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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 4 juin 2024 52 min

Européennes: Macron est-il trop présent ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

heureux de vous retrouver directeur de la rédaction du Figaro Magazine avec Guillaume décidément c'est une émission placée sous signe de Guillaume Guillaume Tabar rédacteur en chef et chroniqueur éditorialiste au Figaro et annechlen Bezina merci d'être parmi nous vous êtes professeur de droit public et notamment de droit constitutionnel alors le président de la République qui se répand dans les médias qui s'invite même Guillaume c'est un peu beaucoup non oui ça fait beaucoup bon vous allez me dire c'est pas lui qui a choisi la date du 6 juin pour commémorer le débarquement s' vous précisez qu'il va s'exprimer depuis quand où il accueille des cheféta gouvernement pour le débarquement VO des 0 du 80e anniversaire du débarquement bon donc qui a une séquence mémorielle comme on dit c'est naturel c'est même le rôle du chef de l'État que ensuite le chef de l'État lui-même et sa majorité et espère quelques dividendes électoraux de ces images on verra Joe Biden arrivé le monde entier fait célébrer la paix la liberté et cetera bon la ficelle est grosse mais après tout c'est bonne guerre si je dire d'autres l'ont fait avant lui d'autres l'ont fait avant lui mais là il rajoute une couche supplémentaire en s'invitant dans une émission télévision en plus dans le 20h 20h de TF1 et de France 2 au cas où l'un des deux ne ne suffisent pas à garantir une audience maximale bon ça fait beaucoup je pense que ça pose un petit problème politique mais j'ai presque envie de dire ça pose surtout un problème personnel problème politique on le voit bien c'est qu'en fin de campagne le Emmanuel Macron profite de sa fonction pour bah bénéficier de danse maximale et écraser la concurrence en terme de de de discours politique mais je pense aussi un petit problème personnel parce que qu'il qu'il fasse cela pour aider Valérie AER c'est une chose qui est la tête de liste duamp présidentiel mais élargissons un peu la focale je dire que Emmanuel Macron on le voit en permanence surtout qu'il saisit toutes les occasions pour faire des interviews pour faire des mic C après-midi à Claire Fontaine visiter l'équipe de France on va dire bah il y a aussi l' qui se prépare oui tout cela tout cela est vrai mais là sur la séquence récente il a fait plusieurs interviews dans la presse dans la tribune dans dans dans dans dans l'Express encore encore plusment bon j'ai l'impression qu'il y a malgré tout chez Emmanuel Macron non pas une difficulté mais une impossibilité à ne pas parler alors bien sûr il peut dire qu'il est celui qui qui qui a le plus de poids dans son camp qui bon on peut dire que donc que en France on attend beaucoup voir tout du président de la République donc c'est normal que ci qui son en première ligne mais je pense qu'à ce point-là on avait jamais vu ça même du temps de Nicolas Sarkozi et que ça traduit quand parlait de problème personnel je pense une difficulté pour lui à bah à ne pas parler il a un problème psychologique le président de la République oh écoutez je je je sais pas si je vais m'aventurer là-dedans je pense qu'effectivement il a un problème euh qui est un problème plutôt politique qui est qu'est-ce que c'est que le macronisme ben le macronisme c'est lui Louis XIV disait l'État c'est moi euh le il a inventé quelque chose de nouveau qui lui a permis d'être élu puis réélu président de la République de faire élire une une majorité sur son nom alors même queil n'y avait même pas de parti en 2017 et donc il a du mal à sortir de cette équation là et donc il y a une échéance politique ok j'y vais je veux dire c'est un c'est un réflexe conditionné qui répond sans doute à des problématiques d'ego certains diraient de narcissisme mais je pense que c'est plus profond que cela et le le son son positionnement politique a du mal à exister en dehors de Lui et d'ailleurs c'est intéressant c'est la deuxième fois après natthalie l'iseau en 2019 qu'il choisit une tête de liste avec Valérie qui n'a pas beaucoup de den voilà c'est ça qui n'est pas une personnalité politique forte alors certes il a demandé à d'autres gens qui et on ne se précipitait pas mais je pense que ça montre les limite de de du macronisme paradoxalement cette surexposition essaie de compenser peut-être un un un un manque de contenu et du coup comme aujourd'hui sa personne est rejetée comme c'est normal après après 7 ans au pouvoir il y a une forme d'usure du coup les gens sont tentés par des solutions alternatives euh en particulier euh pour pour Raphaël gluxman dont on reparlera tout à l'heure alors Ann Charlen Bezina ont dit qu'il pourrait annoncer à cette occasion-là l'envoi de troupes terrestre en Ukraine est-ce que ça vous paraît plausible j'ai tendance à penser que l'intervention du président de la République euh est traditionnellement annonciatrice en effet de grandes décisions néanmoins comme je partage largement le le point de vue de Guillaume Tabar je ne suis pas sûr que le Président de la République ait besoin de l'envoi de troupe au sol pour prendre la parole ouais contra auourdhui que l'idé qu'il a des échéances électoral PR est quelque chose qui le MO très sincèrement personnellement et il n'est plus président de la République dans ces momentsl il faut il faut vraiment le le dire constitutionnellement et politiquement l'article 5 de notre Constitution nous dit le président est un arbitre politique c'estàdire qu' est il est censé pour pour garantir une neutralité politique précisément être au-dessus du jeu donc l'idée qu'on est aujourd'hui une Arcom un ancien CSA qui décomte son temps de parole comme si c'était un membre j'ai envie de dire vulgaire de de la majorité et bien ça veut nous dire que il ne parle même plus en tant que président de la République il parle en tant que représentant d'un mouvement en tant que représentant d'un courant idéologique en effet qu'il a du mal chef de parti délégué chef de parti complètement et peut-être qu'on peut y voir aussi une querelle personnelle une querelle d'homme parce que l'idée que Gabriel atthal fasse de très bon score dans les médias et que on ait besoin de lui sur les affiches de campagne et cetera c'est peut-être quelque chose que personnellement il vit assez mal aussi avec le besoin d'incarner donc troupe au sol peut-être en tout cas on peut espérer que ça ne soit pas le cas mais à mon avis vraiment besoin d'incarnation de la part de ce président alors il fait des bons scores effectivement dans les médias mais c'est pas pour ça qu'il augmente la popularité de et l'envie d'aller voter pour la pour la liste présidentielle et je pense que c'est presque le contre-ffet