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InterviewLCI (sur YouTube)· 8 mai 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsJustice

"Les menaces grandissent" : John Bolton invité de Darius Rochebin sur LCI|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pour vous, est-ce que le budget militaire de 1000 milliards est une bonne nouvelle ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Faut-il comprendre cela comme une manière de montrer la détermination face à la Chine ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Européens sous-estiment le danger du Parti communiste chinois ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi Trump veut-il normaliser avec les Russes selon vous ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Trump joue avec l'idée de changer la Constitution. Est-ce une tentation autoritaire ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Êtes-vous aussi critique que Trump sur l'Union européenne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30John BoltonChiffre
    « Cela représente 150 milliards qui avaient déjà été ajoutés par les Républicains au Congrès. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

John Bolton, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes John Bolton au monument de la politique américaine, ancien conseiller à la sécurité nationale, actif sous Rigan, sous Bush Périfice, sous Trump 1 avant d'être critique à son égar.

D'abord ce qui rassemble peut-être les Américains, cet énorme budget militaire de 1000 milliards. Pour vous, est-ce que c'est une bonne nouvelle ? Cela devrait être une bonne nouvelle, mais la question qui se pose, c'est quelle est la véritable augmentation que cela représente dans ce budget proposé par le président Trump puisque cela représente 150 milliards qui avaient déjà été ajoutés par les Républicains au Congrès.

Et c'est un domaine dans lequel je suis d'accord avec le président Trump, nous tous en Occident et à l'OTAN devrions dépenser environ 5 % de notre PIB dans la défense. Le monde est très dangereux et nous devons compenser nos erreurs passées avec ces montants. Faut-il le comprendre comme une manière de de montrer la détermination face à la Chine ?

Je pense que nous devons augmenter nos capacités afin d'augmenter la dissuasion que ce soit contre les Russes en Europe ou des problèmes continus avec l'Iran et des groupes terroristes au Moyen-Orient. Et oui bien sûr contre la menace qui s'accroit de la part de la Chine et dans la région indo-acifique sans parler de l'arme nucléaire en Corée du Nord. Vous êtes un anticommuniste historique.

Je crois qu'à 18 ans déjà vous militiez pour la guerre du Vietnam aujourd'hui. Est-ce que les Européens sous-estiment le danger du Parti communiste chinois de la dictature chinoise ? Je pense qu'il y a beaucoup de gens dans le monde qui sous-estiment la mene de Pékin, notamment également des politiques américains.

Pendant trop longtemps, je pense qu'on a cru que la Chine voulait simplement une croissance économique et nous ne réalisions pas que la Chine a utilisé ses activités économiques afin de faire avancer son agenda politique et militaire. des entreprises chinoises comme ZTE ou Huawei par exemple ne sont pas que des entreprises de télécommunication, ce sont le bras armé de l'État chinois. Et on oublie souvent ce que Donchan Ping, le leader chinois qui avait choisi des principes économiques plus axé sur le marché, il disait que l'approche de la Chine ce serait de gagner du temps et cacher ses capacités et donc que le reste du monde ne voit pas ce qu'il prépare.

Et maintenant qu'on peut voir avec le recul qu'on a raté beaucoup de choses que faisait la Chine et qu'on apprend encore et on rattrape encore notre retard sur les avancées qu'ils ont pu réaliser. Donald Trump marque sa fermeté face à la Chine. En revanche, il veut normaliser avec les Russes.

Pourquoi selon vous ? Quel est son calcul ? Quel est son intérêt ?

S'il y a un intérêt, il faut se souvenir que Trump n'a pas de philosophie. Il n'a pas de grandes stratégies. Il ne fait même pas vraiment de politique au sens propre du terme.

Trump voit les choses à travers le prisme de ses relations personnelles avec les leaders étrangers. Il pense être ami avec Poutine, ce qui explique sa politique dans ce domaine. Mais la Chine, c'est un peu plus compliqué.

Il a été très antiine dans ses discours par le passé et notamment avec ses politiques en matière de droit douigniers qui ont été bien plus fermes contre la Chine que d'autres pays. Mais si Trump pensait pouvoir avoir le meilleur accord commercial historique avec Chijin Ping, et bien il saisirait cette opportunité. Monsieur Bolton, Trump n'exclut pas une action militaire au Groenland.

En parole en tout cas, il en est là. Selon vous, est-ce qu'il y pense vraiment ? Non, je ne crois pas.

Je pense que ce sont des paroles en Amérique on dit souvent que il y a beaucoup de mots et pas vraiment d'action. Et c'est comme ça que je décrirai la menace contre le Groenland, le Canada ou le Panama de la part de Trump. Je pense qu'il fait ça simplement pour se donner une bonne image.

Trump joue avec l'idée de changer la Constitution. Est-ce que pour vous c'est une hypothèse que Trump est une vraie tentation autoritaire, une tentation à la Jules César, une sorte de fin de la République romaine aux États-Unis ? Selon moi, la Constitution est très claire.

Il ne peut pas se présenter pour un troisème mandat et s'il essayait, je pense qu'il ferait une grande erreur. Cela arriverait rapidement à la Cour suprême. Et je ne crois pas qu'il y ait de doute sur le résultat de cette action.

Je pense qu'il des dommages au système politique américain comme il l'a fait pendant son premier mandat, mais je ne pense pas que cela constitue une menace existentielle. La Constitution, notre gouvernement et notre société sont bien plus forts que Donald Trump. Idéologiquement, vu d'Europe, vous êtes un homme de droite.

