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interviewC à vous· 10 octobre 2024 52 min

Rentrée parlementaire sous tension - C à vous : l’intégral - 10/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: Le témoignage glaçant d'une ancienne espoir du tennis français, A.Cauchy.

Elle a contribué à briser le silence dans le monde du sport en révélant avoir été violée 400 fois par son entraîneur entre ses 12 ans et ses 14 ans. - A.-E.Lemoine: Elle signe en effet, "Si un jour quelqu'un te fait du mal".

Elle s'engage pour la protection des mineurs dans le sport. Mohamed, votre story? - M.Bouhafsi: L'équipe de football aurait dû jouer contre la France à Tel-Aviv. - P.Cohen: Ca fait 2 semaines qu'on nous annonce un budget choc.

On est en mesure de répondre à la question. Un choc pour qui? - A.-E.Lemoine: Vous avez pu consulter les grandes lignes de ce budget qui sera officiellement présenté en Conseil des ministres.

On en parle avec J.Guedj. Merci de votre présence.

Lorrain? - L.Sénéchal: Les obsèques de M.Blanc.

On était avec la foule. 1000 personnes. Un hommage émouvant mais drôle aussi. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: "La Haine" aura 30 ans l'an prochain.

C'est un spectacle sur scène, avec musique, danse, cinéma et théâtre. J'ai assisté aux dernières répétitions. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, D.de Vigan, qui signe sa 1re pièce de théâtre, dont les héros sont ceux qu'on voit à peine: les figurants.

Elle leur donne le 1er rôle dans cette pièce de théâtre. J.Debbouze fête la 13e saison de son Jamel Comedy Club, qu'il a créé il y a 18 ans.

Il vient accompagner de 3 de ses jeunes humoristes, Nash, R.Mendes et I.Djadel. - B.Chameroy: Vous mettez les petits producteurs à l'honneur. - On va faire une tartelette de betterave. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, l'édito de P.Cohen. Vous disposez du projet de loi de finances 2025. - P.Cohen: Il sera dévoilé dans une heure après le Conseil des ministres.

C'est la page de garde. Il y a 363 autres pages derrière. J'ai consulté les grandes lignes avec des mesures d'économies, les 40 milliards de réductions de dépenses, les prévisions d'effectifs par ministère, les 20 milliards de hausses d'impôts qui auront une traduction dans la vie courante: pensions de retraite, factures d'électricité, billets d'avion etc.

Tout ce que je vais dire n'aura pas vocation à être mis en oeuvre. M.Barnier a dit que ce n'était qu'une étape. - M.Barnier: Le budget que je présente ce soir avec le gouvernement sera perfectible.

J'ai dû le construire en 15 jours. Jamais un Premier ministre n'a dû fabriquer un budget pour la France en 15 jours. Ce n'est pas possible de tout faire bien en aussi peu de temps. - P.Cohen: Perfectible veut dire amendable et modifiable.

On sait à quel point chaque groupe politique va tenter de peser pour infléchir la copie du gouvernement. Le choc a été important. 60 milliards d'économies, le double de ce que prévoyait l'équipe précédente. 40 milliards en réduction de dépenses et 20 milliards en hausse d'impôts.

L'Etat veut économiser 20 milliards là où G.Attal avait prévu de couper 15 milliards. L'effort est plus soutenu mais la marche n'est pas considérable.

Quels sont les secteurs perdants? Le plus simple est de regarder l'évolution des effectifs. Il y aura l'an prochain 2200 fonctionnaires en moins.

L'Education nationale perd 2000 postes. Le ministère du Budget 500. En revanche, les Armées gagnent 600 emplois et la Justice...

Le gouvernement proposera un effort supplémentaire de créations de poste pour la Justice au cours de la discussion au Parlement. - A.-E.Lemoine: 20 milliards de coupes sur les crédits des ministères? - P.Cohen: 20 milliards de moins que l'évolution tendancielle des dépenses.

Le projet affiche des hausses de crédit pour 3 ministères, les Armées, plus 3,3 milliards d'euros...

Voici les chiffres. L'effort apparaît très important pour les collectivités locales et la Sécurité sociale à qui il est demandé les 20 autres milliards d'économies en y incluant la désindexation pour 6 mois des pensions de retraite. - A.-E.Lemoine: Et les 20 milliards de hausses d'impôts? - P.Cohen: On est plus près des 25 milliards que des 20 milliards.

Voici les chiffres. Diminution des allégements de charges pour les entreprises: 4 milliards. Ensuite, les factures d'électricité, c'est tout le monde. 6 milliards.

Le gouvernement assure que les prix baisseront quand même dans le sillage des prix du marché mais ça ne vaudra que pour les clients au tarif réglementé. C'est environ 60 % des clients de l'électricité. Diverses mesures fiscales sur les voitures et les trajets en avion, 2 milliards.

Pour les plus hauts revenus dépassant 250 000 euros annuels pour une personne seule, 500 000 euros pour un couple, la création d'un impôt minimal de 20 % ou plutôt d'une contribution différentielle qui permet d'atteindre les 20 %. C'est la mesure la plus créative de cette panoplie fiscale. Ca concernerait 65 000 contribuables pour un rendement de 2 milliards d'euros.

Vous avez froncé les sourcils. - A.-E.Lemoine: J'ai tout compris mais j'étais concentré. - P.Cohen: Pratiquement tout le volet fiscal aurait pu être endossé par un gouvernement de gauche.