c'est-à-dire que aussi bien Gabriel attthal que Emmanuel Macron sont c'est normal comptable d'un bilan qui est celui de leur majorité en place et aujourd'hui assimiler les listes europ au listes national en fait au tout simplement à nos querelles de partis font que et bien on est comptable de ce bilan à la fin donc si Emmanuel Macron s'engage àord perdu comme ça dans cette campagne en fait il la personnalise à un point qui font que aujourd'hui soit l'abstention va gagner soit c'est le vote contre lui qui risque de gagner parce que au fond comme vous le dites l'idée qu'on intervient dans cette campagne c'est populaire mais ça attise contre lui alors Guillaume il y a ça trahit aussi une certaine fébridité aussi ça de de vouloir absolument intervenir à ce moment-là 3 jours avant le scrutin bah oui c'estra que on voit les les les les sondages tous institut confondus et cetera la liste de de Valérie ayet est euh le enfin crédité du score le plus bas qu'un parti au pouvoir n'est jamais fait à une seule exception le Parti socialiste en 2014 exactement François Hollande estant président et la la liste socialiste qui avait fait Sibon 14 % voilà 13,98 pourre pour être très précis bon euh là voyez dans les sondages on est à euh 14 enfin 15 16 bon on est on est dans cette zone un peu un peu dangereuse donc il y a cette nécessité mais voyez c'est un peu il y a presque un effet euh sable mouvant que et bien Valérie Aillet est en difficulté bon et donc autour autour d'elle les dirigeants la majorité en clair le Premier ministre et le Pr répuique s'agite on a ctiment que plus ils s'agitent plus leur tête de list s'enfonce et ils sont pris un peu dans dans ce dans ce cercle vicieux alors guum ou allez-y ça arrive classiquement chez les politiques qui sont en difficulté ils disent toujours c'est parce qu'on a un problème de communication c'est pas qu'onexplique pas bien aux Français notre notre notre notre projet et donc qu'est-ce qu'on va faire on va aller plus à la télévision et comme ça ça va s'arranger or évidemment ça ne marche pas pourquoi parce que en France comme partout en Europe les partis dit populiste progresse mais il y a une vraie incapacité de de de la majorité présidentielle à comprendre cela et pour eux c'est plus facile de renvoyer Jordan Bardella aux heures les plus sombres de notre histoire et toutes ces balivernes qui ne convainquent plus personne mais je pense que cette surexposition elle est aussi le le le signe d'un désarroi politique auquel la majorité ne sait pas comment répondre et est-ce qu'il faudrait pas alors à ce moment-là Guillaume euh réguler le le le temps de passage du président de la République à la télévision si ça me paraît très normal par exemple il est pas il est quand même ahurissant que Emmanuel Macron est aussi proposer à Marine Le Pen de de de de débattre avec elle comme si alors que elle il n'est pas candidat aux européennes contrairement à une Georgia Meloni par exemple qui en Italie est à la fois Premier ministre chef de sa majorité et tête de liste aux Européennes et puis Marine Le Pen qui n'est pas candidate non plus en plus elleoni qui n'a pas eu le droit précisément de débattre l'arcom italienne a interdit qu'il ait un débat entre Georgia Meloni et le leader du du du Parti social-démocrate précisément à cause de cette double casquette de de Premier ministre alors que comme Guillaume le rappelle elle est en même temps tête de liste Charlen est-ce que ça serait imaginable qu'on puisse prévoir dans la Constitution et bien justement les interventions du Président de la République alors pas nécessairement dans la Constitution qui se réserve pour des choses bien plus capitales mais au fond l'idée du décompte des temps de parole c'est quelque chose de profondément capital pour une démocratie c'est vrai que je j'ai le sentiment qu'on relèue souvent le rôle de l'arcom ou du CSA quelque chose de très technique de très alors que le décompte des temps de parole c'est là qu'on fait vivre la démocratie il faut savoir que les critères de l'équité dans le décomtes qui sont fondés sur les sondages eux-mêmes sur la représentativité sont des choses qui sont très profondément discuté dans l'opinion il y a il y a besoin de beaucoup de juristes pour des B libéré de tout ça et c'est quelque chose qui se fait de manière impartiale très réfléchie dans dans les couloirs mais j'ajoute quelque chose au fond le décomter le temps de parole du président de la République c'est quelque chose qui avait été une décision d'ailleurs Hollande et et matthus à l'époque qui avait complètement révolutionné le monde du droit puisque auparavant on disait que le Président de la République ne pouvait pas représenter une couleur politique parce que on avait encore cette empreinte de la constitution de 58 qui en fait un arbitre donc c'est vous dire comme aujourd'hui le président de la République change complètement de fonction donc moi je crois en effet que soit le président de la République reste président de la République n'intervient pas dans l'arène soit en effet il faut qu'il devienne membre de sa majorité et qu'il accepte d'être décomté comme les autres mais au fond ça fait beaucoup de mal à la campagne dans l' histoire à part Nicolas Sarkozi qui s'était vraiment investi en dernière minute comme ça et encore une fois pour sauver un petit peu une une liste en péril nos présidents de la République avaient plutôt eu la sagesse d'essayer d'être assez absent surtout sur les élections européennes parce que non seulement on nationalise le débat mais en plus si on le personnalise autour de la fonction du président de la République j'ai l'impression qu'on lui fait perdre toutes ces lettres de noblesse donc revenons au président de la République de l'article 5 et Guillaume il fait le contraire de ce qu'il avait dit quand il est arrivé à l'Élysée en 2017 où il avait dit j'aurais la parole rare oui bien sû c'est effectivement assez inattendu je pense que euh il a il il a besoin de de de parler parce que d'abord comme je le disais il se rend compte de la de la fragilité doctrinale de son de son positionnement et puis parce que ça a quand même très bien marché plusieurs fois et veut dire il a été élu président de la République je disais en ayant jamais eu le le le moindre mandat auparavant cétait sans doute inédit sauf le général de Gaulle mais qui avait des états de service qui n'étaient pas comparabl et donc je pense qu'il il croit toujours en sa bonne étoile et il se dit il faut que je le fasse et puis il y a une autre chose c'est que n'oubliez pas un le rassemblement national est très haut et son parti est en difficulté de il n'a plus de majorité à l'Assemblée nationale donc qu'est-ce qui lui reste bah il lui reste il lu reste l'Élysée il lui reste sa stature de chef de l'État et donc