🔴 Discours du Premier secrétaire - CamPuS 2026
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[applaudissements] [musique] [musique] Merci, merci beaucoup les camarades. Merci beaucoup chers amis. Quel plaisir de vous voir si nombreux et surtout quel plaisir de vous voir avec autant d'énergie à blois. [acclamation] [applaudissements] Un grand merci, un grand merci à celles et à ceux qui ont permis l'organisation de ce moment. Bien sûr, merci au Parti socialistes et à ses équipes, à Olivier Fort, à la direction nationale. Merci aux dizaines de bénévoles, au service d'ordre qui rendent ces événements possibles. Merci à Marc Grcour, maire de Blois pour son accueil année après année.
[applaudissements][acclamation] Cette année à Blois, nous tenions le campus des jeunes socialistes pour la 5e année. toujours en innovant, toujours en rythmant ce moment de temps de formation, de débat, d'échange et surtout donc un grand merci à vous, un énorme merci à vous camarades jeunes socialistes, toujours présent en force. [acclamation][applaudissements] Camarades, vous êtes la jeunesse qui ne baisse pas les yeux. Vous êtes la jeunesse qui ne baisse pas les bras. Vous êtes la jeunesse dont le cœur bat et le point se lève toujours pour défendre la gauche et qui ne renonce jamais.
Camarades, nous nous retrouvons après un été qui restera dans les mémoires, un été avec des canicules à répétition, un été où des départements entiers ont brûlé, un été où des familles ont tout perdu en une nuit. Je veux d'abord dire notre reconnaissance profonde à tous nos élus de terrain, à nos sapeurs pompiers, aux agents de la sécurité civile, aux bénévoles devenus héros du quotidien. [applaudissements] Quand les flammes montées, ils n'ont pas hésité. Quand le danger menacé, ils ont accouru. Quand il fallait sauver des vies, ils ont tout donné.
Je veux aussi que nous pensions à celles et ceux qui ont étouffé dans le silence, aux ouvriers des chantiers, aux livreurs sous le soleil, aux étudiants coincés dans leur chambre de bonne sous les toits et qu'on le dise une bonne fois pour toutes et en particulier à ceux qui commentent depuis le plateau climatisé, la crise climatique est une lutte des classes. Oui, nous ne sommes pas tous égaux face au dérèglement du climat. [applaudissements][acclamation] Le peuple étouffe dans le béton pendant que les milliardaires se prélaassent dans leur jet privé. Plus que tout, cet été a donc révélé les inégalités qui traversent notre pays et qui s'expriment face au changement climatique.
Il a révélé une fois de plus l'impréparation totale du gouvernement qui n'anticipe rien, qui découvre année après année avec le même air surpris que le thermomètre grimpe et que les forêts brûlent. Et que fait l'extrême droite pendant ce temps ? Rien. Le vide absolu. Quelle est la réponse de Jordan Bardelard et Marine Le Pen face au drame du siècle ? Après avoir nié l'existence même du changement climatique, les voilà affichant une nouvelle priorité. Installer des climatiseurs. Voilà le niveau zéro de leur pensée politique. La clime pendant que le monde brûle. Les Français méritent mieux que ça.
Alors je le répète, parce que le capitalisme épuise les hommes et détruit la planète, nous devons changer de système. Et dire cela, ce n'est pas être anachronique, c'est dire la vérité des choses. D'un côté, les travailleurs subissent l'effort et la rigueur. De l'autre, les privilégiés inventels pour ger gaver des industries prédatrices. C'est une rupture modale morale historique que nous devons refuser. Et pour y faire face, il nous faudra allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté pour reprendre les mots de Gramchi. Allié une critique ferme de ce système pour opposer un nouveau modèle.
Alors, finissons-en avec l'accumulation et la prédation et instaurons le partage dans la justice et la solidarité. Nous nous retrouvons aussi avant une année qui doit permettre de tout changer, une année d'élection présidentielle, une année qui ne doit pas être une année de plus, mais une année pour tout bousculer. Notre génération, la jeunesse, sera la première concernée par cette échéance. Dans le monde d'aujourd'hui, on nous promet l'angoisse, le travail précaire, le logement inaccessible, le poids des bombes lancées par les dictateurs. Mais nous ne sommes pas nés pour subir.
Rien ne nous sera donné et ce sera à nous de nous battre pour pour que notre naissance ne conditionne pas notre destin, pour décider de notre avenir, pour un emploi que n que l'on choisit et non que l'on subit. pour un environnement respirable. Nous pouvons tout changer. Le temps de l'alternance est venu. [applaudissements][acclamation] Alors, faisons entendre notre génération. Faisonsla entendre ici, mais aussi par le vote. En octobre, dans quelques semaines, les socialistes désigneront leur candidat qui devra faire gagner la gauche pour 2027. Pas pour un candidat de plus, mais pour un candidat qui peut gagner.
Et je vous le dis, je crois sincèrement que rien n'est joué et que la gauche, elle doit accéder au second tour, mais elle doit surtout gagner au second tour et elle ne gagnera pas sans la jeunesse. [acclamation][applaudissements] Nous avons lancé il y a plusieurs mois une campagne d'écoute de la jeunesse et bien ces 15 prochains jours, nous continuerons de la porter partout parce que de Morley à Joign, de Gap à Rennes, de Fleur les Obés à Montauban, nous irons écouter cette jeunesse qui désespère et qui doit se faire entendre dans cette campagne et nous présenterons les résultats de cette consultation à tous les candidats à la primaire.
Et pour cela, je le dis aussi à cette jeunesse qui nous regarde et qui veut enfin espirer espérer qu'elle nous rejoigne, qu'elle rejoigne ce processus de primaire, qu'elle prenne s'incarte, qu'elle adhère parce qu'elle doit savoir qu'elle n'est pas seule, que ici aussi il y a des gens qui se battent au quotidien pour faire gagner leurs valeur. Nous sommes avec les jeunes socialistes, une génération révolutionnaire non pas par nostalgie dans notre siècle mais parce que la période actuelle l'exige. Se révolter aujourd'hui, c'est préparer l'avenir. Alors camarades, rappelons-nous les mots de Victor Hugo. Ce qui est combat dans le présent et victoire dans l'avenir. Voilà le sens de notre combat.