Voilà les grandes lignes de ces 64 articles et presque autant de batailles à venir. - A.-E.Lemoine: Vous êtes d'accord?

Tout ce volet fiscal aurait pu être endossé par un gouvernement de gauche? - J.Guedj: Il y a des dispositions qui vont dans le bon sens.

Par exemple, celle qui indique une taxation minimale pour ceux des ménages les plus aisés, qui par des mécanismes d'optimisation fiscale arrivent à avoir des taux moyens d'imposition de 8 à 12 %. J'aurais aimé qu'on ait la même exigence concernant les entreprises. J'ai toujours été frappé que le bar-tabac PMU du coin paye un impôt sur les sociétés de 25 % quand Starbucks, qui vend aussi des cafés, parce qu'il est domicilié fiscalement dans des paradis fiscaux intérieurs à l'UE, en moyenne 6 ou 7 %.

La justice fiscale, c'est éviter cette optimisation. C'est une bonne nouvelle. - A.-E.Lemoine: Vous n'auriez pas voulu plus pour ces 65 000 foyers fiscaux? - J.Guedj: On avait entendu qu'il pouvait y avoir une augmentation des tranches d'imposition.

Conformément à l'article 13 de la Déclaration des droits de l'homme qui prévoit que les facultés contributives pour financer la dépense publique doivent être progressives...

Réintroduire plus de progressivité dans les tranches d'imposition. Il n'y a que 5 tranches d'imposition. Ce ne serait pas déraisonnable.

Il a dû en avoir 9 ou 10 du temps de Chirac et je n'avais pas l'impression qu'on vivait sous un gouvernement collectiviste. - A.-E.Lemoine: Les hausses d'impôts concerneraient plus de Français? - J.Guedj: Dans les déciles les plus élevés, ont réintroduit de la progressivité.

Il manque des pans entiers. Rien sur la fiscalité du patrimoine. Ca a été la mesure emblématique de l'échec du "en même temps".

Le 1er budget d'E.Macron en 2018, c'est la suppression de l'impôt de la solidarité sur la fortune transformé en impôt sur la fortune immobilière. Depuis, alors même qu'il avait dit qu'on réévaluerait si ça atteignait les objectifs initiaux, ceux du ruissellement, dégager des marges de manoeuvre pour les ménages les plus aisés...

Ca n'a pas marché. - P.Cohen: Si on prend la mesure nouvelle contenue dans le projet de loi de loi 2025, vous rétablissez l'impôt sur la fortune.

Vous aboutissez à peu près au même rendement, entre 3 et 4 milliards d'euros. - A.-E.Lemoine: C'est le symbole, que vous vouliez. - J.Guedj: On nous a indiqué que c'était des mesures exceptionnelles et temporaires.

On ne touche pas structurellement à l'injustice qui existe dans notre système fiscal. Il faut commencer le partage des richesses par là. Dans notre pays, les revenus du travail sont plus taxés que les revenus du capital parce qu'il y a la fameuse flat tax, le prélèvement forfaitaire unique, qui consiste à dire que les revenus issus du capital, les dividendes, les placements financiers, sont soumis à un prélèvement libératoire, forfaitaire et ne sont pas intégrés dans ces impôts progressifs.

La justice, c'est l'impôt progressif. Si on revient à ça, c'est mieux. - P.Cohen: Le coup de massue pour les entreprises, c'est violent.

Est-ce que vous approuvez? Est-ce que vous ne craignez pas, comme le patronat, que ça crée du chômage et que ça supprime des dizaines ou des centaines de milliers d'emplois? - J.Guedj: Ce coup de massue, pour la 1re fois, c'est revenir sur les fameuses exonérations de cotisations sociales patronales.

C'est plus de 75 milliards d'euros d'exonération de cotisations patronales. C'est une perte de recettes pour la Sécurité sociale. Depuis 2013, c'est 37 milliards à l'époque et ça a doublé. - A.-E.Lemoine: La Sécurité sociale à laquelle on demande de gros efforts. - J.Guedj: Le pognon de dingue, il est là.

Pardonnez-moi l'expression. Ces exonérations devaient avoir des répercussions en termes de création de sauvegarde de l'emploi. Aujourd'hui, c'est documenté.

Il y a des problèmes sur les exonérations les plus élevées, au-delà de 4000 euros de salaire brut. Il y a encore des exonérations. - A.-E.Lemoine: Le chômage a baissé. - J.Guedj: Sur les bas salaires, la fameuse désmicardisation. 17 % des salariés en France sont au Smic.

C'était 12 % il y a 3 ou 4 ans. Il y a un niveau très élevé d'exonération au niveau du Smic. Les entreprises n'augmentent pas les salaires.

Je trouve très bien qu'ils aient repris les propositions du rapport de 2 économistes avec lesquels j'ai travaillé dans une mission il y a quelques mois. Pour la 1re fois, ils mettent le pied dans la porte. Ils disent qu'il y a trop d'exonérations de cotisations et qu'il faut mieux les recibler.

Le patronat est dans son rôle. Il avait dit qu'on créerait 1 million d'emplois. Ca n'est jamais arrivé. - A.-E.Lemoine: Vous leur dites d'enlever les exonérations. - P.Cohen: Des emplois ont été effectivement créés en France. - J.Guedj: Avec un enkystage au niveau du Smic et de plus en plus de travailleurs pauvres.