iluse et peut-être qu'il en abuse mais c'est parce que il n'a plus beaucoup de de d'atout dans sa poche alors justement il est en train de penser à l'près aussi l'près élection européenne qu'est-ce qui peut se passer si le résultat est catastrophique pour la majorité présidentielle mais tout et rien quand je dis tout c'est que on voit bien on est parti actement tout le monde élabore des scénarios très savants très compliqués en disant voilà changement de Premier ministre changement de dissolution alliance avec LR recomposition et ce bon quand on essaie d'examiner j'allais dire rationnellement toutes ces hypothèses on voit que aucune n n'a vraiment de n'a vraiment de sens parce que il n'a pas les moyens une dissolution ce serait du suicide politique aujourd'hui une alliance avec LR mais avec qui on va parler tout à l'heure avec en parlant de de mais que il y a il y a personne aujourd'hui qui est le moyen d'emmener la totalité des parlementaires à soutenir et j'ajouterait surtout que com bienen même LR comme parti ou comme groupe parlementaire déciderait une avec Emmanuel Macron que ce parti qui est déjà pas dans une forme éblouissante perdrait des facto la moitié quand je dis la moitié peut-être les de tiers de ces électeurs qui précisément votent encore l'air parce qu'ils ne veulent pas d'Emmanuel Macron donc je pense ce serait du du suicide changer Gabriel Atal c'est quand même pas lui qui a démérité premièrement dans dans cette campagne et puis surtout vous savez la réalité souvent moin nous on aime bien par qu'on est des journalistes politiques donc on aime bien élaborer des scénarios très savants la réalité souvent beaucoup plus mosaïque quand une élection est perdue mais qui n'est même pas en cause la légitimité de celui qui détient le pouvoir et ben on fait le gros dos on attend que ça se passe et là le calcul de l'Élysée c'est quoi c'est dire bon allez on embrille bon le on va passer une mauvaise soirée le 9 juin le 10 le 10 juin au matin la presse sera mauvaise en dira camoufler pour Macron il faut absolument tout changer et cetera et puis après on va basculer dans l'euro puis on va basculer dans les gios on va penser à autre chose et il sera toujours temps la rentrée de voir où on en est d'accord avec ça Charl c'est entre le tout et le rien de de de Guillaume je choisis le rien je pense vraiment que les les solutions constitutionnelles qu'on connaît qui sont la dissolution le référendum qui était en fait dans les dans l'ADN de ce que devait être la 5e République ont été utilisé par le général de Gaulle et depuis lors plus vraiment en ralité donc c'est plus ces outilslà qui vont devenir des sorties de crise il faut je pense qu'on peut on peut le voir vraiment comme ça aujourd'hui les sorties de crise elles ont été très incarnées par Emmanuel Macron à chaque fois avec cette idée de de créer du grand débat de créer de nouvelles choses donc j'ai l'impression que même ces artifices là le le président s'en lasse et les Français aussi donc la solution de l'immobilisme me semble être la seule qui reste au président de la République au vu de sa coutume au vu de sa manière de pratiquer le pouvoir le remanimement évidemment qui est quand même toujours on on sait que Gérald Haran a dit qu'il aurait fini une séquence après les j alors est-ce que la rentrée sera peut-être propice à ce genre de chosl mais ce qu'il faut se dire surtout c'est que les européennes ne sont pas vraiment un échelon vers la présidentielle ça fait plusieurs européennes qui sont en fait vraiment gagné au sens propre par le rassemblement national et pourtant à la présidentiel c'est pas forcément ça qui les a porté le plus donc je crois pas que ce soit en plus une vraie répétition de ce qui va se passer en 2027 donc à mon avis on mettra les équipes à l'écurie à l'abri et puis on commencera à réfléchir aux stratégies nationales donc ça veut dire que le Président de la République d'ici à 2027 bah finalement il pourra pas faire grand-chose non effectivement sauf s'il y est contraint par exemple le par une motion de censure euh comme on l'en menace y compris chez les LR euh lors de la la prochaine loi budgétaire lors du prochain projet de loi budget mais je pense qu'effectivement Emmanuel Macron est condamné à l'immobilisme et je pense que ça lui va très bien parce que euh la vérité c'est que il est de plus en plus enentr triste euh alors il essae de temps en temps d'être sur la transgression symbolique par exemple avec cette loi euh totalement déraisonnable semble-t-il sur sur la fin de vie telle qu' se telle qu'elle se présente mais sinon qu'est-ce qu'il fait il gère les affaires courantes alors de temps en temps il donne un petit coup de un petit signe en disant je suis libéral je réforme le marché du travail il va trouver des majorités de rencontres et pour le reste de toute façon on voit pas de grand dessin donc c'est pas gênant s'il est un peu un peu handicapé c'est malheureux que tous les j'allais dire tous les mandats présidentiels se terminent comme ça dans l'immobilisme oui parce qu'en fait le le le discours sur le courage des réformes c'est un discours parfait en en campagne électorale on dit voilà il faut nous nous n'aurons pas la main qui tremble il faut aller et cetera s'il le faut nous affronterons la popularité et cetera bon et puis à l'épreuve des faits non même les réformes qui sont au départ jugées nécessaires bon lorsque une réforme une réforme importante par définition elle est impopulaire parce qu'elle met en cause des des des des des des corporatisme des habitudes acquis et Cera donc il y a bien un moment où il faut que ça ça ça ça branle un peu dans le MAN je pense et et là les mêmes qui disent il faut tenir bon dans les réformes disent mais on peut pas quand même se mettre à dos l'opinion on peut pas se mettre à dos nos parlementaires et on finit par par renoncer mais je pense que paradoxalement s'il le voulait je suis assez tout à fait d'accord avec ce qu'a dit Guillaume sur la perspective de l'immobilisme d'Emmanuel Macron et que ça contrairement à ce qu'on peut croire que ça colle avec son avec son temparement mais s'il le voulait s'il le voulait je pense qu'il pourrait faire précisément autrement pour deux raisons la première c'est que étant enfin n pouvons pas se représenter en 2027 lui pourrait dire je ne cours pas le risque d'être battu le coup d'après donc si vous voulez il pourrait avoir le courage de faire des choses difficiles et puis même raison c'est que on voit bien qu'il y a pas de majorité au Parlement mais qu'il y a beaucoup de choses qui peut faire en dehors du Parlement c'est pas moi qui le dit c'est lui-même c'est Gabriel lui-même lorsqu'il est devenu premier ministre qui a dit bien sûr on a touour une ma relative mais il y a plein de domaines où on peut agir et lui