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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 23 novembre 2011 11 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & élections

Michel Mercier

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 10 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça peut changer ?

  • 1:08FerméeRéponse partielle

    7500 places, mais à quel horizon ?

  • 2:18RelanceRéponse partielle

    Mais évaluer la dangerosité des criminels, c'est ce que font les experts tous les jours.

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Iront dans ces centres des personnes condamnées ou éventuellement simplement mises en examen ?

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui sera fait dans l'immédiat et ce que vous avez obtenu en plus pour le budget 2012 de la justice ?

  • 4:14RelanceRéponse partielle

    Moi, j'ai vu dans le budget 2012 tel qu'il a été présenté il y a quelques semaines 515 créations de postes.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05PrésentateurFait
    « Le ministre de la Justice est donc l'invité de France Inter ce matin. »
  • 0:05PrésentateurFait
    « Vous présentez ce matin en Conseil des ministres un projet de loi de programmation relative à l'exécution des peines. »
  • 0:11PrésentateurFait
    « Projet qui a été amendé après le drame du Chambon-sur-Lignon, le meurtre de la jeune Agnès Marin. »
  • 0:16PrésentateurChiffre
    « C'est la huitième ou la neuvième fois qu'on légifère sur la récidive depuis 2004. »
  • 0:47Invité politiqueFait
    « Elle prévoit d'avoir notamment dans notre parc carcéral une différenciation entre les établissements. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « Beaucoup de personnes sont condamnées à des courtes peines. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Et c'est ces courtes peines qui ne sont pas exécutées aujourd'hui qui sont vraiment quelque chose qui fait un délit de justice pour nos concitoyens. »
  • 1:08PrésentateurChiffre
    « 7500 places, mais à quel horizon ? »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Ça va aller très vite. »
  • 1:25Invité politiqueFait
    « Il faut donc qu'on puisse évaluer la dangerosité, l'éventualité de la récidive par des moyens plus scientifiques. »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « Il s'agit d'observer pendant 6 à 7 semaines les détenus les plus dangereux avant leur sortie et les faire évaluer par des psychiatres, des psychologues, des gardiens de prison, des agents d'insertion, des médecins. »
  • 2:18PrésentateurFait
    « Mais évaluer la dangerosité des criminels, c'est ce que font les experts tous les jours. »
  • 2:57PrésentateurFait
    « Là je pense à ce qui s'est passé au Chambon-sur-Lignon et au Meurtre d'Amiès. »
  • 3:47Invité politiqueChiffre
    « En 2012, on va créer des postes. On va créer des postes de magistrats et des postes de greffiers et des postes dans l'exécution des peines 85 postes de magistrats 379 postes de greffiers et un certain nombre de postes dans la pénitentiaire. »
  • 4:16PrésentateurChiffre
    « Moi, j'ai vu dans le budget 2012 tel qu'il a été présenté il y a quelques semaines 515 créations de postes. »
  • 4:19Invité politiqueChiffre
    « 515 créations de postes. »
  • 4:23PrésentateurFait
    « Mais la moitié, ai-je vu, irate dans les prisons. Ce sont des personnels pénitentiaires. »
  • 4:27PrésentateurChiffre
    « Et l'autre moitié, 255, seront absorbées par la mise en place des jurés populaires dans deux juridictions test au 1er janvier. »
  • 4:32PrésentateurFait