On a des propositions de mettre des contreparties. Ce n'est pas infamant de dire que vous bénéficiez d'une exonération, mais faites-nous la démonstration que vous avez augmenté les salaires, que vous avez recruté ou que vous avez contribué à l'égalité entre les hommes et les femmes ou à la lutte contre les discriminations. - A.-E.Lemoine: Un dossier de RSA, c'est quasiment 18 pages.

Un dossier de demande d'exonération de cotisations sociales, c'est 3 pages. - J.Guedj: On ne demande pas de contrepartie.

Je suis pour le soutien des entreprises, mais en le faisant intelligemment. - A.-E.Lemoine: Vous étiez hier candidat du PS à la présidence de la commission des affaires sociales de l'Assemblée. - Je suis désolée de cette situation.

Dans la France insoumise, nous soutiendrons tous les candidats du Nouveau Front populaire. Ce n'était pas le cas de J.Guedj.

Je suis désolée de cette situation. - A.-E.Lemoine: Elle est vraiment désolée de cette situation, A.Trouvé? - J.Guedj: Elle a pu devenir présidente de la Commission.

Les socialistes membres de cette commission ont voté pour elle. Il y avait une candidate insoumise à la Commission des affaires économiques et un candidat socialiste à la Commission des affaires sociales. Sauf qu'eux exercent une vendetta. - P.Cohen: Vous n'êtes plus au PS? - J.Guedj: Même O.Faure avait indiqué que j'étais le candidat soutenu par le PS dans ma circonscription. - A.-E.Lemoine: Pourquoi cette vendetta? - J.Guedj: Je dis ce que tout le monde pense.

La brutalisation du débat politique et les outrances que commettent les insoumis font qu'il faut être honnête. J'ai refusé le logo de LFI. Un mois auparavant, le 29 avril ou un peu plus, J.-L.Mélenchon a écrit un texte.

J'ai aimé cet homme. Je l'ai soutenu et accompagné pendant des années. Les bras m'en sont tombés quand j'ai vu qu'il a franchi la ligne rouge.

Il a écrit un texte ouvertement antisémite me concernant. J'étais prêt à perdre une élection plutôt que mon âme. J'ai assumé de dire que je ne voulais pas de ce logo.

Je suis socialiste, pour le rassemblement de la gauche et des écologistes, et même de la gauche radicale, mais certainement pas incarnée par ceux qui préfèrent...

Ma mésaventure d'hier dit qu'ils font perdre la gauche à un certain moment, hier, en m'empêchant d'être président de la Commission des affaires sociales, mais plus largement en empêchant que des gens se disent: "Pourquoi voter pour des gens qui sont devenus des repoussoirs?" Je veux concilier la nécessaire radicalité, répondre aux maux de la société à la racine, en étendant le registre de la dispute apaisée. Je suis un républicain conséquent.

Je me suis trompé il y a 2 ans. Je pensais que J.-L.Mélenchon pouvait être le pater familias mitterrandien qui rassemblerait la gauche.

La totalité des socialistes pensent que c'est un problème. - P.Cohen: Y compris la direction du PS? - J.Guedj: O.Faure, il y a quelques jours, a dit que J.-L.Mélenchon ne pouvait pas être le candidat commun de la gauche.

Il faut assumer de ne pas rester dans la roue de ceux qui veulent nous faire perdre. - A.-E.Lemoine: Qu'O.Faure quitte la direction du PS comme le suggère F.Hollande? - J.Guedj: Le sujet n'est pas là.

Le sujet est d'avoir une position claire qui est complète très à gauche et très républicain, qu'on peut avoir envie d'exercer le pouvoir et ne pas se rabougrir sur un fonctionnement qui ne gagne pas. Au bout du bout, ça ne gagne pas. A quoi ça sert de se qualifier au 1er tour d'une présidentielle en ayant durci le débat si, au 2e tour, vous êtes un repoussoir et que vous êtes sûr de perdre face à M.Le Pen?

On a besoin d'une gauche républicaine, socialiste, écologiste, européenne, qui n'est pas une gauche tiède, timorée, édulcorée, mais qui ne considère pas que le bruit et la fureur sont l'alpha et l'oméga du débat politique. Je suis un homme de gauche, mais je pense qu'il y a un échec annoncé à ce genre de comportement. Ils peuvent se déchaîner contre moi sur les réseaux sociaux, valider des mensonges, mais ce n'est pas mon fonctionnement.

Ca rejoint le débat qu'on avait sur le PLFSS. Ca a des conséquences concrètes sur la vie des gens. J'aurais préféré être président de la Commission des affaires sociales.

C'est ce président qui déclare recevable ou non les amendements au PLFSS. Nous aurions pu, dès ce projet de loi de financement de la Sécurité sociale, débattre de l'abrogation de la réforme des retraites. F.Valletoux ne va pas déclarer recevable un amendement de cette nature.

Nous aurions pu avoir un vrai débat sur le vrai sujet...

Pour leurs mesquineries, leur vendetta et leur obsession pathologique auprès de certains, ils privent les Français de ce débat essentiel que sont les aspirations majoritaires. Je suis un peu en colère. - A.-E.Lemoine: Ca se voit et ça s'entend. - J.Guedj: Ca fait perdre la gauche à la fin.

