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interviewLe Média· 22 mars 2025 39 min

UKRAINE, GAZA : LA FOLLE STRATÉGIE DE TRUMP POUR DOMINER LE MONDE !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donald Trump a semble-t-il trouveré la solution aux guerres dans le monde tout racheter en effet depuis son retour à la maison blanche il veut appliquer cette recette miracle d'un type particulier il affirme vouloir s'approprier les lieux qui se trouvent au cœur des conflits la dernière annonce de ce type a été faite par la porte-parole de la Maison Blanche Caroline levit qui a indiqué que la solution à la question cruciale de la sécurisation des centrales énergétiques ukrainiennes c'est qu'elle soit désormais américaine tout simplement avant cela on avait eu la prétion trumpienne vous en souvenz de faire de la bande de Gaza une propriété américaine une rivierra et donc donc dans le même ordre d'idée la convoitise états-unienne non dissimulée sur les terres rares ukrainiennes dont la possession serait la contrepartie d'une protection accordée au pays de volodimir Zelenski de quoi cette manière de faire la paix en devenant le maître de toute chose est-elle le nom j'évoquerai ce sujet et d'autres avec Bertrand Badi politiste spécialiste des relations international professeur et mérite aussi vous le savez à sciencep et auteur de nombreux ouvrages dans le dernier en date l'art de la [Musique] paix bonjour Bertrand bonjour fabce alors quel est ce raisonnement de Donald Trump quand l'administration américaine nous explique que si les centrales électriques ukrainiennes devenaient américaines tout finirait par se régler comme par miracle comme par enchantement euh celui des des des infrastructures énergétiques détruites par par l'armée russe réglerait la guerre alors en fait il faut pas chercher une théorie globale parce que l'homme le moins qu'on puiss dire c'est que c'est pas un théoricien euh c'est un homme des opportunités des aubenes hein l'auben d'ailleurs depuis un certain temps reprend du poil de la bête dans le jeu international où chacun cherche son avantage immédiat on pourrait donner beaucoup d'autres exemples alors ça veut dire trois choses ça veut dire d'abord que Trump tente à assimiler paix ordre et force curieux agancement mais qui permet de comprendre bien des choses c'est-à-dire l'idée d'abord que on peut obtenir la paix par la force c'est-à-dire en obligeant en forçant ça c'est quelque chose que l'histoire a montré sous un angle et sous un jour différent on ne peut pas forcer la paix comme on ne peut pas forcer la démocratie comme on ne peut pas forcer la liberté la paix c'est une adhésion et une adhésion c'est une adhésion libre alors autrefois la guerre avait tendance à définir le cadre de la liberté le vainqueur imposer sa loi au vaincu c'est vrai hein et le vaincu essayait de négocier le mieux qu'il pouvait cette paix mais le vcu adhérer à cet ordre parce que il savait qu'ayant perdu la guerre il n'avait plus voix au chapitre ça c'est terminé les guerres aujourd'hui ne se gagnent ni ne se perdent et du coup il est extrêmement difficile aujourd'hui d'obtenir une libre adhésion dès lors que l'on n'est pas forcé par une défaite totale alors Trump a inventé une autre formule qui consiste tout simplement à enforcing peace c'est-à-dire à obliger à la paix et comment oblige-t-on à la paix en opposant un ordre et comment garantissonsnous cet ordre et bien par la prédation c'est-à-dire moi États-Unis je serai votre protecteur on sait les sens différents du mot protecteur là c'est tous les sens en même temps qui sont mobilisés c'est-à-dire cette espèce de chantage à la sécurité donnez-moi une partie de vous-même et j'assurerai votre protection euh ce qui est quand même très intéressant dans ce triangle euh de l'ordre de la force et de la protection prédation euh c'est que il n'y a aucune idée de paix il n'y a aucune idée de paix c'est-à-dire ce qui me frappe tant dans le conflit russo-ukrainien que dans le conflit israélopalestinien que dans tous les autres conflits qui ensanglantent la planète en ce moment c'est qu'on vous parle soit de guerre soit de trêve c'est-à-dire de non guerre mais jamais d'un projet de paix c'est la grande question dans le conflit russo-ukrainien c'est comment russe et ukrainiens peuvent coexister