    « Chacun sait que la justice manque de juges, manque de greffiers, d'auxiliaires de justice. »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « Bien sûr que non. D'abord parce qu'en 2013, en 2012, seuls deux cours d'appel seront concernés. »
  • 5:18Invité politiqueFait
    « C'est qu'au 1er août, une réforme autrement plus preneuse de tant de magistrats a été mise en œuvre sans qu'il y ait eu le moins de problèmes. »
  • 5:28Invité politiqueChiffre
    « C'est tout ce qui concerne l'hospitalisation d'office. 70 000 affaires à juger dans une année. »
  • 5:42Invité politiquePromesse
    « Le but, et nous y arriverons cette année, en 2012, c'est d'avoir un greffier pour un magistrat. »
  • 5:58PrésentateurFait
    « Sur les postes d'éducateurs pour les centres éducatifs fermés, ça, ça ne sera pas dans l'immédiat ? »
  • 6:02Invité politiqueChiffre
    « On va créer 110 postes d'éducateurs cette année. »
  • 6:25Invité politiqueChiffre
    « Des places supplémentaires. Aujourd'hui, il y a 466 places. Et l'idée, c'est d'augmenter de 50% le nombre de places. »
  • 7:14Invité politiqueFait
    « Le Conseil constitutionnel a rappelé au mois d'août dernier quel était le principe fondamental que retient la République en matière de droit pénal des mineurs. »
  • 7:26Invité politiqueFait
    « c'est le fait que l'éducatif doit primer le répressif. »
  • 8:11PrésentateurFait
    « Trouvez-vous normal et ne trouvez-vous pas, comme disent plusieurs syndicats de magistrats, symboliquement choquant que votre plus proche collaborateur soit nommé au poste de procureur de Paris ? »
  • 8:11Invité politiqueFait
    « Quand il sera nommé, d'abord il sera plus mon plus proche collaborateur. »
  • 8:34Invité politiqueFait
    « ce matin, je vais proposer au Conseil des ministres la promotion dans un très beau parquet général d'un procureur général qui a tenu toutes les nominations sous le gouvernement de gauche. »
  • 8:56Invité politiqueFait
    « Ce que je retiens, c'est que c'est un bon ou un mauvais professionnel. Il n'y a que ça qui compte. »
  • 9:02Invité politiqueFait
    « le ministère de la Justice est un ministère spécifique. Si on n'a pas des magistrats de leur judiciaire qui viennent au cabinet et du ministre de la Justice, on aura des préfets, des conseillers d'État, des inspecteurs des finances. »
  • 10:01PrésentateurFait
    « François Molins a bien été nommé procureur de la République de Paris. »
  • 10:13PrésentateurFait
    « Jean-Claude Marin, lui-même, désormais procureur général près de la Cour de Cassation, a dit, à propos de cette histoire, qu'il souhaitait qu'il y ait une réforme du système de nomination et que le système actuel n'était pas ça. »
  • 10:20Invité politiqueFait
    « Il n'a pas dit ça du tout, il a même voté au CSM. »
  • 10:35Invité politiqueFait
    « Je vous souviens, monsieur, que depuis que je suis ministre, j'ai fait comme si la réforme existait. Je m'en suis tenu chaque fois à l'avis du CSM. »
  • 10:50Invité politiqueFait
    « c'est ce que je fais déjà depuis plus d'un an. »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Présentateur34 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Le 7-9 de Patrick Cohen. Le ministre de la Justice est donc l'invité de France Inter ce matin. Bonjour Michel Mercier. Vous présentez ce matin en Conseil des ministres un projet de loi de programmation relative à l'exécution des peines. Projet qui a été amendé après le drame du Chambon-sur-Lignon, le meurtre de la jeune Agnès Marin. C'est la huitième ou la neuvième fois qu'on légifère sur la récidive depuis 2004. Qu'est-ce que ça peut changer ?

