Hervé Novelli : "Edouard Philippe est comptable de ce qu'il a fait auprès de Macron !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, [musique] l'invité politique Jean-François Aili, il est 8h16 sur Sud Radio [musique] et votre invité Jean-François Achill est président fondateur du CCL des entrepreneurs engagés. Bonjour Hervé Novelli. Bonjour.
Les Français sont-ils en avance sur la classe politique ? Vous venez de publier un sondage opinioné pour le cercle des entrepreneurs engagés sur la fonction publique, l'entreprise, les retraites, des thèmes que nous retrouverons au cœur de la campagne de 2027 qui démarre. Vous nous direz Hervé Novell au sortir de ce weekend très politique après l'entrée en piste d'Edouard Philippe, quelles sont à vos yeux les chances de la droite à la présidentielle ?
Mais tout d'abord votre regard d'ancien ministre sur les explications de Stéphanie Rist, la ministre de la santé hier soir au 20h de France 2 à propos de euh l'antairus sont-ils à même de rassurer les Français ? Je pense que le gouvernement a a pris la mesure. En tout cas, il il le montre.
Euh [grognement] ce que je voudrais c'est qu'on n'oublie pas les leçons de la crise Covid précédente. Il y a deux leçons à tirer. D'abord, est-ce que nous sommes prêt aujourd'hui à affronter une crise ?
Je pense notamment aux équipements et et aux masques et deuxièmement, est-ce que nous avons compris que nous avons beaucoup mutilé euh la liberté individuelle des Français pendant cette période ? Pendant la crise Covid ? pendant la crise Covid, il y a eu une atteinte évidente aux libertés et je ne pense pas que cela doivent se reproduire.
Je pense qu'il faut concilier la nécessaire prévention avec le respect de nos libertés. On l'a vu et j'en profite pour dire que on s'est aperçu et l'opinion publique à cette occasion s'est aperçu que on a mis les entreprises à l'arrêt. Ouais.
Et on s'est aperçu qu'il y avait plus de croissance, plus d'emploi, plus de richesse créée et ça participe de la maturation de l'opinion qu'on reflète qui se reflète dans ce sondage. Donc vous dites plus jamais ça en quelque sorte. Si d'aventure, que ce soit ce virus ou un autre, cela devait se produire, plus jamais ce que nous avons enduré pendant la crise Covid.
En terme de liberté. Oui, en terme de liberté, j'en suis convaincu. Et par contre, bien sûr, il faut ne pas rester inerte, il faut agir, prendre des mesures de prévention, mais surtout pas revivre ce que nous avons vécu.
Ne pas revivre ce que nous avons vécu. Les entreprises pourraient faire face à une nouvelle épidémie. Le quoi qu'il en coûte nous a coûté cher au final.
Oui, ça nous a coûté très cher, mais surtout ce qui nous a coûté, c'est c'est de mettre tout un peuple dans une sorte de de ghetto et et nous avons accepté assez facilement, mais peu à peu cela s'est révélé insupportable et je ne veux surtout pas revivre cela. Alors, vous avez interrogé dans votre enquête opinion Hervénovelli les Français sur le principe de précaution. Tiens, on en parle face au doutes raisonnables pour la santé ou l'environnement, 54 % des Français souhaitent soit l'assouplir, soit le supprimer.
Euh, quand vous vous expliquez ce résultat ? Bah d'abord euh je trouve que l'opinion est beaucoup plus mûre que la classe politique et ça c'est une nouvelle qui nous est révélée par ce sondage mais que je présentais au au cours des sondages précédents que nous avons mené avec le cercle des entrepreneurs engagés euh et euh cela c'est une donnée qui est très importante. L'opinion sait que l'entrepreneur est indispensable à l'économie de tous les pays, à l'économie de ce pays particulièrement, l'entrepreneur, l'entreprise, la communauté entrepreneuriale et et donc cette opinion réagit différemment de la classe politique.
La classe politique reste engoncée dans une posture qui est une posture où l'entrepreneur au mieux est une vache à laise. L'entreprise est une vache à la et au pire est un délinquant et ça c'est la vieille. Vous trouvez vous trouvez que ce discours culpabilisant sur l'entreprise y compris sur le règne d'Emmanuel Macron, il perdure aujourd'hui ?