avait cité le chantier de l'école et Gabriel Atal nommé ministre de l'éducation nationale avait montré que il y avait des des pans entiers qu'on pouvait faire sans passer par la loi que ne le fait-il aujourd'hui et on voit bien que y compris sur l'école il va rien se passer alors une des questions c'est de savoir ce que va faire le parti LR justement puisque beaucoup de spéculations autour de ce parti qui est c'est vrai très divisé certains qui disent bon ben il y a peut-être une possibilité pour Gérard Larcher le président du Sénat qu'il devienne Premier ministre d'autres qui disent qu'il faut passer un accord effectivement alors dans ce cadre-l avec la majorité présidentielle d'autres au contraire qui disent il faut surtout pas et bien aller se brûler les doigts en s'associant à cette majorité présidentielle et puis enfin la possibilité d'une motion de censure à la rentrée à l'occasion de la du vote du budget 2025 motion de censure qui vote enfin voit qui viendrait s'ajouter à toutes les autres oppositions et là et là le gouvernement pourrait éventuellement tomber alors euh Guillaume est-ce qu'on sait je crois qu'ils savent pas eux-mêmes non et ce qui est intéressant dans la liste que vous avezm énuméré qui correspond effectivement à un champ des poss possiblebles de ce que peut faire LR c'est que il y a des scénarios qui peuvent paraître contradictoires mais qui qui sont compatibles je prends un exemple la censure et l'Alliance on dit bah peut-être une censure euh du gouvernement sur le budget pour dire voilà on fait pas assez de de de assez de de d'économie on fait pas assez de réforme pour pour redresser nos finances publiques donc ce gouvernement n'est pas sérieux il il faut le censurer bon et il y a certains qui disent on le censure mais pour imposer ensuite au gouvernement qui n'osera pas dissoudre de faire une alliance cette FO sur notre base à nous euh moi je veux bien c'est difficile d'être à la fois celui qui sensure et celui qui fait alliance ça ça paraît compliqué euh ensuite il y a une question effectivement tactique si on peut dire qui qui est essentiel c'est que euh au moment où nous sommes et comp tenu de la réalité de de de de l'usion du du pouvoir est-il encore possible de sauver quelque chose du macronisme et voir sauver quelque chose de LR par cette alliance ou est-ce que désormais tout ce qui aura touché à Emmanuel Macron sera condamné dans une perspective d'alternance on voit bien qu'à l'air il y a plusieurs théories un jean-fançis Copé une valer PC dit un Nicolas Sarkozi dit bah contraignons Emmanuel Macron à avir une vraie politique de droite d'autres comme le voqué qui est pour l'instant très silencieux mais qui a promis théoriquement de sortir de son silence après les européennes dit non tout ce qui touche à Macron c'est fini nen parlons plus et au sein de ceux qui veulent une rupture avecel Macron on a le voqué d'un côté mais on a d'un côté un Xavier Bertrand dont le seul objectif c'est de ne pas laisser leur en voquer mettre la main sur le leadership à droite donc il y a tout ça qui se cumule et qu'il encore pourrait conduire à autre forme d'immobilisme à droite Guillaume quelle est la bonne la bonne option je pense que ça n'est sûrement pas un ralliment dans la confusion ouais d'abord parce que les électeurs ne le comprendrai pas les députés à l'air ne le comprendraient pas il faut jamais oublier une chose c'est que les les les députés républicains qui ont réussi à sauver leur poste en 2022 ils avaient tous en face d'eux un candidat de la majorité présidentielle et ils se sont fait élire en promettant à leurs électeurs de d'être dans une vraie opposition alors ils se vont se dire que à la fois pour respecter leurs promesses et aussi peut-être pour être réélu c'est pas forcément une bonne idée d'aller se mettre de jeter dans les bras d'Emmanuel Macron donc ça c'est un c'est une difficulté qu'on voit pas souvent mais à mon avis elle est réelle et puis sur le fond après tout si le système est vraiment bloqué on peut dire nous avons le sens de l'État et donc les républicains vont montrer qu'ils sont dans une logique constructive je pense qu'ils ne peuvent le faire que sur un programme de gouvernement c'est-à-dire il faudrait avoir C proposition de loi qui sont prêtes d'ailleurs par exemple il y a sur l'immigration un programme LIR qui est extrêmement précis d'ailleurs pas très éloigné de celui du rassemblement national en disant bah voilà Emmanuel Macron c'est de non don non si vous acceptez notre liste de courses on veut bienvenir et je pense qu'Emmanuel Macron ne l'acceptera pas parce que ça ça supposerait de sortir de cette ambigué idéologique dont on a déjà parlé et dans laquelle il est finalement assez épanoui oui est-ce que LR ses chances sont promise pour 2027 Charlet beina alors que il y aura pas le président de la République sortant ne pourra pas se représenter et que LR finalement bah participe peu au prou à cette taxe centrale qui est très très large et dans lequel il pourrait évidemment s'engouffrer c'est une vraie question de de de d'avoir une sorte de presscience de 2027 parce que c'est là-dessus que toute la stratégie du parti LR va se jouer en effet euh il y a un boulevard on l'a dit pas Emmanuel Macron mais peut-être une incarnation de la macronie qui sera-t-elle est-ce qu'elle sera plus libérale ou pas ça fait beaucoup d'inconnu mais moi je crois que c'est trop tard de toute façon pour jouer l'alliance parce que on a un Nicolas Sarkozi qui entre deux tours de la présidentielle nous dit il faut jouer le le parti de gouvernement au sein de l'Assemblée nationale les députés ont signé leur déclaration de groupe hein c'est l'acte d'identité en fait du groupe en tant que parti d'opposition ça ça signifie quelque chose de l'ADN c'est-à-d que les députés LR n n'ont absolument eu aucune envie de de faire partie d'un d'une forme de contrat de coalition alors certes ils n'ont pas joué desémotions de censure jusqu'à présent donc on peut considérer qu'ils font partie d'e d'une forme de majorité de projet mais il y a en tout cas un positionnement identitaire de la part des LR depuis le début de la magistr de la de la magistrature excusez-moi de la de la mandature je je cherche le terme qui qui ne me revient plus mais mais c'est pas grave donc je crois que c'est trop tard pour jouer l'Alliance et je crois en plus que la la question de l'identité d LR c'est celle-ci qui doit structurer l'avenir de cette rentrée pour en arriver jusqu'en 2027 tant que LR n'arrive pas à porter finalement une vision de droite qui soit différente de celle du rassemblement national euh l'avenir est est en quelque sorte dans un mouchoir de poche parce que c'est c'est le problème de la droite en France est-ce qu'on a encore les trois droites de René Raymond est-ce qu'on