0:23
Invité politique

Il y a deux grands problèmes que nous avons, parmi d'autres d'ailleurs, parce que la justice a beaucoup de problèmes. Mais deux problèmes qui sont extrêmement parlants pour nos concitoyens. Un, c'est l'exécution des peines. Et deux, éviter la récidive. Cette loi, elle repose sur des expériences qui ont été constatées. Le président de la République l'a annoncé à Réau il y a quelques semaines. Et elle sera discutée ce matin au Conseil des ministres. Elle prévoit d'avoir notamment dans notre parc carcéral une différenciation entre les établissements. Beaucoup de personnes sont condamnées à des courtes peines.

Et c'est ces courtes peines qui ne sont pas exécutées aujourd'hui qui sont vraiment quelque chose qui fait un délit de justice pour nos concitoyens.

1:06
Présentateur

Donc il y aura des établissements spécialisés dans les courtes peines. 7500 places, mais à quel horizon ?

1:10
Invité politique

Ça va aller très vite. On va utiliser par exemple d'anciennes casernes existantes. On va essayer d'aller rapidement sur la création d'au moins quelques-uns de ces établissements. Et puis la seconde chose qui pose un vrai problème, c'est la récidive. Il faut donc qu'on puisse évaluer la dangerosité, l'éventualité de la récidive par des moyens plus scientifiques et pas simplement laisser à un seul expert le soin d'évaluer cette éventuelle capacité de récidive. Il existe déjà un centre à Fresnes et le président de la République a annoncé la création d'un deuxième centre à Rio, on va en faire un troisième à Lille.

Il s'agit d'observer pendant 6 à 7 semaines les détenus les plus dangereux avant leur sortie et les faire évaluer par des psychiatres, des psychologues, des gardiens de prison, des agents d'insertion, des médecins et de les regarder vivre et de voir pendant ce temps qui est assez long s'il y a un danger de récidive ou non. Et c'est au bout de ces 6 à 7 semaines qu'un rapport sera établi sur cette éventualité plus ou moins sûre.

2:18
Présentateur

Mais évaluer la dangerosité des criminels, c'est ce que font les experts tous les jours. Ils le font bien ou mal, mais ils le font. Qu'est-ce qu'on peut améliorer ? Et puis si la psychiatrie était une science prédictive, ça se saurait, non Michel Mercier ?

2:30
Invité politique

Ça se saurait. D'abord c'est bien pour ça qu'il n'y aurait pas que des psychiatres. dans les équipes pluridisciplinaires qui regarderont vivre simplement, on ne verra pas simplement la personne pendant 2 heures, on les verra pendant 6 à 7 semaines vivre, évoluer et cette période plus longue, le caractère pluridisciplinaire des observateurs nous donnera de meilleurs rapports.

2:52
Présentateur

Iront dans ces centres des personnes condamnées ou éventuellement simplement mises en examen ? Là je pense à ce qui s'est passé au Chambon-sur-Lignon et au Meurtre d'Amiès.

3:00
Invité politique

Il y aura des personnes condamnées avant leur sortie et il y aura pour les auteurs qui ont reconnu des crimes particulièrement graves en matière sexuelle et avant leur jugement il y aura également des centres pour ces personnes-là comme pour le jeune mineur du Chambon.

3:15
Présentateur

Alors vous avez obtenu pour ce projet de loi de programmation des moyens supplémentaires mais je vous avoue que j'ai du mal à m'y retrouver dans ce qui pourra être mis en place tout de suite dans les postes créés immédiatement dès le budget 2012 et dans ce qui est programmé en 2013, 2014, 2015 ça va jusqu'à 2017 puisque pour l'élargissement et l'agrandissement du parc pénitentiaire. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui sera fait dans l'immédiat et ce que vous avez obtenu en plus pour le budget 2012 de la justice ?

3:47
Invité politique

En 2012, on va créer des postes. On va créer des postes de magistrats et des postes de greffiers et des postes dans l'exécution des peines 85 postes de magistrats 379 postes de greffiers et un certain nombre de postes dans la pénitentiaire. Aujourd'hui, nos écoles sont pleines et une fois qu'on crée les postes encore faut-il former les gens. C'est-à-dire qu'on crée le poste mais on verra les magistrats dans 3 ans. C'est toute la difficulté de l'affaire.

4:14
Présentateur

Moi, j'ai vu dans le budget 2012 tel qu'il a été présenté il y a quelques semaines 515 créations de postes.

4:19
Invité politique

515 créations de postes.

4:21
Présentateur

Mais la moitié, ai-je vu, irate dans les prisons. Ce sont des personnels pénitentiaires. Et l'autre moitié, 255, seront absorbées par la mise en place des jurés populaires dans deux juridictions test au 1er janvier. Chacun sait que la justice manque de juges, manque de greffiers, d'auxiliaires de justice. Est-ce que c'était vraiment la priorité ces jurés populaires ?

