennemis quelques mois avant la présidentielle je pense que ces instructions qui ont été données au parquet sont évidemment des instructions politiques puisque dans des dossiers comme ceux-là vous imaginez bien que ce n'est pas le parquet qui décide lui-même s'il relaxe ou s'il demande la relaxe ou s'il fait des réquisitions pour entrer en voie de condamnation on ne s'en cache en l'occurrence même plus la plume étant serve et la parole étant libre et bien je vois que dans le cas du procès Chirac la plume et la parole sont serve

33:43
Locuteur non identifié

sans problème je crois ou un juge accordé à Fatima et Mohamed le droit de changer de prénom pour des questions d'intégration ils deviennent donc Chévin et Nadia

33:57
Présentateur

bah écoutez oui c'est bien

34:00
Locuteur non identifié

c'était par peur du racisme etc

34:03
Présentateur

pourquoi par peur vous êtes allé leur parler

34:06
Locuteur non identifié

ah bah c'est la mère qui ne voulait pas être limitée à ses fonctions de part de ménage et qui ne voulait pas que ses enfants la veulent jusqu'à elle

34:14
Présentateur

peut-être que cette femme a voulu donner un signal qu'elle elle entendait faciliter l'assimilation de ses enfants en leur donnant des prénoms qui est une consonance française vous savez j'avais été interrogé sur ce sujet mal comprise d'ailleurs dans ce que j'avais pu dire puisque j'avais été interrogé sur une question il faut dire qu'il fallait la trouver sur le calendrier bon et sans répondre à cette question précisément qui ne m'apparaissait pas intéressante j'avais expliqué qu'il m'apparaissait que par le passé c'est vrai que l'assimilation avait été facilitée par le fait de donner des prénoms aux enfants qui étaient d'origine étrangère en France ça avait été le cas sur toute une série d'immigration européenne je pense que c'est dans cet esprit là que ces parents ont entendu changer peut-être le nom de leurs enfants en tout cas c'est une possibilité donnée par la loi et je regarderai avec intérêt quels étaient les arguments qui ont été qui ont présidé à cette demande

35:29
Locuteur non identifié

ah oui

35:46
Présentateur

j'ai toujours défendu cette position et je la défendrai pendant l'élection présidentielle bien sûr je pense qu'il faut qu'il y ait une priorité d'accès aux PME et aux PME françaises et particulièrement et même on peut se poser la question de savoir à compétence égale s'il ne doit pas y avoir une exclusivité d'accès dans les marchés publics ça paraît assez logique mais je le sais c'est totalement contraire aux traités européens ça me permet de remettre en cause le choix qui est fait de refuser le patriotisme économique dans notre pays et d'inscrire dans les traités non seulement le refus mais l'interdiction de ce patriotisme économique le projet que je porte est évidemment exactement inverse voilà écoutez je vous remercie de votre attention Madame Le Pen

36:43
Locuteur non identifié

pour cette campagne sénatoriale vous faites la porte-parole des opposants à la réforme des collectivités

36:48
Présentateur

oui je pense que cette marche c'est plus le mot et je pense qu'on a assisté non seulement à une dérive de la décentralisation mais à une réforme territoriale qui vise en réalité à faire disparaître les petites communes à retirer au maximum le pouvoir de décision aux élus que sont les maires de petites communes que ceci va entraîner ou aggraver la désertification des zones rurales au bénéfice d'entités dont on sait très bien qu'elles servent plus le clientélisme que l'intérêt général et qu'elles participent de la création de nouvelles féodalités il m'apparaît donc qu'elles doivent être combattues et comme évidemment l'UMP et le PS marchent dans ces domaines la main dans la main je ne vois pas bien quel autre choix peuvent avoir les élus qui s'y opposent que de se tourner vers les candidats du Front National

37:46
Locuteur non identifié

Quelle est votre réaction à ce nouveau signe de faiblesse de la zone euro qui est la possibilité d'une nouvelle impulsion des états dans les banques européennes

37:57
Présentateur

On est en train de transforcer je crois qu'on essaye par tous les moyens de gagner du temps que ce temps va coûter une fortune aux différents peuples que ceci sera parfaitement inutile comme l'a été le plan de renflouement voté il y a quelques jours pour la Grèce de 15 milliards au moment même où on demandait aux Français de faire des sacrifices qui sont considérables ça ne servira à rien on ne reverra jamais cet argent ça ne sortira pas la Grèce de la situation dans laquelle elle est et ça risque même évidemment d'accélérer l'effet domino de la crise de la zone euro l'euro est aujourd'hui un signe de guerre et non plus comme ses constructeurs avaient espéré un signe de paix aujourd'hui l'hostilité montre entre les pays les pays du nord commencent à critiquer violemment les pays du sud le peuple allemand commence à critiquer vertement ceux qui tentent de lui imposer de nouveaux plans de renflouement je dis que l'euro aujourd'hui apporte la discorde apporte l'hostilité entre les peuples et risque de mettre en danger la cohésion de notre vieux continent et je reviens donc à la seule proposition qui m'apparaît en même temps logique est susceptible de préserver la paix et l'entente entre nos pays c'est un plan concerté organisé de sortie de l'euro avec nos partenaires européens dont le couple franco-allemand doit prendre l'initiative Cécile et qui je crois continuera à l'être ça a été difficile en 2002 c'est le moins qu'on puisse dire très difficile en 2007 je considère que c'est un moment compliqué de la campagne je regrette juste de ne pas être comme les autres candidats c'est-à-dire de pouvoir tranquillement avoir les 500 parrainages étant entendu que je crois quand même être représentative de millions de français non moi on m'oblige à dépenser du temps de l'énergie de l'action de pousser mes militants à être sur le terrain pour aller chercher les parrainages plutôt que d'exprimer le projet qui est le mien je crois que c'est une c'est évidemment comment dire un inconvénient une sorte de boulet que l'on nous met au pied je demande évidemment au maire de nous faciliter cette tâche