en confiance et en respect mutuel c'est pas la force c'est pas la prédation c'est pas en mettant la main sur les terre rare ou sur tel ou telle centrale que les États-Unis créeront la confiance entre la Russie et l'Ukraine donc c'est un un contresens manifeste dès le départ qui est servi je dirais par la loi de l'égoïsme et de la de la force nu mais regardons la chronique depuis 1945 quand est-ce que la force a eu le dernier mot la force a fait beaucoup de dégâts beaucoup de destruction beaucoup de malheur beaucoup de morts hein et ça par exemple à Casa on n parle même pas mais elle n'a jamais réussi depuis 1945 à créer un ordre stable mais les l'odateurs de Donald Trump vous vous répondrai vous répondront par exemple que lui impose tout de même une forme de négociation là où l'administration Biden était dans une période statique de guerre dont on ne voyait pas le bout du tunnel alors je ne répéterai pas qu'on impose rien c'est-à-dire que dans la dialectique de la paix on rend celle-ci possible si on l'impose et ben on on tape à côté et puis deuxièmement quelle négociation quelle négociation euh on nous explique que cette affaire elle sera réglée entre Poutine et trum c'est pas une négociation la négociation c'est ce qui permet à celles et ceux qui sont concernés de dire leurs mots et de tenter d'emporter le maximum d'avantage à leur profit or l'Ukraine n'est pas invitée à la table de négociation de même que quelle négociation avec les Palestiniens on a vu que on était au seuil de la 2e phase celle qui allait un peu au-delà de la simple trêve pour parler de démilitarisation de Gaza de retrait des forces israéliennes et d'un processus qui devait amener à la trisème phase qui elle était véritablement la substantialisation de la paix au moment où on est arrivé à la fin de la première phase natanahou a unilatéralement repris la guerre donc on n'est pas du tout dans une grand mè de la négociation je disais tout à l'heure qu'on est pas dans une grandmère de paix j'ajoute qu'on n'est pas dans une grandmère de négociation et je répète qu'on est dans ce triptique la grabè de la force de l'ordre et de la protection préation h alors Trump en tout cas ne cache pas ses vélité en Ukraine donc il veut que les États-Unis récupèrent des des centrales électrique mais il exige également de Kief que kiief cède à des compagnies américaines l'exploitation des terres rares du pays on a l'impression d'être revenu à la période coloniale et à des concessions à accorder aux entreprises de de la puissance dominante euh est-ce qu'il y a des des précédents historiques qui a un tel chantage à la paix bah d'un certain point de vue je dirais qu'on n'est jamais sorti de la période coloniale euh on s'aperçoit avec le recul du temps que bien sûr il y a eu le temps des indépendances et souvent d'ailleurs très chèrement acquise par ceux qui devaient en bénéficier mais ce temps des indépendances a ouvert une nouvelle époque et une nouvelle séquence que l'on appelle post-coloniale ou néocoloniale qui en fait a repensé et reconstruit la domination sous une forme nouvelle c'est-à-dire en la rendant compatible avec des formes d'indépendance et la colonisation hypocrite euh on l'a bien vu nous Français à travers le prisme de la franceafrique la France Affrique c'était continuer la colonisation par d'autres moyens euh et ces moyens notamment sont des moyens économiques ce que fait Trump c'est aussi ce que les États-Unis n'ont jamais cessé de faire les États-Unis ont très peu pratiqué le genre colonial strict au sinus ils sont même donné le beau rôle en dénonçant le colonialisme mais ils n'ont jamais cessé une politique de prédation dont le la principale victime a d'abord été l'Amérique centrale puis l'Amérique latine et peu à peu ceci s'est étendu au monde souscouvert d'une économie mondialisée et de la et de la domination du néolibéralisme euh finalement euh ce qui est peut-être nouveau et qui tetinte bizarrement à nos oreilles avec l'épisode ukrainien c'est que ça se passe au cœur du continent européen et surtout que ça apparaisse comme une sorte de transaction destiné à mettre fin à la guerre ça c'est effectivement un profil auquel on n'était pas habitué les prédations se faisant de manière plus feutrée et sans être associé à des contreparti de cessation des hostilités