4:38
Invité politique

Non, je pense que là, vous simplifiez un peu les choses pour votre démonstration. C'est très bien. Mais ce n'est pas exact. Ce n'est pas exact. Ce n'est pas exact, non.

4:46
Présentateur

Vous êtes sûr ? Les 255 autres magistrats hors pénitentiaires, ce ne sera pas pour les jurés populaires.

4:51
Invité politique

Bien sûr que non. D'abord parce qu'en 2013, en 2012, seuls deux cours d'appel seront concernés. On va faire expérimentation sur le territoire de la cour d'appel de Dijon et de la cour d'appel de Toulouse. Il n'y a pas besoin de 200 quelques magistrats, comme vous le dites. Il y aura bien sûr des magistrats qui seront affectés là. Mais une fois que les magistrats sont nommés, ils sont nommés sur un ressort donné. Je veux donner un exemple tout simple. C'est qu'au 1er août, une réforme autrement plus preneuse de tant de magistrats a été mise en œuvre sans qu'il y ait eu le moins de problèmes. C'est tout ce qui concerne l'hospitalisation d'office. 70 000 affaires à juger dans une année.

Les magistrats l'ont fait parce que les magistrats travaillent. Ils sont responsables. C'est normal qu'on crée des postes parce qu'il leur manque. Il manque encore plus de greffiers que de magistrats. Le but, et nous y arriverons cette année, en 2012, c'est d'avoir un greffier pour un magistrat.

5:48
Présentateur

Ce sera fait dès la fin 2012, là-dessus, sur le nombre de greffiers. Sur les postes d'éducateurs pour les centres éducatifs fermés, ça, ça ne sera pas dans l'immédiat ?

6:02
Invité politique

On va créer 110 postes d'éducateurs cette année. Ça veut dire que quand on crée des postes, c'est à l'école qu'on les crée. Pour que les gens se forment. 110 postes sont créés cette année.

6:12
Présentateur

D'accord. Et des centres éducatifs fermés supplémentaires, ça, c'est pour 2013 ? C'est pour 2012 et 2013. Oui. Est-ce que pour 2012 et 2013, il y aura des centres supplémentaires et des places en centre ?

6:24
Invité politique

Des places supplémentaires. Aujourd'hui, il y a 466 places. Et l'idée, c'est d'augmenter de 50% le nombre de places.

6:30
Présentateur

D'accord. Quel type de mineurs pourrait-on envoyer en centre éducatif fermé, Michel Mercier ?

6:36
Invité politique

Si vous voulez, s'agissant des mineurs, depuis toujours, la République, on essaye d'avoir des réponses pour des types de délinquance. Aujourd'hui, si on part du plus grave, le mineur peut être mis en prison, dans une prison normale, dans un quartier pour mineurs. Ensuite, toujours dans un système fermé, il peut être mis dans un établissement pour mineurs. Toujours dans un système fermé, il y a ensuite le centre éducatif fermé. Ensuite, il y a d'autres centres qui sont, eux, en milieu ouvert. Trois ou quatre sortes encore. L'idée, c'est d'avoir une palette la plus développée possible pour s'adapter à la personnalité de chaque mineur.

Le Conseil constitutionnel a rappelé au mois d'août dernier quel était le principe fondamental que retient la République en matière de droit pénal des mineurs. c'est la question, bien entendu, de l'excuse de minorité, mais aussi, c'est le fait que l'éducatif doit primer le répressif. Et c'est avec cette palette-là que les juges pour enfants doivent répondre à la situation de chaque mineur.

7:39
Présentateur

Dernier sujet polémique, enfin, dernier de cette première partie, parce qu'on reviendra sur d'autres sujets avec les auditeurs d'Inter dans Interactive tout à l'heure, 01 45 24 7000. La nomination attendue, imminente de votre propre directeur de cabinet, François Mollins, au poste très sensible de procureur de Paris. Trouvez-vous normal et ne trouvez-vous pas, comme disent plusieurs syndicats de magistrats, symboliquement choquant que votre plus proche collaborateur soit nommé au poste de procureur de Paris ?