40:04
Locuteur non identifié

la relax éventuelle la relax combien de Jacques Chirac et votre réaction ? non on ne l'a pas encore apprise parce que

40:10
Présentateur

que nous a apprise pour l'instant ce ne sont que des réquisitions du parquet mais ça prouve que le pouvoir politique sollicite espère en tout cas la relax de monsieur Chirac et je crois espère se libérer tourner la page de ces affaires qui ont empoisonné la vie politique peut-être aussi que compte tenu de l'ensemble des révélations qui sortent en ce moment qu'à Rachid à Kédine Djourie et j'en passe et des meilleurs on n'a peut-être pas envie non plus de pousser les amis de Jacques Chirac à parler

40:43
Locuteur non identifié

sur le serment d'allégeance je crois encore une fois

40:54
Présentateur

que les serments que les papiers ne sont pas susceptibles de régler le problème de l'échec aujourd'hui de l'intégration de jeunes français d'origine étrangère qui ne se sentent pas ou pas assez appartenir à la nation française je pense qu'il faut réfléchir à autre chose ça me paraît assez utopique de penser qu'un simple serment suffise et puis cette américanisation de la vie politique quel que soit le domaine commence à m'agacer profondément

41:22
Locuteur non identifié

Est-ce que vous êtes favorable à la demande palestinienne de reconnaissance de l'État à l'ONU ?

41:29
Présentateur

C'est un sujet évidemment éminemment grave et sensible voilà mon opinion c'est que ça fait maintenant des décennies que ça dure que rien ne semble permettre d'aboutir à un semblant de commencement de chemin vers la paix j'ai toujours plaidé et le Front National a toujours plaidé pour l'existence de deux États souverains sécurisés et je pense que cette reconnaissance de l'État palestinien pourrait être peut-être un pas en avant avec évidemment la contrepartie que l'on demande aux États souverains à savoir d'assurer sur leur territoire une véritable lutte contre le terrorisme terrorisme dont on sait qu'il perturbe gravement la vie des Israéliens depuis de nombreuses années je pense que cette reconnaissance loin d'être une provocation peut-être une chance le tout c'est que l'État palestinien et l'État israélien s'appuient plutôt sur leurs modérés que sur leurs extrémistes

42:31
Locuteur non identifié

Un mot sur la volonté apparente de M. Bayrou de s'ériger en monsieur propre

42:37
Présentateur

de la politique française Écoutez moi je suis heureuse quand j'entends un candidat présidentiel parler d'éthique je la crois nécessaire évidemment je pense que M. Bayrou n'a pas beaucoup de difficultés à trouver un sujet de scandale dans les différentes affaires qui secouent la République mais il me semble qu'il a aussi participé à un certain nombre de gouvernements qui ont commis en la matière des actes plutôt répréhensibles alors il faut qu'il fasse son examen de conscience et peut-être celui de ses amis ceux avec qui il a gouverné

43:15
Locuteur non identifié

Hier soir sur le plateau de France 2 vous vous êtes trouvé en accord nombreuses reprises avec Jérôme Cahuzac que ça vous fait être satisfait ? Je suis heureuse de voir

43:24
Présentateur

que les socialistes reviennent à la raison Il y a un axe

43:27
Locuteur non identifié

PS pour National qui est en train de se décider ?

43:29
Présentateur

Non je ne crois pas je crois que M. Cahuzac est quelqu'un de sérieux il sait de quoi il parle même si nous avons des positions opposées on l'a quand même vu sur le projet qui est le nôtre lui est pour un fédéralisme moi j'y suis radicalement opposé Ça va être difficile pour vous

43:43
Locuteur non identifié

d'affirmer votre différence notamment sur la question des nationalisations temporaires voire partielles

43:48
Présentateur

Ah mais j'attends que le parti socialiste prenne position de manière officielle au travers de ses candidats sur ce sujet je ne suis pas sûr que ce soit si clair que ça dans leur esprit en tout cas dans le nôtre ça l'est depuis longtemps s'il se trouve qu'ils finissent par être d'accord avec nous mais j'en serais ravi moi à chaque fois que j'arrive à convaincre quelqu'un je m'en félicite j'attends par là-dessus

44:08
Locuteur

j'attends par là-dessus j'attends par là-dessus

Conférence de presse de Marine Le Pen sur les sénatoriales de Septembre 2011 · Pourquijevote