est encore dans une droite orléanist qui serait un petit peu du côté d'Emmanuel Macron une droite qui serait plus identitaire du côté du rassemblement national mais est-ce qu'il y a encore une droite pour les républicains ça c'est vraiment une question qui va falloir porter pour les députés qui sont en place pour le Sénat aussi parce que le Sénat est aujourd'hui une un sénat majoritaire à droite donc il y a bien des identités parlementaires et ces identités là on les retrouve pas forcément dans les urnes et je crois même que les électeurs n'en ont pas forcément conscience donc aujourd'hui je pense que la la grande conférence de majorité qu'il faut tenir c'est au sein de ce parti pour lui trouver un programme et surtout une identité d'action c'est vrai qu'il y a eu des positionnements clairs sur l'imig ation je pense que sur la réforme des retraites aussi on a réussi à les entendre mais il est temps en fait d'arriver à trouver l'unité dans tout cela c'est-à-dire que sans programme de gouvernance on n'aura pas la le le le fameux homme fort qui se proposera pour 2027 alors que c'est le premier parti de France si on regarde bien en terme d'élus locaux ils ont quand même encore 60 députés ils ont la majorité au Sénat euh ils ont ils président le Sénat aussi et ils ont un nombre de maires ils ont un nombre de conseillers généraux territorial qui de conseillers départementaux maintenant de conseillers régionaux important première parti de France euh par le nombre d'élus locaux oui bon mais objectivement le en nombre d'électeurs non je dire que ça fait longtemps longtemps que n'est plus le n'est plus le premier partie de de France mais ce qui pose d'ailleurs une question sur l'avenir de LR et on va en parler aussi tout à l'heure l'avenir du du PS en gros est-ce que ces deux partis euh on ont un sort équivalent à celui que que fut le Parti radical c'estàd que le parti dominant euh sur la 3e et même en grande partie encore sur la République qui a subsisté en ne revenant plus rien sur le plan électoral mais en ayant encore suivement d'élus pour à chaque fois décrocher un marocain dans un gouvernement d'Ille que soit un gouvernement de droite ou un gouvernement de gauche les radicau il y avait des radicaux de droite des Radicaux de Gauche c'était la garantie d'avoir toujours un siège de de de de ministres ils ont pu préserver quelques quelques quelques bastions locaux mais voilà il n'incarnait plus un courant politique dans le dans dans le pays et là contenu de de ce qui est devenu le le rassemblement national bon qui transcende la drite on a déjà eu ce ce ce ce débat souvent mais le le RN n'est plus assimilable simplement à la droite c'est ça ça va au-delà mais il a absorbé en son sein une grande partie de ce qu'on appelle l'électorat de droite et donc la question c'est est-ce qu'on peut repenser une droite et même une droite de gouvernement indépendamment d'un d'un d'un Big Bang plus plus global de la vie politique qui à mon avis ne peut intervenir qu'au lendemain d'une élection présidentielle et avec ave un retour du clivage gauche- droite peut-être oui absolument mais euh ce ce clivage aujourd'hui il est complètement brouillé par l'omniprésence du rassemblement national et par sa force électorale je pense que euh euh le clivage gauche- droite à mon avis il est en train de se réinventer et euh entre d'un côté une socialdémocratie qui a été euh incarné par Emmanuel Macron ou qui peut-être demain sera incarné par euh par raphaell glusman on va en parler et et de l'autre côté une droite qui est avant tout euh euh une droite euh euh identitaire et donc euh le problème deslr c'est que ils sont entre les deux et et je crois que euh ils arrivaient à faire vivre à faire cohabiter en leur sein cette droite de gouvernement euh les les à la fois les les bonapartistes et les et les orléanistes pour reprendre la la vieille euh de la vieille classification de René Raymont mais pourquoi est-ce qu'ils arriv à tenir bon B parce que ils avaient la perspective d'exercer le pouvoir et donc dans ces cas-là ils se montraient accommodant et donc on pouvait avoir à la fois un un dans dans le même parti euh des des des sensibilités très différentes aujourd'hui c'est terminé la force d'attraction du RN est si forte que à mon avis la partie en tout cas chez les électeurs c'est clair la partie droite de l'électorat de droite elle est partie au RN je ne vois pas ce qu' ce qui ferait qu'elle y retourne et est-ce qu'on pourrait imaginer que il y a une partie justement des déçus ou des orphelins d'Emmanuel Macron une fois qu'il aura terminé ou qui sera en fin de mandat mais qui reviennent justement au berkaail des républicains mais c'est la question qu'on peut se poser de cet extrême centre qu'il a créé c'est-à-dire que on a aujourd'hui un échiquier politique qui est vraiment divisé en trois avec un espèce de centrisme historique mais qui à la fois complètement réincarné par Emmanuel Macron une droite beaucoup plus identitaire donc plus extrême qui est incarnée par le rassemblement nationale et une gauche plus à gauche précisément avec cette nupes c'est le positionnement parlementaire à l'heure actuelle de l'Assemblée nationale pas du tout celui du Sénat pas forcément celui de l'opinion non plus parce que les trois fractures sont pas tout à fait aux mêmes endroits on donc je je ne sais pas si 2027 sera le moment d'un retour au berkaille d'un LR traditionnel et d'un PS traditionnel j'ai plutôt le sentiment en réalité que ce qu'on a pu appeler les populismes sont aujourd'hui complètement en place pas forcément uniquement en France dans dans toute l'Union européenne dans toute l'Europe même continentale on a tendance à aller vers les sirènes de de quelque chose de plus simple à à concevoir et de plus radical à penser notamment parce que ces familles historique ont un débit qui est absolument colossal financier sociologique historique et le le je je pense que le cœur de l'électorat a en fait envie que ça bouge et c'est c'est c'est ça le le risque du retour aux familles traditionnel c'est cette idée de se dire on a déjà essayé et on n' pas eu les résultats escomptés donc si on devait recréer ces identités là il faudrait arriver à faire du neuf avec du vieux et c'est un petit peu ce qu'avait promis Emmanuel Macron et encore une fois on n' pas réussi à ce que ça ça cristallise donc il y a beaucoup de recettes qu'il faudra essayer de retenter avant 2027 et avec plus d'inventivité encore alors il y en a un justement qui veut peut-être faire du neuf avec du vieux il s'appelle raphaë Luxman il est à la tête de la liste on va dire socialdémocrate pour cette élection pour ces élections européennes il n'appartient pas au Parti socialiste mais c'est lui qui a la responsabilité de le représenter de l'incarner est-ce que ça peut