Voilà l'engagement qui est le nôtre. Voilà notre idéal socialiste. [acclamation][applaudissements] Et justement cet idéal socialiste, nous le faisons vivre au sein du Parti socialiste. Alors, j'aimerais chers camarades que vous accueillez de la meilleure manière possible avec le plus de bruit que vous savez le faire. le premier secrétaire du Parti socialiste, celui qui a redressé un parti que tout le monde disait mort, celui qui a réussi à faire de notre famille politique le camp central en France pour gagner en 2027. Je vous demande d'accueillir Olivier Fort. [acclamation][applaudissements] [musique] [musique] Olivier Olivier Olivier Olivier He.
[musique] [musique] [musique] He he [musique] Ah. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [acclamation][applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [musique] [musique] [musique] [applaudissements][acclamation] [applaudissements] [acclamation] Cher Marc, merci de nous avoir si bien reçu pour cette 7e édition de notre campus. Merci à Antoine et à la Fédération du Loiré Cher pour votre accueil. [acclamation][applaudissements] Merci à Réy et à l'ensemble des JS pour l'enthousiasme [acclamation] que vous mettez dans nos réunions.
[applaudissements] Merci aux secrétaires nationaux, merci aux bénévoles, merci aux permanents, merci à toutes celles et ceux qui avec le service d'ordre font que notre réunion puisse bien dans si bonnes conditions. [applaudissements] Vous avez toute notre gratitude. Je remercie également évidemment nos partenaires écologistes, communiste de debout, de l'après, de place publique, de la GRS d'avoir répondu présent. Vous êtes ici chez [applaudissements] vous au cœur de la gauche sur notre campus. [applaudissements] Chers amis, chers camarades, cet été, la France a brûlé sous nos yeux. Ce n'était plus une métaphore.
Des hectares de pain, de gars, de chaînes centenaires sont partis en fumée en quelques heures. Des villages évacués en pleine nuit et à chaque nouveau feu la même cidération, celle de voir se consumer en quelques heures ce que des générations avaient mis des siècles à faire pousser. La même stupeur de voir périr piégé par les flammes des millions d'animaux, chevreuil, écureuil, lapin, c'est tout le vivant qui meurt. à quelques kilomètres de chez moi, la forêt de Fontainebleau, vieille de 40000 ans, inspiration des impressionnistes, forêt dont Victor Hugo fut membre du comité de protection, a été elle aussi dévorée par les flammes.
Sur ces bois calcinés repose la suit de nos lâchetés et le charbon de nos aveuglements. Nous avons vécu un été dans l'enfer d'une canicule dont nous savons qu'elle sera désormais non plus l'exception mais la norme. Et si nous ne changeons rien, une étape vers pire encore. Enfer des incendies. Je crois pas qu'on devrait applaudir là parce que cet enfer, enfer des incendies, enfer des inondations, enfer des tornades, enfer des vies détruites. Je veux saluer ici nos maires nos présidents de département de région qui ont lutté et protégé nos concitoyens.
[applaudissements] Je veux évidemment avoir une pensée toute particulière pour notre camarade Martial Zaninetti, maire du Porsge et les habitants de sa commune [applaudissements] dont 183 habitations ont été détruites. [applaudissements] Évidemment saluer le courage absolu des pompiers, des militaires, des agriculteurs, de tous ces bénévoles qui sont venus combattre les flammes à plus de 1000 degrés. Oui, vous pouvez les applaudir. Oui, il mérite. Il mérite ces applaudissements. [applaudissements] [applaudissements] Bien sûr, [applaudissements] je pense aussi au drame absolu que subit le Népal.
Le monde entier est en proie aux conséquences de la crise climatique et la solidarité internationale se mobilise. Mais il ne suffira plus de dire notre peine ou de louer le courage, il faut maintenant agir. En 2022, après les incendies historiques de Gironde, les ministres se sont déjà déplacés. Ils ont déjà promis de tirer les leçons déjà annoncées des moyens nouveaux. 4 ans plus tard, la catastrophe est encore supérieure et les visites d'État ont surtout visé à masquer une improvisation coupable. Ils ont asséchié les crédits aux collectivités, divisé par 4 le fond vert, reporté l'achat de Canada.
Toutes ces restrictions qui se voulaient économie ont au final conduit à des pertes qu'ils estiment eux-mêmes à 15 milliards. Alors, qu'est-ce que c'est que ce plan d'urgence annoncé par le gouvernement ? 12 millions d'euros pour les collectivités quand l'achat d'un seul canader en vaut 47. Il faut reconstruire le Porsge, accompagner les enfants traumatisés, les habitants qui ne savent plus où dormir et qui doivent faire face aux assurances. Aider sinistré, leurs employés et toutes les communes touchées. Mais pourquoi reconstruire à l'identique si c'est demain pour connaître les mêmes conséquences ? Il faut désormais mettre un mot sur notre responsabilité, l'habitabilité.
Rendre habitable, c'est garantir les conditions d'une vie digne, de l'eau disponible, d'un air respirable, des écoles où l'on puisse apprendre, des forêts vivantes, une agriculture capable de produire, des villes où l'on puisse encore marcher et vivre dehors. Le climat n'est plus une politique parmi d'autres. La transformation écologique doit imprégner toute notre action. Je le dis, [applaudissements] l'heure du socialisme écologique a sonné. [applaudissements] La bifurcation écologique doit d'urgence devenir un investissement national.
Je propose de créer un grand fond national et européen doté de ressources permanentes permettant d'investir sur 20 ou 30 ans dans la diversification des forêts, les sols, la circulation de l'eau, la restauration des zones humides, la prévention des incendies et des inondations, l'adaptation des villes et la protection des populations. qu'il faut programmer, planifier car rien ne se fera en 3 mois. Les annonces marketing sans lendemain, ça suffit. [applaudissements] [applaudissements] L'environnement n'est par la droite et l'extrême droite que comme une dépense. C'est tout le contraire. La transformation écologique est un gisement d'emploi et une nouvelle odyssée industrielle à construire.
Alors, il faut mettre le paquet sur les énergies renouvelables qui sont les seuls à garantir un approvisionnement à la fois décarboné et vraiment souverain. Il faut faire ce que la France a su faire dans les années 70 avec la filière nucléaire. Elle doit maintenant le faire de la même manière avec les renouvelables. [applaudissements] Nous devons changer notre manière de définir nos fondations. Nous savons très bien valoriser une route ou un réseau électrique, mais pas ces infrastructures sur lesquelles reposent pourtant notre vie. Un sol capable de retenir l'eau, une forêt résistante au feu, une zone humide qui amortit une crue, une canopée qui protège une ville pendant une canicule.