Oui. Oui. Et il perdure ?
Bah parce que les faits sont là pour le démontrer. Dès qu'on a un problème compte tenu de l'état de de la situation de notre pays, dès qu'on a un problème, on tourne vers l'entreprise et on découvre des super profits euh à la place des profits. Donc sur ce principe de précaution, j'ai une petite fierté à cet égard.
J'étais parlementaire lorsque on on nous a fait ratifier euh dans la Constitution cette inscription d'un principe qui dit que dès qu'il y a un un doute raisonnable euh on doit s'arrêter. Ouis. On doit s'arrêter d'innover et on a été une trentaine de parlementaires à ne pas voter ce principe de précaution.
Certains ont voté contre, d'autres se sont abstenus, mais au total et bien il y en avait 30 et j'en faisais partie. Et alors que toute la classe politique dans son ensemble et bien ratifiait ce principe qui aujourd'hui je crois induit une sorte d'inertie pour la recherche, le développement dans notre pays qui est très dommageable. Et l'opinion l'opinion le ratifie ce sentiment que j'ai.
Vous savez, l'ouverture du parapluie et bien c'est ce qui se passe lorsque vous dites "Oh là là, si ça se passe mal, qu'est-ce qui va m'arriver ? qui va être mis en examen ou et bien c'est cela que de proche en proche dans toute la fonction publique ou dans les collectivités on déploie à cause de ce principe de précaution et l'opinion dit bah il faut le réformer 79 % des personnes interrogées j'ai grain votre sondage assez spectaculaire il faut le dire souhaite qu'un fonctionnaire élu député ou sénateur choisisse désormais entre l'un et l'autre fini le confort ou oui j'ai toujours été persuadé de cela vous savez lorsque que je suis arrivé à l'assemblée, on était cinq entrepreneurs. Cinq cinq sur sur l'ensemble de la l'assemblée sur 577.
Sur 577. Oui. Et donc il y a une sorte de biais extraordinaire qui fait que souvent des lois s'appliquent qui n'ont aucune réalité.
Ça m'avait frappé et j'avais observé que dans d'autres pays et bien on se on se prémunissait contre cela et on faisait en sorte que le haut fonctionnaire qui veut faire de la politique et c'est naturel s'il en a envie, il peut le faire et bien le fasse avec les mêmes risques que tous les autres qui se présentent devant nos concitoyens. et cette incompatibilité, j'ai voulu la tester avec ce sondage sur 2000 personnes, hein. On n'est pas sur un sondage un gros sondage.
Et et euh près de 80 % des Français disent "Oui, c'était une bonne idée." Vous savez, l'opinion depuis euh euh longtemps aujourd'hui fait de l'entrepreneur une figure sympathique et et cela aussi on le on ne l'a pas bien vu dans le dans la la classe politique. La classe politique reste prisonnière de cette vision que je décrivais tout à l'heure très empreinte de lutte des classes.
Compris sous le double règne d'Emmanuel Macron. Il a fait il a fait ce qu'il a pu Emmanuel Macron mais il l'a fait en se muant de président émancipateur des débuts en président père Noël distributeur de chèqus pour avoir la paix. Ça n'était pas une bonne une bonne option.
Je crois que qu'aujourd'hui l'opinion est elle est mû pour des changements. Elle elle a compris que euh comment se faisait de la création de richesse. Elle va plus vite que les politiques, l'opinion publique.
Oui, ça a mis du temps, hein. Et ça a mis du temps. Vous savez, je voudrais pas être trop fier mais lorsque j'ai créé le statut de l'auto-entrepreneur dans les années 2008 réforme qui est qui a marqué le mais il y avait il y a un aspect de cette réforme qui qui n'a pas été vue que j'ai vu à postériori c'est que cette réforme faisait de toute personne en France un entrepreneur en puissance c'est-à-dire que on pouvait être salarié entrepreneur donc la vieille lutte des classes entre un salarié d'une part et et et l'entrepreneur, d'autre part, n'avait pas de raison d'être et l'opinion l'a bien compris et aujourd'hui l'entrepreneur est réévalué partout sauf par la classe politique.