être cher Guillaume Le l'avenir de justement d'une de la gauche d'une gauche qui est très divisée ce weekend ne s'est pas ménagé toutes ces toutes ces composantes ne s'est pas ménagé pour pour vraiment avoir bah pour ranimer la guerre la guerre des gauches quoi oui alors je ne crois pas que l'on puisse projeter le résultat des européennes sur le paysage de la gauche au lendemain européenne et à forsue pour les élections présidentielles d'abord données constantes on a vu des des comètes apparaître pendant les élections européennes et ne ne s' ENF des beudruches se dégonflés je sais pas comment faut dire ou des comètes disparaître dernier cas c'était quand même Yannick jado lui-même hein qui fait 13 et5 % des voies aux européennes on dit ça y est maintenant l'heure est à l'écologie la gauche ne peut se reconstruire qu'autour de l'écologie à l'élection présidentielle il a fait Mo 5 % hein donc c'était bon le même le même Z pourtant euh rfael gluxman lui il faut pas oublier qu'il a déjà été tête de liste pour le même courant la dernière fois qu'il avait fait un score qui était assez assez modeste là on a l'impression qu'il y a un peu un jeu de vaste communiquant c'estd que les Verts sont tirés vers le bas et lui i tir vers le haut mais le total des deux est finalement assez assez voisin pour toutes les figures socialistes pour les figures social-démocratees qui voyz le leur parti c'est S tiolé et en voie disparition cette campagne gluxman qui n'ont pas voulu qui n'ont pas conçu eux-mêmes he dire que Olivier fort s'est rallié à Ravel glan parce qu'il n'avait pas d'autre solution après essayer de voir s'il pouvait faire des choses au laanupes donc ils n'ont qu'une responsabilité dans ce qui se passe actuellement mais on va voir que des des dimanchoires ils vont dire voyez le le socialisme renais et maintenant on va construire quelque chose de de nouveau précisément parce qu'ils vont croire que ce score est annonciateur d'un renouveau ils vont tous quand je dis tous c'est un François Hollande un olivier fort peut-être d'autres figure au sein de au sein de de de de la gauche dire bah maintenant il nous appartient de cononstruire quelque chose à partir de ce socle mais rfael gluxman il est bien gentil bon mais maintenant mais pas avec lui il il va partir alors on va dire autour de lui et ça mais ils vont pas en vouloir comme leader dire que dès qu'il y a un peu de succès quelque part chacun veut être celui qui incarne ce ce succès donc je parens al la différence par rapport à 5 ans c'est que il y a 5 ans Raphaël gluxman ne pr ne ne prétendait nullement à jouer un rôle national ou il voulait jouer un rôle au niveau du Parlement européen il l'a fait là maintenant on l'a vu notamment dans le meeting de ce weekend il dit que qu'il se sentera comptable de ce score et que il voudra il voudra l'accompagner après donc voilà il y aura une bataille mais je pense que raavel Luxman sera un des acteurs de cette bataille il ne sera pas reconnu spontanément comme étant le leader naturel de cette gauche social-démocrate alors de la gauche social-démocrate mais il y a toute la gauche et il y en a un autre qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon qui laissera sans doute pas faire non et il y aura bien sûr une une bataille de personne euh en 2027 on peut penser que Jean-Luc Mélenchon et ayant pris goût il sera à nouveau candidat et euh ça à la limite ça peut se régler parce que il y a une forme de de de peut-être de sagesse qui peut apparaître sil a un leader s'impose je pense que les gauches aujourd'hui sont trop divisés pour pouvoir se réconcilier elles sont fracturées regardez la campagne que fait la France insoumise qui est une campagne de de de de clientélisme communautaire en se saisissant de ce sujet de la Palestine pour aller vraiment draguer les l'électorat musulman euh on est à des annéeslumières de de du projet de soci société le laïque républicain de la gauche social-démocrate regardez ce qui'est devenu l'écologie totalement décroissante plus anticapitaliste que jamais on est quand même là très loin du du François Hollande qui réformait le le le marché du travail et aujourd'hui tout ça ça se voit donc je je ne je ne je ne je n'imagine pas ces gauchesl se se réconcilié surtout que elles sont de force relativement équivalent et avec en particulier la la socialdémocratie qui reprend du du poil de la bête donc là encore c'est un peu comme à droite les perspectives de victoire étant assez limité je pense que la la division est là pour longtemps elle est là pour longtemps mais néanmoins on l'a vu d'ailleurs en 2000 22 bah Mélenchon a réussi à rassembler tout le monde contre toute attente hein avec un discours absolument hallucinant en nous disant qu'il allait être euh Premier ministre que bon c'est c'est c'est quand même assez étonnant et ça c'est encore possible quand même non parce que quand il y a la victoire au bout pour la plupart des députés afin de se faire réélire ils auront peut-être intérêt justement à repartir dans ce type de configuration les coalitions n'ont pas de très belle durée de vie ou une ou une popularité ou une ou une consistance vraiment réelle sous la 5e République c'est c'est vraiment un mariage qui se fait assez mal dans notre Assemblée nationale regardez cette nupèe qui était c'est une on va dire une alliance électorale qui a ensuite essayé de survivre en une alliance parlementaire sans en avoir véritablement l'ADN puisque chaque groupe a bien voulu garder ses prérogatives qui a aujourd'hui complètement explosé au vol on est plus capable de savoir quel est un des projets communs de de ces droit de ces gauches que que vous décriviez tout à l'heure Guillaume donc je je ne suis pas sûr qu'une nouvelle coalition à l'AUE d'une nouvelle élection avec toute la séduction qu'elle apporterait au au on va dire au au personnel politique sortant séduisent à nouveau les électeurs parce que au fond on voit bien que ce sont des alliances de façade et que les projets politiques les ADN sont finalement complètement différents donc au contraire à mon avis on en parlait pour les LR l'heure est à l'incarnation c'est-à-dire qu'en fait il faut arriver à trouver qui est qui et peut-être que la présidentielle pourrait être on a quand même toujours eu des présidentiels à 18 candidats 16 candidats on est en France vraiment des recordman de de de de ces multi incarnation de de de plein de courants politiques et je crois je crois que c'est heureux peut-être que notre présidentielle sera celle-ci c'est-à-dire que on n'essaiera plus le contrat de gouvernement qu'a essayé François mitteran avec une gauche réunie peut-être aussi sur des arguments qui étaient plus forts que ceux que nous avons eu avec la nuupes de 2022 mais une gauche plus plus identitaire finalement est-ce que cette