Nous appelons encore environnement ce qui est en réalité au cœur de notre sécurité collective. Notre système est devenu absurde. Seul la destruction est rentable. Nous donnons un prix à l'arbre lorsqu'il est coupé. Mais pas lorsqu'il retient l'eau, stock du carbone, protège un sol ou rafraîchit un territoire. Il faut inverser cette logique qui privatise le bénéfice de la destruction et fait payer à la collectivité le coût de la réparation. [applaudissements] [applaudissements] Le toxin doit sonner. Tout le monde doit s'y mettre. Il faut cumuler investissement public et privés.
Je propose de suspendre le versement de dividendes pour toute entreprise qui ne s'engage pas résolument dans sa propre transformation écologique. [applaudissements] Pas écolo, pas de cadeau, assez perdu de temps. [applaudissements] [applaudissements] On nous dira écologie punitive, mais la punition, elle est déjà là. Et cette dette là, la dette écologique, personne ne pourra jamais l'effacer ni la rembourser. Voilà ce que devraient dire les agences de notation. Alors, soyons clair. Malgré tout, l'écologie ne convaincra jamais si elle consiste à demander aux plus modestes d'abandonner un mode de vie qu'ils n'ont pas les moyens de quitter.
On ne pénalise pas celui qui utilise sa voiture quand aucune alternative crédible n'existe. La justice sociale est la condition de la réussite de la transformation écologique. Notre projet ne peut pas être celui du moins pour tous. Il doit être celui d'une autre abondance. Plus de transport public, plus de logement confortable, plus d'arbres, plus de services publics, plus de temps, plus de santé, plus de nature accessible, moins de gaspillage matériel et davantage de vie. [applaudissements] Les libéraux veulent, paraît-il, une règle d'or. Nous leur en proposons une simple. Vous avez déifié l'or noir et bien nous voulons maintenant sanctuariser l'or vert.
Plus aucun budget plus aucun budget de l'État ne devra être présenté s'il demande plus à notre terre que ce qu'elle peut nous donner. J'entends [applaudissements] j'entends déjà le cœur des plurnicheurs, parfois réunis au même endroit à Roland Garos. [applaudissements] Tous ceux Tous ceux qui vous diront que ils vont maintenant quitter le pays parce que décidément nous soyons une gauche réfractaire au business. On nous promettra le FMI, la ruine, la désolation. Mais rassurez-vous, rien de tout cela n'arrivera. En revanche, si vous nous faisons rien, vous vivrez vous, vos enfants, vos petits-enfants et leurs enfants après eux.
les pénuries et l'inflation sur les produits alimentaires, les conflits d'usage autour de l'eau, les passoirs thermiques, le travail rendu impossible dans tous les métiers où la climatisation est absente. dépendance énergétique [applaudissements] est plus chaud [acclamation] plus chaud plus chaud plus chaud est plus chaud plus chaud plus chaud [applaudissements] [acclamation] chaud chaud chaud chers amis j'espère que nous serons moins chauds que le climat nous devons devenir une nation résolument verte et parce que la France France adoptera cette attitude implacable avec les pollueurs. Vous verrez, vous verrez, le monde l'adoptera. François Mitteran avait cette si belle formule.
Quand la France rencontre une grande idée, elles font le tour du monde ensemble. Je le crois toujours. [applaudissements] Chers amis, [applaudissements] je suis aussi venu vous parler d'un autre feu qui avance à la même vitesse, avec la même logique de dévastation et que nous regardons parfois avec la même sidération impuissante qui précède trop souvent le moment où il est déjà trop tard. Ce feu-là ne brûle pas les arbres, il brûle ce que nous avons mis nous socialistes et toute la gauche un siècle à construire. La sécurité sociale, l'école de la République, le droit d'asile, l'égalité devant la loi, le refus des discriminations, l'état de droit.
Ce feu qui vient de l'extrême droite n'a pas besoin de vent pour se propager. Il se nourrit de la peur, du ressentiment, des frustration et il faut bien le reconnaître, son meilleur combustible, c'est la politique menée depuis 10 ans par Emmanuel Macron. [applaudissements] Dans les années 2000, la richesse par habitant se positionnait 15 % au-dessus de la moyenne des pays de l'Union européenne. Aujourd'hui, nous sommes en dessous de la moyenne. la fable du ruissellement que l'on nous a tellement servi. Plus les riches seraient riches et plus les gouttes viniraient par nourrir celles qui et ceux qui au bas de l'échelle n'attendent que leur ruissellement. Cette fable ne tient plus.
Le chômage est reparti à la hausse. La dette se creuse et tout indique notre affaiblissement. Le macronisme a tourné le dos à notre passé de grande puissance industrielle, scientifique, sanitaire, diplomatique. [applaudissements] Alors oui, on est là. On est là. [acclamation] [acclamation][applaudissements] On est là, on est là, [acclamation][applaudissements] on est là. Seigneur, on [acclamation] est là, on est là, on est là. [acclamation] Chers amis, vous avez raison de dire que nous sommes là, mais regardons tout de même les choses en face. À 8 mois de la présidentielle, l'extrême droite n'a jamais été à un niveau aussi élevé. Elle n'est plus simplement à la porte du pouvoir.
Elle a déjà mis un pied dans notre baillement. Elle prospère sur le terreau que nous connaissons aussi bien. La désindustrialisation qui a vidé moyennes, le constat d'un état qui a déserté certains territoires avant que l'extrême droite vienne elle-même y installer ses propres permanences. La peur du déclassement chez ceux qu'on avait à qui on avait promis que leurs enfants vivraient mieux qu'eux. Et comme les feux cet été, l'incendie politique avance vite parce que les conditions sont réunis. Une défiance sèche comme l'herbe en août. Un débat public qui s'embrase à la moindre étincelle des digres républicaines qu'on croyait des parfeux et qui cèdent une à une.
Ce n'est plus un risque lointain, c'est déjà une trajectoire. La question n'est plus de savoir si le feu peut arriver jusqu'à nous. Il est déjà là. Et je le dis avec une colère qui n'est pas feinte. Cette progression de l'extrême droite, la droite dite républicaine n'y est pas pour rien. Elle y participe jour après jour qu'elle l'assume ou non. Elle a commencé elle a commencé par emprunter son vocabulaire. puis ses obsessions, puis de plus en plus souvent ses voix à l'Assemblée et au Sénat.