Je veux une gauche fédératrice qui ne cède pas aux sirènes des outrances. - E.Tran Nguyen: B.Retailleau fait la une du "Parisien".

Il annonce qu'il veut durcir les conditions de régularisation des sans-papiers. Quelques heures plus tard, M.Barnier entame une visite à Poitiers.

Regardez comment il a été accueilli par S.Houlié ancien membre du groupe Renaissance et désormais député non inscrit de la Vienne. - E.Tran Nguyen: Quand vous voyez cet ancien député Renaissance, dire qu'il regrette de ne pas avoir voté la motion de censure mardi, vous lui dites de vous rejoindre, de siéger sur les bancs de l'Assemblée? - J.Guedj: Il n'avait pas besoin de lire l'interview de B.Retailleau pour savoir qu'il jouait le rôle de poisson-pilote pour faire des risettes à la direction du RN, à M.Le Pen.

C'est sur la forme. Sur le fond, je trouve le Premier ministre un peu fuyant. Il y a un pas de deux qui est organisé.

B.Retailleau, dans une interview au "Parisien", dit des choses que le Premier ministre n'a pas du tout évoqué dans son discours de politique générale. A quoi ça sert de se présenter devant la représentation nationale et de ne pas évoquer des mesures aussi dangereuses que celles qui sont mentionnées dans cette interview?

Quand je lis que B.Retailleau cherche à recourir à des pays de transit pour procéder à des éloignements, comme le fait d'éloigner des gens vers le Pakistan en les indemnisant...

C'est pour amuser la galerie, en l'occurrence le RN. Pour S.Houlié, il faut franchir le pas et aller plus loin en considérant que c'est un affront fait à tous ceux qui sont attachés à l'Etat de droit que monsieur Retailleau a envie de passer par-dessus bord. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est l'heure de la Story de M.Bouhafsi. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une sélection persona non grata dans le football.

Israël aurait dû accueillir les Bleus à Tel-Aviv ce soir mais depuis l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 et la réplique d'Israël à Gaza, les joueurs de l'Etat hébreu doivent délocaliser leur match à Budapest en Hongrie, ce soir. Il y a 21 ans, Israël jouait contre les Bleus à Palerme, en Italie. - Des mesures de sécurité exceptionnelles 24 heures avant le match Israël-France à Palerme.

Les délégations sont protégées par un triple cordon de sécurité. Des tireurs ont été placés sur les toits des hôtels. Une vedette patrouille devant la plage.

Ce match compte pour les qualifications de l'Euro 2004 et ne se déroulera pas en Israël en raison du contexte international et des risques d'attentats. - M.Bouhafsi: Israël a été rejeté de 2 fédérations depuis sa création en 1948 avant d'arriver en Europe en 1994.

Plusieurs pays ont déjà refusé d'affronter les bleus et blancs. Aujourd'hui, c'est les recevoir qui pose problème. Le 6 septembre, la Belgique avait refusé d'accueillir Israël à Bruxelles. - Il était incontestable qu'accueillir une équipe d'un pays en guerre allait provoquer des manifestations monstres que nous ne pouvions pas gérer.

Nous n'allions pas non plus pouvoir gérer la sécurité de l'équipe d'Israël, des supporters éventuels qui allaient prendre place dans le stade. L'UEFA, en maintenant Israël dans la compétition de la Ligue des nations, refile la patate chaude aux fédérations nationales de football qui doivent prendre des décisions comme la nôtre parce qu'ils n'ont pas pris la décision d'exclure un pays en guerre de la compétition de l'UEFA. - M.Bouhafsi: L'UEFA a décidé qu'aucun match ne serait disputé en Israël jusqu'à nouvel ordre.

Aucune rencontre n'a lieu dans les territoires palestiniens. C'est l'Europe qui permet désormais les compétitions sportives de l'Etat hébreu. - M.Bouhafsi: Alors qu'il a tenu par le passé des propos antisémites, c'est V.Orban qui reçoit les matchs de l'Etat hébreu, lui qui entretient des relations de proximité avec B.Nétanyahou. - V.Orban a des relations privilégiées avec B.Nétanyahou.

La Hongrie, depuis quelques années, est devenu le territoire où la Fifa peut organiser des matchs. La sélection israélienne pouvait jouer son match dans un cadre sécuritaire avec le moins de difficultés possibles, surtout avec l'équipe de France comme adversaire. - M.Bouhafsi: La semaine dernière, les joueurs de la sélection israélienne avaient organisé une minute de silence lors d'un point presse.

L'option du match à huis clos n'est pas écartée. - Les Israéliens sont déçus de ne pas pouvoir profiter de ce match face à l'équipe de France. Quand on interroge les sportifs israéliens à leur retour des JO de Paris, ils affirment qu'ils ont été très bien accueillis et que la sécurité a été respectée.

Du côté de la Fédération de football israélienne, on s'adapte. L'équipe israélienne est prête à jouer n'importe où. - M.Bouhafsi: Côté palestinien, le bilan est de 42 000 morts dont 92 footballeurs.

Toutes les infrastructures sportives ont été détruites. Est-ce qu'accueillir Israël à huis clos dans un mois en France, ce serait un aveu d'impuissance? - J.Guedj: Evidemment.