socialdémocratie dont Raphaël glusman se fait aujourd'hui le chentre a de quoi se recréer sur les ruines du macronisme c'est un peu la la question inverse qu'on qu'on posait avec les c'est-à-dire est-ce qu'on est-ce qu'on va recréer des écuries anciennes en reprenant justement pour le coup vraiment le discours ancien c'est-à-dire ce dire nous revenons à l'identité qui était la nôtre avant ce bouleversement qui est celui de en marche en 2017 c'est un Paris moi j'aurais presque envie de dire l'inverse alors à titre d'hypothèse hein euh pourquoi c'est en gros sur des chances de voir se mettre en place des coalition y compris dans le cadre de l'élection présidentielle pourquoi parce que a priori ce que l'on devine ce que l'on sait ce que l'on sent c'est que au second tour de la présidentielle prochaine il y a déjà une place qui est réservée bon euh il peut y avoir un petit doute est-ce que c'est Marine Le Pen ou Jordane Bardella en fonction du procès pour les assistant parlementaires auquel Marine Le Pen va devoir se soumettre à l'automne mais en tout cas il y a une place pour le RN au second tour donc ça veut dire mécaniquement qu'il ne reste plus que une place au second tour et que les aspirants sont nombreux et que ce qui est sûr c'est que si chacun ne prétend porter incarner ou défendre que sa ligne à lui c'est que que les mchis tout seul que les démocrates tout seul que les macronistes purgu tout seul que la droite toute seul et cetera personne n n'y arrivera ou y arrivera vraiment en état trop faible donc peut-être que tout ça va contraindre tout le monde à et vu que personne on s pas aujourd'hui le leader naturel capable de fédérer autour de lui plus large que ce que son camp donc peut-être faudra-t-il que espace politique par espace politique euh les partis assument de con inclure des alliances préalables en disant bien clairement aux yeux des des Français que si en gros si c'est Mélenchon sera pas Mélenchon tout seul mais Mélenchon allié à d'autres ou ou à droite entre si il y a un Douard Philippe qui veut donner des gages que qui gouverneraun partie de la droite peut-être qu'il faudra mettre qu'il mette en scène aussi cette forme cette forme d'alliance donc ça sera un paysage nouveau comme le dirait François Baayou je je fais une petite cont contreprosition à la contreproposition je me demande jusqu'à quel point ce ce parti prix qui serait finalement un parti on va dire de cordon sanitaire c'est-à-dire faisons tout sauf le RN essayons de combattre en tout cas la la seule place que vous estimez réservé pour pour le duel soit encore vraiment audible dans notre dans notre électorat c'est-à-dire que cette idée de se dire tout sauf quelque chose c'est quelque chose qu'on a beaucoup de mal à incarner aujourd'hui dans notre opinion c'est-à-dire que on se rend compte que ça favorise au contraire encore le candidat en place donc cette idée qu'on dissolve les identités pour essayer de créer des coalitions pour arriver à battre le RN est quelque chose qui à mon av il me paraît alors peut-être une dernière chance de 2è tour pourquoi pas avec des alliances un peu contre nature mais qu'on y arrive dès le premier avec des alliances qui soient un petit peu contre je je j'y crois assez peu mais à voir encore une fois oui je ne crois pas du tout tout contre le le Ren précisément je pense que quoi ressembleraient ces ces alliances ben ce serait pas juste dire on veut battre le Ren c'est que tout contre le Ren ça V dire que de Mélenchon à l'air bon alors là je pense que c'est contraire que chacqueun est contraint de se de se réorganiser pour faire une offre politique capable d'exister dans le débat c'est-à-dire LR avec la majorité présidentielle la la gauche radicale avec les écologistes sachant que que les compteurs seront mis à zéro je pense que la question ne sera pas est-ce que les macronistes s'allient avec l' la question c'est quel personnalité est-ce que c'est Douard Philippe est-ce que c'est Laurent vquier est-ce que c'est Géral armanin Bruno le mer je ne sais pas mais quelle personnalité est capable d'incarner d'incarner une nouvelle synthèse mais on en est plus globale Guillaume oui je pense qu quel person et quelle dynamique parce que effectivement le le une élection présidentielle c'est toujours c'est toujours une une une cavalcade il faut réussir à faire rêver les Français en disant bah avec moi tout va changer et euh même François Holland y était parvenu donc c'est la preuve que c'est c'est c'est un c'est un challenge mais il est atteignable mais là on on ne voit pas aujourd'hui quel pourrait être ce ressort c'est le grand atout du rassemblement national c'est qui n'a jamais été au pouvoir et que face alors Emmanuel Macron de façon géniale et je dis ça sans ironie avait réinventé ce ce ce que Alan Mac appelle le cercle de la raison c'està-dire ce ce ce centrisme ce centrisme de gouvernement il lui avait donné grâce à sa personnalité une dynamique et une énergie inédite qui avait séduit les Français là il va falloir trouver quelqu'un pour faire ça effectivement aujourd'hui on ne voit ni la personne ni le programme qui pourra euh organiser ça sauf à l'extrême gauche parce qu'effectivement Jean-Luc Mélenchon non plus n'a pas n'a jamais gouverné et là pour le coup on pourrait imaginer un scénario qui fait faire des des des des nuits blanches fait passer les nuits blanches à beaucoup de gens qui serait un second tour Mélanchon Le Pen alors il a jamais gouverné il a quand même été ministre de Lionel Jospin et et oui mais à l'époque il était socialiste oui voilà il était raisonnable on va dire ça comme ça alors on va passer à nos coups de griffe et nos coups de cœur Guillaume alors le coup de GRI de Griff on commence par là écoutez mon coup de griffe c'est le le le le happening de Gabriel Atal ce matin qui est intervenu dans un table ronde organisée à Radio France entre les entre les candidats t de lis et que Valérie ay est en train d'être interrogé par les journalistes de de de Radio France sur son programme et que gabrielal qui qui était juste avant invité de France Info bon dit bon tiens il paraî qu' est dans les parage je ve descendre voir et cetera alors ça se voulait euh ça se quelque chose de plutôt bon enfant tiensz je je je viens faire un petit coucou un petit un petit clin d'œil je pense ça s'est retourné contre lui et plus globalement que euh pour plusieurs raisons la première c'est que déjà que la malheureuse Valérie a a du mal ex cette campagne et là ça renfor le sentiment dire bah on a besoin de de devenenir en renfort parce qu'elleelle n'y arrive pas elle n'y arrive pas toute seule il faut qu'on qu'on prenne la sa place donc le le syndrome du président de la République l'a un peu atteint là aussi bah voilà non mais c'estement c'est c'est le côté bon euh ma ma pauvre