Chaque fois qu'elle choisit de débattre sur le terrain de l'extrême droite, plutôt que de le refuser, elle légitime un peu plus cette idée que le terrain est le terrain de l'extrême droite est le seul terrain possible. Chaque texte sur l'immigration, chaque convergence, qu'elle soit murmurée ou plus assumée, est un pas de plus dans la même dans la même mauvaise direction. Et je leur dis, on ne se rapproche jamais du feu sans s'y brûler. Et ceux qui pensent pouvoir emprunter les mots et les propositions de l'extrême droite sans en payer un jour le prix se trompe devant l'histoire.
[applaudissements] national la je [applaudissements] le fond national et la jeunesse en le fond national et la [acclamation] jeunesse envers [applaudissements] le fond national et la jeunesse envers le fond national et la jeunesse le national voilà pourquoi nous devons dresser la digue ne rien lâcher de ce qui fonde l'identité profonde de notre pays depuis la révolution française. Nous sommes là, vous et moi, comme au premier jour humble mais fier d'une histoire qui se confond avec celle de toutes les grandes conquêtes sociales. Nous sommes, c'est vrai, entrés dans le temps des ogres. Le pouvoir brut est de retour et ne se cache même plus.
L'extrême argent, c'est cyniquement choisi l'extrême droite comme allié et réciproquement. C'est notre mission de les arrêter avant qu'il ne nous dévorent. Nous assistons à une nouvelle mutation du capitalisme. Entendons-nous bien. Je ne parle pas ici des entreprises intermédiaires, des PME ou des petits entrepreneurs qui défendent leur métier avec passion. Je parle du système capitaliste incarné par les grands groupes, de la tech, de l'énergie, de l'agroalimentaire, souvent détenu par des fonds de pension sans âme. Le capitalisme des premières révolutions n'était pas le paradia loin de là.
Mais les combats du mouvement ouvrier, nos conquêtes politiques avaient permis d'arracher des droits nouveaux et de mettre le partage de la valeur à l'agenda. Désormais, la planète brûle par l'avidité sans fin d'un néoccapitalisme forcené qui ne voit dans la nature qu'un immense champ de profit financier. Les nouveaux cannibales ne ressemblent pas aux industriels du 19e siècle ni même au conglomérat du 20e. Il porte le capitalisme dans sa forme prédatrice ultime. Il mange la planète comme on dévore un capital joyeusement, méthodiquement en se distribuant des dividendes jusqu'à l'os.
Le capitalisme numérique et énergétique a besoin de métacritique, de terre rares, de capacité de calcul, d'accès à une énergie abondante et stable. Il ne peut pas fonctionner sans lithium, sans cobalt, nickel, cuivre, graphite, galium, silicium et pour assurer sa domination. Ce capitalisme n'est plus seulement un système de production et d'échange. Il ne produit plus, il capte, il capte l'eau, l'énergie, les sols, les ressources rares. Les urgences collectives n'entrent plus dans ces préoccupations. Ce qui les enrichit en réalité nous affaiblit. licencier des salariés dont on ne connaît ni le visage ni le nom.
barrer la route des baleines pour installer une plateforme de forage, explorer exploiter pardon la forêt d'Amazonnie jusqu'à jusqu'à sa destruction totale. Tout cela relève de la même mécanique, leur profit avant nos vies. Et ce qui est nouveau, chers camarades, ce qui est nouveau, c'est que les États-Unis d'Amérique qui sont à la fois la plus grande démocratie du monde et la plus importante force militaire, s'affranchit désormais du droit international et menace l'ordre mondial pour imposer un nouvel ordre géopolitique. La liberté que promuve Trump et ses amis, c'est la liberté des nouveaux colons à la recherche de nouveaux esclaves pour servir de nouveaux empires.
C'est le retour de la loi du plus fort. Et bien moi, je veux porter avec vous la loi du plus juste. [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Il y a une différence fondamentale entre la droite, l'extrême droite et nous. Il nous répète à tout tête que la liberté serait l'absence d'entrave, l'absence de règles de lois qu'il suffirait de retirer l'État, qu'il faut limiter la redistribution pour libérer les énergies. La liberté consisterait simplement à ne pas être empêché. Ce qu'ils nous vendent en réalité, c'est la liberté du renard dans le poulailler. Pourtant, c'est la règle qui protège et donne à chacun les conditions de sa liberté.
Et c'est précisément ce par feu, l'état social que la droite et l'extrême droite, sous couvert de rendre au français leur liberté s'apprêtent à démanteler. Elles agitent bruyamment la tronçonneuse de Miley et de Trump. moins d'impôts, moins de protection, moins de service public. Mais pour nous autres, pour nous autres, qu'est-ce qui est la liberté ? La liberté, c'est disposer réellement des moyens de devenir ce qu'on est capable d'être. En théorie, bien sûr. [applaudissements] En théorie, bien sûr, la misère ne supprime pas la liberté, mais en pratique, elle la rend inaccessible. Le socialisme est d'abord une politique des capacités réelles.
Il ne promet pas seulement l'égalité devant la loi. Il donne à chacun les moyens de sa liberté. [applaudissements] Cette liberté [applaudissements] ne tombe pas du ciel, elle se construit et se protège. C'est tout le sens de ce que face à la loi du plus fort, j'appelle la loi du plus juste. Non pas une loi qui contraint la liberté, mais la condition qui la rend possible. La sécurité sociale n'a jamais été une entrave à la liberté des Français. Elle est au contraire ce qui a permis à des millions d'entre eux de ne pas être esclave de la maladie ou de la vieillesse. [applaudissements] L'école gratuite n'a jamais confisqué la liberté des enfants.
Elleur a donné chaque dig, chaque digue que la gauche a bâti au 20e siècle n'était pas une prison, elle était un parfeu. Et nous devons maintenant retrouver le fil historique du socialisme français. À chaque époque, la gauche, nous avons identifié une nouvelle frontière de l'émancipation. Hier, il fallait arracher, plutôt avant-hier, il fallait arracher l'enfant au travail. Hier, le salarié à l'arbitraire patronal, le malade a la peur de ne pas pouvoir se soigner, le vieillard à la misère. Sur tous ces conquis, il ne faut pas reculer mais consolider. Mais aujourd'hui, [applaudissements] oui, il faut consolider. Mais aujourd'hui, de nouvelles vulnérabilités apparaissent.