S'il y a un lien à maintenir, c'est le lien par le sport, par les échanges culturels et universitaires. On a eu des débats pour savoir s'il fallait maintenir les coopérations universitaires. Il faut s'appuyer sur tous les acteurs de la société civile israélienne.

C'est un pays qui a été victime d'une agression. Même si on a des désaccords, au nom de la protection des civils palestiniens et pour cesser les morts de ces civiles et la guerre déclenchée à Gaza et aujourd'hui au Liban...

Elle a été déclenchée après les attentats du 7-Octobre. Pour soutenir cette société civile, il ne faut pas participer à la logique de mise à l'écart et de relégation du pays. Des forces vives dans le pays demandent que les interventions militaires cessent.

Il y a des intellectuels, des artistes. On ne va pas les mettre au ban des nations pour un motif respectable, celui de promouvoir la paix mais certainement pas en ostracisant Israël de cette manière. J'espère que le match à Paris ne sera pas à huis clos et qu'on pourra y aller.

A travers ça, non pas soutenir Israël mais des sportifs qui se confrontent entre eux. - P.Lescure: La ministre de l'Education nationale a visité ce matin le lycée de Tourcoing dans le Nord ou une élève a giflé une professeure lui ayant demandé de retirer son voile.

Ca a été l'occasion de rappeler quelques principes. - A.Genetet: Je tenais à apporter tout mon soutien à cette professeure et à ses collègues.

Ce jour-là, elle n'a fait que son devoir, de rappeler la loi. L'évidence est de dire que dans nos écoles, on ne porte pas de signes religieux ostensibles. C'est aussi un soutien qui doit être collectif.

La nation tout entière doit les soutenir. Agresser un professeur, c'est agresser la République et tous ses enfants. - P.Lescure: La jeune fille mise en cause sera jugée le 11 décembre pour violences suivies d'une ITT de moins de 8 jours.

Est-ce qu'on peut faire encore plus pour faire respecter la loi, J.Guedj? - J.Guedj: Il faut être vraiment aux côtés des enseignants.

On est en octobre. Il y a 4 ans, le 16 octobre, S.Paty a été décapité.

Dans la période qui a précédé, sur un autre sujet, malheureusement, la hiérarchie de l'Education nationale n'a pas joué ce rôle de protection. Nous sommes en octobre. D.Bernard a été assassiné un 13 octobre.

Etre aux côtés de la communauté éducative et ne rien laisser passer...

Je constate et je m'en félicite, que ça progresse en ce sens. On a eu un incident au lycée Maurice-Ravel il y a quelques mois sur une situation comparable. Le rectorat, l'Education nationale et les enseignants ont apporté leur solidarité.

Il faut être intransigeant sur le respect de la loi de 2004. En matière de laïcité, ce n'est pas uniquement dans une approche défensive. Il faut promouvoir et expliquer la laïcité.

Trop de jeunes considèrent que c'est une loi de punition. C'est une loi de protection pour pouvoir croire ou non sans pression. C'est une loi d'émancipation individuelle et collective.

Ca nécessite un réarmement idéologique pour s'assurer que ce n'est pas pour stigmatiser telle ou telle religion mais pour faire vivre la concorde nationale. - A.-E.Lemoine: Merci.

Elle a été jusqu'à ses 18 ans l'avenir du tennis français. Double championne de France universitaire, dans le top 5 des meilleures Françaises de sa catégorie. Un avenir brisé par son entraîneur qui lui promettait le meilleur.

Il lui a fait vivre le pire. - Le professeur de tennis mis en examen est suspecté d'avoir violé les 3 anciennes élèves. - Entre les années 99 et 2005, le professeur aurait violé et violenté 3 de ses élèves. - 12 ans pour la plus jeune, 17 pour les 2 autres. - Toutes racontent être sous son emprise totale. - Il impressionnait.

Le club tournait autour de lui. Il était là tout le temps. Il s'investissait, il faisait des choses.

On est déçus et dépités. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Cauchy. "Si un jour quelqu'un te fait du mal", récit que vous avez subi.

Un récit qui s'adresse à chacun d'entre nous pour alerter sur l'importance capitale de la protection des enfants dans le milieu du sport. Un récit qui vous permet de vous libérer du poids du silence, celui que vous avez gardé pendant 15 ans, de la première agression subie jusqu'au jour où vous avez trouvé la force de porter plainte. Pétrifiée d'apprendre que votre agresseur a fait d'autres victimes, que vous auriez pu épargner si vous aviez parlé plus tôt. - A.Cauchy: Ma plus grande culpabilité, c'est de par le choix que j'ai fait de protéger ma famille et de ne pas parler, j'ai aussi fait le choix de ne pas sauver les suivantes.

C'est cette culpabilité qui est la plus dure à vivre pour moi. Chaque matin, je me lève en me disant qu'il faut que je sois quelqu'un de bien pour que le jour où je vais mourir ça compense le fait de ne pas les avoir sauvées. - A.-E.Lemoine: Le silence, vous l'avez aussi gardé, car il y avait la honte.

Peur de ne pas être à la hauteur des sacrifices faits par vos parents. Mais aussi, car il y a eu l'emprise exercée par cet homme qui a misé sur votre potentiel, vous a encensée, qui joue les protecteurs, gagne votre confiance, vous propose de dormir chez lui pour éviter les trajets inutiles. Il s'invite dans votre chambre et dans votre lit pour finalement un soir vous embrasser de force.