on on vient on VI on vient donner un coup de main bon c'est pas très ni très respectueux pour elle ni très glorieux pour la pour la campagne il actement dans cette petite polémique qui qui qui tourne depuis depuis ce matin il y a un aspect qui à mon avis est Moré c'est que quand même on est à Radio France ouais bonice public euh service public on a un Premier ministre qui arrive d'une autre émission et à qui on donne le micro je dire que imaginons un seul instant qu'on aurait eu Jordane Bardella sur le plateau avec Marine Le Pen aurait pointé son nez est-ce que les journalistes animateurs de ce plateau aurent dit bah Marine Le Pen vous êtes tiens vous êtes là prenez la parole vous avez quelque chose à dire voilà je pense que surtout au moment où le service public est un peu un peu mis en cause pour pour une absence de de de de neutralité ou d'équilibre ou de pluralisme et cetera cette manière de dire tiens le Premier ministre est chez lui hein il il descend trois étages et puis il prend la parole ça je trouve ça un peu gênant en terme de de de de pluralisme démocratique C et le coup de cœur alors j'anticipe un peu sur ce que va dire notre ami Guillaume mais différ voilà c'est le le rapport présenté par Eric vert cette semaine sur le un peu la la refondte de la décentralisation alors il y a un aspect particulier que je ne dévoile pas sur lequel reviendra Guillaume mais sur la démarche même de ce rapport que je trouve que là on est beaucoupit très peu de bruit hein qui a fait peu de bruit alors le Figaro on a on a parlé heureusement mais on parle beaucoup de petites phrases de posture po que et là on a vu quand même quelqu'un un ancien ministre qui a vraiment travaillé sur le fond qui a mené des auditions très nombreuses et qui a essayait de mettre le nez dans le dans le dans dans le capot pour comprendre comment fonctionnait le le le territoire et souvent en meting on dit ah le millefeuille territorial c'est insupportable il faut supprimer un échelon et cetera bon tout le monde dit oui oui c'est pas cas il dit pas il ne dit pas pour c'est que en général ce genre de grandes proclamation ça reste lettre morte on se réprime évidemment rien c'est plutôt le contraire ben on va pas faire des grands débats on va essayer de voir concrètement comment améliorer le fonctionnement de l'action publique il a fait 51 propositions qui sont assez assez fines détaillé qui sont pas grand public qui sont très techniques mais je pense que parfois on gagne avoir le souci de la précision plutôt que celui des des grandes envolées lyriques très bien Guillaume alors le coup de griffe alors mon coup de griffe c'est contre deux jeunes femmes qui ont euh interrompu brièvement d'ailleurs le discours de Jordan Bardella hier dans un meeting organisé par le rassemblement national c'était de fimenes sa voilà à Paris euh deux fimenes vous savez c'est ces jeunes femmes peu vêtues qui qui communique de façon assez originale sauf que c'est de moins en moins original c'est-à-dire que en fait c'est passé quasiment inaperçu parce que elles se sont levé les deux malheureuses le service d'ordre est arrivé leur a dit bon allez m maintenant vous arrivez par là et en fait il y avait une une espèce de lcitude par rapport à ça et je trouve que cette communication qui se veut transgressive cette action politique c'est C c'est ces coup de point comme par exemple les activistes qui viennent peinturlurer des tableaux heureusement jusqu'à présent recouvert d'une vitre donc sans sans les abîmer au départ ça pouvait frapper l'opinion aujourd'hui ce qui était une transgression est devenu assez banale et assez laçon le coup de cœur alors alors le coup de cœur c'est une des parties de du du Rapp exactement que que que Guillaume Tabar a bien voulu ne ne pas dévoiler qui est le retour au cumul des mandats euh le le le le peuple français par par principe quand on est démocrate a raison sauf que là il a tort et et ça fait des années qu'il a tort vous savez que il y a peu de choses plus impopulaires que le cumul des mandats les les les citoyens n'en veulent pas qu'il soit de gauche ou de droite or c'est c'est absolument nécessaire un député doit aussi avoir un mandat local pour ne pas être sol représentantune familletique parfois parachuté surtout quand le parti est nouveau comme comme c'est cas de renaissance et donc ERC vert malheureusement je crois que ce sera pas suivi des faits mais au moins a dit B voi le cumule des mandats c'est utile et c'est nécessaire j'espère que cette proposition fera un peu évoluer les les esprits et il y a énormément de d'élus qui pensent comme lui maintenant oui absolument d'ailleurs il faut reconnaître ce courage à Édouard Philippe qui qui avait porté ce projet avec ses ses amis députés de horizon exactement Anne Charl alors c'est à vous votre coup de griffe mon coup de griffe c'est Emmanuel Macron et son intervention de jeudi soir alors on en a déjà largement parlé mais je le je le redis en terme finalement de la juriste que je suis je j'estime qu'en effet l'intervention d'un président de la République à quelques jours de d'une échéance électorale et et quelque chose de dangereux pour notre démocratie pour la pluralité des voix et j'estime en effet qu'il y a quand même un problème d'équilibre des temps de parole qui doit se poser à l'arcom alors on voit la la visage d'Éric cotti qui s'affiche au moment où je parle puisque en effet tous les partis d'opposition vont saisir cette instance c'est que à mon avis une régulation nouvelle de ces temps de parole mérite d'être d'être revu et et qu'il y a une vraie question démocratique là-dessus POS oui j'ouvre un nouveau débat c'est promis en 20 secondes on y reviendra moi je pense qu'il faut supprimer la la réglementation des temps de parole c'est devenu trop complexe et c'était dans le monde d'avant quand il y avait l' RF mais comme on n'est pas d'accord là-dessus j'espère qu'iV nous réinvitera pour qu'on en parle ça sera le cas alors le coup de cœur Ch coup de cœur c'est un c'est un double anniversaire le 3 juin 44 avec le gouvernement provisoire de la République française du général de Gaulle et aussi la loi constitutionnelle du 3 juin 58 qui a finalement créé la 5e République grâce à ce même général de Gaulle donc on a eu de très beaux 3 juin dont je trouvé que c'était l'occasion de de parler aujourd'hui et autour de de ce symbole de l'unité nationale qui nous manque tant finalement aujourd'hui dans cette dans cette élection européenne et dans l'avenir qu'on a essayé de de de présager ensemble de 2027 mais il est temps qu'on redevienne ce très joli peuple français et ben une fois n'est pas coutume en ce printemps c'est un lundi ensoleillé 3 juin donc merci merci à vous trois merci de vos contributions de vos analyses de vos décryptages merci à vous autres