L'accès à une alimentation de qualité, le logement, la dépendance, l'isolement, la précarité du travail, l'enfance mal protégée, les fractures territoriales. Notre devoir n'est pas simplement de conserver pieusement l'état social du 20e siècle, c'est déjà pas mal. Mais il est d'en prolonger la promesse au 21e siècle. [applaudissements] [applaudissements] Ça marche pas. On fera des pupitres un jour avec un truc pour mettre le verre d'eau. Aujourd'hui, un français sur 5 renonce à bien manger faute de moyens pendant que l'agroindustrie dicte ce qui finit dans nos assiettes. Est-ce que la qualité de l'alimentation, est-ce que c'est juste que cette qualité dépende de vos revenus ?
Est-ce juste qu'il y ait une malbouffe pour les plus pauvres et un accès à une nourriture de qualité pour les plus aisés ? Je le dis avec vous, la liberté de bien manger ne peut dépendre du seul compte en banque. Une sécurité sociale de l'alimentation est déjà expérimentée à l'État embryonnaire dans plusieurs villes. Demain, elle peut prendre la forme d'un fond national qui permette aux familles les plus modestes de faire leur courses à des tarifs réduits pour une nourriture de qualité en quantité suffisante. Et c'est cela que nous devons maintenant chercher à conquérir [applaudissements] le socialisme Leisme ne peut pas être une tièdeur, une molesse.
Le socialisme est dans son essence même révolutionnaire. Alors, notre radicalité [applaudissements] notre radicalité n'est pas Tony Truance, mais elle consiste à aller à la racine des choses. quand le logement absorbe la moitié des salaires, quand l'école n'a plus les moyens d'empêcher la reproduction des inégalités, quand le travail ne permet plus de vivre décemment, quand l'héritage décide davantage d'un destin que le mérite ou le talent, nous ne pouvons pas nous contenter de poser des rustines sur l'injustice. Nous voulons, nous devons en supprimer les causes.
[applaudissements][acclamation] Alors tous ensemble, [applaudissements] nous porterons dans cette campagne qui s'annonce cette radicalité tranquille mais tranchée, celle de François Mitteran et de la gauche unie en 81. Cette radicalité cette radicalité souriante celle de Léon Bloom et du Front Populaire en 1936. [applaudissements] [acclamation] unité [applaudissements] cette radicalité méthodique, celle de Lionel Jospin et de la gauche pluriel en 1997, [applaudissements] qui oserait dire que les socialistes n'ont pas changé la vie.
Toutes les grandes lois sociales l'ont été sous nos gouvernements les 5 semaines de congé payés, la retraite, les 35 heures, la couverture maladie universelle, le revenu minimum, les droits dans l'entreprise et de l'abolition de la peine de mort avec Robert Badinter. Oh mariage pour tous avec François Hollande, nous avons donné à l'humanisme son accomplissement.
[applaudissements] Et c'est nous, c'est nous qui porterons dès les prochains jours la loi intégrale contre les violences faites aux femmes avec Céline Thébo Martinez, avec Boris Valallot, avec Patrick Caner et c'est nous qui portons le combat des 160000 mineurs qui sont aujourd'hui confiés sociale à l'enfance avec Isabelle Santiago et Aida. [applaudissements] Oui [applaudissements] oui, il nous reste tant à faire. Et avant d'aller plus loin, je veux justement m'adresser à la jeunesse trésor d'une nation. Je suis le repère de quatre enfants, d'une tribu de 6 avec ma compagne. Ma maison, je dois bien le confesser, est une auberge espagnole. Je dis ça pour nos amis du PSE qui sont parmi nous.
Et un salut fraternel à notre camarade, ami et modèle Pedro Sanchez. [applaudissements] [applaudissements] Chers amis, oui, je voulais m'adresser à la jeunesse de notre pays parce que je mesure tout ce que nous ne lui avons pas donné. Jeunèse de ce pays, nous vous devons des excuses sans ironie ni démagogie pour n'avoir pas su protéger du chaos écologique, pour n'avoir pas enrayé une pauvreté qui broie aujourd'hui 10 millions de personnes et singulièrement plus de 4 millions parmi les moins de 30 ans. pour pour vous avoir trop souvent négligé plutôt que de répondre aux angoisses de votre génération.
Alors, je vous le dis et je le dis en notre nom à tous parce que je sais que nous partageons ce point de vue. Je ne peux, nous n'accepterons pas l'effondrement psychique de notre jeunesse. Un lycéen sur 5 confie hélas avoir eu des pensées suicidaires. Cette dégradation amplifiée depuis la COVID tient à l'angoisse climatique. 70 % des jeunes se déclarent échoanxieux au harcèlement numérique, aux inégalités et aux discriminations. Alors, nous proposerons un retour massif des psychologues scolaires et de tous les encadrants capables d'alerter, d'apaiser et de soigner.
[applaudissements] Je ne peux pas, nous ne pouvons pas accepter que des enfants soient battus, violence des familles, écrasés par la honte et l'inertie des des services sociaux exang. Alors à ces enfants, je le dis, je vous crois par principe contre vents et maré. Je vous crois [applaudissements] au pays des Hussars de la République, nous voulons des classes à 19 élèves pour donner à chacun sa chance et mener le grand combat pour l'éducation.
[applaudissements] celui que la militante, l'activiste pakistana Malala Yusa, je sais pas si je prononce bien et je m'excuse déjà auprès d'elle si elle nous écoute, prix Nobel à 17 ans et qui à la tribune des Nations Unies avait prononcé cette phrase magnifique un enfant, un professeur. Un livre et un stylo peuvent changer le monde. [applaudissements] [applaudissements] Pour les enfants qui arrivent le ventre vide à l'école, je veux un petit- déjeuner gratuit dans les écoles. [applaudissements] Nous le ferons en constatation avec les maires [applaudissements] la période appelle des mesures tranchées et concrète. Nous sommes le pays de Racine.