Vous réussissez à formuler un petit mot "ce n'est pas bien, je n'ai pas envie". Vous avez 12 ans, il en a 28, sa réponse vous a anéantie. - A.Cauchy: Il en a 33.

Il me dit 2 choses: "Tu n'as jamais embrassé de garçon? Ca arrive souvent dans les relations entraîneur-joueur, souvent on a des relations." Ca me tue.

Dans le milieu du sport, dans le milieu du tennis, il y a des histoires comme ça. Des jeunes de 15 ans qui "sortent" avec des entraîneurs de 35-40 ans. Ca existe, ça paraît être la norme.

Ce n'est pas à l'enfant de poser la norme, c'est à l'adulte. Même si on ne trouve pas ça normal, les enfants, on ne dit rien. La 2e chose qu'il me dit c'est: "Tu n'as aucune expérience." Effectivement, je n'ai aucune expérience.

Je culpabilise de ne rien savoir. - A.-E.Lemoine: Des fellations imposées, des pénétrations tout le temps, sans répit.

Dans les toilettes, derrière les bâches du terrain, dans sa voiture, parfois à quelques mètres d'autres joueurs du club: aucune crainte d'être surpris. Un comportement de "Dieu tout-puissant", qu'il faisait régner sur le club, la vie quotidienne du club. - A.Cauchy: Il l'était vraiment.

On lui a laissé cette place. Il avait l'autorité absolue. Il avait le droit d'insulter des jeunes de 10 ans, il avait le droit de tondre un enfant de 14 ans dans le club-house et aucun adulte ne réagissait.

Il avait presque le droit de vie et de mort sur les jeunes. Evidemment, à cette époque-là, il y a eu beaucoup d'yeux aveugles, des gens qui n'ont pas vu, n'ont pas voulu voir, qui n'ont pas eu le courage de dénoncer, pour ceux qui ont vu. Ils pensaient ne pas être la personne qui avait la responsabilité de le faire.

C'est une emprise qu'il a eue sur moi, sur ma famille en devenant un ami, une personne qui faisait partie du quotidien de ma famille. Mais aussi une emprise sur le club. - A.-E.Lemoine: Vous estimez à 400 le nombre de viols et d'agressions sexuelles que vous avez subi entre 12 et 14 ans.

Un stage à La Baule à 13 ans, la pire année de toute votre vie. A cette époque, vous collectionnez des autographes de joueuses que vous admiriez. Vous avez plusieurs fois pensé à vous suicider.

C'est aussi la raison pour laquelle vous avez écrit ce livre. Vous adressez à cette petite fille qui a pensé alors que la vie ne valait rien, mais qui s'est tout de même accrochée. - A.Cauchy: Ce livre, je le dédie à ma petite soeur.

J'étais très proche d'elle. L'emprise nous a séparées. Je pensais qu'en étant proche d'elle, elle serait proche de mon agresseur et qu'elle pourrait devenir une de ses victimes.

Je pensais qu'en étant proche d'elle, elle allait forcément découvrir ce qu'il se passait. Je ne pouvais pas lui faire porter le poids de ce silence. J'ai décidé de m'éloigner de ma soeur. 25 ans après, on n'a pas réussi encore à réparer cette relation.

Ce livre est aussi pour reconstruire, réparer cette relation avec ma soeur. Et plus largement, c'est pour que ça n'arrive plus. Quelque part, c'est mon héritage.

Ce n'est pas un hasard qu'il sorte un mois après les Jeux olympiques. Mon histoire, en l'écrivant, ça devient notre histoire. Je donne la responsabilité à tout le monde, que chacun fasse individuellement quelque chose pour la protection des enfants. - E.Tran Nguyen: Ca fait partie aussi de la réparation.

En 2021, votre agresseur est condamné à 18 ans de réclusion criminelle assortie à une interdiction d'exercer une profession avec des mineurs. 4 autres jeunes filles. Il a partiellement reconnu les faits.

Ca a été un soulagement? - A.Cauchy: Pas vraiment.

Il a reconnu la matérialité des faits pour les 3 autres victimes qui avaient plus de 15 ans. Il disait qu'elles étaient consentantes. Pour moi, il a admis les agressions sexuelles, mais pas les viols pendant toute la procédure pénale.

Finalement, il a admis, après mon passage à la barre, qu'il y avait eu ces viols et qu'il avait voulu oublier parce que ça envoyait une image de lui qu'il ne voulait pas avoir. Le juge lui a demandé laquelle il a répondu: "Celle d'un pédophile." Aux yeux du psychiatre qui l'a auditionné, ce n'était pas un pédophile parce qu'il y avait des pubères dans les victimes, mais ça lui a surtout renvoyé une image de pourriture.

Il a avoué les faits au moment du procès, mais ça ne m'a pas vraiment soulagé. Je ne sais pas si c'était vraiment honnête de sa part, s'il avait l'intention de demander pardon. A ce moment-là, je n'étais pas capable de le recevoir.

Ca ne fait qu'un an que je ne lui en veux plus. Pendant très longtemps, je rêvais qu'il me pourchassait. Ca se finissait de 2 façons: soit il me tuait, soit je le tuais ou ma soeur disparaissait.

Ca me réveillait. Aujourd'hui, je ne fais plus ce cauchemar. Ca fait seulement un an.