Dans certains domaines, vous n'êtes pas si loin de de Trump, notamment concernant l'Union européenne. Est-ce que vous êtes aussi critique que lui sur l'Union européenne ? Je ne pense pas que Trump comprenne vraiment l'Union européenne, mais j'ai été critique.

Moi, je suis un conservateur dans le contexte politique américain. Comme je l'ai dit, Trump n'a pas de philosophie. Son opposition à lieu est plutôt liée à la question commerciale et le fait que de nombreux pays membres de l'UE soient membres de l'OTAN et n'ai pas réalisé leur engagement de 2 % du PIB par rapport à au budget de l'OTAN.

Ce qui m'inquiète, c'est plutôt l'impact des institutions supranationales sur les principes démocratiques. Ça veut dire vous vous trouvez que l'Union l'Union européenne est trop supranationale ? Oui.

Selon moi, une des raisons qui a mené au Brexit ou des oppositions à l'UE au sein des membres actuels de l'UE, c'est que les institutions à Bruxelles soient très éloignées du peuple. et ils se sentent très éloignés et que des décisions sont prises à Bruxelles sur lesquelles ils n'ont pas de contrôle. John Bolton, il y a un phénomène entre Emmanuel Macron et Donald Trump.

Les deux hommes se parlent au téléphone, ils ont leur téléphone portable, il y a visiblement un lien privilégié. Est-ce que ça compte ? Est-ce que ça peut être quelque chose d'important pour l'avenir ?

étant donné que Trump perçoit les affaires étrangères via le prisme de ses relations personnelles et qu'Emmanuel Macron a la capacité de communiquer avec lui. Mais fondamentalement, à partir de mon expérience, je ne crois pas que Trump aime beaucoup Macron. Il l'écoute de temps en temps.

Macron peut le persuader parfois, mais la relation personnelle de base n'est pas de qualité. Il ne le critique pas, c'est déjà quelque chose. Je sais pas si vous avez noté.

Alors, il tape sur tout le monde à peu près en Europe, à part madame Méloni et et monsieur Macron. Il n'attaque pas monsieur Macron, ça c'est en public, mais on ne sait pas ce qu'il dit en privé. C'est-à-dire vous vous avez une idée ?

Je ne peux que rappeler me rappeler de quelques conversations lorsque j'étais conseiller en sécurité nationale où il ne faisait pas il n'était pas très élogieux, je dirais. John Bolton, aujourd'hui la l'idée de la guerre, les États-Unis ont fait beaucoup de guerres. Vous avez soutenu la guerre d'Irak de manière extrêmement active, cette idée de guerre préventise.

Est-ce que vous avez des regrets de cela aujourd'hui ? Je conseillais le président George W. Bush, je faisais partie de son ministère, son gouvernement.

C'était une politique de bouche et je pense que le monde est meilleur maintenant qu'il n'y a plus. Aujourd'hui encore, vous savez combien ça divise en Europe ? Pour certains conservateurs, ils disent même le mensonge le mensonge sur les armes chimiques qui était le vôtre était utile pour les autres.

Vous êtes un criminel de guerre. Vous êtes coupable, vous Chenny Bush d'un crime d'agression. Que répondez-vous à cela ?

Je pense que c'est tout à fait ridicule. Et concernant les armes chimiques, je conseilleraiis à chacun de regarder les rapports de la commission Rob Silverman qui avait été réalisé après la guerre par Bush pour enquêter sur la question des armes chimiques. Et elle montre clairement que quasiment le monde entier pensait que Saddam Husin avait des armes chimiques notamment Hans Blakes et d'autres représentants des Nations- Unies.

Et au final celui qui mentait c'était Saddam Husen. C'était du bluff mais le monde l'a cru. Monsieur Bolton, vous savez bien que c'était votre propagande.

L'idée du lien avec Al-Qaïda, des armes chimiques, tout ça était survendu. Peut-être était subtil, mais enfin quand même, c'est un crime d'agression s'en prendre à un pays qui ne vous a pas agressé. Non, c'est tout à fait faux.

Tout d'abord, les informations renseignements que nous avions et l'agression réalisée par Hussein quelques années avant contre le Kouwait et ce qu'on savait de la part des enquêteurs de l'ONU qui était allés en Irak après cette attaque contre le Kit et avait trouvé des armes un programme d'armes nucléaires très avancé. Et bien, c'était des raisons légitimes de croire que Saddam Hudsin continuait à poursuivre ses produits et ses projet d'armes de destruction massive nucléaire et chimique. Et c'était un élément fondamental d'autodéfense.

Un pays n'a pas besoin d'attendre avant que son peuple soit attaqué par des armes nucléaires pour se défendre. Un dernier mot de conclusion, John Bolton. Est-ce que les États-Unis sont toujours le gendarme du monde ?

Nous avons vécu beaucoup sous votre protection. Est-ce que c'est encore le cas ? Est-ce que vous dites les États-Unis avec ou centrum sont le chef du monde libre ?

Et bien vous avez peut-être aimé vivre sous notre protection si c'était le cas. En tout cas, moi je n'ai jamais perçu le monde les États-Unis comme le gendarme de la planète mais plutôt qui protégeait les intérêts nationaux et ceux de ses amis et alliés. John Bolton.

Merci beaucoup.