Hugo, Zola, Duma, Baudler, Duras, Sonard, Vuillard, Mathieu Slimani, j'en oublie tant. Et je veux avec vous que nous redonnions le goût et le plaisir de lire qui est le meilleur antidote aux écrans ? [applaudissements] [applaudissements] Pardon de convoquer un souvenir personnel, mais enfant, mon père nous lisait à voix haute les pièces de théâtre et les livres qu'il aimait. un souvenir qui m'a armé pour la vie et c'est un grand service public de la lecture que je nous invite aujourd'hui à créer en y associant les auteurs, les créateurs, les poètes, les comédiens au service des plus beaux textes. Ouvrir la culture à tous, c'est offrir à chacun sa liberté.
[applaudissements] Je veux que chaque enfant dispose d'un capital républicain qui permette notamment à ceux qui ont quitté le système scolaire prématurément de disposer d'une seconde chance pour se former, se reconvertir ou créer son activité professionnelle. [applaudissements] économiser sur nos enfants, c'est faire tourner le monde à l'envers. Il faut assumer Oui, il faut assumer la bataille de la fiscalité. L'impôt n'est pas une punition, il est la cotisation que nous versons à la civilisation commune. [applaudissements] L'impôt l'impôt n'est pas un gros mot. L'impôt finance ce que personne ne peut financer seul. Enfin, je parle pour le commun des mortels, mais pour tous les autres.
l'école, la santé, la justice, la sécurité, toutes ces infrastructures qui créent la solidarité entre toutes et tous sont financés par l'impôt. Et nous devons donc maintenant veiller aussi à ce bien commun, remettre de la progressivité là où elle a reculé, évaluer systématiquement les centaines de milliards d'aides et de niches fiscales, conditionner les aides publiques à des obligations précises en matière d'emploi, de salaire, d'investissement et de localisation de l'activité. [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Il n'y a pas de hasard, il y a des choix.
Chaque réduction fiscale non évaluée est une école qui n'ouvre pas, un service d'urgence qui ferme. La fiscalité, c'est le miroir qui nous est tendu, qui nous dit qui nous dit qui nous avons décidé de protéger en priorité. Tout est question de choix. Nous avons [applaudissements] découvert pendant la crise sanitaire que la France ne produisait plus le paracétamol qu'elle consommait. Ce n'est pas un accident de l'histoire, c'est le résultat de 40 années de délocalisation au nom du profit et au détriment de notre système de santé. [acclamation] [applaudissements] La même vulnérabilité traverse notre défense.
La loi de programmation militaire, le pilier européen de défense, ce ne sont pas des défiers réservés aux experts. Un continent qui ne peut pas assurer sa propre sécurité n'est pas un continent libre. Il est un continent qui négocie sa liberté avec ceux qui ont gardé les moyens de la leure. Alors, nous ne voulons pas d'une Europe qui dépend des humeurs ératiques du locataire de la Maison Blanche. Nous sommes nous serons au côté de la résistance ukrainienne pour défendre leur et notre liberté. C'est ça la France. [applaudissements][acclamation] [applaudissements] C'est ça la France. Et j'en viens précisément à ce que l'extrême droite essae sans cesse de nous voler. Notre identité.
L'extrême droite a fait de ce mot son arme favorite en le rétrécissant jusqu'à l'étouffement. Une identité fermée, rabouille, figée qui exclut plus qu'elle ne rassemble. Alors, relisons. Relisons Patrick Veille, Amine Malouf, Édouard Glissant. L'identité française ne s'est jamais construite dans la pureté. Elle s'est construite dans la relation. [applaudissements] [applaudissements] Nous sommes une France qui n'est ni éternelle, ni mais vivante. Un pays dont l'identité a évolué au fil des siècles, qui s'est métissé, un pays qui s'est enrichi de ses apports extérieurs. Aucune couleur de peau, aucune religion, aucune généalogie ne définit l'appartenance à la nation.
[applaudissements] Nous sommes Nous sommes toutes et tous [applaudissements] les héritiers des soldats de Valmi, [acclamation] des résistants du Vercorp, des combattants de Birakheim. Dès lors que nous épousons les valeurs de la République, je le sais et vous aussi plus que jamais parce que le racisme, l'islamophobie, l'antisémitisme explose dans notre société. Nous devons nous battre contre les préjugés. Il n'est pas acceptable qu'une partie de la population ait moins de chance de réussite, moins d'accès à l'emploi. Il est indigne qu'une partie de nos compatriotes se voi déigner le droit de se sentir pleinement français génération après génération.
[applaudissements] Alors, [applaudissements] personne, je dis bien personne ne nous reprendra le mot de nation. La nation n'est pas l'addition de ceux qui se ressemblent. Elle est l'organisation politique de nos différences autour d'un destin commun. C'est la défense commune d'un idéal qui se résume de quatre mots : liberté, [acclamation] égalité, fraternité, laïcité. [applaudissements] Notre patriotisme [applaudissements] n'a rien à voir avec le nationalisme. Le nationalisme a besoin d'ennemis pour fabriquer de l'unité. Le patriotisme républicain, lui construit de l'unité en donnant à chacun une place dans le récit commun.
[applaudissements][acclamation] Et ces racines communes, [applaudissements] c'est notre état social qui les tisse. L'école, les services publics, ce ne sont pas des dépenses. Ce sont les seuls lieux qui restent où un enfant de cadre, un enfant d'ouvrier partage encore quelque chose. Voilà pourquoi nous tenons à la mixetité scolaire. Quand l'école se ferme sur elle-même, c'est la nation entière qui perd son ciment. [applaudissements] Défendre l'état social, [applaudissements] c'est défendre le seul endroit où l'on continue de faire nation ensemble. Voilà pourquoi les services publics sont aussi des institutions démocratiques.
Une maternité, une école, une gare, un bureau de poste, un tribunal, un commissariat ne sont pas seulement des lignes budgétaires. Ils disent à chaque citoyen où que tu habites, tu comptes. du compte. Oui pour la République [applaudissements] et quand ils disparaissent. Ce n'est pas seulement un service qui s'éloigne, c'est la République elle-même qui devient plus lointaine et c'est dans ce vide que s'installe alors le ressentiment, l'abandon et tous ceux qui ne croient plus que la démocratie peut encore les protéger. Car ce qui se joue derrière chaque incendie que j'ai décrit, c'est une bataille pour l'imaginaire.