C'est aussi signe de résilience de ne pas lui en vouloir. Lui, ça ne lui change rien à sa vie et moi, ça m'a pourri la mienne. - A.-E.Lemoine: Vous êtes présidente et cofondatrice de l'association Rebond, pour accompagner d'autres victimes dans leur procédure pénale.

Vous êtes très engagée dans la protection et la détection de la violence dans le sport. Vous faites le constat que toutes les alertes, tous les signalements ne sont pas gérés. Il y a une plateforme, Signal-sports, créée il y a 4 ans qui n'est pas suffisamment efficace.

J.Guedj, vous avez siégé dans cette commission d'enquête sur les fédérations de sport. Il y a un problème de signalement non géré? - J.Guedj: Ca a été l'un des moments les plus forts de mes 2 années à l'Assemblée nationale, l'audition d'A.Cauchy.

Au-delà de ces témoignages, quand vous avez dit: "Il y a une petite fille qui est morte à 12 ans." Sur le fond, c'était une commission d'enquête sur les dysfonctionnements des fédérations sportives. Que ce soit sur les violences, le harcèlement...

Il y a un problème qui demeure...

Il y a eu des progrès, mais pas l'irrigation suffisante partout dans le monde sportif. La fédération savait, connaissait la réputation de votre entraîneur. Il y a aussi un changement de braquet qui suppose que l'Etat mette davantage la pression sur le fonctionnement intérieur de ces fédérations sportives, qui, trop souvent, sont un peu juge et partie de leur propre fonctionnement. - A.Cauchy: La plateforme n'est pas assez connue du grand public et du monde sportif, même des dirigeants sportifs.

C'est ça qui paraît encore fou. Plus elle sera connue, plus il y aura de signalements. Ca ne veut pas dire qu'il y a plus de victimes, c'est juste que ces victimes parleront et seront prises en charge.

Il faut passer par là. Mettre tout sur le tapis, ce n'est pas une solution. Ses victimes existent quand même et ne sont pas prises en charge. - A.-E.Lemoine: "Si un jour quelqu'un te fait du mal", c'est signé A.Cauchy.

Merci beaucoup d'être venue sur notre plateau. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.

La tempête Kirk provoque de fortes inondations. - L.Sénéchal: Cette tempête s'est accompagnée de véritables murs de pluie, visibles parfois depuis la côte, comme ici au Pays basque.

Il est tombé, comme prévu, par endroits, l'équivalent d'un mois de pluies en quelques heures. En Seine-et-Marne, seul département placé en vigilance rouge, les bateaux ont remplacé les voitures. Ce sont les rues de Coulommiers.

Les sauveteurs ont multiplié les interventions, y compris pour sauver des animaux. Les pompiers sont intervenus près de 500 fois à Paris et en Loire-Atlantique. A.Pannier-Runacher est venue avec son ancien collègue du gouvernement, F.Riester, aux côtés des sinistrés.

Le Premier ministre était dans la Vienne, un déplacement sans rapport avec les inondations. M.Barnier a tenu à rappeler la solidarité de l'Etat.

Cette tempête Kirk a fait au moins un mort, un plaisancier de 70 ans dont le voilier a chaviré. Son amie témoignait Au 13h de France 2. - Ils auraient pu rentrer plus tôt.

Ils ont dit qu'ils faisaient un petit tour et revenaient. Ca s'est levé un peu plus fort à 4h30. Le temps de revenir, si j'ai bien compris, ils étaient là à 5h30...

C'était impossible de rentrer. - L.Sénéchal: Les vagues passent au-dessus du navire de la SNSM à Sète.

La houle a obligé les sauveteurs à interrompre les recherches. - Ca a duré 2 heures. A la nuit tombée, nous sommes rentrés.

C'est un hélicoptère de la Marine nationale qui a pris le relais. - L.Sénéchal: Plus du tiers de la France a subi les fortes pluies de Kirk.

Ici, même à l'intérieur du métro parisien...

Des trains à l'arrêt dans 5 régions, qui ont pu repartir dans l'après-midi. 65 000 foyers privés d'électricité. Une inondation insolite, presque emblématique à l'Assemblée nationale.

C'est l'un des principaux bâtiments annexes qui est filmé par certains députés, y compris F.Ruffin. Les travaux de commissions ont dû être interrompus.

Certains hémicycles se sont retrouvés inondés. Lundi, le théâtre Tristan-Bernard a été inondé en pleine représentation. Il a fallu évacuer la salle.

Ici aussi, dans les locaux de "C à vous"...

Toute cette pluie amuse les internautes qui détournent un documentaire. - L.Sénéchal: On se reconnaît tous dans cette séquence. - J.Guedj: Encore un coup de F.Hollande. - A.Cauchy: T.Jolly a dit qu'il remerciait beaucoup la pluie, finalement. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, l'ouragan Milton a provoqué chaos et destruction. - L.Sénéchal: Il a traversé la Floride d'est en ouest.

Regardez les éclairs qui accompagnent ce monstre, visible depuis l'Espagne. Le cataclysme était précédé de tornade, comme celle-ci filmée il y a quelques heures. Au moins 10 morts pour l'instant, dans un bilan provisoire.

Milton était décrit comme l'un des ouragans les plus destructeurs depuis des siècles en Floride par Joe Biden. En moyenne, 170 km/h. Les journalistes des télés américaines se sont mis en scène en plein ouragan. - L.Sénéchal: Il vaut mieux se mettre à l'intérieur.