de cessation du conflit donc on est en quelque sorte sur la crête du cynisme dans cette affaire est-ce que c'est vraiment nouveau je ne dirais pas maintenant c'est vrai que n'oublions jamais que le slogan du Trump c'est make America great again c'est-à-dire ce que l'on n'osait plus tellement faire hier resterontle de manière à rendre sa grandeur à l'Amérique et et à l'assumer alors avec Trump on assiste aussi à une forme de bouleversement dans lequel le droit des affaires prend le dessus en quelque sorte sur le droit international euh on ne possède pas un un pays ou une parti d'un pays comme on possède une entreprise et et Donald Trump semble avoir une conception assez particulière sur sur cette logique pourtant implacable oui moi j'iraiis plus loin euh dans l'escalade de l'innovation parce que ce qui me frappe avec le trumpisme c'est cette espèce de guerre déclarée au droit c'est-à-dire depuis maintenant 2 mois que l'homme est à la Maison Blanche on voit systématiquement toutes les références au droit taillées en pièces alors il y a une vieille tradition états-unienne hein qui remonte à la nuit des temps et qui n'a cessé d'être actualisé qui considère que la souveraineté est la clé absolue alors quand on est hégémone et qu'on on procramme la souveraineté ça veut dire qu'on donne carte blanche à la puissance hein si le lesgémones utilisent la carte de la souveraineté c'est façon de dire qu'il peut faire ce qu'il veut mais là c'était là aussi feutré jusqu'à maintenant maintenant que voit-on on voit une puissance qui se réaffirme mais qui se rayante comme je le disais tout à l'heure plus vers l'ordre que vers le droit c'est-à-dire la vertu suprême dans le discours et pratique trumpienne c'est euh l'idée d'un ordre absolu c'est-à-dire d'un ordre ruissellant mon ordre va vous dominer mon ordre va vous obliger mais en fait vous qui serez dominé vous allez en bénéficier car rien n'est meilleur que l'ordre c'est des choses que autrefois le fascisme avait emblématisé en avait fait sa marque c'est la la raison pour laquelle tout ça est très dangereux d'autant plus dangereux que cet effacement du droit au profit de l'ordre se retrouve à tous les niveaux aux États-Unis en ce moment on prend toute une série de décisions qui sont contraire au droit et qui a même fait récemment hurler le président de la Cour suprême ce qui quand même contenu de ce qu'est l'orientation de la Cour suprême est assez surprenant mais effectivement il y a un grand débat juridique à l'intérieur des États-Unis même chose du droit international la Cour pénale internationale lance un mandat d'arrêt contre natanahou quelle est la réaction des États-Unis c'est de dire on va punir les juges moi ça me fait penser aux mafia sicilienne ce genre de chose on va punir les juges on connaît cette formule dans certains films certains romans et là certaines réalités siciliennes mais on pourrait prendre d'autres exemples je veux pas cristalliser sur ce beau pays de la Sicile euh et puis euh le droit international tout d'un coup n'existe plus a totalement disparu le droit euh à l'autodétermination le droit à l'intégrité territoriale ça disparaît la résolution du Conseil de sécurité du 24 février 2025 qui est une résolution russo-américaine à expurgé le texte de toute référence au droit international à intégrité territoriale et au droit du peuple ukrainien de s'autodéterminer donc c'est une négation totale du droit et du coup nous entrons dans une logique qui tente à reconstruire la scène internationale sur cette articulation ordre puissance arbitraire et euh effectivement si on ne sait pas réagir à ce genre de formule on va vers des dangers énormes alors pourquoi ne sait-on pas réagir parce que l'idée assez maline de Trump c'est de dire il y a toujours un moyen de s'entendre avec chacune ou chacun d'entre vous sur le dos du droit et des autres c'est comme ça qu'il a construit sa connivance avec Poutine ça c'est assez facile parce que le droit Poutine il son fiche autant que que Trump donc c'est normal qu'il se soit retrouvé mais euh on va voir proliférer les négociations bilatérales où on essaiera et ben de distraire euh par exemple tel ou tel pays de l'Union européenne pour réaliser une transaction méta juridique et méta démocratique sur le dos des autres madame mélonie monsieur Orban sont