Regardez bien Poutine, Sijingping, Trump, ce sont des hommes qui ont compris l'intérêt de confisquer l'imaginaire d'un peuple pour décider de ce qui est racontable, de ce qui est pensable, de ce qui est désirable. L'autoritarisme du 21e siècle ne commence pas forcément par des chars et des canons. Il commence d'abord par des récits qu'on nous impose, par une histoire qu'on nous vole. Et défendre la liberté aujourd'hui, c'est aussi défendre notre droit collectif à raconter notre propre histoire. C'est défendre la culture et la liberté de l'information.
[applaudissements] Les forces autoritaires [applaudissements] prospèrent lorsqu'elles réussissent à convaincre qu'il n'existe plus d'avenir commun, seulement des menaces, des ennemis et des déclins. Alors, affirmons-le, un autre futur est possible. La politique est la capacité d'un peuple à imaginer ensemble un avenir qui n'existe pas encore et à décider de le construire. [applaudissements] L'État doit se comporter en stratège protecteur et organisateur du temps long. Un état qui ne se contente pas ou plus de compenser les dégâts après coup.
Un état qui fixe des priorités nationales, investi dans de nouvelles odyssiées industriels, anticipe, organise les transitions sociales, garantit l'égalité entre les territoires et protège les biens essentiels. Il nous faut retrouver la capacité à penser à 10 ans, à 20 ans, à 30 ans. L'un des drames de nos démocraties est qu'elles savent ce qui les menaces mais qu'elles continuent à gouverner à l'horizon du prochain trimestre budgétaire. Gouverner, c'est aussi représenter les générations futures qui par définition ne votent pas encore. Gouverner ne devrait jamais consister à sacrifier l'avenir au présent. [applaudissements] Cela passe par le budget qui vient.
J'assume d'avoir cherché avec Boris et tous nos camarades du groupe socialiste à l'Assemblée, avec nos camarades du groupe socialiste au Sénat. J'assume et nous assumons d'avoir cherché à obtenir un compromis sur le budget précédent. Nous avons tenu des avancées, la suspension de la réforme des retraites, [applaudissements] le repas à 1 € aussi cher à Fatelo Hashi, [applaudissements] la hausse de la prime d'activité pour les salariés modestes.
[applaudissements] Nous avons obtenu que l'on ne touche pas aux franchises médicales, que les pensions de retraite ne soient pas sous-indexées, que les prestation sociales RSA allocation handicapés ni même vieillesse allocation pour le logement ne soit pas gelé. que plusieurs centaines de milliers de salariés non imposables ne rentrent pas dans l'impôt sur le revenu. Sur tous ces sujets, nous avons obtenu qu'en 2026, le musée des horreurs demeure une fiction. [applaudissements] Nous avons là obtenu un rép. [applaudissements] Mais comprenons-nous bien, ce que nous voulons, ce n'est pas simplement une trêve momentanée, c'est un changement de politique.
Le premier ministre [applaudissements] Le Premier ministre entend ouvrir le dialogue. Nous ne l'avons jamais refusé, mais nous viendrons avec nos propositions, celles qui seront définies dans les prochains jours avec les groupes parlementaires. À quelques mois d'une élection présidentielle, chacun aura à se définir. Je souhaite que dans le débat, nous puissions démasquer l'extrême droite, que chacun comprenne ce qu'elle défend et qui elle défend au-delà de ces slogans. [applaudissements] Ce débat budgétaire sera partie intégrante du débat présidentiel.
[applaudissements] Mais je le dis aussi, qui pense sérieusement que le Premier ministre aura encore la force d'imposer à ces deux prédécesseurs à Matignon le moindre compromis ? Gabriel Atal et Édouard Philippe annoncent vouloir rapprocher l'unette du brut par une baisse des cotisations sociales et et comment ces génies entendent financer ses pertes pour la sécurité sociale ? Le premier veut réduire la protection sociale et augmenter parallèlement l'impôt le plus injuste la TVA. Bilan des courses, ce que les salariés pourraient connaître peut-être comme embelléli la première année, ils le rendront à la caisse du supermarché.
En revanche, pas touche multimillionnaires, au milliardaires avec la taxe Zucman. Quant au second Édouard Philippe, il entend livrer 15 % de nos retraites à la capitalisation alors même qu'il sait parfaitement cyniquement que les Français qui ont tant de mal à finir le mois n'auront jamais aucune épargne à placer. Et les femmes les femmes plus touchées par le temps partiel et les écarts de salair seront doublement pénalisé par ce modèle strictement individuel. [applaudissements] [applaudissements] Et bien moi, je leur dis en votre nom, les cotisations ne sont pas des charges mais notre protection collective.
[applaudissements] Et et si vous voulez augmenter le pouvoir d'achat des Français, alors augmentez le SMIC. Convoquez une conférence salariale où l'État conditionne ses aides à l'augmentation des salaires et commencer par se des femmes. Encadrer les loyers, faites baisser le coût de l'énergie. fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG pour la rendre progressive [applaudissements] et ne comptez pas sur nous pour assurer la survie du macronisme. Nous avons su prendre nos responsabilités dans le cadre d'un compromis exigeant qui a évité de cumuler la crise politique à une crise géopolitique et énergétique. Mais personne ne nous fera avaler cette potion qui n'a ruisselé nulle part depuis 10 ans.
Si la copie qui sort des débats et celle le messieur Atal et Philippe avec le soutien de l'extrême droite. Je le dis, nous censurerons. [applaudissements] [applaudissements] Voilà mes amis, [applaudissements] nous y sommes. C'est maintenant que tout commence. Nous sommes toutes et tous engagé ici dans cette salle pour vivre ces moments, ces combats portés à l'incandescence. Car cette bataille présidentielle sera aussi le grand moment de la bataille culturelle. Elle peut se résumer à une question : quel prix accordons à notre commune humanité ?
Quel prix accordons-nous à l'émancipation, au progrès social, à la vie digne, au droit de chacun à vivre dignement, pleinement, totalement dans sa diversité, dans son unicité. [applaudissements] Nous voulons un monde où chacun, un monde ouvert où chacun peut développer ce qu'il est, où il est, en contribuant à son bonheur et à celui du pays où il vit. C'est le respect de la dignité humaine, de la démocratie. de l'universalisme. C'est la bataille de la paix non seulement dans notre pays mais entre les nations de Boucha à Gaza. Chaque vie compte. [applaudissements] Le droit international Le droit international doit être respecté.