Des reporters qui luttent contre le vent. Ca donne quelques scènes un peu cocasses. ... - L.Sénéchal: Ce n'était pas la meilleure idée.

C'était un événement très dangereux. 3 millions de foyers privés d'électricité au sud-est des Etats-Unis. Le vent a provoqué d'énormes dégâts.

Cette grue est tombée sur un immeuble. Les autorités avaient dit aux habitants d'évacuer. "Si vous ne partez pas, vous allez mourir", disait la maire de Tampa Bay.

Ce stade avait été préparé pour accueillir 10 000 sinistrés potentiels. L'ouragan a arraché la bâche géante qui protégeait ces sinistrés. Une partie de la bâche s'est envolée.

La baie de Tampa sous les eaux également. Les inondations ont touché une grande partie de la Floride. Inondations Monstres qui apportent de mauvaises surprises.

Attention aux serpents et aux alligators. ... - L.Sénéchal: Ca, c'est à l'intérieur d'un habitat de Floride.

Il y a de belles histoires. Ce bateau retourné par la tempête, à l'intérieur, un vétéran américain un peu fou, qui est une personne personnalité locale. Il a survécu. 2 semaines après le passage de l'ouragan Hélène, qui avait fait 236 morts, les autorités n'ont voulu prendre aucun risque.

Au point de s'appuyer sur un système d'alerte, comme seuls les Américains peuvent s'en doter. Le nom d'une chaîne de restaurants fast-foods censés être ouverte 24H/24 et 7 jours sur 7. ... - L.Sénéchal: Merci c'est très sérieux.

Ca, c'est le gouverneur de Géorgie qui s'est rendu lui-même au centre opérationnel qui sert à centraliser les ouvertures ou les fermetures de ces restaurants fast-food. - A.-E.Lemoine: Des stars et beaucoup d'anonymes aux funérailles de M.Blanc. - L.Sénéchal: Un millier de personnes devant l'église Saint-Eustache.

Ca montre la popularité de M.Blanc. Il y avait tous ses camarades du Splendid.

Il y avait aussi C.Bouquet, la ministre de la Culture, R.Dati ou la première dame, B.Macron.

J.Balasko a dit quelques mots pour son ami. Elle lui a souhaité des "repas gastronomiques au paradis". - J.Balasko: Il y avait beaucoup de gens.

Il y avait même un Jean-Claude Dusse derrière. Du décor, de la musique, beaucoup de gens. - L.Sénéchal: Indissociable de son personnage de Jean-Claude Dusse.

Le loser auquel même le prêtre a fait référence. "Vas-y, fonce vers ton seigneur." Il a été salué par D.Besnehard. - Tout d'un coup, ça nous emporte.

C'était très classe, très élégant. Ca ressemblait à Michel. - C'était quelqu'un de très attachant, très pudique, de brillant.

Pour mon 1er film, il a été extraordinaire. Je ne savais pas où placer ma caméra...

Il faisait des petits gestes: "Je ne la mettrais pas là..." - L.Sénéchal: L'hommage d'I.Mergault. - C'était mon chouchou, mon idole, mon acteur préféré.

J'étais un peu son sosie quand j'étais plus jeune. - Je viens de Bordeaux. - C'est un des personnages qui m'a fait le plus rire. "Sur un malentendu..." - Pays merveilleux... - L.Sénéchal: "On a tous un peu de M.Blanc en nous." Ca, c'est M.Barnier qu'il avait dit.

Il a été récompensé à Cannes en 86 et César du meilleur second rôle en 2012. - A.-E.Lemoine: 2 grands tennismen ont annoncé leur retraite. - L.Sénéchal: D'abord, R.Nadal, légende du tennis, 22 Grand Chelem dont la moitié à Roland-Garros.

Il a annoncé sa retraite avec cette vidéo. ... - L.Sénéchal: Nadal a éclipsé la retraite d'un autre joueur, le Français R.Gasquet.

Ils ont quasiment le même âge. Ils se sont affrontés 17 fois pour 17 victoires de R.Nadal.

Chez les jeunes, c'est R.Gasquet qui gagnait. On va regarder une archive de 1996.

Il est présenté comme le Mozart, le futur du tennis français. - Le petit Richard, 10 ans, est le plus jeune des participants de ce tournoi. 2 ans le séparent des autres joueurs, mais il a toutes ses chances.

Le tennis, il y joue depuis près de 4 ans. On peut dire qu'il y est tombé dedans tout petit. - Je m'occupe du club.

Ca aurait été un problème s'il n'avait pas adhéré au tennis. - L.Sénéchal: La pression du papa de R.Gasquet.

Vous étiez plus R.Nadal ou R.Gasquet? - A.Cauchy: Je vais peut-être fâcher les Français...

J'aurais joué contre R.Nadal que j'aurais été pour R.Nadal.

C'était mon idole. J'ai reçu beaucoup de messages en me disant: "C'est fou, le jour où tu sors ton livre, R.Nadal prend sa retraite.

A croire que tous les 2, vous avez une nouvelle vie." - A.-E.Lemoine: C'est magnifique.

Merci. Dans un instant, D.de Vigan, J.Debbouze et 3 des jeunes humoristes qui vont l'accompagner en tournée dans le Jamel Comedy Club.

Styleto...