bien placés dans ses sollicitations et d'ailleurs déjà on entend le murmure de madame mélonie qui dit bah comme je suis aimable avec Trump peut-être que l'Italie sera épargnée par les sanctions et et on voit se dessiner quand même quelque chose qui est hautement inquiétant alors j'aimerais bertrin qu'on évoque un peu plus le le le sort de Gaza où le martyre des civils hommes et femmes enfants a repris de plus Bell et en quelques jours la nouvelle campagne de de bombardement israélien a fait plus d'un millier de morts en plein ramadan rappelons-le et à tel à vive on se glorifie plus que jamais du soutien appuyé de Washington on regarde l'alliance solide entre Israël et les États-Unis est plus forte que jamais à ce titre je peux confirmer que la reprise des combats intenses à Gaza a été entièrement coordonnée avec Washington cette rupture de la trêve conclut le 19 janvier ne fait que commencer prévient Benjamin netanahou à partir de maintenant Israël agira contre le Hamas avec une intensité croissante et à partir de maintenant les négociations n'auront lieu que sous le feu Bertrand on a un accord de cesser le feu qui a été aprement négocier que des dirigeants politiques comme Donald Trump et benamin netanah surtout tout euh décide de ne pas le respecter ça montre la la solidité de leur parole de de la parole politique et de de de la confiance qu'on peut donner à à ses dirigeants tout à fait on est dans le prolongement de ce qu'on disait à propos de l'Ukraine mais ce qui est très intéressant c'est que cet accord dont tu te souviens qu'il a été passé la veille de l'investiture de Trump hein on était le 19 janvier prévoyit trois étapes c'est toujours très dangereux les accords à étape parce que à chaque fois que s'achève une étape la tentation est grande pour le plus rusé et pour le plus violent d'interrompre le processus de paix ou en tous les cas le processus de cesser le feu et effectivement la première étape c'était la trêve et ces échanges entre otage israélien et prisonni qui ressemble souvent à des otages d'ailleurs Palestiniens ça ça posait pas de problème c'était le genre d'étape capable de satisfaire des deux côtés des deux bords récupérer les otages récupérer les prisonniers cesser le feu la deuxième étape qui devait commencer le 2 mars était une étape déjà beaucoup plus engageante vers le le chemin de la paix puisque c'était une étape qui prévoyait la démilitarisation de Gaza le retrait total des troupes israéliennes et l'engagement d'un processus qui devait conduire à une solution politique qui serait incarné par la 3è étape or on n'a pas été assez attentif au discours multiples de natanahou qui là au moins ne caché rien et qui disait mais de toute façon on va reprendre la guerre et effectivement qu'est-ce qu'on a vu c'est que une fois que la première étape avait fait son œuvre qu'un certain nombre d'otage avait été libéré et bien on n'a pas jamais sérieusement entamé cette étape plus politique qui donnait un début de substance à l'idée de paix et du coup on a assisté à une reprise extraordinairement brutale des violences passées ce qui montre que l'adhésion à cet accord du 19 janvier était hypocrite qu'on se disait il est important de distinguer entre trois étapes de manière à profiter au maximum de la première et de ne pas nous lier en nous engageant dans la seconde c'est exactement comme Oslo Oslo c'est la même chose prévoyez des étapes et lorsqu'il s'est agit de passer de cet ordre provisoire à un ordre qui devait institutionnaliser l'Autorité palestinienne et peu à peu amener jusqu'à la reconnaissance dans un État palestinien et bien il y a eu la fameuse rupture de C David ce qui prouve que lorsqu'on négocie la paix il ne faut jamais définir des étapes mais ce qui prouve surtout et c'est ça qui est le plus inquiétant et en même temps le plus tragique c'est que côté israélien on raisonne en terme de trêve jamais en terme de paix on raisonne en terme de euh disposition immédiate jamais en terme de ce de fond il faut pas oublier qu'une chose c'est que le C c'est le feu ça fait partie du lexique martial du lexique de guerre la paix c'est autre chose la paix elle n'est possible que si on admet des solutions de coexistence or tous les gouvernements israéliens ont récusé cette idée de solution de coexistence partir d'un