La convention de 48 sur la prévention des génocides doit être respecté et nous devons revendiquer d'être au premier rang de ces combats. J'ai en mémoire J'ai en mémoire chers camarades [applaudissements] la phrase émerveillée prononcée par Yuri Gagarin. C'est à courant de citer Yuri Gegar dans les discours, mais je vais le faire après son russe qui plus c'est dire leur influence. Je fais toujours un appel à Poutine avant de prononcer quoi que ce soit pour être sûr qu'il approuve.
Et donc je vais citer effectivement non seulement un russe mais un soviétique Yuri Gagarin qui après son premier vol spatial accompli après le premier vol spatial accompli par un être humain 108 minutes de vol en orbite et à la descente cette phrase peut-être simple mais magique Garen dit c'est tout simplement merveilleux. La terre est bleue. [applaudissements] Tous tous les astronautes de la terre le disent. Vu de l'espace, il n'y a pas de frontière, pas de guerre. Que la beauté des mers, des montagnes, des rivières et c'est infiniment bleu. Cette harmonie est le vrai sens de la vie.
C'est à cela que nous devrions nous consacrer à créer l'harmonie en prenant des décisions basées sur la loi du plus juste. Au socialisme depuis s'est battu depuis l'origine s'est battu pour que chacun sa part du monde. Il doit désormais se battre aussi pour que le monde lui-même demeure habitable et partageable. [applaudissements] Aujourd'hui, plus que jamais, l'histoire attend de nous du courage, de l'audace et de l'humanité. Les 10 ans qui viennent de s'écouler ont abîmé notre pays. Emmanuel Macron a raté son rendez-vous avec ce pays. Avec la grandeur de avec la grandeur de son histoire, la soif de justice des Français. C'est terminé.
Ces anciens premier ministres pourront se couvrir de cendre. C'est terminé. Le bloc central va s'effondrer. [applaudissements] C'est terminé. La seule question la seule question est désormais de savoir qui sera chargé de reconstruire tout reconstruire tout réparer tout réorganiser. Et je veux dire à ceux qui nous écoutent et nous attendent nous sommes prêts. [acclamation] [applaudissements] Nous avons travaillé. Merci à tous ceux qui ont contribué autour de Chloé Ridel, autour [applaudissements] de Johanna Roland, Pierre Jouv, Boris Valot, Patrick Caner, les groupes parlementaires avec tous ceux qui ont fait de notre travail collectif un projet.
Nous ne permettrons pas, nous ne promettrons pas des mirages, pas plus que du sang et de nouvelles larmes pour ceux qui ont déjà trop pleuré, mais nous promettons de tout rebâtir ensemble. Et je vous le dis du fond de mon cœur, de mon être, vos combats, vos joies, vos peines, vos espoirs, je les fais mien et nous pouvons ensemble encore changer la vie. [applaudissements] La politique n'est ni impuissance ni résignation. Elle est la porte des possibles. N'écoutez pas les ricanur, les analyses, les sondages. Bar, baladure, jupé, sillon, zémour, péres. Tous ont été sacrés champions des sondages. Baladur, bar, Fillon n'ont pas atteint le second tour. Jupé n'a pas passé sa primaire.
Zemour n'a été qu'un feu de paille. Pécrè n'a pas fait 5 %. Et je me souviens en revanche et vous aussi, j'en suis sûr que François Hollande a commencé à 3 % et qu'il est devenu président de la République française. [applaudissements] Rien ne se passe jamais comme prévu. Alors alors nous avons décidé d'une primaire ouverte à tous. Nous débattrons et nous choisirons dans la clarté. Nous gags. J'appelle [acclamation][applaudissements] sur raison de dire que nous gagnerons. Je ne sais pas qui est le nous mais je le prends comme un nous collectif. Et effectivement à la fin de cette primaire, il y aura un nous collectif.
Il y aura des gens qui se dresseront ensemble, qui feront face ensemble et qui iront chercher la victoire. [applaudissements][acclamation] Alors, [applaudissements] j'appelle j'appelle tous nos concitoyens sans distinction à se joindre à nous, à venir choisir entre les candidates et les candidats et à l'issue à accompagner la campagne et la victoire. Faisons tous ensemble. Faisons tous ensemble. J'ai dit tous ensemble. honneur à la gauche montrant que la Montrons que la confrontation d'idées n'a pas besoin de la disqualification de l'autre que nous avons entendu les Français que nous sommes en mesure de leur offrir un avenir désirable.
[applaudissements] Chers camarades, j'achève mon propos en revenant à ces images qui ont brûlé nos écrans tout l'été. Un pompier qui a combattu les incendies vous le dira. On n'arrête pas un feu en versant de l'eau au hasard sur sa crête. On l'arrête en préparant bien avant l'été des parfeux. Dans moins d'un an, la France choisira entre deux récits. Celui d'un pays qui laisse le feu décider à sa place. ou celui d'un pays qui a eu le courage de stopper la reprise de flammes avant qu'il ne soit trop tard.
[applaudissements] Nous ne promettons pas nous ne promettons pas que tout le monde aura la même vie, mais nous garantirons à chacun la même dignité, la même considération et les moyens d'exercer sa liberté. Qu'un [applaudissements] enfant ense riche ou pauvre dans une ville, un village, une banlieue, en métropole ou en outre mer dans ces pays des océans, qu'il soit valide ou avec un handicap, qu'il croit au ciel ou qu'il n'y croit pas, je veux avec vous qu'il puisse regarder son avenir sans que quelqu'un l'ait déjà écrit à sa place. [applaudissements] Le socialisme n'a jamais eu pour ambition de fabriquer des vies identiques, mais il a toujours porté cette grande cette magnifique ambition.
empêcher que la naissance, l'argent, la maladie, la géographie ou la domination décide seul de nos destins. C'est cette promesse d'émancipation que nous devons remettre au cœur du pays. [applaudissements] Nous regardons le monde qui vient et nous avons choisi ensemble de ne pas le subir. Nous sommes ensemble prêts à le transformer. [applaudissements] En 2027, [applaudissements] la France a rendez-vous avec son histoire. Alors, je le dis, nous serons au rendez-vous. Vive la République et vive la France.
[applaudissements] [acclamation] [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] can be like a still it's like a bad day I feel the chaos around me a thing I don't try to deny I better learn to accept [musique] that the things in [chant] my life they say love nothing but I don't even [musique] know what love is [chant] You know [musique][chant] what you I don't want to
Olivier Faure