8:11
Invité politique

Quand il sera nommé, d'abord il sera plus mon plus proche collaborateur. J'espère que vous vous êtes posé la même question lorsque M. Bronchweck a quitté le cabinet de M. Badinter pour aller présider la chambre criminelle de la Cour de cassation. Vous vous êtes posé la même question lorsque M. Dantillac, directeur de cabinet de M. Nallet, a été nommé par Mme Guigou, procureur de Paris.

Que vous pouvez vous poser la même question parce que ce matin, je vais proposer au Conseil des ministres la promotion dans un très beau parquet général d'un procureur général qui a tenu toutes les nominations sous le gouvernement de gauche et que ce soir même, et que ce soir même, laissez-moi finir, et que ce soir même, je vais proposer au Conseil supérieur de la magistrature la promotion d'un procureur général qui a été conseiller pénal de Mme Guigou parce que c'est un très bon magistrat. Ce que je retiens, c'est que c'est un bon ou un mauvais professionnel. Il n'y a que ça qui compte. Deuxièmement, le ministère de la Justice est un ministère spécifique.

Si on n'a pas des magistrats de leur judiciaire qui viennent au cabinet et du ministre de la Justice, on aura des préfets, des conseillers d'État, des inspecteurs des finances. Ils géreront très bien la justice. Elle sera banalisée. L'indépendance de la justice, c'est aussi qu'il y ait des magistrats qui gèrent la justice. Et qu'après, on prend bien sûr les meilleurs et s'ils n'ont pas le droit de faire carrière, on n'en aura plus du tout. Donc je crois qu'il faut aussi faire confiance. M. Molas a été abobigné, un parquetier remarquable et qui a bien travaillé. Tout le monde le reconnaît de droite comme de gauche et il travaillera bien à Paris de droite comme de gauche.

Quant aux affaires sensibles. Qu'à trop d'affaires sensibles. Moi, quelqu'un que j'aime beaucoup qui est le premier président, truche, qui a dit les affaires sensibles, il faut les traiter comme les autres. Et vous le savez bien, qu'il y a des affaires sensibles, c'est plus vous qui les traitez que moi.

9:55
Présentateur

Bon, et je signale qu'on apprend à l'instant, on n'avait pas le journal officiel entre les mains, que l'arrêté est paru ce matin. François Molins a bien été nommé procureur de la République de Paris. Sa personne n'est pas en cause, c'est ce que disent les syndicats de magistrats, mais l'ancien procureur de Paris, Jean-Claude Marin, lui-même, désormais procureur général près de la Cour de Cassation, a dit, à propos de cette histoire, qu'il souhaitait qu'il y ait une réforme du système de nomination et que le système actuel n'était pas ça.

10:19
Invité politique

Il n'a pas dit ça du tout, il a même voté au CSM.

10:22
Présentateur

Et alors, je vais vous sortir la citation puisque vous m'incitez à le faire. Jean-Claude Marin a dit...

10:28
Invité politique

Il a dit qu'il était pour le changement de statut du parquet.

10:32
Présentateur

Exactement. C'est donc bien une réforme du système de nomination.

10:35
Invité politique

Je vous souviens, monsieur, que depuis que je suis ministre, j'ai fait comme si la réforme existait. Je m'en suis tenu chaque fois à l'avis du CSM.

10:43
Présentateur

Jean-Claude Marin, sur France Info, je suis de ceux qui pensent qu'il faut faire évoluer ce statut vers un avis qui s'imposerait. C'est bien une réforme du système de nomination.

10:50
Invité politique

Eh bien, c'est ce que je fais déjà depuis plus d'un an.

10:54
Présentateur

Dans la pratique, mais pas dans les statuts et pas dans la réforme.

10:56
Invité politique

Vous savez, la réforme, c'est une pratique, c'est pas un discours.

11:02
Présentateur

France Inter jusqu'à 9h moins 5. Des questions tout à l'heure pour vous. Et à présent, la rue de presse, il est 8h32.