négationisme total de l'existence même du peuple palestinien puisque le peuple palestinien n'existe pas on va pas se fatiguer à envisager une coexistence entre l'État d'Israël et ce qui pourrait être un État palestinien mais il faut quand même dire nous sommes dans un monde global et tout ça était possible tu l'as dit parce que Trump c'est lui-même précipité pour parler d'ouvrir les portes de l'enfer euh donc c'était pour pour le moins une invitation à la reprise de bardement et surtout on a vu que aucun des autres États qui sont dotés de puissance sur la planète que ce soit les États occidentaux que ce soit la Russie de Poutine non'ont exprimé la moindre objection à la reprise de ces de de ces combats et de de ces bombardements alors évidemment c'est la formule bien connu les chancelleries se disent préoccupé elles se disent euh gêné piné je ne sais quoi c'est des mots qu'est-ce que les mots mots peuvent avoir pour effet sur un nataniaahou euh puisque on nous explique tout en disant ces choses comme on prononce des condoléances automatiques euh comment euh cela peut impressionner netaniaou puisqu'il sait que de toute façon Israël ne sera pas sanctionné Macron lui-même a dit il est pas question de s Israël ben ça ça s'appelle un blanc sein hein c'est-à-dire c'est un permis de tuer et encore une fois je l'ai dit souvent à ce micro mais on ne le dira jamais assez souvent nous sommes dans un système international où une vie ne vaut pas une autre vie et j'ai été frappé tu as parlé d'un millier de morts depuis la reprise des bombardements on ne sait pas on ne saura probablement jamais le chiffre exact mais dans les journaux télévisés on en parle même pas hein on va parler des coups de téléphone entre Poutine et Trump de la reprise des matchs de hocket entre la Russie et les États-Unis ces enfants palestiniens Gazaoui qui sont Mor s bombardements non il y a des choses plus sérieuses il y a l'Eurovision euh il y a la Ligue de football euh si on est humain on peut pas supporter ça alors Bertrand d dès lors que Donald Trump a tout de même déjà évoqué ouvertement évoqué son projet d'appropriation euh euh américaine de de de Gaza et on le sait le projet de nettoyage ethnique qui apparemment n'est pas au bout de de de de des surprises qu'il nous réservent on parlait de la Jordanie et de l'Égypte on a entendu parler du Soudan euh du somalilande de la Somalie des pays en guerre euh est-ce que ce qui se passe en ce moment ne s'éclaire pas de manière assez insupportable tu viens de de l'exprimer tout à fait euh on ne sait plus s'il s'agit d'une guerre de sécurité ou de business de profit pour Donald Trump puisque le côté humain n'existe plus déplacer des population entière pour une autre région une autre un autre pays également en guerre ne lui pose pas de problème alors d'abord il faut savoir que la sécurité c'est un alibi et qu'il s'agit de guerre je comprends très bien que l'on s'efforce de construire des régimes de sécurité je constate d'ailleurs que il y en a très peu qui voi le jour et en tous les cas depuis la conférence Destiny qui remonte quand même à 50 ansin mais quand on est en guerre dire qu' on fait la guerre pour assurer sa sécurité c'est le langage qui est absolument commun à Monsieur Poutine et à Monsieur netanahou mais qu'on retrouve aussi dans la bouche d'un cagamé qui considère que c'est sa sécurité et la sécurité du Rwanda que d'aller faire la guerre en itourie ou au kibou du Nord kibou du Sud C exactement la même hypocrisie c'est-à-dire considérer que c'est en en supprimant en neutralisant l'autre que l'on peut construire sa sécurité alors ça renvoie à une mémoire effectivement autrefois les guerres de sécurité ça pouvait faire sens c'està-dire deux états de puissance identique s'affronaient parce que l'un des deux considérit que l'autre le menaçait ça avait une certaine logique parce qu' on était dans dans un contexte de compétition internationale je suis en compétition avec toi donc je dois faire en sorte que tu ne me menaces pas mais ces guerres là c'est fini aujourd'hui si on prend le conflit russo-ukrainien c'est une guerre d'invasion de beaucoup plus petit que soi qui peut penser que l'Ukraine menace la sécurité de la Russie hein il y a que les trolls putiniens qui vont me faire ce genre de commentaire suite à notre débat ils