Encore un un résultat 86 % des Français favorables Hervé Novelli à l'intégration d'un cours sur la vie de l'entreprise et des entrepreneurs pour les collèges et les lycées. Ça ne va pas faire plaisir à l'éducation nationale ça. Bah ça c'est un peu indifférent.
Ce qui est important, c'est c'est ce qui ce qui marche. Ce qui est important, c'est que les lycéens, les collégiens puissent apprendre de la vie d'un entrepreneur, de des raisons pour lesquelles il se lance, pour lesquelles il développe un projet. et et c'est une véritable histoire de vie euh qui qu'il faut aujourd'hui raconter euh aux lycéens et et au collégien.
Moi, j'avais été très frappé lorsque j'étais au gouvernement de voir qu'il y avait une association qui le faisait mais de manière très très, j'allais dire très très très discrète, non officielle de d'entrepreneurs qui allaient raconter leur histoire. Il le faut parce qu'il faut faire entendre au lycéens et aux collégiens comment fonctionne la vie. C'est c'est une révolution nécessaire à vos yeux pour que le pays reparte.
Bah, vous savez, c'est une révolution assez prudente puisque il s'agit de d'une heure de cours par semaine. Donc, on est là mais c'est indispensable parce que la formation, l'éducation, la formation à la vie, à la vie réelle, pas à la vie qu'on vous raconte dans des manuels orientés. Hm.
Hervé Novelli, euh dernierre résultat. Euh 74 % des personnes interrogées dans votre enquête euh veulent un système de retraite mixte avec de la capitalisation. Ça y est.
Ouais. Les français les français ont compris hein. Ils ont compris que à retraite par ça ça ne peut pas marcher.
Ça ne peut plus marcher à un moment où les progrès de la médecine font que vous vous augmentez la durée de vie et que vous avez de moins en moins d'actifs parce qu'il y a aussi une donnée, c'est que c'est que il y a des salariés mais il y a de plus en plus d'indépendants. Le travail évolue, le travail mute et tout cela doit être prise en compte et l'opinion le sent et la classe politique s'y refuse. Alors Hervé Novelli euh vous n'êtes plus euh on va dire actif dans la vie politique.
Vous êtes auprès des entrepreneurs aujourd'hui. Vous avez fait partie du gouvernement de Nicolas Sarkozi. Édouard Philippe qui entre en piste.
Je ne vais pas m'excuser dit-il cet étire à Reince d'avoir été le premier ministre d'Emmanuel Macron. Il est pour vous à vos yeux le candidat évident de la droite républicaine aujourd'hui ? Bah il le pense hein en tout cas il le pense, ça c'est sûr.
Euh je [raclement de gorge] pense qu'il ne peut pas s'abstraire de du travail qu'il a fait auprès de auprès de d'Emmanuel Macron. il a il a fermé Fenheim, il a renoncé à Notredame des Landes. Il a il a donc des euh des option qu'il a choisi à l'époque et qu'il dont il devra s'expliquer devant les Français.
Euh vous pensez que les Français ont soif de de changement. Il est comptable Édouard Philippe de ce qui s'est passé ben de ce au début du quinquena du premier quien s Bah vous ne pouvez pas être premier ministre et dire et dire non mais le président me l'a ordonné donc je l'ai fait sinon on est un collaborateur et et dans ce cas-là on ne peut pas prétendre à la charge suprême. Donc non, je je crois que l'opinion, elle a une soif de changement, mais un changement maturé, un changement responsable et et et et je suis plutôt en en phase avec l'opinion sur la le changement que la continuité.
Sans trahir de secret Venovelli, vous citiziez hors micro Einstein ce matin concernant cette candidature. Que dites-vous ? Oui, c'est une phrase que j'aime beaucoup d'Einstein qui dit qu'on ne règle pas les problèmes avec ceux qui ont contribué à les créer et et donc euh cette phrase peut s'appliquer à à beaucoup à beaucoup.
Aujourd'hui, il y a un trop plein de candidatures à droite aujourd'hui quand vous regardez donc Édouard Philippe Bruno Taillot quelque part Gabriel Atal qui se situe au centre de l'échiquier et puis vous aurez évidemment Éric Zemour forcément et puis d'autres candidatures aussi comme peut-être certains qui vont se déclarer. Vous avez David Lissenard, vous avez Xavier Bertrand. Qu'est-ce que cela signifie aujourd'hui Hervelli ?
C'est un trop plein de talent ou c'est une dispersion à vos yeux ? Non, je pense que c'est c'est le fait que que tout le monde se dit "J'ai ma chance". Tout le monde se dit "J'ai ma j'ai ma chance." Moi ce qui m'intéresse, c'est que le candidat que je soutiendrai comme citoyen, vous l'avez dit, je ne suis plus dans la politique active, même si je reste très attentif au mouvement d'idé.
Parlez bien dans le micro parce que il y a des voilà. Oui, je je suis très attentif. Pour l'instant, la campagne n'a pas démarré, soyons clair.
Mais ce qui sera important pour moi et pour mon choix, c'est que on soit en phase avec la soif de changement, de rupture de l'opinion sur des bases qui sont des bases qui ont toujours compté pour moi celles de la liberté et de la responsabilité. Cela fait polémique Herv Novelli, les patrons ont raison de sonder et Marine Le Pen et Jordan Bardella. Vous pensez que le RN d'ailleurs au passage est compatible avec la la droite classique désormais.
Alors le RN se suffit à lui-même. Pour l'instant, il y a un tiers des Français qui votent pour lui. Donc donc c'est une force en marche, en progression.
Moi ce que j'aimerais c'est que ce que demande l'opinion et qui est très réaliste et qui est prouvé par ce sondage des entrepreneurs engagés, que j'aimerais c'est que le RN s'en rapproche. Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui il adopte les mesures que souhaite l'opinion et qui sont aujourd'hui à la base, me semble-t-il, d'une nouvelle vision d'un nouveau projet pour notre pays dont il a bien besoin. Un grand patron ou une grande patronne candidat, pourquoi pas président ou président de la République en 2027 ?
Vous souhaitez Hervé Novelli aujourd'hui ? On vous ce que je souhaite c'est que c'est que toute cette vision entrepreneuriale innerve la société politique. Il est temps ça fait des décennies que nous n'avons pas une sorte de réalité économique qui s'impose partout ailleurs.
Cette réalité économique sur les lois de la création de richesse, de la création de l'emploi sont observés. Il n'y a qu'en France qu'on veut taxer, surtaxer, réglementer surréglementer comme si c'était le seul moyen de faire avancer notre pays. Non, cela l'a fait reculer et on voit l'état dans lequel il se trouve aujourd'hui.
Et vous dites au final, pour conclure, s'il n'y a pas cette prise de conscience, ce sera le mur pour pour notre pays désormais. S'il n'y a pas cette prise de conscience et bien les entrepreneurs, je l'espère, c'est en tout cas pour cela que j'ai créé ce cercle des entrepreneurs engagés, les entrepreneurs se mobiliseront, seront une force d'influence voire imposeront un rapport de force si décidément on prend des mesures anti-entreprises. Merci à vous Hervé Novell et merci à vous mon cher Jean-François Aili qu'on retrouve plus tard à 9h pour la vérité en face jusqu'à 10h avec notamment les auditeurs que j'appelle à appeler immédiatement au 0826 300 300 va s'intéresser à l'actualité vous l'avez évoqué un certain candidat à la présidentielle qui s'appelle qui s'appelle Édouard Philippe.
Il a fait un meeting hier à Reince. C'est très étonnant de voir aujourd'hui les commentaires, les analyses. Tout le monde aime plutôt Édouard Philippe en réalité.
Mais est-ce que pour gagner, il ne faut pas être un véritable homme de droite ? Est-ce que Édouard Philippe est quelqu'un de la droite trop mole ? Appelez-nous 0826 300 et une société qui qui continue, on va dire, de dérivé avec un un jeune un jeune homme que dis-je, un enfant 9 ans, tabassé violemment aux abords d'un stade de foot.
Est-ce que nous nous sommes d'ors et déjà habitués à cette violence du quotidien ? On a l'impression de lire cette nouvelle avec presque aucun étonnement. Doit-on s'y habituer ? 08 126 300.
Ce sera notre discussion et le grand débrief de cette matinale jusqu'à 9h avec Philippe David, Françoise Degouis et vous amis auditeurs. 0826 300300. à tout de suite.
Hervé Novelli