te parleront de l'OTAN qui soutient l'Ukraine oui enfin l'OTAN elle n'est présente ni en Ukraine ni directement dans le conflit ukrainien euh l'Ukraine n'est pas membre de l'OTAN hein donc en quoi l'Ukraine de Monsieur zelensk à la veille du 24 février 2022 menacer la la Russie enfin pardon de rire mais c'est tellement absurde que il faut en avoir quand même conscience quand maintenant on n même plus dans des conflits interétatique mais des conflits entre un état puissance et des peuples sans État auquels on refuse le droit d'avoir un état ce qui est typique des guerres de décolonisation et ce qui est typique du conflit israëlo-palestinien plus on tue plus on réprime plus on a alimente non pas sa propre sécurité mais sa propre insécurité le FLN a gagné dans la guerre d'Algérie tout en étant pourchassé et militirement vaincu pendant la bataille d'Alger de 1957 parce que plus on éradiquait comme on disait hier et comme on le dit aujourd'hui le FLN ou aujourd'hui le Hamas plus on lui donne une assise populaire parce que il reçoit pour socle la pire des armes qui est la colère qui devient sans limite de violence lorsqu'elle se transforme en rage c'est d'ailleurs ce qui est en train de se passer à Gaza mais tout à fait mais tout à fait donc la la l'idée de sécurité c'est un alibi et c'est même une négation c'est c'est typique du faux alibi alors un autre mélange de genre entre guerre etcon c'est ce à quoi l'on assiste en Europe et et en particulier en France avec l'annonce euh d'une logique d'économie de guerre euh par Emmanuel Macron mais on a surtout l'impression qu'il s'agit euh plus de de forcer le vieil agenda néolibéral sur la la réforme des retraites et les dépenses publiques autre chose c'est un peu la la poudre aux yeux c'est devenu la poudre aux yeux aujourd'hui de parler d'économie de guerre en tout en en glissant de manière euh subtile euh des intérêts et un un planning un agenda financier oui alors on peut dire plein de choses effectivement il y a beaucoup d'enseignements à tirer de cette économie de guerre qui a été officiellement proclamée moi j'en retiendrai d'abord le fétichisme du court terme c'est-à-dire cette façon de définir les dépenses en fonction d'un besoin présenté comme immédiat pas réel mais immédiat c'est pas la même chose euh la capacité de défense de l'Europe elle se pose non pas tant aujourd'hui en 2025 que depuis 1989 la chute du mur qui mécaniquement conduisait une distanciation par rapport aux États-Unis et avait tendance à refermer le paraplui américain et d'ailleurs avant Trump Barack Obama qui ne lui ressemble pourtant pas du tout puis ensuite Joe Biden n'ont cessé de dire que il faut revoir tout cela et l'équation était modifiée on a fait comme si rien ne se passait si on avait pensé à reconstruire une économie de défense dans ce contexte nouveau qui est celui de la postebl polarité ça aurait été infiniment moins coûteux et plus efficace parce que davantage est allé dans le temps mais à l'époque il n'y avait pas de menace immédiate yelsin restait tranquille dans son coin disait la plupart des observateurs et donc comme il y avait pas urgence on n parlait pas de même aujourd'hui qu'est-ce qui te menace le plus qu'est-ce qui nous menace le plus plus que infiniment plus que les chars russes c'est le dérèglement climatique c'est le risque sanitaire les épidémies c'est le risque alimentaire la fin dans le monde qui hélas repart en terme quantitatif mais comme c'est du long terme ou en toutous les cas que ça ne se cristallise pas dans des événements suffisamment spectaculaires même si quelquefois des accidents climatiques éveille les attentions et bien on nen tient pas compte on est en pleine irrationn on est en pleine irrationalité puisque finalement on vous explique que les dépenses ne doivent pas répondre à des besoins mais doivent répondre à des scènes de l'immédiateté à des choses que l'on peut immédiatement percevoir ce qui est un nonsens absolu alors après il y a le deuxième élément que tu dis et qui est tout à fait vrai c'est que au nom de ce péril que que d'ailleurs on caricature moi j'ai toujours considéré que Poutine était un péril pour le monde mais je n'ai jamais pensé que les chars russes entreraient dans Paris à l'occasion d'une confrontation internationale donc tout ça se fait dans une hypocrisie incroyable puisque personne ne vous explique à quel scénario réel cet effort de défense devrait faire face qu'est-ce que ça veut dire augmenter le budget de la défense passer de 2 à 3 voire 5 % bah ça dépend de la manière dont on envisage la concrétisation de la menace et personne ne nous en parle est-ce que il faut augmenter la Défense pour envoyer des troupes sur le sol ukrainien est-ce que il faut augmenter la Défense pour consolider nos frontières ou pour consolider les frontières de l'Union européenne ou tout simplement pour se protéger de ce que l'on appelle les formes diverses de guerre hybride des cyberattaques ou des attaques contre nos approvisionnement énergétique chacun de ces scénarios correspond un type de dépense pour la défense différent mais comme on ne nous le dit pas comment peut-on apprécier la pertinence de la chose et enfin 3oème élément tu l'as dit c'est le l'économie de guerre à liby c'est-à-dire qui permet de fermer définitivement tous ces dossiers dont on voit bien qu'il continue à encombrer le jeu politique intérieur qui s'agisse des retraites ou qui s'agisse et là il y a lieu d'être extrêmement inquiet euh de notre système de santé qui est en train de s'effondrer hein tous les jours on en apprend de nouveau et depis d'avant c'est-à-dire quelqu'un qui est en mauvaise santé aujourd'hui en France a beaucoup plus de souciis à se faire que si c'était il y a 10 ans ou il y a 20 ans donc ça aussi plus effectivement les crédits qui sont réduits en faveur des universités en faveur de la culture en faveur de l'aide au développement parce que ça aussi va c'est absolument extraordinaire on vous parle pas des réductions des crédit à destiné à aider au développement tout en vous expliquant que les pays on développement sont confrontés à des situations qui sont des gisements de danger pour nous alors il faudrait savoir ce qu'on veut mais en parallèle ceux qui profitent vraiment de ce chaos mondialisé c'est le grand capital j'ai envie de dire parce que les inégalités de richesse ne font que s'accroître depuis des des des décennies mais encore plus de manière plus marquée depuis quelques années est-ce que le le le le le le la finance et le le capital le grand capital euh ne profite pas finalement de tout ce chaos à la fois de de la guerre en tant que tel mais aussi se fiche pas mal j'ai envie de dire des enjeux climatiques dont tu parlais oui moi je pense que c'est indéniable et je pense surtout que il est beaucoup question en ce moment de relancer l'industrie d'armement et on voit très bien à qui ça va profiter donc nous sommes d'accord sur ce point mais je pense qu'en réalité la la perfidie politique a toujours le dessus c'estd il y a il y a une crise profonde de la gouvernance des démocraties c'estàdire les démocraties ne savent plus conjuguer leur action à l'intérêt général c'est-à-dire l'intérêt général ça se construit sur le long terme sur le moyen et le long terme là on a une gouvernance qui est entièrement consacrée à la prochaine victoire électoral et c'est ça probablement qui est en train de tuer les démocraties parce que ça crée une surenchère populiste si ton seul désir c'est de gagner les prochaines élections et bien la solution la plus pratique c'est de jouer de la surenchè populiste à la manière de ces partis d'extrême droite qui gagnent partout donc c'est ça aussi que je vois monter comme crise de la démocratie et je ne vois pas grand-chose pour les Pali et c'est ce sera le mot de la fin Bertrand merci mot de la fin malheureusement pas très euh réjouissant mais on espère quand même de de meilleur lendemain dans ce conflit mondial dans ces conflit mondiaux merci Bertrand merci à vous de nous avoir regardé nous voici arrivés à la fin de cet épisode du monde n'a pas de centre la chronique internationale de Bertrand Badi sur le média si vous avez apprécié cette émission et que vous souhaitez tenir notre travail nous vous encourageons à sauter le pas et à nous soutenir de manière pérenne via un abonnement de soutien et ou à un don mensualisé vous pouvez aussi devenir sociétaire de notre coopérative pour tout ça allez sur le site internet leemediatv.fr/stien merci d'être à nos côtés dans notre mission d'information et restez connectés au médiia [Musique]

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